5-6 EDOUARD VII DOCUMENT DE LA SESSION No 18
A. 1906
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APPENDICE A
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5-6 l DOUARD VII D0< H Dl LA SI -No 18
.GÉNÉALOGIE MIS FAMILLES ACADIENNES,
AVEC D0OUMENTS
PLACIDE QAUDE1
Conformémenl au désir du département de publier nue partie <[>■ mon 1
année, j'ai dressé à cette fin la généalogie des trois famille acadienne Bourg l.
noue et Belliveau. Par Buite du manque de données officielle - qu'on oe trouve que da
certains registres paroissiaux et recensements nominatifs, cette partie de mon travail
est nécessairement incomplète.
La tftohe entreprise est oollossale et lente. De fait, ce n'est que depuis dix-huit
mois qu'il m'est possible de puiser dans les documents éparpillés aus Etats CJnia et en
Europe, lue t'ois terminé, cet ouvrage formera un dictionnaire généalogique comp<
de plusieurs volumes d'un format considérable disposés alphabétiquement. Bien que
des milliers d'actes aient été extraits de registres d'état civil, je n'ai pu compléter qu'un
certain nombre de tableaux généalogiques. Les trois généalogies publiées H
volume démontrent le progrès accompli dans cette voie, et l'on constatera que les reg
très qui font défaut aujourd'hui m'auraient permis de les dresser d'une façon à peu |
complète.
Le système de coopération établi entre la division des archives et ceux qui font des
recherches historiques au Canada et à l'étranger, me fait espérer d'obtenir bientôt plu-
sieurs documents essentiels pour compléter cet ouvrage. Les pièces découvertes durant
L'année dernière m'ont fourni des renseignements que je n'espérais presque plus me pro-
curer. Parmi ces documents découverts récemment par M. Biggar à la mairie de La
Rochelle, se trouvent les registres paroissiaux de Beaubassin, de 1712 à 1748, et ceux
de Saint-Pierre et Miquelon, de 1763 à 17/6.
Si j'avais eu ces registres de Beaubassin à ma disposition, les branches de la famille
Bourgeois établies à Chignictou, n'auraient pas été omises dans la généalogie de cette
famille.
La tâche de dresser la généalogie des familles acadiennes n'est pas facile.
Pour procéder avec méthode il faut d'abord établir que l'arrivée des familles
primitives en Acadie, remonte à l'expédition du commandeur de Razilly en 1G32,
car sauf les La Tour, on ne trouve pas en Acadie de descendants des colons qui v
vinrent avec de Monts et de Poutrincourt.
Les Acadiens descendent donc presque tous des " trois cents hommes d'élite" —
d'après la Gazette de Renaudot — venus avec de Razilly. Ils descendent aussi des immi-
grants français venus avec d'Aunay de Charnisay, de 1639 à 1649, et avec Charles de
Saint-Etienne de La Tour en 1651 ; et de quelques petits contingents d'immigrant^
venus ultérieurement
Quant aux Le Borgne, ceux-ci semblent avoir très peu contribué à faire venir des
colons en Acadie.
Les premiers colons qui s'établirent d'une manière permanente en Acadie, y arri-
vèrent donc en 1632. Il faut remarquer que les " trois cents hommes d'élite " du com-
mandeur de Razilly n'étaient pas tous mariés, car à l'exception de douze ou quinze, les
autres sont inscrits comme " engagés célibataires " qui plus tard épousèrent des jeunes
filles venues de France. Cependant il est probable que plusieurs d'entre eux restèrent
célibataires et retournèrent dans leur pays natal à l'expiration de leur engagement.
Trois frères capucins vinrent avec de Razilly pour prendre charge des missions
acadiennes; ils furent suivis par d'autres religieux de leur ordre jusqu'en 1654, époque
où l'Acadie passa sous la domination anglaise.
18-35 r-16
iv AI<< HI\ ES rANADJl.S \ ! 6
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Comme les premiers colons étaient accompagnés de leurs missionnaire*, il serait
intéressant de s'assurer si les registres où furent sans doute consignés curant cette
période, les baptêmes, les mariages et les sépultures, existent encore. Ces registres
auraient une importance exceptionnelle et nous indiqueraient de quels endroits en France
sont sorties les premières familles acadiennes. J'espère que les recherches qui se font
actuellement en Europe, nous révéleront l'existence de ces documents, soit au Vatican
OU à Senlis.
Pendant une période de dix ans à peu près, de 1654 à 1664, aucun missionn-
aire n'a résidé à Port-Royal. Les jésuites qui résidèrent à Chedabouctou et à Miscou,
baie des Chaleurs, de 1657 à 1662, visitaient probablement Port-Royal de temps à autres.
Néanmoins aucun de leurs registres n'a pu être découvert.
Nous avons vu que l'Acadie passa sous la domination anglaise durant l'été de 1654.
Bien qu'elle fut restituée à la France par le traité de Bréda, ce ne fut qu'en 1670 que le
chevalier de Grandfontaine prit possession des forts au nom du roi de France et établit
ses quartiers généraux à Pentagouët, aujourd'hui Penobscot dans l'Etat du Maine.
Il fut fait un recensement nominatif de toute l'Acadie en 1671, et c'est à ce docu-
ment qui forme l'appendice A, qu'il faut avoir recours pour trouver les noms des familles
primiti\es de l'Acadie. Il fut fait un recensement nominatif du district des Mines en
1698 et la lettre de Villebon du 3 octobre 1698, indique que ce recensement fut envoyé
au ministre de la Marine à Paris.
M. Biggar a été chargé de rechercher en France l'original de ce document qu'il est
possible de découvrir avec le temps, et qui serait une acquisition très précieuse puisqu'on
y trouverait non seulement les noms des parents mais ceux des enfants et leurs âges.
En outre, il ferait suite aux recensements de 1671, 1686 et 1693 dont il existe des copies
au bureau des archives du Dominion depuis 1904. Il se trouve aussi à cet endroit des
copies des recensements faits à Port-Royal et à Beaubassin en 1698, 1700 et 1701.
A l'arrivée de Grandfontaine à Port-Royal, cet endroit et Pentagouët étaient les
deux principaux établissements de l'Acadie. Il en existait deux autres moins impor-
tants à Pohomkou, qu'on appelle à tort cap de Sable, et à la rivière Saint-Jean. Peu
de temps après, de nouveaux établissements furent formés à Beaubassin ou Chignictou
et aux Mines. Ce dernier endroit est mieux connu sous le nom de la Grand-Prée.
Au commencement du dix-huitième siècle d'autres établissements se formèrent à la
rivière aux Canards, à Piziquid, à Chipoudy, à Petkoudiack, et ensuite à Memeramcouk
et à Tintamarre. Les quatre derniers se trouvaient dans les limites des comtés appelés
aujourd'hui Westmorland et Albert au Nouveau-Brunswick.
A une certaine époque, le district de Port-Royal ou Annapolis Royal possédait
deux églises, celle de la ville dédiée à Saint-Jean Baptiste et une autre siiuée à dix
milles de cette dernière.
L'église de la Grand-Prée fut dédiée sous le vocable de Saint-Charles ; celle de la
rivière aux Canards, sous le vocable de Saint-Joseph et celle de Cobequid sous le vocable
de Saint-Pierre et Saint-Paul. Le district de Piziquid comptait deux églises, celles de
l'Assomption et de la Sainte-Famille. Sainte-Anne fut choisie pour patronne du district
de Beaubassin.
Les registres de ces différentes églises rendraient facile la tâche de dresser la
généalogie des familles acadiennes à partir de 1632 jusqu'à 1755, mais malheureusement
il ne s'en trouve que quelques-uns dans le pays. En fait, jusqu'à présent, deux volumes
seulement des registres de l'église Saint-Jean Baptiste de Port-Royal ont été découverts ;
ils commencent avec l'année 1702 pour se terminer en 1755. Les originaux sont à
Halifax et depuis 1882 il s'en trouve une copie au bureau des archives du Dominion.
A l'époque de leur expulsion, les Acadiens emportèrent à la Louisiane les registres
de l'église Saint-Charles de la Grand-Prée qui formaient cinq volumes commençant en
1687 et se terminant en 1755. Ils furent confiés au curé de la paroisse Saint-Gabriel
d'Iberville qui ne paraît, pas en avoir pris grand soin. Dans l'automne de 1893, une
inondation du presbytère de Saint-Gabriel détruisit entièrement deux volumes de ces
registres et une partie des autres. Deux ans après, Sa Grandeur feu Mgr O'Brien,
archevêque d'Halifax, fit copier ce qui restait et au printemps de 1899 je fus chargé d'en
faire un duplicata pour le bureau des archives du Dominion. Ces registres commencent en
1707 pour se terminer en 1748. Il y manque plusieurs baptêmes, mariages et sépultures.
QEN1 IL0QI1 m > ICADIESs 117:1 ixxcu i-.\tn v
DOC. DE LA SESSION No 18
Il y a quelques mois, l'archiviste a découvert à la I"
partir de 1773 jusqu'à 1859. On est A in kotuellemeni la trai
t rea pour le bureau des archi
l'n doouihenl daté de Paria en I7<)<'», im ■ ution que les regiHtres d<: la paroisse
Saint-Pierre et Saint-Paul furent détruits par les Anglais* ( 1 I une lettre de l'abbé
de l'I sic l>i(>u dans laquelle il est question de deui jeunes Acadien . Joseph Biathurin
Bourg et Jean BrOi natifs de la rivière aux Canards, qui possédaient leur extrait de
baptdme. Ceux-ci se préparaient à la prêtrise dans un petit séminaire du di<
Saint-Malo et fuient ordonnés au Canada en 1772.
Il est vraisemblable que les extraite de baptême requia pour leur ordination fui
tirés des registrea de l'église Saint-Joseph, <-t que oea registrea devaient être en Prano
11 est probable qu'ils y curent transportée par les Acadiens déportée à la Virginie, d'on
ceux-ci fuient ensuite envoyés en Angleterre et de là à Saint-Malo et à Morlaix* Bi
1 7 7*2 et 1 774, plusieurs de c<>s familles vinrent s'établir a la baie des Chaleurs et a Arichat.
Mgr Tanguay dit dans l'un de ses ouvragée «pi'il a trouvé ]< trea de
l'église de la Grand-Prée à Paris, en 1867. Il est probable que Mgr Tanguay
trompé et que les registres en question étaient ceux de l'église Saint-Joseph de la \w ière
aux Canards, car en dépit des recherches de M. Marmette et de M. Richard, ceux de la
Grand-Prée n'ont pu être découverts (a).
Les registres des paroisses de L'Assomption et de la Sainte-Famille de Piziquid
seront probablement trouvés un jour dans quelque ville de France, car je ne crois pas
qu'ils aient été détruits à l'époque de l'expulsion. Ils seraient très utiles pour dresser
la généalogie des familles de ce district, car sauf les recensements très incomplets de
1701, de 1703 et de 1714, parce que les noms des femmes et des enfants y ont été omis,
je n'ai pas de données officielles à ma disposition.
De 1749 à 1755, plusieurs familles de ce district émigrèrent à l'île Saint- Jean, d'où
elles furent transportées en France en 1758. Quelques-unes se fixèrent dans ce pays et
les autres se transportèrent à la Louisiane vers 1784. Onze cents personnes de celles
qui restèrent à Piziquid furent déportées comme prisonnières, savoir : 200 à la Virginie,
sur le sloop Neptune ; 263 à Annapolis, Maryland, sur le sloop Ranger ; 230 au même
endroit sur le sloop Dolphin ; 156 à Philadelphie, sur le sloop Tliree Friends ; 206 à
Boston, sur le sloop Seajlotcer, et environ 50 furent embarquées à la Grand-Prée sur
d'autres navires.
On lit dans la Maryland Gazette, Annapolis, 4 décembre 1755 :
11 Dimanche dernier (30 nov.) est arrivé le dernier transport de la Nouvelle-Ecosse,
11 chargé de déporter des Français neutres dans cette province ; c'est le quatrième depuis
" quinze jours et le chiffre des déportés dépasse 900. Pour des motifs politiques ces
" malheureux ont été dépouillés des biens qu'ils possédaient à la Nouvelle-Ecosse et
" envoyés ici dans le plus grand dénuement : aussi l'humanité et la charité chrétienne
" font elles à chacun de nous un devoir de secourir selon nos moyens ces êtres dignes de
" compassion."
Le chiffre 900 donné par la Maryland Gazette n'est pas exact, car il arriva 493
déportés sur Le Ranger et Le Dolphin et 420 du district de la Grand-Prée, dont 242
sur la goélette Elizabeth et 178 sur la goélette Léopard, formant un total de 913.
Dans les archives coloniales de la province de Pennsylvanie, je trouve ce qui suit
dans les procès-verbaux d'une séance du Conseil tenue à Philadelphie le 8 décembre
1755: " Après avoir débarqué les Français neutres de la Nouvelle Ecosse à proximitc
de l'hôpital des pestiférés, les capitaines des vaisseaux "nolisés par Lawrence, demandè-
rent leur décharge et elle fut accordée le jour même à ceux qui étaient munis de ]&
formule requise de reçu imprimé :
" Tansportés à Philadelphie par le sloop Hannah, capitaine Richard Adam?, cent
" trente-sept personnes d'origine française de la Nouvelle-Ecosse ;
(a) La rivière aux Canards était un district très populeux, et j'ai trouvé que les ancêtres d'un grand
nombre de familles des provinces maritimes et du district de Montréal étaient originaires de cette paroisse.
Je pourrais ajouter qae Pierre Gaudet, mon trisaïeul, né à Paradis, sur la rivière Annapolis, le 8 janvier
1723, épousa en 1747, à la rivière aux Canards, Madeleine Aucoin et que tous les' deux décédèrent à Meme-
ramcouk, N.-B., à un âge très avancé au commencement du siècle dernier. Ils laissèrent deux fils dent
Ips descendants sont très nombreux surtout dans le nomté de Westmorland, N.-B.
18—35J
ri ABUSIVES CANADIEN \
5-6 EDOUARD VII. A. 1906
11 Par le sloop Tlnr, Prieru/ê, capitaine James Carly le, cent cinquante-six personnes
" d'origine française ;
" Par le sloop Stran, capitaine Jonathan Loviett, cent soixante et une personnes
11 d'origine française. Total, 101 personnes.
Dans les archives de la Pennsylvanie, vol. [I, p. 581, se trouve la lettre suivante du
gouverneur Dinwiddie «le la Virginie, au gouverneur de la Pennsylvanie, datée de
Williamsbourg le 21 février 1756 :
Vfonsieur,
" Il nous a *5té envoyé de la Nouvelle-Ecosse, 1140 neutres qui causent beaucoup
" d'embarras à la population. Nous les avons accueillis et le Conseil et moi avons donné
" ordre qu'il soit pourvu à leurs besoins, mais il me parait bien incertain que la Législature
" prenne des mesures à leur égard. J'ai raison de me plaindre de la conduite du gou-
" verneur Lawrence qui aurait dû nous avertir de l'arrivée de ces gens, afin de nous
ermettre de prendre des dispositions à ce sujet.
" Je vous prie de me faire connaître ce que votre Législature a décidé a cet égard ;
" ce renseignement nous sera utile.
" ROBT. DINWIDDIE."
Il paraît que la Législature de la Virginie refusa de prendre des mesures à l'égard
des Acadiens déportés dans cette province, puisqu'ils furent rembarques sur des vais-
seaux et transportés en Angleterre, comme l'indique l'extrait ci-après d'une lettre des
lords du Commerce au gouverneur Lawrence, datée de Whitehall, 8 juillet 1756, savoir :
" Bien que par votre lettre vous nous ayez fait savoir que les provinces avaient accueilli
11 les Acadiens qui y ont été envoyés, nous devons vous informer que plusieurs centaine*
"de ces gens ont été transportés ici de la Virginie, et plusieurs de la Caroline du Sud,
"et que Sa Majesté a donné instruction aux lords de l'amirauté de charger les commis-
saires des marins malades et blessés d'en prendre soin."
Ces Acadiens furent envoyés à Liverpool, à Southampton, à Bristol et à Penryn et
traités comme prisonniers jusqu'au printemps de 1763, alors que les démarches du duc
de Nivernois eurent pour effet de les faire transférer à Saint-Malo et à Morlaix.
En 1765, des terres furent concédées à Belle-Isle-en-Mer dans le département du
Morbihan, à 78 familles presque toutes venues d'Angleterre. En 1767, ces familles
furent requises de faire devant une commission des dépositions assermentées afin de
retiacer leur origine et leur filiation. L'abbé Le Loutre, ancien missionnaire des
Micmacs, était présent lors de ces dépositions, et après avoir entendu les déclarations
des chefs de famille, établis dans les quatre paroisses de Belle-Isle-en-Mer, il fit la
déclaration suivante pour établir de quelle façon ces Acadiens étaient parvenus à cet
endroit : " Déclaration de M. l'abbé Le Loutre, ancien vicaire général du diocèse de
" Québec en Canada. Du douze mars mil sept cent soixante-sept, a le dit messire Le
" Loutre déclaré que les Acadiens placés en cette isle ont été transportés par les
" Anglois à Boston et autres colonies angloises au mois d'octobre mil sept cent
"cinquante-cinq ; que de ces colonies ils ont été transférés dans la vieille Angleterre et
" dispersés en divers endroits du royaume dans le courant de l'année mil sept cent
"cinquante-six; qu'en mil sept cent soixante-trois après le traité de paix ils ont été
" transportés en France par les Gabarres du roy et placés en divers ports de mer. Et
"qu'en mil sept cent soixante-cinq dans le courant du mois d'octobre ils ont passé en
" cette isle par ordre de Monseigneur le Duc de Choiseul, Ministre de la Marine. Ce
" qu'il a affirmé véritable et a signé après lecture le dit mois et an que devant.
"Signé : J. L. Le Loutre ptre miss."
La déportation de 1755 eut pour effet de démembrer les familles acadiennes et de
les disperser aux quatre coins du monde. Suivre la trace de ces familles dans leurs
déplacements n'est certes pas une tâche facile, et il n'est pas possible de dresser des
généalogies complètes avant d'avoir découvert les documents qui font défaut.
Je ne me suis pas proposé d'apprécier dans ce travail les circonstances dans lesquelles
l'expulsion eut lieu, mais de placer sous les yeux de celui qui s'intéresse à l'histoire, une
série de documents, la plupart inédits, rassemblés au prix de persévérantes recherches
et q i éclairent d'un jour nouveau l'histoire de ce malheureux peuple, surtout après
son bannissement du pays natal.
(,/ \ / 1/ ni, Il Dl W \IUI \ M/' 1)001 Ml I *"
DOC. DE LA SESSION No 18
Quelques-uns de oes documenl ont antérieui i l'expu lit à
oette époquo et quelques-un on! extrait du Journal <!«■ Winslow. Ce journal a
«'•te public dann loi ColUctiom </>• fa Société historique tU lu
volumes sont rares aujourd'hui! Pour oette raison,
«>u\ rage, de nombreu n extrait de oe journal, afin de faii s le récit de
les données de oeux qui ont exécuté les ordres du gouverneur I- ts*il,
Je n'ai tiré de <'»' journal que 1rs parties r.ssrntiellr M <!»• I.i '!• on.
E^e lieutenant gouverneur Lawrenoe et le Oon eil prirent à Halifax, le 28 juillet
1755, la décision finale d'expulser et de déporter les Acadiem iv<»i jour apri .
rence transmettait dans une longue lettre ses instructions au major John nandtield,
au capitaine AJexander M urray et au lieutenant colonel Robert Monokton, commandants
respeotifs aux forts Annapohs Royal, ESdouaifl ei Beauséjour et leui
môme temps de '* la résolution du Conseil d'expulser les Acadien el de purger ls
vince de tous ces mauvais sujets.'
Le même écrivait à Monckton : ii L'ordre est donné d'envoyer en toute diligence à la
" liai»' (Chignictou) un nombre suffisant de transports pour embarquer la population.
11 Vous recevrez en même temps Les instructions relatives aux dispositions à prend
41 l'égard des déportés et aux endroits qui leur sont assignés et tout ce qui pourra vous
u être nécessaire en cette occurrence. Dans l'intervalle, vous devrez agir avec le plus
11 grand secret, de crainte qu'ils ne s'enfuient avec Leurs bestiaux, ete., etc. Et
" mettre ce projet à exécution vous devrez avoir recours à quelque stratagème pour faire
" tomber les hommes en votre pouvoir, jeunes comme vieux et surtout Les chefs <le
11 famille. Vous les détiendrez ensuite afin que tous soient prêts à embarquer a l'ar-
M rivée des transports ; après quoi, il ne sera plus à craindre que Les femmes et les enf
" ne s'enfuient avec les bestiaux."
Le six aoûtjJVIonckton envoya au lieutenant-colonel Winslow, au camp Cumberland
sur la Butte-à-Mirande, un billet dans lequel il exprimait le désir de lui parler. Ce qui fut
arrêté lors de cette entrevue, nous est révélé par les extraits du journal de Winslow qui
forment l'appendice B. Winslow s'embarqua le 16 août à Chignictou avec 313 hommes,
y compris les officiers et arriva le 18 au fort Edouard, à Piziquid (aujourd'hui Windsor)
où il trouva une note du lieutenant-gouverneur Lawrence, lui enjoignant de
prendre ses quartiers aux Mines. A la marée suivante, Winslow descendit la rivière
Piziquid et entra dans la rivière des Gaspareaux où il jeta l'ancre le 19 II établit son
camp entre l'église et le cimetière, réserva pour lui le presbytère et l'église fut trans-
formée en place d'armes.
Le presbytère de la Grand-Prée était vacant depuis le 4 août, car ce jour-là, le curé
de la paroisse, l'abbé Chauvreulx avait été arrêté et envoyé au fort Edouard. Le G du
même mois l'abbé Daudin, curé d'Annapolis Royal, fut aussi arrêté au moment où il ter-
minait la messe et envoyé au même endroit. Quant à l'abbé Lemaire, curé de la paroisse
Saint- Joseph de la rivière aux Canards, il se livra lui-même à Murray le 10 août. Ces
trois prêtres (il n'y en avait pas à Piziquid depuis le mois de novembre 1754) furent en-
voyés à Halifax où ils furent incarcérés. Au mois d'octobre de la même année, ils furent
embarqués sur le vaisseau du vice-amiral Boscawen et transportés à Portsmouth où ils
arrivèrent au commencement de décembre. Ils nolisèrent une petite embarcation à cet
endroit et partirent pour Saint-Malo où ils arrivèrent le 8 décembre, jour où la flotte
d'Annapolis mettait à la voile avec sa cargaison humaine de 1,6G4 Acadiens.
Le 28 août, Winslow écrivit la note suivante dans son journal : " L'enceinte palis-
sadée a été parachevée aujourd'hui et nous avons entrepris la tâche de nous débarrasser
de l'une des plaies d'Egypte."
Le lendemain au soir, Winslow reçut la visite du capitaine Murray du fort Edouard,
porteur de nombreuses dépêches du lieutenant-gouverneur Lawrence, parmi lesquelles
se trouvaient deux lettres d'instruction concernant la déportation des habitants
des districts des Mines, de Piziquid, de la rivière aux Canards, de Cobequid, etc.
Ces pièces datées d'Halifax, 11 août 1755, sont reproduites dans l'appendice B. Il s'y
trouvait une circulaire de Lawrence pour les gouverneurs des provinces du continent où
les Acadiens devaient être déportés, que Winslow devait remettre aux capitaines des
transports.
viii t ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Dans cette soirée du 29 août, Winslow et Murray décidèrent d'avoir recours au strata-
gème employé par Monckton à Beauséjour le ] 1 du même mois, pour s'emparer des habi-
tants de ce district. Il fut convenu de sommer toute la population mâle des villages de
la Grand-Prée, des Mines, de la rivière aux Canards, de la rivière des Habitants et delà
rivière des Gaspareaux, de se rassembler à l'église de cet endroit (Saint Charles de la
Grand-Prée) le 5 septembre suivant, pour entendre l'ordonnance du roi. D'autre part,
le capitaine Murray devait rasssembler de la même manière au fort Edouard, les habi-
tants de Piziquid et des villages adjacents. Winslow écrivit ensuite à Lawrence pour
lui faire part de la détermination qui venait d'être prise. Après le départ du capitaine
Murray, le même consigna ce qui suit dans son journal : "J'ai convoqué les capitaines
Adams, Hobbs et Osgood et après leur a#voir fait prêter serment de garder le secret, je
leur ai communiqué mes instructions et mes plans et tous ont approuvé ce qui a été
arrêté entre le capitaine Murray et moi."
Dans l'après-midi du 30 août, trois vaisseaux arrivèrent de Boston à l'entrée de la
rivière des Gaspareaux, conformément aux ordres de Lawrence, pour déporter les Aca-
diens. C'était L7 Indeavour, 83 tonneaux, capitaine John Stone ; L7 Industry, 86 ton-
neaux, capitaine Georges Goodwin (ou Gooding), et Le Mary, 90 tonneaux, capitaine
Andrew Dunning. L'ordre de marche de chaque vaisseau, signé de Chas. Apthorp et
fils et Thomas Hancock, était daté de Boston, 21 août, sauf celui du Mary qui était
daté du 22.
Le jour suivant, le 1er septembre, Winslow écrivit à Murray : "Je dois vous infor-
mer que trois transports sont arrivés, que les habitants sont allés à bord et ont
cherché à connaître leur destination, mais je m'étais rendu de bonne heure auprès des
capitaines et leur avais donné instruction de dire qu'ils avaient été envoyés pour me
Servir et accommoder les troupes en quelque endroit qu'il me plairait de leur assigner.
Les capitaines m'ont informé que dans quelques jours onze autres vaisseaux doivent
partir de Boston. Je serais heureux de voir M. Saul ici avec les vivres."
Le 31 août, une autre goélette de 90 tonneaux, Le Neptune, capitaine Jonathan
Davis, arriva et se rendit immédiatement à Piziquid.
Deux autres transports, le sloop Elizabeth, 93 tonneaux, capitaine Nathaniel Mul-
burry, et la goélette Léopard, 87 tonneaux, capitaine Thomas Church, arrivèrent au
bassin des Mines, le premier le 4 septembre et le second le 6. Il s'en suit que six vais-
seaux seulement arrivèrent au bassin des Mines et à Piziquid, tandis que sept furent
envoyés de la capitale du Massachusetts à Annapolis Royal. Au mois d'octobre il fut
ordonné à ces sept vaisseaux de se rendre au bassin des Mines et à Piziquid, parce que
les transports que Lawrence avait promis d'envoyer de Chignictou à Winslow, n'étaient
pas arrivés. Treize transports en tout furent donc envoyés de Boston, mais il faut
ajouter à ce nombre la goélette Seaflower, 81 tonneaux, qui partit de Kitterney Point,
Maine, pour la Grand-Prée, au commencement de septembre. Le propriétaire de ce
vaisseau, le colonel Nathaniel Donnai (alias Dunniel ou Donnell), se rendait à cet- endroit
pour se faire payer des sommes que lui devaient depuis longtemps les Français neutres.
Quelques semaines après, on s'est servi de ce vaisseau pour transporter de la Grand-
Prée à Boston, 206 personnes du district de Piziquid. Le 2 septembre, Winslow se
rendit au fort Edouard, afin de s'entendre avec Murray au sujet de la sommation pour
rassembler les habitants, tel que Winslow le mentionne dans son journal. Cette som-
mation reproduite dans les extraits du journal de Winslow qui forment l'appendice B,
semble avoir été rédigée par Murray et traduite en français par Isaac Deschamps, mar-
chand d'origine suisse, établi à Piziquid, qui, en 1783, devint juge en chef de la Nou
velle-Ecosse. Cette sommation enjoignait à tous les habitants de Piziquid, aux vieil-
lards comme aux jeunes gens, y compris les jeunes garçons de dix ans, de se rendre au
fort Edouard ; et à ceux du district de la Grand-Prée, de la rivière des Mines [aujour-
d'hui Cornwallis], de la rivière aux Canard-, etc., "de se réunir à l'église de la Grand-
Prée, le vendredi, 5 courant, à trois heures de l'après-midi, afin que nous leur fassions
parc de ce que nous avons reçu ordre de leur communiquer."
Le lendemain Winslow se consulta avec ses capitaines et tous furent d'avis
d'adresser la sommation aux habitants le jeudi matin, 4 courant. Le " Dr Rodion "
(il s'agit évidemment du Dr Whitworth) fut chargé de cette tâche. Le 5 septembre
OOC. DE LA SESSION No
[ans l'après-midi, 183 Aoadieni s rend ire al au fort Edouard ef il > ds
Prée il leur fut annonoé que 'Meurt terre et leur i , de même que
à oornes el bous leurs bestiaui étaient oonftsqui profil d( >uronne el qn
u, m,-, allaient être déportés de la provino II furent <"
In
u roi.
Oinq jours après, Winslo* fit embarquer 141 jeune gen et 39 homme mai
les oinq transports qui m- trouvaient dsuas le bassin. Par aite d'il
l>;ir Baliburton qui s déclaré que oes oinq transport partirent le 10 leptembre, jour
même de l'embarquement, plusieurs historiens anglais et franoai de mérite qui ont
puise leurs renseignements dans sou ouvrage, <>nt commis la même inexactitude. Pari
inan a été le premier à la signaler dans IOD ÀCCtdion '/'>"/■■// I >•• I
ports sont restés au bassin des blines jusqu'au 27 octobre, alors qu ils partirent avec le
reste de la Botte oomposée de neuf autres transports, sans compter les 10 de Chigni
qui partirent le 1 >î pour leur rendez VOUS ni dit bassin.
Dans une lettre à MoQcktou en date du 15 novembre 1755, Winslow parlant des
1510 personnes qu'il avait embarquées sur neuf transporte, dit : "J'espère que le
portés sont arrivés ou sont sur le point d'arriver aux ports." Il s'agissait des p
Williamsbourg, à la Virginie; de Philadelphie, à la Pennsylvanie; d' Annapolis, au Mary
land. Cette explication a été jugées nécessaire pour faire disparaître l'impression qui
persiste chez plusieurs et surtout chez les écrivains acadiens, au sujet des événement*
du lu septembre I 755.
Les transports que Lawrence avait promis à Winslow et B Murrayet que Monekton
devait envoyer de Chignictou, n'arrivant pas, ceux-ci se trouvèrent fort embarra
pour exécuter l'ordre de déporter les habitants. Ils convinrent de dernand* ir à Lawrence
de leur faire parvenir les navires de Boston qui se trouvaient à Annapolis, et le '29
septembre, Winslow écrivit une lettre à cet effet au lieutenant-gouverneur. Lawrence
répondit ce qui suit le 1er octobre : " Je viens de recevoir votre honorée lettre du 29
'; septembre. Vu que nous n'avons pas un nombre suffisant de transports pour dé-
" porter les habitants des Mines et de Piziquid, je transmets ci-inclus l'ordre au major
" Handfield de vous envoyer ainsi qu'au capitaine Murray, tous les transports qui se
" trouvent à Annapolis afin de déporter immédiatement les habitants de vos districts.
" Dans quelques jours j'enverrai d'ici au major Handfield, d'autres transports pour rem-
" placer ceux qu'il doit vous faire parvenir. Maintenant vous êtes prié de lui trans-
11 mettre l'ordre ci-inclus en toute diligence, avant qu'il ne commence l'embarquement de
" la population de son district, et afin que vous ayez des transports à votre disposition
" le plus tôt possible . ... Le major Handfield recevra en même temps l'ordre de vous
11 remettre les circulaires adressées aux gouverneurs sur le continent à raison du nombre
"de transports qu'il vous enverra."
Le 4 octobre, une demi-heure après avoir reçu cette lettre, Winslow chargea un
détachement d'aller porter à Annapolis les ordres adressés au major Handfield. Six
jours après, dans l'après-midi du 10 octobre, sept transports arrivèrent d' Annapolis,
savoir : Les sloops Hannah, 70 tonneaux, capitaine Richard Adains ; Sally and
Molley, 70 tonneaux, capitaine James Purrington (alias Puddington, Parrington) ;
Dolphin, 87 tonneaux, capitaine Zebad Farman ; Prospérons, 75 tonneaux, capitaine
Daniel Blagdon ; Ranger, 90 tonnneaux, capitaine Francis Perrey ; Three Friends, 69
tonneaux, capitaine James Carlyle ; Swan, 80 tonneaux, capitaine Ephm. Jones. Le
capitaine Jones qui était malada demanda que le commandement du vaisseau fut confié
à l'officier en second. Bien que cette demande fût accordée, Jonathan Loviett devint
par la suite capitaine du Swan, et c'est le nom de ce dernier qui apparaît sur la
décharge du vaisseau à Philadelphie et dans les comptes transmis à Lawrence en 1756,
par Apthorp & Hancock de Bos'on.
Ces détails sont donnés pour faire mieux comprendre le journal de Winslow dans
lequel le nom du vaisseau est invariablement omis et remplacé par celui du capitaine.
De plus, il devient possible avec ces renseignements de trouver le nom du transport sur
lequel ont été embarqués les habitants de tel ou tel village du district des Mines et où
ils furent déportés.
Les transports Three Friends et Dolphin reçurent le 1 2, l'ordre de se
rendre au fort Edouard et ie même ordre fut donné au Ranger le 16. Huit cent
x ÂRCHn ES CANADIEN VES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
soixante personne de Piziquid furent embarquées sur ces trois vaisseaux et sur
le Neptume, transport de 90 tonneaux arrivé de Boston le 31 août.
Le 14 octobre Murray écrivait à Winslow : " La population d'ici, y compris les
enfants, dépasse le chiffre de 920 personnes."
Le 23 octobre, Winslow écrivait à Apthorp & Hancock : "Le capitaine Murray est
arrivée de Piziquid avec plus de 1,000 personnes distribuées sur quatre vaisseaux —
Nous nous sommes procurés la goélette du colonel Dunniel." Il ajoute ensuite : " Le
capitaine Murray a déporté toute la populatiion de Piziquid dont le chiffre dépasse
1,100 personnes."
Le 3 novembre le même écrivait à Monckton : " Le capitaine Murray s'est
débarrasé de la population de son district qui dépassait le chiffre de 1,100 personnes. '
Il semble évident que le 14 octobre, Murray croyait que la population de son
district se composait de 920 personnes, mais qu'il en a découvert d'autres après cette
date, et que ces derniers joints au chiffre ci-dessus formaient un total de plus de 1,000
personnes qui furent embarquées sur quatre vaisseaux et transportées pu bassin des
Mines. A cet endroit, 206 furent transférées sur la goélette Seaflower du colonel
Dunniel, nolisée par Winslow. Il restait donc sur les quatre vaisseaux d'Apthorp k
Hancock 860 personnes qui ajoutées aux 206 transférées sur le Seaflower formaient un
total de 1,066 personnes.
Le 19 octobre Winslow se rendit à un endroit appelé la " Pointe -des-Boudrots " sur
la rivière aux Canards, et le 21 il retourna à son camp à la Grand-Prée. Murray l'at-
tendait à bord du seneau Halifax dans le bassin des Mines où il était arrivé le 20 avec
ses quatre transports sur lesquels se trouvait la population de Piziquid.
Immédiatement après son arrivée au camp, Winslow approuva un projet de Murray,
en vertu duquel un certain nombre d'Acadiens que celui-ci avait embarqués, furent
transférés sur la goélette Seaflower. C'est après cela que Winslow écrivait à Apthorp
& Hancock le 23 du même mois que " le capitaine Murray était arrivé de Piziquid avec
plus de 1,000 personnes sur quatre transports " et qu'il " avait déporté tout son monde " ;
ce qui ne fut fait qu'après avoir nolisé la goélette Seaflower. Il reste à examiner une
autre version de Winslow transmise à Monckton le 3 novembre, en vertu de laquelle
"le major Murray se serait débarrassé de toute la population de son district qui com-
prenait plus de 1,100 personnes.
A ce sujet, il faut se rappeler que plusieurs familles s'étaient réfugiées dans les bois
où elles se tenaient cachées. Le documeut ci-après fait voir les moyens auxquels on
avait recours pour s'emparer des Acadiens ; il fut rédigé par le lieutenant Cox qui rem-
plaça Murray au fort Edouard au commencement de novembre, et se lit comme suit :
" D'autant que certains des habitants des départements de Pissiquid, des villages
" Landry, Forêt, Babin, etc,, se sont absentés de leurs habitations dans la crainte que le
11 gouvernement de sa Majesté ne leur veuille mal, et soit dans l'intention de les punir de
" leur témérité et desobédissance aux ordres de son Excellence le gouverneur : Je déclare
11 au nom et de par Sa Majesté le roi de la Grande-Bretagne, que si les dits habitants
" réfugiés se rendent et se soumettent aux ordres de Sa Majesté, qui n'est rien autre que
,s de les embarquer et les consigner aux colonies de Sa Majesté Très Chrétienne, ils seront
" reçus et bien traités ; au contraire, s'ils s'obtinent à rester dans leur rétraite, ils
" seront traités comme des rebelles et doivent s'attendre au Châtiment le plus sévère.
" Et comme il y a à la Grand'Praye nombre suffisants, je promets aux habitants qui se
11 rendront icy sous trois jours qu'ils seront immédiatement envoyés joindre les dits
11 habitants de la Grande'Praye, pour vivre et être embarqués avec eux, sitôt que les
" transports pour cet effets seront arrivés. Donné au Fort Edouard ce douzième de
" novembre, l'an 1755."
Aucun document ne démontre que des Acadiens tombèrent dans le piège tendu par
la déclaration ci -des sus.
Pour expliquer le chiffre de " 1,100" dont il est fait mention, il est raisonable de
supposer que plusieurs Acadiens du district de Piziquid furent embarqués à la rivière des
Gaspareaux, sur quelques-uns des transports que Winslow avait déjà remplis avec les
Acadiens de ses districts.
Il a été constaté déjà que trois des sept transports arrivés au bassin des Mines le 10
octobre, reçurent l'ordre de se rendre au fort Edouard.
f,i \ / 1/ ooie i>' a i /'// \ il/» /"" / i// \ /
DOC. DE LA SESSION No 18
Outre les quatre autres, à savoir : le Hannaht le Sally and MoUy% le P
\eSwaih, Winslow avait enoore à sa dit po ition pour tran porter on monde, V/nd
VIndustry, Le Afary, Vffli abeth et le Léopard, Il faut m rappeler que le I" septeia
III jeunes gens et 89 hommes mariés furent embarqué m ei que plus
bard l<)() autres Aoa liens furent ajoutés s ce nombre*
Apres avoir reçu de Lawrence la promesse <|n<- les bran ports qui se trouvaient à
Annapolis seraient envoyés au batsin des Mines, Winslow comme préparatifs
pour embarquer les Aoadiens. Dans son journal se trouve la note mivante en date du
6 octobre : " Sur l'avis de mes capitaines, il a été fait une division de la population de
H ohaque village, et il a été déci lé que les habitants «l'un même rills tient embar
" qués sur le même transport autant que possible, afin que les membre d'une même
M famille s .icnt déportés ensemble, .l'ai ensuite donné ordre au* familles de s préparer
" à embarquer avec leurs effets, etc., mais malgré cela je n 'ai pu les convaincre que
" j'étais sérieux.
8 octobre. " On a commencé à embarquer les habitants qui partirent à regret et
" malgré eux, Les femmes très affligées portaient leurs nouveaux-nés dans leurs bras
" et d'autres traînaient dans des charrettes leur» parents infirmes et leurs effets. En
11 somme, ce fut une scène où la confusion se mêlait au désespoir et à la désolation.
" Quatre-vingts familles ont été embarquées sur les vaisseaux des capitaines Church et
11 Milburry.
9 octobre. — " A l'arrivée des autres transports, les hommes qui avaient été mis à
11 bord des trois premiers vaisseaux, furent débarqués pour leur permettre de se réunir
" à leurs familles.''
Ces deux citations du journal de Winslow démontrent que le 8 octobre, 80 familles
furent embarquées sur le Léopard et Y Elizabeth qui se trouvaient dans le bassin des
Mines depuis le commencement de septembre, et que les hommes qui avaient été mis à
bord des trois premiers transports furent débarqués. Il faut donc conclure que 330
personnes se trouvaient sur les trois transports Indeavour, Industry et Mary, arrivés de
Boston le 30 août et dont il a été question précédemment, et que les hommes mariés ou
non mariés qui avaient été embarqués sur le Léopard et Y Elizabeth ont été transférés
depuis le 10 septembre.
Dans une lettre à Lawrence, en date du 11 octobre, Winslow dit : " Nous avons
rempli deux transports qui sont pourvus des choses nécessaires." C'étaient le Léopard
et Y Elizabeth auxquels Winslow donna ordre le 13 de mettre à la voile, comme il est
démontré par les extraits du journal de Winslow qui forment l'appendice B. Il est fait
mention dans les instructions au capitaine Church que cent soixante-quatorze personnes
qui font partie des habitants français de la Nouvelle- Ecosse, ont été embarquées sur la
goélette Léopard, et il est ordonné au capitaine de transporter ses " passagers " au
Maryland. Dans une liste provenant de Winslow qui indique les noms des navires, leur
destination et le nombre de déportés sur chaque transport, il est démontré que 178
personnes ont été mises à bord du Léopard, et ce chiffre doit être exact. \! Elizabeth
avec 186 déportés avait reçu ordre aussi de se rendre au Maryland. Il est dit dans un
autre document que 242 déportés se trouvaient sur Y Elizabeth ; or d'après cette version
56 autres personnes auraient été embarquées après le 13 octobre. Il s'en suit que 420
Acadiens, tous du village de la Grand-Prée, ont été déportés sur ces deux transports.
Le reste des habitants de ce village et ceux de la rivière des Gaspareaux qui for-
maient un total de 462 personnes, furent embarqués comme suit; 168 sur le Swan,
140 sur le Hannah, et 154 sur le Sally and Molly. Ce dernier chiffre ajouté à celui de
420, démontre que 882 personnes ont été déportées du village de la Grand Prée et de la
rivière des Gaspareaux. Le Swan et le Hannah transportèrent leurs cargaisons humai-
nes à Philadelphie et le Sally and Molly prit la route de la Virginie.
Le 19 octobre, les quatre transports restés au bassin des Mines remontèrent la rivière
de ce nom (aujourd'hui Cornwallis) jusqu'à la " Pointe des Boudrots " où 182 personnes
furent embarquées sur le Mary, 177 sur YIndustry, 166 sur Y Endeavour et 152 sur le
Prospérons, formant un total de 677 personnes de la rivière aux Canards et de la rivière
des Habitants, qui furent mis à bord de ces quatre transports et déportés à Williams-
bourg, à la Virginie.
xH W.V7//I ES < INADIE VNE8
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
A mon sein, c'est la première t'ois que sont mis au jour de tels renseignements con-
.•-•rnant l'embarquement des Acadiens. Pour les obtenir il a fallu plus de travail qu'on
aurait se l'imaginer, mais ils sont nécessaires pour faire connaître les endroits où les
ramilles de tel ou tel district ont été exilées, afin de pouvoir les suivre à travers leurs
déplacements juxju'a leur rapat riement.
Si l'on ajoute les 882 personnes de la Grand Prée et de la rivière des Gaspareaux
aux G77 de l i rivière aux Canards et de la rivière des Habitants, on obtient un total de
1,659 Acadiens déportés par Winslow le 27 octobre, sur nerf transports. Ce chiffre
dépasse de 49 celui da 1,510 fourni par Winslow, mais ni l'un ni l'autre ne doivent être
exacts, puisqu'il est reconnu que par suite du manque de transports, plusieurs personnes
furent embarquées après avoir donné aux capitaines l'ordre d'appareiller.
Le 20 octobre, Winslow écrivait à Shirley qu'il n'avait des " transports que pour
1,500 personnes seulement" et qu'il croyait " qu'il y en avait 2,000 dans ses districts"
Le 27 octobre, jour du départ de la flotte, le même écrivait à Lawrence : " Bien que les
déportés aient été entassés sur les vaisseaux à raison de deux par tonneaux, il me fau-
drait encore des transports pour embarquer tous les habitants des villages d'Antoine et
de Landry où résident 98 familles formant une population de 600 âmes Je les ai trans-
portées toute de la Pointe à Boudrot à la Grand-Prée où je les ai installées dans des
maisons k proximité du camp. Sur leur parole qu'elles seront prêtes à embarquer au
premier avis et qu'elles répondront à l'appel de leurs noms, au camp, à l'heure du cou-
cher du soleil, je leur permets de se visiter. Je serais heureux d'avoir des vaisseaux à
ma disposition pour terminer ma tâche." Cette lettre est écrite du fort Edouard et
Winslow la termine en ajoutant : " J'apprends par un détachement qui arrive de la
Grand-Prée que les transports mettent à la voile. Vous trouverez ci-inclus un rapport
concermnt la distribution des soldats que j'ai sous mon commandement."
A la fin du journal de Winslow se trouve un compte-rendu statistique qui renferme
les chiffres ci-après, qu'il est important de faire connaître : —
Déportés par Winslow 1,510
" Osgood 732
2,242
Winslow partit de la Grand-Prée le 13 novembre et arriva à Halifax le 19 du
même mois. Le capitaine Osgood de son bataillon fut chargé de déporter les habitants
qui n'avaient pas été embarqués. Du 13 novembre au 12 décembre, celui-ci a dû expul-
ser 150 personnes, bien qu'il n'en fasse pas mention dans ses lettres à Winslow. Il
peut se faire que ce dernier ait égaré ou perdu les lettres d'Osgood, ce qui expliquerait
pourquoi ce fait n'est pas indiqué dans son journal. Il est dit dans deux autres lettres
que le 13 décembre la goélette Dove, capitaine Samuel Forbes, partit du bassin des Mines
pour le Connecticut avec 114 personnes et que le brigantin Swallow, capitaine William
Hayes, prit la route de Boston le même jour avec 236 personnes. Le 20 décembre, la goé-
lette The Race Borse, capitaine John Banks, partit pour Boston avec 120 personnes et, le
même jour, la goélette Ranger, capitaine Nathan Munrow, partit pour la Virginie avec
112 Acadiens. Il s'en suit que 582 Acadiens furent déportés par Osgood sur ces quatre
transports, et que pour atteindre le chiffre 732 fourni par Winslow, il faut supposer que
150 ont été déportés avant le 12 décembre. Pendant le cours du même mois, 50 délé-
gués acadiens, détenus à Halifax depuis le mois de juillet, furent déportés à la Caroline
du Nord sur la goélette Providence, capitaine Samuel Birrow.
Dans le journal de John Thomas, résidant à Chignictou, chirurgien du bataillon
de Wrinslow, il est fait mention de ce qui suit :
"21 août. — Le Syren, capitaine Proba, [Proby], e-t arrivé d'Halifax avec sept
" transports sous son escorte, pour déporter les habitants français.
" 1er octobre. — Nuit obscure et orageuse. Quatre-vingt-six prisonniers français se
" sont frayé une issue en creusant sous le mur du fort Lawrence et se sont évadés en
" trompant la vigilance de la sentinelle.
" 9 octobre. — Le capitaine Rousse [Rous] est arrivé ici d'Halifax pour hâter le
11 départ de la flotte avec les prisonniers.
',/ \ / 1/ OUII DKÏ \< \i,u \ \Vè / 1// \ /.
OOC. DE LA SESSION No 18
" il ootobre L6 rlerniei oontingenl de pritonniei fi
" Ira vaisseaux pour et le • 1« -| »< »l te «|e l.i prOTillOt
11 18 octobre, U ne flotte de 10 raltooaiiT, 90W Le oomm&ndemenl du capitaine
" Rousse [Roua], est parti»» c<< matin aveo 960 prioonnioi u pour la Gejrolim
M Sud et la ( ioorgie
L'extrait suivant du journal historique de «John Knox, roi. I. pp
nant Port Royal ou distriot <1 A.nnapolin, me paraît mt< n- ant
".le n'ai jamais pu savoir le nombre exaol de combattant que poliraient fournir
"ces familles [oelles d'Annapolis] ou oelles des autres endroits de la province, v
•' inoins, j'ai réussi a me procurer une liste indiquant le nombre d lionum- . '" blDDi
11 d'enfants déportés sur le oontinent au commencement de le guerre et les endroits qui
M leur ont été assignés, etc. J'ai aussi obtenu une liste indiquant lei noms d<
••seaux, leur tonnai;.' et pour combien de jours ils avaient été approvisionnés, ain i que
>% le nombre d'habitants français qui furent déportés d'ici [Ânnapolis] et leur destins
4 tion. Je connais les noms de ceux qui ont pris la fuite ou qui s'étaient i dans
•• les bois mais je ne oroifl pas ,ju'il soit important de les mentionner.
Noms il*-— vaisseaux et leur destination
(Navire) Le H<h nat pour Boston
(Senean) LiEdtoard, pour le Connecticut
i Seneau] Le Two Si*t( r» n m
(Brigantin) lYA'.r/x rn/u nt. pour New- York
(Seneau) Le Pcmbroke, (a) pour la Caroline du
Nord
i Navire) Le flopton, j>our la Caroline du Sud
Une goélette m m ....
Sept vaisseaux
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342
1
1
4
3
9
251
263
539
611
1664
"J'apprends que plusieurs de ces malheureux sont morts durant le trajet et que
" plusieurs d'entre eux [seulement ceux qui étaient à bord du Pembroke] ont réussi à
" s'échapper et à rejoindre les autres fugitifs dans les montagnes."
Je ne sache pas que les instructions du roi au gouverneur Cornwallis en 1749, et
au gouverneur Hopson en 1752, aient été publiées par aucun historien.
J'ai tiré d'une copie des instructions du roi à Cornwallis, reçue de Londres récem-
ment, les extraits qui forment l'appendice C.
Les paragraphes 49 et 50 de ces instructions permettent de considérer la question
acadienne à un point de vue nouveau.
Sauf la disposition différente des matières, les instructions à Hopson et à Corn-
wallis sont identiques. Dans le paragraphe 69 des instructions à Hopson, auquel cor-
respond le paragraphe 42 des instructions à Cornwallis, est omise une partie de ce dernier
après les mots : " A l'égard des habitants français qui ne se seront pas soumis à ces con-
ditions dans l'intervalle assigné." Beaucoup de personnes sont sous l'impression qu ! les
Acadiens furent requis de prêter les serments d'allégeance, de suprématie et d'abjuration
et qu'ils furent déportés pareequ'ils refusèrent de les prêter. Tel n'est pas le cas, comme
il est démontré par l'extrait ci-après des procès-verbaux du Conseil : —
" A bord du transport Beaiifort, le vendredi, 14 juillet 1749.
11 Son Excellence ouvrit et lut la commission et les instructions de Sa Majesté et
considéra particulièrement les instructions relatives aux sujets français et la déclaration
qui devait être faite conformément aux ordres de Sa Majesté.
" Après avoir lu la formule de serment ci-après que les habitants français avaient
prêté, le colonel Mascarène en remit à Son Excellence une copie signée de ceux-ci :
(a) " Ce navire fut pris par un corsaire pendant son voyage et conduit à la rivière Saint-Jean ; les
passagers retournèrent dans l^urs districts."
Pour la prise de ce navire voir le dernier paragraphe au bas de la page 411 du présent travail.
>iv ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
"Je promets A jure Bincèrement en Foi «le Chrétien que je serai entièrement fidèle
ltâ obéirai vraiment Sa Majesté Le Roi George le Second que je reconnais pour le
•• Souverain Seigneur de l'Acadie ou Nouvelle-Ecosse. Ainsi que Dieu nie soit en Aide/'
" Le colonel Mascarène fit part au Conseil qne les Français pré tendaient n'avoir
bé ce serment qu'cà la condition d'être toujours dispensés de porter les armes. Pour
cette raison, il fut proposé d'ajouter la clause suivante à la formule de serment ci-
dessus : " Et ce serment je prens a ma réserve." Mais comme le Conseil fut d'avis que la
formule de serment ci-dessus qu'ils ont prêté et souscrit jusqu'à présent, no renfermait
aucune condition, il fut jugé nécessaire d'informer les Français qu'ils devaient prêter le
serment sans aucune réserve ou clause sous-entendue."
Dans les procès- verbaux du Conseil, il est fait mention de "la déclaration qui doit
être faite aux Acadiens par ordre de Sa Majesté."
J'ai cru pendant longtemps et bon nombre ont dû penser comme moi, que cette d<
ration avait été rédigée par ordre de Cornwallis. Mais tel n'est pas le cas puisqu'il est
dit dans une lettre contenant des instructions des Commissaires du Commerce, datée de
Portsmouth, 15 mai 1749 (vieux style) : "Nous vous transmettons aussi dans des boîtes
"indiquées par les numéros 1, 2, 3 et 4, que vous remettra le capitaine Rous, 100
" exemplaires en anglais et 200 en français de la déclaration que vous avez ordre de
11 communiquer aux habitants français." Cornwallis signa ces exemplaires à " Chebouctou
le 14 juillet 1749," soit le 25 juillet d'après le nouveau calendrier.
La version française de cette déclaration est reproduite dans l'appendice C où se
trouve aussi une autre déclaration en français faite par Cornwallis lui-même, en réponse
à la demande que lui firent les habitants le 1er août 17 19, d'être dispensés de prendre
les armes en temps de guerre. Il est déclaré dans cette requête que si cette faveur,
leur est accordée, tous les Acadiens sont prêts à renouveler leur serment de fidélité au
roi d'Angleterre. Cornwallis repoussa cette demande, et par la suite, ni les efforts de
Cornwallis, ni ceux de Hopsonson successeur, et du colonel Charles Lawrence qui devint
président du Conseil après le départ de ce dernier, ne purent décider les Acadiens à
prêter le serment sans réserve.
Dans l'appendice C il y a quelques documents relatifs à ce sujet, parmi lesquels
est une lettre de William Cotterell au gouverneur Hopson, concernant la formule du
serment qui fut proposé de temps à autre aux Acadiens et les réponses de ceux-ci.
Dans l'appendice D se trouvent la pétition de l'abbé Charles René de Breslay,
curé de Port-Royal, au général Richard Phillips et celle des Acadiens de Port-Royal
ou rivière Annapolis dans laquelle ils déclarent qu'ils sont prêts à prêter le serment de
fidélité. Il y a aussi avec d'autres pièces importantes, savoir : les listes des habitants des
districts de la rivière Annapolis, des Mines, de Piziquid, de Cobequid et de Beaubassin
qui prêtèrent le serment en décembre 1729 et en avril 1730.
Dans les premiers jours de mai de l'année 1750, le colonel Lawrence partit d'Hali-
fax avec ses soldats pour déloger de la pointe-à-Beauséjour et des autres endroits de
l'isthme de Chignictou, le détachement canadien envoyé de Québec Tannée précédente
pour conserver ce territoire que la France prétendait n'avoir pas cédé à l'Angleterre par
le traité d'Utretcht. A l'approche de Lawrence, presque tous les habitants du riche
district de Beaubassin abandonnèrent leurs fermes et traversèrent la petite rivière
Mesagouèche pour se mettre sous la protection du chevalier de la Oorne.
Immédiatement après leur départ, les Micmacs mirent le feu aux habitations des
Acadiens et incendièrent l'église avec trois cents maisons.
Lawrence n'attaqua pas La Corne et retourna immédiatement à Halifax. Il revint
au mois de septembre de la même année et sur les ruines du village de Beaubassin, il
érigea un fort auquel fut donné son nom. A cette seconde approche de Lawrence, les
habitants qui étaient restés sur leurs fermes, les abandonnèrent et se réfugièrent sur
l'isthme. C'est ainsi que cinq ans avant le " Grand dérangement," furent abandonnés
les villages florissants ci-après : Beaubassin ou Mesagouèche, Les Planches, La Butte,
Veschtock, la rivière de Nampanne, la rivière de Mainkanne, la rivière des Mines ou
des Hébert et Menoudv.
Dans les documents anglais, ces Acadiens sont appelés "habitants désertés " et dans
les documents français " habitants réfugiés." Durant l'été de 1751, Franquet fit un
0EN1 1/ 0Q1E Di L( ÏDJ1 S i i / ' D0( I i//
DOC. DE LA SESSION No 18
" dénombrement dee habitant réi te villa '«.it let
\ i\ îcs ' , qui démontre 'i'"' la population atteignait le chiffi e de 1
nommée, 1 18 fe enfante.
Au printemps de 17 ■"»<», la population du district d< !'•• i
dépari dea acadiens, le chiffre de 2,000 âme environ, [la I donc évident qu'à YA\
du dénombrement de Pranquet, plu ieui oentaine d'habitant avaientd< l'île
si Jean et un certain nombre à rîle Royale, comme l'indique le journal d< [U( I •
dénombrement dea habitante de l'Aoadie françai e o kit le
31 janvier 1762, indiqua une population de 1,478 ••nue ré] omme
Verte, 5 ; Pont-à-Buot, 5: Weakak, 64j Pré-dee-Bourg, Richard, l(» I
marre, 152; La Coupe, 34; La Lac, 78 ; Beauaéjour, Ml; Memeramcouk, 24
koudiack, 352 . Chipoudj
[Jn autre dénombrement dea Acadiena réfugiée, U I la même date, noua donne
les chiffres suivants pour le même district: Lea G pareaux, 33 Bai< VerU 127 La
Portage, 18; l'ont a Buot, 92; La Coupe, L5; 1-'- Lac, i'-'l Point
Weakak, 37; Pré-des-Bourg, 37 ; Lea Richard, 24; Tintamarre Memeramcouk,
h' . Chipoudy, s; Petkoudiak, l. Total, 1,113 âmes.
v >r, ce total de l.l 13 réfugiée ajouté aux 1,473 âmes du dénombrement du 3 1 anvier
1 7 ~> *_? , indique qu'à oette date, la population était d< 6 âmes.
Pendant lea trois années qui suivirent, le nombre des réfugiée fut doublé par les
Àcadiens qui quittèrent les districts .le Port-Royal, dea Mines, de Piziquid
quid. .Mais après la reddition de Beauaéjour le 16 juin 1755, un fort courant d'émi
lion se dirigea du côté de nie Royale et de l'île Saint-Jean.
Dans un mémoire du juge Bolcher Lu devant le Conseil à Halifax le 28 juillet 1
il est dit que la population de la Nouvelle- Ecosse et de l'isthme de Chignictou, était à
celte époque de 8,000 âmes. Le 11 août 1755, ie lieutenant-gouverneur Lawrence dit
dans sa circulaire aux gouverneurs des colonies britanniques en Amérique : " La popu-
lation doit être de 7,000 âmes environ." Le chiffre de 10,000 serait plus exact, car prèa
de 7,000 furent faits prisonniers et déportés et les autres s'enfuirent dans les bois ou se
réfugièrent à la rivière Saint- Jean, à Miramichi, à l'ile Saint- Jean, etc. Au-deLà de
1,500 qui échappèrent à la déportation se réfugièrent dans la province de Québec où ils
furent rejoints par un nombre aussi considérable qui revinrent des colonies de la Nou-
velle-Angleterre pendant les années 1766, 1767 jusqu'à 1775 et se fixèrent dans cette
province. Il doit donc y avoir aujourd'hui plus d'Acado canadiens dans la province de
Québec que d' Acadiens dans les provinces maritimes où ils forment une population de
140,000 âmes.
Il y a aussi beaucoup d'Acadiens à la baie Saint-Georges de Terre-Neuve, à Saint-
Pierre et Miquelon, aux îles de la Madeleine et sur les côtes du Labrado»', sans compter
plusieurs autres milliers qui habitent la Louisiane et le grand nombre disséminé dans les
autres états de la république voisine. Un grand nombre d'habitants de la Colombie-
Anglaise, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la province d'Ontario,
sont d'origine acadienne. En fait, il se trouve des Acadiens partout, même en France.
Les archives coloniales des provinces de la baie du Massachusetts, de New- York, du
Connecticut et de la Pennsylvanie, démontrent que des lois furent édictées pour secourir
et mettre en apprentissage les malheureux Acadiens déportés dans l'automne de 1755.
Les lois de la Législature du Massachusetts, relatives à ce sujet, SDnt reproduites
dans l'appendice E.
Le 20 février 1756, la Chambre d'assemblée de Philadelphie vota un projet de loi
intitulé " Acte à l'effet de placer les habitants de la Nouvelle-Ecosse déportés dans cette
province, dans les comtés de Philadelphie, de Bucks, de Chester et de Lancaster et dans
les bourgs d'iceux, et de prendre des mesures à cette fin. " Le même jour cet acte
fut soumis à l'approbation du gouverneur.
Le 3 mars deux membres de la Législature furent délégués auprès du gouverneur
pour savoir si celui-ci avait pris une décision au sujet du projet de loi concernant les
Français neutres. Le gouverneur répondit que le Conseil considérait cette mesure dans
le moment même et celle-ci après avoir subi sans objection une seconde lecture, fut ren-
voyée à la Chambre des représentants avec l'approbation du gouverneur.
Nvi AI« 111 \ A> ( ASMUr.SSI >
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Le vendredi, 5 mars, le secrétaire du Conseil fat délégué pour annoncer verbalement
à la Chambre des représentante que le gouverneur s'était rendu à la chambre du Conseil
pour y recevoir la députation et sanctionner le projet de loi concernant le placement des
Français neutres. L'orateur accompagné de tous les représentants B'étant rendu auprès
du gouverneur, il plut à celui-ci de donner la sanction législative au dit bill auquel le
grand sceau fut ensuite apposé ; puis celui-ci fut déposé en greffe.
Un autre bill intitulé : " Loi relative «à la mise en apprentissage et à l'établissement
" des habitants de la Nouvelle-Ecosse, déportés dans cette province et qui n'ont pas
11 encore atteint l'âge de majorité, ainsi qu'à l'entretien des vieillards, des malades, des
" infirmes, aux frais de la province, " fut voté et sanctionné par le gouverneur en Conseil
" le vendredi, 14 janvier 1757. Cette loi fut confirmée par le roi à la cour de Ken-
sington, le 16 juin 1758.
Dans les Colonial Records of Connecticut, vol. 10, p. 2 45, nous lisons :
" Attendu que, dans l'intérêt public et pour la sécurité des colonies américaines de
" Sa Majesté, des mesures sont prises pour expulser les habitants français de la Nouvel-
" le-Ecosse et les disperser dans d'autres endroits :
" Il est résolu par cette assemblée, que si par suite de la mise à exécution de ce
11 projet, des Acadiens sont envoyés dans cette colonie (voir copie de l'acte à l'appendice
" C) avec l'espoir d'y être accueillis et secourus, Son Excellence le gouverneur donne des
11 ordres, à leur arrivée, pour qu'ils soient accueillis, secourus et installés dans un endroit
" ou des endroits de cette colonie, dans les conditions qui paraîtront les plus avanta-
" geuses ; ou pour leur renvoi ailleurs, et en ce cas, que des mesures soient prises pour
" opérer leur translation. "
Cette résolution fut adoptée au mois d'octobre 1755 et c'est le seul endroit connu,
où des moyens furent pris pour recevoir les Acadiens chassés de la Nouvelle-Ecosse.
Les gouvernements des autres provinces se sont plaints de n'avoir pas été prévenus du
projet de Lawrence de leur expédier des contingents d'Acadiens.
Cependant, les gouvernements pouvaient difficilement ne pas connaître le projet
d'expulsion des Acadiens, car le fragment suivant d'une lettre, datée d'Halifax, 9
août 1755, publiée dans la New York Gazette, le 25 du même mois et dans la Pennsyl-
vania Gazette le 4 septembre 1755, n'a pas dû échapper à leur connaissance.
Le voici :
" Nous formons actuellement le noble et grand projet de chasser de cette province
u les Français neutres qui ont toujours été nos ennemis secrets et ont encouragé nos sau-
" vages à nous couper la gorge.
" Si nous pouvons réussir à les expulser, cet exploit sera le plus grand qu'aient ac-
" compli les Anglais en Amérique, car au dire de tous, dans la partie de la province que
" ces Français habitent, se trouvent les meilleures terres du monde. Nous pourrions
" ensuite mettre à leurs places de bons fermiers anglais, et nous verrions bientôt une
" abondance de produits agricoles dans cette province. "
L'Assemblée législative de la colonie de New- York vota un bill intitulé : " Loi pour
11 donner le pouvoir aux juges de paix des comtés de Westchester, de Suffolk, deQueens,
" de Kings et de Richmond de placer en apprentissage, ceux des sujets de Sa Majesté
" appelés Français neutres, qui ont été déportés de la Nou\elle-Ecosse dans cette colonie
" et distribués dans les comtés susdits. "
Le bill fut envoyé au Conseil le 1er juillet 1756 pour y recevoir son adhésion. Et le
vendredi, 9 juillet 1756, le gouverneur le sanctionna en présence du Conseil et de l'As-
semblée législative.
Les minutes des assemblées du Conseil donnent les noms des déportés et indiquent
à quels endroits ils furent envoyés, avant que ne fut adopté le bill relatif à leur mise en
apprentissage. Des mesures ont été prises pour se procurer une copie de ces listes.
Pendant que les négociations pour la paix se poursuivaient à Versailles, les Acadiens
qui se trouvaient à Liverpool (Angleterre), envoyèrent par un Irlandais qui avait épousé
une Acadienne, une lettre au duc de Nivernois, plénipotentiaire de Louis XV à Lon-
dres, pour lui exposer leur pénible situation.
01 \ i IL0QI1 Dl fi U i/'// n H/' D0< I i// S
DOC. DE LA SESSION No 18
[mmédiatenieut après avoir n tte lettre le du< oonfti une mi ion i M
de 1a Rochette. Celui-ci parti! de Londre le 20 décembre 17(". I
le 31 du même moi* ; 11 y trouva 224 Aoadien el apprit qu'il t'en trouvai! d
Southampton, b Penryn e! • Bristol. Aussitôt revenu i Londre , le duc l'envoya
tous ces endroits j il constata qu'il j tvaij 219 Acadien luthampton,
isi a I h i-,t<»l t-t environ 80 à bord des coi aire anglai formant i
un total de 866 .'mies, débris des 1500 déportés <|ui fureni en
1 7 r> « "> ; la plus grande partie des autres étanl mort de la variole peu de ten p apn leur
arrivée. I>ela Elochette 1rs assura que des mesures étaient prise pour leur translation
immédiate en France ou le roi les recevrait à bras ouverts. Le printemp ut ils
furent transportés à Si Mata et à ftiorlaix.
Bn apprenant qu'ils seraient bientôt transportés en France, quelqu< Acadiei
Li ver pool écrivirent à leurs parents el à leurs amis <|ui s.- trouvaient « Baltimoi
Philadelphie, à New Yoik, à New Baven, à Boston et ailleurs dans les colonie* angla
pour leur apprendre cette nouvelle et les engager à demander aus i leur- translation en
France. Des copies de lettres écrites aux Acadiens de Philadelphie, furent eni
quelques uns de leurs compatriotes détenus à Halifax .
Cm lettres furent saisies par les fonctionnaires du gouvernement à Halifax; la
teneur en fut communiquée au gouverneur en Conseil el des duplicata en turent en
en Angleterre. Use trouve «les copies de ces duplicata au Bureau des Arec
Canada ; elles sont reproduites dans L'appendice F. Biles nous t'ont connaître que
qui voulaient passer en France furent requis de préparer des listes des chefs de famille,
contenant aussi le nombre d'enfants de chacune, et de les faire parvenir ensuite à une
personne dont le nom est donné, laquelle devait les envoyer en France aux autorités
part ceux du Massachusetts, je ne sais si les autres Acadiens dispersés dans les di/fén
provinces anglaises d'Amérique, profitèrent de cette occasion de sortir de leur capti
Ceux du Massachusetts préparèrent leur liste et la présentèrent au gouverneur. Les
sources de renseignements que nous possédons, ne nous apprennent pas pourquoi ces
Acadiens ne passèrent pas en France, après en avoir si fortement exprimé le désir. Il
est probable que le gouvernement de la métropole repoussa leur demande. Ces gens
étaient si certains d'obtenir la permission de partir, qu'ils quittèrent les bourgs dans les-
quels ils avaient été placés et se rassemblèrent en grand nombre à Boston, où ils cau-
sèrent des embarras aux autorités. U semble que le gouverneur du Massachusetts, en
prévision d'une réponse favorable de la part du gouvernement de la métropole,
accorda la permission à plusieurs familles de noliser des navires et de se rendre
Pierre-Miquelon. Le recensement des Acadiens qui habitaient ces îles au mois de mai
1767, nous donne les noms de ceux qui s'y étaient rendus de Boston. Il y avait à cette
époque, 103 familles acadiennes à St. -Pierre-Miquelon formant une population de 551
âmes. C'est un recensement très important qui avec le nom du chef de famille indique
aussi l'endroit d'où il est venu, soit de Boston, de Chédabouctou, de Piziquid, de la
Pointe-à-Beauséjour, de l'Ile St. Jean, etc. ; il s'y trouve en outre les noms et les âges
des parents et des enfants. Ce recensement est dans l'appendice G.
Le 13 octobre 1755, une flotte de dix transports chargés de 960 Acadiens prisonniers,
partit de Chignictou pour le bassin des Mines, avec ordre de faire voile de cet endroit
pour la Géorgie et la Caroline du Sud.
Durant le mois de décembre de la même année, deux vaisseaux de cette flotte arri-
vèrent à Savannah avec environ 400 Acadiens qui, d'après l'histoire de la Géorgie, par
Stevens, " furent distribués dans la province par petits contingents, et entretenus jus-
" qu'au printemps, aux frais de la population. Le gouverneur leur permit alors de se
11 construire des bateaux et au mois de mars ils partirent presque tous pour la Caroline
" du Sud. Deux cents s'embarquèrent sur des bateaux avec l'espoir de réussir à atteindre
" leur Acadirt bien aimée."
Quelques-uns seulement arrivèrent à destination ; car soixante-dix huit qui débar-
quèrent à Long Island (New-York), furent empêchés d'aller plus loin, comme nous l'ap-
prend la lettre suivante du gouverneur Hardy adressée aux lords du Commerce.
xvi i ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
" Fom George, N. York, G sept 1756.
11 .M [LORDS,
" Le jeudi, 22 août, soixante-dix huit Français neutres sont arrivés à Long Lsland
" sur des bateaux. Aussitôt averti de leurs présence, j'ai donné ordre de saisir leurs
"embarcations el de les arrêter tous. Après, les avoir interrogés, j'ai découvert que
tait un parti de Français neutre- envoyés pur Lawrence à la Géorgie; ils avaient
'■ obtenu du gouverneur de cette provinco des passeports pour se rendre à la Caroline du
il. Le gouvernement de cette endroit ne se souciant pas de les avoir à charge leur
•• délivra d'autres passeports pour aller plus loin vers le nord ; de là, côtoyant le rivage,
" ils ont réussi à atteindre Long lsland avec l'intention de retourner à la Nouvelle-
ESoosse. J'ai cru devoir les empêcher de mettre ce projet à exécution et pour cela je
" les ai fait disperser dans les parties les plus reculées de cette colonie et les plus pro-
" près à les faire tenir en tutelle. J'ai demandé en même temps aux magistrats de
" donner de l'ouvrage à ceux qui sont capables de travailler, et de placer les enfanN en
" apprentissage chez des personnes qui en prendront bien soin. C'est le moyen le plus
,l sûr d'en faire de bons sujets.
" J'ai l'honneur d'être de Vos Seigneuries le très humble et le très obéissant servi-
" teur,
" Chas. Hardy."
J ) autres Acadiens se rendirent jusqu'à Boston où le lieutenant-gouverneur Phips
les empêcha de continuer leur voyage.
Dans une lettre datée de Boston, 23 juillet 1756 et adressée au lieutenant-gouver-
ne ar Lawrence, Phips dit :
" Je viens d'apprendre que sept bateaux portant quatre vingt-dix habitants fran-
11 çais de la Nouvelle-Ecosse, sont arrivés à un port dans le sud de cette province, après
11 avoir longé le rivage depuis la Géorgie ou la Caroline du Sud, où votre gouvernement
" les avait déportés. Après avoir fait saisir leurs bateaux, je les ai fait arrêter et j'en
" ai envoyé trois ou quatre à Boston pour y subir un interrogatoire.
" Votre Excellence n'ignore pas sans doute, que nous avons reçu et entretenu ici
" un très grand nombre de déportés, nombre bien audessus de celui que nous aurions
" dû recevoir, s'il eut été compris d'en faire une part égale à toutes les provinces. Votre
" Excellence sait aussi que ce nombre est beaucoup plus élevé que celui qui nous était
" destiné au début. Malgré cela, je suis absolument convaincu qu'il serait dangereux de
li les laisser donner suite à leur projet. L'Assemblée législative doit se réunir le 11
" août et comme le Conseil a raison de croire qu'elle refusera de pourvoir à l'entretien de
11 ce nouveau contingent de déportés, j'ai été chargé d'écrire à Votre Excellence pour
" lui demander de défrayer, à l'avenir, le coût de l'entretien de ces gens afin qu'ils ne
" soient plus un fardeau pour cette province."
Deux lettres de Vaudreuil, reproduites dans l'appendice H, nous disent que le 16
juin 1756, cinq familles acadiennes composées de 50 âmes, arrivèrent de la Caroline du
Sud à la rivière St-Jean et qu'elles informèrent Boishébert que quatre-vingts autres
exilés les suivaient. Il s'agissait de ceux dont il est fait mention dans la lettre écrite
par Phips à Lawrence. Ces lettres de Vaudreuil nous fournissent aussi d'autres rensei-
gnements tout à fait nouveaux, à l'égard des Acadiens déportés dans les Etats du Sud.
Il serait trop long dans cet introduction, de suivre les Acadiens à travers leurs
transmigrations dans les colonies anglaises où ils furent déportés ; il sera peut-être pos-
sible de le faire quand j'aurai terminé la présente tâche. J'ai consacré beaucoup de
temps à ce sujet, fort peu connu des historiens. Il est en outre impossible de dresser
les généalogies des familles acadiennes, sans une connaissance approfondie de leurs
déplacements. Les archives du Massachusetts contiennent des renseignements très pré-
cieux au sujet des Acadiens qui y furent déportés et ensuite dispersés dans les différents
bourgs de cette province. Il y a des centaines de listes contenant leurs noms, dont plu-
sieurs indiquent aussi les âges, ceux des enfants et le noms des bourgs où les déportés
avaient été placés, etc.
On fait actuellement des recherches dans les autres villes des Etats-Unis, où :es
Acadiens furent déportés pour obtenir de semblables données généalogiques.
5-6 EDOUARD VII DOCUMENT DE LA SESSION No 18 A. 190«
FAMILLE BOUH(JK()IS
ARRIVÉE EN ACADIE EN 1642
\i FORT M BAS DE LA RIVIÈRE ST-JEAfl LE 81 JUILLET :
A.ujourd'huy trente unième et dernier jour de juillet l « ti »ï », Par devant doui Itfathieu de Goutin, i
du lù>y. Lieutenant général et oivil «'t criminel en If province d'Acadie, mparu le item Jaeqvss
Bourgeois, entiennement establj en <■<■ paye, lequel rment par luy preste de dire la vérité, a dit
qu'il est venu ici en 1643 pour s'y établir et la chirurgie, que Monsieur d'Aulnay étoit pour loti
gouverneur général <!<• œ paya
Aculic Correspondance générale F. 117, p. »
N.B. -Pour la clef voir page 56.
FAMILLE BOURGEOIS
PREMIÈRE GÉNÉRATION.
, À PORT ROYAL.
JACQUES BOURGEOIS, chirurgien, à JEANNE TRAHAN
né 1621, en France, née 1631, en France,
Mariés en 1643, cà Port Royal.
Enfants :
a. Jeanne, née 1644 ;
b- Charles, né 1646 ; marié à Port Royal, en 1668, à Anne Dugas, fille de
Abraham et de Marguerite Doucet ; mort à Beaubassin vers 1678.
Voir page 2.
C. Germain, né 1650 ; marié à Port Royal, 1° en 1673, a Marguerite Belliveau
fille de Antoine et de Andrée Gouin. 2° à Port Royal en 1682 à
Madeleine Dugas, fille de Abraham et de Marguerite Doucet ; mort au
printemps de 1711, à Port Royal.
Voir page 2.
d- Marie, née 1652 : mariée 1° à Port Royal en 1669, à Pierre Sire, armurier
2° en 1680, à Beaubassin, à Germain Girouard, fils de François et de
Jeanne Aucoin.
e. Guillaume, né 1655; marié en 168 o, à la rivière St-Jean, à Marianne de
Martignon, fille de Martin d'Aprendestigué, sieur de Martignon, et de
Jeanne LaTour.
Voir page 3.
f. Marguerite, née 1658 ; mariée 1° en 1676, à Jean Boudrot, fils de Michel
et de Michelle Aucoin ; 2° à Beaubassin, le 30 nov. 1679, à Emanuel
Mirande, fils de Emanuel et de Catherine Spire, Portugais de la
paroisse de Ste Croix, à Tlsle Gravoise aux Assores ; 3° à Port Royal
le 12 janvier 1707, à Pierre Maisonnat, fils de Helie et de Jeanne Se»ure
18— 35a
2 A RCJU \ 'E DU CA NA VA
5-6 EDOUARD VII, A. 190C
g. Françoise, née 1 6 "> 9 ; mariée 6D 1673, à Port-Koyal, à Claude J)ugas, fils de
Abraham et de Marguerite Doucet.
h. Anne, née 1661 ; mariée en 1G7(.>, à Port Royal, à René LeBlanc, fila de
Daniel et de Françoise Gaudet.
i. Marie, née 1664 ; mariée à Port Royal, en 1C80, à Antoine LeBlanc, fila
de Daniel et de Françoise Gaudet.
j. Jeanne, née 1667 ; mariée à Port Royal, en 1689, à Pierre Comeau dit des
Loup* Marins, fila de Pierre et de Rose Bayols ; inhumée à Port
Royal, le 10 juin 1716.
DEUXIÈME GÉNÉRATION.
À BEAUBASSIN.
Voir b CHARLES BOURGEOIS k ANNE DUGAS,
page 1. Mariés en 1668, 'à Port Royal.
Enfants :
a. Charles, né 1672 ; marié en 1692, à Marie Blanchard, fille de Guillaume et
de .Huguette Goujon.
Voir page 3.
b. Claude, né 1674 ; marié en 1703, à Anne Blanchard, fille de Guillaume et
de Huguette Goujon.
Voir page 4.
C. Anne, née 1679 ; mariée en 169-% à Jean Quessie, fils de Roger et de Marie
Poirier.
DEUXIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL.
Voir c GERMAIN BOURGEOIS à MARGUERITE BELLIVEAU,
p. 1. lrc femme.
Mariés en 1673, à Port Royal.
Enfants :
a Guillaume, né 1674 ; marié 1° en 1700, à Marguerite Mius, fille de Abra-
ham, sieur de Pleinmarets, et de Marguerite de St. Etienne de La
Tour ; 2° le 17 février 1705, à Catherine Thibodeau, fille de feu
Pierre et de Jeanne Terriot ; décédé à Port Royal le 7 août 1747.
Voir pages 4 et 5.
b. Marie, née 1677 ; mariée en 1693, à Pierre Breau, fils de Vincent et de
Marie Bourg.
C. Michel, né 1679 ;
DEUXIÈME GÉNÉRATION.
À BEAUBASSIN ET À PORT ROYAL.
Voir c GERMAIN BOURGEOIS & MADELEINE DUGAS,
p. 1. 2U femme.
Mariés en 1682, à Port Royal.
Enfants :
a. Madeleine, née à Port-Royal, en 1683 ; mariée à Beaubassin, en 1698, à
Michel Poirier, fils de Michel et de Marie Boudrot ; inhumée 22 dé
cembre 1760, à la Pointe-aux-Trembles, Q. •
0ÊSÊALOG1E DES A0AD1 r \<>i \ 3
UOC. DE LA SESSION No 18
b. Agiy . née il janviei l' IJruuljii Mi n ioi 1707, i Michel
I ; ii Ii.imI, ilii /.tt/'i'iir/, lil de Michel el de Jeanne Uabin
Port Royal, !<• 6 ai ri] 1742
c. Juif, n. ■ • 168* . mariée le V février 1701 i I
Joseph h <lt Marguerite (Juutrol ■■ >■ l<- 2/3 tnar 17.'.'
Port K«»yal.
cl ,/cs'Y'//, il 1690 j marié 10 janvier 1719 i Anne I je Blanc, fii
et dr Madeleine Bourg; à l'automne de 1755, H fui
déporte '!<• Por( Royal à la Nouvelle-Angleterre, ou il séjourna douze
MHS, et (le la M ivmlit .1 I '■ ,:■■.' |
Voit p. 5.
e. Marie-Joêtphy née 1698 . mariée 21 nov, 1712, à Michel Richard, fila de l
et de Madeleine Landry ; moite à Porl Royal, 1<- I août 17
f. Claude^ né L695 j marié le 24 nov. 1721 à Marie LeBlanc, 611e de feu Pierre
ri de Madeleine Bourg; déporté ;'• l'automne de 1755, de Port R<
a la Nouvelle Angleterre, avec -a famille, où il semble être mort apréi
1 760. Sa veuve ei pluaieura <!<• ses enfanta, après un exil <]<• ;
di\ neuf ans, arrivèrent a 8t. Jacques de 1 Achigan, à l'été <1<- 177;
s'y fixèrent.
Marie LeBlanc, veuve de Claude Bourgeois, est morte à St. Jacques, le
L* I janvier 1781.
Voit p. 6.
g. Ft\ . née 1698; mariée 10 janvier 171 9, à Prudent Robichaud, fils de
Prudent et de Henriette Petitpas ; décédée à Port Royal, 1<
nov. 1747.
h. Marguerite, née 1700 ; mariée 20 janvier 1721, à Joseph LeBlanc, fils de feu
Pierre et de Madeleine Bourg. Ils furent déportés à la Nouvelle-
Angleterre. Revenu de l'exil, Joseph LeBlanc, veuf de Marguerite
Bourgeois, est décédé à St.-Denis-sur-Richelieu, le 19 oct. 1 7 7 - > .
i. Marie- Madeleine, née 22 déc. 1704, b. à Port Royal, 19 mars 1705 ; mariée
8 février 1724, à Pierre Robichaud, fils de Prudent et de Henriette
Petitpas. Décédée à Québec, le 8 juin 1770.
j. Jeanne, née 30 nov. 1708, b. à Port Royal, 30 mars 1709 ; mariée 17 février
1730, à Louis Robichaud, fils de Prudent et de Henriette Petitpas.
Ils furent déportés à la Nouvelle-Angleteire qu'ils quittèrent en 1775,
pour Québec où tous deux sont morts : Jeanne fut inhumée le 19 mars
1790.
DEUXIÈME GÉNÉRATION.
À LA RIVIÈRE ST-JEAN.
Voir e GUILLAUME BOURGEOIS A: MARIANNE DE MARTIGNON,
p. 1. Mariés à la Rivière St-Jean, en 1686.
Enfants :
a. Jeanne, née 16S7 ; mariée à Port Royal le 25 janvier 1704, à Jean LeBlanc
fils de André et de Marie Dugas, des Mines.
TROISIEME GÉNÉRATION.
A BSAUBASSIX.
Voir a CHARLES BOURGEOIS À: MARIE BLANCHARD,
p. 2. Mariés en 1692, à Port Royal.
18- Zola
| A IICHI VES D V CA XA DA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Enfants :
a- Maria Jeanne, née 1693 ; mariée en a Charles Héon, fils de
Inhumée à Québec, le 8 janvier 1758.
b. Charles, né 1695 ; marié vers 1 7 Madeleine Cormier, fille de Alexis et de
Marie LeBlanc.
Voir p. 7.
C. Marie, née 1696 ; mariée à
d. Pierre, né 1698 ; marié vers 1722, à Marie Cormier, fille de Pierre et de Cathe-
rine LeBlanc. Ils furent déportés à la Caroline, avec plusieurs de leurs
enfants, et ne revinrent point de l'exil.
Voir p. 8.
e. Honore, né 1702 ; marié 23 juillet 1726, à Marie Jeanne Richard, fille de Michel
dit Lafond et de Agnès Bourgeois.
Voir p. 8.
f. Michel, né 1704 ; marié k Marguerite Girouard, fille de
) oir p. 8.
g. Jean- Baptiste, né 1706;
Jacques, né 1708 : marié en à Marie Bourg, fille de
Us furent déportés à la Caroline, d'où ils vinrent à Boston, et de là se
rendirent à St-Pierre-Miquelon, en 1764.
Voir p. 9.
i. Madeleine, née 1710;
j. Anne, née 1712 :
TROISIÈME GÉNÉRATION.
À BEAUBASSIN.
Voir b CLAUDE BOURGEOIS à ANNE BLANCHARD,
p. 2. Mariés en 1703.
Enfants :
a. Marie, née 1704 ;
b. Paul, né 1706 ; marié 17 nov. 1727, à Marie Joseph Brun, fille de Jean et de
Anne Gautrot.
Voir p. 9.
C- Claude, né 1708 ; Marie à Anne Marie Cormier, fille de
Il est mort à Ste-Anne de la Pérade où il fut inhumé le 17 janvier
1770.
Voir p. 9.
d. Joseph, né 1710 ;
e. Michel, né 1712 ; .
f. Jean- Baptiste, dit Berças, né 1714 ; mar é vers 1737, à Anne Bernard, fille
de
Il est mort à la Pointe-du-Lac, district de Trois-Rivières, 10 janvier
1771, et fut inhumé le lendemain à Bécancourt, sous le nom de Jean-
Baptiste Bre'cas,
Voir p. 10.
TROISIÈME GÉNÉRATION.
A PORT ROYAL.
Voir a GUILLAUME BOURGEOIS & MARGUERITE MIUS
p. 2. lere femme,
Mariés en 1700, à Port-Royal.
asm ilooim d I
DOC. DE LA SESSION No 18
I . M V \ I
a. Mû o 1701 ; n i Jo epfa 1 bib
Pierre el de Anne Boni g, babil la i h <■
TROISIÈME QÉNÉB ITÏON*
\ POB i i; 5 \i,
Voir a GUILLAUME BOURGEOIS à CATHERINE THIBODEAU
p. 2. Mariés 17 fév. 1705, I Port Royal 2 femme
I \| Wh
a «l iioni/in» , né a l'automne de 1 71
b. Marguerite née 15 avril 1708, b. 20 mai suivant mariée 1 1 oel
Queasie, 51a de Jean Baptiste Queasie dit Roger et de feue Anne B
geoia, habitant de Beauojssin. .
c. Catherine-Joseph, bée 24 février 1711, b. 13 avril suiv. ; mariée 17 avril 1731,
à Jean Breau, fila de Jean e1 de Anne Chiasson.
d. Michel^ né 1713 : marié, à 26 ans, le 26 janvier 173'.', a Marie Joseph I'
tille de François et de Claire Bourg.
Voir p. 10.
6. Si/Irai/i, né 20 juin 1715, b. lendemain ; marié 3 fév. 1749, a Anne Comeaui
fille de Pierre et de Susanne Besier ; mort à Port-Royal, le 25 ma,
1751.
Voir p. 10.
f. Guillaume, né et b. 4 mai 1717 ; marié 6 février 1741, à Anne Hébert, 611e de
Alexandre et de Marie Dupuis. Furent déportés à la Nouvelle-Angle-
terre et revinrent de l'exil en 1767, et s'établirent à St-Jacques de
l'Achigan, où Guillaume est mort le 21 novembre 1794.
Voir p. 10.
g\ Agnès, née et b. 3 juin 1719 : mariée le 6 oct. 173S, à Pierre Cotard, fils d©
Poncrace et de Marguerite Duchesne, de la paroisse de St-Pancrace
diocèse de Coutance. Inhumée à Québec, le 29 sept. 1755.
h. Arnaud, né et b. 22 sept. 1721 ;
i. Anne, née et b. 17 oct. 1723 ; mariée 3 fév. 1749, à Jean Comeau, fils de feu
Augustin et de Jeanne Levron.
j. Theotiste, née 15 mars 1726, b. 8 avril suivant; mariée 6 nov. 1752, à Louis
Maillet, fils de Jacques et de Madeleine Hébert.
k- Marie-Joseph, née 15 fév. 1729, b. 7. fév. 1730; mariée 25 janvier 1751, à
Joseph Forest, fils de feu Joseph et de Marie Guilbeau.
1. Madeleine-Victoire, née 16 oct. 1734, b. 1er déc. 1735.
TROISIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL.
Voird JOSEPH BOURGEOIS à ANNE LEBLANC
p. 3. Mariés 10 janvier 1719, à Port-Royal.
Enfants :
a. Judith, née 9 juillet 1720, b. 10 nov. et inhumée 24 décembre de la même
année.
6 Ah CEI I rB8 1) U CA N A DA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
b. Joseph-Grégoire, né et h. 22 mai 1722: marié 1° 10 fév. 1749, à Catherine
Comeau, fille de Abraham et de feue Marguerite Pitre. 2 à Nicolet,
le 20 juin 1771. à Thérèse Hubert, veuve de François Précourt. Furent
déportés a la Nouvelle-Angleterre, et revinrent de l'exil en 1767, et
fixèrent à à Bécanoourt. Il est mort le 6 avril 1803, et fut inh.
lendemain a Nicolet.
Voir p. 1 1.
C. Bonaventv/re, né 1" avril 1725, 1). 3 même mois;
d. Félicité, née 11 fév. 1727, b. 19 avril suivant; mariée 1 3 fév. 1750, à Pierre
LePrince, fils de Jean et de Jeanne Blanchard. 2° à Bécancourt le 19
nov. 1700, à Bénoni Bourg, veuf de Marie-Joseph Hébert, et fils de
Michel et de Marie Cormier. Décédée à St-Grégoire, le 16 mars 1814.
e. Perpétue, née 30 avril 1729, b. 7 février 1730 ; mariée 10 fév. 1749, à René
Richard, fiis de René. et de Marguerite Terriot. Morte a Memeramcouk,
le 19 mars 1808, et son mari est décédé en la même paroisse le 22
février 181 1.
f. L h divine, née 27 août 1732, b. 30 déc, suivant; déportée à la Nouvelle-An-
gleterre, elle s'y marie en 1761, à Victor Richard, fils de Jean-Bte et
de Marguerite Robichaud. Revinrent de l'exil en 1774 et se fixèrent à
St-Jacques de l'Achigan.
g. Pépin- Gauthier, né 21 fév. 1734, b. 14 juin suivant; déporté à la Nouvelle-
Angleterre, il y resta jusqu'en 1774 ; il se marie à Bécancourt, le 4
février 1783, à Marie Poirier, veuve de Olivier Thibodeau. Mort à St-
Grégoire, le 5 juillet 1809.
Voir p. 1 1 .
h- Pétronille, née le 1er août 1736, b. 18 mai suivant; mariée 26 juin 1754, à
Antoine Benoit, fils de feu Claude et de Jeanne Hébert, de la Rivière-
aux-Canards.
i. Joseph-Timothée, né 13 mai 1739, b. lendemain; déporté à la Nouvelle-Angle-
terre, il se marie civilement à Boston, le 31 janvier 1769, à Elizabeth
Ouiniet, fille de feu Guillaume et de Louise Robichaud, ce mariage fut
réhabilité à la Pointe-aux-Trerables, Montréal, le 28 décembre 1775.
Timothée Bourgeois s'établit ensuite à St Jacques l'Achigan où il est
mort le 10 mars 1777.
Voir p. 11.
j. Elizabeth, née 1742 ; mariée civilement en 1759, à la Nouvelle-Angleterre, à
Polycarpe Robichaud, fils de Joseph et de Marie Forest, mariage réha-
bilité à L'Assomption le 22 sept. 1767, au retour de l'exil.
k. Anne-Séraphie, née 19 mars 1744, b. 29 mai suivant; fut déportée à la N.-An-
gleterre. Elle épousa Joseph Bourg.
1. Marguerite, née et b. 13 mai 1746 ; fut déportée à la N. -Angleterre, où elle se
marie 1° à Joseph Dupuis, fils de
2° à Bécancourt, le 25 fév. 1775, à Pierre Bourg, fils de feu François et
de défunte Marie BeJliveau. Morte à St-Grégoire 7 fév. 1810.
TROISIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL.
Voir f CLAUDE BOURGEOIS k MARIE LEBLANC
p. 3. Mariés le 24 nov. 1721, à Port Royal.
Enfants :
a. Anonyme, né 1722 ;
b. Anonyme, né 1724 ;
QENÊA /<><,//: DES I- ' i /</ . V NOTi 7
DQC. DE LA SESSION No 18
c. /'/>/•/•'■ li'n'i^min, né 16 mal 1720, b i m- m.- moi il il
échappa i la d< porta! ion, et plu tard il • • fl ■ » à Mem<
demeura nombre d'annns, i>"i M alla finii s«-m joui chez an <1«î eee
il -• t, morl le II.
voir paflei 11 et I '
d. Marie Madeleine^ née 7 mai [728, i>. lendemain .J<>H*'j>h
Elobiohaud, veuf de MaiieOomeau, et fila de Joseph < •• <!<• M -• « f i • ■ l<>r«- ,i
e. Elizabêth (jumelle) ;i>, b. lendemain
f. Anoêteuiêi (jumelle), née " d 10, b, lendemain . mari
Pierre Dupuii, file de. feu Pierre et de défunte Anne Richard. Purent
déportée à lt V Angleterre, revinrent de l'exil en 1 7**7
à Si Jacques de I Aohigan, oh Ans t morte, le 24 juillet 178
g. Jotêph-Abeli né 29 août I7.">."5, l>. lend. : fui déporté à la N Angleterre, ob
marie'oivilement en 1762, à Marguerite Douoet, fille de
, mariage réhabilité à Bécanoourt ■ • pt. 176'
son retour de l'exil. Il se fixa i Bécancourt. Poirp. 12.
i. Amandf né 25 mais 1735, b. '_>:» juillet suivant] déporté à la N An oeil
marie civilement, en I7<w>, :i Marguerite Du fille de Claude et
de Marie Joseph Melaoson, mariage réhabilité à l'Assomption, k
juillet 1 7 < > 7 , au retour do l'exil. Il se fixa à Bt-Jaoq L'Aobigan.
I'"/Y ]>. 1 ■">.
j. AmaoUj né 28 oct. 1737, b. 30 nov. 1738 j déporté à la N. Angleterre i
marie civilement en à Louise Richard, fille de Jean
Bte et de Marguerite Robichaud, mariage réhabilité à L'Assomption, le
7 août 1774, au retour de l'exil. Il se fixa à St-Jacques de l'Achigan
où il est mort le 22 janvier 1795. Voii p. 13.
k. (u'rtrude, née 10 mai 1739, b. lendemain ;
1. Marguerite, née 10 mai 1741, b. lendemain;
m. Xatalic, née 7 fév. 1743, b. lendemain.
n. —
O. Germain, né 28 déc. 1749, b. 1er janvier 1750; déporté à la Nouvelle-Angle-
terre ; il se marie à St-Jacques de l'Achigan, le 10 juin 1776, à Ludivine
Elisabeth Belliveau, fille de Charles et de Ozite Dugas.
Voir p. 14.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À BEAUBASSIN.
Voir b CHARLES BOURGEOIS à MADELEINE CORMIER
p. 4. Mariés vers 1720, à Beaubassin.
Enfants :
a.
b.
c.
d.
e.
f. Claude, né vers 1735 ; marié vers 1764, à Marie Vigneau, fille de
Voir p. 14.
g-
h. Jean- Baptiste, né vers 1737 ; échappa à la déportation ; marié à Bécancourt le
17 fév. 1762, à Marie Elisabeth LePrince, fille de feu Honoré et de
Isabelle Forest. Mort à Bécancourt en 1765.
i.
I
1.
S ARCHIVES DU CANADA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À BEAUBASSIN.
Voir d PIERRE BOURGEOIS à MARIE CORMIER
p. 4. Mariés vers 1722', à Beaubassin.
Enfants :
a. Pierre, né vers 1723; marié vers 17-46, à Cécile Aucoin, fille de
b.
c
d.
e. Gilles, né vers 1731 ;
f. Baptiste, né vers 1733 ; marié au Port LaJoye, ile St-Jean, le 15 fév. 1757, à
Madeleine Bourg, fille de Joseph et de Anne Cormier.
g
h.
i. Joseph dit Calotte, né 1739 ; marié civilement à Pigiguit (Windsor) en 1764.
à Félicité Belliveau, fille de Pierre et de Jeanne Gaudet, mariage réha-
bilité par l'abbé Bailly, au même lieu, le 29 août 1768. Il est mort à
Memeramcouk, le 20 nov. 1833, laissant neuf enfants dont six garçons
qui firent souche à Memeramcouk. Joseph, l'un d'eux, né en 1779,
épousa Marie LeBlanc, fille de Simon et de Madeleine Richard, et
mourut à Memeramcouk le 5 mars 1814. De cette union naquirent
quatre filles et un garçon, nommé Simon. Celui-ci, né en 1801, épousa
le 8 janvier 1826, Anne Belliveau, fille de Jean et d'Isabelle Gaudet,
et mourut en 1895. Ce Simon est le grand père du Révd Père Philias
F. Bourgeois, C.S.C., de l'Université du collège St-Joseph, de Meme-
ramcouk.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À BEAUBASSIN.
Voir e HONORÉ BOURGEOIS à MARIE JEANNE RICHARD.
p. 4. Mariés le 23 juillet 1726, à Port Royal.
Enfants :
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À BEAUBASSIN.
*
Voir f MICHEL ROURGEOIS À: MARGUERITE GIROUARD.
p. 4. Mariés vers 1729.
Enfants :
a.
b.
c
QÊNÊ ILOOIÈ i T KOI 9
DOC. DE LA SESSION No 18
d. Mii-IkI, aé \<-i:, 1736 . mai \\ [ouche, l< 1 T ♦ . 1 ,
I [aohé, H Ile <!•• Jean et de Mai guérite l ■ •
QUATRIÈME QÉNÉB VI D
\ BEAUBA88I3
Voir h JACQUES BOURGEOIS a MARIE BOURG
p. 4. Mariés en à I leauba • lin.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
A BEAUBASSIN ET A MALPEC.
Voir b PAUL BOURGEOIS & MARIE JOSEPH BRUN,
p. 4. Mariés 17 nov. 1727, à Port Royal.
Enfants :
' a.
b.
c
d. Joseph, né vers 1734 ; marié à Ristigouche, le 5 nov. 1759, à Marie Girouard,
fille de Claude et de Madeleine Vincent, et veuve de
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À BEAUBASSIN.
Voir c CLAUDE BOURGEOIS & ANNE MARIE CORMIER.
p. 4, Mariés vers 1732, à Beaubassin.
Enfants :
a. Jean-Baptiste dit Berças, né vers 1733 ; marié vers 1758, à Marguerite Sire,
fille de
b.
c
d.
e.
t
H. Michel, né vers 1747 ; marié le 2 fév. 1773, à Laprairie, à Natalie Comeau,
fille de Jean-Bte et de Anne Bourgeois.
i. Pierre, né vers 1749; marié à Laprairie, le 2 août 1778, à Appoline Brosseau,
fille de feu Pierre et de Marie Anne Deneau.
j. Clément, né vers 1751 ; marié à St- Philippe, le 24 juillet 1780, à Agnès La-
noue, fille de Pierre et de LTrsule Brun.
10
ARCHIVAS DU CANADA
5-6 EDOUARD VI!, A. 190(
Voir f
P- *
Voir d
P5.
a
b
c
d
e
g
Voir e
p. 5.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
\ BEAUBAB8IN.
JEAN-BAPTISTE BOURGEOIS k ANNE BERNARD,
mariés vers L737, à Beaubassin.
Enfants :
a. Marie, née en 1738; inhumée à Québec, le 17 déc. 17
b- Marie-Anne, née 1740; mariée à Montréal, le 9 fév. L762, k Pierre Blache, fils
de Jean-François et de Elie Saquard, de St-Agrère, diocèse de Viviers.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL.
MICHEL BOURGEOIS k MARIE JOSEPH DUGAS,
mariés le 26 janvier 1739, à Port Royal.
Enfants :
Rosalie, née 22 fév. 1742, b. lendemain.
Marguerite, née et b. 23 oct. 1743.
Pétronne, née 16 déc. 1745, b. lend.
Joseph, né 15 janvier 1748, b. 22 même mois.
Marie, née 22 avril 1751, b. 26 même mois.
Anne, née et b. 16 mars 1753.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL.
SYLVAIN BOURGEOIS k ANNE COMEA.U,
mariés le 3 fév. 1749, à Port Royal.
Enfants :
a. Joseph, né 14 oct. 1749, b. lend.
b. Anne-Esther, née 30 janvier 1751, b. lend.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL.
Voir GUILLAUME BOURGEOIS k ANNE HÉBERT,
p. 5. mariés le 6 février 1741, à Port-Royal.
Enfants :
a. Marie- Modeste, née 27 nov. 1741, b. 14 mai 1742.
b. Félicité, née 9 janvier 1744, b. lend.
C. Théotiste, née 1746 ; mariée civilement à Boston, en 1764, à Jean Bte LaNoue,
fils de Pierre et de Anne Belliveau, mariage réhabilité à L'Assomption
le 15 nov. 1767, au retour de l'exil. Morte à St- Jacques de l'Achigan,
le 2 décembre 1814.
d- Joseph, né 31 mars 1748, b. 1er avril suivant.
9ÈXÊAL0QIJÛ WSà iC I D/J 11
DOC. DE LA SESSION No 18
©. Ji an, né ot i» S avril ! 7
f. Jaêph% né el i». l ! avril I »
•I \i RIÈME GÉNÉR \l [ON.
\ roi; i ROI \i.
Vni, b GRÉGOIRE BOURGEOIS a CATHERINE COMEAU,
p. 6 mariéa LO t"< \ rier L 749 à Port I loyal.
l'.M w
a
b- Joëêph, né 15 mai 1753, b. lend.j marié à St-Jacqw Lchigan, le
1777, à Marie Séraphique LeBlanc, fille de Jean-Simon et de M
Landry.
Voir p,
C. Marguerite, née et b. à Port Royal, en 1755; mariée i Nicolet, le 1er i
1774, à l-Y.in.ois IVécourt, (ils df feu François et de Thérèee Hub
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
\ BÉOANCOURT.
Voir g PEPIN BOURGEOIS <fe MARIE POIRIER,
p. 6. mariés le 4 fév. 1783, à Bécancourt.
Enfants :
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À ST-JACQUES-DE-L'ACHIGAN
Voir i TiMOTHÉE BOURGEOIS à ELIZABETH OUINIET,
p. G. mariés civilement, le 31 janvier 1759. à Boston.
Enfants :
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
A MEMERAMCOUK.
Voir c PIERRE-BEN JAM N BOURGEOIS & Ire femme,
p. 7. mariés.
Enfants :
12 ARCHIVES DU CAXADA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À MEMERAMCOUK.
Voir c PIERRE BENJAMIN BOURGEOIS à 2e femme,
p. 7. mariés.
Enfants :
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À MEMERAMCOUK.
Voir c PIERRE-BENJAMIN BOURGEOIS à 3e femme,
p. 7. mariés.
Enfants :
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À MEMERAMCOUK.
Voir c PIERRE BENJAMIN BOURGEOIS & ANNE LEBLANC,
p. 7. 4e femme,
mariés.
Enfants :
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À MEMERAMCOUK ET GRANDE-DIGUE.
Voir c PIERRE-BENJAMIN BOURGEOIS à ANNE THÉBEAU,
p. 7. 5e femme,
mariés.
Enfants :
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À BÉCANCOURT.
Voir g JOSEPH- ABEL BOURGEOIS & MARGUERITE DOUCET,
p. 7. mariés civilement en 1762, à la N. -Angleterre.
. IL0Q1M D
DOC. DE LA SESSION No 18
a. Jaan Baptiste, né 17< I "t. 1767, Agi* dfl 1
marié à B< cancourt, le *J7 oef 17 3, M i
Duchaiinc I * < • - * < J « 1er juillet 1793, à BéCAQCOUI
Voit p.
b. Mariê-Joêtphy née 1765, i». à Troii Uivirns !«• |s (). t ] 7 • » 7 , a ;/•'•<
c. Joseph^ né et l). t eept, I rroi Rivièn , où il fat inh. le 9 oct. 17
d. Mairie Marguerite^ q< •«• 1er mai 1771, 1). lend., A Troi R
e. /'/V/vv, m.' et b. 27 mari 1774, à Bëoanoourt.
f. Elizabôthi née et l). 20 lept. 177''. a Bécencourt.
Joseph, né .'50 sept. 177'.», t>. 1er < rroi Rivi
S
«
i.
k. Marte-Anne, née 19 mai l/vv, à "rois-Rivières.
QUATRIK.Mi: GÉNÉRATION.
\ ST-JACQUES DE L'ACHIGAN.
Voir i AMAND BOURGEOIS & MARGUERITE DUGAS,
p. 7. mariés civilement en 17GG, à la N.- Angleterre.
Enfants : ,
E- Marie-Anne, née et b. à L'Assomption le 22 sept. 17G7, où elle fut inhumée le
5 oct. suivant.
b. Marie-Joseph, née 27 oct. 1768, b. lend. à l'Assomption; mariée 25 oct. 1790,
à Pierre Dupuis, fils de Pierre et de Anne Agathe Thibodeau.
C- Abraham, né 24 août 1770, b. 28 sept, suivant «à l'Assomption ; marié le 3
mars 1794, à Marie- Angélique Breau, fille de feu Joseph et de Anastasie
Benoist.
d- Marie-Marguerite, née 25 août 1772, b. lend. k l'Assomption.
e. Claude, (jumeau) b. 16 mai 177 1 à l'Assomption; marié le 18 juin 1798, à
Isabelle Martin, tille de Charles-Benjamin et de Marie Thérèse
Robichaud. Moïse, issu de ce mariage, épousa Marie Anne Dugas, et
est le père de M. Méderic E. Bourgeois, de Tracadie, N.-B.
f. Marie- Angélique, (jumelle) b. 16 mai 1774, à L'Assomption,
g". Marie-Esther, née et b. 7 juillet 1776, à St-Jacques.
h. Jean- Baptiste, né et b. 29 mai 1778, à St-Jacques ; marié 2 fév. 1807 à Marie
Vénérende Poirier, fille de Hilaire et de Marie Angélique Dugas.
i. Joseph, né et b. 7 juin 1780, à St-Jacques.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À ST-JACQUES DE L'ACHIGAN.
Voir j AMABLE BOURGEOIS k LOUISE RICHARD,
p. 7. mariées.
Enfants :
14 A RCIIl l 'ES D U CA XA DA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
A STJACQUE9 DE L'ACHIGAN,
Voir o GERMAIN BOURG KOIS & LUDIVINE ELIS BELLIVEAU,
p. 7. mariés le 10 juin 1770, a S t- Jacques.
Enfants :
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
À MIQUELON, LAROCHELLE ET ST.-GRÉGOl RF.
Voir f CLAUDE BOURGEOIS & MARIE VIGNEAU,
p. 7. Mariés vers 1764.
a
b
d
Enfants :
Jean, né 1766 ; marié 9 oc t. 1797, à Marie Joseph Puirier.
Marie, née 1768; mariée 22 nov. 1790, à Joseph Richard.
*~ • • — — j — j ______ j_
C- Michel, ne 1770; mort célibataire, à .^t-Gré^oire
Charlotte, née 1772; mariée 17 fév. 1794, a Pierre Bergeron.
6. Victoire, née 1775 ; mariée à Benoit,
f. Jacques, né 1777; marié V 1er mars 1813, à Eléonore Vigneau; 2e 19 fév,
1816, à Madeleine Bourque.
g. Joseph, né 1779 ; marié 13 juillst 1807, à Madeleine Bergeron, fille de Charles
et de Marie- Joseph Le Blanc. C'est le grand père maternel de M. Louis
Philippe Hébert célèbre sculpteur.
QÊNÊ [L001Ë DÉS Ai i/'// a ET N01 1
DOC. DE LA SESSION No 18
FAMILLE LANOUE
PREMIÈRE QÉNÉB VI [ON.
\ POB r ROYAL.
PIERRE LANOUE, tonnelier, A JEANNE GAUTROT
né 1<>I7, m Fran née 1664, A Port Royal
Mariée en l 68 1 . à Port Royal.
ENFÀN i> :
a. ri')-r-\ né L682 : marié a Port Royal, le 21 nov. 17 fille
de L turent <'t »!»■ Marie Landry.
Voir j» 1 •"">.
DEUXIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL.
Voira PIERRE LANOUE à MARIE GRANGES
p. lô. Mariés le 21 nov. 1702 à Port-Royal.
Enfants :
a. Joseph, né oct. 1703, b. 18 nov. suivant; marié à Port- Royal, le 16 oct. 1725,
à Marguerite Belliveau, fille de Charles et de Marie Melanson, avec
dispense du 4e degré de parenté. Déporté avec sa famille, en 175
la Nouvelle-Angleterre, on le retrouve à Laprairie, près de Montréal,
au mois de septembre 1772. Il est mort à St Philippe, le 27 avril 1782.
Voir page 16.
b- Pierre, né 4 janvier 1706, b. 3 avril suivant ; marié 1° aux Mines, en 1730, à
Françoise Thibodeau, née 26 sept. 1708, fille de Pierre et d'Anne- Marie
Bourg; 2° à Port-Royal, le 4 nov. 1737, à Anne Belliveau, fille de
Charles et de Marie Melanson, avec dispense du 4e degré de parenté.
Déporté avec sa famille en décembre 1755, à la Nouvelle Angleterre, il
mourut subitement le 24 décembre 1772, à St-Jacques de l'Achigan, où
il s'était établi au retour de l'exil. Il était alors veuf.
Voir pages 16 et 17.
C. Chirles, né 4 février 1709, b. 31 mars suivant; marié à la Grand-Prée, le 12
juin 1729, à Marie Landry, fille de Charles et de Catherine Brossard,
de Port Royal.
Voir page 17.
d- René, né 2 décembre 1710, b. lendemain ; marié à la Grand-Prée le 8 janvier
1732, à Marguerite Richard, fille de Michel Richard dit Lafond et
d'Agnès Bourgeois, de Port-Royal. Il est mort à Port-Royal le 9 mai
1751.
Voir page 18.
e. Honoré, né le 24 décembre 1713, b. lendemain ; marié à Port Royal, le 7 février
1745, à Agnès Belliveau, fille de Charles et de Marie Melanson, avec
dispense du 4e degré de parenté. .
Voir page 18.
16 A RCIU I rE8 1) U C'A XA h A
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
f. Michel) né 7 février 1717, b. lendemain; marié à Port- Royal le 15 janvier
1712, a Marie Judith Belliveau, fille de Charles et de Marie Melanson,
avec dispense du 4" degré de parenté.
Voir page 1 8.
g. Marie, née et b. 26 janvier 1720 ; mariée à Port-Royal, le 15 janvier 1742, à
Jean Melanson, fils de Charles et d'Anne Bourg, avec dispense du 4e
degré de parenté. Inhumée à Québec, le 2 janvier 1758.
h. Anne, née 18 décembre 1722, b. lendemain.
TROISIÈME GÉNÉRATION.
A PORT-ROYAL.
Voir a JOSEPH LANOUE à MARGUERITE BELLIVEAU,
page 16. Mariés 16 octobre 1725, à Port-Royal.
Enfants :
a. Joseph, né 19 août 1726, le lendemain. Je le retrouve à Laprairie le 6 sept.
1772.
b- Charles, né 18 oct. 1728, b. 4 juin 1730 ; il fut déporté, à l'automne de 1755,
à la Nouvelle- Angleterre où il se maria civilement à Marie Breau, fi'le
de Pierre et de Marie Melanson, mariage rehabilité à Laprairie, le 6
sept. 1772, avec dispense du 3e degré de parenté.
Voir page 18.
C. Marguerite, née 15 avril 1731, b. 17 juin suivant; mariée civilement à la Nou-
velle-Angleterre, à Charles Oranger, fils de Claude et de Jeanne Guil-
beau, et veuf de Marguerite Belliveau, mariage rehabilité à Laprairie,
le 6 septembre 1772, avec dispense du 2 au 3e degré de parenté.
d- Pierre, né 30 août 1733, b. 6 sept, suivant; marié 1° en 1753, à Ursule Brun.
Ils furent déportés à la Nouvelle- Angleterre, et revenus de l'exil il se
fixèrent à St-Philippe, où Ursule Brun mourut le 10 juillet 1783 ; 2° à
St-Jacques de l'AchLan, le 28 juillet 1788, à Marie Hébert, veuve de
Françoise Landry.
Voir page 19.
e Michel Poney, né 2 avril Î736, b. lendemain ; il fut déporté à la Nouvelle- Angle-
terre, où il se maria civilement, le 26 janvier 1761, à Madelaine Brun,
mariage réhabilité à Laprairie, le 6 nov. 1774.
Voir page 19.
f. François, né 26 mars 1739, b. lendemain : il fut dépor.té à la Nouvelle- Angle-
terre, et je le retrouve à St-Philippe, le 16 février 1775.
g. Jean- Baptiste, né et b. 15 août 1743.
TROISIÈME GÉNÉRATION.
À PORT-ROYAL.
Voir b PIERRE LANOUE k FRANÇOISE THIBODEAU.
page 16. 1ère femme.
Mariés en 1730, aux Mines.
Enfants :
a. Natalie, née vers 1731 ; mariée à Port-Royal le 3 février 1749, à Joseph Brun,
fils de Jean et de feue Anne Gautrot, avec dispense du 3 au 4 de
parenté.
GÉNÉALOGIE DKê \GADIKN8 El V01 17
DOC. DE LA SESSION No 18
b. .h/"' Bmph i osi if , ip ■• ii 'I'- i A
le 21 teptembi •• 1778, à Pierre Trahai I de Marie Richard, d<
Philippe
TROISIÈME GÉNÉRATION,
\ PORT-ROYAL,
Voirb PIERRE LANOUE A ANNE BELLIVEAU.
p. 15. Gemme.
Mariés I.- 1 novembre I7."»7 à l'orl - 1 loyal.
l'.N i w i
a. Pierre (dit L<*guerre)} né le 21 auût 1738 ; marié civilement a la Nouvelle
Angleterre vers 1764, à Marie Joseph Dugas, fille de Louii el <1" Marie
Joseph Qirouard, mariage réhabilite à L'Assomption le 22 sept. 1 7 * » 7 .
Voir page 20.
b. Jecut-Baptiste, né et b. 18 mai 1740 ; marié civilement à la Nouvel!*
terre vers 176-1, à Marie Théotiste Bourgeois, fille de Guillaume >
Anne Hébert, mariage rehabilité à L'Assomption, le 15 nov. 1767.
Voir page 20.
C- Benjamin, né et le octobre 1742.
d. Marie-Geneviève, née mariée
à Jean- Baptiste Sincennes.
6. Joseph, né 23 sept. 1747, b. lendemain.
f. Marguerite, née et b. 6 mai 1750; marié civilement à la Nouvelle-Angleterre,
9 a Marie Granger, fils de Joseph et de Marie Joseph Robichaud, mariage
réhabilité à L'Assomption le 1er nov. 1772, avec dispense du 3 au 4 de
parenté.
TROISIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL.
Voire CHARLES LANOUE & MARIE LANDRY.
page 15. Mariés le 12 juin 1729, à la Grand Prée.
Enfants :
a. Marie- Joseph, née 9 mars 1730, b. 30 avril suivant; marié le 5 février 1748,
à Jean Bte Thibodeau, fils de Michel et de Agnès Dugas.
b. Joseph, né 17 nov. 1731, b. lendemain.
d. Charles, né 23 mars 1734, b. 28 avril suivant.
e. Marguerite, née 29 juillet, 1736, b. 26 décembre suivant; marié à Port-Royal,
le 21 juin 1752, à Benjamin Thibodeau, fils de Michel et d'Agnès Dugas.
f. François, né 16 février 1738, b. 19 même mois,
g. Rosalie, née 15 nov. 1739, b. lendemain.
11. Elisabeth, née 16 janvier 1742, b. 20 du même mois.
i. Joseph, né et b. 19 mars 1744.
j. Marie-Esther, née 20 janvier 1747, b. 11 mars suivant.
k. Claire- Modeste, née 1er janvier 1749, b. lendemain.
1. Jean-Cyrille, né 3 nov. 1751, b. 5 même mois.
18—356
18 A RCHl VES DU CA XA DA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
TROISIÈME GÉNÉRATION.
\ PORT ROYAL.
Voir d RENÉ LANOUE k MARGUERITE RICHARD.
page 15. mariés le 8 janvier 1732, à la Grand Prée.
Enfants :
a. Joseph, né 2 fév. 1734, b. 28 avril suivant;
b. Arnaud, né 5 octobre 1736, b. 24 mai 1737; marié apparemment en exil a
Marie Melanson, fille de Ambroise et de Marguerite Comeau. Je le
trouve en juillet 1768, à Windsor, (l'ancien Pigiguit des Acadiens), et
de là il va s'établir aux Grosses Coques, à la baie Ste. Marie, comté de
Digby, N. Ecosse, où il est mort le 22 juillet 1815.
Voir page 20.
C- Jean Baptiste, né 23 oct. 1738, b. lendemain.
d. Grégoire, né 1er nov. 1741, b. 14 avril 1742. Il fut déporté à la Caroline.
e. Pierre, né et b. 3 avril 1744 ; revenu de l'exil, il se fixa à Liveipool, Nouvelle-
Ecosse, où il épousa Mary Doane. Plusieurs années plustard il alla
s'établir avec sa famille aux Grosses Coques, à côté de son frère Amand.
Sa femme qui était protestante se fit catholique, à la baie Ste-Marie, le
9 février 1800, "âgée d'environ cinquante ans" dit le registre.
Voir page 21.
f. Basile, né 13 nov. 1746, b. lendemain. Il fut déporté à la Caroline du Sud,
où il était encore le 23 juillet 1793.
g. François, né 18 avril 1750, b. lendemain :
TROISIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL.
Voir e HONORÉ LANOUE AGNÈS BELLIVEAU
page 15. Mariés le 7 février 1745 à Port-Royal.
Enfants :
a. Honoré, né et b. 15 juin 1746, et mort le lendemain.
b. Joseph, né 15 mars 1748, b. lendemain.
TROISIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL.
Voir f MICHEL LANOUE à MARIE JUDITH BELLIVEAU.
page 16. Mariés le 15 janvier 1742, à Port-Royal.
Enfants :
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À LA NOUVELLE ANGLETERRE, À LAPRAIRIE ET À ST PHILIPPE.
Voir b CHARLES LANOUE & MARIE JOSEPH BREAU.
page 16 . Mariés civilement à la Nouvelle-Angleterre.
QÊNÊ i / OOIE DÈS U ' IDI1 \ I / . / N0T1 19
DOC. DE LA SESSION No 18
Uni \s i
a. Cnorlêêf
b- .Uttn/nsrif, , mr I7»'»7, I). i L:i| >l i 1 1 i« . i'
.< Si Philippe, le I, •■■ .Joseph l'oudrnt, Alt de ( ii.ul»-iet
de Marguerite Oloatre Témoins du côte de l'épo i Chai
son père, ( Iharle* I eNoue, ioo fn n
c Mniu\ Qêe 1770, l>. à Laprairii >û( I77'_\ "
d
e
f. Jmn, né qov, 1 777, décédé 9 décembre uivant, mainea*11
g. Fnnirois, né 13 mai 1769, b. à Sf Philippe, le lendemain.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À PORT-ROYAL ET A BT PHILIPPE P.Q
Voir d PIERRE LANOUE à URSULE BRUN.
page L6« Mariés vers 1753, en
Enfants :
a- Marie- Félicité, née 20 oct. 1754, baptisée à Port-Royal, le 21 janvier 1755 :
mariée civilement à la Nouvelle Angleterre le 20 juin 1773, à Charles
(ï ranger, fils de Charles et de Marguerite Beiliveau, mariage réhabilité
à St-Philippe, le 16 février 1775, avec dispense du 3 au 4 de parenté.
b- Agnès, née à la Nouvelle- Angleterre ; mariée à St-Philippe le 25 juillet 17"
Clément Bourgeois, fils de Claude et de Anne Cormier.
Témoins au mariage du côté de l'épouse : Pierre LaNoue, son père,
Jean LaNoue, son frère, Olivier Hébert, son beau-frère.
C- Jean,
d- Félicité, née 1759, à la Nouvelle- Angleterre, b. à Laprairie, le 25 juin 1775,
"Agée de 16 ans." ; mariée le 5 février 1776, Paul-Olivier Hébert, fils
de Charles et d'Ursule Forest.
e. Anne, née en 1761, à la Nouvelle-Angleterre, b. à Laprairie, le 25 juin 177".
"âgée de 14 ans."
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À NOUVELLE-ANGLETERRE ET À ST-PHILIPPE.
Voir e MICHEL LANOUE à MADELEINE BRUN.
page 16. Mariés civilement à la Nouvelle- Angleterre le 26 janvier 1761.
Enfants :
a. Marie, née 1762, à la Nouvelle- Angleterre ; mariée à St Philippe, le 3 juillet
1780, à Mathurin Boudrot, fils de Charles et de Madeleine Cloatre, de
Laprairie.
b. Marguerite, née 1764, à la N. Angleterre ; mariée à St Philippe le 19 fév. 1781,
à Joseph Vincester Cloatre, fils de Dominique et de Marguerite Boudrot,
et décédée â St Philippe le 3 avril 1784.
C. Michel, né à la N. Angleterre, en 1766.
18— Sbhb
20 1 B CI1I J 'ES 1) U CA NA DA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À LA N. ANGLETERRE, A L'ASSOMPTION, P. Q. ET À
ST-JACQUES DE L'ACHIOAN.
Voir a PIERRE LANOUE & MARIE JOSEPH DUGAS
page 17. mariés civilement à la N. Angleterre vers 1701.
Enfants :
a- Marie-Joseph, née vers le mois avril 1765, à " Canaticotte " (Connecticut) b. à
L'Assomption, 20 sept. 1767, " âgée de 2 ans et demi "; mariée à St-
. Jacques le 22 nov. 1784, à Isaac Robichaud, fils de Dominique et de
Marguerite Forest, avec dispense du 4e degré.
b- Joseph, né et b. à L'Assomption, 9 janvier 1768: marié à St-Jacques, le 1er
octobre 1798, à Anne Etther Mirault, fille de Charles et d'Isabelle
Robichaud.
C. Marguerite, née 11 sept. 1771, b. à L'Assomption le lendemain; mariée à
Jacques le 4 fév. 1793 à Amable Poney Melanson, veuf de Marie Richard,
avec dispense du 4e degré.
d. Elïzabetk, née 6 oct. 1774, b. lendemain, à St-Jacques
e. Marie-Anne, née et b. le 24 octobre 1777, à St-Jacques ; mariée le 7 nov. 1796,
à Jean-Bte Mireault, fils de Jean-Bte et de Marie Martin.
f. Pierre, né 9 août 1780, b. lendemain.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À LA N. ANGLETERRE, À L'ASSOMPTION ET À ST-JACQUES.
Voir b JEAN-BAPTISTE LANOUE & THÉOTISTE BOURGEOIS,
page 17. mariés civilement vers 1764, à la N. Angleterre.
Enfants :
a. Jean- Baptiste, né en octobre 1765, à Connecticut, b. à L'Assomption, le 20
sept. 1767, "âgé de 23 mois"; marié à St-Jacques le 22 fév. 1794, à
Cécile LeBlanc, fille de Joseph et de Marie-Madeleine Dugas, avec dis-
pense du 4e degré de parenté.
b- Pierre, né 19 août 1767, b. lendemain à L'Assomption; marié à St-Jacques le
3 mars 1794, à Suzanne Breau, fille de Jean et de Suzanne Dupuis.
C. Marie-Marguerite, née 20 juillet 1769, b. lendemain, et inhumée à L'Assomp-
tion, le 8 mai 1770.
d- Joseph, né et b. 16 mai 1771, à L'Assomption;
©. Marie- Marguerite, née 27 avril 1773, b, 29 du même mois, à L'Assomption,
f. Anne- Véronique, née et b. 25 juin 1774, et inhumée à St-Jacques, le 26 août
1787.
g. Anne-Séraphine, née et b. 20 juin 1776 à St-Jacques, mariée le 16 juillet 1798,
à Pierre Terriot, fils de Honoré et de Marie Fouquet.
i. Marie, née et b. 1er avril 1778, à St-Jacques ;
j. Guillaume- Benjamin, né 28 mars 1780, b. lendemain ; *
1. Anne-Rachelle, née 21 avril 1781, b. lendemain.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
AUX GROSSES COQUES.
Voir b ARMAND LANOUE à MARIE MELANSON.
page 18. Mariés vers 1762.
.y/ [L001B DEà II i 01 \ 21
DOC. DE LA SESSION No 18
a. Marié- Afad>'l ni n<\ mV ... i i ,■•;.;, i, , Windsor, v^ E . le I- juillet M
mariée en i • '" '-pli ^mirault, til il«* -!.-*« ■ # ■!••■■ »-\ <j Belli-
\ eau.
t). i/aan Baptiste) n< vers 1 T * > * » . in<>rl il;»- d'environ 1 I un
fo. s,-/iu/(tsfit/n>- (dite CoteUâ\ née vers 1768 . mariée ei
dit Dtudley,
c. Marguéritex uée 21 fév, I77>». l>. I B oot. 1771 ; mariée civilement eu
Charles David Comeau, file de Fran ois el de I Le Blanc, i
réhabilité le 28 août L 799, aveo dispense du V degré de p
d. Anaitaiiêi uée 28 avril 1771, b. L 5 octobre suivant mariée civilement 24 nov.
1798, a Frédéric (dit Tikine) Belliveau, ftls de Frédéric «-t de Bdadeleine
LeBlanc, mariage réhabilité le 20 août 1799, avec dispense du 1 d<
de parent
©. Anne) uée vers L776; mariée civilement en 17'.,,.,1 à Anselme Belliveau, fils de
Frédéric «'t de Madeleine LeBlanc, mariage réhabilité le
avec dispense du 1 degfl
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À LIVERPOOL, N.-E., ET AUX GROSSES COQUES.
Voir e PIERRE LANOUE à MARY DOANE
page 18. Mariés vers .i Liverpool, N.-E.
Enfants :
a. Mary, née ; mariée en à Aquila Enslow.
b. Marguerite, née ;
22 ARCHI] TKS I) U C'A .Y A D . 1
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
FAMILLE BELLIVEAU
PREMIÈRE GÉNÉRATION.
À PORT ROï'AL.
ANTOINE BELLIVEAU k ANDRÉE GOUItf,
né 1621, mariés vers 1650.
Enfants :
a. Jean- Antoine, né 1652 ; marié 1° en 1671, à Jeanne Bourg, née 1653, fille de
Antoine et de Antoinette Landry : 2° en 1702 ou 1703, à Cécile
Melanson, née en 1670, fille de Charles et de Marie Dugas, et veuve de
Abraham Boudrot. Ce Jean- Antoine Belliveau, émigra en 1715, au
Port Toulouse, Isle Royale, d'où il alla en 1728, à Tracadie, Ile St-
Jean, où il est mort à un âge très avancé. Les enfants issus de son
premier mariage restèrent à Port-Royal.
Voir pages 22 et 27.
b. Madeleine, née 1654 ; mariée à un Chiasson dit La vallée, de Beaubassin.
C. Marguerite, née ; mariée en 1673, à Germain Bourgeois, né 1650, fils de
Jacques et de Jeanne Trahan.
DEUXIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL.
Voir a JEAN- ANTOINE BELLIVEAU à JEANNE BOURG,
page 22. mariés en 1671.
Enfants :
a. Jeanne, née 1672 ;
b. Jean-Charles, né 1674 (connu sous le nom de Jean Belliveau, le jeune) ; marié
en 1696, à Madeleine Melanson, née 1679, fille de Charles et de Marie
Dugas ; mort à Port-Royal.
Voir page 22.
C. Madeleine, née 1676 ; mariée en 1693, à François Boudrot, né 1666, fils de
Michel et de Michelle Aucoin.
d. Charles, né 1678 ; marié en 1699, à Marie Melanson, née 1681, fille de Charles
et de Marie Dugas.
Voir page 23.
6- Antoine, né 1679 ; marié 1° en ; 2° en 1702, à
Marie Terriot, née 1679, fille de Claude et de Marie Gautrot. Il est
mort à Port-Royal, le 1er sept. 1740.
Voir pages 23 et 24.
TROISIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL.
Voir b JEAN BELLIVEAU, le jeune, à MADELEINE MELANSON,
page 22. mariés en 1696.
Q&m [LOQIB DE \ WA D1BH ? MT NOÎ H
DOC. DE LA SESSION No 18
I . ■ i \ \ i
a. Chorlâêi né 1697 . marié i la Qrand Pi I nov, 1717. i Marguerite Orao
ger, née 1698, Aile de Ren< et de VI II fui inhuE
Québec, le jani iei
1 1 .
b. ifcan, ué 1699 . mari 19 nov, IZ30 h M uidet, fille <1<- I
iimi et de Ji urne Terriot, il ee< nu ou ses
descendant i sont I rèa nombreux.
Voit page 2 i ,
C. /.>i// is, ne 1700 . mort ni I) i
d. Mur'ir Madelt i m-, née 1 août L70d ; mariée 21 janvier 17'_'.'), A Pran I
dry, lil de Pierre et de feue Madeleine Robichaud.
e. Pierre (dit Ptau), l>. i août L706 . marié 12 janvier 17 ne Gau<
fille de Bernard et de Jeanne Terriot. [1 est mort i Memeramconl
ses descendants sont très nombreux.
Voir page 26,
TROISIÈME GÉNÉRATION.
À PORT aOYAL.
Voir d CHARLES BELLIVEAU & MARIE MELANSON
page 22. Mariés, 1G99.
Enfants :
a. Marie, née 1700; marié 26 nov. 1720, à Pierre Gaudet, fils de Bernard et de
Jeanne Terriot.
b- Charles, né 1702; marié 16 oct. 1725 à Agnès Gaudet, fille de Bernard et de
Jeanne Gaudet. Voir page 53.
C. Marguerite, née, 30 déc. 1704 ; marié 16 oct. 1725, à Joseph Lanoue, fille de
Pierre et de Marguerite Grançer.
d- Deux bessons, nés 23 août 1707 et décédés le 25 du même mois.
e. Madeleine, née 14 oct. 1708.
f. Piéride, né 31 août 1711, et décédé 19 oct. 1733.
g. François, né 17 nov. 1714; marié 15 janv. 17 42, à Marie-Joseph Blanchard,
fille de Charles et de Madeleine Girouard. Voir page 26.
h. Anne, née 3 juin 1717 ; mariée 4 nov. 1735 à Pierre Lanoue, frère du précé-
dent, et décédée 28 fév. 1752.
i. Marie-Joseph, née, 5 mars 1719 (a).
j. Marie-Judith, née 28 juillet 1721 ; mariée 15 janvier 1742, à Michel Lanoue,
frère des précédents.
k. Cécile, née 29 août 1723.
1. Agnès, née 28 déc. 1725; mariée 1er fév. 1745, à Honoré Lanoue, frère des
précédents.
TROISIÈME GÉNÉRATION.
A PORT ROYAL.
Voir e ANTO NE BELLIVEAU & 1ère femme.
page 22. Mariés en 1700.
Enfant :
a. Joseph, né 1701 ; il émigra à Beaubassin, où il épousa 1° Marie Gaudet,
2° Marie Bourg. Ses descendants sont très nombreux en le district
des Trois-Rivières . Voir pages 47 et 48.
(«) C'est peut-être celle connue sous le prénom de Madeleine qu'on trouve au Port Toulouse, mariée
1° à Jean Fougère, 2° à Claude Dugas.
24 ARCHIVES DO CANADA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
TROISIÈME GÉNÉRATION.
A PORT ROYAL.
Voir e ANTOINE BELLIVEAU à MARIE TERRIOT, 2e femme,
page 22. Mariés en 1702.
Km an ts :
a. Marie, née 30 avril 1703 ; mariée à François Bour^, de Beaubassin.
b. Charles, né 4 nov. 1705, b. lend.; marié 14 octobre 1732, à Anne Dugas, fille
de Claude et de Marguerite Bourg. Voir page 26.
C. Marie- Anne- Madeleine, née 18 avril 1708; mariée 25 janvier 1734, à Pierre
Granger, fille de Claude et de Jeanne Guilbeau.
d . Jean-Baptiste, né 12 mai 1710 et décédé 3 août suivant.
G. "-Jean- Baptiste, né 3 nov. 1713; marié 23 janvier 1741, à Marguerite Melanson,
fille de Jean et de Marguerite St. Sceine. Mort le 5 juillet 1786, et
inhumé le lendemain à Nicolet. Voir page 49.
f. Paul, né 30 mars 1717 ; mort célibataire, le 11 juin 1793 et inhumé le lende-
main à Nicolet.
g, Anoryme, inhumé 6 mars 1720, âgé de 8 jours.
n. Madeleine, née 27 juillet 1722; mariée à Nicolet, 18 août 1783, à François
Bourg, veuf de Marie Prince. Décédée 16 juin 1801.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL.
Voir a CHARLES BELLIVEAU à MARGUERITE GRANGER.
p. 23. Mariés 3 nov. 1717.
Enfants .
a. Marguerite, née 9 nov. 1718, et décédée 17 janvier 1724.
b. Marie-Joseph, née 26 janvier 1721 ; mariée 1er mars 1745, à Pierre Pellerin,
fils de Bernard et de Marguerite Gaudet.
C. Anne, née 20 mars 1723 ; mariée 6 fév. 1742, à Claude Landry, fils de Claude
et de Marie Babineau.
d. Madeleine, née 14 juin 1725.
6. Anonyme, né 26 avril 1727, décédé lend.
f. Marguerite, née 15 nov. 1729 ;
g. Charles, né 12 oct. 1731 ; marié 20 janvier 1755, à Osithe Dugas, fille de
Claude et de Marie Joseph Melanson. Il est mort à St. -Jacques de
l'Achigan, le 10 août 1796.
Voir page 51.
h. Pierre, né 16 mai 1734 ; marié vers 1760, à Anne Girouard, fille de Joseph
et d'Anne Doucet. Mort à Memeramcouk, le 16 février 1820.
Voir page. 46.
i. Cécile, née 4 août 1737.
j. Modeste, née 8 mai 1739.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
A PORT ROYAL ET LA BAIE STE. MARIE.
Voir b JEAN BELLIVEAU & MARIE MADELEINE GAUDET
p. 23. Mariés 13 nov. 1730.
i/o,,// 0JB6 II i /'/ /' N01 ■
DOC. DE LA SESSION No 18
\N I
a. Jean, h- 2 ' spt 1 78 1
b. Poncyt né I l *> ril i 78 I
C. rnrr>\ né I 8 a\ i il l 7 :'
d. Joêeph-Jaoquêêi né 24 juin 1788 . marié civilement,
Marguerite Etabichand, fille de Dominiq il de Mai
Mort, .i l'Anie des Belliveaa, baie Ste x'
Voir page
e. Anaêtaiùt née L3 déc 1739 ; mariée • Ri tigouche, le 12 juin 17
rator ( Joraeau, fi] de Franco! et de Mai ie I
Ste, Marie.
f. Frédéric dit Soudic, né 24 Juin 1742; marié civilement en
Modeste Madeleine LeBlanc, Bile de Charles et de Madeleine Giron
Mort à l'Anse-des Belliveaa, le 17 man Ifi
Voir page
g. Marie, née 26 sept L744 : mariée à Bilarion-Chai iot, fil
de Madeleine Bourg. Morte à L'Ai Bellivean.
h. Charles-Marin, né 1 ' juillet 1717 ; marié 20 oct. 1771, à Madeleine LeBlanc,
tille de Pierre et «le Madeleine Babin. Morl à L'A B ellr
Voir page 29.
i. Maraueritê-Praxède, née 16 sept. 1749 j mariée l en 17 Pierre LeBlanc,
fils de Charles et de Madeleine Girouard. 2e 3 juin 1799, à Denis
Doucet, veuf de Marie Walsh.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
1 PORT ROYAL ET À MEMERAMCOUK.
Voir e PIERRE BELLIVEAU dit PI AU à JEANNE GAUDET
p. 23. Mariés le 12 janvier 1728.
Enfants :
a. Marguerite, née 11 déc. 1728, b. 10 janvier 1729 ; marié le 5 février, à Charle
Granger, fils de Claude et de Jeanne Guilbeau, avec disp. du 3e degré'
b. Jeanne [dite Touchenette] née 1er avril 1731, b. 1er juillet suiv. ; mariée 1°
; 2° vers à Joseph Girouard, dit
Bistait, veuf de Anne Doucet. Elle est morte à Bouctouche, le 1 1 nov.
1816.
C. Marie-Madeleine, née 20 avril 1734, b. lend. ; mariée en 1755, à Jacques Ami-
rault, né le 17 juin 1732, fils de Jacques et de Jeanne Laure. Morte a
la Butte des Amirault, comté de Yarmouth, N. Ecosse.
d. Théotiste, née 25 oct. 1736, b. 16 mai 1737 ; mariée vers à Charlitte
LeBlanc (dit Lefort), né 12 oct. 1734, fils de Paul et de Marie- Joseph
Richard. Morte à Memeramcouk.
6. Agnès, née en 1739 ; mariée en , à Joseph LeBlanc, fils de Paul et de
Marie Joseph Richard. Elle est morte à Memeramcouk, le 17 janvier
1820, " âgée d'environ 80 ans."
f. Rosalie, née 22 avril 1742, b. lend. : mariée vers à Bonaventure
LeBlanc, né le 29 juin 1738, fils de Paul et de Marie-Joseph Richard.
Elle est morte à Memeramcouk, avant 1807.
g" Félicité, née et b. 11 août 1744 ; marié civilement en à Joseph Bourgeois
(dit Calotte) fils de Pierre et de Marie Cormier, mariage révalidé à
Windsor, le 29 août 1768, par l'abbé Bailly. Elle est morte à Meme-
ramcouk, le 10 mai 1827.
26 ARCHIVES DU CANADA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
h. Joseph dit Joêpiau, né et l». 18 déc. 1747; mari»'- l'en a Marie-Joseph
Gaudet, née 2 janvier 1754, fille de Jean-Bte dit Varouél et de Anne
Bastaroche. 2 a Marie I>uj»uis, fille de Cyprien et
de Françoise Préjean. Décédé à M'-mcramcouk, le 1er nov. 1840, âgé
de près de (| 3 ans.
Voir pages 43 et 44.
i. LucUvine, née 23 mai 1751, b. le 27, même mois ; mariée 1" à Etienne Thé-
beau. 2° à Dominique à Pierre Babineau, du village de Kichibouctou.
j. Anne-Marguerite, née vers 1755 ; mariée 1° à
2° à Charles-Amand Babin, veuf de Céleste Babin.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL ET À PUBNICO.
CHARLES BELLIVEAU à AGNÈS GAUDET
Mariés 16 oct. 1725.
Eneants :
a- Marie-Madeleine, née 17 nov. 1726 ; mariée 13 fév. 1752, à Etienne Robichaud,
fils de Joseph et de Marie Forest. Décédée à la Pointeaux-Trembles,
Montréal, 29 janvier 1770.
b. Charles, né 22 fév. 1729 ; marié 20 janvier 1755, à Marguerite Bartarache,
fille de feu Pierre et de défunte Marg. Forest ; mort à Pubnico.
Voir page.
C. Michel, né 1er sept. 1731, mort célibataire à Pubnico.
d. Pierre, né 24 sept. 1734.
6- Isidore, né 12 fév. 1737.
f. Agnès, née 17 oct. 1739 ; mariée à Joseph d'Entremont, fils de
feu Jacques" et de Marguerite Amirault. Morte à Pubnico.
g Nathalie, née 11 janvier 1739 ;
* h. Isabelle- Modeste, née 4 janvier 1748; mariée en à Paul d'Entremont
frère du précédent. Elle est morte à Pubnico.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL.
Voir g FRANÇOIS BELLIVEAU à MARIE JOSEPH BLANCHARD,
p. 23. mariés 15 janvier 1742.
Enfants :
a. Anne, née 4 nov. 1742.
b- Marguerite, née 24 mars 1745.
C. Marguerite, née 17 avril 1748.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL.
Voirb CHARLES BELLIVEAU & ANNE DUGAS
p. 24. mariés 14 oct'. 1732.
Enfants :
a. Joseph, né 29 nov. 1733; marié en Nouvelle-Angleterre, civilement, 18 nov.
1762, à Félicité LeBlanc, veuve de Charles Richard, et fille de Joseph
et de Marguerite Bourgeois. Il est mort à Maskinongé, où il fut
inhumé 15 nov. 1802. Voir page.
OÊNÊALOOIM DES \CADl / V03 27
DOC. DE LA SESSION No 18
b. Marù Josephte, m'-r 6 <»ct. I -
c. Madeleine, née 23 h- 1781 déo< lillef 1 !
d. ( 'harlt $, m- l<» j;in\ iei I740i
e. François, n< 2< I js nvier 17 1 2.
f. Jean Baptiste, ai "' l juillet 1 7 I I.
MargueriU . née 15 nov, 1 ] i 0,
.1 r»n< , un' 30 "<•' . l 750 . m. h i( e i Qu • ■ I I
enfant en anglais Gtaodohild, anglai • ■■ d, fili de Thon
àbeth Goodchild. 101 1 « • fui inhuo le 30 mari 179
l
QUATRIÈME GENERATION.
\ PORT ROYAL ET A NICOLET,
Voir e JEAN BTE BELLIVEAU A MARGUERITE MELANSON
p, 2 l. mariés 23 janvier 17 11.
ËNl LNT8
a. Joseph, né 9 déo. L741. #
b. Charles, né -0 mai 17 11.
C. David, né en 17-46.
d- Pierre, né 25 mars 17 lv.
e. Marguerite! née 22 avril 1750.
f. Jean, né.
g. François, né à la N. Angleterre, 17 oct. 1758 ; b. à Bécancourt, 3 avril 1768 ;
marié.
h. Marie-Madeleine^ née à la N. Angleterre, 27 mars 1762, b. à Québec, le 27
mars 1767.
DEUXIÈME GÉNÉRATION.
À PORT ROYAL ET À TRACADIE, ILE ST-JEAN.
Voir a JEAN BELLIVEAU & CÉCILE MELANSON,
p. 22. né 1652 2e femme.
mariés vers 1703.
Enfants :
a. Marie-Judith, né 21 déc. 1704 à Port-Royal ; mariée vers 1724, à Claude Bou-
drot, fils de Michel et de Anne Cormier. Ce ménage s'établit au Port-
Toulouze, Ile Royale.
b. Louis, né à Port-Royal, le 4 mai 1708; marié à Tracadie, Ile St-Jean, le 20
juin 1735, à Louise Haché, fille de Michel et de Anne Cormier.
TROISIÈME GÉNÉRATION.
À TRACADIE, ILE ST-JEAN.
Voir b LOUIS BELLIVEAU & LOUISE HACHÉ
p. 27. (mariés 20 juin 1735)
Enfants :
a. Jean-Baptiste, baptisé 14 nov. 1736.
b. Louise- Félicité, née 22 fév. 1738, b. 6 mars suiv ; mariée en 1762, à Michel
Doucet. Morte à Rustico, Ile du Prince-Edouard.
ARCHIVES itu CANADA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
C. Anne, née 26 mai 1740, b, 26 juin suiv., mariée à Paul Gautrot. Elle est
morte à Memeramcouk, le 1") janvier 1 v
d. " Joseph, né 2 juin 174 2, b. 10 août suiv.
e. Athuiiase, nt: 17 16.
f. Marie, baptisée 20 oct. 1749, "âgée de deux mois." mariée vers 1774, à Fran-
çois Buote, né 1740, et morte à Rustico.
g Marie- Madeleine, née 1752 ; mariée vers 1775, à François Testa r.'i dit Paris.
Rosalie, née 1757 ; mariée vers 1783, à Pierre Leclair, et morte à Rustico.
i. Pierre, né 1759.
LES BELLIVEAU DE LA BAIE STE MARIE, NOUVELLE-
ECOSSE.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
A L'ANSE-DES-BELLIVEAU.
Voir d JOSEPH-JACQUES BELLIVEAU & MARGUERITE ROBICHAUD.
p. 25.
Enfants :
a. Marie, née en 1772, jumelle ; mariée en 1794, à Joachin Maillet, fils d'Antoine
Salomon Maillet et de Marguerite Blanchard.
b. Anne, née en 1772, jumelle ; mariée en 1795 à Pierre Guedry, fils d'Augustin
Guedry et de Marie Johnson.
C. Charles dit Morpain, né en 1774, marié 1° en 1799, à Rosalie Comeau, fille de
François à Maza Comeau et de Félicité LeBlanc. 2° en 1813, à Théo-
tiste Doucet/ fille d'Amable Doucet et de Marie Doucet et de Marie
Gaudet. Il s'établit à l'Anse des Belliveau. Voir pages 29 et 30.
d. Marguerite, née 1778, mariée en 1799 à Joseph-Tranquille Maillet, fils de
Antoine-Salomon-Maillet et de Marguerite Blanchard.
e. Jean dit Mouna, né en 1780, marié en 1806, à Marguerite Amirault, fille de
Basile Amirault et de Marguerite Doucet. Il s'établit à l'Anse-des-
Belliveau. Voir page 30.
f. Rosalie, née 1790, mariée en 1812 à Isaac Robichaud, fils de Pierre Robichaud
et de Madeleine Surette.
g". Anastasie, née 1792, mariée en 1815, au capitaine Anselme LeBlanc, veuf de
Anne Gaudet, et fils de Charles LeBlanc et d'Anne Melanson.
h. Marie-Madeleine, née 1794, mariée en 1813, à François Doucet, fils de Joseph
Doucet et de Marie Dugas.
i. Théotiste, née en 1797, mariée en 1815 à Pierre Comeau, fils de Jean-Chrysos-
tome Comeau et de Suzanne LeBlanc.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
A L'ANSE-DES-BELLIVEACJ.
Voir f FRÉDLRIC dit SOUDIC BELLIVEAU k MARIE MADELEINE
page 25. LEBLANC.
Enfants :
a. Frédéric dit Tikine, né 13 septembre 1769 ; marié en 1793, à Anastasie
LaNoue, fille de Amand Lanoue et de Marie Melanson. Il s'établit à
la Pointe de l'Eglise. Voir page 31.
<./ xi m <>,,//: i>i- II i <</ H
DOC. DE LA SESSION No 1b
b. Mnin Scholoêtique, née 16 août 1771 marieN an 1700 i ( barl< ^ ! « • J - l r i on, fila
(1 A 1 1 1 ; 1 1 1< I Melanson et «I Anne LeBlam
q. iiadeleim , née en 1778 \ mariée en 179^ à Jo eph Melanaondil le Vv
nu de Pierre ^.mbroiae Melanaon el d Anne Sdelan on.
c. Scholastique, née 17/1 mariée en l- '' i J<»sr|>li l>u In-i,
I iin.i.'ii. ri ,!,• \i. u |e Elobtobaud.
f. Hélène, née 1780; mariée en 1801 ■•• Olivier Douoel i capitaine r
l ><>ii.ti e( de Mai gu< rite I «blanc.
g. Joseph, né 1783; marié en 1801, à Roealie Du i fille de Joeoph I
et de Marie Robiohaud. Il l'établit a I A liveau i
de lign
d Anêelmê, né 1776 : marié en 1799, • A.nne Lanoue, filled'Amand La
Marie Melanson, Il s'établit aux Grosses Coque . Voir page 31.
h- Fr<nirois, né L 786 ; marié en 1811, i Marguerite Gaudet, Bile de I î • 1 1 - Poney
Gaudet e1 de Félicité Comeau. Il s'établil à I A.nse-dea Belliveau.
Voit page 32.
i. Suzanm Adélaïde, née en 1790; mariée en 1811, à Joseph LeBlanc, Aie de
Charles LeBlanc et de Marie Melanson.
]. Monique, née 171.»."), mariée en lsl<», à Augustin LeBlanc, fils de Cha
LeBlanc et de Marie Melanson.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
1 L'ANSE-DES-BELLIVEAU.
CHARLES-MARIN BELLIVEAU & MADELEINE LEBLANC.
Enfants :
a. Marie, née 30 avril 1775 ; mariée en . . . . , à Joseph Gaudet dit Latouze, fils de
René Poney Gaudet et de Félicité Comeau.
b. Natalie, née 1777 ; mariée en. ... , cà Pierre Gaudet, fils de René Poney Gaudet
et de Félicité Comeau.
C Charles-Marin dit Sucre, né 26 octobre 1781 ; marié en 1808 à Natalie LeBlanc,
fille de Charles LeBlanc et d'Anne Melanson. Il s'établit aux Grosses-
Coques.
Voir page 32
d- Joseph-Charles dit Lescargot, né 1783 ; marié en 1807, à Marguerite Comeau,
fille de François Comeau dit Mâza et de Félicité LeBlanc. Il s'établit
à St-Bernard.
Voir page 32.
e. Pierre-Isaie, né en. 1791 ; marié Ie en 1823, à Marie Comeau, fille de François
Comeau dit Maza et de Félicité LeBlanc. 2e en .... à Madeleine
d'Entremont, fille de Jacques d'Entremont et d'Angélique Bourque.
Pas de lignée du 2e mariage. Il s'établit à l'Anse-des-Bel liveau.
Voir page 33.
g. Germain dit Benjamin, né 2 septembre 1793; marié en 1828, à Madeleine
LeBlanc, fille de Charles Leblanc et d'Anne Melanson. Il s'établit aux
Grosses Coques.
Voir page 33.
SIXIÈME GÉNÉRATION.
À L'ANSE-DES-BELLIVEAU.
CHARLES dit MORPAIN BELLIVEAU à ROSALIE COMEAU.
Ire femme.
30 A UC III I rES D U CA NA DA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Enk.w i 1
a. Hilaire, né 9 décembre 1800: marié en L830 k Dorothée Sonrqoe, née le 20
août 1811, à Ste-Anne du Ruisseau, tille de Pierre à Joseph Bourque et
de Marie Surette. Il B'établit à l'extrémité de- Grosses Coqu<-
Voir page 34.
b. Anselme, né 7 septembre 1802; marié en 182> 9 raphie Dou cet, fille du
colonel Anselme Doucet et de Marguerite LeBlanc. Il s'établit aussi à
l'extrémité des Grosses Coques.
Voir page 34.
C- Eusebe, né 20 août 1804 ; marié en 1830, à Marie Rosalie Belliveau, fille de
Charles-Marin Belliveau dit Sucre et de Natalie LeBlanc. Il s'établit
aux Grosses Coques. Voir page 35.
d. Julie Adélaïde, née 11 juin 1806; mariée en .... à Gabriel dit Célestin
Gaudet, fils de Charles à Poney Gaudet et d'Isabelle Dugas.
SIXIÈME GÉNÉRATION.
Voir c CHARLES dit MORPAIN BELLIVEAU k THÉOTISTE DOUCET,
p. _ 2e femme
Enfants :
a. Placide, né 4 octobre 1814 ; marié à Geneviève LeBlanc, fille de Benjamin
LeBlanc et de Marie Doucet. Il s'établit à l'Anse-des-Belliveau.
Voir page 35.
b. Urbain, né 24 mai 1816; marié en novembre 1846, à Anne Doucet, fille d'Au-
gustin à Jean Doucet et de Modeste à Charles Thériault. Il s'établit à
l'Anse-des-Belliveau.
Voir page 3ô.
C. Rosalie, née 5 septembre 1818 ; mariée le 1842, à Jovite
Polycarpe Doucet, fils du colonel Anselme Doucet et de Marguerite
LeBlanc.
d. Vénérante, née 9 novembre 1820 ; mariée en à Jean Claude
Thimotte, fils de Joseph Dimer dit LaFleur, aujourd'hui surnommé
Thimotte et de Françoise Saulnier.
e. Marie Séraphie, née 23 mai 1824 ; mariée à Rémi Comeau, fils de Gabriel Co-
meau et de Suzanne Doucet.
f. Catherine Colette, née 6 mai 1828; religieuse de la maison Ste-Marthe, et
décédée au Couvent des Sœurs de la Charité, à la Pointe de l'Eglise.
g. Tècle-Mélanie, née 23 septembre 1831 : morte aune quinzaine d'années.
SIXIÈME GÉNÉRATION.
À L'ANSE-DES-BELLIVEAU.
Voire JEAN dit MOUNA BELLIVEAU k MARGUERITE AMIRAULT.
p. 28. Enfants :
a. Juliette- Monique, née 16 juin 1807 ; mariée en à Pierre Melanson,
fils de Jean Baptiste dit Jani Melanson et de Cécile Murât.
b. Rosalie, née 24 avril 1810 ; mariée en novembre 1834 à Christophe Dugas, fille
de Joseph Dugas, fils, et de Scholastique Belliveau.
C. Séraphie-Blandine, née 30 mai 1813 ; marié en à Hilaire Thé-
riault, fils de Jean Bapt. Thériault et de Marie Josepte Guedry.
d. Henri, né 24 mai 1816 ; marié en à Marie Geneviève Thibodeau,
fille de Joseph Thibodeau et de Marguerite Blin. Il s'établit à l'Anse-
des-Belliveau.
Voir page 36.
\LOOIE DM8 II [DIEN& i i VO i 31
DOC. DE LA SESSION No 18
6. Mùrgtn i'<t'\ d "i u 1818 , mariée ou
N i »■-.!. i l 'h- i i.iuli , lils dr Jean Bapti te Thériaull Jotepte
( ; ii.'.ii \
f. Vitollim Domitil 12 mai 1821 mariée à Hon< iphin LeBlanc, SU
de bVançoi a Anselme LeBlanc et de Scholastique G
g. Marie Blandine, née 7 juin 1833 mai pfa Antoine Orner Blin, BU de
Luc Blin «•( de Marguerite Geneviève Saulni<
h. Julien, Dr 28 octobre 1834, w\^i\ àg< d'une douzaine d'anné<
SIXIÈME QÉNÉB \ri<>\.
\ LA POINTE-DE L'EGLISE.
Voir a FRÉDÉRIC «lit TIKINE BELLIVEAU à ANASTASIE A AMAND
p. 28. LANOUE
Km \\ m :
a. Marv fl . née en 1794, morte jeune enfant.
b. Joseph, né 24 septembre L796 ; marié en L823 à Anne Comeau, fille de Frédéric
Salvator dit Breau Comeau et de Marguerite Melanson. Il s'établit à
Pointe de l'Eglise.
Voir page .'56.
C. Cyriaque, né 30 novembre 1798 ; marié en 1825 à Marie Doucet, fille du Colo-
nel Anselme Doucet et de Marguerite LeBlanc. Il s'établit à la Pointe-
de-1'Eglise.
Voir page 36.
d- Barthelemi- Anselme, né 24 août 1800 ; mort à 23 ans, non marié.
e. Hélène, née 6 août 1802; mariée en 1821 à Cyriaque Melanson, fils d'Etienne
dit Petit Amand Melanson et de Marie Rose Comeau.
f. Marie, née 16 janvier 1805 ; mariée en à Amand Saulnier, fils de Pierre
Dominique Saulnier et d'Anne Melanson.
g". Marc, né 28 janvier 1808; marié 1° 1842 à Hélène Julitte Amirault, fille de
Timothée Amirault et de Rosalie Doucet ; 2° à Monique McCullough,
fille de Mathurin McCullough et de Christine Corporon. Pas de lignée
vivante,
h. Anne-Anastasie, née 7 décembre 1810 ; mariée en à Alexis Saulnier, fils
de Pierre Dominique Saulnier et d'Anne Melanson.
i. Frédéric dit Dick à Tikine, né 21 juin 1813 ; marié le 26 novembre 1833 à
Léonisse Doucet, fille de Germain à Charles Doucet et d'Angélique à
Amable Doucet. Il s'établit à la Pointe de l'Eglise où il est mort le
17 mai 1892. .
Voir page 37.
j. Sophie, née 12 mars 1817, vieille fille, elle demeure chez Jean à Dick Beiliveau
. SIXIÈME GÉNÉRATION.
AUX GROSSES COQUES.
Voir d ANSELME à SOUDIC BELLIVEAU & ANNE LANOUE,
p. 29.
Enfants :
a. Marie, née en 1800 ; mariée en 181 8" à Victor Leblanc, fils de Charles à Pierre
Leblanc et de Marie Melanson.
b. Marguerite-Jidilt"., née 5 janvier 1802 ; mariée en 1825, à Charles-Denis Le-
Blanc, fils de Charles à Pierre LeBlanc et de Marie Melanson.
32 ARCHIVES DO CANADA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
SIXIÈME GÉNÉRATION.
\ L'ANSE DES BELLIVEAU.
Voir h FRANÇOIS à SOUDIC BELLIVEAU à MARGUERITE GAUDET.
page
ENFANTS :
a. Jovite, né 16 novembre 1812 ; marié 1 le 2^ novembre 1835 à Thérèse Char-
lotte Leblanc, fille de Joseph LeBlanc dit Morrison et de Rosalie
Thériault ; 2° à Agathe-Angèle Dugas, fille de Basile Dugas et de
Marie-Louise Comeau. Il s'établit d'abord à l'Anse-des-Belliveau, puis
a Weymouth Bridge. Il est décédé le 15 mars 1903.
Voir pages 37 et 38.
b- Augustin- Lambert dit Ber, né 17 septembre 1814, marié le
à Anne-Charlotte Amirault, fille de Timothée Amirault et de Rosalie
Doucet. Il s'établit à l'Anse-des-Belliveau.
Voir page 38.
SIXIÈME GÉNÉRATION.
AUX GROSSES COQUES.
Voire CHARLES-MARIN dit SUCRE BELLIVEAU ,v NATALIE LEBLANC.
page 29.
Enfants :
a. Marie-Rosalie, née 11 octobre 1809; mariée en 1830 à Eusèbe Belliveau, fils
de Charles dit Morpain Belliveau et de Rosalie Comeau.
b- Hélène, née 20 octobre 1811 ; mariée en 1832 à Charles-Casimir Melanson, fils
de Jean-Baptiste dit Jani Melanson et de Cécile Murât.
C. Pierre-Nicolas, né 5 décembre 1814 ; marié 1° à Elizabeth Bourneuf, fille de
François et de Marie Doucet ; 2° à Vitalline Deveau. Il s'établit aux
Grosses Coques et n'a pas eu de lignée.
d- Marguerite-Thérèse, née 15 octobre 1817 ; mariée en 1836 à Jean-Baptiste
Melanson, fils de Jean-Baptiste dit Jani Melanson et de Cécile Murât.
e. M adelaine- Rosalie, née 12 septembre 1821 ; mariée à Martin-Henri Thériault,
fils de Joseph à Hilarion Thériault et de Madeleine Comeau.
SIXIÈME GÉNÉRATION.
% À ST-BERNARD.
Voird JOSEPH CHARLES dit L'ESCARGO BELLIVEAU à MARIE
page 29. MARGUERITE COMEAU.
Enfants :
a. Marguerite-Léonisse, née 11 septembre 1808 ; mariée en 1829 à Rémi d'Entre-
mont, né le 2 octobre 1797, à Pubnico, fils de Cyrille à Joseph d'Entre-
mont et de Anastasie Pothier.
b. Marie- Ursule, née 20 octobre 1812 ; mariée en 1835, à Charles Gaudet, fils de
Charles à René Poney Gaudet et d'Isabelle Dugas.
C. Anne-Charlotte, née 14 février 1815 ; mariée en 1840 à Mathurin Robichaud,
fils de Armand à Prudent Robichaud et de Rosalie Bourque.
d. Vénérante, née 16 avril 1817 ; mariée en 1842 à Maximin Thériault, fils de
Frédéric Thériault et de Madeleine Bourque.
<;i HJI1 >> U \Dl
DOC. DE LA SESSION No 18
q. Jovxié Euëtaohêt n uin 1816 i Mut ho I I
< 'haï !<•-< LeBlanc 81 de Monique Bel H veau l établit
I H«lii\ eau.
£ Rosalie Bitildêi née ;i janvier 1821 mari 0 Bruno \j
de Mann dit Martin LeBlano el d Ai Suretfc Henri A
Oomeau, SI «I Antoine Jo epli Comeau el de Madeleine à '
l higai.
g*. Mad'l, i n>\ née L6 aoûl 1828 . mariée à Maximin l . fil d m a
Charlee LeBlano et de Monique Bel li veau.
h. Augustin, m tnvier 1826, morl jeune enfant
i. Julie YititHiii>\ mr i '.» mai 1829 . mariée !<• 27 octobre L854 à Luc L
lils de Joseph LeBlanc 'lit Morrison el <|. Rosalie Tbériault.
j. Jêanns- Françoise CKantal, née 24 juin 1832 ; mai l ettin LeBlanc, lils
d'Augustin à Charles LeBlanc et de Monique Belliveau.
SIXIÈME GÉNÉRATION.
\ L'ANSE-DES BELLIVEAU.
Voir e PIERRE-ISAI BELLIVEAU à MARIE COMEAU,
page 29. 1 femme.
ENFANTS :
a. Pierre, né 21 février 1824 ; marié à Marguerite Catherine LeBlanc, fille de du
capitaine Anselme LeBlanc et d'Anastasie Belliveau. Il s'établit à
l'Anse-des- Belliveau.
Voir page 38.
SIXIÈME GÉNÉRATION.
AUX GROSSES COQUES
Voir g GERMAIN dit BENJAMIN BELLIVEAU à MADELEINE LEBLANC.
page 29.
Enfants :
a. Monique, née 12 mai 1829 ; mariée le 17 novembre 1854 k Maximin Gervais
Comeau, fils de Célestin à Darré Comeau et de Julitte Adélaïde Robi-
chaud.
b. Augustin- Leujroi, né 22 juin 1830 ; marié 1° à Marie Elizabeth
LeBlanc, fille de Victor à Charles LeBlanc et de Marie Belliveau. 2°
8 septembre 1872, à Philomène LeBlanc, fille de Placide Barthelemi
LeBlanc et de Catherine LeBlanc. Il s'établit aux Grosses Coques.
Voir page 39.
C. Charles, né 20 avril 1832; marié le 26 janvier 1863 à Vénérante LeBlanc, fille
de Victor à Charles LeBlanc et de Marie Belliveau. Il s'établit aux
Grosses Coques.
Voir page 39.
d. Kicolas-Hilaire, né 6 octobre 1833 ; marié en 1861, à Elizabeth Belliveau, fille
de Cyriaque Belliveau et de Marie U>oucet. Il s'établit à la Pointe de
l'Eglise.
Voir page 40.
18— 35c
34 ARCHIVEE CANADA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
SEPTIÈME GÉNÉRATION.
AUX GR< «SES COQUE
Voir a HILAIRE à MORPAIN BELLIVEAU A DOROTHÉE BOURQUE.
a. Marie- Madeli ine, née 10 août 1831 ; mariée le à Pierre Comeau,
fils de Charles à François Comeau et de Rosalie Dugas.
b. Elizabeth-Célinie, née 18 octobre 1834 ; mariée à Urbain Comeau, fils de Joseph
à Justinien Comeau et de Perpétue Babin
C- Colombe-C harlofte, née 31 décembre 1836 : mariée le 7 décembre 1854, B Marie
Charles à Victor Leblanc, fils de Victor à Charles Leblanc et de Marie
Bel li veau,
d- Rosalie, née 22 avril 1839 ; mariée le à Pierre Leblanc, fils de
Cyriaque à Pierrotte LeBlanc et de Monique Comeau.
e- Pierre- Martial, né 1er juillet 1841 ; marié a Marguerite Gaudet, fille de Célestin
à Jean Gaudet et d'Anne LeBlanc. Il est établi à St-Bernard.
f. îlilairt Ambroise, né 26 décembre 1843 ; marié 1° en à Marie Comeau,
fille de Jovite Comeau et de Marguerite Dugas. 2 en à Marie
Anne Babin, fille II est établi à l'extrémité des Grosses Coques.
Voir page 39.
g. Jean, né 1845 ; noyé non marié,
h. Marguerite, née ; marié à Mandé Doucet, fils de Timothée Doucet et
de Marguerite Melanson.
i. Vénérant'', née 17 mars 1852 : mariée le 3 mars 187G à Joeeph Théophile Dugas,
fils d'Hilaire Avertin Dugas et de Marie Rosalie de Krolin.
SEPTIÈME GÉNÉRATION.
AUX GROSSES COQUE-
Voir b ANSELME à MORPAIN BELLIVEAU & SÉRAPHIE DOUCET
page 30.
Enfants :
a. Jovite- Rupert, né 11 novembre 1829 ; marié le 30 novembre 1867 à Hélène
Dugas, fille d'Olivier Dugas et de Monique Bastarache. 11 s'établit aux
Grosses Coques.
Voir page 40.
b. Justin, né 8 août 1832, marié en à Catherine Comeau, fille de
François Comeau et de Madeleine Amirault. Il s'établit aux Grosses
Coques.
Voir page 40.
C. Marie- Josepli, né 15 août 1834 ; marié le 26 février 1865, à Hélène Melanson,
fille d'Augustin Melanson et de Madeleine Dugas. Il s'établit aux
Grosses Coques.
Voir page 41.
d. Marie-Catherine, né 27 décembre 1837 ; marié à Mai-Henri Gaudet, fils de
Cyrille à Jean Gaudet et de Geneviève Bastarache.
e. LuCfSimon, né 19 février 1841 ; mariée le a Marie DeBlanc, fille de
Joseph à Victor LeBlanc et de Madeleine Melanson. Il s'établit aux
Grosses Coques,
f. Madeleine-Ursule, née 21 octobre 1843 ; marié à Gabriel Saulnier, fils de Marc
Saulnier et de Charlotte Deveau.
[LOOJà D 3r,
DOC. DE LA ION No 18
/•/, ,-r>\ <i< meun tu i ! •■ Un
E/i iabeth, née 2 I juillet 184 marié li
lils de Cyriaque i Pierrotte Le Blanc et de Vioni(j • I
SEPTIÈME QÉNÉB mON,
ai \ ci OQUE
C EUSÈBE A MORPAIN BELLIVEAU a MARIE ROSALIE BELLIVEAU
V
a. Charles- Albin, né I mai 1 8 30 ; marié le 2 novembre 1862 à Marie Comeau, fille
de Gabriel Comeau e1 de Marguerite Comeau. Il i établit i
( loques. Voir page 1 1 .
b. Pierre-Serge, né 6 octobre 1881 ; mort non mariée I
C. Hélèm | née I v"'."> . morte fille.
d. Augustin, né L2 janvier 1835 : non marié,
e. Madeleine Agnès, née 22 janvier lb37 : mariée à [sidore Amirault, fil.s Gabriel
Aroirault et de Geneviève Melanson, de Meteghan.
f. Marc-Jean, né 12 février 1839 : non marié.
g. MarieGertrude, née 15 mars 181 1 ; morte jeune fille.
h. Rosalie-Stéphanie, née ;>> août L842 ; non mari
i. Philippe, né 20 août 1845 ; marié le 8 octobre 1869, à Emilie Melanson, fille
d'Augustin Melanson et de Madeleine Dugas. 11 s'établit aux Grosses
Coques. Voir page 41.
j. Anïbroise, né 1848 ; mort à 10 ans.
SEPTIÈME GÉNÉRATION.
À L'ANSE-DES-BELLIVEAU.
Voir a PLACIDE A MORPAIN BELLIVEAU à GENEVIEVE LEBLANC
page 30.
Enfants :
a. Elisabeth, née ; mariée le à Ambroise LeBlanc, fils
de Louis LeBlanc et de Marthe Bourneuf.
b- Marie, née : mariée à Théodore Gaudet, fils de Charles Gaudet
et de Marie Belliveau.
SEPTIÈME GÉNÉRATION.
À L'ANSE-DES-BELLIVEAU.
Voir b URBAIN A MORPAIN BELLIVEAU À: ET ANNE DOUCET
page 30.
Enfants :
a. Marie, néï ; mariée le au capitaine François LeBlanc,
fils de et décédée le
b. Catherine, née ; mariée en fév. 1886, à Augustin D. Melanson, fils
de Pierre Jani Melanson et de Judith a Mouna Belliveau.
C. Chantai, née ;
d. Joseph, né ;
e. Rosalie, née ; mariée le , à Marin Belliveau, fils de
Pierre à Isaï Belliveau et de Marguerite Catherine LeBlanc, et décédée
le
18— 35Jc
1
36 ARCHIVE NADA
5-6 EDOUARD VU, A. 1906
f. Marguerii : morte jeune.
g. Louis- Philippe né ; mort jeun--.
h. Charl ; marié le tfarie L. Amirault, fille de Basile
Amirault et de
i. Benjamin, né 24 mai 1861 ; marié le 7 janvier 1891, à Marie-Evangéline
Iîourneuf, fille de Fruncois Bourneuf et de Marie- Rosalie Melanson.
j. Anne, née ; mariée le à Comeau, fils de Jean Charlitte
Comeau et de
SEPTIÈME GÉNÉRATION.
À L'ANSE-DES-BELLIVEAU.
Voir d HENRI A MOUNA BELLIVEAU & MARIE GENEVIÈVE
p. 30. THIBODEAU.
Enfants :
a. Marie, mariée à Louis Dionne, fils de
b. Jean, marié à Marguerite Walsh, fille de
C. Emilie, mariée à Maudé Doucet, fils de
d. Emilien, marié à Marie Bonenfant, fille de Robert Bonenfant et
f. Arsène, mariée le avril 1893 à Marc Melanson, veuf de et fils de
Cyriaque Melanson et de
SEPTIÈME GÉNÉRATION.
À LA POINTE-uE-L'EGLISE.
Voir b JOSEPH A TIKINE BELLIVEAU à ANNE LEBLANC,
p. 31.
Enfants :
a. Ro salie- Paule, née 26 janvier 1825; mariée à Julien Blin, fils d'Etienne à
Julien Blin et de Scholastique Boudreau.
b. Elisabeth-Domitilde, née 27 octobre 1826 ; mariée à Jean Comeau, fils de Jean
Chrysostome Comeau et de Théotiste Belliveau.
C. Monique- Vitalline, née 26 janvier 1831 ; mariée à Clément Babin, fils de Luc
Babin et de Marguerite Melanson.
SEPTIÈME GÉNÉRATION
À LA POINTE-DE-L'EGLISE.
Voir c CYRIAQUE A TIKINE BELLIVEAU k MARIE DOUCET.
Enfants :
p. 31.
a. Anselme-Eugène, né 2 juin 1826 ; marié le à Sophie Melanson, fille de
Pierre Melanson et de Marie Joseph Comeau. Il s'établit à la Pointe
de l'Eglise. Il est mort et n'a pas laissé de lignée.
b- Marthe- S e'raphie, née 30 juillet 1829 ; mariée le à Benjamin Comeau,
fils d'Anselme Comeau et de Marie Bastarache.
C. Luc- Alexandre, né 17 mars 1835 ; noyé non marié.
d. Jean-Baptiste Lambert, né 17 septembre 1839, marié 1° en novembre 1864 à
Rosalie Maillet, fille de Gabriel Maillet, et de Geneviève Saulnier.
2° à Vitalline Saulnier, fille de de Marc Saulnier et de Charlotte
Deveau. Il est établi au Petit Ruisseau.
Voir pages 41 et 42.
I . / A ' / / .
DOC. DE LA SESSION No 18
e. Mû i ■ l $abt th, i Qovembi i à Hilaire Belli
Germain dit Benjamin Belliveaù et de Madeleine I a il
t ine Thibeau, ni <l I i et <le Héraphie < bmi i An.
broise M élan i m, Ali de 1 'ierre M eln n»on et d< e Thib
si \u. OËNÉR \i [ON.
\ LA l'"i\ i E DE L EGLIS
Vn„i FRÉDÉRIC «lit DICK A TIKINE BELLIVEAU à LÉONLSSE
p 81, DOUCET.
Eni \n
a. Joseph-Louis, né 26 avril 1835; ma Anne Borda. Il
mort, paroisse de 8te Marie, Louisiane.
b. Jean-Biaise^ né 2 février 1837 ; marié le 28 novembre 1865, i Marie Mai
rite Stuart, fille «le James Valentine Btuarf el de B4argu< phie
Ddelanson. Il est établi à la Pointe de l'Eglie
Voir page 1 2.
C. Marie- Elisabeth, née L5 février 1839 : motte jeune fille,
d- Anne-Charlotte, née 2 mars L841 ; morte jeune tille.
e. Philippe-Etienne, né 26 décembre 1812 ; mort jeune homme, non marié, à la
maison paternelle. Il était âgé de 22 ans.
f. Ambroise- Augustin, né 28 décembre 1844 ; marie à Catherine II
est établi à Boston,
g". Marie-Anne, née 31 août 184G ; mariée aux Etats-Unis où elle est morte.
h. Frédérie-Lueius, né 18 septembre 1848 ; marié le 21 mai 1870 à Sarah Anne
Mulcahey, fille de Philippe Mulcahey et de Mary Gearn. Il est établi
à la Pointe-de-1' Eglise.
Voir page 42.
i. Marie-Rose, née 6 septembre 1851 ; mariée le à Moïse Thibodeau,
fils de Charles Thibodeau et de Marguerite Babin.
j. Charles, né 23 septembre 1853 ; marié le 7 janvier 1885 à I >dille LeBlanc, fille
d'Augustin LeBlanc et de Catherine Comeau. Il est établi à la Pointe-
de l'Eglise.
Voir page 42.
k. Catherine- Adélaïde, née 18 novembre 1855 ; non mariée.
«
SEPTIÈME GÉNÉRATIOX
À WEYMOUTH BRIDGE.
Voir a JOVITE BELLIVEAU à THERESE CHARLOTTE
p. 32. LEBLANC, Ire femme.
Enfants :
a. François, né 28 janvier 1837 ; mort à 25 ans, non marié.
b- Augustin, né 17 septembre 1838 ; mort à 40 ans, non marié.
C. Charles- Norbert, né 6 juin 1841 ; marié le à Jeanne-Françoise
Chantai Gaudet, fille de Jeau Gaudet et de Rosalie LeBlanc. Pas de
lignée.
d. Elisabeth, née 11 mai 1844 ; mariée à Etienne Trahan, fils d'Amateur Trahan
et de Rosalie Luce Doucet, et décédée à l'automne de 1894.
e. Joseph, né 4 avril 1849 ; marié, 1° le 25 novembre 1875 à Marie Belliveaù,
fille de Pierre à Isaï Belliveaù et de Marguerite LeBlanc. 2° le
a Elizabeth iStanton, fille d'Etienne Miles Stanton et de
38 ARCHIVES DU CANADA
5-6 EDOUARD VU, A. 1906
SEPTIÈME GÉNÉRATION.
Voir a JOVITE BELLIVEAU et AGATHE ANGELE DUGA<\ 2e femme.
Enfants :
a. Olivier^ mort à 10 mois.
b . Marguerite, morte en bas â^e.
C . Anne, née
SEPTIÈME GÉNÉRATION.
À LWNSE-DES-BELLIVEAU.
Voir b AUGUSTIN-LAMBERT dit BER BELLIVEAU h ANNE-CHARLOTTE
page 32. AMIRAULT.
Enfants :
a . Hélène, née ; mariée le
à Hilaire Comeau, fils.
b- Ambroise, né ; marié le
à Elizabeth Gaudet, tille de
C . Catherine, née ; mariée le à
Thériault, fils de
d . Edouard, né ; marié le à Aimée
Belliveau, fille de Pierre à Isaï Belliveau et de Marguerite-Catherine
LeBlanc.
6. Odille, née ; mariée le à Gabriel
Saulnier, fils de
SEPTIÈME GÉNÉRATION.
À LANSE-DES-BELLIVEAU.
Voire JOVITE-EUSTACHE A LESCARGO BELLIVEAU à MARTHE
page 33. LEBLANC.
Enfants :
a . Catherine, mariée à Auguste Gaudet, fils d'Alexandre à Nicolas Gaudet et de
Marie- Anne LeBlanc.
b . Elizabeth, mariée à Charles Gaudet, fils de Jean à Nicolas Gaudet et de Rosa-
lie LeBlanc.
C . Marguerite, mariée à James Buckley.
Et plusieurs autres enfants morts en bas âge.
SEPTIÈME GÉNÉRATION.
A L'ANSE-DES-BEL IVEAU.
Voir a PIERRE A ISAI BELLIVEAU et MARGUERITE-CATHERINE
page 33. LEBLANC.
Enfants :
\ ' I / OOIE DE& \0A DJi i 39
DOC. DE LA SESSION No 18
III ri M.Mi QÉNÉB \l [03
\r\ <;i;< >SSE
Voi. f HILAIRE AMBROISE à HILAIRE . MORPAIN BELLIVEAU
page 34. - i MARIE COMEAU
I rc femme.
Enfaki
a. /.in/ /s Théophile, né I avril \^~'-'>.
b. Marié Leoniêêe, née 5 août 1874,
c. Rosi , née 9 a\ ri] 1 876,
d. Soêimêj
q. Marguerite,
1. Od
§ Lé°\
H. Auguste,
i. Adri.-.,, Qé L6 juillet 1889.
Voir f HILAIRE-AMBROISE a HILAIRE à MORPAIN BELLIVEAU
page 34. et MARIE-ANNE BABIN,
2e femme.
a. Siméon,
Enfants :
SEPTIÈME GÉNÉRATION.
AUX GROSSES COQUES.
Voir b AUGUSTIN-LEUFROI à BEN BELLIVEAU et MARIE
page 33. ELISABETH LEBLANC.
Ire femme.
Enfants :
a. Monique, née 3 juillet 1857 ; mariée à LeBlanc, fils de Henri -
Maxime LeBlanc et de Vénérante LeBlanc.
b. Maximin, né 4 janvier 1860.
C. William, né 23 mars 1763.
d. Hilarion, né 4 mai 1866.
SEPTIÈME GÉNÉRATION.
AUX GROSSES COQUES.
Voir c CHARLES A BEN BELLIVEAU & VÉNÉRANTE LEBLANC,
page 33.
Enfants :
a. Marie- Madeleine, née 1er janvier 1864.
b. Bose-Agnès, née 15 juillet 1866.
C. Eleuthère, né 6 mars 1869.
d. Marguerite- Elise, née 20 juillet 1873.
e. Joseph-Théophile, né 12 janvier 1876.
f. Philippe- Valère, né 1 1 février 1878.
g. Elisabeth- Irène, née 21 janvier 1880.
h.. Charles-Albanie, né 6 février 1883.
i. Marie-Emilie, née 4 septembre 1886.
40
ARCHIVES DU CANADA
Voir d
P
a.
Voir a
page 34.
a.
b.
c
d.
e.
f.
g-
h.
Voir b
page 34.
a.
b.
C
d.
e.
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
SEPTIÈME GÉNÉRATION.
A LA POINTE DE I. EGLISE,
NICOLAS HJLAIRE A BEN BELLIVEAU à ELISABETH BELLIVEAU.
Km \\t- :
Marie, née 25 mars 1862; mariée le 5 juin 1888 à M ouieau, fils de
Silaire à JeaE Comeau et de Marie-Marthe 8auluier.
Luc s . né 17 mars 1866; mort jeune.
HUITIÈME GÉNÉRATION.
AUX GROSSES COQUES
JOVITE-RUPERT BELLIVEAU k HELENE DUGAS
Enfants :
Marie- Aimée, née 15 septembre 18G6.
Hilarion, né 12 août 1869.
Marie-Agathe, née 5 février 1871.
Marie-Arsène, née 18 avril 1872.
Denise, née 20 mars 1874.
Marie-Rose, née 8 avril 1879.
Natiré, né 21 juillet 1880.
Sérapliie, née 18 août 1882.
HUITIÈME GÉNÉRATION.
AUX GROSSES COQUES.
JUSTIN BELLIVEAU & CATHERINE COMEAU.
Enfants :
Anne, née 20 août 1861.
Wil lie- Henri, né 21 août 1865.
Séraphie, née 12 janvier 1867.
Edith, née 6 décembre 1868.
Amédée, né 13 juillet 1878.
HUITIÈME GÉNÉRATION.
AUX GROSSES COQUES.
Voir e LUC-SIMÉON BELLIVEAU & MARIE LEBLANC,
page 31.
ENFANTS :
a. Léandé, né 21 octobre 1871.
b. Sévénié, né 28 décembre 1873.
C. Edmont, né 22 octobre 1875.
d. Marie- M air ina, née 29 juin 1876.
e. Marie- Madeleine, née 22 octobre 1879.
f. Marie- Alphée, née 30 août 1882.
g\ Ma.vimin, né 23 avril 1884.
h. Désiré, né 15 août Î888.
i. Ulysse, né 6 octobre 1891.
QÊNÊA LOGlâ D H
DOC. DE LA SESSION No 18
Mi il ii'.mi l'.i: \i [01
\ l \ GROSSES COQUI
Voire MARIE JOSEPH BELLIVEAU HELENE MELANSON
■"> I .
l'.N I \N
q. Marié Agnèi, née 20 janvier I
b. Madeleine-Hélèfit) □ novembre i 867, mariée John
MoLaughlin, fila de John McLaughlio
c. Elis*, née 22 juillet L869.
cl lfari6-EmUÎ6nnet née LO avril L871.
e. Marie- Irène- Léocadiôi née L 9 août ls7_.
f. Marie-Rite^ née 12 mai 1874.
g. Joseph- Albi n . née 20 décembre 1876.
- HUITIÈME GÉNÉRATIOl
Al'X OR >SSES COQUES
Voir a CHARLES ALBIN à EUSÈBE BELLIVEAU et MARIE COMEAU.
page
ENFANTS .
a. Mariê-Aimée^ née 15 août 1863.
b. Marguerite- Agnès, née 28 septembre 1864.
C. Josrph-Lrzin, né 2 février 1866.
d. Gabriel-Edmond, né £5 mars 1871.
6. Marie-Edesse} née 11 janvier 1878.
HUITIÈME GÉNÉRATION.
AUX GROSSES COQUES.
Voir i PHILIPPE à EUSÈBE BELLIVEAU & EMELIE MELANSON
page 35.
Enfants :
a. Este/ le, née 17 juin 1870.
b. Ambroise, né 24 août 1873.
C. Marie- Aimée, née 1er mai 1879.
d. Léonie, née 13 octobre 1881.
e. Ereliua, née 12 janvier 1885.
f. Louis, né 19 août 1889.
g. Alphonse, né 4 août 1893.
HUITIÈME GÉNÉRATION.
AU PETIT-RUISSEAU.
Voir d JEAN BAPT. LAMBERT à ÇYRIAQUE a TIKINE BELLIVEAU
page 36. et ROSALIE MAILLET.
lre femme.
Enfants :
a. Marie, née 9 novembre 1865, morte à 3 mois.
b. Philippe- Edouard, né 2 octobre 1867.
C. Guillaume, né 1869.
42 ARCHIV1 CANADA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
HUITIÈME GÉNÉRATION.
Voir d JEAN BABT. LAMBERT à CYRIAQUE à TIKINE BELLIVEAU
p. 36. & VITALLINE SAULNIER. 2' femme.
ËNFANT8 :
a. A- m
b. Joseph,
C. Marie-Claire,
HUITIÈME GÉNÉRATION.
A LA POINTE-DE-L'EGLISE.
Voir b JEAN-BLAISE A DICK A TIKINE BELLIVEAU ET MARIE
p. 37. MARGUERITE STUART.
Enfants :
a. Louis-Arcade, né 7 octobre 1866, marié le à Cédulie LeBlanc, fille de
Il est établi à Duluth, Minneapolis, E. U.
b. Jean- Philippe, né 15 mars 1869.
C. Joseph-Moi, né 10 mars 1871.
d. A^ine- Amélie, née 16 novembre 1872.
e. M oise- Daniel, né 17 novembre 1874.
f. Bernard-Vincent, né 11 novembre 1876.
g. George- Edouard, né 8 août 1879.
h. Marie-Grâce, née 16 décembre 1881.
i. Rose-Eugénie, née 6 avril 1884.
j. Jean-Edmond, née 27 juin 1886.
HUITIÈME GÉNÉRATION.
1 LA POINTE-DE-L'EGLISE.
Voir h FRÉDÉRIC LUCIUS A DICK A TIKINE BELLIVEAU k SARAH
p. 37. ANNE MULCAHEY.
Enfants :
a. François, né 11 mars 1871.
b- Marie-Rose, née 17 décembre 1873.
C. Marie-Catherine, née 12 décembre 1875.
d- Marie- Béatrice, née 12 mai 1878.
e. Marie-Léa, née 20 septembre 1880.
f. Marie- Léonisse, née 17 janvier 1884.
g. Joseph-Augustin, né 19 septembre 1885.
h. Marie-Antoine, née 18 décembre 1888.
HUITIÈME GÉNÉRATION.
AUX GROSSES COQUES.
Voir j CHARLES A DICK A TIKINE BELLIVEAU à ODILLE LEBLANC.
p. 37. Enfants :
a. Marie- Marguerite-Rose, née 18 octobre 1885.
b. Joseph-Louis, né 18 août 1887.
C- Joseph- Adolphe, née 31 mars 1889.
d. Joseph-Alexandre, né 30 août 1891.
6. Joseph- Frédéric, né 24 octobre 1892.
QÊSÊ ILOOlâ D Ml II
DOC. DE LA SESSION No 1H
LE8 BELL1VEA13 DE MEMERAMCX)UK.
CINQ! [ÈME GÉNÉB \l [ON.
Voir h JOSEPH BELLIVEAU dit JOSPIAU a MARIE JOSEPH OAUDET
p. 23. 1ère femin
ËNl w
a. Afarù) née vera 177! ; mai Béloni à Amable Richard, 12
dov. 1852,
t>. /'"/T'', né vers 1776 ; marié à Marguerite Bourque, et décédé '■'> mais lv"7
!'<<//• page i S.
C. Joseph dit Piaujeau% marié à [sabelle à Pierre Melanson.
!'<»//• page 43.
d. Thomas, marié à M odeete à Sylvain Babineau.
Voir page 1 I ,
e. David, ne vers 1782; marie t dov. 1806, à Henriette à Sylvain lîabineau.
Voir page 44.
SIXIÈME GÉNÉRATION.
Voir b PIERRE BELLIVEAU à MARGUERITE BOURQUE.
page 4.'}.
Enfants :
a. Joseph, marié 1° le 21 juin 1819, à Pélagie Maillet, fille de Charles et de Mar-
guerite Boudreau; 2" le 25 nov. 1828, Marguerite LeBlanc, fille d'Alexis
et de Sophie Bourgeois.
b- Lainent, marié 10 oct. 1825, à Henriette Cormier, fille d'Ignace et de Colette
LeBlanc.
C- Ma.cimhi, né en 1800 ; marié à Justine Melanson, fille de Pierre et de Marthe
Ouellet. C'est le père de Edouard M. Belliveau, de la Rivière de
Meteghan, comté de Digby, N.-E., de Damien Belliveau, marchand a
Joggins-Mines, N.-E., Szq.
d. Dominique, né 28 sept. 1809; marié 1° à Marie Gautrot, fille de Petit-Jean,
2 à Rose Landry, fille de Pierre.
e. Rosalie, mariée 12 fév. 1822, à Pierre Gautrot, fils de Pierre et d'Anne Babin.
f. Anne-Marie, née 19 nov. 1812 ; mariée à Béloni Bourque.
g. Anne, née 15 mars 1816 ; mariée à Joseph Richard, fils de Pierre.
h. Modeste, née 19 mai 1819; mariée à David Boudreau, fils de Mathurin. Les
enfants issus de ce mariage sont établis à St-Pierre de Bouctouche.
SIXIÈME GÉNÉRATION.
Voir c JOSEPH PIAUJEAU BELLIVEAU à ISABELLE MELANSON.
page 43.
Enfants :
a. Bruno, marié à Marguerite LeBlanc, fille de Bélonie à Isaac.
b- Marie, mariée à François Melanson, de Scoudouc.
C. Anne, née 16 août 1808.
d. Marguerite, née 13 juillet 1811 ; mariée à Pierre à Meléme Bourque, veuf de
Susanne Arseneau.
6. François, né 8 fév. 1814 ; marié à Henriette Gaudet, fille de Bélonie à Charles.
44 AR( HIVES DU CANADA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
f. Modext*-, m'r 17 îïv. ish; : Mi.-irii-c ;i .Jean Comeau, fils de François à Mathurin.
g\ Henriette, née 13 nov. 1819, morte fille.
h. /'/'//'. ix 27 avril L822 j marié à Marguerite Bourgeois, tille de Fidèle à
Pierre à Benjamin.
SIXIÈME GÉNÉRATION.
Voird THOMAS BELLIVEAU & MODESTE BABINEAU.
p. 43.
Enfants :
a. Marie, mariée à Pierre Thibodeau, fils de François à Grégoire, de la l'Abou
jagane.
b. Marguerite, née 16 août 1807 ; mariée à François LeBlanc, fils de Joseph.
C. Thadée, né 18 juin 1809 ; marié à Henriette LeBlanc, fille de Amarnd à Bonan.
d. Marie-Joseph, née 24 avril 1811 ; mariée à Hilaire Saulnier, fils de Pierre'.
e. Sylvain, marié 1° à Marie Richard, fille de Pierrotte ; 2° à Henriette LeBlanc,
fille de Laurent,
f. Simon, marié à Paul Duguay, du Cap Pelé.
g". Moise, né 12 déc. 1817; marié à Marguerite LeBlanc, fille de Placide à Isaac,
et s'établit à Cocogne.
Ife Béloni, né 10 mai 1820; marié à Marguerite Bourque, fille de Mélene.
i. Placide, né 24 avril 1822, à Céleste Landry, fille de Pierre,
j. iVanette, mariée à Georges Gueguen, fils de Placide, de Cocogne.
k- Dominique, marié à Isabelle Léger, fille de Pierrotte.
1. Denis, marié 1° à Anne LeBlanc, fille de Pierrotte à Jean ; 2 à
Richard.
SIXIÈME GÉNÉRATION.
Voir e DAVID BELLIVEAU à HENRIETTE BABINEAU.
page 43.
Enfants :
a- Marie, née 27 nov. 1808 ; mariée à Dominique Léger, fils de Thomas,
b. Marguerite, né 7 mai 1810; mariée à Pierre Léger, fils de Pierre à Petit
Jacques.
C Modeste, née 21 mai 1813 ; mariée à Pierre Boudreau, fils de Charlitte, de la
Haute Aboujagane.
d- Thadée, né 19 mai 1816 ; marié à Françoise Léger, fille de Jérôme, et s'établit
à Cocagne.
e. Pierre, né 25 janvier 1817 ; marié à Blanche Léger, fille de Jérôme, et s'établit
à l'Aboujagane.
f. Nanette, née 18 janvier 1819 ; mariée à Olivier Léger, fils de Thomas.
g. Laurent, né 5 janvier 1822 ; marié à Marie LeBlanc, fille de Joseph à Joseph
dit Coudjeau.
h. Frédéric, marié à Marie Bourque, fille de Laurent à Jean.
i. Osithe, mariée à LeBlanc.
j. Julie, mariée à Boudreau.
k Madeleine, mariée à Charlitte Bourgeois, fils de Augustin.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
Voir h JOSEPH BELLIVEAU dit JOSPIAU à MARIE DUPUIS,
p. 23. 2e femme.
Enfants :
a. Françoise, née 1790 ; mariée 19 février 1811, à Fabien Bourque, fils de Pi<rre
et de Marie LeBlanc.
i / '".//• DB& \CADI1 V)
DOC. DE LA SESSION No 13
b. ( '<//>n>n, h. 1792 mai lé 7 féi I
dit le G ro I *ndi \ et de M ndeline ' laudet
Voit page I •
c. iieurguerxtê, née 1794 mariée II aoù( 1819 i Fidèle (î
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d. ,/m///, ihtii mini 1798 d \ i. n. Bonrqne, fille de J
de M . « i !-• Belli> eau. El ee( moi I en avri
Voit page I 6
e. Fretnçoiti né 2 février 1802; marié 16 janvier
fille do Tlm(l<c et de Louise Légi
Potr page I ,;.
SIXIÈME GÉNÉRATION.
Vnirb CYPRIEN BELLIVEAU & MARGUERITE LANDRY.
page 15.
I.M \N I
a. Joseph^ né 12 février L821 ; marié à Marie Meunier.
b. M<n uMdrf, I, in> , née -S janvier 1823, morte non mari
c. Jean, marié à Marguerite LeBlanc, fille de Thadée à [aaac.
d. Charles,
e. Edmond, marié à Osithe LeBlanc, fille de Pierre.
f. T/u'otiste, religieuse.
g\ Isabelle, non mariée.
E. Marie, non mariée.
SIXIÈME GÉNÉRATION.
Voir d JEAN À JOSPIAU BELLIVEAU & ANNE BOURQUE.
page 45.
Enfants :
a. François, né 22 juin 1820 ; marié en 1840, à Madeleine Landry, fille de Pierre
et de Modeste Cormier, et mort le 12 sept. 1890 C'est le père de feu
l'abbé Fidèle Belliveau, mort curé du Village de Richiboucton; de l'abbé
Philippe L. Belliveau, curé de la Grande Digue ; de Philomène, en reli-
gion sœur Edouard ; de Alphée, professeur à l'Ecole Normale de Fré-
dericton, tfcc, <fec.
b. Jean, (jumeau) né 29 avril 1822 ; et moit 14 juin suivant.
C. Marie, (jumelle) née 29 avril 1822 ; marée en janvier 1843, à Bélonie Gaudet,
fils de Fidèle à Jean. à Pierrotte, et de Marie Landry. Elle est morte le
21 mars 1892. C'est la mère, de Jean B. Gaudet, contracteur : du
Docteur Fidèle Gaudet, de Moncton ; de Marie, en religion Sœur Marie
de Gonzague, kc, <fcc.
d. Fidèle, né en 1824, et noyé à St- Louis de Kent, le 1er juin 1841.
e. Marguerite, mariée à Louis Richard.
f. Jean, marié à Emilie Lafrance, fille de Charles et de Pélagie Doucet. Il en-
seigna pendant plusieurs années, puis fut marchand et aujourd'hui il
est employé depuis nombre d'années, aux bureaux de l'Intercolonial à,
Moncton.
g". Ma.'-ïmin, ancien instituteur.
h. Laurent, mort enfant,
i. Isabelle, mariée à Hyppolite Bourque, fils de Maximin.
j. Marceline, mariée à Antoine Duguay, fils de Paul.
46 ARCHIVES DU CANADA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
XIÈME GÉNÉRATION.
Voire FRANÇOIS à JOSPIAU BELLIVEAU & MARGUERITE RICHARD.
page 45.
Enfanta :
a. Thadée, mariée à Françoise Bourque, tille de Mélem e1 de Françoise Vienneau.
Il est mort à St-Paul, comté de Kent, ei B8 veuve demeure a Moncton.
( est le père de Aimé, .Maxime et Rose Anne Belliveau, d'Ottawa.
b. Mauricôf mort en bas âge.
C. Maurice y marié à Marceline Bourque, tille de Laurent. Il est mort en 1905.
d. Pélagie, mariée à Frédéric Bourque, fils de Céleatin.
e. Mer if, mariée à Calixte Le Blanc, fils de Pierre a Charlitte.
f. Olive, mariée a Abraham Bourque, fila de Laurent à Jean.
AUTRE BRANCHE DE BELLIVEAU A MEMERAMCOUK.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
Voir h (t) PIERRE BELLIVEAU à ANNE GIROUARD-
page 24.
Enfants :
a. Bénoni, noyé âgé de 20 ans.
b. Amand, noyé, âgé de 18 ans.
C. Anne, mariée à Charles LeBlanc, et morte à Memeraincouk, le 4 août 1838.
d- Jean, né en janvier 1779 ; marié vers 1800, à Isabelle Gaudet, fille de Jean et
de Marie Me'anson. Il est mort ie 26 septembre 1822.
Voir page 46.
e Laurent marié vers 1806, à Isabelle Melanson, fille de Pierre.
Voir page 47.
f. Marie, mariée à Jean Bourque, fils de Pierrette, de Menoudie.
SIXIÈME GÉNÉRATION.
Voir d JEAN BELLIVEAU à ISABELLE GAUDET.
page 46 .
Enfants :
a. Marie, née vers 1801 ; mariée le 16 novembre 1818 avec Charles à Charlitte
Maillet.
b- Pierre, né en 1803 ; marié avec Marie à Simon Léger.
C. Amand, né en 1805, marié avec Nathalie à Joseph Bourgeois. Il est le père
du Dr Sifroi Belliveau, de Boston.
d. Jean, né le 11 décembre 1807, mort à 22 ans non marié.
e. Anne, née le 23 juillet 1809 ; mariée le 8 janvier 1826 avec Simon à Joseph
Bourgeois. Elle est la grand'mère du Révd Père Ph. F. Bourgeois,
C.S.C., de l'Université du Collège St. Joseph de Memorancouk.
f. Placide, né le 14 ; mars 1812 mort à 22 ans non marié.
g. Joseph, né le 13 septembre 1813 ; marié le 17 janvier 1844 avec Modeste à
Ignace Cormier, et décédé le 8 février 1892. C'est le père d'André
J. Belliveau, du Village de l'Eglise à Memeramcouk du Kévd Père
Philippe J. Belliveau, Jésuite, du docteur Lucien J. Belliveau, maire
de Shédiac, etc., etc.
h. Sauveur, né le 9 mars 1816 ; marié avec Madeleine à Fidèle Gaudet.
i. Marguerite, née le 17 janvier 1818 ; morte non mariée.
(X) Ce Pierre Belliveau est le frère de Charles, époux de Osithe Dugas, de St-Jacques de l'Achigan.
OÊNEA LOOlh /'/> AC i Dl T NOTi
DOC. DE LA SESSION No 18
l //■ nrirff, , née le I '•• o yi. , J . . i
touohe
k Fidèle, né le 14 mars 1
dreau, .m i que Le]
1 Fran <■ . ùé le 1 3 a\ ril I 823 . m i
Bouotouche
m / " '. uiMit célibataii e.
SIXIÈM1 QÉI i ':: i i [ON.
Voire LAURENT BELLIVEAU a ISABELLE MELANSON
Km km
a. Joseph, né 1«' 27 mai 1806 ; épousa Marie à Pierro Richard.
b. F/'imu is. né le 30 novembre 1809; épousa Pélagie à Amand à Bounao Le-
BlailO, 11 ol le jure (le I )< un i II i« j (Il ■ lîcl 1 i \ « ■;■ il, lll'Ut i ♦•!]•_' i •• u X I •
1! II. PP. de la Ste I r< »i c, i M ont réal, el
Sœur Dominique.
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d.
Marie, uée le 12 mars 1812 ; épousa Raphaël à Célestin Bourqu* >uc.
Laurent^ ùé le 29 novembre 1812, mort à 15 ans.
e. ThadU, né le 28 mais L816; épousa Rosalie à François LeBlan
f. David, né le 28 mars 1816 j mort non marié.
g. Pierre, né le 2 avril 1830 ; épousa Pélagie à Fran Blanc.
h. Maximin, né le 28 décembre ls'_' l ; épousa Olive à Pierre Cormier.
i. i/wn, marié à Pélagie à Thaddé Belliveau.
j. Marguerite, épouse de Dominique à Pierre 3 blanc. < est ia niera
du Rév. Père Hyppolite D. LeBlanc, C.S.C., de l'Université du Collège
St. Joseph de Memerancouk.
LES BELLIVEAU DU DISTRICT DE TROIS-RIVIÈRES.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
À TINTAMARRE.
Voir a JOSEPH BELLIVEAU (1) & MARIE GAUDET.
page 23.
Ire femme.
Enfants :
a. Pierre, né vers 1735 ; marié à Bécancourt, le 14 janvier 1765, à Félicité
Richard, fille de Joseph' et de Madeleine Prince, avec -dispense du 3 au
3 de cousanguinité. Il est mort à St-Grégoire, le 18 mars 1810.
Voir page 48.
b. Joseph, né vers 1748 ; marié à St-François du Lac, le 11 janvier 1773, à Mar-
guerite Bibeau, tille d'Antoine et de Marguerite Ritchotte. Il est
décédé le 22 avril 1789.
Voir page 48.
(1) Quand nous aurons au Bureau des Archives, la transcription des registres de l'Etat civil de Beau-
n qui sont à la Mairie de LaRochelle, il sera facile de compléter la nomenclature des enfants issus de
ce mariage jusqu'en 1748. Peut-être y trouverons-nous l'acte de mariage de Joseph Belliveau avec Marie
Gaudet, sa première femme, ce qui nous donnera le nom de la mère de ce Joseph.
D'après un dénombrement, dressé le 31 janvier 1752, Joseph Belliveau est établi à Tintamarre, aujour-
d'hui Sackville. Il est veuf et a quatre garçons et une fille, mais les noms ne sont pas donnes.
48 I KGHIVE& !>U CANADA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
A TINTAMARRE.
Voir a JOSEPH BELLIVEAU k MARIE BOURG.
page 23. 2e i mine.
Enfants :
a. François, n<; ; marié à Bécancourt, le 10 janvier 177v. a Marie Leblanc*
fille de Sylvain et d'Anne Prince. Il est mort à St-Grégoire.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
À BÉCANCOURT, NICOLET ET ST-GRÉGOIRE.
Voir a PIERRE BELLIVEAU & FÉLICITÉ RICHARD.
p. 47. Mariés 14 janvier 1765.
Enfants :
a. Pierre, né à l'automne de 1765, et décédé le 13 avril 1789, non marié.
fo. Joseph, né et baptisé 20 mars 1767, à Bécancourt ; marié à Nicolet, 22 nov.
1790, à Rosalie Bergeron, fille de François et de Rosalie Bourg, avec
dispense du 3 au 4 de consanguinité.
C. Charles, né 25 janvier 1769, baptisé à Trois Rivières, et décédé 13 déc. 1772.
d. Marie-Joseph, née 2 janvier 1771, b. lendemain à Bécancourt; mariée à
Nicolet, le 25 oct. 1790, à Jean-Bte Pichet, veuf de Marie Louise Pré.
6- Marguerite, née et b. 7 juin 1776, à Bécancourt.
f. Marie-Louise, née 13 juillet 1778, b. lendemain à Bécancourt.
g. Jean- David, né et b. 1er sept. 1782, à Bécancourt.
h. Madeleine, née 11 mai 1785, baptisée lendemain à Nicolet.
i. Jean- Baptiste, né et b. 11 juillet à Nicolet.
j. Pierre, né 20 avril 1790, b. lendemain à Nicolet.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
A BÉCANCOURT ET NICOLET.
Voir b JOSEPH BELLIVEAU à MARGUERITE BIBEAU
p. 47. Mariés 11 janvier 1773.
Enfants :
a. Marguerite, née 30 mai 1774, b. lendemain à Bécancourt.
b- Madeleine, née et b. 1er janvier 1776, à Bécancourt ; mariée à Nicolet, 6 février
1797, à Charles Dupuy, fils de Joseph et de Marguerite Bourgeois.
C. Marie- Joseph, née 29 oct. 1778, baptisée 29 nov. suivant à Bécancourt.
d. Marie-Claire, née et b. 18 oct. 1780, à Bécancourt.
e. Joseph, né et b. 12 nov. 1782, à Bécancourt.
f. Pierre, né et b. 25 janvier 1785, à Nicolet.
g. Marie, née 6 mars 1787, b. lendemain à Bécancourt.
Ê. François (fils posthume), né et b. 16 mai 1789.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
A BÉCANCOURT, NICOLET ET ST-GREGOIRE.
Voir a FRANÇOIS BELLIVEAU à MARIE LEBLANC.
page 48. Mariés 19 janvier 1778.
i.i m \LOUi \CAD1 i \" i
DOC ni i A 81 88ION No 18
a. \farù \fad U ini . bapt i • • 31 jan iei
ni.ii 1801, à Jean-Baptiste Hébert, fils d'Etienne et de M eph
Babin.
b. Mai" Angéliqttêy née et b I juin 1782 i Béoanoouii
c. Franooiif né et b. 1 6 ept L7€ I oouri
d. Joêtph, né e1 b, L9 déo, 1780, à ffieo
e. Miii-i/ui nti\ née 30 août L788, b. lendemain i Nicolet.
f. Aii<>ii;/ni>\ 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 • i juillet ' Nioolet
()l VNMKMi; GÉNÉRAI [ON.
A PORT ROYAL, BÉOANOOURT BT NICOLE]
Voir e JEAN-BTE BELLIVEAU ( 1 ) a MARGUERITE MELANSON
page 24. Mariée le 23 janvier 17 11, à Porl Royal.
l'.MAN TS :
a. Jûêûph, né 3 nOV. 17 II ; déport.- à Bœton, en 1705, il revint de l'exil en I
avec ses parents, etaes frères et Boeurs. Marie' à Bécancourt, Le 7 janvier
1772, à Rosalie Richard, fille de Joseph et de Françoise Cormier, avec
dispense du 3 au 4, il fut inhumé à Nicolet le 26 sept 1 7
\'<>ir page l'.'.
b- Charles^ né 20 niai 1744 ; marié à Bécancourt en janvier 177o, à Klizabeth
Doucet, tille de Joseph et d'Anne Bourg.
Voir page 50.
C. David, né en 1746 ; marié é Bécancourt en janvier 1773, à Marguerite Gaudet,
fille de Charles et de Marie Cormier, il est décédé à St-Grégoire, le 15
mars 1813.
Voir page 50.
d. Pierre, né 25 mars 1748.
9. Marguerite, née 22 avril 1750 ; mariée à Bécancourt, en janvier 1773, à Louis
Doucet, fils de Joseph et de Anne Bourg.
f. *Jean, né vers 1755 ; marié à Bécancourt, le 7 février 1780, à Marie Geneviève
M&rin, fille d'Augustin et de Judith Taillebot.
Voir page 50.
g. François, né en la Nouvelle-Angleterre, le 17 oct. 1758, baptisé à Bécancourt,
le 3 avril 1768 ; marié à Nicolet, le 5 février 1787, à Marie-Anne
Poirier, fille de Joseph et de Marguerite Thibodeau.
Voir page 51.
h. Marie-Madeleine, née "dans le gouvernement de Baston ", le 27 mars 1762,
baptisée à Québec, le 4 juillet 1767 ; mariée à Nicolet, le 29 janvier
1787, à François Hélis, fils de François et de Marie Joseph Derosier,
des Trois-Rivières.
CINQIÈME GÉNÉRATION.
A BÉCANCOURT ET NICOLET.
Voir a JOSEPH BELLIVEAU k ROSALIE RICHARD.
page 49. Mariés le 7 janvier 1772.
Enfants :
a. Joseph, né 29 nov. 1772, et baptisé le même jour à Bécancourt ; marié à
Nicolet, 8 oct. 1798, à Marie Prince, 'fille de Timothée et de Marie
Anne Richard.
(1) Ce Jean Belliveau est frère consanguin de Joseph Belliveau, époux de Marie (iandet.
ls_35d
50 AR0HIVB8 DV CANADA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
b. Marié Madeleine, née en 1774 ; mariée à Nicolet, 8 janvier 1798, à Jean
Vigneau, fila de -Joseph et de Marie Anne Bourgeois.
C. Jean, ru 2 avril 1776, baptisé 6 juin suivant à Bécancourt.
d. François d'Assise, né 13 juin 1778, b. lendemain à Bécancourt. Mort en bas
e. François D'Assise, né 14 août 1 77'.», b. même jour à Bécancourt ; marié à
Nicolet 26 juillet 1802, a Madeleine Hébert, fille de Joseph et de
Marie Madeleine Richard.
f. David, né 15 juin 1782, b. lendemain à Bécancourt, et inhumé à Nicolet, le
21 juillet 1786.
g. David, né 20 oct. 1787, b. lendemain à Nicolet.
h. Marguerite, née 6 février 1790, b. lendemain à Nicolet.
i. Michel, né 25 sept. 1791, 1). même jour à Nicolet.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
A BÉCANCOURT ET NICOLET.
Voir b CHARLES BELLIVEAU à ELIZABETH DOUCET.
page 49. Mariés le janvier 1773.
Enfants :
a. François, né 6 août 1775, b. 20 du même mois à Bécancourt.
b- Jean- Baptiste, né 16 juillet 1777, b. lendemain à Bécancourt.
C. Marie- Marguerite, baptisée 4 juin à Bécancourt; mariée à Nicolet, 23 sept.
1799, à Joseph Vigneau, fils d'Amand et d'Anastasie Boudreau.
d- Joseph, né 28 août 1781, b. lendemain à Bécancourt.
e. Charles, né 10 août 1783, b. même jour à Bécancourt.
f. Marie-Madeleine, née 21 juillet 1785, b. lendemain à Nicolet.
g. Louise-Elizabeth, née 30 jan.ier 1787, b. même jour à Nicolet.
h. Marie-Joseph, née 5 mai 1791, b. lendemain à Nicolet.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
À BÉCANCOURT, NICOLET ET ST GRÉGOIRE.
Voir c DAVID BELLIVEAU & MARGUERITE GAUDET.
page 49. Mariés le janvier 1773.
Enfants :
a. David, né 21 fév. 1774, b. même jour à Bécancourtj marié à Nicolet 14 sept
1801, à Marguerite Bourg, fille de Raphaël et de Marie Poirier, avec
dispense du 3e degré.
b. Simoîi, né 15 août 1775, b. 20 du même mois à Bécancourt; marié à Nicolet,
14 sept. 1801, à Marie Madeleine Hébert, fille de Jean-Baptiste et de
Marie Arseneau.
C. François, né 2 nov. 1782, b. lendemain à Bécancourt.
d. Joseph, né 15 sept. 1784, b. même jour, à Bécancourt.
0. Marie-Marguerite, née 10 déc. 1786, b. lendemain à Nicolet.
f. Jean- Baptiste, né 23 nov. 1788, b. lendemain à Nicolet.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
À BÉCANCOURT ET NICOLET.
Voir JEAN BELLIVEAU & MARIE GENEVIÈVE MORIN.
page 49. Mariés 7 février 1780.
OËNÊ ILOGIË DBA U \D1
DOC. DE LA StSSION No 18
n :
a. Marié Margw rtto, aée 12 qov, 1780, I,. lendema □ H »ui m
Nic<»l«'t, 9 tkO\ I 01 i Piern Bergeron, Ali d< Raphaël et de M
TIiiImmu
b. ifarie Qenevièv*, née 10 déc 1781, b. même jour B irt
c. Miirir Louit$t née 10 oot L 783, b. lendema i' incouri
d. Joêephf né 9 avril lï*-'», l>. lendemain >let.
Q. Mnrir M(u{rhim\ née |S janvier l/v7. !i. môme JOUI »let
f. Jean Baptiste, né l qov. L788, b. même joui i tfioolet.
g. Joêêphy né 7 sept. 1790, *». même jour à Nioolet.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
\ NIOOLET.
Voir g FRANÇOIS BELLIVEAU A MARIE ANNE POIRIER,
page 49. Mariés 5 février L787.
Enfants :
a. Anonyme) inhumé 5 déc. 17S7, à Nicolet.
b. François, né et baptisé 23 avril 1789, à Nicolet.
C. Joseph, né et b. 6 sept. 1790, à Nicolet.
LES BELLIVEAU DE ST-JACQUES DE L'ACHIGAN.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
Voir g CHARLES BELLIVEAU à OSITHE DUGAS.
page 24. Mariés 20 janvier 17"'"'
Enfants :
a. Marie-Madeleine, née au Port-Royal, à l'automne de 1755, baptisée à L'Assomp-
tion, P. Q., 22 nov. 1767; mariée à St-Jacques, 27 janvier 1777, à
Joseph Langlois dit Lachapelle, fils de Pierre et de Charlotte Janotte.
b. Ludivine-Elizabeth, née à Boston, en 1757 b. à L'Assomption, 22 nov. 17G7 ;
mariée à St-Jacques, 10 juin 1770, à Germain Bourgeois, fils de Claude
et de Marie LeBlanc.
C. Pierre, né à Boston, en 1759 ; le 8 février, 1760, il avait 8 mois, et le 2 juin
1766 il était encore vivant. Je perds ses traces après cette date.
d. Marguerite, née à Boston, en 1761, b. à L'Assomption, 6 juillet 1767 ; mariée
à St-Jacques, 12 janvier 1783, à Athanase Duprat, fils de Joseph et de
Marie Charles Beaulieu, et décédée à St-Jacques, 13 avril 1787.
6. Joseph, né à Boston, en 1763 ; 1). à L'Assomption 6 juillet 1767 ; mariée à la
Grande-Rivière, Gaspésie, le 14 septembre 1791, à Mairie Beaudoin, fille
de Pierre et de Marie Charlotte Dupuis.
Voir page 52.
f. Marie-Anne, née en 1765, à Boston, b. à L'Assomption, 6 juillet ?767 ; décédée,
fille, le 7 juillet 1782, à St-Jacques.
g. Pierre, (jumeau), né à St-Jacques, 3 octobre 1767, b. même jour à L'Assomp-
tion; marié 1° à St-Jacques, 10 janvier 1791, à Marie Madeleine Ratel,
fille de Charles et d'Anne Breau ; 2° à St Jacques, 26 janvier 1795, à
Marquerite Dupuis, fille de François et de Monique Richard, avec-
dispense du 4e degré de consanguinité ; 3° à St-Sulpice, le 6 juin 1803,
à Marie-Madeleine Rivet, fille de Louis et de Marie Louise Jeannot.
Voir page 52.
52 ARCHIVES DU CANADA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
h. Geneviève, (jumelle), née à St -Jacques, 3 octobre 1767, b. même jour à L'As-
somption.
i. Charles, n«' .'30 décembre 1769, à St-Jacques, b. lendemain à l'Assomption;
mari.' a St. Jacques, G février 1792, à I- ibelle Richard, fille de Victor
et de Ludivine Bourgeois.
I "ir page 53.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
À LA GRANDE RIVIÈRE.
Voir e JOSEPH BELLIVEAU à MARIE BEAUDOIN.
page 51.
t Mariés 14 sept. 1791.
Enfants :
a. Joseph, né 8 sept. 1792, b. 16 du même mois; marié en 1819, à Charlotte
Paget, fille de Jean-Bte et de Elisabeth Bariault.
b. Charles, baptisé en 1795.
C- Pierre, baptisé en 1796.
d. Marie- Anne, baptisée en 1798.
e.. Sophie, baptisée en 1799 ; mariée en 1816, à Daniel Lelièvre, fils de Daniel
et de Geneviève Blondin.
N.B. — Les descendants de Joseph Belliveau et de Marie Beaudoin sont à la
Grande Rivière et à la Petite Rivière, comté de Gaspé, P.Q.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
À ST-JACQUES.
Voir g PIERRE BELLIVEAU & MARIE-MADELEINE RATEL.
page 51.
Mariés 10 janvier 1791.
Enfants :
a. Joseph, né 23 mars 1792, b. lendemain et décédé 16 juillet de la même année.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
À ST-JACQUES.
Voir g PIERRE BELLIVEAU à MARGUERITE DUPUIS.
page 51. - femme.
Mariés 26 janvier 1795.
Enfants :
a. Marie- Esther, née et b. 27 mars 1796.
b ? 1798
C. Monique, née et b. 13 avril 1800.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
À SAINT JACQUES.
Voir PIERRE BELLIVEAU à MARIE MADELEINE RIVET.
page 51. 3e femme.
Mariés 6 juin 1803.
Enfants :
01 m [LOQIÉ DES \0 i/'/ i NOTi
DOC. DE LA SESSION No 18
0INQ1 LÊME OÉNÉB \i [0
\ s'il \<\>i \:*.
y.,.. i OHABLBfl BBLUVBATJ A ISABELLE RICHARD
j,;l, M .-h i. 6 féVriei 1792.
Km \n i
a. Joseph^ n< 20 fév. 1793, l> lendemain
b. ' 17!
c. C/mr/rs, né et i». 1 7 iii.H 1 71)7.
d. Marié Anne, née et 1 7 août 1 7
CINQUIÈME GÉNÉRATION,
A <>l ■ \.\W.r l'.T MASKINov.i.
Voira JOSEPH BELLIVEAU à FÉLICITÉ LEBLANC.
page 26 . Mariés 1 8 nov. 1762.
Enfanï B
a. Cltarh '.s-, " né dans le gouvernement de Baston, en Nouvelle-Angleterre, le *
novembre 1761.", baptisé à Québec, 23 juillet 1767 ; mari, à Ma4;i
nongé, 20 février 1803, à Agathe Marchand, fille de Pierre et de Eliza-
beth Sicard. Il s'établit à Maskinongé. C'était un marchand.
b- Jean, né et b. 2 mai 1768, à Québec.
LES BELLIVEAU DE PUBNICO, NOUVELLE-ECOSSE.
QUATRIÈME GÉNÉRATION.
Voir b CHARLES BELLIVEAU à AGNÈS GAUDET.
page 23. Mariés 16 oct. 1725.
Enfants :
a. Marie- Madeleine, née 17 nov. 1726 ; mariée 13 février 1752, à Etienne Robi-
chaud, fils de Joseph et de Marie Forest. Déportée au Massachusetts
avec son mari et ses enfants, elle revint de l'exil en 1767, et mourut le
29 janvier 1770, à la Pointe-aux-Trembles, Montréal.
b. Charles, né 22 fév. 1729; marié 20 janvier 1755, à Marguerite Bastarache,
fille de Pierre et de Marguerite Forest. Ce jeune ménage fut déporté
au Massachusetts où naquirent leurs enfants. En 1766, Charles et sa
famille se rapatrièrent à Pobomkou, avec les d'Entremont et d'autres
familles.
Voir page 54.
C. Michel, né 1er sept. 1731 ; déporté à Boston à l'automne de 1755, il revint de
l'exil en 1766. Il est mort célibataire, à Pubnico, le 9 décembre 1804,
et inhumé le lendemain, •' en présence d'Ange Amirault, de Charles
Belliveau, neveu du défunt, et de plusieurs habitants," dit le registre.
d. Pierre, né 24 sept. 1734 :
e. Isidore, né 12 fév. 1737 ; marié à Ursule Amirault, fille de Jacques et de
Jeanne Laure. Il est mort à Pubnico, le 30 oct. 1800.
Voir page 54.
54 A RCJII VES DU CA NA DA
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
f. Agnès, née 17 oct. 17.'>(.i : mariée à Joseph d'Entremont, fils de Jacques et de
Marguerite Amirault, et morte à Pubnico.
g. Natalie, née 11 janvier 1712 ; mariée k Ange Amirault, fils de Jacques et de
Jeanne Laure, et décédé a Pubnico.
h. Joseph) né 24 février 1 745 ; décédé à Pubnico, apparemment célibataire.
i. Isabelle- Modeste, née 4 février 1741S; mariée à Paul d'Entremont, fils de
Jacques et de Marguerite Amirault, et morte à Pubnico.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
A PUBNICO.
Voir b CHARLES BELLIVEAU & MARGUERITE BASTARACHE.
page 53.
Enfants :
a. Marie, née en 1756 ; mariée à John Larkins, de Pubnico, où elle est morte le
12 mai 1831.
b . Joseph, né ; marié à Ste-Anne du Ruisseau-de-1'Anguille,
à Marie Osithe Bourque, fille de Jean et de Marie Rose Surette. Il est
mort à Pubnico. Voir page 54.
C- Anne- Marguerite, née ; mariée vers 1795, à Charles-Amand
Babin, veuf de Cécile Bellefontaine. Morte au Ruisseau-de-1'Anguille.
d . Glaire, morte jeune fille.
CINQUIÈME GÉNÉRATION.
A PUBNICO.
Voir e ISIDORE BELLIVEAU à URSULE AMIRAULT
page 53.
Enfants :
a. Charles, dit Belou, marié à Sherah Robbins, protestante.
Voir page 55.
b. Elizabeth, mariée le 19 nov. 1792, à Basile Bourque, fils de Jean et de Marie
Rose Surette.
C. Pierre, né en 1775, mort garçon, le 25 oct. 1800, à Pubnico.
d. Marguerite, née en 1781 ; marié 5 aoât 1806, à Joseph LeBlanc, fils de Joseph
et décédée 6 avril 1808.
SIXIÈME GÉNÉRATION.
A PUBNICO.
Voir b JOSEPH BELLIVEAU k MARIE-OSITHE BOURQUE
page 5 I.
Enfants :
a. Jean, marié à Thècle Surette, fille de Jean-Louis et de Rosalie Amirault.
b. Joseph, né 5 juillet- 1794 ; mort célibataire.
C. Charles, né 28 oct. 1796 ; mort garçon le 10 sept. 1804.
d. Pierre-Vincent, né 25 juillet 1799 ; marié à Juliette Amirault.
e. Basile, né 25 nov. 1801 ; marie à Marie Anne Amirault.
f. Célestin, né 29 mai 1806 ; mort non marié.
g. Marie- Hélène, née 21 avril 1809 ; morte fille.
i / nci r i>i.s h i 1 1>! / \<> /
DOC. DE LA BE68ION No 18
SIXIÈME QÉNÉB il [ON
\ PUBNIOO
Voira CHARLES BELLIVEAU dit BELOU & SHERAH ROBBINS
page D I
Eni l N I
,i. McUhHd^ mariée L6 oov. 1824, à Timothée d'Entremont, ni. <l«- ''l.
( 'clrst in «m <l \ une \l a pie I toudi eau
h frtiore, marié l à Letitia Robbine, 2 è Phœbe Uoodwin
c Marguerite^ mariée à Jeremiah Larkin.
i DOUARD VII DOCUMENT DE LA SESSION No 18 A. 1906
CLEF.
Nous nous sommes proposé en établissant ces tables généalogiques, de faciliter
autant qu'il était possible, les recherches aussi bien pour la détermination des descen-
dants que des ascendants.
Dans ce but nous avons adopté un double système d'index et de renvois.
Voici comment nous avons procédé :
Partant du chef de la branche nous avons donné successivement la liste de tous les
enfants issus de chaque union, en résumant succinctement, à la suite du nom, son état
civil.
Pour chaque rejeton mâle nous avons ajouté à la suite de cette nomenclature, l'in-
dication de la page à laquelle se trouvent donnés les renseignements qui concernent la
famille issue de ce rejeton mâle.
De cette façon on peut facilement en se rapportant à ces index suivre à travers
toute la généalogie des Bourgeois, la descendance directe du fils aîné du premier
Bourgeois, Charles Bourgeois.
En effet à la suite du nom de Charles Bourgeois (page 1, liste des enfants de
Jacques Bourgeois) nous voyons l'indication " Voir page 2."
A la page 2, nous trouvons semblabiement que le fils aîné de Charles Bourgeois
®tait Charles et le renvoi indiqué à la page 3, nous montre que son fils aîné a été un
autre Charles dont nous trouvons la descendance à la page 7.
En suivant ces divers renvois nous pouvons en peu de temps et sans aucune diffi-
culté, retrouver ainsi toute la descendance de ce premier Charles jusqu'à la génération
requise.
Voici pour les recherches des descendants.
En ce qui concerne les ascendants nous avons adopté un système d'annotation ana-
logue, basé sur l'emploi de lettres alphabétiques a, b, c. etc., afiixées dans la nomencla-
ture de chaque famille, à chacun des enfants, par ordre chronologique.
Ainsi à la page 13 qui concerne la famille Bourgeois nous trouvons la liste des
enfants issus de Amand Bourgeois et de Marguerite Dugas.
L'annotation en marge du nom de Amand Bourgeois (" Voir i page 7 " ) nous
montre que par une simple référence à la page indiquée, que cet Amand Bourgeois, cata-
logué i dans la nomenclature figurant à cette page, était le fils de Claude Bourgeois et
de Marie LeBlanc.
En référant à l'annotation en marge du nom de ce Claude Bourgeois (" Voir f. page
3 ") nous voyons que lui-même était le fils de Germain Bourgeois et de Madeleine Dugas
et en consultant l'annotation en marge du nom de Germain Bourgeois, nous trouvons
qu'il était le fils de Germain Bourgeois, troisième enfant du chef de la famille, Jacques
Bourgeois.
QBNMALOQIÈ DE LC ID11 \ I I 10 DOi I IfJ
DOC. DE LA SESSION No 18
APPENDICE A
PAMILLBS B8TABLIBS A L'ACADIR
1671
PORT ROY M.
Familles.
N.niil).
d'enfuns.
r.. itei .i o •! i
Moutons.
. . . 1 , 'il'-.
laboorao.
68 savoir : *>:< hoinmes 81
autant de tVtmm l < t S
\ cuves.
227
829
990
117
21 boisseaux.
l'ol'.o.MKol .
;:
;> hommes et :> femmes.
12 bestes a cornes et
12 chèvres.
G ar|>ens. 5 bftriq
CAP NEIGRE.
1
1 homme et 1 femme.
2
25 bestes a cornes 24
chèvres.
2 arpens en
jardin.
PENTAGOUET.
1 famille et 25 soldats.
i
MOUSK AD A BOUET.
13 personnes.
ST. PIERRE DANS L'ISLE DU CAP BRETON.
1 famille.
4 arpens.
Abrégé du Roole des familles de l'Acadie fait par le Sr Randin, envoyé a Monsei-
gneur Colbert, de Québec le huit/ Novemb. 1671.
Chirurgien — Jacob Bourgeois aagé de 50 ans, sa femme Jeanne Trahan aagée de
40 ans, Leurs enfans 10, deux de marié un garson et une fille, Jeanne, aagée de 27 ans,
Charles 25, Germain 21, Marie 19, Guillaume 16, Margueritte 13, Françoise 12,
Anne 10, Marie 7, Jeanne 4 ans. Leurs bestiaux a cornes 33, Leurs brebis 24, Leurs
terres Labourables et en valeur en deux endroit environ ving arpans plus ou moins.
18—36 r-16
58 ARi lll\ l> CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Laboureur — Jehan Gaudbt aagé de quatre vingt et seize ans, sa femme Nicolle
Colleson aagée de soixante et qnattrè ans, leurs enfans Jehan aagé 18 ans, Leur terre en
labour trois arpans en deux places, Leurs bestes a Cornes six pièces, Leurs brebis trois
pièces.
Laboureur — Dknis Gaudet aagé de quarante six ans, sa femme Martine Gautier
aagée de sinquante deux ans, Leurs enfans cinq, deux de marie La première Anne
Gaudet aagée de vingt cinq ans, La seconde Marie aagée de 21 ans, Pierre aagé de 20
ans, Pierie aagé de 27 ans, Marie aagée de quatorse ans tous cinq sans métiers excepté
Laboureurs, Leurs terre en valeur six arpens, Leurs bestes a Cornes neuf pièces treize
brebis tant petites que grandes.
Laboureur — ROGER Kkiessy [Kuessy] aagé de 25 ans, sa femme Marie Poirier
aagée de 22 ans, Leurs enfans une fille Marie aagée de deux ans, Il na point de terre
en Labour, Leurs bestes a Cornes trois pièces, Leurs brebis 2 pièces.
Laboureur — Michel de Forest aagé de trente trois ans, sa femme Marie hebert
aagée de ving ans, Leurs enfans 3. — Michel aagé de 4 ;>ns, Pierre deux ans et demy —
René un an, Leurs terres en Labour deux arpans. Leurs bestes a Cornes douxe, et deux
brebis.
Marie Gaudet Veufve de Estienne hebert aagée de trente huict ans, ses enfans dix,
deux de mariés — Marie aagée de 20 ans, Maigueritte aagée de 19 ans. Les autres a
marié, Emmanuel aagé de 17 ans, Estienne aagé de 17 ans, Jehan aagé de 13 ans,
françoise 10 ans, Catherine 9, Martine 6 ans, Michel 5 ans, Anthoine 1 an. Ses
terres en labour 2 arpans, bestes a cornes 4 et 5 paires de brebis.
Laboureur — Anthoine Babin aagé de quarante cinq ans, sa femme Marie Mercié
aagée de 26 ans, Leurs enfans cinq, Marie aagée de neuf ans, Charles aagé de 7 ans, Vin-
cent aagé de cinq ans, Jeanne 3 ans, Maigueritte un an. Leurs terres en Labour 2
arpans, Leurs bestes a cornes six paires, huict paires de brebis tant petites que grandes.
Laboureur — Olivier Daigre aagé de 28 ans sa femme Marie Gaudet aagée de 20
ans, Leurs enfans 3, Jehan aagé de quattre ans, Jacques deux ans, Bernard un an,
Leurs terres en Labour deux arpans, bestes a Cornes six paires et six brebis
Tonnelier — Anthoine Hebert aagé de 50 ans, sa femme Geneviefve Lefrand aagée
de 58 ans, Leurs enfans 3, Jehan Hebert aagé de 22 ans, Jehan Hebert aagé de 18 ans,
Catherine Hebert aagé de 15 ans, Leurs bestiaux a cornes 18, Leurs brebis sept paires,
Leurs terres en Labour six arpans en deux places.
Laboureur — Jehan Blanchard aagé de soixante ans, sa femme Radegonde Lam-
bert aagée de quarante et deux ans. Leurs enfans six, 3 de mariés, Martin Blanchard
aagé de 24 ans, Magdeleine Blanchard aagée de 28 ans, Anne aagée de 26 ans. Les non
mariés, Guilleaume aagé de 21 ans, Bernard aagé de 18 ans, Marie aagée de 15 ans,
Leurs terres en labour 5 arpans, Leurs bestiaux a cornes, douxe, et brebis neuf.
La veufve de deffunt François Guérin aagée de 26 ans, ses enfans 5, Anne aagée
de douxe ans, Marie aagée de neuf, Frivoline 7 ans, Huguette aagée de 5 ans, François
2 ans, Son bestail a Cornes six pièces et 3 brebis, ses terres en labour six arpans.
Laboureur — Michel du pont |I)upuis] aagé de 37 ans, sa femme Marie Gautrot
aagée de 34 ans, Leurs enfans 4, Marie potier [ou Potet aagée de 14 ans, Martin du
pont aagé de six ans, Jeanne aagée de quatre ans, Pierre aagé de 3 mois, Leurs bestiaux
a Cornes 5 et une brebis, Leurs terres en Labour six arpans.
Laboureur — Claude Terriau aagé de 34 ans, sa femme Marie Gautrot aagée de 24
ans, Leurs enfans 4. Germain aagé de 9 ans Marie aagée de six ans, Maigueritte aagée
de 4 ans, Jehan aagé de un an, Leurs bestiaux a Coi nés 13 pièces et de brebis trois,
Leurs terres en Labour six arpans.
Laboureur — Germain Terriau, âgé de 25 anc, sa femme Andrée Brun aagée de 25
ans, Leurs enfan Germain aagé de deux ans, Leurs bestiaux à Cornes 5 pièces et deux
brebis, terres Labourables deux arpans.
Laboureur — Jehan Terriau aat;é de soixante et dix ans, sa femme Perrine Bau
aagée de soixante ans. Leurs enfans sept. Ceux qui sont mariez, Claude Terriau, aagé
de 34 ans, Jehan aa:é de 32 ans, Bonaventure anj:é de 30 ans, Germain 25 ans, Jeanne
aagée de 27 ans, Catherine aagée de vingt et un ans, Le non marié Pierre aagé de seize
ans. Leurs bestiaux a cornes six et une brebis, terres Labourables cinq arpans.
i,i \ i [L0QI1 m U IDI1 Si ii/' /""/ \il \ i M
doc. de: : a session no 18
Laboureur Fbàîu on S< tvoi '■ •l'-1""'
de 38 an'», Leurs enfana, neuf, une fille de mariée, Frai âgée de i
maries, Germain aagé de 17 an», M. m. de 14 an , Jeanne •»«•■«• «!'■ i ;
thei ine aagée de neuf ans, Françoi B, Barna \n.ii--- ag.'-.- <!•• ;
Marie aagee d'un an ci <l<mv, besiiau\ a «■unir i , .m.iM.
arpane.
Laboureur -I shàn ( Iobforoi q ■ femme I
18 ans. Leurs enfana une fille de nii semaine -i"1 " ;i i
sts fonds, béates a cornes, une vache et une brebis, point de terre labourable.
Laboureur Pibbee Mabtin aagé de soixante et di> > f«-mun- i
Vigneau aagée de soixante et buict ans, Leui enfana cinq, qua a, ' n
garson et broia filles, Pierre aagé de 46 ans, Marie aagee de 35 ao Sri
de 39 ans, Andrée aagée de 30, an*, Le non marié Mathieu aag< de 35 ai
bestiaux a Cornes 7 pièces, huicl brebis, terres Labourables deus arp
Laboureur François Pèlerin aagé de *15 ans, sa femme Andrée Martin
trente ans, Leurs enfana 3, Huguette aagéede Sans, Marie aagée de 2 ans et une |
fille aagée de 2 jours non nommée. Leurs bestiaux une brebis, terre labourable un
arpan.
Laboureur Pibbbe Morin aagé de 37 ans, sa femme Marie aagée de 35 an
Leurs enfans cinq, 3 garsona et 2 filles, Pierre aagé <le neuf ans, Louj ris,
Anthoine aagé de cinq ans, Marie aagée de 3 ans, Anm de dix mois, Leui
tiaux a cornes 3 et 4 brebis, terre en Labour un arpan.
— Texier — Mathieu Martin garson demeurant en son particulier, nagé de 35 au-,
ses bestes a Cornes quattre et trois brebis.
Laboureur — Vincent Brun aagé de soixante ans, sa femme Renée brode aagée de
55 ans. Leurs enfans 5 tant mariez que non mariez, 3 de mariez. Magdeleine Brun aagée
de 25 ans, Andrée aagée de 24 ans, Françoise aagée de 18 ans, Les non mariez Bastien
aagé de 15 ans, Marie aagée de 12 ans, Leurs bestes a cornes dix pièces et quattre
brebis, terres Labourables cinq arpans.
Laboureur — François Gautrot aagé de 58 ans, sa femme P^dmée Le Jeune aagée
de 47 ans, Leurs enfans onxe, quatre de marié, dqnt sensuivent Les noms, Marie aagée
de 35 ans, Charles aagé de 34 ans, Marie aagée de 24 ans, Renée âgée de 19 a
Margueritte aagée de 16 ans, Les non mariés, Jehan aagé de 23 ans, François aagé de
19 ans, Claude aagé de 12 ans, Charles aagé de 10 ans, Jeanne aagée de 7 ans, Ger-
main aagé de 3 ans, Leurs bestes a cornes. 16 et six brebis, Leurs terre en Labour six
arpans.
Mareschal — Guilleaume Trahan aagé de soixante ans ou environ sa femme Mag-
deleine Brun a*gée de 25 ans, Leurs enfans trois. Guilleaume Traham aagé de quatre
ans, Jehan Charles aagé de trois ans, Alexandre aagé d'un an, Leurs bestiaux a cornes
huict et dix brebis, Leurs terre en labour cinq arpans.
Armurier — Pierre Sire aagé de 27 ans, sa femme Marie Bourgeois aagée de 18
ans, Leur enfans un garson nommé Jehan 3 mois, Leurs bestiaux a cornes onxe pièces
et six brebis, point de terre en Labour.
Laboureur — Pierre Thibeaudeau aagé de quarante ans, sa femme Jeanne Terriau
aagée de 27 ans, Leurs enfans six, Marie aagée de dix ans, Marie, âgée de huit à neuf
ans, Marie aagée de sept an^, Anne Marie six ans, Catherine quattre ans, Pierre aagé
d'un an, Leurs bestiaux a cornes douxe et onxe brebis. Leurs terres labourables sept
arpans.
Laboureur — Claude Petitpas aagé de quarante cinq ans, sa femme Catherine
Bagard aagée de trente trois an^, Leurs enfans sept, Bernard aagé de 12 ans, Margue-
ritte aagée de dix ans, Claude aagé de 8 ans, Jehan aagé de 7 ans, Jacque aagé de 5 ans.
Marie aagée de deux ans et demy, Elizabet aagée de un an. Leurs bestiaux a cornes
Vin g six et onxe brebis, Leurs terre en Labour trente arpans.
Laboureur— Bernard Bour aagé de 23 ans, sa femme Françoise Brun 19 ans, un
enfan qui sapelle Marie. Leurs bestes a cornes six, et deux brebis — aucune terre en
Labour.
18—361
60 ARVIin E8 CANAI'II. Y S I >
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
- Laboureur — Bonaventurk Terkiau aagé de 27 ans, sa femme Jeanne Boudrot
aagée de 26 ans, Leur enfans une fille, Marie quattre ans, Leurs bestes a cornes six
pièces et six brebis, Leur terres en Labour deux arpans.
Laboureur — Michel Boudrot aagé de soixante et onze ans, sa femme Michelle
Aucoin aagée de cinquante et trois ans. Leurs enfans, onxe, trois de mariés, Françoise
aagée de 29 ans, Jeanne aagée de 26 ans, Margueritte aagée de 20 ans, Les non mariez
Charles aagé de 22 ans, Marie aagée de 18 ans, Jehan aagé de 16 ans, Habrahan aagé
de 14 ans, Michel aagé de 12 ans, Olivier aagé de dix ans, Claude aagé de 8 ans, Fran-
çois aagé de 5 ans, Leurs bestes a cornes vingt et douxe brebis, Leurs terres Labou-
rables huict arpans.
Laboureur — Pierre Guilbault aagé de 32 ans, sa femme Catherine Terriau aagée
de 20 ans, une fille, Margueritte Guilbault aagée de deux ans, Leurs bestiaux a cornes
six pièces et cinq brebis, Leurs terres en Labour 15 arpans.
Laboureur — Jehan Labatte aagé de 33 ans, sa femme Renée Gautrot aagée de 19
ans, point d'enfant, Leurs bestiaux a cornes 26 pièces et 15 brebis, Leurs terre en
Labour 15 arpans.
Laboureur — Martin Blanchard aagé de 24 ans, sa femme Françoise Leblanc
aagée de 18 ans, point d 'enfans, Leurs bestes a cornes 5 pièces et deux brebis, Leurs terre
en Labour 15 arpans.
Laboureur — Jehan Bour aagé de 25 ans, sa femme Margueritte Martin aagée de 27
ans, Leurs enfans deux, Anne aagée de 3 ans, Margueritte aagée d'un an et deux mois,
Leurs bestes a cornes trois et cinq brebis, terre en labour 15 arpans.
Laboureur — Anthoine Bourc aagé de soixante et deux ans, sa femme Anthoinette
Landry aagée de cinquante trois ans, Leurs enfans, onxe, quattre de mariez dont sen
suivent les noms, Marie aagée de 26 ans, François aagé de 27 ans, Jehan aagé de 24 ans,
Bernard aagé de 22 ans, Les non mariez, Martin aagé de 21 ans, Jeanne âgée de 18 ans,
Renée aagée de 16 ans, huguette aagée de 14 ans, Jeanne 12 ans, habrahan aagé de 9
ans, Margueritte 4 ans. Leurs bestes a Cornes douxe et huict brebis, Leurs terres La-
bourables quattre arpans.
Matelot — Laurent Grange aagé de 34 ans sa femme Marie Landry aagée de 24
ans, Leurs enfans, deux, Margueritte aagée de 3 ans, Pierre aagée de neuf mois, Leurs
bestes a cornes cinq et six brebis, Leurs terres Labourables quattre arpans.
Perrinne Landry aagée de soixante ans Veufve de deffunt Jacques Joffriau, Elle
na aucun enfans.
Maçon — Pierre Doucet aagé de cinquante ans sa femme henriette Peltret, aagée
de trente et un ans, Leurs enfans, cinq, Anne âgée de 10 ans, Toussainct 8 ans, Jehan
aagé de six, Pierre aagé de 4 ans, une aultre fille non nommée aagée de trois mois, Leurs
bestiaux à cornes 7 et six brebis, Leurs terre Labourable quattre arpans.
Laboureur — François Bour aagé de 28 ans, sa femme Margueritte Boudrot aagée
de 23 ans, Leurs enfans, deux, Michel aagé de 5 ans et demy, Marie aagée de trois ans,
Leurs bestiaux a cornes, 15, et cinq brebis, Leurs terres en Labour cinq arpans et demy.
Marie Salé veufve de deffunt Jehan Claude aagée de soixante et un an.
Laboureur — Germain Doucet aagé de trente ans, sa femme Marie Landry aagée
de 24 ans, Leurs enfans, trois, Charles aagé de six ans, Bernard aagé de quattre ans,
Laurent aagé de trois ans, Leurs Bestiaux a Cornes onxe et sept brebis, Leurs terres
en Labour trois arpans.
Laboureur — François Girouard aagé de cinquante ans, sa femme Jeanne Aucoin
aagée de quarante ans, Leurs enfans cinq, trois de mariez, Jacob aagé de 23 ans, Marie
aagée de 20 ans, Marie Magdeleine aagée de 17 ans, Les non mariez Germain aagé de
quatorze ans, Anne aagée donxe ans, Leurs bestiaux a cornes 16 six pièces de brebis,
Leurs terres en Labour huict arpans.
Tonnelier— Jacque Belou aagé de 30 ans, sa femme Marie Girouard aagée de 20
ans, un enfans, nommée Marie aagée de huict mois, Leurs bestes a Cornes 7 pièces et
une brebis, point de terre.
Laboureur — Jacob Girouard aagé de 23 ans, sa femme Margueritte Gautrot
aagée de 17 ans, Leur enfan un garson nomimé Alexandre, Leurs bestes a Cornes
sept pièces et trois brebis, point de terres.
A
QBNBALOQIB m. s 10ÂDIËNB iVEi DOOl \i i a 61
DOC. DE LA SESSION No 18
Laboureur— Pibbbi Vivqmvi sage de quarante m tmm< I m ( taudet aagée
• le :'7 ans, Leurs enfant quattre, Huguette aagée de 7 uns, Thomas aagé di iii
Michel aagé de 3 ans, Pierre aagé de deus ao , Leur bestiaui koornes I
brebis, Leurs terres eo Labour 16 arpan
— Laboureur -Piibbi Martin Le Jeune aagé de i(» an > femme A. nue Ou<
orouest aagée de '.}.~i ans. Leurs enfans, quattro, Pierre le lo au . I!en< ■!<• -
ans, A ml if aagé de 6 ans, Jaoque deux anse! demy, Leurs la*
six brebis, Leurs terres en Labour 8 arpana
Laboureur Vinobnt Brot aagé de quarante ans, sa femme Marie Boui
(*> ans, Leurs enfans quatre, Marie aagée de neuf ans, Ant hoirie aagé de •'ans, Mai
ritte aagée de trois ans, Pierre aagé duu an, Leur bestiaux a Cornes neuf, ei iep( brebi ,
Leurs terres en Labour quattre arpans.
Laboureur Daniel Leblanc aagé de quarante oinq ans, «.;i femme Franc
(îaudet aagée de quarante huiei ans, Leurs enfans Sept, une fille de mariée t'ian-
Leblanc, aagée de 18 ans, Les non mariez, Jacques Leblanc, âgé de 20 ans, Estienne
aagé de 15 ans, Kené aagé de 11 ans, André aagé de 12 ans, Anthoine aagé de neuf aa
Pierre aagé de 7 ans, Leurs bestiaux a Cornes 18 et de brebis 26, Leurs terres en Labour
10 arpans en deux plaOOa
Laboureur -Michel Poibib garson,* fils de deffunt Jehan Poirié, aagé de 20 ans,
ses bestiaux a cornes deux, point de brebis ny de terres.
BARBE Baiolet veufve de deffunt Savinien de Courpon aagée de soixante et trois
ans, ses enfans huict, deux en ce pays et six tant en France qu'alieurs, Les deux qui
sont icy sont mariez a scavoir deux filles, Marie Peselet aagée de 26 ans, Mariane Le
Febvre aagée de 21 ans, ses bestiaux a cornes, une vache et cinq brebis, point de terres.
Laboureur — Anthoine Gouqeon aagé de 45 ans, sa femme Jeanne Chebrat âgée de
45 ans, un enfan Huguette Gougeon aagée de 14 ans, Leurs bestiaux a cornes 20 pièces
et 17 brebis Leurs terres Labourables et en Labour 10 arpans.
Tonnelier — Pierre Commeaux aagé de soixante et quinze ans sa femme Rose
Bayou aagée de quarante ans, Leurs enfans neuf, un de marié, Estienne Commeau
aagé de 21 ans, les non mariez, Pierre Commeau aagée de 18 ans, Françoise aagée de 15
ans, Jehan aagé de 14 ans, Pierre aagé de 13 ans, Anthoine aagé de 10 ans, Jeanne aagée
de 9 ans, Marie aagée de 7 ans, Jehan six ans, Leurs bestes a cornes, 16 pièces et 22
brebis, Leurs terres Labourables six arpans
Tailliandier — Jehan Pitre aagé de 35 ans, sa femme Marie Peselet aagée de 26 ans,
Leurs enfans trois, Marie aagée de 5 ans, Catherine aagée de trois ans, Claude aagé de
neuf mois, Leurs bestes a Cornes, une vache, point de brebis ny de terres Labourables.
Laboureur — Estienne Commeaux aagé de 21 ans, sa femme Marie Anne Lefebvre,
aagée de 21 ans, un enfant, qui est une fille aagée de trois semaines nommée Catherinne,
Leurs bestiaux a Cornes sept et sept brebis point de terres Labourables.
Laboureur — Charles Bourgeois aagé de 25 ans, sa femme Anne du Gast, aagée de
17 ans, Leur enfans, une fille Marie aagée de un an et demy, Leurs bestiaux a cornes 12
pièces et sept brebis, Leurs terres Labourables et en Labour 2 arpans.
Laboureur — Barnabe Martin aagé de 35 ans, sa femme Jeanne Pelletret, aagée de
27 ans, Leurs enfans deux, Marie aagée de 4 ans, René aagé de huict mois, Leurs
bestiaux a cornes trois et deux brebis, Leurs terres Labourable et en Valeur deux
arpans et demy.
Charpantié — Clément Bertrant aagé de 50 ans, sa femme huquette Lambelot aagée
de 48 ans, point denfans, Leurs bestiaux a Cornes 10 et six brebis,Leurs terres Labourables
six arpans.
Laboureur — Anthoine Belliveau aagé de 50 ans, sa femme Andrée Guion aagée
de 56 ans, Leurs enfans deux, Jehan aagé de 19 ans, Magdeleine aagée de 17 ans, Leurs
bestiaux a cornes onxe, et huict brebis, point de terre.
Laboureur — René Landry Lesnés, aagé de 53 ans, sa femme Perrinne Bourc,
aagée de 45 ans, Leurs enfans 7, quattre de mariez, a scavoir henriette Pelletret aagée
de 30 ans, Jeanne aagée de 28 ans, Marie aagée de 25 ans, Marie aagée de 23 ans, Les
non Mariez, Magdeleine aagée de 15 ans, Pierre aagé de 13 ans, Claude aagé de 8 ans,
Leurs besHaux a Cornes 10 et 6 brebis, Leurs terres en Labour 12 arpans en deux places.
62 VRCEn EB ( I S IDIBX VEB
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Ch irpantié— »Thom a> Cobmib aagé de 35 ans, sa femme Magdelaine Girouard aagée
17 ans, une fille aagée <1<- -ans, Leurs bestiaux a Cornes sept pièces e< s^pt brebis,
Leurs terres en Labour six arpans.
Lzboureur — HesÉ RiMBAULT aagé de 55 ans, sa femme Anne Marie aagée de 40
ans, Leurs enfans 5, Philipe aagé de 16 ans, François 15 ans, Jeanne aagée de 11 ans,
Marie aagée de 10 ans, Françoise aagée de 5 ans, Leurs bestiaux a cornes 12 et 9 brebis,
Leurs terres en Labour 12 arpans.
Armurier — HabràHAN DuGAST aagé de 55 ans, sa femme Marie Judith [sic pour
Marguerite] Doucet aagée de 46 ans, Leurs enfans 8, deux de mariez, Marie aagée de
23 ans, Anne aagée de 17 ans, Les non mariez, Claude aagé de 19 ans, Martin 15,
Margueritte 14 ans, habrahan 10 ans, Magdeleine 7, Marie 6, Leurs bestiaux a cornes
19 et 3 brebis Leurs terres Labourables 16 arpans.
Laboureur — Michel Richard, aagé de 41 ans sa femme Magdeleine Blanchard
aagée de 28 ans, Leurs enfans 7, René aagé de 14 ans, Pierre 10 ans, Catherinne 8,
Martin 6, Alexandre 3, deux besonne Anne et Magdeleine aagée de cinq semaines, Leurs
bestes a Cornes 15 et 14 brebis, Leurs terres Labourables et en valeur en deux places 1 4
arpans.
Laboureur — Charle Melanson aagé 28 ans, sa femme Marie Dugast aagée de 23,
Leurs enfans, 4, Marie âgée de 7 ans, Margueritte 5, Anne 3, Cecille 6 mois, L°urs
bestiaux a Cornes 40 et 6 brebis Leurs terres Labourables 20 arpans.
Tailleur — Pierre Melanson a refusé de donner son aage et Le nombre de ses bes-
tiaux et terres et sa femme ma respondu si jestois si fous de courir les Rues pour des
choses de m es me.
Laboureur — Estienne Robichaut ne ma pas voulut voir II a sorty de chez Luyet
a dit a sa femme quel me dit quil ne me vouloit point donner Le Conte de ses bestiaux
et terres.
Tonnelier — Pierre LaNoue ma f lit response Lorsque que je Luy ay demandé son
aage quil se portoit bien et qu'il ne Le vouloit pas donner.
Yostre plus obligé serviteur
p. Laurent Molins religieux Cordelier.
DE LABITTATION DE POBOMCOU PRES LES ILLES DE TOUSQUET.
filhipe mieux ecuier sieur de LENDREMONT âge de 62 ans, Madellene Ellie sa famme
âge de 45 ans leur fille enne [aînée] Marguerite mariée aavec Pierre Melanson, son fis
enne âgé de dix seit ans, le puyne Abrahan âge de 13 ans, le cadet Filhipe âge de 11
ans une fille la cadette de tous Madeleine âge de 2 ans, leur teire en labour six arpans
leur bestiaux à corne 26 des brebis 29 des chèvres 12 des cochons 20.
DE LABITTATION DU CAP NEIGRE.
Amand Lalloue ecuyer sieur derivedu âge de 58 ans Ellisabet Nicollas sa ffame
âge de 40 ans son fis enne iage [Jacques ?] âge de 24 ans le second Ammant Lalloue âge
de 1 1 ans le cadet Amand âge de 1 2 ans, leur filles Janne âge 20 ans lauttres Ellisabet
âge de 12 ans leur teire en labeur 2 arpans bestiaux des chèvre 20 des cochons 29.
Guillaume Poulet sa famme son enfant un arpant défriche des cochons demy
douzene abitte dem la rivière au rocheloy.
Total des hommes, femmes, et enfans, de la Coste de l'Acadie 392.
Total des bestes a corne 482.
Total des brebis 524.
DOC. DE LA SESSION No 18
APPENDICE B
3 dur du Conseil tenue ohei le gouverneur, à Halifax, le lundi, i llet I < '
/'/
LE L1I i i i \ w i 001 \ ERNEl i;.
Benj. 1 1 m
.1 do, ( rollier
Willm. Cotterell ■ < bnseillers.
Jno, Roua
.1 m». Beloher
L'honorable vice-amiral Boscawen el le contre amiral Mostyn étaient aus il
Le lieutenant gouverneur t'a i t pari au Conseil «le l'arrivée des délègues de risiquid,
Sdenis (Mines) et de la rivière aux Canards, qui ont présenté les mémoire! ci-après
| Les deux mémoires qui suivent sont tirés (Tune copie qui se trouve aux Archith
Dominion. Celle-ci a été faite au Colonial Record, sur nue r<>j>ir d<s ornj'num •-. (
\nblent avoir été détruits et c'est pour cette raison que les noms des signataires font
>nt.]
A l'honorable Charles Lawrence, Président du Conseil du Roy, Commandant en
chef de la Nouvelle-Ecosse, Lieutenant-Gouverneur d'Annapolis Royal, Lieutenant
Colonel d'un Régiment d'Infanterie.
MONSIEUR, — Les Habitans de nos départements ayant été informé par Monsieur
Murray, Commandant le Fort Edward a Pisiquit que nous les Habitans de nos Dépar-
tements ayant à faire paroître quelques homme devant Monsieur le Gouverneur à
Halifax pour répondre à la demande à nous faite en vertus d'un serment que l'on nous
assure que son honneur exige de nous, les Habitans de nos Départements, en général
prenne la liberté de Représenté qu'après avoir pretté Serment de fidélité a Sa Majesté
Britannique avec toutes les Circonstances et les [sic pour la] Reserve sur vente (a) à
nous accordés au nom du Roy par Monsieur Richard Phillips, Commandant en chef dans
la ditte Province à laquel le nous avons observé notre fidélité d'autant plus qu'il nous a été
possible depuis un nombre d'années en jouissant paisiblement de nos droits suivant la
Teneur de notre serment en toute sa Teneur, et réserve, et nous ayant toujours appuie sur
notre Serment de fidélité tant pour sa Teneur que pour l'observation, et nous sommes resous
tous de bon consentement et de voy de ne prendre aucun autre Serment. Nous avons
prêtés le Serment de fidélité de bonne foy, nous sommes très contemps et satisfais, nous
espérons, Monsieur, que vous au ré la bonté d'écouté nos Justes Raisons, et en consé
quence supplie tous d'une voy unanime son honneur d'avoir la bonté de délivré nos
Gens qui sont tenu a Halifax depuis quelque Temps, en ne pouvant même scavoir leur
situation qui nous paroit déplorable, nous avons toute confiance, Monsieur que son hon-
neur aura [la] bontés pour nous de nous accordé les grâces que nous avons l'honneur de
vous demander très humblement, et nous prieront pour la conservation de son honneur.
Pisiquit, 22 juillet 1755.
(Signé par 103 des susdits habitants de Pisiquid).
De la part des Habitans des Mines, et la Rivière aux Canards et des lieux qui en
dépendent.
A Son Excellence Charles Lawrence, Ecuyer, gouverneur generalle et Commandant
en chef la Province de la Nouvelle-Ecosse ou l'Acadie, et colonel d'un Régiment au
Service de Sa Majesté dans la ditte Province.
(a ) Sic pour suhante. Le texte de cette réserve est au bas de la page 81 (note b.)
64 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
D'autant qu'il s'est répandue un Bruit parmis nous les Habitans françois de cette
Province, que son Excellence le gouverneui exige de nous un serment d'obéissance con-
forme en quelque façon à celuy des Sujets Naturels de Sa Majesté le Roy Georges
Second, et qu'en conséquence nous avons une certitude Moralle que plusieurs de nos
Habitans sont retenue et gênée à Halifax pour ce sujet.
Si les Intentions de son Excellence sont celle qu'icy dessus envers nous, nous pre-
nons la liberté de représenté à Son Excellence tous en généralle et au nom de tous les
Habitans, que nous et nos Perres ayant pris pour eux et pour nous un serment de fidélité
qui nous a été approuvé plusieurs fois au nom du Roy, et sous les privilèges duquel nous
avons demeuré fidèlle et soumis et protégé par Sa Majesté le Roy Britannique suivant
les Lettres et Proclamation de son Excellence Monseigneur le Gouverneur Shirley, en
datte du 16 septembre 1746, et du 21 octobre 1747, nous ne commettrons jamais
l'inconstance de prendre un Serment qui change tant soit peut les Conditions et les
privilèges dans lesquels nos Souvereins et nos Perres nous ont placé par le passé.
Et comme nous pençons bien que le Roy, notre Maître, n'aimes et ne protège que
des sujets constents, fidèlle et franc, et que ce n'est qu'en vertu de sa bonté et de la fidélité
que nous avons gardé envers Sa Majesté qu'elle nous a accordé et continue l'entière
possession de nos biens, et l'exercice libre et public de la Religion Romaine.
Ainsi nous voulons continué dans tous ce qui sera dans notre pouvoir à être fidèlle
et soumis ainsi qn'il nous a été accordé par Son Excellence Monseigneur Richard
Phillips.
La Charité pour nos Habitans détenus et l'innocence que nous croyons en eux nous
oblige à supplier très humblement Son Excellence à se laisser touché de leurs misères et
leurs donner la liberté que nous demandons pour eux avec toute la soumission possible
et le Respect le plus profond.
(Signé par 203 habitans des Mines et de la Rivière-aux-Canards.)
Les dits délégués sont ensuite introduits. Ils refusèrent péremptoirement de prêter
le serment d'allégeance à Sa Majesté.
Les délégués d'Annapolis se présentèrent aussi et refusèrent de prêter le serment.
Sur ce refus, ils furent tous jetés en prison.
Comme il avait été décidé antécédemment d'expulser les habitants français de la
province s'ils refusaient de prêter le serment, il n'y avait plus par conséquent qu'à
prendre les mesures nécessaires pour opérer leur expulsion et à décider à quels endroits
les déporter.
Après mûre délibération, il fut convenu à l'unanimité que pour prévenir le retour
des habitants français dans la province et les empêcher de molester les colons qui pour-
raient s'être établis sur leurs terres, il était urgent de les disperser dans les diverses
colonies sur le continent et de noliser immédiatement un nombre de vaisseaux pour les
y transportés.
CHAS. LAWRENCE.
J. N. Duport,
Secrétaire du Conseil (a).
Extraits d'une lettre du gouverneur Lawrence au colonel Robert Monckton.
Halifax, 31 juillet 1755.
Sur quoi le Conseil fut d'avis et il est en conséquence décidé de transporter les
habitants français de la province hors du pays aussitôt que possible, et de commencer par
ceux des environs de l'isthme qui ont pris les armes (b) et qui pour cette raison ne méritent
(a) Ces minutes d'une séance du Conseil tenue à Halifax le 28 juillet 1755, à laquelle fut définitive-
ment décidée la déportation des Acadiens, sont indiquées comme suit au verso : " Nouvelle- Ecosse. Minu-
" tes du Conseil de Sa Majesté à Halifax, du 28 juillet au 7 octobre 1755 ; reçues avec la lettre du lieute-
" nant-gouverneur Lawrence, du 18 octobre 1755 ; lues le 20 novembre 1755."
Comme la déportation a eu lieu aux mois d'octobre et novembre, il semble que le Conseil du commerce
et des colonies, qui représentait le gouvernement de la métropole, en fut informé trop tard pour l'empêcher.
(6) " Termes de la capitulation que sont accordés au Commandant et garnison de Beauséjour, 16
juin 1755."
" 4e. Pour les Acadiens, comme ils ont été forcés de prendre les armes sur peine de la vie, ils seront
pardonnes pour le party qu'ils viennent de prendre."
DOC. DE LA SESSION No 18
iiuiMiim faveur. Pour mettro ce |»r«>j»^t à exécution, «le, .mire, .,1,1 donn< en
toute diligence un nombre suffisant de vm 1 la Baie pour emberquei la population
VOUI rnrviv/ «mi ini'iiic temps 1rs inst niellons relatives aux moyen | prendre I''
exéouter oette tâche, aux endroitt où la déportes devront êtw env( atout oequi
pourra vous cire nécessaire en OOttfl 00CU1 i l'iinv
.Min de les empéoher de l'enfuir avec leurs !><• tiaux, il faudra avoir grain |ue
ee projet ne lrans|.ire pal . et le moyen le plut sur pOUI œil D M
quelque stratagème qui fera tomber lee hommes, jeunei ••' vies toui le ohefi de
Camille) en votre pouvoir. Vous lea détiendres ensuite jo qu'A l'ai
afin quili soient, prêts pour l'embarquement. [Jne foii l<-s homme d< tenu U d
à craindre que les femmes et les enfant ne l'enfuient SVOC Toutefol il
serait très prudent, pour prévenir leur fuite, non seulement de vous emparer de leun
chaloupes, de leurs l>ateaux, de leUIS canots et de tous les autre- vais-eaux qoi ,in
beront sous la main, mais en môme temps de oharger des détachementi de nirveiller
Villages et les routes. Tous leurs bestiaux et leurs céréales «tant OOnfisquél au prol'r
la couronne, par suite de leur rébellion, et (levant être appliqués au remboursemenl
dépenses que le gouvernement devra faire pour les déporter de ce pays, il faudra que
personne n'en fasse l'acquisition sous aucun prétexte. Tout marché de ce genre
de nul effet, parce que (depuis l'arrête du Conseil) les habitants français -ont dépour
de leurs titres de propriété et il ne leur sera permis de rien emporter, à l'exception de
leurs mobiliers et de l'argent qu'ils possèdent présentement.
Les commandants du fort de Peziquid et de la garnison d'Annapolis ont reçu à peu
près les mômes ordres à l'égard des habitants de l'intérieur.
Quant aux provisions trouvées dans le fort de Beauséjour, les 832 barils de farine
devront servir à la nourriture des habitants français pendant leur transport aUx en-
droits où ils seront envoyés et après en avoir fait une distribution suffisante à tous les
vaisseaux, le reste sera envoyé aux colons de Lunemburg.
Il est entendu que chaque navire devra être approvisionné d'une livre de farine
et d'une J livre de pain par jour avec une livre de bœuf par semaine pour chaque
habitant ; vous recevrez le bœuf et le pain par les transports d'Halifax. Quant à la
farine vous en avez déjà suffisamment. ^
Extraits d'une autre lettre du gouverneur Lawrence au colonel Monckton.
Halifax, 8 août 1755.
* * * * *
Les navires destinés au transport des habitants étant sur le point de mettre à la
voile, arriveront bientôt chez vous. Ils vous apporteront de plus amples renseignements
et en même temps des instructions particulières au sujet de la déportation des habitants
et des endroits où ils doivent être transportés.
J'espère que vous avez mis en pratique les instructions que je vous ai transmises
dans ma dernière lettre. Comme il sera peut-être très difficile de s'emparer des
habitants, vous devrez autant que possible, détruire tous les villages des côtés nord
et nord-ouest de l'isthme, situés aux environs du fort Beauséjour et faire tous
les efforts possibles pour réduire à la famine ceux qui tenteraient de se cacher dans les
bois. Il faudra prendre grand soin de sauver les animaux et la récolte sur le champ, que
vous pourrez faire rentrer sans exposer vos hommes au danger ; vous devrez aussi
autant que possible, empêcher les Français fugitifs et les sauvages d'enlever ou de
détruire les bestiaux. * * *
Extraits du journal de Winslow.
Ordres du jour au camp du fort Cumberland, (a) 2 août 1755.
Mot oV ordre : Coventry,
Un détachement composé d'un capitaine, de deux lieutenants, de deux enseignes, de
quat: e sergents, de quatre caporaux, de 2 tambours et de 120 soldats, devra être prêt
à marcher lundi matin [4 août] au petit jour, avec le reste des vivres de la semaine
(a) Le fort Cumberland est le nom qui fut donné au fort Beauséjour sur l'isthme de Chignictou après
sa reddition au colonel Monkton, le 16 juin 1755. Le camp Cumberland était situé à la Butte-à-Mirande
près du fort.
66 AROSn ES CANADIEN S i S
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
idente. A.prèi son départ, ce détachement recevra d'autres vivres; quelques
hommes qui font partie de ce détachement devront aller les chercher à l'anse, demain à
une heurt-. Le capitaine [Willard] et le lieutenant Malcohn auront charge de ce déta-
chement et le capitaine Lewis avec les "Rangers" devra être prêt à marcher en même
temps : cea derniers recevront des vivres demain, à deux heures.
T. MONCRE1FFE.
Au lieutenant colonel Winslow, officier commandant au camp.
Camp du fort Cumbebland, G août 1755.
MONSIEUR, — Je viens de recevoir une lettre du lieutenant-gouverneur Lawrence (a)
et je serais heureux d'avoir une entrevue avec vous, aussitôt qu'il vous conviendra d<> me
l'accorder.
Je suis votre humble et obéissant serviteur,
ROBT. MONCKTON.
Au lieutenant-colonel Winslow ; s'il j
n'est pas au camp, faites parvenir par
un sergent de son bataillon. )
Pour répondre au désir exprimé dans la note ci-dessus, je me suis rendu immédia-
tement auprès du colonel Monckton. Il m'informa que le gouverneur Lawrence, dans
le but d'établir des colons de la Nouvelle-Angleterre dans une partie de cette province
et de me consulter à ce sujet, avait manifesté l'intention de me rapprocher et de me
transférer à Piziquid avec une partie des troupes de la Nouvelle- Angleterre. Le colonel
me dit qu'il ne savait pas encore le nombre d'hommes qu'il pourrait céder et me fit la
confidence qu'il avait été décidé de déporteries habitants français de la province et qu'il
devait rassembler tous les hommes, de Tintamar, de Shepody, d'Olake, de Beauséjour et
de la baie Verte pour leur lire les ordres du gouverneur et profiter de cette occasion pour
les retenir tous prisonniers dans le fort.
* * •* * ■* * *
Le colonel me fit connaître aussi que le détachement (b) susdit avait été envoyé à
Cobbegate [Cobeguit] et à Tatmebush [Tatamagouche] pour s'emparer des habitants de
ces endroits, détruire leurs vaisseaux, etc. Depuis la prise du fort Beauséjour, c'est la
première entrevue que j'ai eue à ce sujet avec le colonel. Je suppose que ce qui précède
n'a été communiqué à aucun officier des deux bataillons et reste un secret pour tout le
monde.
ORDRES DU JOUR.
Camp du fort Cumberland, 7 août 1755.
Mot d ordre : Glasyoïv.
Quatre compagnies du bataillon du colonel Winslow doivent se préparer à embar-
quer sur les transports avec leur bagage et leurs tentes.
T. MONTCREIFFE.
Au lieutenant-colonel Winslow j
ou au commandant
du camp. 1
Le 9 août. — Les habitants de la baie Verte et des villages circon voisins ont été
sommés de comparaître pour entendre la lecture des ordres de Son Excellence le gouver-
neur Lawrence ; mais n'ayant pas réussi à convoquer une assemblée générale des habi-
tants, ceux qui se sont présentés ont été renvoyés avec instruction de revenir demain
matin.
(a) Lettre du 31 juillet 1755, reçue le 2 août.
(b) Dans le journal de John Thomas, chirurgien du bataillon du colonel Winslow, je trouve le passage
qui suit en date du 25 août: "Quarante hommes du détachement envoyé à Cobegate avec le capi-
taine Willard sont revenus avec seize prisonniers après avoir détruit plusieurs jolis villages."
Le 26 du même mois, je trouve le passage suivant: "Le capitaine Willard est revenu avec
son détachement ainsi que le capitaine Lues (Lewis) avec ceux qu'il commandait ; tous semblaient
épuises."
i.i \ / i/ 0011 l'i WA in i \ ii/' D0( i i// \ / 67
DOC. DE LA SESSION No 18
10 août. Aujourd'hui de nombreux habitant de villujjd en
■entéti ni. H-; p.i en aurai grand nombre qu'où j attendait Poui
retenus 1 1 > 1 1 1 « * la nuit mmis la gueulé dw canon de la garni on,
not ili. |, etc
I >R nii IH JOt II
Camp di k>h i ( '■ mûbbl ind, Il août 1 7-
Mot oVordt R 'hmond. Mot de ralliement .1/"' déVAmé ■
Les présentes sont pour servir d'avis aux officiers, aux solda
tout •* les personnes attacné?i au camp, qu< tous les bœufs, ch< i moutoi
beatiaux de toutes sortes appartenant aux habitants françai sont confisqués au profil
de li couronne et qu'en <• mséquenoe il est défendu d'en faire l ach
Les offioiers devront en outre faire connaître à leurs hommes qu il leu i de
rôder en dehors du camp, de tuer ou de détruire Les bestiaux qui appartiennent
Majesté, i/'s ordres ci dessus devront être communiqués à chaque compagnie.
'J'. MONTCREIFFE
Au lieutenant colonel NN inslow, j
commandant au
camp. I
Ce jour [11 août] a été une mémorable. Les habitants, du moins les
principaux d'entre eux, de Tintamar, de Wescoak, d'Olake, de La baie Verte, de
Beauséjour et des places environnantes ont été rassemblés dans le fort Cumberland pour
y entendre la sentence du gouverneur et du conseil d'Halifax, qui décidait de leurs
propriétés et les déclarait rebelles. Leurs terres, leurs biens et effets étaient confisqués
au profit de la couronne et eux-mêmes faits prisonniers, puis les portes du fort furent
fermées et au delà de quatre cents hommes furent ainsi emprisonnés.
Le major Preble et le capitane Speakman furent envoyés avec un détachement à
Wescoak, à Tintamar, etc., pour s'emparer des garçons au-dessus de seize ans.
La major Boum avec le capitaine Bayley et un détachement reçurent l'ordre de
conduire 150 prisonniers au fort Cumberland. Ces officiers devaient prendre le com-
mandement du fort et y garder les prisonniers.
Le capitaine Cobb est parti hier du fort Cumberland, pour s'emparer des habitants
de Shepody, mais ceux-ci s'étaient sauvés dans les bois et le capitaine est revenu -ans
avoir capturé personne.
13 août. — Hier le capitaine Perry et son détachement sont revenus d'Olake avec 11
prisonniers français. Nous en avons eu la garde pendant toute la nuit et ce matin ils
ont été envoyés au fort Cumberland. Le major Preble est revenu aujourd'hui avec
trois habitants seulement, le reste s'étant sauvé dans les bois. Le nombre de
prisonniers dans les deux forts s'élève présentement à 420.
16 août. — Ma compagnie s'est embarquée aujourd'hui sur le Warren, capitaine
Adams, celles d'Osgood et du lieutenant Crooker se sont embarquées sur le York.
capitaine Preble ; celle d'Adams et ce qui restait de la compagnie de Hobbs, s'embar-
quèrent sur le Grey Hound, capitaine Hodg^kins, à destination de Piziquid.
18 août. — Nous avons remonté la rivière Piziquid jusqu'au fort Edouard où nous
sommes arrivés dans la matinée à 11 heures; nous avons trouvé l'endroit agréable mais
le fort ne pourrait opposer une résistance sérieuse. Je me suis rendu ensuite auprès du
capitaine Murray ; nous avons diné ensemble en compagnie de ses officiers et j'ai été
mis au courant des instructions suivantes adressées au capitaine Murray. savoir :
Instructions pour le capitaine Murray.
"Il doit faire tous ses efforts pour empêcher les habitants de s'enfuir de la
pro\ ince.
11 doit autant qu'il est en son pouvoir, empêcher les habitants de transporter leurs
effets ou de les cacher dans les bois ; leur ordonner de continuer la coupe du foin, de
leurs céréales et de prendre soin de tous les produits de leurs terres comme s'ils devaient
68 a Ht Hl\ Eê CA VADIBNNBS
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
rester dans la province ; sinon, ils devront être traités avec la plus grande sévérité lors
de rembarquement. En conséquence, des détachements devront surveiller la campagne et
se tenir au courant de tout ce qui se passera parmi les habitants qui maintenant vont
avoir recours uniquement à l'intrigue et à la ruse.
Si le capitaine Murray soupçonne que les habitants ont des armes à feu en leur
possession, il doit par tous les moyens chercher à s'en emparer. Il ne leur sera permis
d'emporter avec eux, lors de leur déportation, que leur argent et leur mobilier ; ils
doivent ignorer autant que possible les endroits qui leur sont destinés et chacun doit
continuer de croire (mon opinion est qu'ils le croient certainement) que le gouvernement
après tout, ne les expulsera pas de leurs propriétés, afin qu'ils n'aient pas la moindre
tentation d'inquiéter les transports, lorsque ceux-ci arriveront. Vous devrez tolérer le
moins de rapports possible entre les soldats et les habitants, et entre ces derniers et les
gens de M. Mauger et surtout prendre garde qu'ils n'apprennent la défaite du général
Braddock.
Immédiatement après l'arrivée du colonel Winslow aux Mines où il établira ses
quartiers aux alentours de l'église ou dans l'église même, s'il le juge à propos, pour la
sûreté et le bien-être de son monde, laissez le capitaine Croxton retourner à cet endroit
avec son détachement. Si après son départ, vous trouvez votre détachement trop
faible pour remplir la tâche qui vous incombe, vous demanderez au colonel Winslow de
vous envoyer quarante ou cinquante hommes. A la première occasion favorable, faites
transporter par eau ou par terre, les deux prêtres (a) que vous détenez actuellement.
Arrêtez et emprisonnez ceux des habitants que vous surprendrez à haranguer et à sou-
lever le peuple, parce que dans ces temps-ci, ces fomenta teurs sont dangereux. Ne
souffrez pas non plus la moindre arrogance de la part des habitants, surtout après l'arri-
vée du colonel Winslow, et s'ils se comportent d'une manière répréhensible, punissez-les
en conséquence. Si vous emprisonnez quelques habitants dans votre fort, surveillez les
étroitement, et vous devrez exiger que leurs parents ou leurs voisins les nourrissent
durant le temps de leur incarcération ; autrement ils nous coûteraient bien cher et cela
n'étant pas inévitable, je ne pourrais en aucune manière le tolérer.
Aussitôt après son arrivée, mettez le colonel Winslow au courant des instructions
qui précèdent, et faites en sorte d'informer les habitants que dans le cas de tentative de
destruction ou de molestation des troupes de Sa Majesté, soit par les sauvages ou par
d'autres, vous avez reçu mes ordres d'exiger de ceux dans le voisinage desquels l'offense
aura été commise, œil pour œil, dent pour dent, en un mot, vie pour vie. Il serait
avantageux de faire l'exploration de la source de la rivière Chibnaidie, avant l'arrivée
du colonel Winslow ; ce qui permettrait par la suite de se rendre facilement à cet endroit,
soit par eau ou par terre. C'est par cette route que les habitants transporteront leurs
animaux et leurs effets dans le cas où ils tenteraient de le faire. Si le Warren arrive à
Chignectou avec les dépêches que j'envoie, le capitaine Goreham avec un de vos officiers
et quelques hommes fera une excursion à Chibnaidie sur la barge, mais si le navire n'est
pas encore rendu au fort Edouard à l'arrivée du capitaine, celui-ci devra se rendre
à Chignectou avec son détachement sur les barges, conformément à ces ordres.
CHAS. LAWRENCE.
Halifax, 9 août 1755.
Le colonel Winslow au gouverneur Lawrence.
Fort Edouard, 18 août 1755.
Qu'il plaise à Votre Excellence,
Deux jours après mon départ de Chignectou, je suis arrivé ici avec une partie des
quatre compagnies de mon bataillon, l'autre partie ayant été envoyée en expédition, tel
que je l'ai appris à Votre Excellence par mon rapport. A mon arrivée ici j'apprends
par le capitaine Murray que vous avez choisi le village des Mines pour l'installation de
mon camp. Je partirai pour cet endroit à la prochaine marée.
* * •* * * -* ■*
(a) Le.-î abbés Chauvreulx et Daudin.
QBNMALOQIM />/' U ID/J '■ I ' I D(K I VJ '• I r>''
DOC. DE LA SESSION No 18
Je m'eflbroerai de luirre fidèlement 1m In bruetions que rosis m
mettre par le capitaine Murray, jusqu'au Jour où 11 plein I Veto Rioellei
.lie. sci «1rs ordres personnellement
******
Je suis arrive à la Grand Prëe le 19 a.ût el après evoii prli oonnaieeanceck
j'ai trouve les alentours de l'église que roui m'avez design rsntegi
['installation de mon oamp. J'ai earoyé oheroher le vieillards \»>\u leur taire enl<
ohoses saoroes afin qu'elles ne soieni pas souillée pai
Pour ee protéger contre lee surprises, j«' vais faire oonetroire parle détachement
une enceinte palissadée s'étendant <le l'église jusqu'au cimetière.
Le colon»-! Winslow à William 8hieiêyt gouverneur de la province de la baie du
Maeeach ueeUe,
Au OAMP Dl LÀ GbAITD-PbAi, NOUVELLE EÎC088I, 22 aoiit 17
<.v)u'il plaise à Votre ËxoellenoCj
Je suis embarqué à Chignectou le 1G courant avec 31 • "> hommes, y compris les offi<
que j'ai places sur trois navires avec les capitaines Adauis, Bobbs el Osgood, à destina-
tion du fort Edouard iV Piziquid. Nous arrivâmes à cet endroit le lendemain, et là
l'ai pris connaissance des dépêches du colonel Lawrence m'ordonnant d'établir mes
quartiers aux Mines. En conséquence, profitant de la marée suivante, j'ai descendu la
rivière de ce nom et je suis ensuite entré dans la rivière Gaspareau où nous sommes
débarqués. J'ai établi mon camp entre l'église et le cimetière. Je me loge dans le
presbytère et l'église a été transformée en place d'armes. Je fais construire une enceinte
palissadée dans mon camp afin d'éviter toute surprise. J'attends un renfort de 200
hommes qui doivent arriver bientôt (a). Quant aux habitants appelés neutres, le sort
de ceux de Chignectou semble fixé puisqu'il est décidé de les déporter. Nous détenons
prisonniers actuellement dans les forts Lawrence et Cumberland, 400 des principaux
d'entre eux ; les femmes et les enfants ont la permission de rester dans leurs maisons.
Il est probable que les habitants de toute la province, bien que coupables à un degré
moindre que ceux de Chignectou et de la baie Verte qui ont commis des actes de violence,
subiront le même sort.
Le colonel Winslow à William Coffin fils, marchand à Boston.
Au camp de la Grand-Prée, 22 AOÛT 1755.
Cher monsieur,
*******
Je suis maintenant en possession de votre ancien terrain aux Mines. Je viens
d'installer mon camp ici, ayant à ma droite l'église que j'ai tranformée en place d'armes,
et le cimetière à ma gauche. Ma garnison se compose de 313 hommes, y compris les
officiers, et j'attends du renfort prochainement. Pour prévenir toute surprise, je fais
construire une enceinte palissadée autour de mon camp, afin que mes soldats n'aient
rien à craindre. * * * *
******
23 août. — L'enceinte palissadée a été terminée aujourd'hui et nous avons entrepris
la tâche de nous débarrasser de l'une des plaies d'Egypte.
Halifax, 11 août 1755.
Instructions (scellées) envoyées au lieutenant-colonel Winslow, commandant des troupes
de Sa Majesté aux^Mines,et en son absence, au capitaine Alexandre Murray, com-
mandant des troupes de Sa Majesté à Piziquid, au sujet de l'expulsion des habi-
tants des districts des Mines, de la rivière Passequid, de la rivière aux Canards,
de Cobequid, etc., situés dans la Nouvelle-Ecosse.
Monsieur, — Après avoir fait connaître au capitaine Murray, par ma lettre du 31
juillet dernier, les raisons qui ont fait prendre au Conseil de Sa Majesté la résolution de
(a. Le six de septembre, un détachement composé de 56 hommes de son propre bataillon, sous les
ordres des capitaines Willard et Malcolm qui étaient absents lors du départ de Winslow de Beauséjour,
vint le rejoindre.
70 ARC EU EB CA VADIENNE6
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
chasser tous les habitants français et de purger le pays de ^i mauvais sujets, (laquelle
lettre il vous communiquera en même temps que les instructions que je lui ai envoyées
depuis) — il ne me reste plus qu'à vous donner les ordres et les instructions nécessaires cà
l'exécution d'un projet si solennellement décidé.
Afm d'empêcher ces habitants de revenir dans cette province ou d'aller se joindre
aux Français du Canada et de LouUbourg, il est résolu qu'ils soient dispersés dans les
colonies de Sa Majesté, sur le continent américain.
A cette tin, des transports sont envoyés dans la Baie pour embarquer ceux de
Chignectou. Le colonel Monckton expédiera au bassin des Mines les transports qu'il
n'aura pu remplir, afin de déporter aussi les habitants de cet endroit. Vous recevrez
aussi des vaisseaux de Koston en nombre suffisant pour transporter mille personn*
raison de deux par tonneau.
A l'arrivée des navires de Boston et de Chignectou dans le bassin des Mines, vous
embarquerez tous les habitants des districts des Mines, de Piziquid, de Cobéquid, de la
rivière aux Canards, etc., dont vous vous emparerez par tous les moyens; vous devrez
surtout vous efforcer de saisir les chefs de famille et les jeunes gens et les distribuer sur
les navires, à raison de deux par tonneau autant que possible. Le tonnage devra être
fixé d'après la charte-partie de chaque navire que les capitaines vous feront connaître.
Afin de vous faciliter la tâche de l'approvisionnement des navires, j'ai confié pour
l'occasion, la charge de préposé aux vivres à M. George Saul. Je lui ai donné des instruc-
tions particulières à cet effet, avec ordre de vous les communiquer et de vous en remettre
une copie à son arrivée de Chignectou, et de vous délivrer les provisions ordonnées pour
les transports.
Destination des vaisseaux assignés au rendez-vous, dans le bassin des Mines.
Pour la Caroline du Nord, un nombre suffisant pour transporter à peu près cinq
cents personnes.
Pour la Virginie, un nombre suffisant pour transporter à peu près mille personnes.
Pour le Maryland, un nombre suffisant pour transporter à peu près cinq cents per-
sonnes, ou un nombre proportionnel d^ vaisseau si le nombre des expulsés devait excéder
deux mille.
Si les vaisseaux de Boston arrivent au bassin des Mines avant que M. Saul y soit
rendu, ils devront attendre à cet endroit l'arrivée de celui-ci avec les vivres. Si vous
avez embarqué des habitants avant l'arrivée du préposé aux vivres, vous pourrez s'il y a
nécessité, faire distribuer à chaque personne 5 livres de farine et une livre de porc pour
chaque semaine ; M. Saul a reçu ordre de vous remettre les vivres que vous aurez fournies.
Une fois la population mise à bord, vous aurez la bonté de remettre au capitaine de
chaque vaisseau une des lettres que j'ai signées (et dont vous recevrez un nombre suffi-
sant). Vous les adresserez au gouverneur ou au commandant en chef de chaque province
où les déportés devront être débarqués ; vous devrez y inclure la formule imprimée des
certificats qui doivent être remis aux capitaines des vaisseaux et qui leur donne droit de
retirer le montant du nolisement, tel que stipulé par la charte-partie. En même temps
vous donnerez aux capitaines leurs instructions par écrit. Vous leur recommanderez de
suivre l'itinéraire susmentionné, et à leur arrivée à destination, de se rendre immédiate-
ment chez le gouverneur ou le commandant en chef de la province qui leur aura
été assignée, et de lui remettre la lettre dont ils seront chargés, de débarquer leurs
passagers aussi promptement que possible et d'obtenir des certificats conformes à la
formule ci dessus. Dans vos instructions aux capitaines vous devrez leur enjoindre
sévèrement de prendre les plus grandes précautions et d'exercer la plus stricte surveil-
lance pendant toute la traversée, afin de prévenir toute tentative des déportés pour
s'emparer des vaisseaux. En conséquence, les capitaines ne devront tolérer à la fois qu'un
petit nombre de passagers sur le pont et ne rien négliger pour éviter toute tentative de
ce genre ; ils 'devront aussi prendre bien garde que les habitants, lors de l'embarquement,
n'emportent avec eux ni armes ni qu i que ce soit qui pourrait en tenir lieu, et voir à ce
que les vivres soient distribuées conformément à la ration fixée par les instructions
données à M. Saul.
Le capitaine Murray connaissant bien le peuple et le pays, je vous conseille de le
consulter en toute occasion, surtout quant aux moyens à prendre pour les rassembler et
Q) \ I 1/ ni.ll hl . WA "Il \ II/' /"" i l/i 71
DOC. DE LA SESSION No 18
mbarquer. Siles moyens de douceur ne rëu
me mes 1rs | > 1 1 1 . :n i :; i- 1 u< ■ | ■■ mr l«'S nul >HI<| un ri | \ C|OI j'M-ii'i
fuite, toute potiibi li te* ae se mettre ii.ii.n, en brûlent leui ma i détrui
dan le paj s bout œ qui pourrai! leui de ubsj ban< e. \ ■ •
OOpie des chartes part ios coiivcinics ciitic 1rs capitaim
nemeni Je oroii devoir vous informer que celle qui concernent lei I
renferment s peu près les mêmei conditions que !•■• autre . Vous <
eaux sont nolisés au mois et irons devres agir le plus rôte possible i
les dépensée.
Je vous conseille d'envoyer le sloop Dove k Annapolû pour 3 embarquer la
tion de cet endroit, si rien de ne voui en empèohe, ru que • as
au 1 Sonneotioul et que les habitants d'A.nnapD'U doiven dan
vin
[mmédiatemenl après l'embarquement de le population, au moment de mettre à la
voile, v«ms informerez Le commandant du navire de la marine royale qu il doii 1
1rs transports e1 prendre la mer Bans perdre de tempe.
Apres avoir embarqué boue 1rs habitants que voua aurez pu rs embli
du district du bassin des Mines, vous vous rendrez vous-même a Annapoli R
sinon \ous y enverrez un for! détachement pour aider le major EEandfield à embarquer
la population de cette rivière ; et tous les déserteurs que vous pourrez saisir d
conduits à Annapolia pour être embarqués avec les déport* - de ce1 endroit.
CHAS. LAWREN! E
Au colonel Winslow.
ou au Formule de la circulaire envoyée aux gouverneurs do
capitaine Murray, continent,
au bassin des Mines.
Service spécial de Sa Majesté.
Caroline du Xord.
A l'honorable Arthur Dobbs, e'cuyer, capitaine général et gouverneur pour Sa Majesté
de la province de la Caroline du Nord en Amérique ou au commandant en
chef en exercice, de la dite province.
Halifax, Nouvelle-Ecosse, 11 août 1755.
Monsieur, — Le succès de l'entreprise de chasser les Français des endroits qu ils
avaient empiètes dans cette province, a eu un effet tel que j'en ai profité pour soumettre
les habitants français de cette colonie aux volontés de Sa Majesté et du gouvernement
ou les contraindre à quitter le pays. Ces habitants ont eu la permission de reste:
possession de leurs terres, à condition de prêter le serment d'allégeance dans l'intervalle
d'une année après le traité d'Utrecth, par lequel cette province fut cédée à la Grande-
Bretagne. Ils ont toujours refusé de se soumettre à cette condition, sans la promesse
écrite du gouverneur, qu'ils ne seraient pas appelés à prendre les armes pour la défense
de la province. Le général Phillips leur fit cette concession que Sa Majesté a désap-
prouvée, et depuis, les habitants se prétendant sur un pied de neutralité entre Sa
Majesté et ses ennemis, ont continuellement entretenu des intelligences avec les Français
et les sauvages leur ont procuré des refuges, des vivres et autres secours et causé des
ennuis au gouvernement. Pendant que les uns favorisaient les empiétements des Français
par leurs trahisons, les autres les supportaient au moyen de la rébellion ouverte.
Trois cents d'entre eux viennent d'être pris les armes à la main dans le fort Beausé-
jour Malgré leur mauvaise conduite par le passé, Sa Majesté a daigné me permettre
d'accorder son pardon à tous ceux qui voudraient rentrer dans le devoir. En conséquence.
j'ai offert à ceux qui n'avaient pas ouvertement pris les armes contre nous, de rester en
possession de leurs terres à condition de prêter le serment d'allégeance sans aucune
réserve. Ils ont aud;:«cieusement et unanimement refusé de prêter le serment s^ns
restriction, et s'ils croient pouvoir agir de la sorte au moment où nous avons une flotte
considérable dans le port et de nombreuses troupes dans la province, que ne devons-nous
72 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
pas craindre quand l'hiver qui approche, nous privera de notre flotte et que les
volontaires de la Nouvelle-Angleterre enrôlés pour peu de temps, retourneront dans
leur pays.
Les habitants ayant encouru par leur conduite, la confiscation de leurs terres et
perdu tout droit à de nouvelles faveurs de la part du gouvernement, j'ai convoqué une
séance du Conseil de Sa Majesté à laquelle étaient présents l'honorable vice-amiral
Boscawen et le contre-amiral Mostyn, pour considérer les mesures qu'il va falloir prendre
pour nous débarrasser sans danger et d'une manière efficace, de cette population qu'il
était de notre devoir de faire disparaître depuis son refus de prêter le serment, et qui de
plus, sera toujours un obstacle à la colonisation de cette province.
Le chiffre de cette population est de sept mille à peu près, et il n'est pas douteux
qu'elle ira renforcer la population du Canada si après l'avoir chassée elle est laissée libre
d'aller où il lui plaira. Le Canada n'ayant pas de terres défrichées pour un si grand
nombre d'habitants, ceux qui sont en état de prendre les armes seront immédiatement
employés à inquiéter cette colonie et les colonies avoisinantes. Pour empêcher cela il
n'y a pas d'autre moyen praticable que de les distribuer par groupes dans les colonies où
ils pourront être utiles ; car le plus grand nombre de ces habitants sont forts et jouissent
d'une excellente santé. Il leur sera ainsi bien difficile de se rassembler de nouveau et
impossible de commettre des méfaits ; ils pourront par la suite rendre des services et
avec le temps devenir de bons sujets.
Cette mesure a été jugée inévitable pour la sécurité de la colonie, et si Votre
Excellence prend en considération qu'il est reconnu que la prospérité de l'Amérique du
Nord dépend en grande partie de la préservation de cette colonie contre les empiéte-
ments des Français, je n'ai pas le moindre doute qu'elle nous donnera son concours,
qu'elle recevra les habitants que je lui envoie maintenant et que suivant notre désir,
elle prendra les moyens de les installer de manière à ce qu'ils ne puissent se grouper à
l'avenir.
Les vaisseaux employés au transport des déportés étant nolisés au mois, je vous
prie de les retenir le moins longtemps possible et de remplir les certificats indiquant la
durée de leur engagement conformément à la formule ci-incluse.
Je suis monsieur,
votre très humble et
très obéissant serviteur,
CHAS. LAWRENCE.
Le gouverneur Lawrence au colonel Winslow.
Halifax, 11 août 1755.
Monsieur, — Les instructions ci-incluses renfermant toutes les explications née ossaires
à l'égard de ce qu'il y a à faire, je n'ai rien à ajouter, sinon que vous devrez avoir recours
aux moyens les plus sûrs pour rassembler les habitants et les embarquer, et vous servir
de la ruse ou de la force selon les circonstances. Je désire surtout que vous ne teniez
aucun compte des supplications et des pétitions que vous adresseront les habitants, quels
que soient ceux qui désirent rester. Faites embarquer tous le monde s'il est possible con-
formément aux instructions ci-jointes, sans requérir de nouvelles explications de ma part.
Après avoir placé les déportés à raison de deux par tonneau, si vous n'avez pas un
nombre suffisant de vaisseaux pour transporter la population, vous m'en informerez
immédiatement par un messager, mais vous ne devrez pas pour cette raison retarder
l'embarquement.
Bien qu'il soit permis aux habitants d'emporter avec eux leurs effets, il faudra
cependant ne pas les laisser encombrer les vaisseaux de choses inutiles. Après
avoir embarqué les habitants et leurs lits, s'il reste de l'espace pour autre chose, vous
pourrrez leur permettre d'emporter des objets qui ne causeront pas trop d'embarras.
i,i \ i \LOQll 01 L< i/'// \ h/' D0( i \n \ i
DOC. DE LA SESSION No IH
Vous informerai la oapil m evoii une pro
lorsqu'ils mettront i la voila dire qu'ili devronl u
ques out été" bien remplie
Je \t»ns envoie la formule d'une circulaire idreasée eu
oont inent
.1.- ,i m »n ieur,
vnt re humble tt
obéi 'fii or,
I HAfi LAWRBN( E
Service de Sa Majesté. Au colonel Winslow, el en ion ab i ipitaine I
ander M urray.
80 tioiît. -Le capitaine Murray set venu hier au soir et a apporté toute >m«
missions, les instructions et les lettres sus mentionnées. Nous a von con idén
à prendre pour déporter tous les habitants de villages de la Grand Prée, des Min
des rivières aui Canards, des Babbertong, [Habitants] et de <; »u. Nous avo
décidé de oonvoquer tous Les habitants mAles de ces villages à l'église de la Grand Pi
pour le oinq septembre prochain, sous le prétexte de leur communiquer les instruction!
du roi. Le même jour, le capitaine Murray devra rassembler de la même manière, au
fort Edouard, les habitants de Pinquid et dos villages adjacents. J'ai écrit aujourd'hui
au colonel Lawrence pour lui faire connaître le plan que nous avons adopté. Apres le
départ du capitaine Murray, j'ai réuni les capitaines Adams, Hobbe et Osgood el
avoir exigé d'eux le serinent de garder le secret et leur avoir fait connaître mes instruc-
tions, ils approuvèrent tous le plan que le capitaine Murray et moi venion-
d'adopter.
Cet après-midi, trois des transports nolisés pour la déportation des habitants fran-
çais, les sloops Gooding, Stone et Dunning sont arrivés de Boston et nous ont appris que
plusieurs autres arriveront bientôt.
Le colonel Winslow au gouverneur Laurence.
Grand-Prée, 30 août 1755.
J'ai eu l'honneur de recevoir d 3 Votre. Excellence, ses lettres du 11 et du
courant, que le capitaine Murray a eu la bonté de m'apporter. Je me suis entendu avec
lui au sujet de la tâche que nous avons à remplir. Mais toutes les récoltes étant coupées
et la température ayant empêché les habitants de les engranger, nous avons cru devoir
différer jusqu'à vendredi pour faire connaître les ordres de Votre Excellence. Nous
nous proposons de les communiquer à la population ce jour-là
Bien que nous soyons chargés d'un devoir pénible à remplir, je crois que les mesures
prises sont nécessaires et je m'efforcerai de suivre rigoureusement vos ordres. J'em-
ploierai tous les moyens pour transporter les habitants des environs dans un meilleur
pays. Quant au père Le-Blond [René LeBlanc], avec la permission de Votre Excellence
e l'enverrai à l'endroit d'où je viens moi-même.
Le major Handfield au colonel Winsloic.
Annapolis Royal, 31 août 1755.
Monsieur, — Immédiatement après l'arrivée d'un transport envoyé par MM.
Apthrop et Hancock pour déporter les habitants français, j'ai donné ordre à un détache-
ment de s'emparer d'une centaine de chefs de famille et de jeunes gens. Mais tous les
chefs de famille se sauvèrent dans les bois, emportant avec eux leurs literies, etc., et nos
hommes n'en trouvèrent aucun dans les villages. Je désire que vous m'envoyiez aussitôt
que vous pourrez en disposer, un renfort de quelques hommes, afin que je puisse leur
faire entendre raison.
Je suis, monsieur, votre humble serviteur,
J. HANDFIELD.
Service de Sa Majesté. Au colonel Winslow, commandant des troupes à la Grand-
Prée, aux Mines.
18—37 r-16
/
74 \L'< il l\ ES CANADIEN \ />
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Le c<i/nf<ii,,> Alex. M h rmtj un colonel John WinslotO.
Fort Edouard, [à Piziquid] 31 août 1755.
Cbek M0K8IEI 1:, * * *
J'apprends que quelques vaisseaux sont arrives aux Mines et je suppose que ce sont
des transports. 11 vaut mieux frapper le coup immédiatement. Je serai heureux de
vous rencontrer ici, aussitôt que vous pourrez venir. Je fais transcrire pour vous les
soumettre, les ordres qui vont servir au rassemblement des gens, sauf la date qui est
laissée en blanc. J'ai l'espoir que tout va se passer selon nos désirs.
%. * ■* * * *
Le colonel John Winston- au capitaine Murray.
Grand Prée, 1er septembre 1755.
Cher Monsieur, * * *
Je me propose d'aller vous rencontrer demain matin, afin de m'entendre avec vous
au sujet des dernières dispositions à prendre. Je dois vous informer que trois des brans
ports sont arrivés, que les habitants sont allés à bord et ont cherché à connaître leur
destination. Mais je m'étais déjà concerté avec les capitaines de ces vaisseaux et ceux-ci
avaient reçu ordre de répondre que ces transports avaient été envoyés pour l'utilité des
troupes. Les capitaines m'ont appris que o'nze autres navires doivent venir de Boston et
mettront à la voile dans quelques jours. J'aimerais que M. Saul fut ici avec les vivres.
* * ' ■* * * *
Boston, 21 août 1755.
Monsieur, — Conformément aux ordres de l'honorable lieutenant-gouverneur Law-
rence, je vous transmets la présente par le sloop Indeavour, capitaine John Stone.
Ce navire est envoyé pour transporter les Français selon les instructions auxquelles vous
allez sans doute vous conformer.
Vos très humbles serviteurs,
CHS. APTHORP et FILS,
THOMAS HANCOCK.
Service de Sa Majesté. A l'Officier commandant aux Mines — par le capitaine Stone.
Boston, 21 août 1755.
Monsieur, — Conformément aux ordres de l'honorable lieutenant-gouverneur Law-
rence, nous vous transmettons la présente par le sloop Industry, capitaine George
Gooding, envoyé pour déporter les Français. Celui-ci a reçu des ordres auxquels vous
allez sans doute vous conformer.
Nous sommes, monsieur, vos très humbles serviteurs,
CHAS. APTHROP k FILS.
THOMAS HANCOCK.
Service de Sa Majesté. A l'officier commandant aux Mines — par le capitaine
Gooding.
Boston, 22 août 1755.
Monsieur, — Conformément aux ordres de l'honorable lieutenant-gouverneur Law-
rence, nous vous transmettons la présente, par le sloop Mary, capitaine Andrew
Dunning, envoyé pour déporter les Français. Celui-ci a reçu des ordres auxquels
vous allez sans doute vous conformer.
Nous sommes, monsieur, vos très humbles serviteurs,
CHAS. APTHORP et FILS.
THOMAS HANCOCK.
0j \ / 1/ Ofif/1 /'/ . M i/'// \ . ii/' /"" i m i - i 76
D0< DE LA SESSION No 1H
Bo
Monsieur, Gonfoi-mrimmi aux onln-M <!«■ riionoiubu- li»utenanl
Lawrence, noua vous tran mettons la présente pai la goéletfc Vepturu
Jonathan Davis, envoyés pour déporter les Françai Celui-ci a n aux
quels voua allez ans douta voua conformer.
\ mur , mon ûeûi , vos tri bumb
cils APTHORP a mi
THOM 18 HANCOCK
Service de Sa Majesté. A l'officier commandant aux Mm
l kx i o», 2 1 août 1 755.
Monsieur, Conformément aux ordres de l'honorable lieutenant srneui I
rence, nous vous transmettons la présente par le sloop Elizabeth% (h) capitaine Nathl
Milbury, envoyé pour déporter les Français. Celui-ci s reçu des ordre auxquels
nous ailes sans doute vous conformer.
Nous sommes, monsieur, vos très humbles serviteu
CHAS. ARTHROP a ML-
THOS. HANCOCK.
Service de Sa Majesté, A L'officier commandant aux Mines par Millbury.
Boston, 28 août 17-V».
Monsieur, —Conformément aux ordres de l'honorable lieutenant-gouverneur Law-
rence, nous vous transmettons la présente par la goélette Léopard, (e) capitaine Thomas
Church, envoyée pour déporter les Français. Celui-ci a reçu des ordres auxquels vous
allez sans doute vous conformer.
Nous sommes, monsieur, vos très humbles serviteurs,
CHAS. ARTHROP £ EIL-
THOMAS HANCOCK.
A l'officier commandant aux Mines — par Church.
Extraits du .iouknal du colonel John Winslow.
Le g septembre 1766. — Je me suis rendu en bateau de bonne heure ce matin, au
fort Edouard, afin de m'entendre avec le capitaine Murray au sujet de la tâche critique
que nous avons à remplir. J'étais accompagné du docteur Whitworth et de l'adjudant
Kennedy. Nous avons définitivement adopté le projet que nous avions conçu, et nous
sommes convenus de rassembler les Acadiens à trois heures de l'après-midi. Les habi-
tants de mon district seront sommés de se réunir à l'église de la Grand-Prée, et ceux du
district du capitaine Murray devront se rendre au fort Edouard, à Piziquid. Xous
avons fait traduire cette sommation en français par M. Beauchamp [sic pour Isaac
Deschamps], marchand. Cette sommation se lit comme suit :
Le lieutenant-colonel John Winslow, écuyer, commandant des troupes de Sa
Majesté, à la Grand-Prée, à la rivière des Mines, à la rivière aux Canards et autres
endroits adjacents, etc.
Aux habitants du district de la Grand-Prée, rivière des Mines, rivière aux Canards,
etc., y compris les vieillards, les jeunes gens et les adolescents.
Attendu que Son Excellence vient de nous faire connaître ses dernières volontés,
au sujet des propositions qui ont été faites récemment aux habitants et que nous avons
reçu ordre de vous en faire part nous-mêm^s ; car Son Excellence désirant que tous
soient mis au courant des intentions de Sa Majesté, nous a enjoint de vous les com-
muniquer telles qu'elle les a reçues : —
(a) Arriva le 31 août et se rendit à Piziquid.
(h) Arriva le 4 septembre.
(c ) Arriva le G septembre.
18— 37i
76 .!/,'< lll\ l.s CANADIEN \
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Ed conséquence, j'ordonne et enjoins strictement par les présentes a tous les habi-
tanU, y compris les vieillards, 1rs jeunes gens ainsi que COU le dix ans, dei districts
sus mentionnés et autres districts, de se réunir à L'église de la Grand-Prée, le vendredi,
,r> oouranl à trois heures de l'après-midi, afin de leur faire part des instructions que nous
sommes chargés de leur communiquer. Je déclare qu'aucune excuse, de quelque nature
qu'elle soit, ne sera acceptée et que le défaut d'obéissance aux ordres ci-dessus en-
traînera la confiscation des biens et effets.
Donnée à la Grand-Prée le deux septembre de la 29e année du règne de 8a Majesté,
A. D. 1755.
JOHN WINSLOW.
N. B. — Le capitaine Murray adressera la même sommation aux habitants de
Piziquid, etc.
Une fois ces dispositions prises, je partis du fort Edouard à 11 heures de la matinée
et arrivai à Gaspareau à 2 heures.
8 sept. — Après avoir pris aujourd'hui l'avis de mes capitaines, il a été décidé que
je devais adresser demain matin ma sommation aux habitants.
4 sept. 1755 — Ce matin j'ai chargé le docteur Rodion [c'est vraisemblablement
Whitworth dont il est ici question] de faire connaître la sommation aux habitants. Je
lui ai ordonné sévèrement de remplir cette tâche avec beaucoup de soin ; il m'a promis
qu'il s'en acquitterait fidèlement.
5 sept. — Quatre cent dix-huit des principaux habitants se sont présentés à l'église
de la Grand-Prée à trois heures de l'après-midi, conformément à l'ordre qu'ils avaient
reçu. J'ai donné ordre d'apporter une table au centre de l'église, et assisté de mes
officiers qui faisaient la garde, je leur ai communiqué au moyen d'interprètes les ordres
du roi, savoir :
Messieurs, — J'ai reçu de Son Excellence le gouverneur Lawrence, les instructions
du roi, que j'ai entre les mains. C'est par ses ordres que vous êtes assemblés pour
entendre la résolution finale de Sa Majesté concernant les habitants français de cette
sienne province de la Nouvelle-Ecosse où depuis près d'un demi-siècle vous avez été
traités avec plus d'indulgence que ses autres sujets dispersés dans ses Etats. Vous
savez mieux que tout autre quel usage vous avez fait d'une telle bonté. Le devoir
que j'ai à remplir, quoique nécessaire, m'est très désagréable et contraire à ma nature et
à mon caractère, car je sais que cela vous affligera puisque vous possédez comme moi la
faculté de sentir. Mais il ne. m'appartient pas de m'élever contre les ordres que j'ai
reçus ; je dois m'y conformer. Ainsi, sans autre hésitation, je vais vous faire connaître
les instructions et les ordres de Sa Majesté, qui sont que vos terres et vos maisons et
votre bétail et vos troupeaux de toutes sortes, sont confisqués au profit de la couronne,
avec tous vos autres effets, excepté votre argent et vos mobiliers, et que vous-mêmes vous
devez être transportés hors de cette province.
, Les ordres péremptoires de Sa Majesté sont que tous les habitants français de
ces districts soient déportés ; et grâce à la bonté de Sa Majesté, je dois vous accorder
la liberté d'emporter votre argent, et autant de vos effets que possible, sans
encombrer les navires qui doivent vous transporter. Je ferai tout en mon pouvoir
pour que ces effets soient laissés en votre possession, que vous ne soyez pas molestés en
les emportant, et que chaque famille soit réunie dans le même navire, a6n que cette
déportation qui, je le comprends, doit vous causer de grands ennuis, vous soit rendue
aussi douce que le service de Sa Majesté peut le permettre. J'espère que quelles que
soient les parties du monde où le sort va vous jeter, vous serez des sujets fidèles, et un
peuple paisible et heureux.
Je dois aussi vous informer que c'est le plaisir de Sa Majesté que vous soyez retenus
sous la garde et la surveillance des troupes que j'ai l'honneur de commander.
Winslow les déclara ensuite tous prisonniers du roi et fit publier la déclaration
suivante :
Grand-Prée, 5 septembre 1755.
Les présentes sont pour notifier les officiers, les soldats et les marins au service de
Sa Majesté ainsi que ses sujets de toute dénomination, que tous les bestiaux tels que
chevaux, bêtes à cornes, moutons, chèvres, cochons et volailles de toutes sortes, qui
OBNà 1/ OQJE Dl U i/'// \ i i / ( m» i \n \ i 77
DOC. DE LA SESSION No IH
appartenaient jusqu'aujourd'hui aux habitant fran i >nfi*qu<
qui ru prend poases ion, <i que toute per onne ne «I' n ordre p«*< ial, i
tuer on détruire «i1"" que oe <>n m piller le jardins m faire de ravage
d'auoun genre dan oet d Donnée à mon i IVmlroii h ■< lad
JOHN H >W
Pour êl re publiée dan mon camp el 'lui i • village i
\ .h leaux sont mouill
Je me rendis ensuite quartiers. Les habitants français, par l'intermédia
des plus anciens, exprimèrent leurs regrets d'avoir encouru !<• mécontentement de
Sa. Majesté <vt leurs oraintes que Is nouvelle de leui empri <ein<in<-n! allait portei an
coup terrible à leurs familles. De plus, se trouvant dans l'impossibilité d'apprendn
leurs paient. s, la triste situation dans laquelle ils bc trouvaient, ils me demandèrent de
garder un certain nombre d'entre eux comme o le permettre au plus grand
nombre de retourner dans leurs familles, ('es derniers s'engageaient a ram
ceux des habitants qui étaient absents lorsque furent, lancés les ordres de rassemble-
blement. Je leur répondis que je considérerais leur demande et leur communiquer)
ma décision.
J'ai réuni immédiatement mes officiers afin de leur soumettre ls demande des prison-
niers et nous décidâmes d*' leur faire choisir vingt d'entre eux, dont ils seraient respOU
sables. Pour former ce nombre, ils devaient en nommer dix de la Grand-Prée et dix
autres de la rivière aux Canards et de La rivière aux Habitants, qu'ils devaient char_
d'aller annoncer aux familles ce qui s était passé et apprendre aux femmes et aux enfai
qu'ils étaient en sûreté dans leurs demeures, pendant l'absence des chefs de famille.
Ces délégués devaient en outre s'assurer du nombre des habitants absents et faire leur
rapport le lendemain.
Le capitaine A. Murray an colonel John W inslow.
Fort Edouard, 5 septembre 1755.
Cher monsieur, — J'ai très bien réussi et je me suis emparé de 183 hommea. A
l'exception des malades, je crois qu'il en reste très peu. J'espère que vous avez aussi
opéré avec succès. Je serais heureux de recevoir les transports aussitôt que possible,
car vous savez que le fort n'est pas grand.
* ■* * * *
P.S. — Je vous ai envoyé le fils de Pierre (a) Leblanc, afin qu'il soit déporté avec
son père que vous avez pris sous votre protection. D'après le calcul le plus approxi-
matif, il faudra pour embarquer le nombre de prisonniers, un jaugeage de 360 tonneaux.
Dp,vis (b) croit que ce chiffre n'est pas assez élevé et en conséquence je crois qu'il vaut
mieux le porter à 400 tonneaux.
Depuis que j'ai écrit ce qui précède, il est arrivé un ou deux transports.
Le colonel John Winslow an capitaine Alex. Murray.
Grand Prée, 5 septembre 1755.
Cher monsieur, — Je viens de recevoir votre lettre de ce jour et je me réjouis d'ap-
prendre que vous vous êtes acquitté avec succès de votre tâche. Je dois vous dire que
tout s'est bien passé ici. Le nombre de prisonniers que j'ai sous ma garde présentement
ne doit pas être beaucoup au-dessous de 500. J'en ai commencé l'énumération, mais la
nuit m'a empêché de continuer. J'ai permis à vingt d'entre eux (pour lesquels les autres
sont responsables) d'aller faire connaître aux familles des prisonniers ce qui était arrivé ;
ces délégués m'ont promis qu'ils reviendraient.
* * * * *
Quant aux transports, je vous les enverrai aussitôt qu'ils seront arrivés. J'embarque-
rais la population d'ici et j'ordonnerais le départ si j'avais reçu les vivres. Je ne
(a) Sic pour Père, signifiant René, le notaire.
(6) Jonathan Davis, capitaine de la goélette Neptune arrivée récemment de Boston.
78 ARCHn ES ' i \ \ni':\ \ ES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
pourquoi M. Saul u'est pas encore arrivé ici et pour quelle raison la barge u'est pas
revenue de Chignectou. La situation actuelle m'inquiète et m'embarrasse sérieusement.
Je voudrais avoir un plus grand nombre d'hommes sou^ mon commandement, car je me
demande si je vais être capable de terminer ma tâche avec le nombre de soldats (pie j'ai
à ma disposition.
Le 5 septembre, les prisonniers français n'ayant pas de livres et se plaignant
de la faim, ont demande du pain ; je leur en ai fait distribuer et j'ai donné ordre
(pie les familles des prisonniers leur fournissent la nourriture à l'avenir. Ainsi
terminée la journée mémorable du cinq septembre, qui a été remplie de fatigue et
d'inquiétude.
Le colonel John Winslow au capitaine Alex. Murray.
Grand Prés, 7 septembre 1755.
CHBB MONSIEUR, — Ayant en ma possession des lettres arrivées d'Annapoiis dont les
unes doivent vous être remises et les autres envoyées à Halifax, je profite de l'occasion
du départ de M. Denier pour vous les faire par\enir et je dois vous apprendre en même
temps qu'ici tout se passe aussi bien que possible et que la population accepte son sort avec
autant de résignation que j'en aurais moi-même dans une semblable situation. Je permets
aux meuniers de faire leur travail habituel comme par le passé. Je peimets également à
dix prisonniers de la rivière aux Canards, etc. et à dix autres de la Grand-Prée, d'aller à
tour de rôle chercher ce que les prisonniers ont besoin. 11 s'en est présenté 418 le premier
jour et si la liste qu'ils m'ont donnée est exacte, 34 chefs de famille sont malades. Six
autres habitants sont venus se livrer aujourd'hui et je crois qu'un très petit nombre ont
l'intention de prendre la fuite. Je vais envoyer un détachement cet après-midi sous les
ordres du lieutenant Handfield arrivé vendredi d'Annapoiis, avec instruction de se
rendre jusqu'aux maisons les plus éloignées, a6n de s'assurer si la liste qui nous a été
fournie est exacte. Si nous découvrons que nous avons été trompés, je serai dans l'obli-
gation de faire des exemples, conformément aux instructions que j'ai reçues.
Ma barge n'est pas encore revenue de Chignectou et je ne puis m'expliquer ce retard.
Les vaisseaux qui doivent nous apporter les vivres ne sont pas encore arrivés et je
n'ai pas reçu de nouvelles du capitaine Adams. J'espère que tout va bien dans votre
localité. Cinq transports sont ici actuellement et je suppose que vous en avez deux
autres à votre disposition. Une fois les vivres arrivés, j'en ferai une distribution
à raison du nombre de prisonniers. Je suis persuadé que le gouvernement n'a
pas noli^é un nombre suffisant de vaisseaux. Le fils de René LeBlanc se comporte
aus->i bien que son père ; il nous dit qu'il a empêché les jeunes gens de prendre la fuite
et je le crois digne de confiance.
Le capitaine Alex. Murray au colonel John Winslow.
Fort Edouard, 8 septembre 1755.
Cher monsieur, — J'aceuse réception de votre lettre, et je dois vous dire que je
suis content d'apprendre que tout va bien à la Grand-Prée et que les pauvres diables
sont si résignés. Ceux d'ici ont montré plus de patience que j'en attendais de gens dans
leur situation et je suis grandement surpris de constater l'indifférence des femmes qui
sont réellement ou paraissent indifférentes à leur sort.
Quand je pense à ceux d'Annapoiis, je me réjouis de les avoir sommé de venir au
rendez-vous. Je crains qu'il y ait des pertes de vie avant que nous ayons terminé le
rassemblement : vous savez que nos soldats les détestent et qu'ils profiteront de tout
prétexte pour les tuer. * *
Je suis des plus heureux d'apprendre que votre camp est en sûreté et puisse servir
(comme dit le Français) de bonne prison pour les habitants. J'ai hâte de voir ces
pauvres infortunés embarqués et notre tâche terminée ; alors je m'accorderai le plaisir de
vous faire une visite et nous boirons à leur bon voyage.
10 septembre. — J'ai remarqué ce matin parmi les Français une agitation inaccou-
tumée qui me cause de l'inquiétude. J'ai réuni mes officiers auxquels j'ai fait part de ce
i,l \ I l / <><,l l Dl \< l DU \ Il / < hni i \l I \ l 79
DOC. DE LA SESSION No 18
que j'avais remarqué et apr< - avoir examina la lituation, il fui décidé à l'un'inimiu d<
séparer les prisonniers. Afin de pn l< 8a Majesté et de mettre tout le
monde à l'abri du danger, nou h convinmei de î-tirt monter cinquante pi
ohaoun des oino vaisseaux arriv< ds Boston et de oororaenoer par le jeun» I .■
uapitaine Ad. uns du Warren vaisseau de guerre au service de 8s Maji
prendre les transports iou on commandement et une foi nniei rendu à bord
« le donner au i capitaines des vaisseaux le ordi pour la protection du
sers ire de Sa Majesté. Il fui décidé de oonftei la garde de chaqu<
Bous-officiero ou soldats. Ensuite le capitaine A.dami et le capiti
u\ reçurent ordre de toul préparer pour l'embarquement de captifs. Je fis venir le
père Landry (a), leur meilleur interprète et celui ôVentn |ui parlait le mieux l'an
glais. Je lui dit que nous allions commencer l'embarquement <i une partie des habitai
que nous avions décidé d'un embarquer 250 le jour même et que nous commenoerion
par les jeunes gens. Je le chargeai d'avertir ses compagnons de cette déci ion qui
beacoup surpris. Je lui «lis qu'il fallait que la chose se fasse, que je donnerais ordre de
mettre tous les prisonniers en lignes de six hommes de front, avec Lee jeun
gauche, et que la marée ne me permettait pas de leur accorder plus d'une heure poui
préparer. Toute La garnison fut appelée sous les armes et placée derrière le presbyte
entre L'églis • et Les deux portes de 1 enceinte palissadée. Selon an s ord les habi
tan ts français furent rassemblés, les jeunes gens placés à gauche. Ensuite j'ordonnai
au capitaine Adams, aide d'un lieutenant et de 80 sous-officii ildats, de faire sortir
des rangs, 111 jeunes gens et de les escorter jusqu'aui transports. .1 ordonnai
aux prisonniers de marcher. Tous répondirent qu'ils ne partiraient pas Bans leurs
pères Je leur répondis que c'était une parole que je ne comprenais pas, car l'ordre
du roi était pour moi absolu et devait être exécuté impérieusement : que je n'aimais |
les mesures de rigueur et que le temps n'admettait pas de pourparlers ou de délais.
J'ordonnai a toutes les troupes de mettre la baïonnette au canon et de s'avancer sur les
Français. Je commandai moi-même aux quatre rangées de droite des prisonniers, com-
posées de vingt-quatre hommes, de se séparer du reste ; je saisis l'un d'entre eux qui
empêchait les autres d'avancer et je lui ordonnai de marcher. Il obéit et les autres le
suivirent, mais lentement. Ils s'avançaient en priant, en chantant et en se lamentant,
et sur tout le parcours (un mille et demi) les femmes et les enfants à genoux priaient et
faisaient entendre leurs lamentations.
J'ordonnai ensuite à ceux qui restaient, de choisir parmi eux cent neuf hommes
mariés qui devaient être embarques après les jeunes gens. La glace était rompue et
le nombre indiqué fut rassemblé sous la surveillance du capitaine Adams J'ordonnai
3uite au capitaine Osgood aidé d'un subalterne et de 80 sous-officiers et soldats, de les
escorter, mais lors de l'embarquement le capitaine Osgood constata qu'il n'y en avait que
au lieu de 109. De sorte que le nombre de prisonniers mis à bord ce jour-là était de
230. Ainsi se termina cette pénible tâche qui donna lieu à une scène navrante. Le
capitaine Adams donna ordre aux transport de descendre la rivière Gaspareau et de jeter
l'ancre à l'embouchure de cette rivière et de la rivière Piziquid. Je fis alors connaître à
la population française qu'il était loisible aux familles et aux amis des prisonniers de
fournir les vivres dont ceux-ci avaient besoin à bord des transports ou de me laisser le
soin de les nourrir aux frais du roi. Comme ils décidèrent de fournir la subsistance
aux prisionniers, je donnai ordre à tous les bateaux de profiter des marées de chaque
jour pour venir chercher les vivres qu'apporteraient les femmes et les enfants pour les
prisonniers à bord des navires, et d'envoyer un prisonnier sur chaque bateau pour les
recevoir et les distribuer ensuite à chaque personne à laquelle ils étaient destinés ; et en
outre, de transporter sur les bateaux en aussi grand nombre que possible, les amis qui
désiraient visiter les prisionniers sur les navires.
(n) François Landrv, né en 1692, fils d'Antoine Landrv et de Marie Thibodeau, épousa à la Grand -
Prée le 27 niai 1711, Marie Joseph Doucet et eut une famille nombreuse. Ils furent déportés à la baie du
Massachusetts en 1755, et revinrent à St-Jacques LAchigan à l'automne de 1766, où le père mourut et
fut enterré à L' Assomption le 21 avril 1767.
80 i/,'< 7//i /> ( i \ \i>/l.\ \
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Li colonel Winêlow au capitaine Murray.
< ; i ; a n i > l'ci.i:, 1 1 septembre \~->~>.
Cher monsieur, -J'ai embarqué sur les vaisseaux 230 de dos amia les Français et je
vais eu ajouter 20 autres à oe nombre aujourd'hui ; leurs amis restés dans les villages leur
apportent <les vivre-. Je suis désireux de voir arriver M. Saul et les vaisseaux, et je
fatigué d'entendre des lamentations.
* * *
Le gouverneur Lawrence au colonel Winslow.
Halifax, 11 septembre 17t
. Le capitaine Murray m'a fait connaître que les mesures que vous avez prises en
commun pour rassembler les habitants, ont très bien nu^si : et certes je les approuve
entièrement. Le village de Cobequid faisant partie du district dont vous êtes chargé,
j'y ai envoyé à la demande du capitaine Murra}7, le capitaine Lewis avec autant
d'hommes dont on peut se passer ici, pour aider à s'emparer des habitants de cet en-
droit, et je crois que cette tâche, sera rude. Le capitaine a visité ces endroits dernièrement
et connaît bien la topographie de ces villages. Pour cette raison, je le crois apte à diriger
cette entreprise et à vous suggérer les moyens à prendre pour la mener à bonne fin ; par
conséquent j'aimerais que tous les deux, le capitaine Murray et vous, vous vous concertiez
avec lui. L'amiral a ordonné récemment au capitaine Diggs d'escorter les transports
avec un vaisseau de vingt canons; j'espère qu'il arrivera avant longtemps. Vous devrez
embarquer les hommes aussitôt que possible et faire en sorte que les femmes leur four-
nissent des vivres jusqu'à leur départ; ce qui signifiera une épargne considérable pour
le gouvernement. Mais s'il vous est impossible d'obtenir cela, vous devrez suivre vos
instructions. Rogers mettra à la voile demain ou après-demain et apportera des vivres.
Le détachement emmènera les députés qui ont été retenus ici, afin qu'ils soient déportés
avec leurs familles ; vous réunirez ceux des Mines et de la rivière aux Canards aux pri-
sonniers de ces endroits, puis vous enverrez ceux d'Annapolis au major Handfield et
vous les ferez escorter par un détachement. Je crois que les habitants auront presque
terminé leurs récoltes avant leur arrestation ; et vous devez dans l'intérêt public
sauver autant de grain que vous pourrez, et protéger les bestiaux dont nous aurons
grand besoin, afin de fournir de nouvelle provisions à notre flotte et à nos soldats. J'ai
déjà mis le capitaine Murray au courant de cette nécessité.
Lorsque vous enverrez un détachement au capitaine Handfield, donnez ordre de
fouiller tous les villages situés le long de la rivièr6 et de conduire à Annapolis tous les
hommes qui y seront trouvés ; donnez ordre également aux femmes de les suivre avec
les enfants et d'apporter autant de vivres que possible, afin de nourrir les prisonniers
jusqu'à leur départ.
Je ne tiens pas au départ immédiat du détachement qui doit aller à Annapolis, de
crainte que l'expédition de Cobequid ne soit retardée. Vu l'importance de cette dernière,
elle doit être organisée et avoir lieu sans délai.
12 septembre, — J'ai reçu hier des habitants neutres une pétition rédigée en français ;
je l'ai fait parvenir par le lieutenant Mercer à M. Deschamp qui après en avoir fait la
traduction en anglais me l'a retournée avec la lettre suivante, etc.:
Monsieur, — Vous trouverez ci-inclus les deux documents français. J'en ai traduit
en anglais les parties essentielles qui suffiront à vous faire comprendre les demandes des
habitants. Je vous prie de présenter mes félicitations au docteur, etc.
Je suis, monsieur, votre humble serviteur,
ISAAC DESCHAMP.
Au colonel Winslow, commandant des troupes de Sa Majesté à la Grand-Prée.
N° 1. — Pétition des habitants au général Phillips demandant que le libre exercice
de leur religion soit accordé à ceux qui prêteront le serment de fidélité à Sa Majesté le
roi George, avec le privilège d'avoir des missionnaires au milieu d'eux ; et que la posses-
<,i \ i 1/ iii.i i in . [VA Oïl Vi ii/' DOOl Mi S i
DOC. DE LA SESSION No 18
lion «1«- leur i propi iét< leui intie di pai( n
ignée | u li 'i i il Phiïlip ■ annon que leur p<
été l.i formule de ce ennenl est reproduite ci- apri
Je promi te et jure sincère ni en foi de chrétien qui ntièn ment fidi
oumettrai véritablement à Sa Maje té G nd, roi delà Grande Bi
que je reconnais pour le Souverain Seigneur <!«• In Nouvelle E
Ainsi que I >ieu m
Ce serment n'a jara publié. ( >n le trouve annexé a am
Phillips en date du 2 septembre 1730, La. formule de ce serment diffère d <|ue
Les Acadiens d'Annapolis prêtèrent en décembre L729, et qui se lit comme mit:
"Je promet et jure sincèrement en foi de chrétien qui rai entièrement Fidelle
et obéirai Vrayment [à] Sa Majesté Le Eloy >nd, que je reconnois pour le
Souverain Seigneur de la Nouvelle E sosse ou de L'Accadie."
" Ainsi que 1 >if u me soit en aide."
Vient ensuite un certificat de monsieur De la Godelis [De la Goudalie] et d'Alex.
Nouville [De Noinville] prêtres, déclarant que le général Philipps promit aux habitants
qu'ils seraient dispensés de prendre les armes contre les Français ou contre les Sauvag
et les habitants s'engageaient à ne pas prendre les armes contre l'Angleterre ou contre
son gouvernement.
En date du 29 avril 1730. (b).
No. 2. — Pétition adressée à John Winslow, écr., lieutenant-colonel des troupes de
Sa Majesté, commandant à la Grand-Prée :
A la vue des maux qui semblent nous menacer de tout côté, nous sommes
obligés de réclamer votre protection et de vous prier d'intercéder auprès de Sa Majesté,
afin qu'elle ait des égards pour ceux qui ont inviolablement gardé la fidélité et la soumis-
sion promises à Sa Majesté. Comme vous nous avez fait entendre que le roi vous a donné
ordre de nous transporter hors de cette province, nous supplions que, s'il nous faut aban-
donner nos propriétés, il nous soit au moins permis d'aller dans des endroits où nous
trouverons des compatriotes, nous engageant à nous déplacer à nos propres frais et qu'il
nous soit accordé un délai raisonnable pour cela. De plus cette faveur nous permettrait
de conserver notre religion à laquelle nous sommes profondément attachés et pour
laquelle nous sommes contents de sacrifier nos biens, etc.
{a) Voici la formule en français de ce serment qui fut prêté par 591 Acadiens.
Nous Prommettons et Jurons sincèremeut en foi de Chrétien que nous serons entièrement Fidelle et
et Xous nous Soumettons Véritablement à Sa Majesté George Le Second, Roy de La Grande Bretagne,
que nous reconnoissons pour Le Souverain Seigneur de la Nouvelle Ecosse et L'Accadie.
Ainsi Dieu nous soit en Aide.
(b) Xous, Charles de la Goudalie, Prêtre, Curé Missionnaire de la Paroisse des Mines, Grand-Prée et
la Rivière aux Canards, et Noël Alexandre Noiville [de Noinville], Piètre, bachelier de la Sacrée Faculté
de Théologie de Sorbonne, Missionnaire Apostolique et curé de l'Assomption et de la Sainte-Famille de
Piziquid, certifions à qui il appartiendra, que Son Excellence le Seigneur Richard Philipps, écuyer,
capitaine en chef et Gouverneur-Général de la Province de Sa Majesté, la Nouvelle-Ecosse en Acadie, a
promis aux habitants des Mines et autres rivières qui en dépendent, qu'il les exempte du fait des am
de la guerre contre les François et les Sauvages, et que ies dits habitants se sont engagés uniquement et
ont promis de jamais prendre les armes dans le fait de la guerre contre le Royaume d'Angleterre et Son
Gouvernement. Le présent certificat fait et donné et signé par Nous cy-nomméf-, le 25 avril 1730, pour
être mis <mtre les mains des habitans et leur valoir et servir partout où besoin sera ou que de raison en est.
(Signé) : De la Goudalie, curé. Noël Noiville (de Noinville), Prêtre et Missionnaire. Debourg Belle-
humeur, collationné le 25 avril.
82 \/:< n/\ E& C i \ \hii:\ \ i>
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
/.■ colonel Winslow cm gouverneur Lawrence.
Camp DE LA GRAND I'hkk, 1 7 septembre L755.
Je viens de recevoir votre lettre <lu 1 1 courant et j'apprends avec plaisir que Votre
ellence approuve les mesures prises par le capitaine Murrây et moi. Je prends la
Liberté de faire connaître à Votre Excellence ce qui s'est passé depuis le 5 de ce mois
jusqu'à date. Le cin<j. j'ai rassemblé les habitants mâles auxquels j'ai communiqué
vos ordres, leur apprenant <pie leurs terres. 1< urs habitations, tous leurs bestiaux et
toutes leurs autres propriétés, étaient confisqués au profit de la couronne, excepté- leur
argent et leurs mobiliers qu'ils axaient la liberté- d'emporter, de façon <ependant à
ne pi-- encombrer outre mesure les vaisseaux sur lesquels ils devaient être embar-
qués : je leur ai déclaré ensuite qu'ils étaient tous prisonniers du roi Ils furent grande-
ment surpris de cette détermination, mais je crois qu'ils ne s'imaginaient pas alors et
qn'ils sont encore loin de croire qu'ils vont être déportés. Ils étaient impatients d'obte-
nir leur liberté temporaire en laissant un petit nombre d'entre eux comme otages. Je
leur repondis que je ne pouvais leur accorder cela, mais qu'en considération de leur
situation et de la nécessité de pourvoir aux besoins de leurs familles et à leurs besoins
personnels, je permettais à dix prisonniers de la Grand-Prée et à dix autres de la
rivière aux Canards, de sortir à tour de rôle pendant 24 heures. Je leur laissai choisir
eux-mêmes ceux qui devaient jouir de ce privilège, les autres prisonniers devant être
responsables de leur retour. Ces délégués devaient s'occuper de faire parvenir aux
prisonniers ce dont ceux-ci avaient besoin. J'ai suivi cette ligne de conduite jusqu'aujour-
d'hui sans inconvénient. J'ai accordé le même privilège aux meuniers, afin qu'ils conti-
nuent de moudre le grain pour la population ; nous avons agi de cette manière avec les
prisonniers jusqu'au dix, alors que les Français m'ont paru s'agiter. J'ai consulté mes
officiers et nous fûmes tous d'accord qu'il était urgent de séparer les prisonniers ; nous
avions alors cinq transports arrivés de Boston et nous décidâmes de faire monter
cinquante prisonniers sur chacun. Nous commençâmes par embarquer 141 jeunes
gens et nous avons décidé ensuite de les faire suivre de 109 hommes maries :
mais une erreur ayant été commise, il n'y eut que 89 de ces derniers qui furent
mis à bord. Il y a donc aujourd'hui 230 prisonniers sur les navires qui sont à l'ancre
à l'embouchure de l'Anse sous la protection du capifaine Adams qui commande le
Warren, et d'une garde de six hommes de notre détachement, que j'ai fait monter sur
chaque vaisseau. Les autres prisonniers sont enfermés dans l'enceinte palissadée durant
le jour et dans l'église durant la nuit et tout est tranquille maintenant. Voilà pour ce
qui regarde les Français.
(t>uant à nos propres affaires et à notre situation présente, je dois informer Votre
excellence que nous avons envoyé des détachements dans tous les villages jusqu'aux
parties les plus reculées de la rivière aux Canards, et que nous croyons avoir tous les
habitants mâles en notre possession, à l'exception de trente vieillards invalides] dont je
me soucie guère de m'embarrasser avant le départ de la population. Quant aux vivres
je n'en ai pas fourni aux Français, si ce n'est le premier jour de leur détention, alors
que nous n'avions encore pris aucune décision à l'égard des choses nécessaires à leur
subsistance. Maintenant il est entendu que les femmes et les enfants apporteront ce
qu'il [faut pour nourrir les prisonniers qui nous restent ici et ceux qui sont sur les
vaisseaux. Les vivres sont apportés au village et à toutes les marées, un bateau est
envoyé de chaque navire pour les y transporter ; en outre, un Français est envoyé sur
chaque bateau afin que les prisonniers à bord reçoivent exactement ce que leur apporte
leur famille. C'est ainsi que tout s'est passé (malgré les lamentations des femmes et des
enfants et bien qu'ils se plaignent de la faim) jusqu'à ce jour. Je serais très heureux de
voir ici M. Saul ainsi que la flotte, dont on m'a appris l'arrivée à Chignectou le vingt août
dernier ; je ne puis m'expliquer ce retard. J'ai reçu une lettre du colonel Monckton en date
du 5 septembre. Il n'y est pas question du départ des transports de cet endroit ; il
m'apprend que l'embarquement des habitants se fait lentement et qu'il craint de ne
pouvoir nous fournir des vivres, etc.
J'ai dressé une liste de toutes les personnes que j'ai sous ma garde, hommes,
femmes, garçons et filles, et des bestiaux de toutes sortes dont le nombre m'a
(,l \ I 1/ ni.ll IU .- l< \hll \ II/' UOi i \H \ I
DOC. DE LA SESSION No 18
été donné par les habitants Sauf len dcput< mriv» ici dont le
nombre exaot dan ta pré* ente ol pour lequel je ne pu I on abl< e i du ;
rendu que je \ mis t'.ii 1 jeu \ nui d;i 1 1 B 08( » ' ■ lettre t ' W que po iblo.
Je m'efforcerai d'épargnei de dépense au ornement comme il lit de
mes intérêts personnels ; cependant dan l'intérel public, si Votre I
je promettrai une oertaine rémunération J e p< re qu'avant longtemji
fini avec les embarras que nou ni no vo\ in termine en pi
hommages .;i Vol re Rxcellen<
/.'• colonel II inslow nu colonel Monckton
< wn- 1)1 LA UraND-PbKB, 19 BPTRMBRI 17-
honorable monsirur, J'aurais été heureux de recevoii d(
actuellement ici dea détachements en expédition en plus do mec troupe et au delà de
500 Français avec leurs familles sous ma protection; ce qui forme un total de 2000
personnes.
Je serai heureux d'apprendre le départ de M. Saul avec les transporta, afin que je
sache sur quelle quantité de vivres je puis compter pour les prisonni il y aura lieu
de se procurer d'autres transports, pareeque la saison avancée exige que non
diligence.
Le colonel Winslow à Johhua Winslow^ commissaire dfec, à Chignectou.
Camp de la Grand-Pree, 19 septembre 1755.
J'ai actuellement 507 hommes sous ma garde qui avec leurs femmes et leurs enfants
forment une population de 2000 personnes dans mon district. Sans compter les
villages circonvoisins et plusieurs localités du district de Piziquid, il y a près de 6,000
bêtes a cornes, 8,000 moutons, 4,000 cochons et 500 chevaux. .Je ne puis comprendre
pourquoi les transports sont encore à Chignectou, et pourquoi je ne recois pas de
vivres.
Le colonel Winslow à George Saul.
Camp de la Grand Prée, 20 septembre 1755.
Je dois vous informer que nous avons ici 300 prisonniers dont 230 ont
été embarqués le 10 courant. En y ajoutant les femmes et les enfants, ce nombre
s'élève à 2,000 personnes, sans compter les populations de Cobequid et de Piziquid.
Nous avons envoyé un détachement au premier endroit pour s'emparer de la population
et nous n'avons pas de vivres pour ces prisonnieis, lorsqu'ils arriveront. Depuis mon
arrivée ici je n'ai reçu des vivres pour mes hommes que pour l'espace d'un mois ; il
m'a fallu en prendre de ceux que les femmes et les enfants apportaient pour leurs amis.
Mais lorsqu'il vente, ce qui a lieu aussi souvent qu'a Chignectou, les prisonniers à bord
souffrent de la faim, et lorsque le détachement reviendra avec deux ou trois cents
personnes, suivant nos calculs, ces prisonniers n'auront pas d'an is ici pour les nourrir et
je n'aurai pas de vivres pour eux. En conséquence, je vous prie d'envoyer les viv
aussitôt que possible.
•
Joshua Winslow au colonel Winslow.
Fort Lawrence, 23 septembre 1755.
Cher monsieur, — Nous n'avons pas encore embarqué tous les Français, mais je
crois que nous les aurons expédiés d'ici à deux jours. Je crois que vous avez été très
expéclitif, et vous avez réussi mieux que je m'y attendais. Vous avez réellement un
bon nombre de bestiaux. Je voudrais les voir distribuei à de nombreuses et bonnes
familles établies sur les terres, mais Dieu sait quand cela se fera.
84 Â.R( lin /> 0 i VADI1 S S /
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Le <-<>l>>itel Winslow au capitaine iiurray.
Grand Prée, 25 septembre 17.";.").
Je suis décidé d'embarquer un certain nombre d'habitants aujourd'hui.
/>'' colonel Winslow au gouverneur Lawrence.
Camp de la Grand Preb. 29 septembre 1755.
Qu'il plaise a \ excellence,
J'ai reçu votre honorée lettre du '2'.> courant. Je suis très heureux d'apprendre que
Votre Excellence approuve ce que j'ai fait, mais mon plaisir sciait plus grand si je
pouvais vous apprendre que les vaisseaux sont arrivés de Chignectou. Je regrette, hélas '.
que nous soyons désappointés de ce côté, car le capitaine Taggart arrivé le 26 avec M.
Saul et les vivres, m'informe que tous les transports de cet endroit ont été utilisés
pour transporter la population, et que nous ne devons attendre aucun secours de ce
côté. J'ai aussi reçu une lettre du colonel Monckton en réponse à celle par laquelle
je lui demandais de me faire connaître le nombre de vaisseaux sur lequel je puis
compter ; j'avais envoyé en même temps une barge avec les dépêches de Votre Ex-
cellence, mais sa réponse ne fait pas mention de transports. Après avoir examiné
sérieusement cette situation, je me suis rendu hier matin au fort Edouard sur une
barge, dans le dessein de m'entendre avec le capitaine Murray. Sachant que le major
Handfield se trouve dans l'impossibilité d'embarquer les habitants de la rivière
Annapolis, avant d'avoir reçu l'aide d'un fort détachement que je dois lui envoyer,
ce qu'il m'a fait savoir par l'officier du détachement qui a escorté les délé-
gués appartenant à cette localité, lequel m'a informé que les habitants le
long de la rivière s'étaient sauvés à son approche. Considérant aussi que dans
notre présente situation il serait dangereux d'envoyer un détachement, et
qu'en outre, les transports sont pans utilité au major Handfield à lheure pré-
sente, nous avons décidé de demander à Votre Excellence s'il ne serait pas préférable
de nous faire parvenir aussitôt que possible, les navires qui sont actuellement à Anna-
polis, afin que nous puissions embarquer la population d'ici et celle de Piziquid, et d'en-
voyer par la suite d'autres vaisseaux au major Handfield pendant que nous terminerons
notre tâche ici ; après quoi je pourrai lui envoyer un détachement suffisant. Si Votre
Excellence croit nécessaire d'envoyer tout le détachement pour porter secours à Hand-
field, je vous prie de me faire connaître vos volontés à ce sujet. Les choses en sont là
pour le moment, la saison devient chaque jour plus mauvaise, rien ne nous fait prévoir
que nous aurons bientôt des transports, et je suis peiné de cette perte de temps. J'ai
été informé par le capitaine Lewis, le 23 courant, que les habitants de Cobequid ont
tous quitté cet endroit, qu'il a commencé à incendier et à dévaster ce canton et qu'il
croit terminer sa tâche aujourd'hui. * *
Le capitaine Diggs est arrivé ici le 26 de ce mois sur le Nightengil de Sa
Majesté et s'attendait à trouver la population à bord des transports. Il m'apprit qu'il ne
pouvait rester longcemps, que les vaisseaux fussent prêts ou non ; cependant il a eu la
bonté de m'accompagner chez le capitaine Murray, et après avoir pris connaissance de
la proposition que nous devions vous faire, il a décidé d'attendre que votre décision nous
soit parvenue. Va-t-il écrire à l'amiral ou non, je ne le sais pas ; Votre Excellence est
le meilleur juge de ce qui doit être fait. J'ai actuellement 300 hommes à bord des
transports. ******
Le gouverneur Lawrence au capitaine Alex. Murray.
Halifax, 30 septembre 1755.
Pour faciliter le transport des prisonniers et parceque le capitaine Diggs ne doit pas
aller plus loin dans la direction de l'ouest que le port de Philadelphie, l'amiral désire que
la destination des habitants qui doivent être déportés à la Caroline du Nord, conformé-
ment aux instructions que vous avez reçues conjointement avec le colonel Winslow, soit
changée et que ces habitants soient envoyés à Philadelphie. Je dois vous exprimer ma
Ui \ i 1/ OQIE /»/ WA in l V'i ii/' /"" ( 1// \ /
DOC. DE LA SESSION No 18
satisfaction pour la dili reo laquelle vou ioi i |
que tout le transport ont à l'heure présente a r ri vi d< Boston et qti
ront disponibles après l'embarquement de ( îhignoctou, arriveronl dai
quelques joura -' ai écrit au oolonel Bdonokton pour !
Je vous prie de ne pa laisser M. Saul outrepo ei •• instruol •• lors de la distri
bution des vivres, Cm n >u ;i\.»n l'.ut '!<■ nV|HhM's cm i - i < r ; i J > ] « • . [»oiir l',ij)j>r<y\ i îom
menl à ( Ihignectou.
r Lit/ri- roi (nul WlfliloU
Il ai. ii bembre 1 7.'
Je profite du dépari d'un détachement chargé de porter mes lel
Monokton a Piziquid, pour vous Informer que l'amiral désire que les babil [ni,
d'après vos instructions, devraient être transportés ••» la Caroline du Nord,
envoyés à Philadelphie sous l'escorte du capitaine Diggs. En conséquence, ro
prendre vos dispositions en vue de ce changement «1»' destination paroeque j ai transmit
des instructions au oolonel Monckton, lui ordonnant d'envoyer à la Caroline du Nonl
sous le commendemenl du capitaine Proby, un nombre d'habitants de Chignectoc équr
lenl à celui qui devait v être envoyé du bassin des Mines. Vous devez aussi prendre
garde que M. Saul n'outrepasse pas ses instructions lors de la distribution des vivres,
et je crois inutile de vous recommander de déporter la population aussitôt que possible,
parceque la détention de tout ce monde est cause de grandes dépenses, et de grands
embarras pour le service public.
Le capitaine Mnrray au colonel Winsloic.
Fort Edouard, 3 octobre 1755.
Cher monsieur, — M. Fassett est arrivé hier soir. Le gouverneur m'informe qu'il
vous envoie des vaisseaux d'Annapolis et qu'il a donné ordre d'en envoyer d'Halifax à
cet endroit pour les remplacer. Le gouverneur vous recommande de faire parvenir sa
lettre au major Handfield le plus tôt possible ; il me dit que l'amiral doit écrire à Diggs
pour l'engager à prendre patience. *
Le gouverneur Lawrence au colonel Winsloic.
Halifax, 1er octobre 1755.
Monsieur, — J'accuse réception de votre honorée lettre du 29 septembre dernier.
Vu que nous n'aurons pas un nombre suffisant de vaisseaux pour transporter les popu-
lations des Mines et de Piziquid, je vous transmets ci-incluses des instructions pour le
major Handfield, lui ordonnant de vous envoyer ainsi qu'au capitaine Murray, tous les
transports qui se trouvent à Annapolis, afin que vous puissiez déporter votre monde
immédiatement ; et je lui apprends en même temps, que je lui ferai parvenir d'autres
transports dans quelques jours. Daus le but de prévenir l'embarquement à Annapolis
et de vous procurer des vaisseaux le plus tôt possible, vous devrez faire parvenir
immédiatement ma lettre au major Handfield.
La lettre du colonel Monckton, du 23 septembre, bien que ne faisant pas mention
de celle qu'il vous a écrite, m'apprend qu'il vous enverra tous les transports disponibles,
tel que je l'ai ordonné. L'amiral enverra au capitaine Diggs l'ordre d'attendre l'arrivée
des transports d'Annapolis. * *
Le major Handfield a reçu ordre de vous faire parvenir les circulaires adressées aux
gouverneurs du continent ; le nombre de ces circulaires est proportionné au nombre de
transports.
Extraits du journal du colonel Winslow.
J/. octobre. — M. Fassett est arrivé aujourd'hui d'Halifax porteur des lettres précé-
dentes, et une demi-heure après son arrivée, j'envoyai un détachement de trente hommes
sous le commandement du lieut. Fitch porter les dépêches adressées au major Handfield.
86 \l:< m\ ES G \ VADIENNE8
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Le capitaine Murray es! dénude Piziquid pour s'entendre avec moi au sujet des
dispositions a prendre; nous avons décidé d'expédier autant de Français que les
vaisseaux à notre disposition pouvaient en contenir, et oie commencer ce travail
lundi prochain.
6 octobre. — Suivant l'entente que j'ai eue avec mes capitaines, il a été décide que
les familles ne devaient pas être séparées, et que les habitants d'un même village devaient
être placés sur le même navire autant que les circonstances le permettaient. Je leur
donnai ordre de se tenir prêts à embarquer avec leurs effets etc. Malgré les dispositions
que je venais de prendre à leur égard, je n'ai pu les convaincre que j'étais sérieux.
/ octobre.— !] a plu considérablement aujourd'hui et nous n'avons pas commencé à
embarquer la population comme nous l'avions décidé. Pendant la soirée, 24 jeunes gens
ont déserté- des vaisseaux du capitaine Church et du capitaine Stone, (a) bien qu'il y eût
8 hommes de garde sur chaque navire, à part l'équipage. Personne ne peut expliquer
comment cette désertion a eu lieu.
<i> octobre. — Nous avons commencé à embarquer les habitants qui abandonnèrent
leurs domiciles à regret et malgré eux, les femmes très affligées porta ent leurs nou-
veaux-nes dans leurs bras, d'autres traînaient dans des charrettes leurs parents infirmes
et leurs effets. Ce fut une scène où la confusion se mêlait au désespoir et à la déso-
lation; Environ 80 familles ont été mises à bord des transports des capitaines Ohurch
et Àïilburry (b) Je fis faire l'enquête la plus rigoureuse afin de savoir comment ces jeunes
gens s'étaient évadés hier, et après avoir pris connaissance des faits, je constatai qu'un
nommé François Hébert qui se trouvait à bord du navire et y embarquait ce jour là ses
effets, en avait été l'auteur ou l'instig tteur. Je le fis venir à terre, et le conduisis devant
sa propre maison, et là en sa présence je fis brûler sa maison et sa grange. Je donnai
ensuite avis à tous les Français que si les fugitifs ne se rendaient pas dans l'intervalle
de deux jours, tous les amis des déserteurs subiraient le même sort ; que de plus, je
confisquerais tous leurs effets, et que si jamais ces déserteurs tombaient entre les mains
des Anglais, il ne leur senit accordé aucun, quartier, car tous les habitants français de
ces districts s'étaient rendus responsables lorsque la permission fut accordée aux amis de
transporter des provisions aux prisonniers à bord et de les visiter.
9 octobre. — J'ai fait descendre* les hommes qui avaient été embarqués sur les trois
premiers transports, (c) afin de permettre à leurs familles de les rejoindre à l'arrivée des
autres transports. Le père Landré (d) m'a fait des pr positions au sujet du retour des
déserteurs ; il croit qu'il serait possible de les faire revenir, mais à condition que je signe
la promesse qu'ils ne seront pas punis. Je lui répondis que j'avais déjà donné ma parole
d'honneur et que je ne fournirais pas d'autres garanties, qu Ique en puisse être le
résultat.
10 octobre. — M. Fitch avec son détachement et les tranports sont arrivés
d'Annapolis. Les capitaines de ces transports sont Adams (e)y Purrington, Dunning,
Carlile. Je leur donnai ordre d'accoster immédiatement le seneau Halifax, capitaine
Taggart, et de prendre à leur bord les vivres que M. Saul avait instruction de leur
délivrer pour les habitants français et de commencer à approvisionner le capitaine
Carlile le premier. * Ces transports reçurent ordre de remonter au
fort Edouard pour embarquer les habitants rassemblés'par le capitaine Murray aussitôt
que possible.
(a)^ Thomas Church était capitaine de la goélette Léopard, arrivée à la Grand-Prée le 6 septembre et
John Stone capitaine du sloop Endeavour, arrivé au même endroit le30aout. Les deux vaisseaux venaient
de Boston.
(b) Nath&niel Milburry était capitaine du sloop Elizabeth arrivé le 4 septembre.
(e) Voir la préface.
(d) François Landry, époux de Marie Joseph Doucet.
(e) Richard Adams, capitaine du sloop Bannah.
James Purrington (ou Purrenton) capitaine du sloop Sali y and Mol??/.
Andrew Dunning, capitaine du sloop Mary.
James Carlile, capitaine du sloop Thrte Fritnds, ensuite Zelbad Farnam, capitaine du sloop Dolphin.
01 \ i 1/ OOIB i>i \CA ni i \ il/' /"" i i// \ / w/"
DOC. DE LA SESSION No 18
I r tHdJor John 1 1 <i ndtit Itl nn ColoWil !l
A s s m-..i i EiOTAI
Mo.NBlEI i:, LOS Imninirs qui \< M hi.i n -m t le < 1 < I . i < 1 1 ♦ • 1 1 1 « 1 1 1 que
plaignant de douleurs aux pied 6 parle mauvai chemin , j'ai donn<
[et prendre à bord des transports qui doivent se rendre à la I ■ . • i • ■ ' in<| i
ont pour pilotes des habitants de 1s rivière Annapolis. Vbusdevrei me n
oi à la prochaine occasion, afin qu ili soient réunis à leui famille quand nous les ûé\
berons de cette province. Votre officier m'a appris <|u'il s rencontré en diffi
plus d'une douzaine de Français de cette rivière, sur la route qui conduit aux M
qu'il ne les a pas arrêtés parce qu'il n'avait pas instruction <1 eu agii ainsi, Je lonc
nécessaire que vous Passiez «les recherches dans votre localité, afin de mettre la main
tous les fugitifs qui pourraient b'v trouver et vous devrez maintenir un détachement
la route pour les arrêter. Nous trouverez ci-inolus l'ordre <lu gouverneur et
très contenant «les certificat* en blanc, adressées aux gouverneurs du continent ou
déportés doivent et re en> oyés.
Le colonel Monckton au coït net Winslow
Fort t Iuhberlahd, 7 octobre 1 7
Monsieur, — J'acouse réception de votre lettre du 2 courant, que le capitaine
Adams [Abraham] m'a remise avec les paquets. Je suis peiné d'apprendre les embai
et les fatigues qu'il vous faut subir et je serais heureux de vous secourir s'il m'était pos-
sible de le faire.
Après tous les eftbrts qui ont été faits nous n'avons pas onze cents personne**, de
sorte que je vais vous envoyer trois transports d'ici. Il y a quelque temps, quatre-vingt-
six Français se sont échappés pendant la nuit en s'ouvrant une issue sous le mur «le la
caserne, sur une longueur de trente pieds, dans la direction de la courtine du sud. Ce qui
rend l'événement regrettable, c'est que ce sont des déserteurs dont les femmes ne sont
pas encore arrêtées et qui venaient de Chipoudi, de Petcoudiak et de Memeremkouk.
$ ♦ * * *
Le major Jedidiah Prebbe au colon?! Winston-.
Camp Cumberland, 10 octobre 1755.
Cher Monsieur, — Il reste encore dans le fort Cumberland un certain nombre de
Français que je voudrais embarquer. Les transports d'ici ont été assaillis par un terrible
ouragan ; quelques uns ont cassé leurs cables et ont été jetés à terre ; d'autres ont •
poussés dans l'anse et si ces vaisseaux ne mettent pas à la voile bientôt, il n'y en aura
pas un en état de transporter les Tartares.
Les Français emmènent tous les jours sous nos yeux des bestiaux, des moutons, des
cochons et rien n'est fait pour les en empêcher. *
Le colonel Winslow au gouverneur Lawrence.
Grand-Prée, 11 octobre 175".
J'accuse réception de la lettre de Votre Excellence en date du 1er courant. J'ai
envoyé immédiatement un détachement porter au major Handfield les dépêches que
vous aviez incluses dans cette lettre, et hier après-midi, sept navires sont arrivés d'An-
napolis. Je leur ai donné ordre aujourd'hui d'aller prendre des vivres à bord du
seneau du capitaine Taggart et j'espère que ces vaisseaux seront prêts à recevoir la popu-
lation après demain. J'ai fini de remplir deux vaisseaux (a)
* -* * * *
(a) La goélette Léopard, capitaine Thomas Church et le sloop Elisabeth, capitaine Natbaniel Milburry.
88 M;< lll\ l > ( i \ IDIE S W>
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Ordres du colonel Winelow aux capitaines des navit
I iMF de LA Qrand-Préb, 11 octobre 17.").").
Monsieur, — Je vous ordonne par la présente de faire diriger le sloop Three Friends
dont vous rtes le capitaine, auprès du Halifax, seneau de S;i bfajesté, capitaine Tag-
gart, et de vous faire délivrer par M. Saul les vivres nécessaires pour la subsistance
des habitants français que vous devez transporter, et de vous rendre ensuite au fort
Edouard de Sa Majesté et de vous adresser au capitaine Murray pour obtenir des ordres
ultérieurs.
JOHN WINSLOW.
Commandant les forces de Sa Majesté aux Mines.
Au capitaine Carlile. commandant du sloop Three Friends.
Les mêmes ordres furent donnés [au capitaine Zebad Farnam, commandant du
sloop Dolphin] et au [capitaine Francis Pierey, commandant du sloop Ranger].
Geo. Saul au colonel Winslow.
A bord du seneau Halifax, 12 octobre (dimanche).
Cher monsieur, — J'ai le plaisir de vous apprendre que je suis revenu 'ce matin
après avoir approvisionné trois transports que j'ai envoyés à Piziquid durant la marée
actuelle, suivant le désir du capitaine Murray. Si vous donnez ordre aux autres de
sortir de l'anse, je les approvisionnerai demain et vous obligerez beaucoup votre très
obéissant serviteur,
GEO. SAUL.
A l'honorable John Winslow, écr., aux Mines.
Extrait du journal de Winslow.
12 octobre. — Deux des trois transports qui doivent se rendre à Piziquid sont partis
pour cet endroit. Nos détachements qui font la patrouille dans les campagnes ont ren-
contré un des déserteurs français qui s'est efforcé de s'échapper à cheval. Ils ta héièrent
et tirèrent au-dessus de lui, mais voyant qu'il continuait de galoper, l'un de nos hommes
le renversa mort d'un coup de fusil. Ils rencontrèrent aussi un certain nombre de
déserteurs auxquels ils tirèrent des coups de fusil, mais ceux-ci se sauvèrent dans les
bois.
Le capitaine Murray au colonel Winslow.
Fort Edouard, 12 octobre 1755.
Cher monsieur, — J'accuse réception de votre très honorée lettre. Dieu merci ! les
vaisseaux sont enfin arrivés. Je crois que vous devrez m'envoyer au moins quatre vais-
seaux, parceque le capitaine Davis a perdu un ancre. Pour cette raison il se dit incapable
de prendre la mer et j'ai porté plainte contre lui. Je vous prie de lui en obtenir un des
autres transports ou du seneau du capitaine Taggart. Transmettez moi s'il vous plaît
votre opinion concernant les mesures que je dois prendre à l'égard du capitaine Davis.
Aussitôt que j'aurai expédié mes coquins je descendrai m'entendre avec vous et nous
nous divertirons un peu.
Ordres d'appareiller transmis aux capitaines de vaisseaux.
Au capitaine Thomas Church, commandant de la goélette Léopard.
Monsieur, — Vous avez pris à bord de votre goélette cent soixante-quinze personnes,
hommes, femmes et enfants, qui forment une partie des habitants français de la province
de la Nouvelle-Ecosse. Vous devrez, lorsque le vent et la température le permettront,
01 \ i ILOQIR Dl W IDIE Vê i I i < DOt ! Ml M
DOC. DE LA SESSION No 18
i m iporter dan li i rnemenl «l<- fi - A du M u yl incj
vous devrez voua rendre ohes l'honorable Horatio Shar] lieutena
el commandant on chef de cette colonie ou lui qui i
mandant en ohef, el lui remettre le paquet qui • i M, \
hâter de débarquer vo pn i obtenir de certii
que j'envoie aux dits goui erneura. Il vous fau Ira eu outi
n'emportent pa « d'armea ai ec
sur vos gardes durant le 1 ifîn que lea pa ne tentent p<
•m. En conséquence ne devrez tolérer qu'un petil
fois sur le pont et prendre tout Les mesures pour prévenir 1<
blabla tentât ive. Il voua faudra sui i ■ cuper d<
aux passagère lea vivrea que M. Saul a reçu instruction de vou In de
vous assurer d'une protection efficace, i de Dudley Dij
oommandant du vaisseau de Sa Majesté, le Nightengill%y .unie/ luidi »rter.
Je voua Bouhait e un bon voy i
Signé de ma main au camp de la Grand-Prée, Nouvelle-Eco I3ème
d'octobre, anno domini I 755,
.JOHN WINSLOW.
Commandant en chef «les forces de Sa Maj lx Mines el plues avoisin
De semblables ordres d'appareiller ont été remis aux capitaines Adama, Milburry,
Purrington, Dunning, Eazlam, Bragdon, Stone et Goodwin. Les originaux font partie
du registre.
/.; octobre.- Le reste des déserteurs, Boit 22, est revenu hier soir i
embarqué secrètement. Celui qui manquait a été tué hier avec son <
rapport de ceux qui se sont livrés.
Le capital)!' Murray au colonel Winslow,
Chek Monsieur, — J'embarque en ce moment les gens à bord des deux sloops
et si j'avais un nombre suffisant de vaisseaux, je les embarquerais ton- demain. Le
troisième sloop (b) que vous deviez m'envoyer, n'est pas encore arrivé. Dieu sait ce qui
l'a empêché de venir ; je vous prie de l'envoyer aussitôt que possible, car la saison avance
et le temps devient mauvais. Quant à Davis il est parti sans m'en avertir, de sorte que
je n'ai pu rien faire pour l'en empêcher» Je crains que le gouverneur ne nous trouve
lents. Les gens sont tous prêts, et si vous croyez que je doive risquer de mettre les
habitants à bord du vaisseau de Davis, (a) je le ferai. Même dans le cas où je me ser-
virais des trois sloops et de cette goélette, les passagers se trouveraient sérieusement
entassés. Après tout, si je ne reçois pas d'autres vaisseaux, je vais les mettre tous à
bord des navires que j'ai à ma disposition.
Une réponse immédiate obligera beaucoup
votre très humble et très obéissant serviteur,
A. MURRAY.
Fort Edouard, 14 octobre 1755.
La population d'ici dépasse 920 personnes, y compris les enfants.
Les vaisseaux comprennent deux sloops (d) d'une capa-
cité de ; 156 tonneaux.
La goélette de Davis 90 m
246
Ce n'est pas suffisant ; adieu.
A John Winslow, écuyer, commandant en chef des troupes de Sa Majesté à la
Grand Prée.
(a) Le Thrce Fricnds et le Dolphin.
{b) Le Ranger, capitaine Francis Pierey, arriva au Fort-Edouard le 1G octobre.
(c) Le Neptune, capitaine Davis ; celui-ci fut remplacé par William Ford, propriétaire et capitaine de
ce navire comme le démontre le compte concernant le nolisement du navire.
[d) Three Fricnds, G9 tonneaux, et le Dolphin, 87 tonneaux. Total, 156 tonneaux.
18—38 r-16
90 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
/,< capitaine Murray au colonel Winslow.
Fort Edouard, 16 octobre 1755.
Ohbb Monsieur, — J'ai reçu toutes vos Lettres hier aoirj je serais heureux d'accep-
ter l'invitation d'aller vous voir; mais comme vous le dites je suis sérieusement retenu
ici. J'ai l'espoir de tous les mettre à bord et de les faire descendre au Bassin dimanche
le 19]. Un autre transport [le Ranger] vient de jeter l'ancre.
Le colonel W inslow à Apthorp jils, et Hancock.
Camp de la Grand-Prée, 19 octobre 1755.
MESSIEURS, — Plusieurs vaisseaux sont arrivés aux Mines où je commande. Ceux
qui avaient été envoyés à Annapolis ont reçu ordre de se rendre ici pour transporter les
Français des Mines, de la rivière aux Canards, des rivières aux Habitants et de Gaspa-
reau. Les déportés ont tous été embarqués sur les navires des capitaines Church, Hazlam
qui a remplacé Jones tombé malade, Millburry, Adams et Purrington. Ces navires sont
entièrement chargés et ont reçu leurs instructions. Le capitaine Adams de notre régi-
ment est à la rivière aux Canards, occupé à embarquer la population sur les vaisseaux
de Goodwin, Stone et Dunning. Je me propose de me rendre à cet endroit ce soir afin
de terminer demain l'embarquement de ia population. J'ai envoyé le transport de Davis
et les trois derniers navires arrivés d' Annapolis, à Piziquid pour y embarquer la popula-
tion de ce district. J'ai attendu pendant longtemps des vaisseaux de Chignectou. Le
colonel Monckton m'a appris qu'il m'en enverra trois, mais Dieu sait quand. J'ai cinq
cents personnes de plus à embarquer et les neuf vaisseaux ci-dessus mentionnés peuvent
à peine transporter 1,500 personnes.
Le colonel John W inslow au gouverneur Wm. Shirley.
Camp de la Grand-Prée, 20 octobre 1755.
Qu'il plaise à Votre Excellence,
■* * * * * *
Nous déportons actuellement les habitants et nous aurions terminé ce travail il y a
longtemps si nous avions eu des transports. J'ai déporté à peu près tous ceux de ia
Grand-Prée et de la rivière Gaspareau. Nous avons commencé à embarquer hier ceux
de la rivière aux Canards et de la rivière aux Habitants, mais nous n'avons des
transports que pour 1,500 personnes. J'ai fait arrêter au moins 500 personnes de plus
dans mes districts et tout indique que je vais être chargé d'embarquer au delà de la
moitié de la population, avec l'aide de 360 hommes seulement, y compris les offi-
ciers, et dans un endroit où il n'y a pas de fortifications.
Le capitaine Murray au colonel Winslow.
[Grand-Prée] le mardi, 21 octobre.
Cher monsieur, — Je vous ai attendu ici (a) hier, durant toute la journée. Je vous
prie de revenir aussitôt que possible, pareeque j'ai besoin de soumettre bien des
choses à votre approbation, entre autre, un projet (b) que j'ai en vue, mais que je ne
puis effectuer avant de vous voir. A vous toujours sincèrement.
A. MURRAY.
A John Winslow, écuyer, commandant à la rivière aux Canards.
(a) Il semble que le seneau Halifax, capitaine Taggart, s'est rendu au fort Edouard, le samedi 18
octobre pour escorter les transports de Piziquid lors de leur départ pour rejoindre la flotte au bassin des
Mines. Ces transports descendirent, au bassin des Mines le vingt qui était un lundi, et le capitaine Murray
les accompagna sur le seneau Lalifax.
Le colonel Winslow avait quitté la Grand-Prée, le 19 qui était un dimanche, pour se rendre à la pointe
à Boudrot sur la rivière aux Canards, et retourna le 21, avec lestransports escortés par le sloop Warren.
capitaine Abraham Adams. Le capitaine Murray l'attendait sur le seneau Halifax et avait envoyé une
barge à sa rencontre.
(6) Ce projet avait sans doute pour objet de noliser le vaisseau du colonel Donnall, le Sea Flower, 81
tonneaux. Ce sloop transporta 20G personnes de Piziquid à Boston.
<,i \ i w ik.ii nus w i/'// v/ w i < ixH ' \n
9]
DOC. DE LA SESSION No 18
/,,■ oolotiêl John Wiiislow à Apthorp <> Hancock
M l'.ssi i;i i:s, Depuis que je vou ai éoril ma dernière lettre le capitaine Mui
est arrivé* de Piziquid aveo quatre vaisteaui oha déplus de l'iou personn*
nolisc le sloop du oolonel Donoall auquel j'ai fourni d< pour uni
d'en u de 84 tonnes. J'en ai aobetë an certain nombre et je me rvi de q •
unes des miennes. J'espère que trous n'oublierez pai <l<- portei le montanj qu'il les
aurait paye' à Boston au débit du compte du gouvernement et de me crédit itant.
Je suis en état devous donner ci-dessous un compte rendu du nombre de personnes
mises m bord des navires <|iic j'ai m ma disposition.
Noms ilc> w.w ires.
J/ainnih
Sien il
Salty A Molly
Mary
Prospt roua. . . .
Endeavour. . . .
Industry. . . .
Léopard
[Elizabeth] .
' lapitaines.
Adatlis.
I l:i/.liiin . .
PurringtoD
Dunuing. .
Bradgton .
Stone
Goodwio .
Clmrch. . . .
Milbury. ..
Nombre.
l »■ • • • Ion.
140 i
Pensilvanie
L68J
Ditto. Total
[(a)
164 )
L82
1 52 y
1\U:
Ditto
Ditto
L66
Ditto
m)
Total
1781
Maryland
186 i
Ditto
Total 364
14<J8 (6)
1498 [sic pour 1503\ Le manque de transports est cause qu'il m'en reste encore 500 à
déporter. Le capitaine Murray a déporté tout son inonde de Piziquid, c'est à-dire au
delà de 1,000 personnes.
Je vous souhaite beaucoup de succès, Arc.
J. WIN SLOW.
A messieurs Apthorp & Hancock.
Le gouverneur Lawrence au colonel Wiiislow.
Halifax. 27 octobre 1755.
Monsieur, — La présente est pour contremander l'ordre donné par moi, le 23
courant, d'envoyer ici toutes les troupes sous votre commadement, car je dois mainte-
nant vous ordonner de faire parvenir au major Handfield (comme il a été décidé premiè-
rement) un détachement de quatre-vingts soldats, avec deux capitaines et quatre offi-
ciers subalternes pour l'aider à transporter les habitants et à s'acquitter de toute autre
tâche.
Le colonel Winsloiv au gouverneur Lawrence.
Fort Edouard, 27 octobre 1755.
Dans ma lettre du 11 courant, j'ai exprimé à votre Excellence, l'espoir de terminer
l'embarquement des habitants français dans le cours de la semaine ; et sans revenir sur
les événements antérieurs à cette date, je vais vous rendre compte de ce que nous avons
fait depuis. Après l'arrivée des sept navires d'Annapolis, j'en ai approvisionné trois
(a) Le total de 140 et 168 n'est pas 364, mais 308.
(h) Le total de 308 avec 831 et 364 n'est pas 1498, mais 1503.
18—381
92 ARCH1
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
que j'ai envoyés au fort Edouard au capitaine Murray: les autre* sont restés aux Mines
où il a fallu deux jour-, pour le- approvisionner d'eau ois, puis nous avons commencé
L'embarquemenl des habitants de la Grand-P de la rivii re ( taspareau. 1 )ana le but
de terminer promptement ce travail, j'ai envoyé le capitaine Adams avec la moitié de mon
détachement camper entre la rivière aux Canards et la rivière aux Habitants à un en-
droit appelé La pointe à Boudrot, où tous les habitants de, ces rivières ainsi que ceux de la
rivière Perro avaientreçu ordre d tdre et du ils s'étaient ciblés conformément
à cet ordre avec leurs familles et leurs eilêts. Le 1H, je donnai mes ordres aux transports
sur lesquels on avait embarqué les habitantsde la Grand-Prée *vc ,et le 19, je me suis rendu
à la pointe à Boudrot pour embarquer ceux qu'on avait rassemblés à cet endroit, comptant
pour cela sur les transports qui devaient venir de Chignectou, car le colonel Monckton dans
sa [Lettre] du 7 courant m'avait promis qu'il m'en enverrait trois. A ma grande sur-
prise, iN ne sont pas encore arrivés. Sur l'avis de mes officiers, nous décidâmes d'em-
barquer autant d'habitants que les navires que nous avions à notre disposition, pouvaient
en transporter et de les déporter aux endroits que Votre Excellence avait désignés.
Nous terminâmes ce travail le 21 courant et les transports descendirent sous l'escorte
du capitaine Admis (a) et furent confiés au NightengcU, capitaine Diggs. Bien que nous
ayons chargé les navires à raison de plus de deux personnes par tonneau et que les dé-
portés soient sérieusement entassés, il me reste cependant sur les bras par suite du man-
que de transports, les populations des villages d'Antoine et de Landry et quelques per-
sonnes de la rivière aux Canards, formant 98 familles et un total de six cents âmes. Je
les ai transférées de la pointe à Boudrot à la Grand-Prée, où je les ai installées dans des
maisons à proximité du camp. Sur leur parole de répondre à l'appel de leurs noms qui se
fait à l'heure du coucher du soleil, je leur permets de se visiter. Je serais heureux d'avoir
des vaisseaux à ma disposition et de terminer ma tâche. Quant aux navires surnumé-
raires, nous avons pensé le capitaine Murray et moi, qu'ils étaient nécessaires dans les
circonstances et nous avons promis aux capitaines de payer pour chaque déporté qu'ils
vont transporter en plus du nombre déterminé, le prix convenu avec les armateurs à
raison de deux personnes par tonneau. Nous avons dû recourir à ce moyen et nous
procurer un sloop (b) sans quoi le capitaine se serait trouvé dans l'impossibilité de faire
prendre la mer à son monde.
* * * * ■*
Un détachement qui vient d'arriver m'apprend que les navires sont prêts à mettre à
la voile. Vous trouverez ci-inclus un compte rendu concernant la distribution des trou-
pes que j'ai sous mon commandement.
Le colonel Winslow au gouverneur Lawrence,
Fort Edouard, 31 octobre 1755.
Vos lettres du 23 et du 27 de ce mois m'ont été remises par le détachement. Je suis
content de n'avoir rien à faire avec les expulsés d'Annapolis, car il n'y a rien de plus
désolant que le spectacle des souffrances des malheureux et je voudrais avoir terminé ma
tâche aux Mines.
Après m'être entendu avec le major Murray nous avons décidé de détruire immé-
diatement les villages situés dans les environs de nos districts : nous détruirons la
Grand-Prée après le départ des habitants, excepté les endroits où sont installés les
Allemands, car nous croyons qu'il serait imprudent de laisser un faible détachement
ici.
Le colonel Winslow au capitaine Nathan Adams.
Grand-Prée, 3 novembre 1755.
Monsieur, — Vous êtes par les présentes requis de conduire le détachement que
vous avez sous votre commandement, à Annapolis Royal et de recevoir à l'avenir vos
ordres du major Handfield. Et s'il vous arrive de revenir ici avant le départ des h:bi-
(a) Le capitaine Abraham Adams était le commandant delà goélette de Sa Majesté le Warren.
(b) Le Scafiower, capatine Sam. Harris ; ce navire appartenait au colonel Donnall.
r// \/i/ ouu m w i/'// \ ii/' ooc/ '//
DOC. DE LA SESSION No 18
prendrez vo qu
oonduii '■ votre di5l tichcmenl i tialil
A h oapitaine A,d i a)
I colonel I ncl M"
ip di !• \ ' • nbre I ï
M0N8U i i.\ Par votre lettre du 7 courant (b) qu« j'ai eu le
m'annonciez l'envoi de trois transports. J'ai cru que d<
ii i m t le service de Sa Majesté les ont empêché de venir ici. E rqué
tous les habitants de la Grand Prée et de la donné ordre au c
j Nathan Admis de se rendre avec la moitié de sou détachem □ endn
pointe à Boudrot située au confluent des rivj b Ha «
les habitants de ces rivières ainsi que ceux de la rivière Perro el je croi que toute la
population s'esl rendue à l'endroil indiqué. Je m'y suis rendu apn imes
instructions ici, et j'ai rempli tous les brans] môme au delà de la proportion d<
minée, c'est à dire deux par tonneau. L • nombre de dépoi c -t endroit
I ." 10 personnes, et il en es1 resté 600 que j'ai fait conduire dans des m imité
de mon camp. Ceux qui ont été embarqués doivent tr le poinl indre les
ports qui leur ont été assignés. Le major Murray s'est débarrassé de la population de
son diatriot qui B'élevait à au delà de 1100 personnes. J'envoie aujourd'hui un détache-
ment à Annapolis. Voilà où nous en sommes.
Extrait du journal de Winslow.
Nombre de constructions, etc., brûlées par le lieutenant colonel Winslow flans
les districts des Mines, etc.
17«
Maisons.
l' novembre.
5
6
Aux rivières. Canards, Habitants, Perro, etc.
A ( 'an ;r<l vt Ha1. ntants
4!)
76
45
30
100
56
19
33
i ii
28
255
276
155
Moulins détruits de temps en temps aux endroits ci-dessus 11. Granges 276
Déportes par le colonel Winslow 1,510 Maisons 255
h n Osgood 732 Moulins 11
Eglise 1
2,242
Total G i
Le capitaine Abraham Adams-au colonel Winslow.
Annapolis Royal. S décembre 1755.
Cher 'Monsieur, — T'ai reçu quelques mots de vous il y a quelque temps. Je
vous aurais répondu plus tôt si Fembirquement des habitants de cette rivière ne
m'avait tenu très occupé depuis mon arrivée ici. Nous avons mis 1664 personnes
à bord des navires suivants, savoir : deux transports, trois seneaux et un brigantin
qui ont mis à la voile à Tile-aux-Chèvres sous l'escorte de la corvette Baltimore.
Nous présumons que trois cents habitants du haut de la rivière se sont sauvés dans les
bois ; les autres ont été déportés au grand désespoir de quelques-uns d'entre eux.
* * * * * *
I Nathan Adams, capitaine d'une compagnie dans le bataillon de Winslow.
(b) C'est le "7 du mois dernier" qu'il a voulu dire. Voir lettre de Monckton à Winslow, du 7
ectobre 1755, à la page 87.
94 .IAV7//I /:> 0 i \ i />/ /: \ n
5-6 EDOUARD VII, A. 1905
Nous avons appris que vous êtes parti des Mines depuis quelques temps e1 nous
espérons que tes arrivé Bain et sauf à Halifax (o). Après son départ des Mil
notre flotte a été assaillie par un des plus violents ouraçans que j'aie vu, (6). Je l'ai
accompagnée avec le Nightingal jusqu'au Grand Menan ou nous avons mis en panne
avec l'espoir de ne pas sortir de la baie mu- il B'est déclaré une voie d'eau et je
fus obligé de me hâter de quitter la baie. Je suis resté au gouvern-iil durant cinq
heures, pendant lesquelles tout le monde fut requis aux pompes afin de débarrasser le
navire de l'eau (pli s'y engouffrait. L'île George a été le premier endroit où nous avons
pu atterrir et jeter l'ancre. Je crains que plusieurs transport! M'iit. perdus durant
la bourrasque. Je suis arrive? ici le 1er courant.. Les capitaines Taguart et Roger.s
sont partis pour Halifax. Je suis, cher monsieur, votre ami et très humble serviteur,
ABIIM ADAM-
P.8. Ce matin à cinq heures, la flotte est sortie du bassin par un bon vent.
Au colonel Winslow.
Le capitaine Osyood au colonel Winslow.
Mines [Grand-Prée], 18 décembre 1755.
Monsieur, — Je suis heureux de vous apprendre que j'ai déporté les habitants fran-
çais que vous aviez laissés ici. J'en ai mis 114 à bord du sloop Dove, capitaine Saml
Forbes. à destination du Connecticut et 236 à bord du brigantin Swallow, capitaine
Willm. Hayes, à destination de Boston. Les deux vaisseaux sont partis le 13 courant.
J'ai deux autres navires ici qui se préparent à prendre à bord ceux qui restent et je crois
qu'ils mettront à la voile demain. Une des goélettes partie de Chignectou pour se rendre
ici, s'est échouée dans la rivière Piziquid et je ne crois pas qu'il soit possible de la ren-
flouer à présent. Le capitaine Newell qui en a charge, croit pouvoir la remettre à flot
bientôt. Dans l'incertitude qu'elle pourra bientôt reprendre la mer, nous nous sommes
procurés le Race II or se qui appartient à M. Mauger, pour la remplacer.
* * * * * *
Nous tâchons de nous mettre à l'abri autant que possible, du froid qui va se faire
sentir de jour en jour, en construisant une cheminée dans l'église, Arc.
Je suis, monsieur, votre humble serviteur,
PHINS OSGOOD.
Au colonel Winslow.
Le colonel Winslow aie gouverneur Wm. Shirley.
Halifax, Nouvelle Ecosse, 19 décembre 1755.
Qu'il plaise à Votre Excellence,
Par madermière lettre du 20 octobre j'informais Votre Excellence que
Je vous ai appris également que nous avions rempli tous les transports que nous
avions avec les habitants français qui formaient un total de 1,510 âmes, et qu'il nous
restait encore sur les bras, y compris ceux qui ont été arrêtés à Piziquid, 650
personnes. Le 3 novembre j'ai envoyé sous les ordres des capitaines Adams et Hobbs,
3 sous-officiers et 90 soldats pour aider le major Handfield à rassembler les habitants
d'Annapolis Royal. Le 13, après en avoir obtenu la permission du gouverneur
Lawrence, je suis parti avec un officier et 54 soldats pour Halifax où je suis arrivé le
19. Le jour suivant, j'ai installé mon détachement à Dartmouth, dans d'excellents
quartiers. * * * * * *
(a) Le colonel Winslow quitta la Grand-Prée le 13 novembre et arriva à Halifax le 19 du même mol.-
(6) Le 27 octobre 1755.
ai m 1/ oaii dï i' i/'// \ i i i i ooi i Mi s i 91
DOC. DE LA SESSION No 18
/.,• cavitaim 0 \good au colonel II
.M,»\, ni i , La pn ente < I pour vou appi endi e que le l 'i i
,,, i [rda, on1 boas i té déporte !•• dernien on! i midi
Mi
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deux goélettes, !«• Raee !!■•>■, capitaine John Ba et le
Ranger, capitaine Nathan Mouron 112 personne Bai ^tion 'l'-
on et Mouron i destination de la Virginie. I i ont too rend*]
de difficultés d'après le nombre que nom ■ fourni monsieur Landi
à bord autant de leurs effet qu ila noua a été p i ible.
* r * * * ■ *
l'ilIN K)OD
APPENDICE C
Mascarèm à Shirlev.
Peinj bmps, 1 7 1-".
Monsieur, — Nous avons appris de différentes sources que Duvi\ iersest ren lu à Louis-
bourg avec un nouveau gouverneur et trois vaisseaux qui devaient se rendre directement
ici [Annapolis]. Le rassemblement des sauvages et la présence de deux cent cinquan-
te Canadiens à Chignectou, ont été cause que nos hommes se sont livrés aux réparations
avec la plus grande activité. En tout cas, il est certain que Gauthier, commerçant de notre
endroit, qui avait laissé son sloop à Manis [aux Mines] l'hiver dernier est allé' à l'arrivée du
printemps, pour le ramener avec une cargaison de blé pour les habitants de cette rivière qui
en ont grand besoin, et qu'il a été arrêté par un détachement de 30 sauvages, et qu'une
chaloupe partie pour le même endroit il y a cinq semaines, a subi le même sort. Si les
vaisseaux ne sont pas encore arrivés de la Nouvelle-Angleterre, il y a lieu de croire la
première partie de ces rapports.
Mascarène au duc de Neiucastle.
Annapolis Royal, 29 avril 1745.
* * * * * * *
Je vous transmets ci-incluses les minutes et les délibérations du conseil afin de met-
tre Votre Excellence au courant de la conduite des habitants français lorsque l'ennemi
était dans cette province. Je suis avec la plus grande soumission et le plus grand
respect, de Votre Grâce, le plus humble et le plus obéissant serviteur,
P. MASCARENE.
Reçue le 30 juillet 1745.
Pour le contenu de cette lettre, voir les minutes du Conseil ^|^ p. 106.
Newcastle à Shirley.
Wiiitehall, 10 août 1745.
Monsieur, — Je profite du départ d'un vaisseau que les lords commissaires de
l'Amirauté envoient à Louisoourg, pour vous faire parvenir l'accusé de réception de
vos nombreuses lettres (la dernière datée du mois de juin) et pour vous féliciter du
succès des armes de Sa Majesté, lors de la prise de l'importante place de Louisbourg.
S6 AJR0H1 IN AD II
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Sa Maj été heu maître le mérite des cou lanta en chef de
l'expédition, en élevant M. Warren au rang de contre-amiral e1 en conférant la dignité de
baronnet de la Grand* -ine à M. Pepperell. El je Buia convaincu que jesté
Bera également heureuse de voua transmettre quelque témoignasse >yale confiance,
en reconnai que ?ous avez rendus; et j'< que l'occasion qui vous
vaudra cet honneur 8e présentera bienti
Je vous transmets dans cette lettre une copie de celle que j'écris aujourd'hui à
M. William Pepperell, el *****
Que leurs Excellences ont recommandé M. Warren pour remplir la charge de gou-
\ «•; ueur »le cetie place.
* * * * * * *
Newcastle à sir William Pepperell.
Whitehall, 10 août 1745.
Monsieur, — Les lords justiciers ont cru devoir recommander de conférer la charge
de gouverneur de Louisbourg à M. Pepperell. La commission à cet effet lui sera
envoyée à la prochaine occasion.
Newcastle au contre-amiral Warren.
Whitehall, 11 septembre 1745.
.Monsieur — Je n'ai reçu aucune lettre de vous, depuis que je vous ai écrit le 10 du
mois dernier.
Conformément à ce que je vous annonçais à cette date, vous recevrez par ce trans-
port la commission de Sa Majesté vous nommant gouverneur du Cap-B'eton. Je vous
félicite sincèrement de ce témoignage de confiance et de reconnaissance de la part de
Sa Majesté.
Le contre-amiral Warren au duc de Newcastle.
Louisbourg, 3 octobre 174Ô.
Milord, — J'ai été honoré de recevoir par le capitaine Rouse arrivé ici le 23 septembre,
la lettre de Votre Grâce, du 10 août, et d'apprendre que les capitaines Montagu et
Geary vous ont remis les lettres du général Pepperell, et celles que j'y avais ajoutées,
contenant un compte rendu des succès des armes de Sa Majesté contre Louisbourg.
* * * * *
Le titre de contre-amiral m'avait ' entièrement satisfait et je n'embitionnais
pas la charge de gouverneur du Cap-Breton, laquelle, vous êtes heureux de me l'appren-
dre, m'est réservée. Si cette commission n'a pas encore été envoyée, je demande comme
faveur qu'elle ne le soit pas ; cependant, depuis la réception de la lettre de Votre Grâce
je me considère obligé de rester ici en qualité de gouverneur jusqu'à ce que je reçoive
vos instructions ultérieures. Et permettez moi d'exprimer l'espoir qu'elles s'adresseront
à un autre que S t Majesté" croira devoir nommer. Quant à moi, je serai plus apte à
m'occuper de l'escadre qui doit arriver au printemps et je pourrai mieux servir Sa
Majesté dans une carrière où j'ai acquis de l'expérience. Comme je ne m'attendais pas
à recevoir cette nomination, M. Shirley et sir William Pepperell devront se charger
de vous transmettre un rapport exact de l'état de la garnison et je crois que le premier
vous le fera parvenir par le présent transport.
Comme il a été impossible de transporter en France cet automne, conformément
aux stipulations du traité, les habitants de l'île St Jean qui fait partie de ce gouverne-
ment, nous avons conclu un arrangement avec eux par lequel ils s'engagent à rester
neutres et à demeurer dans cet endroit aussi longtemps que nous le permettrons. J'es-
père qu'ils seront transportés le printemps prochain, car nous savons que la permission
de rester dans nos territoires aurait des conséquences déplorables pour la Nouvelle-
Ecosse. De plus il serait avantageux de déporter ceux qui résident présentement à
Annapolis et j'ai exprimé cette opinion à l'Amirauté. Je crois que M. Shirley vous trans-
met la même opinion par sa présente lettre.
01 \ r iLOOIE m WADIENi iVBi DOi 97
DOC. Dl I A 1 SSION No 18
Sir William Pepperell au duc <
Loi i
MlLORD, *
J'aurais dû faire parvenu plu tôt à Voti un rapport con
l'armée durant l< de cette place, ainsi qu un aperçu du c dm ree q
Le i des pôi Im u ils ont explo I
actuelle des Françaii neutrei qui habitent la Nouvelle-]
oonnaît re iu li le dan jers qui nou
ird, J'aurais dû aussi informer Vol ité de H
français d l'île St-Jean (oe que nous n'avons pu faire cet automne) qu le
temps devenir très nuisibles dan adroit.
Wam a au du île.
[8B0UHO, 23 novembre 1 7 15.
Mi lord, M. Shirley et moi avons considère le dan [uel nou
rions en permettant aux habitants français de demeurer dans la Nbu> M.
Shirley écrit longuement à Votre Grâce but ce sujet
[mmédiatemenl avant le départ pour rerre-Neuve des quatre vaisseaux de soixante
oan aïs qui forment Dia flottille, nous fûmes alarmés par le ranpori d'un vaisseau qui pi
tendit avoir aperçu six voiles contourner L'île au Sable et se dirig de Fundy.
Nous pensâmes de suite que c'étaient les vaisseaux de la flottille de monsieur Perrier-
salvere | Périerçle Salvertl envoyés au secours de cette place et dont la pi sur les
bancs de Terre-Neuve nous avait été signalée. Vu que M. Du vivier qui avait commandé
L'attaque contre Annapolis l'année dernière, faisait partie de l'escadre, nous crûmes que
l'ennemi avait appris la reddition de Louisbourg et ^e rendait à Annapolis dans le d
sein de surprendre la garnison. Pour éviter une surprise de ce côté, ma flottille
préparait à partir immédiatement avec six cents hommes de troupes de la Nouvelle-
Angleterre lorsque nous apprîmes que cette nouvelle était fausse. Cependant après
avoir considéré les sérieures conséquences que nous aurions eu à déplorer si les Français
s'étaient emparé de cetre garnison, nous n'hésitâmes plus à envoyer du renfort, bien que
la garnison d'ici qui reste alFaiblie, puisse courir des dangers. En effet, si cette nouvelle
eût été vraie et que l'escadre se fût emparée de la garnison, l'ennemi aurait ajouté cinq
ou six mille combattants aux troupes du roi de France sur ce continent. En outre, cet
événement aurait entraîné fatalement la perte de la conquête que nous avons faite récem-
ment et suscité des. embarras sérieux aux colonies en général, pareeque, à l'exception de
la garnison, les habitants français forment la population entière et ils semblent croire
qu'ils doivent rester neutres lorsque les drapeaux anglais flottent sur les fortifications,
mais qu'ils sont libres de prendre parti pour le roi de France à l'apparition du drapeau
français.
P.S. — Depuis que j'ai terminé la lettre précédente, je suis informé — et j'ai raison
de croire ce renseignement fondé — que le sloop qui a transporté au Canada l'officier et
vingt soldats qui étaient en garnison a 1-île St-Jean, immédiatement après la reddition de
cette place, est de retour et noas a appris qu'on a formé au Canada ie projet d'envoyer
cet hiver six mille Français et sauveges pour surprendre notre garnison. Quant aux
conséquences de cette tentative, le temps nous l'apprendra. En tout cas, nous
serons sur nos gardes, et j'ai envoyé un sloop dans les parages de l'île à la recherche de
renseignements.
Je suis porté à croire que ce rapport est fondé, parce que n'ayant pu transporter
les habitants en France cet automne, nous retenons responsable de leur neutralité et de
leur bonne conduite, l'un des principaux d'entre eux comme otage, auquel j'ai demandé s'ils
avaient reçu des nouvelles du Canada dernièrement. Il me répondit qu'aucun vaisseau
n'était arrivé de ce pays à l'île St-Jean durant l'année ; mais l'ayant accusé de men-
songe, il m'avoua l'arrivée du sloop et me dit que le générai du Canada approuvait la
neutralité qu'ils avaient promis d'observer, sans doute avec l'espoir de se servir de ces
98 Ah'cim ES l i \ WIBNNEB
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
i dès que L'occasion se présentera. Ces faits nous montrent le peu de confiance que
nous devons accorder à ces gens et je Crois q le nous ne devons pas plus compter sur la
fidélité de cens de la Nouvelle-Ecosse.
* * * * *
Dans quelques jours nous enverrons <'ii France deux vaisseaux qui y transporteront
environ cent vingt habitants de cette place, suivant les conventions de la capitulation.
Ces habitants feront sans doute connaître la faiblesse de notre garnison et le nombre
de décès qui esl en moyenne de huit à quatorze par jour. Si cette maladie,
ée pir la privation des choses nécessaires, continue ses ravages, Dieu sait qui de nous
survivra jusqu'au printemps prochain.
Cette situation étant propre à encourager les Français à tenter de bonne heure un
vigoureux effort pour s'emparer de cette importante possession, je crois de m m devoir
de mettre Votre Grâce au courant de ce qui se passe, de peur que nous ne recevions pas
les troupes et les vaisseaux qui doivent être envoyés de Gibraltar pour nous secourir.
Je ferai tous mes efforts, de concert avec le gouverneur Shirley, pour obtenir du
secours des colonies aussitôt que possible le printemps prochain, mais nous ne devons
pas compter beaucoup sur cette ressource si la maladie ne diminue pas.
Maintenant nous savons qu'il est impossible d'accorder notre confiance à ces Fran-
çais (jue nous avons cru devoir, à leur demande, laisser sur leurs propriétés, parceque
nous en avions besoin pour fournir du bois, etc., à la garnison. Nous avons donné ordre
à ces habitants qui forment une population de deux cent quatre-vingt sept âmes, y com-
pris hommes, femmes et enfants, outre les cent vingt déjà mentionnés, de se rendre
immédiatement aux quartiers de la garnison et nous allons les envoyer en France aussi-
tôt que possible. Bien que nous puissions les manquer l'année prochaine lorsqu'il s'agira
de se procurer du bois de chauffage pour la garnison, la crainte qu'ils ne fournissent des
renseignements aux ennemis nous porte à croire qu'il vaut mieux avoir recours à cette
mesure que de s'exposer au danger.
Nous aurions dû faire partir à la métropole les deux vaisseaux français ci-dessus
mentionnés, mais nous avons craint qu'ils ne fissent connaître que nous devions envoyer
à Terre-neuve quatre vaisseaux de soixante canons et les deux prises des Indes, pour
escorter les vaisseaux chargés de marchandises qui doivent partir de cet endroit pour
l'Angleterre, avec une cargaison très riche, comprenant le chargement des vaisseaux de
la mer du Sud et près d'un million de pièces de huit. *
Warren et Pepperell à Newcastle.
Louisbourg, 18 janvier 1745-46.
Milord, — ***-.**«
Nous Sommes très heureux d'avoir gardé ici le Vigilant et le Chester qui nous ont
permis de mettre des marins en garnison dans la grande bitterie qui, (comme nous vous
l'avons appris, a été dégarnie de gros canons), et de transporter les troupes américaines
dans la ville. Les travaux à exécuter sont considérables et requièrent un grand
nombre d'hommes pour faire la garde et mettre la place en bon état, car il ne faut pas
perdre de vue que nous sommes exposés à des suprises. En outre, n'ayant pas d'éta-
blissement à l'extérieur et aucun moyen de connaître les mouvements de l'ennemi, celui-
ci pourrait s'approcher de la place sans que nous en ayons connaissance. De plus, il
est impossible de cacher nos mouvements à l'ennemi parce qu'il y a deux cent cinquante
habitants sur ce te île, sans compter ceux de l'île St-Jean que nous n'avons pu dé-
porter, et qui (bien que nous leur ayons ordonné de rester dans la ville) se cachent dans
la campagne, afin d'éviter d'être transportés en France, car ils s'y opposent fortement.
Nous devrons, le printemps prochain, nous occuper avant tout de transporter
les habitants d'ici et ceux de l'île St-Jean et nous efforcer, si l'entreprise est jugée pro-
fitable, de former des établissements dans les endroits conquis et de les peupler de sujets
britanniques.
I / \ / i/ OOIB I" [CAD I Mb \ ' i ' DOCl \é M
DOC. DE LA SESSION No 18
/. m duc d
Mi lord, N"M %\ u dernièrement une lettre du lieutenants rionel Ma
président du Conseil et eommandanl eu ohe! de 8a Vfa poui de la
Nouvelle Boos e, datée du 9 décembre dernier, el dan do riptum «l ité du i
même mois, il nous apprend que la ôîéci ion à prendre au ujel d<
français qu'il avait fait prisonnier! pour avoii entretenu uni pondan
l'ennemi, l'embai i w tait I leauooup,
Nous nous permet bons 'I inclure à \
post scriptum. Nous sommes, tnilord, de \ s, le tri humbles et ol
■en iteurs,
i; PLI MER,
.!. l'IlT,
B. LEVE8SOH Gt W i
.). GRENVILLE
Win 11:11 \i.i„ 23 n\ ril 1 7 16.
A Sa Gràoe le duc de Newoastie.
Knowleê à Newoastie.
LrOuiSBOUEO, 1 8 septembre 1 7 16.
Qu'il plaise à Votre Grâce, —
Le munitionnaire, M. Kilbv, étant mort il y a quelques jours, j'ai chargé M.
Green (qui a ét<; secrétaire de l'amiral Warren et de sir \\ Llliam Pepperell) de Le
remplacer temporairement, île prendre soin des magasins et de faire la distribution des
provisions jusqu'à ce qu'elles soient consommées.
Newcastle à Knotvles.
AU C0MM0D01Œ KNOWLES.
WhitehalLj 11 mars 1745
]\IoNSiB:uii, — Le contre-amiral Warren ayant demandé à Sa Majesté la permisvion
d'abandonner le gouvernement du Cap-Breton à cause de son mauvais état de santé, et
Sa Majesté vous ayant choisi pour le remplacer, je vous transmets ci incluse votre com-
mission signée par Sa Majesté, vous nommant gouverneur du Cap-Breton. J'ai reçu en
même temps, ordre de Sa Majesté de vous informer, qu'à votre arrivée à Louisbourg,
selon le plaisir de Sa Majesté, vous devrez attendre le départ de M. Warren avant
d'exercer les pouvoirs que vous confère votre commission d'agir comme gouverneur.
Je vous souhaite beaucoup de succès dans l'accomplissement des devoirs importants
que Sa Majesté a cru devoir vous confier. Je suis etc.,
HOLLES NEWÇASTLE.
Warren au vice-amiral Townsend.
Louisbourg, 16 mai 1746.
MONSIEUR, — Pour obéir à vos ordres, je prends la liberté de vous exposer le plan
d'opérations que j'ai préparé et que je me proposais de mettre à exécution au cours de
l'été, si on m'avait laissé le commandement de la flottille de Sa Majesté.
Il s'agissait aussi d'expulser de l'île St-Jean tous les habitants français qui
forment une population de mille âmes, de brûler leurs établissements et de les
transporter en France avec leurs mobiliers, conformément aux termes de la capi-
tulaton, lors de la reddition de la garnison à Sa Majesté. CJn des articles de la
capitulation engageait les Français de ce territoire, à ne pas prendre les armes contre
Sa Majesté ni contre ses alliés durant l'espace d une année, à partir de la ratification de
cette capitulation ; laquelle année finissant le 17 juin prochain, il est urgent de prendre
des mesures nécessaires pour opérer l'évacuation de l'île aussitôt que possible, avant que
les Français puissent sans violer leurs engagements, prendre les armes contre nous.
J'avais commencé à faire des préparatifs pour effectuer ce projet avant votre arrivée,
100 AROHIV1
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
mais j'ai du discontinuer parceque la glace rendait la navigation trop dangi Je crois
qu'il est important d'envoyer un vaisseau de guerre de quarante canons pour supporter la
garnison d'Annapolis qui se trouve au milieu d'une population composé*
appelés Français neutres qui, en plusieurs occasions, ont montré leur attacl à la
cause des Française! n'attendent qu'une o ible pour >l er. A. la
demande pressante du gouverneur Mascarène, j'avais l'intention d'envoyer un
a cette endroit avec ordre de n'y rester que durant quinze jours, à moins que la garnison
ne I
Warren à Knowh
LouiSBOUEG, 2 juin 1746.
MONSIEUR, — Sa Grâce le duc de Newcastle m'a appris par sa lettre du 14 mars
dernier que, Sa Majesté, à ma demande, m'a généreusement accordé la permission
d'abandonner le commandement de cette importante garnison et du territoire confié à
sa garde et vous a nommé pour occuper le poste important que je viens d'abandonner.
Je vous souhaite succès et bonheur M. Townsend ayant reçu
instruction de mettre un vaisseau à mon service, je vous abandonne ma charge, et avec
sa permission je partirai d'ici aussitôt que possible.
* * * * *
Quant au plan d'opération que j'avais l'intention de mettre à exécution si j'avais
continué de commander l'escadre, et que je vous ai fait connaître, M. Townsend
m'a fait l'honneur d'approuver l'opinion que j'ai émise au sujet des mesures
qui auraient dues être prises déjà pour transporter les Français de l'île St-Jean en
France conformément aux termes de la capitulation, lorsque la garnison de cette place
s'est soumise au roi. Un des articles de cette capitulation engageait les Français à ne
pas prendre les armes contre le roi ou ses alliés pendant une année. Le terme de cet
engagement prendra fin le 17 juin prochain, et il est nécessaire d'évacuer cette île avant
que les habitants aient le droit de prendre les armes pour se défendre. Quant aux
autres parties du plan d'opération, je vous renvoie à M. Townsend.
* * * * ■»
Je dois vous recommander Baptiste Young, Français et très bon pilote. J'ai fait
des efforts pour le garder ici, car il peut rendre de grands services dans le cas d'une
attaque contre Québec. Il est présentement sur le Kinsale à l'île St-Jean et je lui ai
promis une somme de cent livres sterling s'il réussit à faire soumettre les habitants de
cette île aux termes de la capitulation. A son retour, vous aurez la bonté de lui payer
cette somme s'il s'est acquitté de sa tâche avec succès, et son salaire de pilote sur le
Chesler que j'ai fixé à quarante-deux livres pour l'encourager. Je crois que dans
l'intérêt de Sa Majesté, il est nécessaire de le garder à notre service.
Conseil de guerre tenu à Louisbourg, le 7 juin 1746.
Présents :
Le vice amiral Townsend, commandant en chef des vaisseaux de Sa Majesté
dans l'Amérique du Nord.
Le commodore Charles Knowles. gouverneur de Louisbourg.
Le colonel Warburton, lieutenant-gouverneur.
Le lieutenant-colonel Hopson
Le lieutenant-colonel Horsman
Le lieutenant-colonel Ellison
Le major Mercer.
L'amiral Townsend et M. Knowles nous ayant fait connaître le dessein du contre-
amiral Warren (gouverneur sortant de charge) de mettre à exécution les termes de la
capitulation de cette place à l'égard des habitants de l'île St-Jean, en les obligeant
d'évacuer l'île immédiatement et en les transportant en France avec leurs familles, nous,
officiers en chef de Sa Majesté, commandant par terre et par mer, après nous être
réunis et avoir considéré les intentions de l'amiral Warren, et surtout les derniers ordres
01 \ i ILOGIB /'/ \.C ADIEU > iVE( OOi
DOC. DE LA SESSION No 18
dernièi e in il rilol ion i d< I le duc do
effet d<- boul pi apurer au i rapii
01 03 "ii bouH que la ti 1 a port
le moment , pai ceque le transport
t roupes. B1 dou* v\ on tenu corn pi
la déportation de ces habitante en France et du grand be oin
l>i ésentemenl .
En oui ^oir entendu les représentants de la
Bolliciter la libert é de 1 t en es pend int q
iou mettre à la volonté du roi, con idérant qui iborté leui
mois de septembre dernier par l'amiral Warren, Bir William Pepp
Shirley, et qu'ils ont strictement respecté les termes et li
imposés el qu'il »nt conduits depuis d'une mai ire, noc
M. Knowles de leur accorder la liberté di ion de leui
longtemps que le permettra le plaisir d< i du moins jusqu'il
dition projetée ait eu lieu el qu'une occasion plus favorable permette
en France, avant soin de retenir des otages en garantie de leur soumit
impo que noua désirons conformes à la copie ci incli
Donné bous notre signature, ce 7' jour «le juin 1746.
.). TOWNSEND
CHAS. KNOWJ
BENR. WARBURTON
P. T. HOPSOfl
JNO. HORSMAN
ROBT. KLLISOfl
JAMES F. MERCER.
Articles concernant les faveurs accordées aux habitants de l'île St-Jean, que le '
de guerre recommande de laisser sur leurs terres aussi longtemps que le pe
le plaisir de Sa Majesté.
Attendu que les habitants de l'île St-Jean qui fait partie du territoire appartenant
au gouvernement de Sa Majesté, m'ont représenté par l'intermédiaire de leurs repr<
tants, Jean Cheney et Louis Cloquene [Closquinet], que depuis la reddition de cette
forte.' de l'île St-Jean et de ses dépendances au roi de la Grande-Bretagne, leur
conduite à l'égard des Anglais a été inoffensive et conforme aux articles de la capitu-
lation du 16 juin 17-tô ; et considérant qu'ils ont obtenu du contre-amiral Warren, de
sir William Pepperell et du gouverneur Shirley, le 30 septembre 1746, la permission de
rester sur leurs terres pendant quelque temps encore et que par suite de ce privilège, ils
ont préparé et ensemencé leurs terres pour la présente année ; en outre, les dits délé-
gués sollicitant pour eux-mêmes et pour les habitants de l'île St-Jean, un laps de temps
suffisant pour leur permettre de faire leurs récoltes, ou tout délai que Sa Majesté
daignera leur accorder.
Je, après avoir considéré leur requête, consens à ce que les dits habitants restent
sur l'île St-Jean aussi longtemps qu'il plaira à Sa Majesté, à condition qu'ils se soumet-
tent aux termes de la capitulation de Louisbourg et aux conditions imposées antérieure-
ment par le gouverneur Warren ; à condition aussi, qu'ils envoient ici pour y résider,
l'un des principaux d'entre eux en qualité de représentant, chargé de solliciter en leur
nom et de régler avec moi ou mes successeurs toutes les questions qui pourront se soule-
ver, et qu'ils s'engagent à mettre en pratique les décisions et à exécuter les ordres que
moi et mes successeurs leur transmettrons par l'intermédiaire de leur représentant.
En outre, ils doivent envoyer directement ici comme otages dix ou douze de leurs
principaux jeunes gens, en garantie de leur soumission aux conditions ci-dessus et trans-
porter ici la moitié des bestiaux qu'ils ont actuellement sur la dite île pour lesquels nous
leur paierons un prix raisonnable.
De plus, je permets à six ou huit familles résidant actuellement sur l'île St-Jean, de
se transporter ici avec leurs ménages ; il leur sera donné une quantité suffisante de terre
pour les dédommager de leur déplacement. Un petit vaisseau sera chargé de faire le
102 ABOHIVB8 CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
trajet entre l'île Si Jean el Louisbourg, afin qu'elles puissent nous amener leurs bestiaux,
des provisions et autres articles que produit cette île Et si ces familles fourni
du bois, du charbon el de la chaux à la garnison il leur sera payé la pleine valeur
pour ces objets.
Sur preuve complète qu'il y a eu violation des articles ci-dessus ou des stipulations
de la capitulation de Louisbourg et des conditions attachées aux faveurs accordées par
le ci-devant gouverneur Warren, les coupables seront immédiatement remis entre les
mains du gouverneur, ou les otages seront tenus responsables selon la plus grande,
ligueur de la guerre.
Donné sous mon seing et sceau au milieu de la garnison de Sa Majesté, à Louis-
bourg, le 9 juin 1746.
CHAS. KNOWLE<.
Knowles à Newcastle.
Louisbourg, 8 juillet 1746.
Qu'il plaise à Votre Grâce,
Je profite du départ d'un estaffette de l'amiral Townsend pour vous apprendre mon
arrivée ici, en même temps que le Canterbury et le Norwich, le 22 mai dernier.
Sur réception de vos dépêches, M. Warren s'est préparé à partir directement pour
les colonies afin de s'entendre avec les gouvernements, suivant les instructions qu'il a
reçues ; et le 3 juin il m'a remis la charge de ce gouvernement. * *
Sur l'approbation de l'amiral Townsend, du lieutenant-gouverneur et des officiers
supérieurs, j'ai accordé aux habitants de l'île St-.Jean la liberté de rester sur leurs
terres aussi longtemps que le permettra Sa Majesté, car leur transport en France (con-
formément aux termes de la capitulation de cette place) nous aurait non seulement
occasionné une dépense de 6 à .£8,000, mais nous aurait privé des transports et des
vaisseaux dont nous aurons besoin pour transporter les troupes au Canada. En outre,
nous n'avous rien à craindre de cette population pauvre et inoffensive dont j'ai des
otages entre les mains. Votre Grâce trouvera ci-inclus copies des conditions en vertu
desquelles leur a été accordée, la permission de rester sur leurs terres et des décisions
prises par le conseil de guerre; et j'espère que Votre Grâce approuvera ces mesures.
Knowlts à JWivcaslle.
Louisbourg, 20 janvier 1747.
Monsieur, — Je prends la liberté de vous transmettre la copie d'une lettre reçue
d'un prêtre, que je trouve intéressante. Ce prêtre est arrivé avec le dernier armement
français.
Vabhé Maillard à Edward Hoic.
Monsieur, — Il y a longtemps que je cherche l'occasion de vous asseurer de mes
Respects, de mon Amitié, et de mon affection constamment les mesmes a vostre égard
depuis mon arrivée a Annapolis Royal : Je la trouve aujourd'hui cette occasion toute
semblable a celle que me fournit il y a deux ans, la trop honorab'e et trop glorieuse
Retraite que nous fumes forcez de faire de dessus vos Terres.
Dieu qui conduit les Gouvernemens voit bien que ce que nous entreprenons est si
mal concerté qu'il ne mérite pas la plus petite de ses Attentions. E -t-il possible que le
petit Fort d'Annapolis Royal ait paru a nos vaillans Alcides sous la figure d'un Monstre
cent mille fois plus fier, plus indomtable, plus féroce, plus effrayant, et plus redoutable
que la Piihon de la Fable ou si vous voulez mieux que L'hydre de Lerne.
Je suis venu avec une des plus belles Flottes que soit jamais sortie de la France.
C'était un Corps, grand, beau, bienfait, bien compassé en apparence dans toutes ses par-
ties, mais mal animé. J'ay toujours pensé et dit en conséquence des idées que j'en avois
sans cependant me donner des Airs de Prophète que c'était ce feu de paille dont parle
Virgile dans ses Georgiques,
Ut quondam in Hipulis magnus sine viribus Ignis,
Incassum furit.
DOC. DE LA SESSION No 18
Je ne puii soutenir plu longtem]
ment que je ne ui revenu dam oe paj oj que pour Obéir,
.1 ,,i <• it enl i< i' ment de dommage de toute le peim mon
départ par le bon Bntret ien que m ont fait rai oni
tour ne le oontentoient pa ■ neulement de plaindre mo
Leur mieux pour me distraire de mon chagrin M faut avouer qui* •■
habitans "\ ont furieusement balottez, Comment n I >rtw en
avoir compassion, Bans cependant exciter en même temp
<iui leur font faire tout ce que vous devrez neot airement ne point approuvi i Je
tout oela a la Sagesse de vos Conseils, honorez moy, s'il vous plait di ii
Permettez mois de saluer très effectivement par vous Mon ieur le Gouverneur el
Messieurs les officiers de votre fort.
Je suis avec une estime et une considération parfaite
Monsieur
Votre très humble et tièz Obéissant Serviteur
MAY AD Prostré
De la Rivière de V Original (Orignal) ■'< ïïov, I î '/'>■
Mascarène à \> wcastle.
M n. oui), Le 15 novembre dernier j'informais à Votre Grâce que la flotte fran<
avait abandonné Le projet d'attaquer cette place et quitte nos parages, et que les trouj
du Canada avaient aussi abandonné cette place et s'était retirées aux Mû aviron
20 lieues d'ici. J'attendais alors le renfort quedevait m'envoyer le gouverneur Shirley
pour chasser entièrement, s'il était possible, les Canadiens de cette province. Mais la
saison étant très avancée et le temps très mauvais, les troupes arrivèrent lentement;
celles du Rhode Isïand ne durent pas rétrograder trois ou quatre fois comme on me
l'avait appris. Après leur arrivée, j'ai tenu ces troupes en mouvement autant que la
saison le permettait, mais le chemin pour se rendre aux Mines fut trouvé impraticable
et le mauvais temps obligea les vaisseaux qui essayèrent de prendre la mer de rebrousser
chemin. Cependant nos mouvements ont décidé l'ennemi à quitter les Mines et à se
retirer à Chignectou sur l'autre côté de la baie de Fundy; et depuis, les gelées ont permis
à cinq cents hommes de se rendre aux Mines par terre tandis que deux vaisseaux s'y
rendaient avec des munitions pour l'artillerie et la charpente pour y établir un block-
haus. Dans l'intervalle, des délégués vinrent des Mines pour m'informer du départ des
Canadiens et m'avertir que M. de Ramsay après avoir appris les préparatifs que nous
faisions ici en vu de l'attaquer, manda les habitants dans le dessein de connaître leurs
intentions, qu'il les engagea à se joindre à lui pour repousser les troupes qui devaient
marcher entre les Mines, mais qu'après avoir constaté que les habitants ne se laisseraient
pas persuader, sur leur déclaration qu'ils s'en tiendraient au serment de fidélité qu'ils
avaient prêté au roi de la Grande-Bretagne, il embarqua ses provisions et ses munitions
sur quatre vaisseaux dont l'un était un seneau de quatorze canons et se retira à Chi-
gnectou. Pour décider les habitants à se révolter, M. de Ramsay comptait surtout sur la
nouvelle répandue au sein de la population, qu'une force considérable devait arriver de la
Nouvel le- Angleterre pour transporter les gens ou les massacrer ; mais le gouverneur
Shirley me fit parvenir une lettre dont il avait fait imprimer à Boston plusieurs exemplai-
res en français que je fis distribuer immédiatement afin de prévenir les résultats fâcheux
que cette rumeur eût pu produire et de faire avorter les projets de M. de Ramsay. Cette
lettre démontra aux habitants que ces troupes n'étaient pas envoyées dans un semblable
dessein ; et depuis, l'expérience leur en a fourni la preuve, car voici deux mois que ces
troupes sont aux Mines et leur conduite a été telle que les habitants ont eu peu ou point
de motif de se plaindre. Outre notre intention de forcer les Canadiens à quitter cette
place, nous avons pensé qu'il était urgent dans l'intérêt de Sa Majesté, de laisser les
troupes à cet endroit, afin de consumer le surplus de provisions dont disposent les
habitants et d'empêcher l'ennemi d'y aller se ravitailler durant l'été et d'en faire une
place d'armes comme il l'a pratiqué depuis trois ans. On a promis aux habitants fran-
(<i) Ce prêtre est l'abbé Maillard.
104 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
çais de leur payer leurs provisions. La nécessité <l • cette expédition exige des dépei
auxquelles la province n'esl pas en él <\ de faire face, car je l'ai souvent fait re larquer
humblement, qu'aucune autorité ne permettant d'imposer i ne taxe aux habitants, il est
par conséquent impossible de prélever des fonds pour- faire face aux dépenses publiques.
Depuis Bept ans que je suis président de cette province, j'ai été obligé de rencontre!
dépenses inhérentes à mes fonctions à même le budget qui m'est alloué en ma qualité de
militaire, comme major et comme lieutenant-colonel du régiment du lieutenant-général
Phiilips, et depuis, Sa Majesté m'a accordé une commission de lieutenant rneur de
cette garnison. J'ai déjà très humblement fait remarquer à ce sujet, qu'en vertu des-
instructions de Sa Majesté, une partie du traitement du gouverneur doit être versé pen-
dant l'absence de celui-ci, au commandant en chef afin de l'aider à maintenir- la dignité
de -a charge, mais m >s observations sont toujours restées sans rép lumets très
humblement ma situation à Votre Grâce avec l'espoir qu'elle fera un rapport favorable à
Sa Majesté. Je suis avec la plus entière soumission et le plus profond respect, votre
très humble et très obéissant serviteur,
MASCARENE.
Annapolis Royal, 23 janvier 174G-47.
Xeivcastle à Shirlry.
[Endossé: Brouillon dune lettre au gouverneur Shirley, 30 mai 17.1/7).
Whitehall, 30 mai 1747.
Monsieur, — * * * *
Attendu que vous et M. Warren m'avez informé, qu'on a fait circuler parmi les
habitants de la Nouvelle Ecosse, la nouvelle que ceux-ci allaient être chassés de leurs
établissements et de leurs habitations et que cette rumeur a pu avoir été propagée dans
le dessein de les induire à rompre leur allégeance à Sa Majesté, et à se joindre à l'en-
nemi, Sa Majesté croit qu'il est nécessaire de prendre les moyens de détruire ces dan-
gereuses insinuations, et pour cela, Sa Majesté ordonne que vous fassiez une déclaration
publique et authentique aux sujets de Sa Majesté, les habitants de cette province, par
laquelle vous leur apprendrez qu'ils ne doivent nullement craindre que rien de semblable
ne leur arrive ; mais qu'au contraire, Sa Majesté est déterminée de les protéger et de
conserver tous ceux qui seront fidèles à leurs devoirs et à leur allégeance envers Sa
Majesté, dans la paisible possession de leurs établissements et de leurs habitations et de
leur accorder le libre exercice de leur religion
Sa Majesté a eu l'intention de faire rédiger une proclamation dans le sens ci-dessus,
et de vous la transmettre pour la faire publier dans la province; mais après avoir été in-
formée qu'un détachement de troupes de la Nouvelle- Angleterre qui se rendait aux Mines,
avait été surpris par un parti composé de Canadiens-français et de sauvages et avait
été massacré ou fait prisonnier, Sa Majesté croyant que ce malheur ne pouvait arriver
à ces troupes sans l'aide ou du moins sans la connivence des habitants de la Nouvelle-
Ecosse, et qu'il devenait par suite difficile de choisir les termes propres à cette procla-
mation, a décidé de vous charger de préparer en son nom la déclaration que requièrent
les circonstances actuelles. • * *
Je suis Arc,
HOLLIS NEWCASTLE.
Annexée à la lettre du 20 octobre 17J/7.
Armes
Royales.
Par ordre de Sa Majesté.
Déclaration de William Shirley, écuyer, capitaine général et gouverneur en chef de
Sa Majesté dans et pour la province de la baie du Massachusetts, dans la Nouvelle-
Angleterre.
Attendu qu'après avoir été informé qu'on a propagé parmi les sujets de Sa Majesté,
les habitants français, la rumeur qu'il était question de les chasser de leurs établisse
QBNBAl 0011 Dl U i/'// \ il/' D0( i
DOC. DE LA SESSION No 18
menti dans cette ^province je leur ai d< connaître |
du 1748, que oette rumeui était fau s e1 u oonti ire : que
s.i Vf aie I •■ ora heureuse d'i lei » protection royale à tou ceux qui resteront
fidèles à lour allégé* ncc. i-i qui m ml ou entretiendront en h
des correspondance les en m i couronne ; el que
temps <l»' faire tin rapport I kvoi ible de leur ituution h Ha M
A i h m ni u que ce rapporl h été transmis à 8a Maje té qui m'a I
ses \ ••h.iitcs m l'égard de es dit de la Nouvelle rmel
de les leur oomrauniquer en son nom : —
/><)/'<•, 'H vertu des instruction* de Sa Majesté et pour obéit à net orà
au moi n de 8s Majesté, qu'il n'y a aucune raison de croire que Sa Via
de chasser les habitants français de la Nouvelle Eco Be de établi semei I et <l»s I
tations qu'ils possèdent dans la dite province, mais qu'au contraire, Sa Ma
minée de les piotéger el de maintenir tous ceux qui onl fait leur sou mi* ion et qui
tinueront de remplir leur devoir d'allégeance envers elle, dan »n de
leurs établissements el de leurs habitations el dans la jouissance des < e1 privi
accordés a ses sujets. Et je déclare de plus par les présentes, an nom tl> Sa Majesté que
Sa Majesté voulant mettre sa dite province en état de prévenir autant que possible à
L'avenir les incursions de l'ennemi, les troupes qui Beront chargées de cette tâcl
vront l'ordre formel de ne molester ni déranger les dits habitants, pourvu que ceux <-i
ne s'écartent pas de leurs devoirs et consentent à participer dans une a mnable,
aux travaux qui devront être effectués dans la dite province et <|u ils fournissent aux
troupes des provisions pour lesquelles Sa Majesté veut que les dits habitants reçoivent
un prix juste et raisonnable.
Quant aux habitants de la oite province de Sa Majesté, qui ont pris les armes pour
aider l'ennemi ou qui l'ont ouvertement encouragé, ou qui l'ont de quelque manière que
ce soit, entret' nu. aidé ou nourri dans la dite province, ou entretenu avec lui une corres-
pondence coupable de trahison, soit dans la province ou à l'extérieur : c'est le plaisir de
Sa Majesté que j'ordonne sévèrement, et en conséquence j'ordonne - ent par les
présentes au nom de Sa Majesté, à tous ses bous sujets de la dite province de n'entre-
tenir, ni héberger, ni cacher les dits habitants, mais de f <ire tous leurs efforts pour les
arrêter et les garder en sûreté, afin de les remettre entre les mains du commandant en
chef de la dite province à Annapolis Royal, chargé de punir ces offenses de la manière
prescrite par la loi. Je défends aussi aux dits bons sujets, au nom de Sa Majesté, de
laisser un ou des étrangers s'installer dans aucun des districts de la dite province,
sans avoir au préalable obtenu la permission du gouverneur ou du commandant en chef
de Sa Majesté, alors en exercice.
Attendu qu'il m'a été représenté que Gauthier d'Annapolis Royal, Armand
Bujeau et Joseph Le Blanc delà Grand-Prée, aux Mines, le prêtre Le Loutre et un autre
prêtre dont le nom sera inscrit dans la présente par M. Mascarène avec les noms de
deux autres de la province de la Nouvelle- Ecosse, se sont rendus notoirement coupables,
au mépris de leur allégeance à Sa Majesté, d'avoir entretenu ouvertement une corres-
pondance avec l'ennemi, de l'avoir aidé et assisté dans les limites de la dite province de
la Nouvelle-Ecosse : j'ordonne en conséquence, au nom de Sa Majesté, à tous ses sujets
résidant dans la dite province, d'arrêter le plus tôt possible le dit Gauthier ainsi que les
autres coupables et de les remettre entre les main du commandant en chef de la dite
province, à Annapolis Royal. Et pour encourager les sujets de Sa Majesté à s'acquitter
de ce devoir, je promets au nom de Sa Majesté, une récompense n'excédant pas 50 livres
sterling pour chaque coupable qui sera arrêté et remis au commandant en chef, M. Mas
carène, dans l'intervalle de à partir de la publication de la présente.
Ce montant sera payé à telle personne ou personnes sur l'arrestation du dit
ou de quelque autre coupable ci-dessus nommé. Et si les personnes qui arrêteront un
ou des coupables et les remettront au commandant en chef, sont elles-mêmes coupables
d'avoir violé leur allégeance à Sa Majesté dans la dite province, ces personnes recevront
outre la récompense promise, le pardon complet de leur ou leurs offenses. Donnée sous ma
18—39 It-IG
106 ARCHIVES C I VADIEX VE&
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
signature à Boston, le Jour 1747, dans la 21 ème année du
règne de Notre Souverain, George II, par la grâce de Dieu, roi de la Grande-Bretagne,
de France et d'Irlande < t défenseur de la foi, &c.,
W. SHIRLT5Y.
NOUVELLE-ECOSSE.
29 avril
1741).
V > c s S
° 3 CÔ O; C
^ O -c _ g
^o is ^",o^ Instructions à notre fidèle et bien-ainié Edward Cornwallis, écuyer,
.2 "> ^^ w notre capitaine général et gouverneur en chef dans et pour la pro-
o* c ""§ ^-n °* vince de la Nouvelle-Ecosse ou Acadie en Amérique. Données à
w .2 'i © m t^ notre Cour à ,
)_3 g -2 \ ^ " le * en l'année de notre règne.
1 — • <« _ ^ +a C
1. — En môme temps que Nos instructions vous recevrez Notre commissio11
sous le grand sceau de la Grande-Bretagne, Vous constituant Notre capitaine gêné
rai et gouverneur en chef dans et pour Notre province de la Nouvelle- Ecosse ou
Acadie, en Amérique. Vous devez donc pour cela vous préparer aussi vite que possible
et vous rendre dans notre province de la Nouvelle- Ecosse. Une fois rendu à cet en-
droit, vous devrez vous acquitter de la charge qui vous est confiée selon la confiance
que Nous vous avons accordée. Vous devrez Vous charger du gouvernement et faire
et exécuter toutes choses de la manière prescrite par vos instructions et conformément
aux pouvoirs et autorités que confèrent Notre dite Commission sous le grand sceau de
la Grande-Bretagne et Nos présentes instructions à vous adressées ; et conformément
aux pouvoirs et instructions qui vous seront en tout temps transmis ou octroyés, sous
notre seing et sceau ou par décret de Notre Conseil privé. Vous devrez réunir immédia-
tement les personnes que votre commission vous autorise de nommer conseillers dans
Notre dite province.
* * * *
6. — Attendu que pour développer l'agriculture d'une manière efficace et donner de
l'essor au commerce, il a été trouvé à propos de fonder des établissements dans différents
endroits de Notre province, vous devrez en conséquence, de faire installer des
magasins aux endroits suivants, savoir : aux Mines, à la baie Verte, à Chignectou, à
Whitehead et à la Hève; et à d'autres endroits si vous le jugez à propos, et faire sta-
tionner dans chacun des dits établissements et autres localités, tel que pourrait le re-
quérir Notre service, la quantité de troupes que vous jugerez nécessaire.
* * * *
10. — Vous devrez aussi . donner instruction aux personnes (arpenteurs) que vous
chargerez d'arpenter et de tracer les dits cantons, d'avoir soin en préparant les relevés,
d'adjoindre aux dits cantons les établissements appartenant à Nos sujets français, afin
que les dits habitants français se trouvent astreints aux règlements et décrets qui seront
jugés nécessaires par la suite, pour établir une bonne administration et un bon gouver-
nement des dits cantons.
* * * *
20. — Attendu qu'il Nous a été proposé d'établir les personnes qui doivent être en-
voyées d'ici dans la dite province de la Nouvelle-Ecosse, aux endroits et dans les propor-
tions indiquées ci-après, savoir : —
A Chebouctou 1,200
Aux Mines 500
A la Hève 300
A Whitehead 500
A la baie Verte 500
GENE i / OQIE OKi \< \ in i \ i i / < D0( I i// \ / 101
DOC. DE LA SESSION No 18
Ce i pai oon équenl Notre rolont< e! plai ir, ul es auto
rive et requis au u tôt que possible après l'arrivée de coloni ans port d< Chebouctou, de
faire installe] dam les cantons que vou fail tri le nombre de
familles que vous jugerez à pro] lanl ps cependant 1,200 pei
distribuer*! en nombre égal dans les dits eantoi
# * * *
39 Vous devez aussi encourager Is formation d'établi emenl , faire trs
cantons, faire des conoessioni déterres en la maniérée! sus condition ci-d< on
nées, daus la partie de Notre dite provino qui i V ad an nord de la |
Saint Laurent, surtout à la rivière Bain( Jean sur le côté nord de Is baie de Fundj, en
vue de oultiver l'amitié des sauvages qui babitenl ces endroits e1 de pi ■■< nir les desseins
des Français.
40. Et si des sujets du mi <lr France soui déjà établi ou s'étab
à l'avenir sur des terres comprises dans les anciennes limite- de Notre dite
29 avril province lors de la concession qui en fut octroyée pai le roi Jacque I
[749, . William Aiexander, vous devrez faire tous vos efforts pour le
quitter cet endroit et proclamer Nos droits sur tout le territoire compris
dans ces limites.
11. — Attendu que Nous sommes informés que les habitants de la Nouvelle K
(excepté ceux de ta garnison d'Annapolis Royal) sont, presque tous, Binon tous Français,
vous devrez pour les encourager à devenir de bons sujets et les induire! a fournir
provisions et autres choses nécessaires aux nouveaux colons, lors de leur installation,
aussitôt que VOUS le jugerez à propos après votre arrivée, publier en Notre nom une
déclaration exposant que : bien que Nom sachions que toutes les hontes dont Nos pi
déce»seurs ont fait preuve à l'égard des habitants en leur permettant le libre exercice fie
leur religion et la possession paisible et entière de leurs terre-;, ne leur aient pas attiré
de la part de ces derniers toute la reconnaissance qu'ils étaient en droit d'attendre, et
qu'au contraire plusieurs des dits habitants ont ouvertement encouragé et secrètement
aidé Nos ennemis dans leurs projets, en leur procurant des refuges, des provisions et
des renseignements et en cachant leurs desseins au commandant en chef de Notre dite
province, en sorte que l'ennemi plus d'une fois est apparu sous les murs d'Annapolis
Royal, sans que la garnison de cette place ait eu la moindre nouvelle de son arrivée
dans la province, cependant Nous voulons donner aux dits habitants d'autres preuves de
Notre royale indulgence, espérant que ces nouveaux témoignages de Notre sollicitude,
les induiront à devenir de fidèles et loyaux sujets, et Nous sommes heureux de déclarer
que les dits habitants continueront à jouir du libre exercice de leur religion en tant que
les lois de la Grande-Bretagne le permettront, et de la paisible possession de leurs terres
en culture, pourvu que les dits habitants dans l'intervalle de trois mois à partir de la
date de la déclaration ou dans un délai plus long si vous le jugez nécessaire,
prêtent le serment d'allégeance prescrit par les lois de Notre Royaume et se comportent
de manière à devenir de bons sujets, soumis aux règlements et décrets qui pourront être
à l'avenir jugés nécessaires par Nous ou par toutes personnes investies de. Notre auto-
rité, pour maintenir et consolider Notre gouvernement et pourvu aussi qu'ils soient
prêts à secourir et à aider toutes personnes que nous déciderons d'établir dans notre
dite province.
42. — Et vous devrez nous faire connaître ainsi qu'à Nos commissaires du commerce et
des colonies par l'entremise de l'un de Nos principaux secrétaires d'Etat, les effets de cette
déclaration, afin que nous soyons en mesure de vous transmettre à l'avenir Nos instruc-
tions à l'égard des habitants français qui ne se seront pas soumis à ces conditions
clans l'intervalle assigné. En attendant vous devrez considérer que les dits habi-
tants français de la Nouvelle-Ecosse ont omis depuis longtemps de transporter leurs effets
hors de cette province, dans quelques parties des possessions françaises, dans le délai
prescrit par le traité d'Utrecht et si malgré tous les avantages que nous leur
offrons de devenir de bons sujets, quelques-uns des habitants français expriment le
désir de sortir de Notre province, vous devrez par tous les moyens en votre pouvoir,
empêcher qu'aucun dommage ne soit fait à leurs maisons et à leurs propriétés avant leur
départ.
18—391
108 ARCHn ES r w \mi:\ \/>
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
I."). — Et c'est de plus Notre volonté et Notre plaisir que dans un intervalle conve-
nable ou aussitôt que vous Le croirez à propos, vous fassiez le dénombrement des habi-
tants français qui demeurenl actuellement dans Notre province. Voua devrez vous infor-
mer du nombre de ceux en état de porter les armes, de La quantité de munition que pos-
sède chaque habitant français, de l'endroit où sont situés leurs établissements, de la quan-
tité de terre cul! ivée suivant, les méthodes act uelles, du nombre d'acres cultivés par chacun
d'eux : et Bavoir si ces habitants demeurent dans les cantons ou se trouvent éparpillé
uns des autres, s'ils font du trafic avec les sauvages ou avec d'autres, el par quels moyens ils
se procurent la subsistance de leur famille. Vous devrez vous enquérir du nombre de
vaisseaux qu'ils possèdent, quel usage ils en font, à quel marché ils t ronsportent leur
poisson et quels marchandises ou autres effets ils en rapportent. Nous devrez Nous
faire parvenir ainsi qu'à nos commissaires du commerce et des colonies, par l'entremise
de l'un de nos principaux secrétaires d'Etat, un rapport à l'égard de tout ce qui précède,
afin que Nous donnions Nos instructions en conséquence, et Nous transmettre également
de temps e i temps un rapport concernant Nos autres sujets présentement établis ou
ceux qui s'établiront à l'avenir dans Notre dite province.
! \. — Vous devrez nous apprendre aussi ainsi qu'à Nos commissaires du
commerce et des colonies, par l'entremise de l'un de Nos principaux secrétaires
d'Etat, le nombre de prêtres résidant dans les établissements français, le nombre d'églises
ou de places publiques où se fait l'exercice du culte ; vous ne devrez permettre à aucun
prêtre d'otficier ni tolérer la construction d'aucune église sans une permission accordée
par vous ou par le commandant en chef alors en exercice.
45. — Et c'e^t aussi Notre volonté et plaisir qu'immédiatement après votre arrivée
dans Notre dite province, vous défendiez strictement par une proclamation, à chacun
et à tous de s'approprier des terres incultes dans Notre dite province avant d'avoir au
préalable obtenu une concession de vous ou du commandant en chef alors en exercice
dans Notre dite province, sous peine de punition que vous jugerez à propos d'infliger
du consentement de Notre Conseil.
46. — Et vu que les personnes que Nous croirons propres à s'établir dans Notre dite
province, auront peut-être besoin lors de leur première installation, de grande quantité
de céréales et de bestiaux pour leur usage immédiat et pour ensemencer leurs terres,
vous devrez par une proclamation, défendre sous des peines sévères, d'exporter hors de
la dite province dans d'autres établissements français, des céréales, des bestiaux ou des
provisions d'aucune sorte, sans une permission obtenue de vous ou du commandant en
chef alors en exercice. *
47. — Attendu que Nous avons été informé quel'évêque français de Québec a étendu
sa juridiction ecclésiastique jusque dans la dite province de la Nouvelle-Ecosse et a
excommunié ceux des habitants français qui ont contracté des unions avec Nos sujets
protestants, vous êtes par les présentes autorisé et requis de lui signifier que malgré tout
Notre bon vouloir d'accorder la liberté de conscience à Nos sujets français, ces excom-
munications étant préjudiciables au bonheur et à la tranquillité de Notre dite province
et incompatibles avec les instructions que Nous croyons devoir donner en vue d'y main-
tenir un gouvernement de progrès, nous désirons voir cesser à l'avenir son autorité
épiscopale dans cette province. En outre, si quelque prêtre missionnaire croit devoir
prononcer telle excommunication dans Notre dite province, vous devrez le faire arrêter
et sur preuve légale de son délit le punir en la manière prescrite dans ces cas parles lois
.anglaises.
48 — Attendu que Nous avons été informé que ledit évêque de Québec a demandé a
Paul Mascarène, écuyer, commandant en chef de Notre dite province, alors en exercice, la
permission de visiter Notre dite province et d'y administrer la confirmation, vous devrez
aussitôt que vous le croirez à propos, l'informer que Nous ne pouvons permettre telle
visite ni tolérer aucun acte découlant de la juridiction ecclésiastique de l'Eglise de Rome
dans les limites de Nos possessions.
49. — Et dans le dessein de convertir les dits habitants français à la religion protes-
tante et de faire élever leurs enfants dans les principes de cette religion, vous devrez
encourager par tous les moyens en votre pouvoir, l'instruction des enfants catholiques
dans les écoles protestantes, et concéder à chaque ministre, 200 acres de terre dans cha-
que canton, et 100 acres à chaque instituteur que Nous jugerons à propos d'envoyer, à
<;i \ i [LOOIE DJ WAUIEÙ iVEi DOOl \tl v. / 109
DOC. DE LA SESSION No
i h iv de propriété h su i ul à leui u nenl qui leu >rd< ,
aveo eu plus une exemption do redei ridant di) ition di
il leur sera chargé une redevADoe d'un liilling | I ne ( »m m adui
aelle de •">11 ai kite pour chaque uiwnibre de leui tamilli nditions
requises pour les autres oolons, el d'autn rronl lei
nir à mesure que leur famille augmentera, ou «'n raison d<- leui s]
leurs (crics.
C'est au t Notre volonté et plaisir que vou accord habitai
qui embrasseront <l<v temps «-m temps la religion prote tante, une conce ion d< U
qu'ils oull ivent aotuellemenl et que vous en confirma z la possessioi
dite province, avec u t m- exemption d<- redevance pour une période do dis am •
piration desquelles ils Beront Bur le même pied que Nos sujeti pr< i des
redevances et des taxes et auront également droit à une concession additionnelle de 10
acres pour chaque membre protestant dont la famill kugmenté* l. ei
d'amener les dits habitants à Be soumettre à Noir.' gouvernement v< i requis
d'encourager autant que possible les mariages entre eux el Nos ujets pn ats.
Première déclaration de Cornwallis aux Acadiens.
Ordonnance do bon Excellence le Sr. Edward Cornwallis, Capitaine Général et Gouver-
neur en chef do La Nouvelle-Ecosse lu L'Acadie dans la partit utrionale de
L'Amérique.
Dk par le Roy.
Le Roy avant voulu faire passer dans cette province de la Nouvelle- T plusieurs
de les sujets naturels de La Grande Bretagne dans Le dessein de L'établir de façon
taire fleurir le commerce et la pêche ; à ces causes et pour porter les Français habitués
dans cette province à marquer leur bonne volonté et à donner les secours nécessaire
ces nouvelles colonies, nous déclarons au nom et par ordre de Sa Majesté que quoiqu'elle
n'ignore pas qu'au lieu d'avoir reconnu d'une manière convenable les grâces toutes parti-
culières qu'il a plu à Sa Majesté ou à ses prédécesseurs d'accorder aux dits Françai
leur permettant l'exercice libre de leur religion et en leur accordant la possession paisible
et tranquille de leurs biens, plusieurs d'entre eux ont ouvertement pris le parti des enne-
mis déclarés de Sa Majesté et leur ont môme donné des secours dans leurs, différentes
entreprises en fournissant des quartiers et des vivres à leur troupe, en leur donnant avis
de tout ce qui se passait, en cachant leur dessein au gouveneur de cette province, de
sorte que ceux-ci ce sont plus d'une fois trouvés sous les remparts du Fort d'Annapolis
Royale, avant même que la garnison fut informée de leur arrivée dans la province.
Cependant pour donner des nouvelles marques de sa clémence véritablement royable en-
vers les dits Français, dans l'espérance que s'attachant à leurs devoirs, ils se comporte-
ront à l'avenir en fidèles sujets, il a plu à Sa Majesté de leur accorder de nouveau l'ex-
ercice libre de leur religion entant que le permet les lois de la Grande Bretagne, comme
aussi la possession paisible et tranquille des terres qu'ils tiennent actuellement, à condi-
rions qu'ils prêteront le serment de fidélité à sa Majesté prescrit par les lois de la Grande
Bretagne, et cela dans l'espace de trois mois à compter de la date de la présente déclara-
tion et qu'ils se soumettront d'ailleurs aux Règlements et aux ordonnances nécessaires
pour le soutien et le salut du gouvernement de cette province, et qu'enfin ils donneront
les secours nécessaires à toute autre colonie qu'il plaira à Sa Majesté d'y établir dans la
suite. Nous ordonnons très-expressément au nom et par ordre de Sa Majesté à tous les
sujets du Roy de quelque qualité ou condition qu'il soit d'occuper les terres incultes de
cette province sans en avoir préalablement obtenu pour cet effet un octroi formel sous le
sceau de la province. Enfin leur faisons aussi défense de transporter hors de cette pro-
vince dans les colonies étrangères ni grains ni bestiaux ni aucune autre sorte de provi-
sions sans en avoir obtenu notre permission pour cet effet.
Donné à Chibouctou le 14 de juillet dix-sept cent quarante-neuf.
Signé EDWARD CORNWALLIS
et plus bas par ordre de Son Excellence
Signé HUGH DAVIDSON.
pour copie
LAJONQUIÈRE.
110 W.V7//I / > <\\ \hll \ M >
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
OND] DÉCLARATION DR CORNWALLIS AUX ACADIEN8.
Ordonnance de Son Excellence Edward CornwallU capitaine Général Gouverneur en
Chef à Vice Amiral dans la Province du Roy, de la Nouvelle-Ecosse ou L'Acadie
•lonel au Service de sa Majesté, & Gentilhomme de Sa Chambre.
De tau le Roy
Ayant reçu par les Députés une lettre des Habitana François de cette Province
datée le 1er d'Aoust N.S. dans laquelle ils demandent que noua voulions leur accorder
des Prêtres à l'exercice libre &, public de leur religion A: aussi qu'ils ne soient pas obligés
de porter les armes en cas de guerre, 6i quand même la province seroit attaquée Nous
Edward Cornwallis Capitaine General A:c : avec à par l'Avis du Conseil Faisons Scavoir
& déclarons que pourvu que les dits Habitans soient & contienuent Fidèles sujets du
Roi de la Grande Bretagne Nous leur Accordons des Prêtres à l'exercice libre et public
de leur religion, bien entendu qu'aucun Prêtre ne présumera d'officier sans avoir obtenu
la permission du Gouverneur ou Commandant en Chef de la province & - mis avoir prêté
le serment de fidélité au Roi.
Nous Faisons scavoir par ordre & au nom du Roi que Sa Majesté ne veut point
qu'aucuns de ses sujets qui jouissent des privilèges & avantages de son Gouvernement,
Â: qui possèdent des Habitations & des Terres dans cette province soient exceptés d'une
entière Fidélité, ni qu'ils soient exemptés de l'obligation naturelle de se deffendre eux-
mêmes, leurs Habitations leurs Terres à le Gouvernement sous lequel ils jouissent de
tant d'avantages — A ces Causes & pour exécuter les ordres de Sa Majesté Nous devons
envoyer au plustot des officiers du Roi aux Etablissements François savoir a la Rivière
d'Annapolis, a la Grande pré & a Chinecto pour faire prêter le serment de Fidélité avant
le 15-26 d'Octobre lequel jour sera le dernier que nous accordons.
En attendant que nous puissions envoyer des personnes a ces établissements nous
avous nommé deux Membres de Conseil à Chebucto et Le Lieutenant Gouverneur ou
officier Commandant a Annapolis Royale, pour faire prêter le Serment aux Habitants
qui auront envie de se présenter en ces Endroits.
Nous déclarons en même tems & promettons, par ordre et au Nom de Sa Majesté
que tous ceux qui auront prêté le Serment de Fidélité & qui en Conséquence de cela con-
tinueront Fidèles & Bons Sujets du Roi de la Grande Bretagne seront aidés assistés à
protégés contre tous ceux qui pourront Us molester & auront les mêmes privilèges égale-
ment avec les autres sujets de Sa Majesté.
Donnée dans le Port de Chebucto le 23me Année du Règne de S. M. le 1er d'Aoust
1749. V. S. C.S. s. ED. CORNWALLIS.
C'est l'ordre de Son Excellence que cette ordonnance soit publiée dans chaque
Département, au plutôt afin que personne ne puisse prétendre cause de Ignorance.
HUGH DAVIDSON.
Endossée : Déclaration en réponse à la lettre des habitants français de la Nouvelle-
Ecosse.
1er août 1749.
Le gouverneur Cornwallis aux lords du commerce et des colonies.
Chibuctou, 11 septembre 1749.
Milords, — Ma dernière lettre vous a été remise par le colonel Hopson qui a dû
vous faire un rapport exact de notre administration jusqu'à date.
Depuis le départ de Hopson, les troupes ont continué l'érection d'une ligne de
palissade autour de la ville, conformément au plan qui vous a été transmis. Le carré
sur le sommet de la montagne est terminé. Les carrés sont contruits avec une double
rangée de piquets, chaque piquet ayant 10 pieds de longueur et six pouces d'épaisseu .
Les troupes ont aussi défriché un espace de 30 pieds sans y construire de palissade
mais les arbres y ont été disposés pour servir de barricade. Une fois ces travaux
terminés je crois que la ville sera aussi bien protégée contre les sauvages que si elle était
0EN1 1/ OQlï Dl 10 [DU Vfl IVEi OOi UMEN1 111
DOC. DE LA SESSION No 18
mlièrement fort iflée J ai n •■ a du Cap Bi si on el de toul
province <lcs avis <|iir lr ; M icm/u's avaient l'intention d'attaquei n ti nt
[]s sont lOutanu s par les auvage de l'île St-Jean et ont à leur tête un nommé I
Loutre, prêt re françai
Le 19 août ils ont fait prisonnier I o vingl A.n ont qua ient dei
colons et les autres des I lo tonnais qui tou < rend i
pOUr faire une provision de loin. .If fui un ■", COU Tant de «• ment dès que la
goélette fut de retour. J'envoyai aussitôt deux ix arini
pour délivrer les prisonniers el protéger nos hommes qui coupent du foin en
droit, car noua avons absolument besoin de ce fourrage pour la saison d'hiver. ' n
des vaisseaux doit passer par le détroit de Cai iter ton |< p.
et recueillir tous les renseignements qu'il pourra. J'ai donné à l'officier Tordu- formel
d'éviter s'il est possible, boute querelle avec les sauvag< I ux-ci on( bran
leurs prisonniers a Louisbqurg le 29. M. Desherbiers en a envoyé !•'> i<-i et a i
les quatre autres à bord de leur propre vaisseau dans le port de Louisbourg. I
sauvages prétendent qu'ils ont commis set acte pareequ'un homme de la Nouvelle
Angleterre qui leur avait promis une rançon de £100] r son as rail
laissé son tils comme otage, n'est jamais revenu, bien que le colonel Eicpson lui
avancé cette somme. J'ai écrit à Boston pour obtenir une enquête s ce •sujet et faire
arrêter le capitaine Bllingwood.
Les Français font certainement tout leur possible pour soulever les sauvages contre
nous. Depuis quelques semaines nous n'avons pas vu de Bauvages dans cette baie. .1 ai
appris aujourd'hui par un officier nui réside aux Mines qu'ils sont bous à Cobequid av<
Le Loutre qui a été envoyé à cet endroit avec les présents des Français. Je crois
fermement qui si les sauvages recommencent leurs agressions, il vaudrait mieux ne
jamais taire la paix avec eux. Un renfort de troupes de terre et de nier nous permet-
trait de les chasser définitivement : ce qui, autre résultat désirable, enlèverait aux
habitants français, le seul prétexte qui les empêche de devenir de véritables sujets de
Majesté1. Si nous pouvons une fois compter sur leur fidélité, cette colonie deviendra une
des plus importantes p >ssessions de Sa Majesté. Les délégués français sont venus ici
cette semaine et ont déclaré qu'ils avaient apporté une réponse finale. Par la copie
ci-incluse d'une lettre signée par mille habitants, qu'ils m'ont remise, Vos Seigneuries
constateront qu'ils sont décidés, du moins ils le disent, de quitter la province plutôt que
de prêter le serment d'allégeance. Comme je suis convaincu qu'ils n'abandonneront pas
leurs habitations durant la présente saison, j'ai répété après la lecture de cette lettre
devant le Conseil et en présence des délégués, sans rien y changer, ce que j'avais déjà
dit dans ma première déclaration et sans faire à celle-ci la moindre allusion. Mon
intention est qu'ils se rendent utiles autant que possible à Sa Majesté pendant leur
séjour dans cette province. Si par la suite, ils persistent dans leur entêtement et
refusent de prêter le servent, j'aurai pour me guider les instructions de Sa Majesté que
je dois recevoir le printemps prochain par l'intermédiaire de Vos Seigneuries. Dans
l'après-midi j'ai eu une entrevue avec les délégués qui sont restés pour obtenir ma
réponse par écrit ; j'ai essayé de les persuader qu'il était de leur intérêt commun d'être
fidèles à Sa Majesté, de rompre leurs relations avec la France et de faire tout ce qui
était en leur pouvoir pour le progrès de cette colonie. Ils s'en allèrent de fort bonne
humeur et firent beaucoup de promesses.
Je compte que le détachement d'Annapolis arrivera aux Mines aujourd'hui. Bien
que le colonel Mascarène soit à Annapolis depuis le 24 août, le résument n'a pu partir
plus tôt. La conduite de ce régiment a été plus honteuse qu'il est possible de le croire.
Rien de semblable ne s'est vu dans aucun service militaire. Il est de mon devoir de
mettre fin à cet état de choses et de tout remettre dans l'ordre. J'ai donné ordre à une
compagnie de se rendre par terre à Chibouctou.
Le capitaine Gorham est allé aujourd'hui s'installer avec sa compagnie à l'entrée de
la Baie, afin de maintenir en tout temps les communications entre cet endroit et les
Mines. J'ai envoyé un vaisseau armé pour le seconder et des matériaux de toutes
sortes pour l'érection de casernes, etc.
112 m;< m\ Ej6 0 i VADIE VNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Le vaisseau est arrivé de Liverpool le 30 août avec l l '5 colons. Ceux-ci ont déj à
défriché des terrains pour construire leurs maisons, et deux nouvelles rues ont été
ouvertes pour eux.
Des provisions oui été distribuées la semaine dernière à IÔ7 1 colons. Jusqu'à
présent, milord-*, tout vs bien, et beaucoup mieux même que mous pouvion érer.
Les derniers colon- se conduisent très bien.
.J envoie à Vos Seigneuries uy\ rapport du procès de Peter Carteel, accu séde meurtre.
Nous nous efforçons de suivre autant que possible les lois et les coutumes anglaises.
Nous nous sommes peut-être écartés de la forme, mais nous avons certainement observé
la substance et l'esprit des lois.
Je dois engager Vos Seigneuries à envoyer ici aussitôt que possible, des corvettes
sans lesquelles je ne puis empêcher les communications avec les établissements français et
l'exportation de provisions, de bestiaux ou autres produits qu'il leur plaira de faire.
Je suis,
milords,
de Vos Seigneuries,
le plus humble et le
plus obéissant serviteur,
ED. CORNWALLIS.
Endossée : —
NOUVELLE-ECOSSE .
Lettre du colonel Cornwallis, gouverneur de la Nouvelle-Ecosse, datée de Chi-
> bouctou, 11 septembre 1749, contenant un exposé de la situation fie la province, des
embarras causés par les Français et les sauvages, et plusieurs autres renseignements.
Reçue le 9 octobre 1747.
Lue le 16
Les lords du commerce à Cornwallis.
Whitehall, 16 février 1749-50.
Les sentiments hostiles des habitants français, leurs menaces de quitter la province,
si leu rs conditions ne sont pas acceptées, sont suscités par les Français du Canada-.
Ceux-ci leur donnent l'espoir qu'un jour, ils seront les maîtres de cette colonie et ils
entretiennent les habitants dans cette attente par les efforts injustifiables qu'ils font pour
s'en emparer. Mais nous croyons qu'après avoir pris les moyens nécessaires pour détruire
cet espoir, ils accepteront la tutelle du gouvernement le plus propre à les protéger et à
leur procurer tous les jours des avantages qu'ils ignorent aujourd'hui.
La déclaration que vos instructions vous enjoignaient de faire, est encore en vigueur,
et nous croyons que s'il y a lieu de croire qu'ils ont fourni en quelque temps que ce soit,
des armes aux Français ou aux sauvages, la preuve de cette trahison, une fois établie, vous
justifiera suffisamment de les dé-armer tous.
Comme les Français du Canada ont fondé des établissements dans cette province,
dans le dessein sans doute de s'attirer les habitants français, nous croyons que toute
mesure rigoureuse qui les forcerait à abandonner leurs établissements doit être différée, au
moins pour le présent.
Le gouverneur Hopson aux lords du commerce et des colonies.
Halifax, 10 décembre 1752.
Milords,
* * * $ * * *
Je serais très heureux de recevoir de bonne heure le printemps prochain, la décision
de Vos Seigneuries à l'égard du serment que le 68ième article de mes instructions, m'or-
donne de faire prêter aux habitants français.
M. Cornwallis peut très bien informer Vos Seigneuries combien il est difficile, sinon
impossible, d'employer la force en cette occurrence et quelles en seront les déplorables con-
séquences. Je crois qu'il vous apprendra aussi que les habitants de Chignectou (qui avaient
prêté le serment suivant les conditions exigées par le général Phillips), bien qu'il n'y eût
i,i \i VLOQIÏ DJ ■ 10 IDI1 M iVSO i"" 1]'
DOC. DE LA SESSION No 18
d'autre pre lion i ur eux que la publication dé la proclamation du i bte fin»
on! ervi de ce prétexte pour renoncer à leur all< ibandonnei leurs ten
( lomme ils parai enl l'êtri bea ucoup am< lion el qu'i
deviendront avec le tempi plu conciliant el moin scrupuleux, je demande à \
Seigneuries de me Caire connaître le printemp pi >chain, quel délai
Majesté ai je croyais devoir attendre une • rable pour leur pi
ment M. Cornwallia éal en étal d'apprendre h \ ombien
noua sont utiles et Indi pensable et que nous ne pouvons non en pa oi ni
même si nous avions d'autres ooloni à notre di position. •)«•
(|u'ils ont refusé obstinément de prêter le Berment chaque il leur
t.. ta lords du com\ m.
Whiteb mi
» * * *
Il est certainement très désirable que les habitants français prêtent le serment et qu
s'acquittent de cette obligation Le plus fcot possible. Cependant il Berait très imprudei
de les aigrir en leur imposant cette mesure à L'heure où ils sont tranquille*
Toutefois nous devons voua recommander de les contraindre à prêter le serment lorsque
les circonstances promettront «I*' Le tenter sans danger et noua croyons devoir voua laiai
libre de choisir le moment et le moyen d'obtenir ce résultat, pareeque vivant an milieu
d'eux vous êtes mieux que nous en état de juger la situation. Nous avons appris que
Les habitants français ont fait l'offre de payer lea rentes ; m' cette infoi mal ion eat exa<
nous vous recommandons de bien examiner leura titres et de n bre qu'il ne
leur soit demandé plus que le montant qu'ils sont obligés de payer, afin d'éviter toute
réclamation injuste et exorbitante.
Le secrétai> e d' Etat aux lords du commerce.
Whitehall, 25 juin 1753.
Milords, — Ayant présenté au roi la demande du gouverneur Hopson, d'abandonner
son gouvernement de la Nouvelle-Ecosse pendant douze mois, et Sa Majesté lui ayant
accordé cette permission, je transmets par la présente cette information à Vos Seigneu-
ries qui devront faire préparer la formule requise en cette occurrence et me la transmet-
tre, atin que j'y fasse apposer la signature royale de Sa Majesté.
Je suis
de vos Seigneuries,
le plus humble
et le plus obéisssant serviteur,
HOLDERNESSE.
Aux lords du commère et des colonies.
Les lords du commerce à Hopson.
Whitehall, 9 juillet 1753.
* * * ' *
En môme temps que cette lettre nous vous transmettons la permission que vous accorde
Sa Majesté le vous absenter de votre gouvernement pendant douze mois, mais nous
espérons qu'en considération de vos intérêts et de ceux de la province, vous ne serez pas
dans la nécessité de mettre votre projet à exécution. Cependant si vous êtes obligé de
vous absenter, nous vous prions de transmettre toute la correspondent que nous avons
échangée avec vous, au colonel Lawrence qui aura charge du commandement, et de lui
remettre tous les ordres et toutes les instructions concernant les affaires de votre gouver-
nement que nous vous avons transmis de temps à autre. Donc, nous vous disons sincè-
rement adieu, et nous sommes,
vos amis dévoués et vos humbles serviteurs,
DUNK HALIFAX,
JAMES OSWALD,
CHARLES TOWNSEND.
[Cette lettre arriva à Halifax le 30 août 1753, par la corvette New-Casco.\
114 1 /.*< /// 1 /> 0 i \ ADIE \ \/>
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
ffopson >i" conseil du commerce,
Halifax, 1er octobre 1753.
Milord8, —Depuis que je suis ici, les habitants français bc Bont conduits assez bien,
mais les craintes que leur inspirent Les Français et Les Bauvages les empêchent de faire
démarches <|wi démontreraient de L'attachement pour non-.
Je «rois que certaines mesures de protection, comme un mode efficace d'administrer
la justice parmi eux, et de nouvelles concessions de terres qui Leur garantiront la posses
sion de leurs propriétés, auraient de très bons résultats.
Wm. Cottere/l à Ilopson.
Au bureau du SECRÉTAIRE, le 1er octobre 175:5.
MONSIEUR, — Conformément à l'ordre de Votre Excellence, j'ai examiné avec soin
la partie des archives de cette province concernant les formules de serment qui ont
été proposées de temps en temps aux habitants français et la manière dont elles ont été
accueillies.
Vu que les archives du Conseil sont très incomplètes, je ne puis constater aucune
tra e de serment avant celui qui a été prêté le 25 septembre 1726, dont voici la teneur :
•' Nous soussignés, habitants de la Nouvelle-Ecosse ou Acadie appartenant aujour-
" d'hui à la couronne impériale de la Grande-Bretagne et gouvernés en l'absense de Son
" Excellence Richard Phillips écuyer, notre gouverneur, par l'honorable Lawrence
" Armstrong, écuyer, lieutenant-g mverneur et commandant en chef de la dite province,
" jurons solennellement au nom du Dieu éternel, qu'à l'avenir nous serons de" fidèles et
" Loyaux sujets de Sa Souveraine Majesté George, roi de la Grande-Bretagne, de France
" et d'Irlande, aujourd'hui notre gracieux et souverain maître qui nous a accordé les
" mêmes privilèges et les mêmes libertés qu'à ses sujets naturels de la Grande-Bretagne
" et d'Irlande ; et de plus, nous promettons de nous conduire avec une entière soumission
11 et une entière obéissance envers un si bon roi comme envers la couronne de la Grande-
" Bretagne auxquels nous jurons d'être toujours fiièles, et nous protestons que ni les
" menaces ni les promesses d'aucune puissance ni l'espoir d'ê tre relevés de notre engage-
" ment par une absolution obtenue de qui que ce soit faisant partie des ordres sacrés,
" quels que soient son titre et sa distinction, ne narviendront à nous faire violer ce serment
" solennel. Ainsi que Dieu nous soit en aide. Prêté ce 24ème jour de septembre 1726 en
" la treizième année du règne de Sa Majesté."
N.B. Il est indiqué par les minutes du Conseil, que le 25 septembre était un
dimanche ; je crois que c'est la raison pour laquelle on y a substi ué la date du 2-L
Lorsque la formule de serment ci-dessus leur fut présentée, les habitants exprimè-
rent le désir qu'elle fût traduite en français. Une fois cette traduction obtenue, ils
exprimèrent le désir qu'une clause fût insérée par laquelle ils seraient exemptés de porter
les armes. Puis viennent les observations du lieutenant-gouverneur qui s'efforça de
démontrer l'inutilité d'une clause semblable, puisque la loi ne leur permettait pas de
porter les armes en leur qualité de catholiques romains. Ici les minutes ajoutent qu'ils
persistèrent «dans leur refus et insistèrent pour obtenir la dite clause, que le gou-
verneur sur l'avis du Conseil permit d'insérer cette clause en marge de la traduction
française, afin de les gagner graduellement et qu'ensuite ils prêtèrent et souscrivirent
le serment en anglais et en français.
N. B. Ce qui précède ne concernait que les habitants de la rivière Annapolis
Royal.
Il n'est ensuite question de serment qu'un peu après la mort du roi. Il paraît qu'à
cette époque, un enseigne nommé Wroth fut envoyé aux Mines pour proclamer l'avène-
ment du nouveau roi et inviter les habitants à prêter le serment. Il semble que cet
envoyé revînt peu de temps après et que le Conseil désapprouvât entièrement sa con-
duite, mais il n'est fait mention ni des moyens employés ni des succès obtenus il n'est
qu'indiqué que le tout a été ajouté aux autres archives.
Je ne trouve rien de plus qui puisse éclairer ce sujet ; néanmoins il ressort que les
habitants français ont été fréquemment invités à prêter le serment et qu'ils ont tou-
jours refuse. Il ressort aussi que ceux qui ont consenti à jurer ne l'ont fait que sur
0EN1 1/ OQli i>i U \"n S ii/' /"" ! i// '- / LU
DOC. DE LA SESSION No 18
la garant i«- .pi il I "ii l«u
que oet te • > raol ie leur 6l ni aoooi i li
( le Boni le eu) • menl que j ai pu recueillir df i
Nous avons dans le bureau, trois < 1 1 il ■ r • t 1 1 . i..imul.- d«- ■-« i u.< -n t
grand nombre d'habitant ei je uppo • q i liée don! il I men
bion dans les livres du Conseil d'Annapoli Royal. L'une d'ell( en sngl
deui .iui res son! en fi Is formule i elle qui
lus et les formula i n français ■•• li en! comme mil : "Je promel
lincèremenf en Foi de ( hretten que je serai entièrement fidèle el ob raimenl
Majesté le Roy George le Second qui je reconnai poui le Sou •
die ou Nouvelle-Ecosse Ainsi I.- formules sont le même s toui
oeptiod que lei mot* " j'obairai vraiment" dans la première, sonl rempla es par le
uje m»' bou mettrai véritablement" dans la Beconde.
Les habitants semblent croire qu'en prêtant serment d'api formules ci-de
ils a'engagenl à une soumission absolue et implicite an roi \ c'esl pourquoi]
l'assurance qu ils ne seront jamais appelés à porter les arme . car ils ml i • ■ imbus du
ridicule préjugé que les Anglais ont l'intention de faire d'eux des solda
provient, de la traduction erronée des mots, "] will bear Irne nllegiance. Je cr
qu'une traduction fidèle de ces mots leur en rendrait la signification moin
moins effrayante. Je propose doue II traduction suivante qui me pai i littén
que la langue le permet. La formule en anglais se lit " I Bincerely promise and
that I will be faithfull and beat true allegiance to lli- Majesty King thc
Second, v &c.
Traduction.
"Je promets & jure sincèrement que je serai fidèle et que je porterai une Loyauté
parfaite vers 3a Majesté le Roy George le second. Ainsi," etc.
Je suis, monsieur,
Avec le plus grand respect et la plus profonde estime,
de Votre Excellence le plus dévoué et le plus obéissant serviteur,
Wm. cottekell,
A Son Excellence le gouverneur Hopson [Secrétaire de la colonie]
lï.vue le 30 janvier l17.3[i n54]
Lue le 31 .i l l r j
John PownaJl à Hopson.
Whitehall, 28 mars 1754.
Monsieur, — Les lords commissaires du commerce et des colonies croyant qu'il
est nécessaire de nommer lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Ecosse, celui qui présen-
tement est chargé du gouvernement de cette province, et leurs Seigneuries appréhendant
que vous n'avez pas l'intention de reprendre le commandement de cette p ovince, ne
peuvent vous considérer plus longtemps gouverneur. Elles se proposent en recomman-
dant à Sa Majesté de nommer le colonel Lawrence au poste de lieutenant-gouverneur,
de lui faire octroyer le traitement du commandant en chef, afin de lui permettre de
maintenir la dignité du gouvernement et du service de Sa Majesté. Mais leurs Sei-
gneuries se rendant compte que vous ne les avez pas informées officiellement de votre
intention d'abandonner le gouvernement de cette province, et désirant vous témoigner
la bienveillance et le respect dus à vos attributions et profiter de toute occasion pour
témoigner qu'elles approuvent les actes de votre administration, m'ont chargé avant de
transmettre leurs représentations à Sa Majesté, de vous communiquer leur résolution et
de vous exprimer leur espoir que ce témoignage de confiance accordé au colonel
Lawrence sur votre recommandation et c^lle du colonel Cornwallis, vous donnera entière
satisfaction.
Je suis,
monsieur,
votre plus humble et plus obéissant serviteur,
JOHN POWNALL.
116 Mt< fin EB ' \\.\hll. \ \
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
//<,j>s',,/ à Pownall,
Rue >i -I LME8, 30 niais L75 1.
AfONSIEl B — l'accuse réception de votre honorée lettre du 28 courant, par
laquelle vous m'apprenez l'intention des lords commissaires du commerce et des colonies
de recommander à Sa Majesté de nommer le colonel Lawrence lieuteuant-gourer
neur de la Nouvelle- Ecosse et de lui octroyer en même temps le traitement accordé au
comman tant en clief, afin de lui permettre de maintenir la dignité du gouvernement et
du servi Sa Majesté. Vous me communiquez ces informations afin que je sois mis au
courant de la résolution de Leurs Seignemies avant que leur représentation soit trans-
mise à Sa Majes
En conséquence, je désire que vous exprimiez à Leurs Seigneuries combien j'ai été
sensible à leur témoignage de bienveillance et combien je suis honoré d'apprendre (pie
mon administration a mérité leur approbation. Veuillez donner à Leurs S< igneuries
l'assurance que la pensée d'avoir mérité leur confiance me donne beaucoup de conten-
tement.
Je dois vous prier d'informer Leurs Seigneuries, que la même maladie d'yeux qui
m'a obligé de demander à Sa Majesté, la permission de repasser en Angleterre, ne s'est
pas améliorée et que je suis encore incapable de reprendre la charge du gouvernement.
En outre, j'ai toujours préféré le service de Sa Majesté à mes intérêts personnels, et je
prie Leurs Seigneuries d'obtenir pour moi de Sa Majesté la permission de résigner mon
gouvernement.
Je suis, monsieur,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
P. T. HOPSON.
John Pownal, écr.
Reçue — 31 mars "),__,
Lue- 2 avril j
Extrait d'une lettre des lords du commerce.
A Charles Lawrence,
Président du Conseil et commandant en chef de la Nouvelle-Ecosse.
Il nous paraît nécessaire pour le service de Sa Majesté que vous soyez nommé
lieutenant gouverneur de cette province et nous demanderons bientôt à Sa Majesté de
vous octroyer une commission vous confiant cette charge. Le colonel Hopson nous
ayant fait entendre qu'il n'a pas l'intention de reprendre ses fonctions, nous recom-
manderons en même temps que le traitement octroyé par Sa Majesté au commandant en
chef vous soit accordé pour le temps que vous remplirez cette charge, afin que vous
puissiez maintenir la dignité du gouvernement et vous occuper d'une manière efficace
du service de Sa Majesté. Nous espérons que ce témoignage de notre satisfaction de
votre conduite vous sera agréable.
Nous vous adressons un cordial adieu et nous demeurons,
Vos sincères amis et vos humbles serviteurs,
DUNK HALIFAX.
J. GRENVILLE.
JAMES OSWALL.
Wiiiteuall, 4 avril 1754.
[Lawrence reçut cette lettre le 13 juin 1754.]
ai \ i 1/ o( u m u i/)/i \ 11/' /"" / 117
DOC. DE LA SESSION No 18
/.'■ j
a i \ Vii m
A Son Rxcellonce < Lawi rneur de la provii
i b ou \' i< l h -, etc., etc.
Monseionei R, Les habitants des M m« i, de Pi iquid, et delà R
prennent la Liberté de s'approcher de votre I en ce pour lui témoigne! i
sont sensibles à la conduite que le gouvernement tienl à leur i gard. li |
gneur, que votre Excellence doute de la sincérité laquelle
fidèles à Sa Majesté Britannique. Noua supplions très humblement Votre I
considérer notre conduitte passée elle voira que bien loin d< rment que nous
avons prettéa, nous l'avons maintenus de i entier, malgré les bo11î<
menacée effrayantes d'une autre puissance. Nouh - mes aujourd'hui rieur,
dans les mêmes dispoaitions les plus pures et les plus sincères de prouver en t
tance une fidélité à tente épreuve pour Sa Majesté, de la mêm
t'ait jusqu'ici tandis que Ss Majesté noua laissera les mêmes libertés qu'elle n<
accordée, à ce sujet nous prions instemment votre Excellence de vouloir nous informer
des [ntentione de Sa Majesté sur cet article, et de vouloir bien nous en donner d<
ranoes de sa part.
Permettes nous s'il vous plait, Monseigneur, d'exposer ici les circonstam
dans lesquelles <>n nous retiens au préjudice de la tranquilité dont nous devons jouir.
Sous prétexte que nous transportons notre Bled ou autn - <i< orées à la pointe de 13
séjour, et a la Rivière St-Jean, il ne nous est plus permis de taire le moindn port
de Bled par eau d'une endroit à l'autre ; nous supplions votre Excellence de croire que
nous n'avons jamais transporté aucune Provision de vivre, ni à la pointe ni à la Rivière
St-Jean. Si quelques habitans réfugiée à la pointe ont été saities avec d biaux
nous n'en sommes aucunement coupables d'autant que les Bestiaux leur appartenoient
en particulier et qu'ils les conduisoient sur leurs habitations respectives. (^>uant à nous,
monseigneur, nous navons jamais d'élinqué sur ces sortes de matière, par conséquent
nous devrions ce nous semble n'en être pas punis, au contraire nous espérons qu'il plaira
à votre Excellence nous rendre la même libertés que nous avions cy-dev&nt en nous
rendant l'usage de nos canots, soit pour transporter nos besoins d'une Rivière à l'autre,
soit pour faire la Pèche, et par la subvenir à notre nourriture. Cette Permission ne
nous a jtmais, été ôtée qu'aprésent, nous espérons, Monseigneur, qu'il vous plaira nous
la rendre, surtout en considération de quantité de pauvres habitans que seroient bien
aises de substanter leur famille avec le Poisson qu ils pourroient prendre.
De plus nos Fusils, que nous regardons comme nos propres meubles nous ont été
enlevés, malgré qui nous sont d'une dernière nécessité, soit pour défendre nos Bestiaux
qui sont attaqués par les Betes sauvages, soit pour la conservation de nos Enfans et de
nous-mêmes, tel habitan qui a ses Boeufs dms les Bois, et qui en a besoin pour ses
travaux, n'oseroit s'exposer à aller les chercher, sans être en état de se deifendre et de
se conserver, il est certain, "SI onseigneur, que depuis que les Sauvages ne fréquentent
plus nos Quartiers, les Bêtes féroces sont extrêmement augmentées, et que nos Bestiaux
en sont dévorés presque tous les jours, d'ailleurs les Armes que l'on nous enlève sont un
foible garant de notre fidélité, ce n'est pas ce fusil que possède un Habitan qui le portera
à la Bevolte, ni la privation de ce même Fusil qui le rendre plus fidel, ruais sa conscience
seule le doit engager à maintenir son sermen.
Il paroit un Ordre de par votre Excellence, donné au Fort Edward le 4 juin 1755,
et de la 28me Année du règne de Sa Majesté, signé A. Murray, par lequel il nous
enjoints de transporter les Fusils, Pistolets au Fort Edward, il nous peroit, Monseigneur,
qu'il nous seroit dangereux d'exécuter cet Ordre (dans le supposé qu'il s'en trouva encore
quelques un qui auroient échappés à la recherche exacte que l'on en a faite) avant que
de vous représenter le danger auquel cet Ordre nous expose, les Sauvages pouvent venir
nous menacer et nous saccager en nous reprochant que nous avons fournis des Armes
pour les tuer, nou espérons, Monsigneur, que bien loin de nous le faire exécuter avec
tant de danger, qu'il vous plaira au contraire d'ordonner que l'on nous remette ceux que
118 I/.V///1 ES 0 INADIENNE&
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
l'on nous a enlevées, et nous procurer le moyen par là de nous conserver nous eb nos
Bestiaux.
En dernier lieu, il nous est douloureux, Monseigneur de nous voir coupables sans
le scavoir, an de nos Habitans de la Rivière au Canards, nommé Pierre Melancon, a été-
saisi et arrête avec la charge de son canot, avant d'avoir entendu aucun Ordre portant
deffence de ces sorts de transports. Nous supplions à ce sujet, Votre Excellence de
vouloir nous communiquer son bon plaisir avant de nous contisquer et de nous mettre
en faute. Ce sont les grâces que nous attendons des bontés de votre Excellence, et nous
espérons que vous nous ferez la justice de croire que bien loin du vouloir transgresser
nos promesses nous les maintiendront en assurant que nous sommes très respectueuse-
ment, monseigneur, vos très humbles et très obéissants serviteurs.
(Signé par vingt-cinq des susdits habitants.)
Aux Mines, ce 24 juin 1755.
A Son Excellence Charles Lawrence, écuyer, gouverneur de la Nouvelle- Ecosse ou
Acadie, &c, ctc,
Monseigneur, — Tous les Habitans des Mines, de Pisiquid, et de la Rivière aux
Canards supplient votre Excellence de croire que si dans la Requette qu'ils ont eu
l'honneur de présenter à votre Excellence il se trouvoit quelque faute ou quelque manque
de respect envers le gouvernement, que c'est contre leur intention, et que dans ce cas,
les Haldrans qui l'ont signé ne sont pas plus coupables que les autres. Si quelquefois il
se trouve des Habitants embarrassés en présence de votre Excellence, ils supplient très
humblement de vouloir excuser leur timidité; et si contre notre attente il se trouvoit
quelque chose de dure sur la dite requette, nous prions votre Excellence de nous faire la
grâce de pouvoir expliquer notre intention, ce sont les faveurs que nous espérons qu'il
plaira à votre Excellence de nous faire en la suppliant de croire que nous sommes très
respectueusement, Monseigneur,
Votre très humble et très obéissants serviteurs.
(Signé par quarante- quatre des susdits habitants, au nom de tous.)
Séance du vendredi, 25 Juillet 1755.
A Son Excellence l'honorable Charles Lawrence, écuyer, lieutenant-gouverneur et com-
mandant en chef de la province de la Nouvelle-Ecosse pour Sa Majesté britannique
et colonel d'un de ses régiments d'infanterie, &c, etc.
Monseigneur, —
Aussitôt que nous avons reçus les ordres de votre Excellence datez du 12me jour de
juillet 1755, nous nous sommes assemblé, le Dimanche 13me jour du présent mois pour
faire la lecture à tous les Habitants de vos ordres, voulant toujours nous tenir sous une
ridelle obéissance; Nous avons délibérez tous en générale d'un consentement unanime de
porter tous nos armes à feux a monsieur Hanfield, notre très digne commandant, quoi-
que nous n'ayons jamais eu la volontéz de nous en servir contre le gouvernement de Sa
Majesté ; ce qui fait que nous n'avons aucuns Reproches à nous faire à ce sujet, ny dans
toute la fidélité que nous devons au gouvernement de Sa Majesté, car, Monseigneur,
nous pouvons bien assurer votre Excellence que plusieurs d'entre nous se sont risqué la
vie pour donner connoissance au gouvernement de l'ennemis et aussi lorsqu'il à été
nécessaire de travailler pour l'entretient du Fort d'Annapolis et autre travail nécessaire
au gouvernement nous nous y avons porter de tous notre cœur, et nous sommes prêt à
continuer avec la même fidélité. Et aussi nous avons fait l'élection des Trente hommes
pour aller à Halifax auxquels nous recommandons bien de ne rien dire ou faire qui soit
contraire au conseille de Sa Majesté, Mais, nous leurs Enjoignons de ne contracter
aucun nouveaux serment, nous sommes résous et en volontéz de nous en tenir à celuy que
nous avons donnez et auquel nous avons été fidelles autant que les circonstances l'ont
demander, car les Ennemis de Sa Majesté nous ont sollicité à prendre les armes contre
le gouvernement mais nous n'avons eu garde de le faire.
(Signé par deux cent sept des susdits habitants.)
i.i \ i 1/ OQli DJ i' i/'// VB ii/' /"" I '// ' / 119
DOC. DE LA SESSION No 18
Séance <l" *8 Juillet l,
A l'honorable ( lharies La* renoe, président 'In ( Ion leil «lu Roy, Commandant en chef de
la Nouvelle Eco le, Lieutenant-Gouverneur d'Annapoli Royal, Lieutenant Colonel
d'un Régi mon 1 d'Infanterie.
Monsieur, Les Babitans <!•• nos départements ayanl été informé par Monsieur
Marray, Cominandanl le l(,«>'i Edward à risiquit que- nous lei Habitant d< doi De]
bements ayant à faire parrottre quelques homme devant Monsieur le Gouverneur a
Halifax pour répondre i la demande s noua faite en vertus d'un erroent que l'on □
assure que son Sonneur exige de nous, lea Habitans de noi Départeroenta, en général
prenne la liberté de Repréaenté qu'après avoir pretté serment de fidélité
Britannique avec toutes lea*! îircons tances et la Réserve suri entej(sic pour mivai
accordés au nom du Roy par Monsieur Richard Phillips, Commandant en chef dans la
ditte Province a laquelle noua avona obaervé notre fidélité d'autant plus qu'il non
possible depuia un nombre d'années en jouissant, paisiblement, de nos droite suivant la
Teneur do notre serment en toute sa Teneur, et réserve, et nous ayant toujours appuie
notre Serment de fidélité tant pour sa Teneur que pour 1 observât ion, et nous
sous tous ee bon consentement et de voy de ne prendre aucun aul n- S< rment, NoUi av<
prettésle Serment de fidélité de bonne foy, Nous sommes très contempa et aati
espérons, Monsieur, que nous auré la bonté d'écouté nos Justea Raisons, e1 <-n con
quence supplie tous d'une voy unanime son honneur d'avoir la bonté de délivré nos
Gens qui sont tenu à Halifax depu:s quelques Temps, en ne pouvant même Bcavoir leur
situation qui nous paroit déplorable, nous avons toute confiance, Monsieur, que son
honneur aura la bontés pour nous de nous accordé les grâces que nous avons L'honneur de
vous demander très humblement, et nous prieront pour la conservation de Son Honneur
Risiquit, 22 juillet 1755.
(Signé par 103 des susdits habitants de Pisiquid.)
De la part des habitans des Mines, et de la Rivière-au t-Ccmaris et des lieux qui en
dépendent
A Son Excellence Charles Lawrence, Ecuyer, Gouverneur Generalle et Commandant en
chef la Province de la Nouvelle-Ecosse ou Pacadie, et Colonel d'un Régiment au
Service de Sa Majesté dans la ditte Province.
D'autant qu'il s'est répandue un Bruit parmis nous les Habitans francois de cette
Province, que Son Excellence le Gouverneur exige de nous un serment d'obéissance
conforme en quelque façon à eeluy des Sujets Naturels de Sa Majesté le Roy Georges
Second, et qu'en conséquence nous avons une certitude Moralle que plusieurs de nos
Habitans sont retenue et gênée à Halifax pour ce sujet.
Si les Intentions de Son Excellence sont celle qu'icy dessus envers nous, nous
prenons la liberté de représenté à Son Excellence tous en général le et auxnoms de tous
les Habitans, que nous et nos Perres ayant pris pour eux et pour nous un serment de
fidélité qui nous a été approuvé plusieurs fois au nom du Roy, et sous les privilèges
duquel nous avons demeuré fidelle et soumis et protégé par Sa Majesté le Roy Britanni-
que suivant les Lettres et Proclamation de Son Excellence'Monseigneur le Gouverneur
Shirley, en datte du 16 septembre 1746, et du 21 octobre 1747, nous ne commettrons
jamais l'inconstance de prendre un Serment qui change tant soit peut les Conditions et
les privilèges dans lesquels nos Souvereins et nos Perres nous ont placé par le passé.
Et comme nous pençons bien que le Roy, notre Maître, n'aimes et ne protège que
des sujets constents, fidèlle et franc, et que ce n'est qu'en vertu de sa bonté et de la
fidélité que nous avons gardé envers sa Majesté qu'elle nous a accordé et continue
l'entière possession de nos biens, et l'exercice libre et public de la Religion Romaine.
Ainsi nous voulons continué dans tous ce qui sera dans notre pouvoir à être fidèlle
et soumis ainsi qu'il nous a été accordé par son Excellence Monseigneur Richard Phillips.
La Charité pour nos Habitans détenus et l'innocence que nous croyons en eux
nous oblige à supplier très humblement Son Excellence à se laisser touché de leurs
misères et leurs donner la liberté que nous demandons pour eux avec toute la soumission
possible et le Respect le plus profond.
(Signé par 203 habitans des Mines et de la Rivière-aux-Canards.)
120 ARCEn ES < I \ \iui:\ \/>
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
An une lettre du /,' avril 1756 L*s lords d" (sommera à Fox.
28 juillet 1755.
La question actuellement soumise au gouverneur et au conseil. Bavoir: si les habi-
tants français doivent être déportés de la province de la Nouvelle Ecosse ou s'ils doivent
continuer d'y résider, est une question de la plus haute importance pour la couronne et
intéresse grandement la colonisation de cette province. En outre, considérant que
l'occasion actuelle qui permet d'en arriver à une conclusion ne se présenl era peut être plus,
je crois qu'il est de mon devoir de faire connaître les raisons qui me persuadent que
nous ne devons pas permettre aux habitants français de prêter le serment ni les tolérer
dans la province.
1. — Depuis le traité d'Utrecht jusqu'à cette date, ils se sont conduits comme des
rebelles envers Sa Majesté dont ils sont devenues les sujets par la cession de la province.
En outre, en vertu du traité, ils devinrent des habitants de la dite provi:
2. — Pour ces raisons, les tolérer dans cette province serait contraire à la lettre et à
l'esprit des instructions de 8a Majesté au gouverneur Cornwallis, et a mon humble avis,
encourrait le déplaisir de la couronne et du Parlement, et de plu«,
3. — Cela rendrait stériles les résultats qu'on attendait de l'expédition de Beau
Séjour ;
4. — Et entraverait d'une manière déplorable le progrès de la colonisation et empê-
cherait la réalisation des projets que la Grande-Bretagne avait en vue lorsqu'elle a fait
des dépenses considérables dans cette province.
5. — Lorsque ces habitants auront de nouveau recours à la perfédie et à la trahison,
procédés dont ils se serviront certainement, et avec plus de haine que par le passé, la
province après le départ de la Hotte et des troupes, se trouvera dans l'impossibilité de les
chasser de leurs possessions.
1. — Quant à leur conduite depuis Je traité d'Utrecht en 1713 — Bien qu'il y fut
stipulé qu'ils seraient, laissés en possessions de leurs terres à condition qu'ils prêtassent
le serment dans l'intervalle d'une année à partir de la date du traité, non seulement
ils ont refusé de prêter serment, mais se sont livrés encore à des actes d'hostilité contre
la garnison anglaise. De concert avec les sauvages ils massacrèrent, dès l'année du traité,
un détachement anglais de quatre-vingts hommes et pendant les trois années qui
suivirent le traité, ils se rendirent coupables de plusieurs autres actes d'hostilité.
En 1725, lorsque le général Philipps envoya des troupes pour les forcer à prêter le
serment, ils refusèrent pendant quelque temps mais finirent par consentir à le prêter
à condition qu'ils seraient exemptés de prendre les armes contre le roi de France. A
cette condition, quelques-uns prêtèrent le serment d'allégeance, mais un grand nombre
refusèrent, et depuis cette date, Us ont cru devoir se donner le titre de neutres, bien
qu'ds soient des sujets de Sa Majesté.
A leur instigation, l'établissement fondé pour l'exploitation des mines de charbon
de Chignectou par une compagnie de gentilshommes anglais, au coût de <£3,000, a été
détruit par les sauvages qui poussés par ces habitants, chassèrent les mineurs, incen-
dièrent leurs maisons et les magasins, et volèrent ce que ces mineurs possédaient et des
marchandises qu'ils partagèrent ensuite avec les dits habitants.
En 1724 ils soulevèrent les sauvages et les aidèrent à détruire une pêcherie anglaise
et à messacrer cent pêcheurs anglais. Quelques Anglais [sic pour sauvages] et quelques
Français furent arrêtés sous l'accusation d'être les auteurs de ce massacre et furent par
la suite pendus à Boston.
En 1744, trois cents sauvages conduits par Le Loutre, et supportés par ces Français
neutres, parcoururent les districts qu'habitent ces derniers et campèrent à un mille de la
garnison sans que les habitants en aient averti le gouvernement.
La même année, et de la même manière, ils accueillirent et encouragèrent M.
Duvivier qui aurait pris la garnison par surprise, si un habitant ne l'avait averti et mis
sur ses gardes.
Pendant tout l'été de 1746, ils entretinrent dans leurs districts 1700 Canadiens qui
attendaient l'arrivée de la flotte du duc Dan ville, et lorsqu'une partie des troupes se
rendit jusqu'au fort, ils l'aidèrent, lui fournirent des fascines et reçurent des armes des
Français pour prendre part à l'attaque.
i.i \ / 1/ OQll Oi i' i/'// \ il/' 00( i Mi • 1^1
DOC. Ul I A Bl SSION No 18
L'hivei ni vaut, les habit tnt françai flr< al connaître i > • troup<
t roupe anglfl ise de >00 hommi avait établi e qua 1 1 iei d i
iiciiii .i attaquer l< et rëu isirent V fain pénétra di
les quartieri anglais avant l'attaque. EU prirent pari eo h Frai
massacreront 7" Bujet de 8a Maje té l< deui tier de oe non
furent assassin* par les habitants français. (' t renseignement ont ,:' foun
toldats qui s'évadèrent. Parla suite, et avant la capitulation,
et furent ohargés de la garde des pri onniei anglai q
érité que les sujets du roi franoaii l'auraient fait,
Parla suite, ils reçurent et supportèrent trè cuvent desdétach<
durant la guerre.
Depuis le premier établissement des Anglais à Halifax, !• habitants français ont
toujours incité les sauvages à commettre des hostilités contre eui II ont maintenu,
supporté ceux ci et leur ont indiqué les endroits où ils pouvaient a ment har
rasser ceux-là, car toujours, avant que les saui ne commissent leu
habitants français ont été vus rôdant autour de l'établissement.
Depuis notre premier établissement, Us ont refusé obstinément de prêter le
d'allégeance et ont induit plusieurs de nos colons étrangers à passer chez le* Pran aie.
Us ont toujours foui ni des provisions aux troupes françaises qui -«'sont introduite
cette province et Les ont tenues au courant de tous les mouvement Anglais, obi
ces damiers à se tenir dans les bourgs fortifiés et les empêchant de cultiver et d'amélû
les terres situées à une certaine distance. Cette situation a causé de grandes dépei
à la nation britannique et pour la même raison, au-delà de la moitié des habitants vei
ici pour s'y établir ont quitté la province pour aller dans d'autres colonies où il leur
sera possible de gagner leur pain sans risquer leur vie.
L'énumération des faits précédents qui se sont succédé depuis quarante ans, doit
nous convaincre que les habitants français au lieu de manifester l'intention de devenir
de bons sujets, ont démasqué de plus en plus leur haine invétérée contre les Anglais et
leur affection pour les Français, D'ailleurs ils viennent de donner un exemple de leur
insolence au capitaine Murray auquel ils ont caché leurs meilleures armes et livré des
mousquets hors d'usage et refusé absolument de prêter le serment.
Dans de semblables circonstances, je crois qu'il est contraire à l'honneur du gou-
vernement, à la sécurité et à ia prospérité de cette province de permettre à aucun de ces
habitants de prêter le serment.
2. Ce serait contraire à l'esprit et à la lettre des instructions de Sa Majesté.
C'est sur la représentation du gouverneur au sujet des hostilités commises par les
habitants français que cette instruction a été transmise.
L'exposé de cette instruction démontre l'intention d'exiger une plus entière sou-
mission des Français et de fortifier l'autorité du gouvernsment ; et vu que ceux-ci ont
déclaré d'une manière implicite en refusant de prêter le serment, leur détermination de
ne pas devenir des sujets de Sa Majesté, il s'en suit que leur expulsion de cette pro-
vince serait littéralement conforme à l'instruction concernant la formule de serment qui
devait leur être proposée par le gouverneur en Conseil et qu'ils ont refusée. En outre,
il serait impossible de croire à leur fidélité après leur refus absolu de se soumettre à la
couronne. De plus, il est prévu que dans leur cas, les personnes qui refusent de se
soumettre aux sommations de prêter le serment, sont déclarées non-conformistes et par
la suite ne peuvent plus être admises à prêter le serment, parce qu'après avoir une fois
refusé leur allégeance, toute profession ultérieure de fidélité ne peut être prise en con-
sidération.
Cette instruction fut' transmise à une époque où le gouvernement n'était pas assez
puissant pour animer ses droits contre les habitants français qui encouraient la confisca-
tion de leurs biens, et je crois que si la couronne était au courant de la situation actuelle,
cette instruction, si elle est encore en vigueur, serait révoquée.
Le gouverneur Cornwallis, en vertu de cette instruction, somma les habitants fran-
çais de jurer allégeance, et comme ils refusèrent, l'instruction se trouva de fait invalidée;
et par suite, il n'est pas au pDuvoir du gouvernement actuel de proposer aux habitants
de prêter le serment, parceque ceux-ci ne s'étantpas conformés aux stipulations du traité
18- 40 r-16
122 M'rj/n /> | UfADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
d'Utrecht, ont encouru la confiscation de leurs propriétés au profit de la couronne'
Voici ma manière de voir: Sa Majesté a exige de transmettre la réponse des habitants
français au secrétaire d'Etat pour être soumise au plaisir de Sa .Majesté, et la réponse
suivante de tous les habitants français devrait être par conséquent transmise, savoir :
11 Qu'ils ne prêteront pas le serment sans l'exemption de porter les armes contre le roi de
France, qu'autrement ils demandent six mois pour se transporter au Canada avec leurs
effets, et qu'en outre, ils expriment ouvertement le désir de servir le roi de France, afin
d'avoir des prêtres.'' Et l'on doit présumer que par suite, au lieu de considérer l'instruc-
tion, des ordres, et probablement des troupes, seraient immédiatement envoyés pour
chasser de la province ces insolents et dangereux habitants.
Quant à leur permettre maintenant de prêter le serment, voici quel en serait le
résultat :
3 . Nous perdrions nécessairement le fruit de l'expédition de Beau Séjour.
Les avantages à retirer de cette expédition, consistent dans l'affaiblissement de la
puissance des sauvages et la répression de l'insolence des habitants français. Mais si
après la réduction des forts français, alors que nos troupes sont dans le voisinage et que
la flotte britannique est dans notre port, ils se permettent en présence même des ami-
raux de Sa Majesté et en mépris du gouverneur et du Conseil, de refuser de prêter le
serment d'allégeance à Sa Majesté, nous allons les accueillir et avoir foi en eux comme
sujets dans de telles circonstances, cela équivaudra à la perte des avantages acquis par
cette victoire.
Si tel est leur attitude au moment où nous avons les troupes et la flotte avec nous,
que n'oseront-ils pas et jusqu'où iront leur insolence et leurs agressions quand cette pro-
tection nous manquera !
4. Cela entraverait le progrès de la colonisation, et l'arrêterait peut-être entièrement.
On compute comme suit la proportion des habitants français aux habitants anglais :
A Annapolis, 200 familles composées de 5 membres chacunes. . . 1000
Aux Mines, 300 " " " .. .1500
A Piziquid, 300 " " " ....1500
A Chignectou,800 " " " ....4000
8000
600 familles anglaises composées de 5 membres chacunes 3000
Surplus d'habitants français « 5000
Sans compter les Français résidant à Lunenburg et les habitants de Lunenburg
eux-mêmes qui sont plus sympathiques aux Français qu'aux Anglais.
Une telle supériorité du côté de ceux qui ont juré de ne pas devenir sujets du roi
est propre à inquiéter les colons actuels et à décourager ceux qui auraient l'intention de
venir s'établir dans cette province, car il est bien connu que s'ils prêtent le serment, ils
ne se croiront pas engagés après en avoir obtenu la dispense.
5. D'autre part, considérant qu'il ne sera plus possible de les déporter de cette pro-
vince après le départ de l'armement dont nous disposons présentement ; et que leur
déportation deviendra inévitablement nécessaire, car il est incontestable qu'ils se livre-
ront de nouveau avec plus d'artifice et de rancune qu'auparavant, à la perfidie et à la
trahison ;
Considérant aussi que la présence dans cette province, de ces habitants français
attachés à la France, est de nature à favoriser tous les projets du roi de France et les
tentatives de celui-ci pour s'emparer de la dite province : —
A ces causes je crois que ces raisons et la nécessité impérieuse — qui est la loi du
moment — de protéger les intérêts de Sa Majesté dans la province, m'obligent de con-
seiller humblement la déportation de tous les habitants français.
(Signé) JONATHAN BELCHER.(a)
Halifax, 28 juillet 1755.
(a) Le document ci-dessus fut lu devant le gouverneur en son Conseil, à Halifax, le 28 juillet 1755,
jour où fut prise par le Conseil, la décision finale d'expulser et de déporter les Acadiens. Jonathan
Belcher était alors juge en chef delà Xouvelle-Ecosse.
,,i \r [LOOIi m U LD/J \ IVBO DOOl Ul v.
DOC. DE LA SESSION No 18
APPENDICE l).
LE GOl \ i;i:m:i'i; PHILLIPS
Le gouverneur Richard Phillip parti d'Angleterre — pi nt< p d< i \u le
navire du roi Thé /i'«w, capitaine waller, arriva ■< « la onde juin I7--".', i
style, Il demeura à oet endroit Jusqu'au 17 octobre, ilora qu'il parti! pour
Annapolia Royal. \.- voyage dura cinq semaine . Le 26 novembre 1729, il écrivit de
cet endroit au duc <l<' Newcasl 1<'.
Phillips <t" dur ,/> tfewcastiê.
Canso, 2 octobre 1729.
MiLOKi), — Je profite de la présente occasion pour informer Votre mon
arrivée dans cet endroit du gouvernement vers la fin de juin. ta conscience de mon
devoir me faisait souhaiter d'y arriver plus tôt, mais j'ai dû attendre l'arrivée de* ins-
tructions et des pouvoirs que je croyais et que je croie encore nécessaires pour établir la
paix et la concorde dans la province.
Après avoir amélioré la situation ici, autant que la durée de mon séjour me le per-
mettait, à la satisfaction générale de la population qui commençait à se décourager, je
me propose de me rendre à Annapolis Royal où je suis aussi attendu avec impatience,
car les habitants français m'ont assuré qu'ils sont prêts à accepter toutes mes conditions
au sujet de leur soumission. La joie universelle qui se manifeste partout me donne la
certitude qu'avant longtemps, je pourrai faire à Votre Grâce un rapport satisfaisant des
affaires de cette province, auxquelles je vais consacrer toute mon énergie.
Phillip* à Neiccastle.
Annapolis Royal, 25 novembre 1729.
(Ou 6 décembre d'après le nouveau style.)
Milord, — Je viens d'arriver ici après une traversée orageuse qui a duré cinq
semaines. Je trouve les derniers vaisseaux que nous verrons cette année, sur le point
de partir, de sorte que le peu de temps qui m'est accordé ne me permet pas de trans-
mettre beaucoup de renseignem nts à Votre Seigneurie. Cependant la joyeuse réception
dont j'ai été l'objet, surtout de la part des habitants français, m'engage à promettre à
Votre Seigneurie qu'à la prochaine occasion je serai en état d'apprendre à Sa Majesté
qu'ils ont volontairement fait leur soumission au gouvernement en prêtant le serment
d'allégeance. J'aurai soin de leur faire prêter le serment d'une manière aussi solennelle
que possible. Je crois que pour les faire persévérer dans leur soumission, il serait bon
de leur faire entendre que la possession de leurs propriétés leur sera confirmée par de
nouvelles concessions du roi, aux conditions qui seront jugées nécessaires et qu'il serait
à propros d'annuler et de révoquer les anciennes concessions. J'espère que Sa Majesté
me transmettra des instructions au sujet de ce qui précède, et me fera connaître si les
habitants français doivent contribuer aux dépenses du gouvernement, et dans quelles
proportions. Je crois qu'ils s'attendent à cela. En toute occasion je suivrai strictement
les ordres que j'aurai reçus.
J'ai choisi la semaine prochaine pour recevoir la soumission des habitants français de
cette rivière et je suis certain que ceux des Mines et des autres endroits situés à l'entrée
de la baie de Fundy sont décidés de suivre leur exemple. Mais l'hiver étant arrivé,
il est, impossible de se rendre à ces endroits avant l'ouverture de la navigation. Je vais
terminer cette tâche ici avant de me rendre à Canso et j'aurai l'honneur de vous faire
parvenir un rapport concernant le nombre de familles, leur situation, l'état actuel du
commerce, et tous les renseignements qui pourront être utiles à Sa Majesté.
18— 40 J
124 JLRCHn E6 ' 1 VADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Phillips aux lords du commert
Awwolis Royal, 3 janvier 1729-30.
Miloedb,— Comme je croie qu'il est tics important que les habitante français de
cette province qui forment une partie considérable de la population, fassent leur soumis-
sion complète et prêtent le serment d'allégeance à Sa Majetë afin d'assurer la prospérité
et la paix dans cette colonie, et que les instructions au gouverneur concernaient dans
une large mesure cette importante question, j'ai voulu que Vos Seigneuries se n ndent
compte par les parchemins ci-inclus et par ce qui a été t'ait depuis trois semaines, que
j'avais cette tâche à cœur et que l'espoir que j'entretenais de réussir n'a pas été déçu.
Ces parchemins contiennent les signatures de tous les habitants de cette rivière, à
partir de l'âge de seize ans. Ils sont heureux d'avouer que la satisfaction que leur a
donnée mou gouvernement, a beaucoup contribué à produire cet heureux résultat, qu'ils
ont fait l'expérience d'un grand changement après mon départ et qu'ils voulaient me faire
l'honneur de recevoir leur soumission. Réellement il n'a pas été nécessaire de recourir
aux menaces ou à la contrainte, ni de prostituer l'honneur du roi en ayant recours à des
moyens honteux en son nom, comme l'a fait Wroth, un enseigne de mon régiment. Je me
fais un devoir de vous transmettre une copie de sa transaction. Ce monsieur est présen-
tement en Angleterre (et j'apprends) qu'il est allé dans sa famille et qu'il réclame beau-
coup pour les services qu'il a rendus. Je me soumets d'avance au jugement qui sera
rendu, mais si j'étais appelé à régler le cas de celui qui se serait servi du nom du roi
sans sa permission, je ne manquerais pas d'accorder la récompense que méritent de sem-
blables actions.
Bien que j'aie terminé ma tâcha avec les habitants de cette rivière, je dois attendre
la fin de l'hiver pour entrer en communication avec les autres établissements du haut de
la baie de Fundy. Je m'attends tous les jours à voir arriver à travers les bois des délé-
gués de ces endroits, pour m'annoncer que ces populations sont décidées de faire leur
soumission de la même manière que celles d'ici, dès qu'elles en recevront l'invitation, mais
je tiens à leur faire prêter le serment moi-même avec une grande solennité comme je l'ai
pratiqué avec les habitants de cette rivière. Je retournerai ensuite à Canso où je serai
attendu.
Les lords du commerce au gouverneur Phillipps,
Whitehall, 20 mai 1730.
Monsieur, — Nous avons reçu vos lettres du 2 octobre, du 25 novembre et du 3
janvier dernier ainsi que les pièces que vous y avez incluses. Nous vous félicitons
d'avoir réglé la question de la pêcherie de Canso et d'avoir amené les habitants français
d'Annapolis Royal à prêter volontairement le serment à Sa Majesté, mais nous aime-
rions qu'ils l'eussent fait en termes plus explicites, comme notre secrétaire vous en ins-
truira, et nous espérons apprendre bientôt que les autres établissements français auront
suivi cet exemple.
Le gouverneur Phillips à Sa Grâce le duc de Newcastle.
Canso, 2 septembre 1730.
Milord, — Depuis mon retour dans ce gouvernement, je me suis fait un devoir de
profiter de toutes les occasions pour tenir Votre Grâce au courant de l'état des affaires
de cette province.
Par ma dernière lettre du 3 janvier, Votre Grâce a constaté que je me suis parti-
culièrement efforcé d'amener les habitants français à faire leur soumission à la Couronne
britannique en leur faisant prêter le serment d'allégeance à Sa Majesté. Cette mesure
devenait de plus en plus nécessaire, car le nombre de ces habitants augmente rapide-
ment et ils forment aujourd'hui une population considérable qui comme la progéniture
de Noé s'étend sur toute l'étendue de la province. Votre Grâce n'ignore pas que pen-
dant les vingt dernières années ils ont refusé avec opiniâtreté de prêter le serment qui
leur fut proposé ; mais après avoir constaté le changement d'administration pendant
mon absence, ils ont déclaré qu'ils étaient prêts à accorder ce que j'exigerais d'eux à mon
Ql \ / 1/ OQli /" i' \i>n Vi WKi i><" i
DOC. DE LA SESSION No 18
retour dan cel te piw inoe Au oi u le temp fa voi si
mon arrivée su milieu d'eux, commençant par l'établissement d<
polis Royal. Votre Qràoeaappri par le duplicata que je lui ai fail parvenir de la li
que boni let habitante, à partir de tetcç an e, que l'entreprise a bien réo
dans cet endroit .
J'informais su ri Votre Grâce que j'avai l'intention (à li fin de ihiver) de ne
rendre è l'entré de Is baie de Pun l\ ou sont établis la plu grande : habitai
afin de terminer une tâohe Bi l >i<*n commencée. 0 oir eu tion de
terminer entièrement œ travail, j'ai l'honneur d'apprendre sujourd nui à V*otr< Oi ice la
soumission complète de ce peuple si longtemp réfractaire, et I tion
d'un grand nombre de sujets. Je vous envoie ci-inclus an duplicata <1< l'engagemei
qu'ils ont juré et signé, sans compter la liste qui nous s été l ransmi led AnnapolU Royal.
Ils sont tous mariés et chaque famille se compose d'un'- moyenne de cinq roembn
Votre Grâce peut ainsi établir le chiffre «le cette population aujourd'hui, en y ajoutant
environ cinquante familles vagabondes qui attendent mon retour à Annapolis.
Je m'attendais à rencontrer beaucoup d'obstination de la part des sauva
l'accomplissement de cette tâche; j'avais remarqué leurs craint* s lorsqu'ils
niaient par bandes et cherchaient à connaître ce qui se passait ; ma nduite
prudente, notre raisonnement honnête et les présents que j'avais fait préparer pour eux,
produisirent un tel effet, que non seulement ils ne causèrent pas d'embarras, mais fiient
leur soumission à leur manière au gouvernement anglais et après des dances «t d<
perçants ils s'en allèrent très satisfaits.
Jusqu'ici la paix est assurée dans cette province et elle durera sans doute au
longtemps que L'union entre les deux couronnes ; car il est certain que la sécurité de
cette province dépend entièrement de cette union. Une fois celle-ci rompue, la colonie
deviendra une proie facile pour nos voisins.
Les lords du commerce au gouverneur Phillipps,
Whitehall, 20 mai 1730.
Monsieur, — Nous avons reçu vos lettres du 2 octobre, du 25 novembre et du 3
janvier dernier ainsi que les pièces que vous y avez incluses. Nous vous félicitons
davoir réglé la question de la pêcherie de Canso et d'avoir amené les habitants français
d'Annapolis Royal à prêter volontairement le serment à Sa Majesté ; mais nous aime-
rions qu'ils l'eussent fait en termes plus explicites, comme notre secrétaire vous en ins-
tiuira, et nous espérons apprendre bientôt que les autres établissements français auront
suivi cet exemple.
Quant aux habitants français qui prêteront le serment, ils doivent reconnaître la
bonté dont ils sont redevables à Sa Majesté qui ne les a pas obligés d'abandonner leurs
établissements dans la Nouvelle-Ecosse suivant les termes du traité d Utrecht, qui les
obligaient de prêter le serment d'allégeance à Sa Majesté. Malgré cette soumission de
leur part, il est à craindre que nous ne puissions pas compter sur eux dans le cas d une
rupture ; aussi croyons-nous qu'il serait à propos de leur faire obtenir de nouvelles
concessions' de leurs terres et nous ne voyons pas de raison qui les empêche de payer les
mêmes rentes que les autres sujets de Sa Majesté. Nous vous adressons un cordial
adieu et nous demeurons vos amis sincères et vos humbles serviteurs.
WESTMORLAND,
P. DOCMINIQUE,
0. BRIDGEMAX.
J. BRUDENEL,
A. CROFT.
Phillipps aux lords du commerce.
Annapolis Royal, 26 novembre 1730.
Milords, — J'ai eu l'honneur de recevoir à mon retour de Canso, la lettre que Vos
igneuries m'ont écrite le 20 mai. J'ai reçu en même temps les instructions a klition-
126 ARCHIVES CANADIEN S
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
iiclles de Sa Majesté au >ujet de la pacification de cette province et je ferai tout ce qui
est en mon pouvoir pour les mettre scrupuleusement en pratique *
* * * ■* *
* * * Je suis harassé et fatigué des voyages que j'ai été obligé de faire d'un
bout à l'autre de la province ; puis les vaisseaux étant sur Le point de partir pour leur
hivernement, je ne puis que vous faire parvenir des duplicata des listes qui ont été
envoyées de Canso où j'ai eu l'honneur d'écrire à Vos Seigneuri< -s. -le dois vous informer
que le duplicata contenant les noms des habitants de l'entrée de la baie, qui ont fait
leur soumission, renferme aussi les noms de ceux qui n'étaient pas encore venus comme
je vous l'apprenais par une lettre antécédente ; de sorte qu'il ne reste plus pour com-
pléter la liste des habitants qui ont fait leur soumission que cinq ou six familles dissé-
minées sur la côte orientale de la province où je me propose d'aller le printemps pro-
chain.
Je suis peiné d'apprendre que Vos Seigneuries ne trouvent pas le serment que les
habitants de cette rivière ont prêté bien rédigé. J'ai employé tout mon discernement
pour en préparer la teneur, et je croyais avoir donné plus de force au serment que n'en
renferme le texte anglais en y ajoutant les mots ' fin foi de chrétien ' et ' que je Recon-
nois, &c.' ; le mot 'fidelle' est le seul que j'ai trouvé dans le dictionnaire pour exprimer
allégeance et les Français que j'ai consultés m'ont dit que les mots ' fidelle ' et ' obéir '
gouvernent tous deux le datif et que la conjonction ' et ' qui les unit les met en rapport
avec la personne du roi, suivant les connaissances que je possède de la grammaire. Je
dois humblement exposer que je crois les jésuites capables de donner à la formule de
serinent la mieux conçue un sens par lequel les papistes ne se trouveront pas engagés
envers les héritiques. Vos Seigneuries remarqueront que la formule de serment que j'ai
fait prêter aux habitants de l'entrée de la baie de Kundy a été modifiée parce qu'ils
trouvaient la première trop rigide. J'espère que Vos Seigneuries approuveront cette
modification et que vous serez d'avis qu'elle n'altère nullement la force du serment.
Le secrétaire Popple au gouverneur Phillipps.
Whitehall, 20 mai 1730.
Monsieur, — Vous constaterez par le premier paragraphe de la lettre que les lords
commissaires du commerce et des colonies vous adressent aujourd'hui, que Leurs Sei-
gneuries désirent que le serment que les habitants français d'Annapolis ont prêté volon-
tairement eût été rédigé en termes plus explicites, et en conséquence je dois vous faire
remarquer que par la teneur de ce serment les Français ne promettent pas d'être fidèles
à Sa Majesté. Il est évident qu'on a eu l'intention de traduire en français le texte
anglais du serment d'allégeance, mais l'idiome différent des deux langues en a pervertie
la signification originale pareeque la particule ' to ' du serment anglais a été omise dans
la traduction française. En sorte que la formule française ne renferme qu'une simple
promesse de fidélité sans en en indiquer l'objet. De plus le mot ' Fidelle ' ne pouvant
se rapporter qu'à un datif, et ' obéirai' à un accusatif, il en résulte que le roi George ne
se trouve pas suffisamment protégé par la première partie du serment. En outre il est
à craindre que les jésuites français ne profitent de cette ambiguité pour essayer de con-
vaincre à l'occasion, la population qu'elle n'est pas tenue à être fidèle à Sa Majesté, ce
qui aurait été évité si le serment avait été rédigé de la manière suivante : ' Je promets
& jure sincèrement en Foy de Chrestien que je serois entièrement fidelle à sa Majesté
le Roy George le Second que je Reconnois pour le Souverain Seigneur de la Nouvelle
Ecosse et de L'Accadie & que je lui obéirais vrayment. Ainsi Dieu me soit en Aide.'
Je suis monsieur, Votre humble serviteur,
A. POPPLE.
i.i \i ilOQll DJ LO iDïi \ il/'' /"" I 127
DOC. DE LA SEvSSION No 18
/ gouverneur l'hillipp* à Allured /'"/,<
Ans ipoi i Royal, !6 no mbre I >
Vfo» ii i i . A mon retour de < u votre lettre du 20 mai que
m, avi éorite ous le direction des lords commi tire du oommen
au sujet delà teneur du serment d'allégeance que j'ai fait prêt
rivière. Je suis peiné d'apprendre qu'on ne lui trouve ps la I rient
que je trouve dans les documents des provinces environnante ne renferme que quelques
i,voir: Je promets d'être loyal et fidèle <■♦ d'obéir Incèremei té, le
feorge, Ainsi que Dieu me soit en aide. J'ai traduit fidèlement ces m< quels
j'ai ajoute: "Je jure en Foi de chrétien,' pour leur donnei plus d
u Que je reconnoia pour le Souverain Seigneur de la Nouvelle l. i de l'Acadie."
Je croyais cette dernière expression significative dans Is situation où
population. Quant à votre objection au mot "Fidelle"qui selon voua gouverna
datif et qui devrait être immédiatement suivi des mots "au Roj lois voua répon
dn que selon mon interprétation de la grammaire, la conjonction et qui joint les mota
"Fidelle" et "obéirai " dans la phrase: je promets et jure que
Fidelle et obéiray vraiment à Sa Majesté le Roy George" fait rapporter les deux mots
à la personne du roi ; et des Français m'assurent que les mots "fidelle" »*t "obéir" ;'ou
vc ment tous les deux an datif. S'il en est ainsi, le serment que j'ai rédig plus fort
que Le texte anglais — et lorsque les Jésuites français entreprendront d'infirmer L'allé-
geance que ce peuple a jurée, ils auront recours à l'argument conforme à leurs principes:
qu'il n'y a pas de serment obligeant un papiste à obéir à ce qu'ils appellent un prince
hérétique.
Vous remarquerez que le serment prêté depuis par le gros des habitants de 1 entrée
de la baie a été modifié mais d'une manière qui n'encourra pas l'objection ci-de
J'ai dû faire cette modification parcequ'ils trouvaient que le mot "obéir" avait une
signification trop étendue, mais je crois qu'ils n'ont rien geigne par le changement qui a
été opéré. Je viens d'apprendre que le soin des veuves vous a été confié ; je vous en
félicite et je souhaite de toute cœur que cette nouvelle soit vraie.
L'abbé de Breslay an gouverneur PhiUipps.
A Son Excellence Richard PhiUipps, Ecuier, Capitaine General et Gouverneur en chef
de la Nouvelle-Ecosse.
La très Humble Représentation de René Charles de Breslay, Prêtre Missionnaire
Curé de toute la Rivière d'Annapolis Royal,
Qui prend la liberté d'informer Votre Excellence que dans L'année 1724 un peu de
temps après l'insulte des Sauvages contre cette place j'arrivay icy étant envoie par la
Cour de France, J'ay eu l'honneur d'être Reçu avec beaucoup de gracieuseté par Mon-
sieur le Lieutenant Gouverneur Doucet, qui me présenta au Conseil par lequel j'ay été
approuvé et enregistré avec plusieurs autres marques de ses bontez jusqu'à sa mort.
Peu après la mort du dit Lieutenant Gouverneur Doucet monsieur le Lieutenant
Gouverneur Armstrong, Commandant en chef dans cette Province m'a prié à Diner, et
étant à Sa Table m'avoit Demandé une somme d'argent à emprunter, sur laquelle je
m'excusay de ne l'avoir point. Depuis ce tems-là II a toujours cherché occasion de me
faire de la peine en plusieurs Rencontres.
Premièrement il a voulu me faire rendre compte des Confessions de mes Paroissiens
& cela à différentes fois, m'aiant envoie chercher pour cet effet quand les Dits Parois-
siens (lesquels m'ont fort insulté se voiant appuies de son autorisé) sont allez se plaindre
à Luy; Toutes les particularitez seroient trop Longues pour les déduire à Votre
Excellence.
Après cela étant à l'autel & faisant actuellement les fonctions Sacerdotalles il m'en-
voia ordre par le Sieur Adjutant Wroth d'en sortir et de luy venir parler, je luy répondis
que ce n'étoit n'y le Lieu n'y le tems de venir me parler dont il s'offensa tout en colère
et disant lorsqu'il s'en retournoit qu'il me tireroit de L'Autel quand je serois même à la
Consécration, après cela le Dit Lieutenant-Gouverneur m'envoia son Jardinier pour me
128 i/.''7//l ES CAH IDIEh VES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Dire, Lorsque j'avois commence la Messe de me Dépêcher afin de Luy aller parler,
Je me plaignis à Luy de L'Insulte qu'il m'avoit été faite au dit Autel sur quoy il me dit
plusieurs t'ois de prendre mes mesures.
De plu^ le I >' Lieutenant Gouverneur a envoie le dit Sieur Wrolh saisir tou:
qui étoit chez la Done Laquelle étoit une de mes Paroissiennes et à l'heure de sa mort en
présence de plusieurs Témoins me recommanda d'avoir soin de Tous ses Effets, pour
acquitter ses Debtes, et élever ses Enfans dont Elle m'avoit chargé, et surtout elle
envoia dans mon Presbytère une Cassette dans laquelle il y a voit environ six cent francs
en Or et en argent blanc, outre des bagues et croix d'or qu'elle avoit donné à L'Eglise.
Le Dl Sr Wroth est venu avec des Soldats fouiller dans mon Dl Presbytère après que je
Luy eu dit que la ditte Cassette y étoit, et ayant fait Inventaire de Tout ce qu'il y avoit,
il en fit son Rapport au Dl Lieut. Gouverneur, lequel quelques jours après m'envoia le
D1 Sr Wroth pour la luy délivrer auquel je fis refus de la luy remettre entre les mains.
Aussitôt le dit Lieut. Gouverneur m'envoia ordre par le l)1 Sr Wroth de la Luy livrer et
mentionnant dans son dl ordre que le dit S1 Wroth m'en donneroit un Reçu, promettant
de paier les Dittes Debtes, ce qu'il n'a point fait, Disant pour ses Raisons qu'il n'avoit
reçu que Dix Ecus de tous l'argent de la Done, Il n'a pas même voulu qu'on rendit à
l'Eglise les bagues et croix.
En outre allant au Fort j'ay rencontré le Dl Lieutenant Gouverneur Armstrong qui
m'a fait reproche à l'égard d'un homme Nommé Barnabe, habitant, qui s'étoit allé
plaindre que je luy avois Refusé les Sacrements, et que j'avois dit que le Dc Barnabe se
servoit Du Manteau du Dl Lieutenant Gouverneur, pour ne point paier ses Debtes
.Lequel dernier article j'assuray Le Dl Sr Lieutenant Gouverneur n'avoit point dit ;
Nonobstant il appela Le Dl Barnabe pour me faire donner un démenti, et après Le D*
Lieutenant Gouverneur m'a dit d'un ton menaçant de prendre garde de ne pas me mêler
des Dixmes et des Rentes, je luy representay que c'étoit là une affaire de religion
qu'il alloit contre le Traité de Paix dont il s'offensa fort, et me répéta de ne me mêler
point des Dixmes et des Rentes. Ensuite de cela j'allay chez le Lieut. Gouverneur
Cosby Dont je Luy fis le Récit, et comme je luy marquois que je pensois à passer en
Angleterre pour Représenter Tous ces mauvais Traitements à Votre Excellence, et de
là à la Cour de France, Le D* Lieutenant Gouverneur Cosby me dit que ce n'étoit que
l'effet de la colère du Dl Lieut. Gouverneur Armstrong, et que je devois l'éviter tant
que je pourrois, et il m'a conseillé d'attendre l'arrivée de Votre Excellence qui me
rendroit bonne justice à moy et à tous les autres.
Encore le d1 Gouverneur m'aiant proposé de faire faire un chemin pavé depuis chez
Ollivier jusqu'à l'Eglise moiennant six pistoles, les quelles il a reçu de Moy et comme
estorquées, et il n'a point fait faire le chemin n'y rendu l'argent à la réserve d'environ
un Ecu qu'il m'a remis.
En outre j'ay été informé à différentes fois que le Dl Lieutenant Gouverneur Arm-
strong avoit Dessein de m'envoier hors de la Province, ce que j'avois lieu de croire étant
souvent menacé par François Manjeau qui a toujours été emploie par le Dl Lieut. Gou-
verneur dans les affaires du gouvernement, Se disant chargé des ordres du dl Lieut.
Gouvnr en toutes occasions principalement quand le D* Sr Manjeau est entré dans notre
Eglise contre mes Deffenses et les Règles de L'Eglise ; il est Venu au pied de l'Autel
minsulter et m'outrager Lorsque je faisois l'office de mon Ministère, et ne voulant pas
sortir de l'Eglise Suivant le Commandement que je luy en faisois, il dit hautement qu'il
étoit venu de la part du Dl Lieut. Gouveneur et n'en sortiroit pas, il en sortit néantmoins
à la persuation de quelques personnes qui luy représentèient qu'il étoit cause que l'office
cessoit (car je l'a vois fais cesser) il me menaça en sortant du Dl Lieut. Gouv1" Armstrong,
et disant qu'il alloit revenir bientôt, mais ce ne fut qu'une ou deux heures après, Il me
dit à la porte de mon Presbytère que j'étois un faux Apôtre, et que je n'étois pas Digne
de Dire la Messe, et autres choses qui sont trop infâmes pour être représentées à Votre
Excellence, et en aiant porté mes plaintes par écrit au Dl Lieutenant Gouvr au lieu de
me faire justice, il a ordonné au Dl Manjeau de me faire des procès.
Dans le commencement du mois d'Octobre de l'année dernière, 1728, étant à l'autel
et Disant la Messe, j'ay été informé que le Sr Wroth venoit pour me faire embarquer dans
un bâtiment qui partoit pour l'Angleterre. Je fus au bord de l'Eau où je trouvay un
(,i \ r \LOQIE 01 i' i/'// V- il/' 1)001 i// v. 129
DOC. DL LA SESSION No 18
Canot a vec deux petit qui me pa ôrenl fie l'autre bord aftn de i
avoir le teins d'écrire au Dft Lieut. Qouv, Armstrong poui le de me 1
ii, contre ni'-\ m. h aiant appri que L l)! Wroth • 'non Pi
ïamment après mon Départ pour me oh< lequel ne m'ai
Lieut. Gouverneur en voia d'abord des Soldat arm< pour méprendre ont fou
dan bon lee canots qui passoient et ont même tire à I io1 nà il ont
çonné que j'étois, Après cela je me suis retiré dan l< Boî où »lig»:
de ohanger de Cabanes, et étant presque privé de Tou ecoura n< la vie i.'
l >' Lient. Gk>uv, Armstrong aiant Donné ordre par François Manjeau aui bal le ne
me donner aucun Seoours, nef uge à Assi tance, Et ayant fait publier par on ordre affi
ché à la porte de l'Kglise de me retirer dans dii jours de la Province, jay d< meure dans
oo dangereux état et pitoiable pendant près de quatorze mois jusqu'à l'heur
de Vbt re Excellence.
Peu après mon départ le I)1 Wroth avec François M an j eau tinrent a
qui s'emparent de l'Eglise, du Presbytère et de la maison que j'avois but bâtir à mes
dépens propres avec déffenae d'en laisser rien sortir, et d'y entrer personne, et dans
la Suite du Tema le dit Lieutenant Gouverneur a fait venir, contre les règles de
l'Eglise a au grand scandale de notre Religion, un Prêtre des Mine Nommé leS Braud
pour s'Emparer de ma Cure, de l'Eglise et de ma propre Maison, à s obligé par force les
BAarguillers de délivrer les clefs de l'Eglise ee qui est contre les règles de l'Eglise, et mon
Domestique ne voulant pas livrer la clef de La Maison, Le Lieutenant Gouven
Armstrong donna ordre au S1 AVroth & à Manjeau de rompre les portes & les Serrure*,
ce qu'ils ont fait, sans épargner mes coffres où ils ont fouillé mes papiers les plus secrets,
et ceux même de l'Eglise, aiant emporté quantité de papiers & d'effets, et étant
cause que j'ai été entièrement pillé, jusqu'à détruire toutes les clôtures de l'Eglise, &
enlevé les peintures et garnitures de plusieurs de mes portes.
Aiant commis tous ces désordres par l'ordre du Lieutenant Gouverneur Armstrong
pour me combler de misères le Sr Wroth et François Manjeau chargés de son ordre ont
fait vendre à l'encan Tous mes Bestiaux, Savoir Trois Vaches, un Veau et trois cochons,
Dont il a pris l'argent sans m'en donner aucune satisfaction.
Je ne prendray pas la liberté de troubler l'attention de Votre Excellence de quan-
tité de Calomnies et De Mauvais traitements du Lieutenant Gouverneur Armstrong,
principalement à Sa Table parlant mal de la Couronne de France, Je demande seulement
à Votre Excellence la permission de représenter les Calomnies dont le Sr Brau & Man-
jeau m'ont accusé aiant fait foueter mon petit garçon et Domestique âgé d'environ
treize ans et le menaçant de le faire pendre pour lui faire dire que je lui avois donné de
la poudre pour faire brûler le Dl Sr Brau, Laquelle fausseté étoit bien évidente n'aiant
pas vu ny parlé à mon Dit Domestique depuis mon départ jusq'aujourd'hui, laquelle
fausse Accusation il a fait publier contre Moi, même par mon Dc Domestique à la porte
de l'Eglise.
Il ne me reste plus présentement que de me Soumettre au Jugement c\i à la Justice
de Votre Excellence Desquels je ne Doute Nullement de recevoir une entière Satis-
faction étant avec un profond Respect
A Votre Excellence,
Le très humble et Très obéissant Serviteur,
De BRESLAY, Prêtre,
Missionnaire Curé.
Ce 23 Décembre 1729.
REQUÊTE DES ACADIENS PAR LAQUELLE ILS DEMANDENT DE
PRETER LE SERMENT D'ALLÉGEANCE.
A Son Excellence Richa Phillipps Ecuyer Capitaine Général et gouvr en chef de la
Province de Sa Majesté de la Nouvelle Ecosse, &c.
Nous les Députés et tous les Habitants d'Annapolis Royale avec des Coeurs tous
pénétrés de joye, congratulons la bonne et heureuse Arrivée de Votre Excellence dans
130
MU lll\ ES c INADIENNE&
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Vostre Gouvernement de cette Province de Sa Majesté, et nous espérons que Vostre
Excellence sera entièrement convainca de nos bonnes Intentions de nous soumetre à
Nostre Gratieux Souverain le lloy Georges
Nous avons malheureusement expérimentes en plusieuis Ocasions La très Grande
l différence qu'il y a entre Vostre Douce et Juste Administration de celle dont nous sortons
présentement, d'autant plus que nous avions entre nos mains l'assurance que Vostre Excel-
lence a eu la bonté de nous donner signé de Sa Main que nou> jouirions pleinement de
la Liberté de nostre Religion et de la Possession de nos biens jusqu'à ce que le bon Plaisir
de Sa Majesté nous fut signifié par Vostre Excellence du retour de laquelle nous Com-
mencions à désespérer, A: de plus le traitement tout à fait Inhumain que Nostre bon
Pasteur Monsieur de Breslay a souffert jusqu'à nous estre Défendu de Le voir <fc de luy
donner aucun refuge h la moindre assistance dans le Temps qu'il a esté obligé de s'en
fuire dans les bois, où il a Demeuré près de quatorze Mois, nous avoit mis dans la der-
nière Consternation voyant que nous ne pouvions plus exercer notre Religion ni même
prier Dieu deux ou Trois ensemble, & cela près d'un Temps que nous avions estes requis
pour faire le Serment de Fidélité à Sa Majesté par Monsieur le Lieutenant Gouverneur
Armstrong. Nonobstant la Doctrine de nostre dit Pasteur a esté en toute Occasion pour
nous rendre sensible à l'obéissance que nous devions à un Souverain sous le doux Gou-
vernement duquel nous avons Toujours estes heureux, Car nous n'avons jamais estes
auparavant molestés ni troublés dans l'entier exercice de nostre Religion. Ce mauvais
traitement, avec plusieurs autres en trop grand nombre pour estre répétés, nous a fait
appréhender de n'avoir jamais nostre Religion sauve et libre, et mesme nous a obligé de
différer de faire l'acte d'obéissance diie à Sa Majesté jusqu'à l'arrivée de Vostre Excel-
lence, Lequel heureux Jour estant venu à notre grande Joye et Consolation nous sommes
assurés de voir tous nos souhaits accomplis et comme Vostre Excellence a bien voulu
conformément à sa bonne Justice rendre notre bon Pasteur, nous prions très humble-
ment d'accepter nos sincères remerciments.
Nous n'attendons pour cet effesb que vos Ordres pour paroître devant Vostre Excel-
lence afin de donner les dernières preuves de nôtre obéissance à Sa Majesté Brittannique
pour faire le serment de fidélité. Nous craignons d'avoir trop arresté l'attention de
Vostre Excellence nous demandons permission de nous soussigner avec toutes les sou-
missions possibles
Les très Humbles <k très obéissants Serviteurs
Pierre Laurent
Louis Allain
Jean Landry
Laurent G ranger
Alexandre Richard
Joseph Doucet
Pierre Robichaud
Germain Doucet
Jean Bastarache
François Foret
Pierre Bastarache
François Boudrot
Guillaume Blanchard
Guillaume Bourgeois
Pierre Lanoue
Claude Girouard
Pierre Brossard
François Dugas
Jean Melanson
Jacques Doucet
Jean Breau
Charles Melanson
Charles Pellerin
Antoine Blanchard
Laurent Doucet
Joseph Lanoue
Jean Brossard
Charles Lanoue
Jean Prijean
Jean Dupuis
Jean Dupuis, le fils,
Alexandre Pellerin
Michel Richard
Charles Martin
Charles Girouard
Alexandre Hébert
René Richard
Alexandre Girouard
Augustin Comeau
Jacques Girouard
Antoine Hébert
Pierre Richard
Jean LePrince
Guillaume Girouard
Louis Girouard
Jean Simon Leblanc
Bernard Gaudet
Joseph Bourgeois
René Babineau
Claude Bourgeois
Charles Bel li veau
Pierre Landry
Charles Prijean
René Blanchard
René Doucet
Antoine Brun
Germain Savoie
Jean Brun
Antoine Thibodeau
Claude Brun
Abraham Bourg
Joseph Babineau
Pierre Gaudet
J. Baptiste Pellerin
Ambroise Breau
Claude Granger
Jacques Maillet
Michel Thibodeau
Michel Thibodeau
ai \ i m odii m m \i>n \ i c noi
i i
)E LA SESSION No 1R
i iii.iin Si ■ •
Jean Duon
Pau] Sa voie
Jacques ( touzille
Jean ( faudet
Jean Ques \
l louia Elobiohaud
René Martin
Jaoques Latine
( lharles Lairre
i Haude Melanson
( Mande Bourg
I tonis St Sceine, 31
Pierre Laure
Franc >is Elobiohaud
Prudent Robichaud, fils
François ( Sirouard
Joseph Dugaa
J. Bte Richard
• I. Bte Aurillon
Denis St-Sceine, fils
François Raymond
Michel Picot
Claude Landry
Antoine Belliveau
Joseph Amiraut
Mathieu Doucet
Alexandre L'Or
Pierre Comeâu
François Richard
; pli Robichaud
Mathieu Foret
Prudent Robichaud
.1 acques M iohel
Alexandre Robich 1
Piei re i 'oi
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Pierre I >ug
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l'i.ui JOJ A:nl!
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Châties Blanchard
.1 acques 1 >« nnevie
Pierre I baudet, le jeune
Bernard Pellerin
Charles Bellive lu
Bernard Gaudet
Jean Prijean
Joseph Richard
Charles Savoie
Paul Blanchard
Jean Lor
Antoine Thibodeau
Daniel Garceau
Charli 11'
Piei re I i
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Jo eph Brun
Michel Rich
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Vincent Brun
Joseph Richard
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Louis Fonl
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Joseph ( larceau
( lharles I tapuis
Louis 1 [t:l .
Pierre H<-;
Claude Dugae
Baptiste -Jacqueau
Joseph Belliveau
.Lan Léger
Jacques Levron
Baptiste Levron
SERMENT D'ALLÉGEANCE PRÊTÉ ET SIGNÉ PAR LES ACADIEXS DE
LA RIVIÈRE ANNAPOLIS EN DÉCEMBRE 1729.
Je Promet et Jure sincèrement en Foi de Chrétien que Je serai entièrement Fidelle
et Obéirai Vrayment [à] sa Majesté Le Roy George le Second, que je Reconnois pour le
Souverain Seigneur de la Nouvelle-Ecosse ou de l'Aceadie.
Ainsi Dieu me soit en aide.
Prudent Robichaud
Nicolas Gautier
Joseph Bourgeois
Guillaume Blanchard
Pierre Lanoue
Claude Girouard
Prudent Robichaud, jun1
Louis Allain
François Robichaud
Jean Landry
Denis St Sceine
Pierre Landry
Joseph Doucet
Claude Melanson
Baptiste Landry
Claude Landry
Charles Pellerin
Charles Belliveau
Baptiste Porlier
Antoine Belliveau
Charles Guilbeau
Ambroise Melanson
François Landrv
Joseph Dugas
Pierre Robichaud
Charles Lor
Jacques Lor
Abraham Bourg
Claude Bourgeois
Claude Bours:
Joseph Bourg
René Doucet
Clément Babineau
Germain Doucet
Joseph Amirault
Charles Mius
Mathieu Doucet
Louis Thibeau
Pierre Garseau
Pierre Lor
Denis St Sceine
René de Foret
Charles Belliveau
Pierre Gaudet
Joseph Robichaud
Jean Breau
Germain Savoie
Bernard Pellerin
Laurent Doucet
Alexandre Lor
Jacques Léger
(a) C'est soit Joseph ou Alexandre.
132
MU'IIIX /> ' \ \ un i:\nes
André Simon
François Raymond
Charles Belliveau
< 'haï tes .M-laiison
Pierre Belliveau
Jean Melanson
Jean Bastarache
Pierre Thibodeau
François! Richard
Augustin Comeau
Germain Savoie, cadet,
Paul Savoie
Alexis Doucet
Charles Martin
Charles Prijean
Jean Gaudet
Jean Quessie
René Martin
Pierre Gaudet
Joseph Leblanc-
René Richard
Jacques .Maillet
Jean Savoie
Ambroise Breau
Pierre Comeau
Jean Brossard
Jacques Bonnevie
Michel Richard
François Foret
Alexandre Girouard
Jean Brun
Bernard Gaudet
Jean Simon LeBlanc
Etienne Martin
Alexandre Richard
Charles Lanoue
Louis Girouard
Jean Du puis
Joseph Lanoue
Jacques Gouzille
Pierre Du puis
René Blanchard
Pierre Bastarache
Michel Martin
René Martin
Charles Girouard
Alexandre Hébert
Guillaume Girouard
Charles Blanchard
Jean Bte Orillon
Pierre Blanchard
Pierre Brossard
François Girouard
Antoine Blanchard
J. Bte Pellerin
Jacques Michel
Claude Doucet
Charles Dou
Pierre Prijean
Jacques Doucet
François Dugas
Bernard Gaudet
Jean LePrin* •
Joseph Prijean
Antoine Hébert
François Amirault
Abraham Comeau
Charles Guibeau
Alexandre Robichaud
Laurent G ranger
Charles Dugas
Charles Roy
Charles Urillon
François Basque
Jacques Bertran
Louis Dugas
Pierre Guilbeau
Pierre G ranger
Charles Belliveau
Michel Boudrot
Charles Melanson
Charles Dugas
Michel Picot
Pierre Beiliveau
Charles Boudrot
Antoine Thibodeau
Jean Belliveau
Pierre Boudrot
Jacques Lavergne
Joseph Doucet
Jacques Michel
Claude Landry
Charles Simon
Pierre Doucet
Pierre Suret
Joseph Landry
François Mius
Baptiste Raymond
Pierre Robichaud
André Simon
Pierre Doucet
Pierre Michel
Jean Prijean
Joseph Richard
Charles Savoie
Paul Blanchard
Jean Lor
Antoine Thibodeau
Claude Thibodeau
Michel Thibodeau
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
.Jean Duon
Alexandre Pellerin
Mathieu F< l
Antoine Brun
Claude Brun
Pierre Richard
Daniel Garceau
Claude Doucet
Michel Doucet
Joseph Brun
Vincent Brun
Michel Richard
Alexandre Comeau
Joseph Richard
Pierre Brossard
Louis Fontaine
Joseph Dupuis
Honoré Prijean
Pierre Comeau
Michel Bourgeois
Joseph Garceau
Charles Dupuis
Louis Hébert
Pierre Hébert
Claude Dugas
Baptiste Jacques
Joseph Belliveau
Jean Léger
Jacques Levron
Baptiste Levron
Jean Baptiste Thibodeau
Jean Baptiste Pitre
Témoin :
René Charles de Bresly,
Prêtre missionnaire,
curé de toute la rivière, &c
Témoin* :
Richard Watts, clerc
\ViH,n Skene
Willm Winnett
Témoins :
Alexander Cosby, Lt. gov1
Paul Mascarène
Henry Cope
Otho Hamilton
Thos Barton
George Baker
Edrd Amhurst
Eras J. Philipps
John Bradstreet
Archd Renney
Richd Bull
John Handfield
i,l \ I \l (ii,l I in \( \IU I \ II/' !>()( i i//. \ /■
DOC. DL LA 81 SSION No
REFU8 DES ICAD1 ENfl DE
l \li;l. .\i;i'i;\ i i.i; LKI i: - l'KKl
Copie de la réponse dei babitanta de la rivièn Annapoli Royal en date du jeudi 11
novembre 1731, à l'ordre à eux donne4 de taire arpenter l< m tern
A L'Honorable Laurent ^rmstrong, Eouyer, Lieutenant Uouverneui et I d
Chef dans toute La province de Se uaje bêla Nouvelle Booateou A
d'Annapolia Royal, pto., etc.
Lee Babitanta de cette Rivière d'Annapolia Royal! pregnent la liberté deliej
à Vôtre Honneur pour Repondre à L'ordre qu'l Ivouaa plu Leurs adre 1er touchant L'arpen
bation dea Terres j [la vous sont infiniment obligée de la Bonté que v< spoui Eux dont
[la vous remercie des soins que vous prené pour leura repos, lit que pour ce qu le les
h agitations de cette rivière elles sont toutes bornées par les oont ra de plus le pay
est Sy pauvre que la plupart dos habitants sttnt, hora du pouvoir de payer l< qu'il
faudrait pour arpenter leurs terres, n'ayant pas de quoy vivre eux>mêm<
quoy ils prient votre honneur de ne pas retenir l'arpenteur davantage pour eux, d •
point dans le dessein de l'employer en aueune manière pour cet efï'et ; Et iy il S ren
contre quelques difficultés sur les terrains qui sont concédés ey-devant ou sur ceux qui
sont à concéder présentement vous en décideré comme votre honneur le jugera àpr
car Ton nous a promis en prenant le serment de fidélité que nous ne serions inqtl
en auoune manière dans la jouissance et possession de nos biens tant cfr ils que religieux,
C'est ce que nous espérons que votre honneur nous fera la grâce de nous accorder
Espérant en votre bonté nous vous suplions de permettre de nous dire avec un très
profond respect vos très umbles et obéissants et soumis serviteurs.
Bernard Gaudet
Charles Préjean
Jean LePrince
Claude Tibaudeau
Bernard Gaudet
Michel Richard
François Ri hard
Antoine Blanchard
Michel Tibeaudeau
Joseph LeBlanc
J. Bourgeois
Michel Richard
Jean Simon LeBlanc
Marque de 4- Jean Dupuis
Marque de + François Foret
Marque de + Louis Girouard
Marque de + Jean Baptiste Levron
René de Forest
Marque de Jean Savoie
Marque de -f Alexandre L'or
Marque de + Laurent Doucet
Pierre Bastarache
Claude Bourgeois
François Robichaud
Marque de + Alexandre Pellerin
Marque de 4- Baptiste Pellerin
Marque de 4- Pierre Dupuis
Marque de -f Abraham Comeau
Marque de 4- Jean Brun
St Sceine
Marq. de 4- Jean Gaudet
Marq. de 4- Charles Girouard
Marque de 4- Pierre Comeau
Marq. de 4- René Richard
Marque de 4- Antoine Hébert
Marq. de 4- René Martin
Marq. de 4- Antoine Brun
Marq. de 4- Pierre Gaudet
Marq. de 4- Guillaume Girouard
Marq. de + Jean Brossard
Marq. de 4- Jacques Girouard
Marq. de 4- Germain Savoie
Marq. de 4- Alexandre Girouard
Marq. de 4- François Girouard
Marq. de 4- René Martin, fils
Marq. de 4- Charles Guilbeau
Marq. de 4- Abraham Bourg
Marque de 4- Le vieux Babineau
Marq. de 4- Pierre Guilbeau
Marq. de 4- Charles Belliveau
Marq. de 4- Jacques Michel
Marq. de 4- Bernard Pellerin
Claude Doucet
Marq. de 4- Jacques Doucet
Marq. de 4- Claude Landry
Jean Baptiste Landry
François Remin
Antoine Belliveau
Claude Melanson
Marq. de 4- Claude Landry
Marq. de 4- Tibeau
Marq. de 4- Pierre Garseau
134
Msrun ES CANADIEN VES
Marq. de Pierre 8ure1
Abraham Bourg
Louis Robichaud
Marq. de + Laurent Granger
Marq. de + Claude Granger
Marq. de + Michel Picot
Marq. de + Mathieu Doucet
Marq. de + Joseph Dugas
Marq. de + Jeau Belliveau
Marq. de + René Doucet
Laverdure
Marq. de + René Blanchard
Marq. de + Jacques Bonnvevie
5-6 EDOUARD VIL A 1906
Louis Fontaine
Pierre Landry
Marq. de + Claude Breau
Marq. de + Charles L'or
Marq. de + Charles Melanson
Marq. de + Joseph Bourg
Marq. de + Jacques L'Or
Charles Melanson
Marq. de + Daniel Garseau
François Dugas
Jean Baptiste Porlier
Marq. de + Claude Dugas.
SERMENT D'ALLÉGEANCE PRETE ET SIGNE PAR LES ACADTENS
DES DISTRICTS DES MINES, COBEQUIT, PIZIQUID ET
BEAUBASSIN, EN AVRIL 1750.
Annexe d'une lettre de Philipps, du 2 tept. 17 '30.
Nous Promettons et Jurons sincèrement en Foi de Chrétien que Nous serons entière-
ment Fidelles et Nous Soumettrons Véritablement à Sa Majesté George Le Second Roy
de La Grande Bretagne, que nous reconnoissons pour Le Souverain Seigneur de La Nou-
velle Ecosse et L'Accadie.
Ainsi Dieu nous soit en Aide.
François le Blanc
Antoine le Blanc
François Landry
Jacques Terriot
Anth. Dupuis
Michel Boudrot
Baptiste Landry
Anthoine Landry
René Oquin [Aucoin]
Charles Dueron [Douaron]
Pierre Boudrot
René Richard
Jean Landry
André Savoir (sic)
René Granger
Alex. Bourg (notaire)
René LeBlanc
Pierre Landry
Jacques LeBlanc
Jean Terriot
Claude LeBlanc
Germain Terriot
Philippe Melanson
Pierre LeBlanc
Pierre Braux
Charles LeBlanc
Pierre Richard
Jean Como
Anth. Beau [Breau]
Charles Babin
Michel Vincent
Anth. Célestin
Estienne Comeau
Claude Boudrot
Joseph Landry
René LeBlanc
Martin Oquein [Aucoin]
Pierre le Blanc, fils de
Jean
Pierre Oquein [Aucoin]
Pierre Landry
Germain Landry (le vieux)
Jean Tibodo
Jean Flanc
Joseph Oquien [Aucoin]
Jean Oquien [Aucoin]
Pierre Landry
Claude Brussar [Brossard]
Louis Le Bove [LaBove]
Jean Le Bove [LaBove]
Joseph Trahan
Jean Terriot, le ffls
Etienne Sornier [Saulnier]
Alex. Trahan, Cadet
Jean Terriot
Ollivier D'Aigre
Charles Oquien [Aucoin]
Charles Terriot
Joseph Boudrot
Anth. Landry
Pierre Babin
Pierre Lamirre
Jacques Hilbert [Hébert]
Guillaume Sampson
Alex. Landry
Claude Terriot
Claude Bennoit
Jean LeBlanc, Le Vi [Le
Vieux]
Pierre Foret
Claude Landry, Le V [Vieux]
René Hilbert [Hébert]
René Blanchard
Etienne Racois
Jean Dupuis
Pierre LeBlanc
René Landry
Pierre LeBlanc
Claude Granger
Pierre Cloistre
Germain Terriot
Abr. Landry, fils de
de Germain
Pierre Landry
Pierre Landry
Joseph Landry
Pierre LeBlanc
Charles Landry
Estienne Comeau
Louis Michel
Benj. Landry
Vincent Babin
Charles Hilbert [Hébert]
René Boudrot.
Pierre Trahan
Jean Hilbert [Hébert]
Ql M [LOVIE /'/ l' 1/'// n iVEO ï)()i i \ll \ l
DOC. DE LA SESSION No 18
René' Bornier 1 Saulnier |
rien»- Landry
Bernard LeBlanc
Martin ( )(jucm | Aucoin |
Jacques LeBlano.
Joseph Landry
René ( (ranger
Anth. Vincent
Joseph Bugeauld
Bapt. Landry
Pierre ( bmeau
Michel Bornier
Jean I >' Aigre
Jermain Landry
Jean Breau
Jean Babin, Le Jeune
Jean Babin
François Babin
Claude Comeau
Joseph D'Aigre
Bapt. Meîlanson
Claude Gautreaux
Pierre Benoit
François LeBlanc
Augustin Hébert
Claude Terriot
Pierre Breau
René Trahan
An th. LePrince
Bernard d'Aigle
Claude Boudrot
Alex. Tibodo
Jean Trahan
Pierre Tibodo
Pierre Lannou
Jean Landry
Pierre Doucet
François Gautreaux.
Charles G ranger
Pierre Babin
Jean LeBlanc, Vieux
Jean LeBlanc
Char. Gautreaux.
Joseph Babin
Jean Terriot
René Landry
Jean G and rot
Charles Dupuis
Jean Babin
Jean G au trot
Jean Doucet
Joseph Terriot
Anth. LeBlanc
Claude Gautrot
Pierre Richard, le fils,
Charles Hilbert,f. de Jacques
[Hébert]
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Claude Landry.
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Jean Bapt. Foret.
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Jermain Dapu
Jean Le Roy
Etienne Boudrot.
Philippe B
Paul Landry
Jacques Belemare [BellemèreJFrançois Boudrot.
Louis iSornier [Saulnier]
Jean Boudrot.
Jean LeBlanc
Joseph Landry.
Guillaume Benoit
Pierre Sornier [Saulnier]
Paul LeJeune
Charles Pas
Jean Landry.
Paul Le I il a
Pi°rre Boudrot.
Joseph Hilbert [Hébert]
Pierre Landry
Claude LeBlanc
Pierre Hébert.
Jean Boudrot.
François Michel.
Claude LeBlanc
Pierre LeBlanc, fils d'André. Claude Boudrot.
François LeBlanc
Pierre Allain
René Babin
Jacques LeBlanc
François Breau
Pierre Meîlanson
Paul Landry.
Pierre Meîlanson, fils.
Jermain Hilbert | Hébert]
Amant Bujeau
François Prijeant
Michel Hébert
Jean LeBlanc, fils d'André.
Nicolas* Lacroix
Anth. Oquein. [Aucoin]
René Tibodo
Charles Chauvet
André LeBlanc.
René Vincent
Jean Bapt. Tibodeau.
Jean Bapt. Galerme
Pierre Thibodo
Philippe Thibodo
Pierre Vincent, Le Vieux
, Louis Long Epée.
Paul LeBlanc
Claude Gautrot
Joseph Robishau Robichaud]
Charles Boudrot.
Michel Poupar.
François Boussel [Boinseau;
Alexr Bourg, fils,
Charles Dueron ^Douaron|
Abr. D'Aigre.
Charles Terriot.
Nicolas Terriot [Barriot]
Paul Boudrot.
Jean Hilbert. [Hébert]
Thomas Dueron. [Douaron]
Honoré Girouard
Anth. Boudrot.
Allain Bugeaux
Jean Boudrot.
Pierre Boudrot.
Joseph Tibodo
Anth. Thibodo
Ph. Melanson, fils,
Paul Hilbert
Charles Tibodo, fils de Jean,
Joseph Landry.
Michel Rivet.
136
m;<iii\ ES C i \ \iui-:\ \ /:>
Pierre Melanson, fils de Jean,Pierre Martin
Jermaiii Tibodo, lils de Fran Charles Boudrol
.•ois
François Hilbert [Hébert
Joseph LeBlanc
Âmbroise Bourg
Jean Gautreaax.
Abr. Bourg
Ji an Bourg
Alexis Oquein [Aucoin]
Jean Benoit
Jean Benoit
Claude Petre [Pitre]
Pierre Bourg
Alexis Dugas
Jean Hilbert [Hébert]
Claude Dugas.
Louis Bourg
Jean Petre, [Pitre]
Charles Dugas
Joseph Petre [Pitre]
Jean Petre, Le Jeune.
Noël Doeron. [Douaron]
Jean Bounr.
Ollivier Boudmt
Jacques Gautrot.
Pierre Gaudet.
Jean Bte Gaudet.
Pierre Berriot. [ Ban
Alex. Landry.
Jacques Foret.
Pierre LeJeune
Jean Bapt. Landry.
Fran. Landry.
Abr. Landry.
Guill. Hilbert [Hébert]
Jean Trahan
Jean Bte Trahan
Abr. Benoit.
Jean Hilbert [Hébert]
Franc. La Vache
Pierre Benoit.
Pre Benoit, Le Vieux.
Jean Doucet
René LeBlanc
J. B. Henry.
Pierre Hilbert. [Hébert]
Jean Hilbert [Hébert]
Mathurin Brassier [Brasseur] Jean Terriot.
Louis Math. Dueron [Doua- Jermain Richard
ron]
Martin Henry
Pierre Hilbert [Hébert]
Joseph Blanchard.
Jean Henry
Jean Henry, le fils.
Pr. Claude Hertements
Charles LeBove [LaBove]
Paul Oquien [Aucoin]
Etien Trahan.
Fran. Boudrot.
Paul Corporon.
René Roy.
Pierre Landry.
Pierre Trahan.
Claude Terriot.
Jacques Naquien [Naquin] René Landry.
Alex. Robishau [ Robichaud] Jean Ely.
Jean Robishau. [Robichaud] Joseph LeBlanc, fils d'André,
Michel Bourg.
Joseph LeJeune
Anth. Brun
Joseph Robishau Jr.
chaud]
Pierre Blanchard
Pierre Terriot.
François Michel
François Terriot
Pre. LaLande
Joseph LeBlanc
Louis Sire.
[Robi- Jermain Babin.
Charles Benoit.
René Guillot.
Fran. Noge
Jean Lebert
Joseph Landry.
Paul Benoit.
Joseph Terriot.
François Naquien [Naquin] Bapt. Landry.
Pierre Henry. Pierre Breau.
François Robishau. [Robi- Honoré LeBlanc.
chaud] -Vincent Dueron [Douaron]
Martin Blanchard. "*- Clément Vincent
Pierre Robishau [Robichaud] Joseph Dueron [Douaron]
François Bourg. Jacques Giroir. [Girouard]
Pierre Poirier Pierre Breau
Pierre Doeron [Douaron] Abr. Arsenoe, le jeune [Arse-
5-6 EDOUARD VII, A. 190o
|.li Maurole ( Mazerolle]
Charles Chaavet.
Paul Trahan
Etienne Hilbert [Hébert]
Joseph Trahan
François Blanchard
Joseph Babin.
Paul Babin.
Charles Foret.
Paul Boudrot.
Emmanuel Hilbert [Hébert]
Guillaume Trahan.
Alex. Trahan.
Charles Hilbert. ; Hébert]
Jacques LeBlanc
Jacques Richard
Joseph Trahan
Denis Hibbert [Hébert]
Charles Hibbert. (Hébert]
Pierre d'Aigre.
Charles d'Aigre.
Pierre Hibbert. 'Hébert]
Bapt. Hibbert. [Hébert]
Louis Gouscié [Gouzier]
François d'Aigre.
Paul Michel
Pierre Sire.
Amant d'Aigre.
René Daigle
Etienne Giroar. [Girouard]
Claude Giroar.
René D'Aigre.
Joseph Breau.
Jacques LeBlanc.
Charles Leblanc.
Franc. Granger.
J. B. Comeau.
Jaques Sornier. [Saulnier]
Anth. Oquein. [Aucoin]
Pierre Oquein. [Aucoin]
Paul Oquein. [Aucoin]
René Oquein. [Aucoin]
Jean Sire.
Michel Poirier.
Louis Doucet.
Michel Quincie. [Quaicie]
Franc. Doucet.
Paul Bourgeois.
Charles Bourgeois.
Claude Bourgeois.
Henry Bourgeois.
Guill. Sire.
Pierre Sire.
Jean Mouton.
François Lebove. [Labove]
Jean Savoie
Jacques Amiraul
i.l \ / 1/ <)(,/! (H \t \IU I \ l I / i MH I Ml \ / -
DOC. DE LA SESSION No 18
Pierre Hibberl ( Hébert
Michel Dévot
Martin Bichanl
Vfiohel Poirier
Miohel Poirier de France
François I touoet
René Poirier
Charles LeBrun
Anlli. ( I.iikIcI
( iharles Bourgeois
Joseph Grivois
Joseph Poirier
Miohel Bourge<
Jermain < liroar [( lirouard |
Pierre ( >lli> ier
Charles Arsenoe | Ai sciir.au ]
.Iran Poirier
Franc. LaPierre
Franc. Hugon
Jean Casy | Caissy |
Jacques Hibbert [ Hébert i
Fran. Arsenoe [Arseneau]
Jermain Cormier
Pierre Doucet
Jacques Miratte [Nuirai te]
Paul Martin
Paul Boudrot
Augustin Gaudet
Pierre Cormier
Jacques Caissy
Abraham Arsenoe
Jean Arseneau
Jacques Hibbert [Hébert]
Pierre Poirier, Le Jeune
Abraham Caissy
Jacques Arsenoe
Joseph Hébert [Hébert |
Pierre Quinsy
Michel Quinsy, Le fils
Jean Dévot
Michel Poirier, Le jeune
Phil. Lambert
Baptiste Poirier
François Doucet
Germain Henry
Jacques Quincy
Pierre Dévot
Michel Bernard
Joseph Bérard [Bernard]
Jean Foret
Claude Gaudet
Pierre Gaudet
Denis Gaudet
Guillaume Gaudet
Pierre Arsenoe [Arseneau]
Pierre Hibbert, le fils [Hébert
Franc. Hibbert [Hébert^
Je m t 'ii.i on on
Louis Poiriei
Jean Poit ier
\ n .inii- Boa Irot
Pierre ( îormier
Pierre Bourgeoi
Paul l > ni-! « > 1 1 | I louai «mi
M ichel Sire
.1 aoques Foret
Àmbroise Martin
Paul Sire
Pierre Bourgeo
Pierre Cas) Oai
Jean 1 1 ibbert 1 1 [ébert
Michel Bourg
Jean Poirier
.Michel Richard
Jerm. ( liroar | ( lirouard ]
Franc. Blanchard
Martin Richard
René Bernard
Alexis Cormier
Pierre Arsenoe | Arseneau]
Claude Bourgeois
Alex. Richard
Franc. Cormier
Pierre Doucet
Joseph Poirier
Pierre Cormier
Pre Gaudet, l'ainé,
Jean Sire
Petn P
Piei re lli< haï <\
A Lia. BOU
I U n. Babin
Piei i e 'l
Louis Foni aine
Jo 'pli I >up
l'i. rre ( îomeau
Michel Bourga
i u
( Iharles I tapuis
Louis 1 1 ibbert | Hébert]
Pierre Hibbert [Hébert]
( llaude 1 1
Bapt iste Jarea
.!• eph Bel li vai
Jean [j \
Jacques Le^ ron
Baptiste Levron
Honoré Pryjean
Anth. Tibodo
Jean Bapt. Pitre
.1. B. Tibodo
Pierre Tibodo
Michel Martin
J. 1). Tibodo, jeune,
Jacques Foret
Alex1' Hibbert [Hébert]
[Pierre Richard
Michel Richard
Jacques Giroar [Girouard]
Augustin Arsenoe [Arseneau]Jean Doucet
Jean Bte. Bourgeois
Charles Doucet, D' A. R.
[de la rivière Annapolis]
Pierre Dueron [Douaron]
Charles Bourg
Joseph Michel
Pierre Terriot
Michel Oquein [Aucoin]
Franc. Bourg
Jacques Barriot
Joseph Hibbert [Hébert]
Pierre Gering [Guérin]
Joseph Hibbert [Hébert]
Franc Terriot
Cha. Gautrot
Charles Dupuis
Claude Petre [Pitre]
Jerm. Terriot
Guillaume Bourgeois
Michel Richard
Charles Landry
Jean Doucet
Franc. Corporon
Pierre Hautbois
Jean Breau
Baptiste Martin
Pierre Martin
Pierre Blanchard
Pierre Breau
François Robishau
chaud]
Louis Robishau [Robichaud]
Baptiste Richard
Paul LeBlanc
Joseph Levron
Claude Gaudet
Joseph Melanson
[Robi-
Paul Doiront [Douaron]
Chas. Robishau [Robichaud] Jean Melanson
Pierre Gautrot Joseph Bourg
Joseph Bourg Franc. Bourg
]Jean Turpin Jaques L'Or
Pierre Dugas Anth. Petre [Pitre]
18—41 r-16
138 \i;< il i\ i > < i \. ;/>//. \ VES
5-6 EDOUARD VII, A. 190Ô
Alex Foret Jean Bourg Jean Babinot
Michel Haché Joseph Henry Jean Melanaon
Franc. Bourg Pierre Bourg Claude Dugas
Pierre Cormier Alex. Bourg, le jeune, En tout 591.
Bapt. Bernard
Les noms qui suivent sont ceux des personnes qui ont prêté serment depuis que j'ai
envoyé un duplicata de la dernière liste :
François Leblanc Pierre Amiraul Jean Bap. Comeau
Jacques Léger Jean Bertrand Joseph Comeau
Paul Melanson Jean Tibodo .Maurice Comeau
Toussaint Blanchard Paul Thibodo Alexr Comeau
Claude Petre [Pitre] Jean DuBois Jean Dugas
Ambroise Comeau Pierre Petre [Pitre] Joseph Foret
François Comeau
Duplicata. R. PHILTPPS.
Annapolis Royal, 26 novembre 1730.
APPENDICE E. .
Toutes les pièces qui forment cet appendice et celles indiquées par les nos 484, 485 et
486 à l'appendice F sont extraites des volumes XXIII et XXIV intitulés : French Neu-
trais, et des volumes XXI et XXV intitulés : Court Records. Ces quatre volumes font
partie des archives de la baie du Massachusetts conservées à Boston. C'est là que M. Ber-
nard A. Pâté, Acadien originaire d'Arichat, C. B. et domicilié à Sommerville, Mass., avec
la patience d'un bénédictin, a consacré plusieurs mois à copier ces pièces d'une si grande
valeur historique. En 1905, M. Pâté vendit au bureau des archives du Canada son précieux
recueil dans lequel ont été puisés les documents qui forment l'appendice E et une partie de
l'appendice F. Quant aux pièces françaises elles ont été copiées textuellement de l'original
par Mlle Stanton. C'est par inadvertance que dans la version anglaise de la Généalogie
des familles acadiennes avec documents, publiée en 1906, il a été omis de mentionner la
compilation faite par M. Pâté. Pour réparer cette omission, le nom de M. Pâté a été
inséré à la page 358 de la version anglaise, sous la rubrique de Massachusetts, dans la
table indiquant la provenance des documents.
EXTRAITS DES ARCHIVES DE LA BAIE DU MASSACHUSETTS.
A la chambre des représentants, 5 novembre 1755.
Résolu que MM. Griddley, Hooper et le colonel Otis et autres que l'honorable Conseil
choisira, forment un comité chargé d'étudier la situation des Français sur les transports
qui sont actuellement dans le port de Boston, (a) et d'indiquer ce que la Législature
devra faire à ce sujet.
Soumis à l'approbation du Conseil
T. HUBBARD, orat-ur.
Au Conseil, le 5 novembre 1755. Résolution lue et approuvée. Jos. Pynchon et
William Brattle sont choisis pour faire partie du comité.
J. W ILLARD, secrétaire.
(a) Ces six vaisseaux avaient essuyé une furieuse tempête après leur départ du bassin des Mines et
étaient entrés dans le port de Boston pour y chercher un abri. Leurs noms sont donnés ci -dessus ainsi
que le nombre de prisonniers acadiens qu'ils transportaient, etc., etc. Après qu'il eût été permis à quel-
ques membres de leur cargaison humaine de débarquer, ces vaisseaux se remirent en route pour les endroits
qui leur avaient été assignés.
P. G.
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5 liv. de farine et 2 liv. de pain par personne pour une semaine. Oes rations ne permettent pas de 1<
<luiiv aux porte qui leursonl atsùrnée, surtout à c ou do l'ami' ••: «-u outir !• mauvaise.
A la Chambre des représantanta, 6 nov. 1755.
Résolu que M. Cooper fass,« partie du comité chargé d'étudier la situation (J<~
Français sur les transports qui sont actuellement dans le port oîe Boston, à la place de
M. Gridley qui désire être dispensé de cette tâche.
Soumis à l'approbation.
Certifié
HENRY GIBBS, greffier de la Chambre des représentants.
A la Chambre des représentants, 7 nov. 1755.
Résolu que MM. l'orateur, Tyng, Cooper, Gridley et James Bowdon, écuyers, et autres
que l'honorable Conseil leur adjoindra, constituent un comité chargé (durant la sus-
pension des séances de la législature) de placer les habitants de la Nouvelle-Ecosse qui
ont été ou seront envoyés, de manière à causer le moins d'embarras à ce gouvernement.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, 7 novembre 1755. — Résolution précédente lue et approuvée. MM.
Small, Watts, Andrew Oliver, Joseph Pinchow, John Erwin et William Brattle sont
choisis pour faire partie du comité.
THOS. CLARK, sous-secrétaire.
[Ratifié] S. PHIPS.
Le Comité chargé d'une enquête sur la condition des Français neutres à bord des
transports qui sont actuellement dans le port de Boston s'étant acquitté de cette tâche,
croit qu'il est nécessaire d'en débarquer un certain nombre afin qu'il n'en reste pas plus
que deux par tonneau. L'honorable Benj. Green, écr., d'Halifax, a promis au comité
de régler l'affaire avec les capitaines des vaisseaux. Nous avons l'honneur de soumettre
ce qui précède,
JOSEPH PYNCHON, par ordre.
Au Conseil, 7 nov. 1755. Lu et envoyé à la Législature.
A la Chambre des représentants, 7 nov. 1755.
Le rapport est lu et accepté.
Soumis à l'approbation.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, le 7 nov. 1755. Lu et approuvé.
THOS. CLARK, sous-secrétaire.
Ratifié.
S. PHIPS.
18-411
140 IRCHH /> ( i \ \h//\
5-6 EDOUARD VII, A. 1900
A la Chambre dea représentants, 11 décembre L755.
Résolu que MM. Gridley, James Kussell, Tyng et Wilder et autres que l'honorable
Conseil leur adjoindra, constituent un comité pour considérer le cas des habitants fran-
çais de la Nouvel le- Ecosse qui ont été envoyés dernièrement dans cette province par le
gouverneur Lawrence et préparer un rapport.
Soumis à l'approbation.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, 12 décembre 1755. Lu et approuvé. Samuel Watts, Andrew Oliver,
John Erwin et William Brattle sont choisis pour faire partie du comité.
J. W ILLARD, secrétaire.
A la Chambre des représentants, 16 décembre 17~>."j.
Résolu que le lieutenant-gouverneur soit requis d'écrire au gouverneur Lawrence
pour l'informer que ce gouvernement a admis les habitants français de la Nouvelle-
Ecosse qu'il a envoyés ici, mais que ce gouvernement compte qu'il sera remboursé des
dépenses que lui ont occasionnées et lui ^occasionneront à l'avenir ces déportés, et lui
apprendre que si d'autres habitants sont envoyés ici dorénavant, ils ne seront pas
admis dans ce gouvernement sans la promesse formelle du gouverneur de la Nouvelle
Ecosse d'indemniser cette province de toutes les dépenses qui en résulteront.
Soumis à l'approbation.
T. HUBBARD, secrétaire.
Au Conseil, 16 décembre 1755. La résolution précédente est lue et approuvée telle
que rédigée ci-après.
Soumise à l'approbation de la Chambre.
THOS. CLARKE, sous-secrétaire.
Résolu que le lieutenant-gouverneur écrive au gouverneur Lawrence pour l'informer
qu'il devra se charger de l'entretien des habitants de la Nouvelle-Ecosse qu'il donnera
ordre d'envoyer dans cette province.
Au Conseil, 16 décembre 1755. Résolu que Son Honneur le lieutenant-gouverneur
soit autorisé d'écrire à Son Excellence le gouverneur Lawrence pour l'informer que ce
gouvernement a admis dans cette province un certain nombre d'habitants de la
Nouvelle-Ecosse, (envoyés ici par son ordre) et qui sont arrivés ici à une époque de
la saison qui ne leur permet pas de pourvoir à leurs besoins, et lui apprendre en même
temps que ce gouvernement les a admis avec l'intention de se faire rembourser les dépen-
ses qu'ils occasionneront, et que pour cette raison Son Excellence doit donner les instruc-
tions nécessaires pour défrayer tou> les fran dont ils seront l'objet. Son Excellence
devra aussi être informée que si d'autres habitants doivent être envoyés ici, des instruc
tions analogues devront être données à leur égard.
A la Chambre des représentants, 17 décembre 1755. Lu et appromV.
T. HUBBARD. orateur.
Dans la vingt-neuvième année du règne de George IL
Loi à l'effet de pourvoir aux besoins des habitants de la Nouvelle-Ecosse déportés
par le gouvernement de cet endroit, et qui sont arrivés récemment dans cette province.
Attendu que plusieurs habitants et plusieurs familles de la Nouvelle-Ecosse ont été
envoyés dans cette province, par ordre du gouverneur et du Conseil de cet endroit, et
qu'à leur arrivée nous leur avons permis de débarquer, afin de leur épargner des souf-
frances; et qu'en conséquence un comité nommé par la Chambre haute et la Législature
de cette province a été chargé d'en disposer de manière à causer le moins d'embarras à
ce gouvernement, et que ce comité les a distribués dans plusieurs bourgs de cette pro-
vince où il fut trouvé nécessaire d'en prendre soin, parce qu'il était impossible à plusieurs
de ces déportés de pourvoir à leurs propres besoins : —
i.i \ i 1/ ni,// m {( [DU \ ■ iVEO DOOl Ml s \ IN
DOC. DE LA SESSION No 18
Ili",i par conséquent déoréfc par le lieutenant srneur, le G
bre dei représentante, que les cours g< m'nilr <i- n <!<• 1.1 p.n
comté, les administrateurs de la taxe dei pauvre ou ceux qu ni choi ii dan
différents bourgs pour prendre loin de dit - habitants ou Camille -i"1
tel que susdit, soient requis el autorisés d'employer, de mettn en ei ppoi
ter les dits habitants, de la même manière qu il le ferait à l'égard de hal
provinoe si la loi leur en conférait l'autorité.
Il est aussi décrété que dans le bourg où le dép
susdit., ceux qui seront chargés d'ec prendre soin, ou les administrât
pauvres, doivent jusqu'au 10 avril prochain tenir un compte exact des dépen e w
Baires et inévitables encourues pour leur entretien. Cei étal de compte d<
mis au bureau du secrétaire qui, après l'avoir soldé, B'en ervirs pour établit le montant
déboursé par ce gouvernement en aidant et secourant l;i province de la Nbuvi lie E
Au Conseil, 20 décembre 1755. Lue une première et deuxième fois adoptée à la
troisième lecture et envoyé pour en faire exécuter la grosse.
Soumise à l'approbation de la Chambre,
ÏHOS. CLARKE, wu
À la Chambre des représentants, 22 décembre 1755. Lue une première et deuxième
fois. Décembre le 23, lue une troisième fois et approuvée.
T. HUBBARD, orateur.
A la Chambre des représentants, 27 décembre 1755.
Attendu qu'un grand nombre d'habitants de la Nouvelle-Ecosse sont arrivés ici le
26 courant, après avoir été déportés par le gouverneur en Conseil pour assurer la sécu-
rité de la province, et qu'aucune mesure n'ayant été prise en vue de pourvoir à leurs
besoins, ils sont exposés à souffrir durant cette saison rigoureuse si la Législature ne
vient à leur secours : —
Il est ordonné que MM. James Russell, Cooper et Hall et autres que l'honorable
Conseil voudra leur adjoindre, constituent un comité chargé de pourvoir aux besoins des
habitants de la Nouvelle-Ecosse, jusqu'à ce que nous ayons reçu des instructions et des
ordres du gouveurneur Lawrence à leur égard, ou jusqu'à ce que nous ayons l'occasion de
soumettre le cas à Son Excellence le général Shirley, commandant en chef des forces de
Sa Majesté dans l'Amérique du Nord, et que nous ayons reçu les instructions de ce
dernier à ce sujet. En attendant, le comité devra les distribuer dans les bourgs de
cette province où ils causeront le moins d'embarras, et les administrateurs de la taxe
des pauvres dans les bourgs où ces habitants devront être envoyés ou ceux qui auront
été choisis pour en prendre soin, sont requis et autorisés par les présentes de les recueillir
et de les employer, ou de les supporter de manière à encourir le moins de dépenses
possible. Les dits habitants de la Nouvelle-Ecosse ainsi recueillis et entretenus dans les
bourgs n'en seront pas par le fait considérés comme habitants de l'endroit, la Législature
comptant que des mesures seront prises à leur égard par lesquelles ils n'occasionneront
pas de dépenses à ce gouvernement.
Soumis à l'approbation
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, 27 décembre 1755. Lu et approuvé. Samuel Wsjtts et William Brattle
sont nommés pour faire partie du comité ci-dessus.
THOS. CLARKE, sous-secrétaire.
A la Chambre des représentants, 27 décembre 1755.
Ordonné que James Bowdoin, écr., MM. Tyng, Trowbridge, colonel Cotton et le
capitaine Tivermore et autres que l'honorable Conseil voudra leur adjoindre, constituent
un comité pour considérer la condition des derniers habitants français de la Nouvelle-
Ecosse qui sont arrivés ici et préparer un rapport au sujet des mesures qui doivent être
prises à leur égard.
Soumis à l'approbation. T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, 27 décembre 1755. Lu et approuvé. Le colonel Cushing. MM. Watts,
Danforth et Oliver sont choisis pour faire partie du comité.
THOS. CLARK, sous-secrétaire.
142 l /.'<7//i /> c \\ \h h. \ \ ES
5-6 EDOUARD VII, A. 1900
A la Chambre des représentants, l'i janvier 17ôi).
< ordonné que le «..mit.- nommé le 27 décembre dernier pour pourvoir à la subsistance
des habitants français de la Nouvelle- Ecosse envoyas i « • i par le gouverneur Lawrence,
soit requis <!■■ B occuper de leur placeimiit jusqu'à nouvel ordre de la législature, et que
le dit comité fasse rapport des dispositions qu'il a prises jusqu'aujourd'hui à l'égard des
dits habitants.
Soumis à l'approbation.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, 16 janvier 1756. Lu et approu\
Approuvé,
S. PHIPS.
Retranchez [jusqu'à nouvel ordre de cette législature, et insérez] jusqu'à réception des
ordres du gouverneur Lawrence à leur égard, ou jusqu'à ce que la situation ait été soumise
à Son Excellence le général Shirley eUque nous ayons reçu ses instructions.
Résolution pour ordonner aux conseillers et aux administrateurs de la taxe des
pauvres de suspendre le placement des habitants de la Nouvelle-Ecosse en service.
A la Chambre des représentants, le 22 janvier 1756.
Ordonné que les administrateurs de la taxe des pauvres et les conseillers des
différents bourgs dans lesquels des habitants de la Nouvelle-Ecosse déportés dans cette
province par le gouverneur Lawrence, ont été envoyés par un comité nommé par cette
Législature, soient requis de suspendre le placement des dits habitants en service, en
vertu de l'autorité qui leur fut conférée par un acte de cette législature intitulé : Un
acte à l'effet de pourvoir à la subsistance des habitants de la Nouvelle-Ecosse, jusqu'à
nouvel ordre de cette législature.
Soumis à l'approbation.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, 22 janvier 1756. Lu et approuvé.
THOS. CLARKE, sous-secrétaire.
Au Conseil, 23 janvier 1756. Lu et reconsidéré, puis rejeté.
THOS. CLARK, sous-secrétaire.
A la Chambre des représentants, 23 janvier 1756.
Attendu que pour sauvegarder les intérêts de la Nouvelle-Ecosse, le gouverneur
Lawrence a envoyé ici un nombre considérable d'habitants de cette province, qui sont
arrivés depuis le 27 décembre dernier, et qu'aucune mesure n'ayant été prise au sujet de
leur subsistance, ils sont exposés à souffrir durant le présent hiver, si cette Législature
ne vient à leur secours :
Il est ordonné que le comité nommé par cette Législature le 27 décembre dernier,
s'occupe de l'entretien des habitants de la Nouvelle-Ecosse qui sont arrivés ici- depuis
le 27 décembre dernier, jusqu'à réception des instructions et des ordres du gouverneur
Lawrence à leur égard, ou jusqu'à ce que le cas ait été soumis à Son Excellence le major
général Shirley, commendarit en chef des forces de Sa Majesté dans l'Amérique du Nord,
et que nous ayons reçu ses instructions à l'égard des dits habitants. Dans l'intervalle,
il est laissé à la discrétion du comité de les distribuer dans les bourgs de cette province
où ils causeront le moins d'embarras au public et le moins de dépenses, prenant en
considération le montant de la taxe des pauvres perçu dans ces bourgs ainsi que
le nombre d'habitants qui y sont envoyés A — Les administrateurs de la taxe des
pauvres des bourgs dans lesquels les dits habitants seront distribués, sont par les pré
sentes autorisés et requis de les recueillir, de les employer et de les assister de manière
à encourir le moins de dépenses ; et les dits habitants de la Nouvelle-Ecosse ainsi
receuillis et entretenus dans un bourg ne seront pas considérés par ce fait comme
habitants de ce bourg et ne seront pas non plus entretenus aux frais de celui-ci, mais
A — A insérer : — et le nombre de ceux qui y ont été envoyés antérieurement.
(il \ / i/ mm m \< \i>ii \ mm t)(H i \i i \ i
DOC. l'I I A .LSSION No 18
oonsidérés comme étant << chargea la province B /
entretien m géraient pas rembow pa\ la • >n,-,,,iii< >>n /■ gouvernement de la elle
Eoosss. Cette Législature comptant que <l<- mesun eronl prise k leui égard pi
exempter <■<■ gouvernement «!<• toute dépen ies, et le m |" i teui de | auvn . -i' ; oi
où ces habitants ont été ou seront envoyée, on vertu d< \>n • m.- <t <!•• I uniic d<< i.i
Législature susmentionné, devront jusqu'au 10 avril prochain tenir cm oompt
dépenses nécessaires et inévitables qu'ils ont faite ou qu'il Feront I st état décompte
devra être transmis au bureau du secrétaire qui après l'avoir soldé rur
établir les sommes avancées de temps k antres par ■• tvernement poui aidet et
courir la province de la Nouvelle Eco
Soumis A L'approbat ion,
T. Il [JBBARD, orateur.
Au Conseil, 23 janvier 1756. Lu et approuvé avec les amendements A et lî
THOS. CLARK, étaire.
A la Chambre des représentants, 24 janvier 1756. Lu. Amendement A approu
amendement I» rejeté.
Soumis à l'approbation.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, le 24 janvier 1756. Lu et approuvé.
THOS. CLARK, a étaire.
Ratifié,
S. PHIPS.
Dans la vingt-neuvième année du règne de George II.
Loi additionnelle à une loi passée durant la présente année du règne de Sa Majesté,
intitulée : Loi à l'effet de pourvoir aux besoins des habitants de la Nouvelle-Ecosse
déportés par le gouvernement de cette province et qui sont arrivés récemment dans
cette province.
Attendu que depuis la promulgation d'une loi au cours de la présente année du
règne de Sa Majesté a l'effet de pourvoir à la subsistance des habitants de la Nouvelle-
Ecosse déportés par le gouvernement de cette province et qui sont arrivés ici dernière-
ment, d'autres habitants de la dite province ont été également déportés et sont
arrivés dans les limites de ce gouvernement et qu'aucune mesure légale n'a été prise en
vue de régulariser la situation de ces gens et île leur venir en aide, et qu'en outre la
première loi a été trouvée insuffisante : —
Il est décrété par le gouverneur, le Conseil et la Chambre des représentants, que
les cours de comté, les juges de paix de comté, -les administrateurs de la taxe des
pauvres et. ceux qui seront désignés pour prendre soin des déportés dans les bourgs où les
dits habitants ont été ou seront envoyés en vertu d'une résolution ou par ordre de la Légis-
lature, sont autorisés par les présentes et requis d'employer, de mettre en service les
dits habitants ou de prendre les mesures nécessaires pour pourvoir à leur subsistance de
la même manière qu'ils le feraient à l'égard des habitants d'une ou des villes de cette
province si la loi leur en conférait l'autorité dans les mêmes circonstances.
Il est de plus décrété que les administrateurs de la taxe des pauvres et ceux qui
ont été ou seront nommés pour prendre soin des déportés dans les bourgs où les dits
habitants ont été ou seront envoyés, tel que susdit, soient et sont autorisés par les pré-
sentes et requis de leur procurer des instruments aratoires et ce qui est nécessaire pour
tisser ou filer ou pour d'autres travaux manuels selon les capacités et les aptitudes
de ces dits habitants, pour un montant n'excédant pas quarante shellings par personne,
de fournir une maison aux familles dont le chef entreprendra de gagner la subsistance et
de secourir et supporter tous ceux qui sont incapables de pourvoir à leurs propres besoins.
Les administrateurs de la taxe des pauvres, etc., devront tenir un compte exact
jusqu'au premier juin prochain et jusqu'au premier jour de chaque année subséquente.
> . — , — —
B. A retrancher.
144 A/:' lin /■> ( 1 VADIE \.\/->
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
aussi Longtemps que cette loi Bera en vigueur, des dépenses encourues par 1 application
des 'lites lois. Cet état de compte devra être transmis de temps à autre au bureau du
taire chargé de le présenter au gouverneur en Conseil qui en autorisera le paiement.
Le dit état de compte servira à établir les sommes déboursées par ce gouvernement pour
les lins ci-dessus.
Il est en outre décrété que dans les bourgs où des administrateurs de la taxe des
pauvres ont été nommés, il sera du devoir et dans les attributions de ces derniers de
prendre soin des habitants de la Nouvelle-Ecosse qui y ont été envoyés et d- pourvoir à
leur subsistance ; et que dans les endroits où de tels inspecteurs n'auront pas été nommés,
onseillers devront se charger de ce soin.
Cette loi ne sera en vigueur que jusqu'au 20 juin de l'an de grâce 1757.
Au Conseil, le 1er mars 1756. Lue une première et deuxième fois, puis adoptée
envoyée pour en faire exécuter la grosse.
Soumise à la chambre.
THOMAS CLARK,
sous-secrétaire.
A la Chambre des représentants, le 1er mars 1756.
Approuvée après la 3me lecture et envoyée pour en faire exécuter la grosse.
T. HUBBARD, orateur.
Dans la vingt-neuvième année du règne de George IL
Loi pour exempter les bourgs de la responsabilité des dépenses encourues à l'égard
des habitants de la Nouvelle-Ecosse envoyés dans cette province.
Attendu que plusieurs bourgs ou districts ont été forcés de recueillir les habitants
de la Nouvelle-Ecosse qui ont été envoyés et sont arrivés ici, et qu'il est possible qu'à
l'avenir quelques-uns de ces habitants se trouvent dans l'impossibilité de pourvoir à
leurs propres besoins, soit par la maladie ou autres causes et qu'il devienne nécessaire
de les secourir.
Il est décrété par le gouverneur en Conseil et la Chambre des représentants que
toutes les fois qu'il sera nécessaire de venir en aide à des habitants de la Nouvelle-
Ecosse incapables par la maladie ou autre cause de pourvoir à leurs propres besoins, les
bourgs ou districts dans lesquels se trouveront les dits habitants ne seront pas tenus
responsables des dépenses encourues à cette fin, lesquelles seront ajoutées aux charges
de la province ; et que 'par la suite, si aucune mesure n'a été prise et rien n'a été fait
à cette fin, les dits habitants, chaque fois qu'il y en aura dans l'incapacité de pour-
voir à leurs propres besoins, seront assistés et secourus de la même manière que la
loi prescrit d'aider et de secourir les personnes malades et indigentes qui ne sont pas
des habitants de ces bourgs ou districts ; et les frais encourus à cette fin devront être
payés par le trésor de la province.
Au Conseil, 1er mars 1756, Lue une première et une deuxième fois puis adoptée
et envoyée pour en faire exécuter la grosse.
Soumise à la Chambre.
THOS. CLARKE, sous-secrétaire.
A la Chambre des représentants, 1er mars 1756.
Lue une 1ère, 2ième et oième fois et approuvée.
T. HUBBARD, orateur.
i,i \i IL0QI1 m U i/'// \. il/' DOOÏ \n v>
DOC. DE LA SESSION No 18
RÉSOLUTION \ L'EFFET DE SOUMETTRE a r COMITÉ L'EXAMEN m
COMPTES \ L'ÉGARD DES DÉPENSES ENCOU RI E POl H
LES HABITANTS FRANÇAIS DE LA NOl
\ r.u.i: i COSSE.
R&olu que les réclamations des aubergistes el d'autres pei onne qui ont |
le prisonniers français sur leur parcours d'Albanj Boston, soien! mit.
iKiiiinii'' pour examiner les rëolamal ions des soldats revenus de l'an
approuvés par le comité* Boienf payés par le trésor public
Soumise ••» l'approbal ion.
Au Conseil, Le 6 mars 1756. Lue et approuvée,
Ratifiée.
T. HUBBARD orai
.1 Wl LLA K D, eecn •
W. SHIRLEY.
Loi pour empêcher Les habitante de La Nouvelle Ecosse qui vont de bourg en bourg e<
ceux qui sont employés à faire la pèche ou sur des cabotiers, de causer des embs
au gouvernement.
Dans la vingt-neuvième année du règne de George 11,
Attendu que les habitants de la Nouvelle-Ecosse, par suite de la liberté qui leur a
été accordée et du privilège de les employer aux pêcheries et sur les cabotiers, peuvent
causer des ennuis et des embarras au gouvernement : —
Il est décrété par le gouverneur en Conseil et la Chambre des représentants qu'à
partir du 1er mai 1757, tous les habitants de la Nouvelle-Ecosse ne devront pas sortir
des limites du bourg dans lequel ce gouvernement les a placés, sans une permission
signée par au moins un des conseillers du bourg chargé d'en prendre soin, ou par celui
qui les aura pris à son service ; et toutes les fois que les dits habitants, tel que susmen-
tionné, seront trouvés en dehors des limites de leur bourg respectif, celui, celle ou ceux
qui auront enfreint* cette loi pourront être traduits devant un juge de paix de Sa Majesté
qui, sur preuve de la contravention, maintiendra le ou les coupables en état d'arrestation,
jusqu'à ce qu'ils soient renvoyés à l'endroit qui leur aura été assigné, et les frais de l'arres-
tation et du renvoi du coupable dans son bourg seront ajoutés aux autres dépenses
encourues par la province au sujet des dits habitants, par les conseillers qui avaient
charge du coupable. Et toutes les fois que les dits habitants se rendront coupables d'une
deuxième contravention de ce genre, celui, celle ou ceux qui seront coupables seront pas-
sibles d'une amende n'excédant pas dix schelings ou de recevoir publiquement un nom-
bre de coups de fouet n'excédant pas dix ; en outre, le juge de paix devra, s'il le juge à
propos, condamner chaque fois, tel que décrété ci-dessus, celui, celle ou ceux qui seront
trouvés coupables d'avoir transgressé cette loi. Tous les constables et autres officiers du
gouvernement sont par les présentes requis, autorisés et munis du pouvoir d'arrêter telles
personnes et de les empêcher de parcourir la contrée en les traduisant devant un juge
de paix de l'endroit où ces personnes seront trouvées en contravention à la présente loi.
Il est de plus décrété qu'aucune personne ne pourra transporter aucun des habi-
tants de la Nouvelle-Ecosse à bord des vaisseaux de pêche ou des cabotiers, et que toute
personne trouvée coupable de cette offense sera passible d'une amende de dix livres, dont
la moitié ira au trésor de la province et l'autre moitié à celui ou ceux qui auront porté
plainte et intenté la poursuite ; laquelle somme pourra être réclamée dans les cours de Sa
Majesté ayant juridiction dans ces cas.
A la Chambre des représentants, le 15 avril. Lue une 1ère et 2ème fois.
Le avril, lue une 3ième fois et envoyée pour en faire exécuter la grosse.
Soumise à l'approbation.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, le 20 avril 1756. Lue.
146 i /.*<■// /i /> ( i \ \!>ll. \ \ i -
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
[ Tiré de Vorigi nal '.
A Son Excellence le Gouverneur General <!<■ la province de Massachusetts Bay de la
nouvell Angleterre et au honorable Gentilhomes du Consseil»-.
Nous avons pris la liberté de Vous présente cette Requeste, Comme nous Somme
En Chagrin par llaport a Nos Enfans. La perte que nous a Voii-^ Souffris de nos habi-
tations et amené icy, et nos Séparations Les zun des autres n'est Rien a Comparé a Cell
que nous trouv [ons] a présent, que de prendre Nos Enfans par force devant nos1 yeux,
La Nature inesme» ne peut Souffrir cela. Si il Estaite en nostre pouvoire davoir nostre
chois. Nous Choisirions plustot de Rendre nos Corps et nos âmes que destre Séparé
deux. Cest pour quoy nous Vous prions en grâce et Vos honours que Vous ayé, La
bonté dapaiser Cette Crueltée, nous ne Ruffussons au Cunement de travallier pour
lentretien de nos Enfans, moyainent, que Si Cestoit Sufsent [suffisant] pour nos familles.
Vous priant en grâce que davoir La bonté davoir Egart a nostre Requeste ainsy faisent
Vous obligeray
Vostre très humble et très Obéissent Serviteurs
a Chelmsford JEAN LENDRY.
a Oxford CLAUDE BENNOIS.
a Concord CLAUDE LeBLANC.
charle daigue [daigle.j
pier Leblanc.
aWorcester AUGUSTIN [Le] BLANC,
a Andover JAQUE EBERT [HÉBERT.]
JOSEPH VINCENT.
a Waltham ANTOINE EBERT [HÉBERT.]
A la Chambre des représentants, le 13 avril 1756.
Pétition précédente lue. Ordonné que MM. Giidley et Tyug et autres que l'hono-
rable Conseil voudra bien leur adjoindre constituent un comité pour examiner cette
requête et indiquer ce que cette Législature devra faire à ce sujet.
Soumis à l'approbation.
Certifié : HENRY GÏBBS, greffier de la Chambre des représentants.
Au Conseil, le 13 avril 1756. Lu et approuvé. John Cushing, écr., est nommé
pour faire partie du comité.
J. W ILLARD, secrétaire.
Le comité chargé d'examiner la pétition de quelques-uns des habitants de la Nou-
velle-Ecosse envoyés ici dernièrement, s'étant acquitté de cette tâche, propose humble-
ment de recommander aux conseillers des bourgs dans lesquels résident
ces habitants ou aux administrateurs de la taxe des pauvres, de cesser pour le présent
de les mettre en service, de leur fournir une maison pour chaque famille, afin que ces
familles puissent vivre ensemble si elles le désirent, et cela jusqu'à nouvel ordre; de pro-
curer du travail, à un prix raisonnable, à ceux qui sont capables de supporter leur
famille et de leur fournir, outre les choses nécessaires qui leur sont déjà distribuées par
les conseillers ou les administrateurs de la taxe des pauvres, certains articles avec les-
quels ils sont aptes à se confectionner des vêtements, etc. Si quelques-uns doivent être
mis en apprentissage, il faudra au préalable en obtenir le consentement de deux juges
de paix du comté, et tous devront être traités avec bonté et humanité.
Le tout humblement soumis
Par JNO. CUSHING par ordre.
Au Conseil, le 15 avril 1756. Lu et approuvé et il est recommandé aux conseillers
et aux administrateurs de la taxe des pauvres des bourgs di s'y conformer.
Soumis à l'approbation.
J. WILLARD, secrétaire.
A la Chambre des représentants, le 17 avril 1756.
Lu et rejeté.
T. HUBBARD, orateur.
i.l \ I I / n,,n m [CAlilKS il/' /"" ' i//
DOC. DE LA SESSION No 18
/><!,)< /ii trentième anuA du règne dé (itorg*. Il
Loi ivl.'it ive au k habitant de la N ouvollo Ëi brai
«et te province.
Il (>>( décrété par li ivorneur, le Conseil el la Chambre de repi
anoiena habitants français de la Nouvelle l on! ii" more pi
ohain, en dehors des lim>tes"des bourgs ou d re pectifs,
ture leur a ordonné de demeurer, an unepermi ion ignée par au moin i
des «lits bourgs ou distriots, les «lit - habitant pour la première oontrt entioo dont ili on
elles seront trouvés coupables devant un juge de paix, seront tni au bloc pour un e |
temps n'excédant pas trois heures, et pour la deuxième contravention re
misa mu un nombre de coups de fouet n'excédant pasdii mt renv< du
juge de paix à l'endroit qui leur a él pié. Et que toute peraoni toi
chacun des habitants français qui ne Bera pas muni d'une, permission ou d'un ■ >rt,
tel que susmentionné ; les fiais de l'arrestation, du procès, de la punit ion et du renvoi du
coupable dans sa localité devant lui être chai il est en état de r, sinon le
bourg ou distriot du délinquant en Bera tenu responsable.
11 est de plus décrété que si la permission ou le passeport délivré par 1» .lier-
ou les administrateurs de la taxe des pauvres, leur accorde plus de six jours, ou si le tem
qui leur a été accordé est expiré, l'habitant français dans les deux < -ihled une
punition infligée de la même manier»! (jue s'il n'avait pas de permission.
Cette loi ne sera en vigueur que jusqu'au 25 septembre 17
A la Chambre des représentants, lue une première fois le 27 ; lue une 2ième. et
3ième fois le 28 ; puis approuvée et envoyée pour en faire exécuter la grosse.
Soumise à l'approbation,
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, le 28 août 1756. Lue une 1ère fois. Le 30 août 1756, lue une 2ième
fois ; puis approuvée et envoyée pour en faire exécuter la grosse.
Soumise à la Chambre.
THOS. CLARK, 80 us- secrétaire.
Messieurs de la Chambre des représentants,
Je vous transmets la traduction d'une pétition qui m'a été présentée par les Aca-
diens appelés Français neutres, qui résident actuellement à Boston.
La situation de ces gens est vraiment déplorable. Aucun d'eux n'a eu la variole
et tous comptent sur leurs travaux quotidiens pour gagner leur pain. S'il ne leur est pas
permis d'aller à travers la ville y chercher du travail, ils doivent donc mourir de faim ;
et s'il leur est permis de circuler, ils contracteront la maladie. Comme ils sont entassés
dans des appartements étroits et qu'ils manquent des choses nécessaires à la vie, il faut
les protéger contre le danger de périr. Je me suis entretenu avec les conseillers, et ceux-
ci après avoir consulté les administrateurs de la taxe des pauvres, croient qu'ils n'ont
pas l'autorité requise pour venir au secours de ces malheureux. Aussi je me trouve dans
l'obligation de m'adresser à vous pour sauver ces gens. Si vous leur fournissez les moyens
de subsistance, je vais donner ordre de les placer dans les casernes de la forteresse et une
fois le danger de contracter la maladie disparu, ils recevront la permission d'aller dans
les autres bourgs chercher du travail ; ce que présentement je crois impossible.
FRA. BERNARD.
Chambre du Conseil, 18 janvier 1764.
A la Chambre des représentants, le 18 janvier 1764.
Après lecture de la lettre précédente, il est résolu que Son Excellence ordonne
de transporter tous les Acadiens qui résident actuellement à Boston dans les casernes
de la forteresse, et que les vivres nécessaires à 1< ur subsistance leur soient fournis jus-
qu'au 15 février prochain ; cette Législature se chargeant d'établir parla suite la respon-
sabilité des dépenses encourues.
Soumis à l'approbation du Conseil
TIM. RUGGLES, orateur.
Au Conseil, le 19 janvier 1764. Lu et approuvé.
Ratifié, A. OLIVER, secrétaire.
Fra. Bernard.
148
l/.'f 7//i / ,$ c I \ IDIE \ NES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
GOUVERNEMENT DES fSLES SOUS LE VENT.
Charles ïheodat Comte D'Estaing, etc., nommé et admis chevalier des ordres du
Roi, Lieutenant Général de ses armées navales, Gouverneur généra] Représentant La
Personne de Sa Majesté aux Isles sous le vent de l'Amérique et Mers adjacentes.
Faisons Bcavoir a tous les Acadiens résident à la Nouvelle Angleterre que tous
d'entre eux, hommes, femmes et enfants qui voudront passer aux Colonies françpises de
Si- Dominique pourront s'adresser à sieur Jean Hanson, négotiant à la Nouvelle York,
qui leur fournira tous les vivres nécessaires et les moyens de passer aux dittes colonies,
OU ils seront bien reçus. Il leur sera concédé du Terrain, et ils seront entretenu par le
Roy pendant les premiers mois de leur séjour à ce qu'ils puissent gagner de quoi vivre
par eux même.
Au Cap François, Isle St- Dominique le 26 juin 1764.
ESTAING.
Par ordre,
MARTIN.
A Boston ce premier décembre l'an 1764.
A Votre excellence Monsieur le Gouverneur en chef commandant en Massachu-
setts Bay.
Nous prenont la liberté touts en gênerai de présenter a votre excellence ce peu des
mots en prenant la liberté de supplier votre hooeur de nous accorder in passeport en
gênerai pour tous ceux qui veulent passer an Isle St Dominique, Nous priont votre
honorable personne de nous rendre raisons si votre honeur permettera de nous accorder
la demande que nous vous font ainsi signé les chefs des familles Acadiens, ici présents
sans compter le nombre de ceux qui ne sont pas présents.
Noms. Nombre dans
chaque famille.
Paul Landry 5
Jean Landry 2
Alexis Braux 9
Jean Melanson 4
Jean Leblanc . , 11
Jean Thibodot . . 7
Joseph Landry 6
Joseph Hebaire 4
Augustin Leblanc 8
Charles Landry 4
Pierre Trahant 4
Charles Trahant 9
Jean Bâtes Hebaire 3
Charles Thibodot 3
Jean Trahant 10
Pierre Leblanc 2
François Leblanc 12
Joseph Vinsent 6
Joseph Benoit 4
François Benoit 4
René Landry 6
Godefroit Benoit 9
Jean Charles Daigue 8
Jean Jacques Maiet (Maillet) 6
Marguerite Pregent 3
Jaques Remont (Raymont) 5
AmanLandry 7
Paul Braux , 9
Joseph Braux 2
François Landry 3
Noms. Nombre dans
chaque famille.
Jermain Landry 2
Charles Braux 8
Clode Dugat 7
Pierre Landry 7
La veuve à Antoine Thibodot 7
Charles Hebaire 7
Jean Baptis Thibodo . 3
René Landry 4
Paul Landry 6
Joseph Leblanc 3
Jean Landry 10
Benonis Douset 2
Aman Dupuis 8
Jean Landry 5
Aman Braux Il
Jean Guedrit 10
Jean Leblanc , 12
Jean Pelerant (Pellerin) 9
Pierre Pelerant (Pellerin) 9
Dominique Clouoitre. 9
Charle Boudrot 1
Jean Boudrot 7
François Rous 9
Nicola Bario 2
Simon Leblanc 6
Castain Tibaudau 4
.Nombre total , 350
QEVl ILOQIB m U i/'// n ii/' DOi ' UEN1
>E LA SESSION No 18
Aux nom. oi-de u il faut ajouter le qui donnèrent leui •• I''
décembre 1764, > \ oir
Pierre Braux I ■ ■ i
Dominique Thibodol i Ollivier Dupui 7
Alexis Thibodol
A mail l.i.iux ,.....,, I
MLiohelle Dupuia .
Jermairj Dupui - . 12
Jeâu I tapuifl Nbmbi
François Dupuia 6
A une Béanoe du Conseil tenue à Boston !<• 19 décembre 1764.
Son Excellence le gouverneur ayant t'ait part -mi ( Sonseil <!<• la demande que lui ont
adressée quelques uns des Acadiens français venus a Boston, Lesquels sonl dénui de tout
moyen de subsistance et sollicitent, la permission >!«■ s'en aller aux île- fran
Résolu que 8 -u Excellence charge les administrateurs de la taxe i le la
ville »lc Boston «le s'enquérir minutieusement de la situation de ce Acadien . des
bourgs auxquela Lia appartiennent et du nombre de ceux qui sont venus de chacun
des dits bourgs ; qu'une somme de £25, soit remise aux administrateurs de la taxe des
pauvres pour pourvoir a leurs besoins du moment, et que ces administrateurs prennent
les moyens de mettre fin à de telles dépenses, en renvoyant ces Acadiens dans leurs bourgs
respectifs et en empêchant qu'il en vienne d'autres ; et que les dits inspecJ
présentent mardi prochain un rapport à ce sujet à Son Excellence et
I onseil.
A. OLIVER, sécréta
Les administrateurs de la taxe des pauvres de la ville de Boston demandent la per-
mission d'informer Votre Excellence et les honorables membres du Conseil qu'immédiate-
ment après avoir reçu la recommandation qui leur a été adressée ils se sont mis à L'œu-
vre et ont l'honneur de transmettre le rapport suivant :
La plupart de ces gens sont dans la raffinerie près de la Pointe du Moulin à Vent.
Les dits administrateurs ont loué cette maison des héritiers de Benjamin Clark pour y
loger les Acadiens qui leur ont été confiés, au prix de seize livres sterling par année,
lequel prix les héritiers sont convenus d'exiger pendant le temps que ces gens occuperont
la maison.
Un grand nombre de ces malheureux Acadiens ont été trouvés sérieusement malades,
plusieurs autres le deviennent tous les jours, et nous croyons que cette maladie a été
causée surtout par les misères que ces gens ont eu à supporter avant qu'aucun soulage-
ment ne leur fût prodigué. La présente saison de l'année ne permet pas de procurer
beaucoup de travail à ceux qui sont en bonne santé et capables de travailler. Il semble
qu'ils se sont efforcés de trouver du travail ; malgré cela ils ne peuvent faire suffisam-
ment pour se supporter eux-mêmes : à plus forte raison, sont ils dans l'impossibilité de
pourvoir aux besoins de leurs familles.
Quant à mettre fin immédiatement aux dépenses qu'ils occasionnent, le moyen que
nous propose Votre Excellence nous paraît efficace pour atteindre ce but ; mais
prenant en considération la saison de l'année et leur situation présente, et le fait que
quelques-unes de ces familles ont des. vieillards et des infirmes ; que d'autres ont des
malades et que dans chaque famille se trouvent des femmes et des jeunes enfants, nous
ne croyons pas qu'il soit possible pour le moment de mettre le projet de Votre Excellence
à exécution.
Nous nous permettons de mentionner à Votre Excellence et aux honorables membres
de ce Conseil comme moyen de se désister de la charge de supporter ces gens, de faire
connaître aux conseillers des bourgs assignés à ces malheureux par la Eégislature, les
circonstances dans lesquelles ils se trouvent, afin que ces conseillers prennent les mesures
nécessaires pour l'entretien de ces Acadiens.
(a) En 1766 et 1767 les 66 chefs de famille ci-dessus, sauf quelques-uns qui allèrent ailleurs, se ren-
dirent en divers groupes dans la province de Québec et s'y fixèrent. 11 y en arriva jusqu'en 177"» et même
plus tard.
150 ARi ///!/.> ( iNADIENNEft
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Quant aux moyens à prendre pour empêcher les autres de venir ici pour les mêmes
motifs, nous ne voyons pas de mesure plus efficace à cette fin, que la proclamation de
Votre Excellence qui a été affichée en plusieurs endroits et qui défend à toute personne
de les transporter.
Nous sommes avec le plus grand respect
De Votre Excellence et des honorables membres du Conseil
les humbles serviteurs,
JOHN BARRET, par ordre.
(Tiré de V original) (a)
A Boston le premier de janvier 1765.
Nous autre tout les aCadien ayent un grand désire de passe au Colonis frances nous
prenont la liberté de présente une Segonde Retierte (Requête) a votre Excellence Mon-
sieur le gouverneur coumandant au Massecusete Be a vous et a votre Concielle an vous
Soitant une Bonne anné et Bonne pro(s)pairrite nous Sespairont monsieur que votre
honorable personne nous Randras Bonne justice alegardde Se que nous vous présentant,
vous ette Bien perSuadés mes Sieur des offre quon nous fait au colonie franses voilas
neufan que nous vivont an espairance dales joindre notre patris et il nous Semble que la
porte nous Setait ouverte et vous nous La(vez) fermes nous Savont toujour atant
dudirre quand tamp de paix quan tout peyit que la porte des prison Souvrait pour les
priSonier.
Cela MeSieur nous Setonne Bien devoir quon nous detien an nous disent quou
nous donne toute libreté de notre Religion Se qui et (sic pour est) tout Contraire à nos
Sentiment par Ce que nos Sentiment Son quand Nous deténent Isis Iveveres [I vou-
lons ?] nous Zostes le libre ExCercis de notre Religion Celas et Bien deurre pour nous
et ausi durre se (sic pour c'est) devoirre Notre Situation de nous voire tout dun pilot
ettant un Capable de nous Soulage de nous mesme
Mesieur, Si vous naves Compastion de Nous nous panson que nous perriront de
frète et de fain Monsieur dans puis que nous vous Savons présentes notre Retier
[requête] jasvont resus [94] livre de viande [de] mouton 2 Corde de Boy 2 Boisot depoit
5 Boisot de patate et de navos a SoiSante et douze perSonne que nous Somme mesieur
Sa nous et Bien pénible aPres avoir ette rounaine comme nous Sa vont ette quilia de
gen parmi vous autre qui pance que nous Somme riche qui et une chose qui na jamais
ette an nous dans Se peiit Isis ancorre Bien moin a presen que jamais Caria Riches [se]
qui nous Reste Ces La Misère et la pauvreté.
Ainsi MeSieur nous Supplyons vos Bonté da voir Compastion de pauvre jen Comme
nous le temp que nous Seront détenus Isis.
ainsi Signé JEAN TRAHANT.
CASTIEN THIBODOT.
JEAN HEBAIRE.
CHARLES LANDRY.
ALLECIS BROUX.
Message du gouverneur Francis Bernard au sujet des Acadiens.
Messieurs les membres du Conseil et de la Chambre des représentants.
J'ai été informé pour la première fois, il y a trois mois, que les Acadiens de cette
province partaient d'ici en grand nombre pour aller former un établissement à la colonie
française de Saint-Domingue. J'ai toujours considéré ces gens comme sujets britan-
niques ; et il y a quelque temps, j'ai soumis leur cas aux ministres d'Etat de Sa Majesté,
les priant de me donner des instructions à ce sujet. Par conséquent je ne pouvais
laisser cette émigration s'opérer sous mes yeux avant d'avoir reçu des ordres de mes
supérieurs. C'est pourquoi, après avoir reçu l'approbation du Conseil j'ai lancé une
(a) On constatera que dans ce document l'accent aigu est omis sur Te final. Il y a aussi plusieurs a
auxquels il faut donner le son de a au commencement de certain? mots.
i,i \ i 1/ u(,n ni ! LO \i>i i \ m / ' /"" / in
DOC. DE LA SESSION No 18
proolamatioa pour empêcher leur transport, Depuis, j'ai n i d<
pétitions dans lesquelle il e plaignent de manquci ici <!<• ■! ;i l<*>ir
subsistance. A\r.- l'approbation du Conseil, jo leur ni |>n><un de
mentj en attendant l'ouverture de la Législature, Je rou transnael aujourd'hui leun
pétitions et autres document! oonoernant oette que bion, et je ollicite et
\ otre aide au sujet de os.
Leur sit nation est certainement pitoyable : car en allant à St Domin courent
à leur destruction certaine. En effet, un très petit nombre pourront ix effet
meurtriers du olimat de oel endroit : mais, d'un autre ne i
encouragement les engageant à rester dans ce paya CJn entiment d'humanité plutôt
qu'auoune considération politique me porte à empêcher ceux qui restent d'entreprendre
<•<> fatal voyage J'ai moins l'ambition d'en f;wn- des sujets britannique que de les
empêcher <le périr. La première chose à taire, c'est de leur procurer le
SaireS à leur subsistance ; ensuite je serai très heureux de voir prendre des moyen- qui
leur permettront de former un établissement quelque part, afin de les empêcher d effe<
leur projet de s'en aller à St Domingue ou il est peu probable qu'ils survivent aux effets
du olimat.
Chambrk du Conseil. Fi;a. BERNARD.
24 janvier 1765.
Le comité chargé de considérer le message de Son Excellence du 25 (sic) courant
au sujet des Acadiens résidant dans cette province, a l'honneur de Caire rapport qu<- les
dits Acadiens sont très opposés à la perspective de rester dans cette province.
Le comité croit que, pour cette raison, il serait inutile pour le moment de leur faire
des offres de terrains en vue d'y former un établissement.
Le comité a constaté qu'un bon nombre oiît abandonné les bourgs dans lesquels ils
avaient été envoyés et sont venus à Boston dans le dessein de partir pour les Indes
Occidentales ; et que quelques-uns d'entre eux avaient vendu leurs provisions et leurs
ustensiles nécessaires et perdu un temps considérable à se préparer pour le départ.
En outre, le comité a compris que l'intention de la proclamation de Son Excellence
était d'empêcher toute personne de s'engager à transporter des sujets de Sa Majesté dans
une autre contrée où ils iraient augmenter- la puissance d'un prince étranger, et que les
dits Acadiens, à cause de leur déception, se trouvent aujourd'hui dans une situation
précaire et en danger de périr si cette Législature ne vient immédiatement à leur secours.
C'est pourquoi le comité croit devoir faire rapport qu'il est urgent de secourir ceux
des Acadiens qui sont dans la misère et de les supporter durant les deux prochains mois.
Soumis par ordre du comité.
BENJ. LYNDE.
A une séance du Conseil, le 2 février 1705. Lu et renvové à la Chambre.
A la Chambre des représentants, le 5 février 1765. Lu et rejeté.
A la Chambre des représentants, le 15 février 1765.
Résolu qu'il soit alloué aux frais de cette province, aux Acadiens qui se trouvent
présentement dans cette ville et qui conformément à une mesure de cette législature
sont reconnus habitants de bourgs de cette province, et sont maintenant, à cause de
leur pauvreté, à la charge du public, des vivres pour quatre jours afin qu'ils se pré-
parent à s'en retourner. Cette quantité de vivres devra suffire à leur renvoi dans
leurs bourgs respectifs en leur permettant de parcourir une distance de huit milles pendant
ces quatre jours. En outre qu'ils soient immédiatement renvoyés dans les bourgs qui leur
ont été assignés et que les dépenses encourues pour le transport de ceux qui ne sont pas
capables de faire le trajet soient payées par le trésor public ; et que le commissaire géné-
ral soit autorisé à fournir aux Acadiens, la quantité de vivres susmentionnée et à
faire exécuter le présent ordre à l'effet de renvo}Ter les Acadiens'dans leurs bourgs res-
pectifs.
Soumis à l'approbation du Conseil.
S. WHITE, orateur.
Au Conseil, le 7 (sic) février 1765. Lu et approuvé.
A. OLIVER, secrétaire.
Ratifié FRA. BERNARD.
152
\h'( III \ ES CANADIE \ S
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Tiré de l'original. <
A Son Excellence François Barnard Esq' ( 'apitaine gênerai et Gouverneur en Shef pour
majesté Le Roy de la viande Bretagne en la province de masachuset en la nou-
velle angleterre a Boston ainsy qua messeigneur de Son Conseil de Boston.
Nous franséss de la Cadie que Ion apelle Neutre estant dans le gouvernement de
Boston estant répandu dans plusieurs ville de Ganpagne par ordre du Conseil et y ayant
restes plusieurs année Sans Interrompre le gouvernement, mais nos famille estant multi-
plies extrêmement depuis quelque année nous ayant oblige de quiter les Campagne et
venir a Boston pour nous en aller mais nous avons été aresté par ordre du gouvernement
ce qui Nous a oblige de rester a Boston et de tacher de gagner nostre vie et celle de nos
pauvre famille les un Sont aile a la pèche les autre on fait le travaille ordiner de la
vielle [sic pour ville] quand qu'il zont pu [en] trouver les seu quavont été a la pèche
avont été oblige de cïiarche des homme quil leur zo [t] avance tout leur nècètèr [sic pour
nécessaire] pour la pèche an leur prometant de peier après daitre de retour après leur
/avance peier ils ne leur restes Rien pour mentenir leur famille.
Cest pourquoy aujourdhuy nous pauvre fransois prions Messeigneur de Son Conseil
davoir pitié et Compasion de nous et de plusieur pauvre veuve et de nos petite famille
de Nous assister Cette hiver de quelque Chose pour nous pour nous pouvoir faire Subsis-
ter envie faute de quoy nous Somme obliges davoir ReCours a vous de nous donner dus
travail estant tous Bien volontiers de travailler et nen pouvant trouver au Cunement
<l un Se [tte] ville Cest pour quoy nous prions Son ExCellenCe ainSy que messeigneur du
Conseil de nous regarder d'un Oeil de pitié et de nous pas oublier et nous ne manqueront
jamais de nous Souvenir que Nous Somme et Serons toujour les plus humble et Soumis
Serviteur
JEAN HEBERT
AUGUSTIN leBLANC
sa
PIERRE X TRAHAX
marque
sa
A Boston Ce 13 de Jeanvier lan 1766.
MARIN X GOURDEAUX
marque
( Tiré de Voriginal )
A SonExcellence francois Barnard Gouverneur en Chef a Boston pour Sa Maj estez
Le Roy de la Grande Bretagne Ainsy qua Messeigneurs du Conseil
Nous habitans francois Acadiens ayant Présentés un Mémoire en datte du Onse du
Mois dernier a la Cour devant Messeigneurs du Conseil pour les prier de nous assister
de quelque Chose pour nous maintenir cet hiver et nen Ayant Reçue aucune Réponse
Nous vous Suplions très humblement pour prier Son Excellence ainsy que Messeigneurs
du Conseils D'avoir la bontés de nous transporter au Canada dans des Vaisseaux propre
pour nous et nos familles avec des provisions pour une année pour pouvoir Nous main-
tenir Estant hors destat Par nous mesme de pouvoir y Pourvoir et Prions Son Excellence
francois Barnard Gouverneur en chef pour Sa Majestez a boston d'avoir la bontés
descrire en nostre faveur a L'honorable James Murray Gouverneur et Commandant
General de la province du Canada d'avoir la Bontés de nous donner des terres et des
assistances pour Nous et Nos familles Après que nous Saurons Arrivés au Canada Sui-
vant Sa Proclamation en date Du Premier Mars 1765 Signés James Murrav En Se faisant
Messeigneurs vous Obligerés vos plus Soumis nous tous les Soussignés.
JEAN TRAHAN. AUGUSTIN LEBLANC.
JOSEPH DUGAS. ISTDORE GOURD AUX.
ALEXIS BROE. JEAN HEBERT.
RENÉ LANDRY. FRANÇOIS AMIRAUX.
ISAC GOURD AUX. JOSEPH MANZEROL.
A Boston Ce 8 février 1766.
\ / 1/ OQli 01 U i/'// \ il/' /"" ! 1//
DOC. Dl I a 3E88ION No
Vie ieui do la < 'ha mbi e i le repi • • enl u
Au commencement de la il parvenir un un iuquel
épondu. I ' i n oe un immandai u de qu( Ique -
\ « •. t • 1 1- ■ 1 1 . n in u . Je *ou recommande aujourd'hui >»n< diena
en général el j'ai l 'espoir que • dernière votre iromi Lion.
I lepuis mon arrivée lu po aur de oel ta pm
ooup de pitié pour oe peuple ; en effet, c'e t bien le entimenl que fait naître la p
qu'il a été victime des < es de 1 et que oe n'< en punition d<
graves qu'il a < té arra hé «I une condition heurt pro p< re i i jeté dana la pan
et la dépendance, Ban i espoir à l'heure pré ente • oir un jour délivrer d
J'ai déjà essayé plusieurs fois de faire établir les A en liens de façon à ce qu'ils pui
devenir des sujets utiles à la Grande-Bretagne et trouver pour enx-i le conl
mais le manque de moyen m'a empêché de réussir.
U ne occasion se présente qui vous permet de disposer d encourir de
grandes dépenses ; et a l'avenir, au lieu d'être un fardeau pour cette provin
rester dans la misère au i Ion temps qu'ils demeureron! ici, il leur - ible de con
bribuei à la richesse et à la puissance de l'empire britannique dans l'Amérique du Mord.
11 est ctut iin que seule l'occasion d'exercer leur activité leur l'ait défaut, sans quoi aucun
ne pourra se rendre utile. J'espère messieurs que vous profiterez de i
pour les secourir et faire preuve* de patriotisme et de charité.
FRA. BERNARD.
Chambre du Conseil, le 13 février 1766.
Concernant la pétition des Acadiens dont il est fait mention dans le me- .
gouverneur adressé à la Chambre des représentants, le 13 février 176
A la Chambre des représentants, 18 février 1766.
Résolu que le commissaire général soit requis de mettre immédiatement ttion
la resolution adoptée par toute la législature, à l'égard des Acadiens, le 15 février dernier.
Et que s'ils refusent de retourner dans les différents bourgs qui leur ont été a . par
ordre de cette Législature, le pi ix du loyer des maisons et les vivres qu'ils reçoivent
présentement leur soient retranchés, et qu'en outre, ils soient considérés comme habitants
- bourgs qui leur ont été assignés en premier lieu.
Et si quelques-uns se trouvent actuellement dépourvus au point d'avoir besoin
immédiatement de secours, qu'ils soient assistés aux frais de la province, jusqu'à ce qu'ils
soient en état de retourner dans les bourgs qui leur ont été assign
S. WH1TE, orateur.
Au Conseil, 20 février 1766. Lu et rejetée.
A OLIVER, secrétaire.
A la Chambre des représentants, 20 février 1766.
Résolu de prier Son Excellence le gouverneur, d'écrire au gouverneur du Canada,
pour lui faire part du désir des Acadiens de cette province d'aller demeurer au Canada,
et savoir s'ils y seraient reçus comme colons ; et que la somme de vingt louis soit fournie
par le trésor public pour permettre au gouvernement d'y envoyer deux des Acadiens
français pour préparer les voies.
Soumis à l'approbation.
S. WHITE, orateur.
Au Conseil, 20 février 1766. Lu et approuvé.
JNO. COTTON, secrétaire.
Ratifié.
FRA. BERNARD.
Extrait d'une lettre du gouverneur Murray au, gouverneur Bernard, datée de Québec,
28 avril 1766.
Monsieur, — J'ai reçu, il y a quelque temps, votre lettre du 25 février au sujet des
Acadiens de votre province. Je crois qu'il sera avantageux pour l'empire britannique
18—42 r-16
154 AJU 111 1 WB CANADIENM >
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
et surtout pour cette province d'établir ici ces Acadiens sur le même pied que les nou-
veaux sujets canadiens de Sa Majesté, et, pour cette raison, je n'hésiterai pas à les rece-
voir. Mais connue ils ont refusé jadis de prêter le serment d'allégeance et d'abjuration,
et que d'après la pétition qu'ils m'ont adressée ils s'attendent à être Bupportés par le gou-
vernement, jusqu'à ce qu'ils puissent se charger de leur entretien, je crois nécessaire de
rédiger ma réponse à leur pétition, réponse que je vous prie de leur communiquer, de
telle manière que personne ne puisse plus tard plaider ignorance, et afin d'éviter aussi
les rancunes et les reproches de côté et d'autre.
( Tiré de V original.)
A Son Excellence françois Barnard Esqr Gouverneur en chef pour Sa Majesté Le Roy
de la Grande bretagne ainsy qua Messieurs du Conseil.
Monskigneur. — Nous tous les habitans Acadiens en gênerai Remercions vostre
Excellence ainsy que [les] Messieurs du Conseil des bontés que vous avés eu de crire en
nostre faveur A Son Excellence Jaques Murray Esqr Gouverneur A Québec pour Sa
Majesté le Roy de La Grande Bretagne et ayant eu réponse de Son Excellence pour
nous Aller Establir au Canada mais Son Excellence ne pouvant nous aider en aucune
façon pour des provisions après que nous Serons Arriver au Canada Nous prions vostre
Excellence ainsy que [les] Messieurs Du Conseil d'avoir la bontee de nous regarder d'un
Œil de pitiez et de nous assister de quelque chose pour pouvoir Vivre quelque Temps
après que nous Serons arriver au Canada Nostre Situation estant Extrêmement pauvre
et Bien triste beaucoup de pauvre Veuve chargés Denfans ainsy que bien des Gens
avancée D'âge estant hors d'estat de travailler cest Pourquoy nous nous mettons Sous
vostre protextion Nous ayant tousjours promis de nous aider et nayant Personne que
Vous Messeigneurs Qui puisent nous Retirer de labisme et du Grand trouble ou nous
Somme
Messeigneur Nous Sommes en gênerai resou de prendre le Serment de fidelitee cest
pourquoy nous \ous Prions de Donner vos ordres le plustost qu'il vous Sera possible de
nous faire passer Car la plus part de nous autre Ne travaillons point tous les Jours en
Attendant que Vostre Excellence nous fasse Passer et ne Scachant quelle parti prendre
Sinon que vostre Excellence ainsy que [les] Messieurs du Conseil nous veille assister
dans nostre besoin et Regarder nostre pauvre estât cest ce quatend vos très humble et
très obéissants Soumis et ridelle Sujets
ALEXIS BRC)
JEAN LANDRY
JEAN TIBODOT
PIERRE MUSE [Mius]
AMAN LANDRY
A Boston Ce 2 juin 1766.
Liste Des Noms des françois qui veulent passés au Canada.
Membres de
chaque famille
Charles Hébert 7
Aman Dupuis 7
Jean Landry 5
J ean Baptiste Tibodo 5
Jermain Landry ■ 4
Jacques Hébert 11
Silvin Dupuis 12
Fabien Dupuis 3
Pierre LeBlanc 4
Jean Baptiste Dugas 5
Joseph Vincent 7
Joseph Benoit . 5
François Benoit 4
Membres de
chaque famille
Charles Tibodo 3
René Landry 6
Jean Landry 3
Charles Landry 4
François Ducet 2
Jean Hébert 6
Joseph Manzerolle 4
Joseph Landry 7
Jean Guedry 11
Joseph Hébert 4
Castin Tibodo 5
Rose Boudro 2
Jean Melanson 5
QENE \LOUll 01 i' ibll \ il/' OOi i mi
DOC. DE LA SESSION No IH
.ir.ui Trahan
Agnes, vruvr de Joteph Trahan
Pierre Trahant
.Iran I i.i( IrOÎl Tiliodo
M.lnl.l. tj(
chaque famille
....
A.ugust ni LeBlanc . . . . .
Aiexii Bro
Jean I jo Blanc I 2
[sao ( lourdaux 5
Stanislas (îourdaux
Joseph LeBlanc 2
I 'rançois Miraui 2
Joseph I toucet <s
Charles Belivaux v
Joseph Douœt 9
(Modo Dugas 9
Joseph Douoet. 11
Ahcl Bourgeois 4
Joseph Michel 5
Jean Landry 9
Etienne Robiehaux 9
Paul Robiehaux 8
Grégoire Bourgeois 8
ïite Robiehaux 4
Michel Robiehaux 3
Joseph Brun 6
Charles Lord 7
Basile LeBlanc 6
Eprahim Robiehaux 3
Joseph Doucet 2
François Doucet 11
Pierre Dupuis 4
Joseph Bellivaux 4
Pierre LeBlanc . . . . : 9
Aman Bourgeois 3
Charles Bellivaux 6
Charles Bellivaux, fils 5
J acques Amiraux 6
Jacques Amiraux , 6
Lange Amiraux 3
unille
< Mvier I tapui
1 ph Bro.
Aman BrO
Franc oi D u pu is , 7
Jean I tvpuii •
9
9
... il
. . .
Joseph Dantremons 4
La veuve Dantremons 4
Abel Duhon 5
Dominique Cloistre 9
Charles Boudrot 8
Pierre Bro 9
Germain Dupuis , 15
Dominique Tibodp 4
A Boston, ce 2 Juin, 1766.
151
183
161
42
Liste de Salem 141
Liste additionnelle 29
Alexi Tibodo
( Iharlss Trahan
.1 eau 1 tapi iste I Leberl , . .
François Le Blanc
Joseph LeBlanc
Isidore < MMlidau \
Pierre Paul Landry
La veuve de Mal bien I kmcel
Joseph M ieuse !
( Claude Dugas 7
( Sharles M irau 5
Pierre LaBlanc i
Pierre Landry . . 7
Marguerite Landry 7
Aimable Pregeant 2
Charles M ieuse 6
Paul Clairmon 7
Julien Frantin 5
Jean Baptiste Mieus 10
Charles Bro 8
Aman Landry 10
Paul Landry 6
Pierre Landry 5
Joseph LeBlanc 5
Simon LeBlanc 2
Michel Landry 2
Jean LeBlanc 9
Joseph Girroire. 8
René Richard 3
François Mieuse 13
François Roux [Rivé]. . 5
Nicolas Geutte [dit Barillo] 2
Charles Babin 3
François Remon 4
Marin Gourdaux 4
Godefroy Benoist 3
Aman Bro 11
Marie Benois, veuve de Benoni Me-
lanson 6
Bononi Doucet 3
Jacques Benois 3
Total
890
18— 42*
156
AKCHJ] i> C ! \.\hll. \
Membr<
chaque famille.
( rlaude I >uga
Joseph .Mi«'US
( lharlea Miroa
Pierre LeBlanc
Pien*e Landry
Amable Pregeant
( lharlea Mius
Polie Clarremont
Jullien Frontin
Jean Baptiste -Mius
Charles Braux
Aman Lauriry . . . 10
Polie Landry 6
Leur nom donné à Selerame pour ye ferre leur anbarquement. [Leurs noms donnés
à Salem pour y faire leur embarquement.]
7
5
I
r-
/
2
6
7
5
10
8
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Metnbr<
chaque famille.
Pierre Landry 5
Joseph Leblanc 5
Simon Leblanc. . ■>
Michel Landry 2
Jean LeBlanc 9
Joseph Girroire 8
René Kicharre 3
François Mius 13
François Braux -r)
Nie, la Barillo 2
141
29
Clode Boudrot 9 Jean Michelle
.) ean lloit 17
Joseph 4
Messieurs de la Chambre des représentants :
Conformément au désir exprimé par cette Chambre, à la dernière session, j'ai confié
à deux Acadiens des lettres pour Son Excellence le gouverneur Murray. L'un des deux
est revenu avec des lettres du gouverneur Murray par lesquelles celui-ci nous apprend
qu'il est prêt à recevoir les Acadiens, s'ils sont transportés au Canada ; mais en même
temps il nous apprend qu'il lui est impossible de leur fournir des provisions, à leur arrivée.
Les Acadiens sont décidés d'y aller et ont transmis des listes contenant les noms de
890 personnes qui sont prêtes à partir. Ils m'ont fait parvenir en même temps une
pétition, par laquelle ils nous prient de leur fournir des vivres qui leur permettront
de subsister pendant quelque temps après leur arrivée. Je vous communique le tout
afin que vous preniez à ce sujet les mesures que vous croirez nécessaires.
A la Chambre du Conseil, 9 juin 1766.
FKA. BERNARD.
Juin 1766.
Le comité chargé de s'enquérir de la condition des Français neutres de cette pro-
vince s'est acquitté de sa tâche et a constaté que plusieurs bourgs dans lesquels des
Français neutres avaient été envoyés, lors de leur distribution, n'avaient pas contribué
leur part de dépenses tandis que d'autres bourgs avaient encourues des dépenses
considérables. De plus, le comité a constaté que conformément à l'ordre de la
Législature, le commissaire général a fourni les 8-10 des vivres aux Français,
et que par ordre du gouverneur et du Conseil, il a été payé pour les Français,
depuis le 21 août 1765, la somme de £48, 15s, 8d, 2fr., pour marchandises et loyer
de maison et qu'une somme de «£20 a été accordée par la Législature pour per-
mettre à deux des Français d'aller au Canada ; en outre, que les Français pour
lesquels une dépense de «£48, L's, 8d, 2fr. a été faite, appartiennent à Lenncester :
Acton, Shrewsbury, Medford, Wilmington, Worcester, Woburn, Barnstable, Hingham
et Rutland.
AARON WOOD, par ordre.
M. Otis, le colonel Bowers et M. Sayward sont chargés de rédiger une résolution
afin d'empêcher qu'on ne fournisse davantage des vivres aux neutres et que l'on se
rendre compte des sommes d'argent qui ont déjà été déboursées pour eux.
\ / i / 0011 i>i \< \ /u i \ ■ ! i / ' DOi ' MKNTi
:;0C. Dt LA SESSION No
A la ( ! h Ambre de repi i entant
i;. «lu que la te «I- I du tré 01 d< 1
par ordre du gouverneur <-i du Conseil pour le soutien d
bourgs auxquel 01 1 ai j«nl a >ur l'enl rei i( □ ni y 01
envoy< forme de montant additionnel sui de l'année prêcha
bourg dei ra payer en proporl ion de ce qu'il a reçu et aucun argent 1 tiré du t •
à l'avenir, pour tenir <ui aide à » A.caaien tn ordre de ure.
A
Soumis à l'approbat ion,
T CUSH1NG, i
Au Conseil, 27 juin 1 766.
Lu et approuvé ; l'amendement Buivant devant être ajouté à l'endroit A,
excepté dans les cm de nécessité impérieu ••
Soumis a l'approb l1 ion.
A. ' >LI VER, 1 - ' <"
A la Chambre des représentants, 27 juin 17
Lu «>t rejeté.
T. CUSHING, orateur.
Au Conseil, 27 juin 1766. Lu.
L'article suivant a <;té publié dans la Gazette de Québec du 1er septembre I76t
11 La goélette Terry est arrivée la nuit dernière de Boston avec 40 Acadiens qui
viennent s'établir ici pour l'avantage «I»' leur religion."
Le 8 septembre de la même année, la Gazette de Québec publiait ette
)d Ititentj capitaine Samuel Marris, est arrivée ici jeudi avec un grand QOmb
d'Acadiens qui viennent s'établir dans cette province."
A une séance du Conseil qui eut lieu le même jour, les mesures suivantes furent
prises à l'égard de ces Acadiens.
A la chambre du Conseil, au Château St Louis en la ville de Québec, le lundi
8 septembre 1766.
Présents :
L'honorable Hector Théo. Cramahé
Adam Mabane
Thomas Mills ! ë u ers
Walter Murray [ ^
James Goldfrap. J
Le Conseil s'est réuni ce jour pour entendre la lecture d'une pétition d'un grand
nombre d'Acadiens qui viennent d'arriver de la province de la Nouvelle-Angleterre,
à la suite d'une lettre que Son Excellence, le gouverneur Murray leur a adressée au
mois d'avril, en réponse à une pétition des Acadiens, en date du 28 février
1766.
Les membres du Conseil décident d'envoyer au munitionnaire, l'ordre de fournir
aux 90 Acadiens, sans compter les femmes et les enfants, des vivres pour un mois et de
faire publier un avis pour informer tous les seigneurs de cette province, de l'arrivée de
ces gens et qu'ils devront sans perdre de temps, s'entendre avec les nouveaux venus
pour les établir sur leurs terrains aux meilleures conditio s possibles.
Résolu qu'un ordre soit transmis au munitionnaire, de fournir une ration entière
aux hommes et aux femmes, et une demi-ration aux enfants.
Signé : H. T. CRAMAHÉ.
Le 15 septembre 1760 la Gazette de Québec publiait les avis suivants :
Chambre du Conseil, Québec, 8 septembre 1766.
Attendu qu'un certain nombre d'Acadiens sont arrivés dernièrement de la
Nouvelle- Angleterre avec l'intention d'obtenir des terres et de s'établir dans cette
158 MH1U\ /> CANADIEN VEê
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
province, les membres du Conseil de Sa Majesté ont donné ordre de publier le présent
avis public, adresse ;i tous les seigneurs, afin que sans retard ils s'entendent avec ces
Acadiens et les établissent sur les terrains de leurs seigneuries qui ne sont pas encore
concédés.
N.B. Il est en outre ordonné, que des provisions provenant des magasins de Sa
Majesté leur soient fournies pour assurer leur subsistance pendant un mois, jusqu'à ce
qu'ils puissent, tel que susmentionné, pourvoir à leurs propres besoins.
Par ordre du Conseil.
JA. POTTS, D.D.C.
PÉTITIONS DES ACADIENS.
N° 51.
Province de la
baie du Massachusetts
A Son Excellence William Shirley^écr., capitaine général et gouverneur en chef de
la province de la baie du Massachusetts, dans la Nouvelle-Angleterre, aux hono-
rables membres du Conseil et de la Chambre des représentants réunis en assemblée,
le 30 mars 1756.
Joseph Mitchell, ci-devant habitant français neutre de la Nouvelle-Ecosse, rési-
dant présentement à Marshfield dans le comté de Plymouth, représente humblement ce qui
suit : -Votre pétitionnaire résidait autrefois près de la garnison d'Annapolis. — Il possédait
une bonne ferme à cet endroit, avec au moins trente pièces de bétail et vivait en bonne
intelligence avec les Anglais. Il fournissait du bois à la garnison ainsi qu'une quantité
considérable de vivres, qu'il mettait de côté tous les ans à cette fin. Par suite de la
mauvaise conduite des Français qui résidaient près des Mines, votre pétitionnaire a eu à
subir une large part de leurs infortunes sans avoir commis les mêmes fautes ; il a perdu
tous ses biens meubles et immeubles, et dans cet état de pauvreté, a été conduit avec sa
famille l'automne dernier à Marshfield où il a résidé depuis, et où il a été entretenu
avec sa femme et ses enfants jusqu'à ce jour.
Son fils aîné Francis, âgé de vingt trois ans, travaillait depuis le commencement du
printemps chez un voisin rapproché, nommé Caleb Tildon ; il s'était engagé à travailler
pour ce dernier jusqu'au mois de mai prochain, moyennant une " pistarene " par jour.
Après cette date son salaire devait être augmenté et mon fils et son patron étaient tous
deux très satisfaits.
La semaine dernière, John Little, écr., et Seth Bryant, deux conseillers de Marsh-
field sont venus, et contre la volonté de votre pétitionnaire et de son fils, ont emmené
ce dernier de force et l'ont placé chez Anthony Winslow de Marshfield, bien que le dit
Tilden ait offert de transporter ses biens en garantie au dit bourg et à la province, afin
de garder le fils de votre pétitionnaire.
Les dits conseillers, ont en même temps engagé un autre fils de votre pétitionnaire,
Paul âgé de 15 ans, à Nathaniel Clift, marin de Marshfield. Ils ont emmené mon fils de
force et l'ont envoyé sur la mer, bien que plusieurs personnes l'eussent volontiers employé
sur des fermes à faire des travaux auxquels il était habitué et qu'il eût demandé
lui-même qu'on le laissât travailler aux champs, parceque la mer le rendait malade.
Bref, toutes les supplications de votre pétitionnaire et de sa femme ont été vaines; le dit
Paul a été emmené de force et envoyé sur la mer, et les dits conseillers ont en outre
exigé à son sujet des garanties au montant de 30 livres sterling.
Comme étranger sur une terre étrangère, votre pétitionnaire, pour obtenir protec-
tion, ne peut que s'adresser à Votre Excellence et aux honorables membres du Conseil
et de la Législature. Bien qu'il ait perdu tous ses biens, il ne désire pas que ses enfants
soient à charge à personne lorsqu'ils sont capables de travailler, et votre pétitionnaire
croit que ceux qui ne sont pas majeurs devraient avoir des emplois appropriés à leur âge
et que ceux qui sont majeurs devraient être laissés libres de travailler où il leur plait.
C'est pourquoi votre pétitionnaire supplie, que les engagements de ses fils soient
déclarés nuls et de nul effet ; qu'il leur soit permis de pourvoir eux-mêmes à leurs
besoins ou qu'il soit adoptée à leur égard telle mesure de protection que Votre Excellence
0EN1 1/ OQll i" U i/'// \ m/' Dût UMEN1 169
DOC. DE LA SESSION No 18
i-i 1rs honorablea membres trouveront à propo Kl votr< \ comme il le
«luit, no oessera de prier.
J08EPB MIOHELLE
Au Conseil, 20 avril L756 Lue et ordonné que Thomi Hutchii
Lincoln, éors. et autres membres que la Ohambre d( repn entant ropo
d'adjoindre, constituent un comité chargé de l'enquérii di mentioi
pétition, de faire un rapport aussitôt que possible et «!<■ ■ n-s qui <!<••.
«i i»' prisée par le < Son »eil.
Boumi i l approbat ion.
.1. V7 ILLARD,
A la Ohambre des représentants, 20 avril 1756. Lu et approuvé. Le colonel
Quinoy, M. Trowbridge et M. Cooper sont adjointe au comité.
Certifié : 1 1 KN K Y Q] BBS, greffier de la t 'hambre di
No. 54,
Déposition de David Thimias.
Je, David Thomas, déclare et «lit ce qui suit: — Le 25 du moia de mars dernier, je
me trouvais chez John Little, <•<•!• , à Marshfield. An cours de la conversation au
de la mise des Français neutres en apprentissage, j'ai entendu le dit Little dire, que les
conseillers avaient rais Paul Mitchell, fils de Joseph Mitchell, en apprentissage chez
Nathaniel Clift et qu'ils s'étaient munis de garanties pour un montant de vingt ou
trente livres sterling ; ce montant devant être appliqué à payer les dépenses publiques
J'ai aussi entendu le dit Little dire qu'ils avaient aussi mis Francis, un autre fils du dit
Joseph, en apprentissage chez Anthony Winslow, mais que pour celui-là ils ne s'étaient
pas munis de garanties. Et je suis prêt à jurer que ce qui précède est vrai.
DAVID THOMAS.
N° 55.
Déposition de Caleb Tildon.
Je, Caleb Tildon, majeur, dépose et dit : Que vers le 24ième jour du mois de mars
dernier, je me trouvais présent à la maison d'école du bourg de Marshfield où résidaient
quelques Français neutres ; que deux conseillers du dit bourg s'y trouvaient aussi et
j'ai compris qu'ils y étaient venus dans le but de mettre en apprentissage quelques-uns
des dits Français neutres. Ils parlèrent d'emmener un nommé Francis Mitchell, jeune
homme de 24 ans environ, fils de Joseph Mitchell. Je dis alors aux conseillers que
j'avais engagé le dit Francis. Ils me répondirent qu'il logeait avec les neutres et con-
sommait avec eux les vivres du bourg. Je leur fis remarquer que j'avais fourni des
vivres au-delà de la quantité qu'il avait pu recevoir et que je m'engagais quant au dit
Francis, à l'exempter d'être à charge au bourg. Ils me répondirent qu'il ne devait pas
vivre chez moi et lui ordonnèrent d'aller chez Anthony Winslow ; il s'en alla donc chez
le dit Anthony Winslow, et le dit Francis nous déclara qu'il partait tout à fait contre son
gré et que son père était entièrement opposé à son départ. Ensuite, ils ordonnèrent à
Paul, un autre fils de Joseph, de partir avec Nathaniel Clift, marin, qui était présent.
Celui qui s'appelait Paul était âgé de seize ans à peu près, et son père et sa mère étaient
tout à fait opposés à son départ avec le dit Clift, parce que ce dernier était marin, et
que le dit Paul ne pouvait supporter les effets de la mer. Je fis remarquer aux con-
seillers que c'était cruel d'envoyer un jeune homme sur la mer qui le rendait malade et
qu'il y avait beaucoup de gens qui le feraient travailler sur des fermes. Ils répondirent
qu'ils devaient l'envoyer chez le dit Clift et qu'il fallait qu'il y aille ; puis, avec l'aide de
cinq ou six assistants, ils saisirent le jeune homme et l'emmenèrent, et depuis j'ai appris
qu'il était sur la mer. Et je suis prêt à jurer que cette déclaration est conforme à la
vérité.
CALEB TILDON.
160 \i:< Il l\ l.s CANADIEN VI
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
N° 56.
Ordre relatif à la pétition de Mitchell.
Le comité chargé de considérer la pétition de Joseph Mitchell, se trouve dans L'im-
possibilité d'en vérifier L'exactitude avant la fin de la session, à cause des longues distances
a parcourir pour visiter les endroits où les faits se sont accomplis. Le comité croit qu'il
esl préférable de renvoyer cette enquête jusqu'à la prochaine session de la Législature.
De plus, les membres du comité représentent humblement, que tout conseiller de cette
province qui aurait disposé de quelques-uns des enfants des Français de la Nouvelle-
Ecosse pour quelque somme d'argent ou autres motifs que l'avantage et le profit immédiats
de ces entants, aurait agi contrairement à l'intention de cette Législature ; en outre,
toutes les fois qu'un enfant ou des enfants pourront et voudront pourvoir à leurs propres
besoins, ou lorsque des parents ou des amis s'en chargeront, cet enfant ou ces enfants ne
devront pas être séparés de leurs parents ou de leurs amis, et les conseillers devront,
autant que possible, consulter les parents et les enfants quant à leur préférence pour le
genre de travaux qu'on aura en vue pour eux.
T. HUTCHINSON.
Au Conseil, le 20 avril 1756. Le rapport ci-dessus étant lu, il est ordonné aux
conseillers de tous les bourgs où se trouvent des Français, de se conformer à ce qui est
Soumis à l'approbation.
THOS. CLARK E, tous-secrétaire.
A la Chambre des représentants, le '20 avril 1756. Lu et approuvé.
T. E[UBBARD, orateur.
Ratifié,
W. SHIRLEY.
N° 60.
Charles Breau et Nicholas Breau, ci-devant habitants français de la Nouvelle-Ecos-
se, représentent humblement ce qui suit à l'honorable Conseil de Sa Majesté de la
province de la baie du Massachusetts : —
Quelque temps après leur arrivée à Boston, les pétitionnaires furent envoyés avec
leur famille composée de neuf personnes en tout, au bourg de Hanover, où ils furent ins-
tallés sous la surveillance d'un nommé John Bailey, dans la maison réservée pour les
déportés. Pendant leur séjour à cet endroit, c'est-à-dire jusqu'à samedi dernier, ils se sont
efforcés par leur travail ainsi que leur autre frère et leurs quatre sœurs de pourvoir à
leurs besoins et à ceux de leurs parents. Bien qu'ils aient constamment travaillé, car
on les employait soit à couper du bois, à enlever de la pierre ou à d'autres travaux des
champs, ils n'ont jamais reçu un farthing, et pendant les quatorze derniers jours on
leur a distribué très peu de vivres et encore tous étaient de mauvaise qualité et il leur
a été bien difficile de vivre dans de telles conditions.
Samedi dernier une vingtaine d'hommes à l'air menaçant ont pénétré dans l'habita-
tion des pétitionnaires et plusieurs portaient des cordes dans leurs mains. Ils ont
entraîné le père et la mère des pétitionnaires, vieillards âgés de soixante-quatre ans, dans
une charrette et les ont emmenés dans un endroit inconnu, ayant auparavant attaché
avec les cordes qu'ils avaient apportées le pétitionnaire Nicholas et l'un de ses frères,
afin qu'ils ne pussent suivre leurs parents âgés et sans défense. Le dit John Bailey
tenait le dit Nicholas à la gorge pendant qu'un autre l'attachait.
Vos pétitionnaires prient l'honorable Conseil de s'intéresser à leur situation, et de leur
accorder la protection que dans sa sagesse et dans sa bonté il croira à propos ; et vos
pétitionnaires ne cesseront de prier etc.
Boston, 26 avril 1756.
La marque de CHARLES x BREAU.
et de NICHOLAS + BREAU.
1,1 \ i 1/ 0Q11 i>i U i/'// V- I I ' ' "'" I MEfiTi III
DOC. DE LA SESSION No 18
A uni- < .mer «lu < \.n ni ti-nin- .i ( \nni.i i«l
( >nl.»tiii.- qu'une copie cerl iflëe de la plainte de p< l
a .loi m Bailey et qu'il soit m né de comparaître devant» Oonaeil, V di, 5 m
prochain.
l'Il I P
A une séance du < lonseil, à Bo ton, le jeudi I l mai l i
La pétition oi dessin ainsi que la réponse de John Bailej
oonaeillera du bourg de II. aover ayant été relues, le ( Ion eil eota le renvoi de >n
du 27 avril etc.
\
A l'honorable Conseil de Sa Majesté, de la province de la baie du Ma
Qu'il plaise aui honorables membres.
Claude Bourgeois votre pétitionnaire, ci-devant habitant français delà Nouvelle
Ecosse, a été envoyé avec sa famille par ordre de la Législatur*
toujours résidé avec bm femme et ses enfants. Il demande la permission de repré enter
aux honorables membres du Conseil, qu'il y s environ quat dis ou douze nom
mes sont venus ohez lui et ont emmené deux de ses fille*, l'uni de vingt cinq
l'autre de dix-huit Ses filles étaient alors occupées à nier pour la famille, les pauvn
restes de laine qu'ils avaient pu sauver à Annapolis. Votre pétitionnaire ayant ramené
ses tilles au toit paternel, on lui a retranché tous les \ h i depuis quatorze jours il
n'a rien reçu pour empêcher sa famille de mourir de faim. De plus, le propriétaire
la maison dans laquelle il demeure le menace de faire travaillei niante pour pa
ment du loyer de la maison. Votre pétitionnaire prie les honorables membres du Conseil
de venir à son seeours dans ces circonstances et il ne cessera de prier, etc.
La marque de + CLAUDE BOURGEOIS.
Boston, 4 mai 1 756.
Au Conseil, 5 mai 1756.
Il est ordonné qu'une copie de la pétition ci-dessus soit envoyée aux conseillers
d'Amesbury qui devront immédiatement faire une enquête sévère et transmettre un
rapport à ce sujet au Conseil aussitôt que possible ; et que dans l'intervalle ils doivent
prendre un soin particulier des Français neutres dans le dit bourg, les traiter avec
humanité et prévenir qu'ils ne soient en but à aucun traitement inhumain.
S. PHIPS.
N° 65.
Aux honorables membres du Conseil de Sa Majesté, de la province de la baie du
Massachusetts :
La pétition de John Trahan et de Peter Trahan, ci-devant habitants français de la
Nouvelle- Ecosse, expose humblement :
Que vos pétitionnaires, John, âgé de 26 ans, et Peter, âgé de 24 ans, sont menacés
d'être séparés de leurs parents, par les conseillers de Scituate, bourg dans lequel ils ont
été installés et où ils ont en vérité enduré bien des misères. Qu'on leur a refusé des
vivres depuis [illisible] jours. Qu'ils tiennent plus que jamais à ne pas être séparés de
leurs parents et sont prêts à faire tout ce qu'ils pourront pour leur venir en aide.
Vos pétitionnaires vous prient d'ordonner de les secourir et de leur permettre de
vivre avec leurs parents.
La marque de JOHN - TRAHAN.
et de PETER + TRAHAN.
Au Conseil, 5 mai 1756. Cette pétition ayant été lue, il est ordonné d'en envoyer
une copie aux conseillers de Scituate qui devront immédiatement faire une enquête au
sujet de ces plaintes et transmettre un rapport au Conseil aussitôt que possible. Dans
l'intervalle, ils devront prendre bien soin des Français neutres qui se trouvent dans le
dit bourg, les traiter avec humanité et empêcher qu'ils ne soient en but à aucun traite-
ment inhumain.
S. PHIPS.
162 1/.T///1 EB CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
A une séance du Conseil, «à Boston, le 8 mai 1756.
Attendu qu'un nommé Peter [Doucet| (qui a été envoyé ici dernièrement avec d'au-
tres habitants français de la Nouvelle-Ecosse auxquels il n'a pas été permis de débar-
quer) a fait connaître au Conseil que ses parents habitent aujourd'hui le comté d'York
où ils sont résidents depuis quelque temps, et a demandé la permission de venir à terre
et d'aller demeurer avec eux. Il est en conséquence * *
Recommandé à -Son Honneur le lieutenant-gouverneur de donner des instructions à cet
effet.
PHIPS.
N° 68.
A Son Honneur le lieutenant-gouverneur et aux honorables membres du Conseil de Sa
Majesté, de la province de la baie du Massachusetts.
La pétition de plusieurs habitants ci-devant du Cap Sable en la Nouvelle-Ecosse,
expose humblement se qui suit : —
Vos pétitionnaires étaient des habitants du passage Baccareau au Cap Sable,
endroit éloigné et séparé des autres établissements de l'Acadie, où ils se livraient exclu
sivement à la pêche et ne comptaient que sur cette ressource pour vivre. Ce genre de
vie leur a fourni souvent l'occasion de secourir des pêcheurs anglais et autres gens de
cette nation, pour laquelle ils ont toujours éprouvé des sentiments d'amitié. Ils ont
secouru des naufragés et tous ceux qui étaient dans la détresse, et fourni des choses
nécessaires à ceux qui en avaient besoin. Ils ont aussi accordé la plus cordiale hospita-
lité à tous ceux qui entraient dans leur port ; et les Anglais qui vont faire la pêche
dans ces parages diront que ce qui précède est vrai.
Vos pétitionnaires actuellement dans ce port, craignent d'être transportés à la
Caroline du Nord, où il ne leur sera pas permis de se livrer à un travail auquel ils sont
habitués pour gagner leur vie, et ils seront obligés pour y vivre de cultiver la terre ou
de se livrer à d'autres travaux qu'ils n'ont jamais faits, et par conséquent ils se trouve-
ront exposés à la plus grande misère.
Vos pétitionnaires vous supplient donc humblement et vous demandent avec
instance de prendre leur malheureuse situation en considération et de leur permettre de
rester dans cette province où l'on pourra les employer aux travaux qu'ils faisaient autre-
fois ; et de la sorte, le changement leur paraîtra moins grand parce que dans tous les
endroits de pêche ils rencontreront des gens qu'ils ont connus et avec lesquels ils ont
souvent entretenu des relations d'amitié
Et vos pétitionnaires ne cesseront de prier.
La marque de JACQUES + MIREAU.
et de + JOSEPH D'ENTREMONT.
N° 185
A Son Excellence le gouverneur et aux honorables membres du Conseil et de la Cham-
bre des représentants de la province de la baie du Massachusetts.
François Leblanc, pauvre habitant de l'Acadie, représente humblement, qu'il a été
placé avec sa famille à la Pointe Shirley et que cinq de ses enfants sont des hommes.
Tous ont eu beaucoup de peine à se nourrir depuis que les vivres que leur fournissait la
province ont été retranchés et ils ne peuvent présentement trouver du travail. L'hiver
approche et ils ne voient pas de chance de trouver de l'ouvrage pendant cette saison.
Les choses nécessaires à la vie coûtent très cher à cet endroit et la famille de votre
pétionnaire sera en danger de mourir de froid et de faim. Votre pétitionnaire a des
parents qui ont été placés dans le bourg d'York ; il connaît le colonel Donnell et le
capitaine Donnell, avec lesquels il a fait des affaires et bien qu'il ait atteint l'âge de 63
ans, il se croit capable avec l'aide de ses enfants et un peu d'assistance du public de
supporter sa famille et vous prie humblement de l'envoyer à cet endroit avec sa famille.
Q. , / FRANÇOIS LEBLANC
fcigne < CHARLES LEBLANC
01 \ i \i 001 E m WA OU S 11/' /"" I 161
DOC. DE LA SESSION No 18
Au Oonieil, la 20 août 1756 Apn i lecture de la pétition pn - l«-nf,<-, il ■ • i. ordonné
que James Bdinot, éor., et oeus que la Chambro « I • ■ i-« - j • r-- •••.•■ni.-ini ropoe de
lui adjoindre, constituent un comité* chargé de oon id< roi <<-iir pétition »i «l indiqui
qu'il y aura i faire.
Bouml à i approbal î « » i j ,
.1. MILLIARD
A là Chah BRI Dia bipbbsbhtàhts, le 20 août 1766 Lu et approuva Tl
Poster, éor, el M. Stockbridge Boni nommés pour faire partie du corn
Il r BBAB D, oratew
Nu 216.
A la Chambbe dbs bbpbbsbntabts, le 10 ept. 1766,
Ordonné que François Leblanc aoil transporte avec sa famille de la Pointe Shirlej
Needham, et que le shérif du comté de Suffolk soit requis de se charger de cette tâche.
Soumis à l'approbal ion,
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, le 10 sept. L756, Lu et approuv
.1. WILLAKD, secrétaire.
Ratifié
W. Shirley.
Le comité auquel a été référé la pétition de François Leblanc s'étant réuni, a cons-
taté après avoir considéré les faits qu'il est vrai que cette famille ne pouvait trouver du
travail à la Pointe Shirley et qu'elle n'avait aucun espoir de se procurer les choses n<
saires pour passer l'hiver. Pour cette raison ce comité croit que ces gens devraient être
transportés à quelque autre endroit où il leur sera plus facile de se procurer du travail
et pourvoir à leurs besoins.
JAMES MINOT, par ordre.
Au Conseil, le 26 août 1756. Le rapport est lu et accepté. Soumis à l'appro-
bation.
J. WILLARD, secrétaire.
A la Chambre des représentants, le 27 août 1756. Lu et approuvé.
T. HUBBARD, orateur.
Ratifié, W. Shirley.
N° 187.
A Son Excellence le gouverneur, et aux honorables membres du Conseil et de la
Chambre des représentants de la Province de la baie du Massachusetts.
La pétition d'Eléonore Thibaudau, autrefois de la Nouvelle-Ecosse, expose humble-
ment : —
Que votre pétitionnaire a été placée par le gouvernement avec son mari et ses
enfants, dans un bourg appelé Malden, où elle réside encore.
Son mari est mort il y a quatre semaines, et elle est restée veuve inconsolable avec
cinq petits enfants dont le dernier est un bébé qu'elle berce dans ses bras, et le plus âgé
n'a que douze ans. Elle est privée de tout secours dans cette triste situation.
Sa nièce, une grande fille, après avoir appris son infortune est venue de Dorchester
pour l'assister et demeurer avec elle. Elle lui serait d'une grande utilité et pourrait
l'aider beaucoup dans un pays étranger où il n'y a autour d'elle que des gens qu'elle ne
connaît pas, à l'exception de ses pauvres enfants qui n'ont plus de père ; mais les
conseillers du bourg ne veulent pas que sa nièce reste ici, prétendant qu'elle leur sera
un fardeau de plus.
Votre pétitionnaire supplie donc Votre Excellence et les honorables membres d'avoir
pitié d'une veuve et de ses orphelins et de lui accorder la faveur de garder sa nièce
auprès d'elle.
164 i/;r///i />■ CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
El votre pél itionoaire ne i de j lier.
Boston, le •-,:>» aoûl L756. ELBONOR + THIBOUDAU,
marque.
Au Conseil, le 23 août 1 7 ~>(ï. Lue et ordonné que la demande de la pétitionnaire
soit accordée.
Soumise à l'approbation. THOS. CLARKK, secrétaire.
A la Chambre des représentants, le 23 août 1756. Lue et approuvée.
Ratifiée M. Shirley. T. HUBBARD, orateur.
N° 215.
Province de la baie )
du Massachusetts j
A Son Excellence William Shirley, écr., gouverneur et aux honorables membres du
Conseil et de la Chambre des représentants, siégeant le 10 sept. 1756.
La pétition de Marguerite Dowsett [Doucet], autrefois de la Nouvelle-Ecosse,
expose :
Que votre pétitionnaire est présentement très malade de la fièvre à Boston et elle
supplie humblement, si Dieu lui conserve la vie et lui rend la santé, qu'on lui accorde la
permission d'aller demeurer avec son frère Peter Dowsett à Newbury. Ce frère est le
seul parent et ami qu'elle a dans ce pays. Pour cette faveur, elle ne cessera de
prier itc. sa
MARGARET + D AVSEÏT.
marque.
A la Chambre des représentants, le 10 sept. 1756. Lue et ordonné que cette permis-
sion soit accordée.
Soumise à l'approbation.
Au Conseil, le 10 sepo. 1756. Lue et approuvée.
Ratifiée. W. Shirley.
T. HUBBARD, orateur.
J. W1LLARD, secrétaire.
N'2 228, Sec. 425.
Province de la baie
du Massachusetts
A Son Excellence Spencer Phips, écr., lieutenant-gouverneur et aux honorables membres
du Conseil de la dite province.
L'humble pétition d'Augustin Hébert expose très humblement :
Que votre pétitionnaire qui réside actuellement à Watertown, a été traité dernière-
ment très brutalement par le capt. Conligot qui lui a arraché un de ses enfants lorsque
votre pétitionnaire parvenait à les faiie vivre par son travail. Et non content de cela,
il a battu votre malheureux pétitionnaire au point que celui-ci a pu à peine marcher
pendant deux semaines. Tous les signataires sont prêts à jurer ce qui précède et il est
bien cruel pour un homme de se voir enlever ses enfants, de se faire maltraiter aussi
brutalement et de voir traiter sa femme inhumainement. Mais je compte sur votre
esprit de justice et d'équité et j'espère qu'après avoir pris les faits susmentionnés en
considération, vous n'hésiterez pas à faire réparer les torts qu'on m'a causés ; et votre
pétitionnaire, comme il le doit, ne cessera de prier.
Signature des AUGUSTIN + HEBERT.
témoins des mauvais traitements :
Paul -f Braux. Augustin + Hébert.
Jean -f Landry. Antoine + Hébert.
Charles + Hébert. Olivier + Hébert.
Jacq. + Hébert. Joseph + Hébert.
Pierre + Hébert. Fra. + Landry.
7 octobre 1756.
01 \ I \l 0(111 i>l LC l /'// \ il/' !)<M i Ml v >
DOC. DE LA SESSION No
l 'i o\ une t|r la Dû i<- |
du M.i .i.-Iiii .cl I H |
A l honorable Spencer Phips, ëor., Lieutenanl gouverneui et con
dite provino6i et au* bonorable membres du Con eil
Chambre des repre* ent tnl jour de janvier, A. I > , l'
L'humble pétition ne Claude I '»« nway, i Benoit pau i I i
incui de la Nouvelle Eco 1e dam cette province ave<
membres, expo e humblement oe qui ail
Votre pétitionnaire âjçé d'environ cinquante el un
delà Législature, esl allé demeurer à Cambridge avec ia femme cinq enfani
dont les trois plus vieux sont des filles. L'aînée i aviron rinj
deux autres sont des garçons, dont le plus jeune d'environ ix au
bionnaire et sa famille auraient été heureux de demi adroit, mais peu de
temps après leur arrivée, les conseillers de Cambridge ont envoyé les enfant
pét tionnaire chez un M Campbell d'Oxford Votre pétitionnai] i femme mi
l'amour paternel et entraînés par leur affection pour leurs enfant
chei le dit Campbell et ont vécu là avec eux (dans des conditions telles que i pétition-
naire serait heureux d'en donner connaissance verbalement aux honorables membn
Ledit Campbell a ensuite dispersé les enfants <!<' votre pétitionnaire dans difl
endroits et nous en avons r bi beaucoup de peine et de chagrin. Pour éviter <
cruautés votre pétitionnaire s'est enfui avec sa famille chez Bon frère qui demeure
Newton. Grâce à la charité publique, nous avons vécu pendant quelque
Brookline et pendant quelque temps à Newton, jusqu'à ce que 1< pillera de Newton
nous aient renvoyés à Cambridge. \j illers de Cambridge à une heure avancée
de l'après midi, nous conduisirent dans une charrette chez notre frère qui demeure dans
une petite maison à Newton où se trouvent deux familles composées de treize personnes
qui ont été envoyées à cet en Iroit par ordre de la Législature (d'après la version des
conseillers de Newton). Les conseillers de Newton ont refusé de s'occuper de nous et
nous ont menacés de nous envoyer à la prison commune, si nous ne partions immédiate-
ment. Dans ces circonstances déplorables, votre pétitionnaire vous supplie d'avoir
pitié de lui et de sa famille et de ne pas les obliger de retourner chez le dit Campbell à
Oxford, mais de fournir une logement confortable à votre pétitionnaire et à sa famille
qui veulent travailler et faire tout ce qui est en leur pouvoir pour se supporter eux-
mêmes, ou de prendre à leur égard les mesures que dans votre grande sagesse vous
croirez à-propos. Et votre pétitionnaire, comme il le doit, ne cessera de prier, etc.
sa
Claude 4- Benway.
marque
A la Chambre des représentants, le 7 janvier 1757.
Lue et ordonné ' A ' que les conseillers de Newton soient autorisés par les présentes
de transporter le dit Claude Benway et sa femme à Cambridge où ils avaient été d'abord
installés par ordre de cette Législature : et que les conseillers de Cambridge ' B ' soient
par les présentes requis d'en prendre soin conformément aux lois relatives aux habitants
de la Nouvelle- Ecosse qui demeurent dans cette province. ' C ' Soumis à l'approbation.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil le 2 février 1757. Lu et approuvé avec les amendements A et B : C.
Soumis à l'approbation.
A. OLIVER, secrétaire.
A la Chambre des représentants, le 2 février 1757. Lu et rejeté à l'unanimité : la
Législature s'en tenant à son premier vote.
Soumis à l'approbation.
Au Conseil, le 2 février 1757. Lu et approuvé.
T. HUBBARD, orateur.
A. OLIVER, secrétaire.
166 ARCHIVES i AXADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Au ( lonseil, le 5 février 1757. Une motion est proposée et secondée, ordonnant de
aminer cette pétition le jeudi suivant à 11 heures.
THOS. CLARKE, sous-secrétaire.
Au Conseil, le 8 février 1757. Lu et rejeté à l'unanimité, et le Conseil s'en tient
à son premier vote.
Soumis à l'approbation.
THOS. CLARKE. sous-secrétaire.
A la Chambre des représentants, le 8 février 1757. Lu et rejeté à l'unanimité, et
la Chambre persiste à maintenir son propre vote.
Soumis à l'approbation.
T. HUBBARD, orateur.
" A." A retrancher "B,"
" A retrancher Cambridge, insérer Newton." C. Insérer jusqu'à nouvel ordre de
cette Législature ; et qu'une copie de cette pétition soit transmise à Duncan Cainpbell,
écr., afin qu'il pui«se répondre à ces accusations jeudi le 24 courant, s'il y a réunion des
membres ce jour-là, sinon à la prochaine séance qui aura lieu le jeudi.
Au Conseil, le 8 février 1757. Lu et rejeté. Vu qu'il appert que dix habitants
français seulement devaient être envoyés par ordre de la Législature au bourg de Cam-
bridge, au mois de septembre dernier ; que trois des Français neutres avaient reçu ordre
de se rendre au bourg de Dunstable, et que les conseillers de Cambridge en ont pris
treize, y compris les trois qui devaient être envoyés à Dunstable et en ont pris soin de-
puis. Il est par conséquent ordonné que les conseillers de Newton soient libres d'en-
voyer le dit Claude Benway et sa femme à Dunstable et que les conseillers de Dunstable
soient requis par les présentes d'en prendre soin, conformément aux lois promulguées
par le gouvernement à cet effet.
Soumis à l'approbation.
A. OLIVER, secrétaire.
A la Chambre des représentants, le 14 février 1757. Lu et renvoyé à une date
ultérieure.
N° 358.
A Son Excellence le lieutenant-gouverneur et à l'honorable Conseil de Sa Majesté, de la
province de la baie du Massachusetts, Nouvelle- Angleterre.
La pétition de Belloni Melançon, ci-devant habitant de la Nouvelle- Ecosse, expose
humblement : —
Que votre pétitionnaire, ses sept enfants et sa femme, ainsi que le frère de celle-ci
avec sa femme et quatre enfants, ont été envoyés à Lancaster par ordre du gouverne-
ment, où ils ont demeuré pendant douze mois, mais qu'ils ont été forcés de quitter cette
place, il y a environ vingt-quatre jours, à cause de la misère. Pendant les trois premiers
mois ils ont été bien traités et n'avaient aucune raison de se plaindre, mais par la suite
on a commencé à leur faire subir des mauvais traitements. On a premièrement proposé
à votre pétitionnaire de lui enlever ses enfants ; il a refusé de les laisser partir, disant
qu'il aimerait mieux les voir mourir plutôt que s'en séparer ; et le capitaine Richardson
lui dit'alors qu'il allait prendre soin des trois plus jeunes ainsi que la femme de son
beau-frère qui était atteinte de désordre cérébral, et que les autres devaient gagner leur
vie ou mourir de faim.
Votre pétitionnaire s'est alors décidé de placer ses deux fils, à condition d'en placer
un lui-même et de laisser le magistrat Richardson s'occuper de l'autre. D'après cet engage-
ment, votre pétitionnaire en a engagé un pour travailler chez M. James Wilder et l'autre
est allé demeurer chez le magistrat Richardson. Mais M. Richardson obligea bientôt votre
pétitionnaire de retirer son fils qu'il avait placé chez M. Wilder, prétendant qu'il lui
appartenait de le placer où il voudrait ; en outre, il a battu et maltraité celui qui demeu-
rait chez lui d'une cruelle manière, lui a fait des meurtrissures noires et bleues au bras,
au point qu'il n'a pu se servir de ce membre pendant un mois. Nous avons ensuite été
forcés de quitter la maison que nous habitions et nous avons été transportés dans une
i,i \ i 1/ 00/1 DJ i< ÏDIÏ \ ii/' /"" ■' VI \ i Wl
DOC. DE LA SESSION No 18
autre. Dana oette circonstance, une pauvre tannin- i »« . 1 1 # - 1 1 . . . i. in lii <i
( iHiiifc dans la rliarirl te (|Mi Jr\ .ni mais t.i m Q| I .« >i I <t BfOf, HOU SVOn %\\èn
dans mu' .i m i r« • maifoo où nous ■(▼oui mené* une <m tenoe mi ' rabl< boii
pour chauffer durant l'hiver, et ne recevant de vivres que pour l<--. i:inc| plu
enfante, BSn sorte Que votre pétitionnaire a été obligé de quitter cet endroit et !«• de
oendre à Blilton, d'où il <■ I rendu à Weymouth. Il voue • i j » j » 1 1 « • <l<- lui permettre de
demeurer à oe dernier endroit, de lui fournit une mai on pour e lo
s'efforcera de faire vivre bm tamme qui <-si iniinnn h •• rmq miant . Il pia<
deux HIm atnéa dans quelques bonnet familles.
Bit votre pétitionnaire n»- oei ers de prier, etc.
BELLON1 : MELANt ON.
iii;u<|W.
Boston, le 22 février 1 757.
Au Conseil, le 22 février 1757. (Vite pétition «tant lue, il est ordonné que Sylvanus
Boum, trr., vt ceux (jur la Chambre des représentants voudra lui adjoindre, constituent
un comité chargé d'entendre le pétitionnaire et les autres personnes concernées et de
faire connaître les mesures que le eomité croira à propos de prendre en cette occurrence.
Soumis à l'approbation.
THOMAS CLARKE, um secrétaire.
A la Chambre des représentants, le 22 février 1757.
Lu et approuvé. Le colonel Merry et M. Turner sont nommés membres du comité
T. HUBBARD, orateur.
N° 35.
Le comité chargé de considérer la pétition de Belloni Melancon transmise en son
nom et au nom de quelques autres expulsés français, s'est réuni, et après avoir entendu
le pétitionnaire et l'un des conseillers de Lancaster, au sujet des plaintes formulées dans
la pétition et reçu aussi le témoignage d'un représentant de Weymouth, où demeurent
aujourd'hui les Français dont il est question dans cette pétition, demande la permission
de faire le rapport suivant, savoir :
Qu'il ne paraît pas que le pétitionnaire ait eu raison de se plaindre, car aucun des
conseillers de Lancaster a eu'connaissance des faits dont il est question dans la pétition.
Par conséquent le comité croit que ces Français devraient recevoir l'ordre de retourner
à Lancaster d'où ils sont partis après avoir causé du désordre. Le tout humblement
soumis.
Par ordre du comité.
SILVANUS BOURN.
Au Conseil, le 24 février 1757. Après la lecture du rapport, il est ordonné que la
partie concernant les plaintes du pétitionnaire trouvées non fondées, soit acceptée ; mais
considérant que le pétitionnaire s'engage de faire vivre sa famille et les autres Français
partis de Lancaster, à condition qu'une maison et le chauffage lui soient fournis, qu'il
est décidé de placer deux de ses fils en service dans des familles, que le pétitionnaire
est pêcheur par métier et qu'il lui est impossible de faire la pAche à Lancaster : il est
par conséquent ordonné de lui accorder la liberté de résider dans le bourg de Weymouth
jusqu'à ce que ce Conseil en décide autrement ; en outre, que les conseillers de ce bourg
soient autorisés de placer deux de ses fils dans des familles anglaises à des conditions
raisonnables, de procurer un logement aux autres et de leur accorder la liberté de
couper dans un endroit aussi approprié que possible, le bois de chauffage nécessaire. Le
loyer de la maison et le bois de chauffage devront être mis au débit de la province.
Soumis à l'approbation de la Chambre etc.
THOS. CLARKE, sous-secrétaire.
168 mu ///! /.. CA1 IDIE \ VEB
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
A la Chambre 'I»'- représentants, l<" 25 février 1757. Lu et rejeté à l'unanimité et
il est ordonné que le rapport du comité soil accepté et que les dits Français neutres
ii requin de retourner au bourg de Lancaster. Soumis à l'approbation du Conseil
T. BUBBARD, orateur.
Au Conseil, Le 25 février, 1757. Lu et approuvé.
Rai itir.
A. OLIVER, secrétaire.
S. PHIPS.
N° 373, sec. 389.
A Sou ilonneurle lieutenant-gouverneur et aux honorables membres du Conseil
et de la Chambre des représentants de la province de la baie du Massachusetts. La
pétition de Peter Boudreault expose humblement :
Que votre pétitionnaire ci-devant habitant de la Nouvelle-Ecosse a reçu ordre d'aller
résider à Scituate avec sa femme et ses enfants. A cet endroit ils ont enduré jusqu'à ce
jour, toutes sortes de privations et ne pouvant plus vivre dans cette localité ils sont
venus à Boston implorer votre protection. On lui a pris deux de ses enfants qui ont été
chargés du soin des chevaux et après deux ou trois mois de durs travaux ceux-ci ne
reçurent pour paiement que quelques guenilles. Votre pétitionnaire serait content de tra-
vailler et de faire travailler ses enfants si on les payait, mais ne connaissant ni la langue
anglaise ni les coutumes de ce pays, ils ne savent à qui s'adresser pour obtenir justice,
lorsqu'on refuse de les payer pour leur travail ou qu'on leur donne un salaire insuffisant;
en sorte que les habitants de ce pays peuvent les traiter comme il leur plait. Votre
pétitionnaire, au cours de l'hiver dernier, a été employé à couper du bois pour un nommé
Israël Kandall, il en a coupé vingt quatre cordes et n'a été payé que pour huit pour les-
quelles il a reçu des vivres qu'il a apportés à sa femme qui était ma'ade. Jusqu'à ce
jour il n'a rien reçu pour la balance du bois qu'il a coupé et il ne sait comment s'y pren-
dre pour obtenir ce qui lui est légitimement dû autrement qu'en vous demandant de lui
faire rendre justice. On refuse la subsistance à votre pétitionnaire et il ne peut faire
payer son travail quand il a eu la chance d'en faire. On doit venir lui enlever ses en-
fants cette semaine et votre pétitionnaire ne pouvant supporter la pensée d'être séparé
de ses enfants, est venu vous demander protection et vous prie de lui accorder le secours
que dans votre sagesse vous trouverez à-propos. Et votre pétitionnaire ne cessera de
prier.
sa
PETEPv + BOUDREAU
marque
Au Conseil, le 1er avril 1757. Cette pétition étant lue, il est ordonné que Samuel
Watts et William Brattle, écuyers, et ceux que la Chambre des représentants voudra leur
adjoindre, constituent un comité chargé de considérer cette pétition et d'indiquer les
mesures qui devront être prises en cette occurrence. Soumis à l'approbation de cette
Chambre.
THOS. CLARK E, sous- secrétaire.
A la Chambre des représentants, le 2 avril 1757. Lu et approuvé. Le colonel
Cotton et MM. Prentice et Umphrys sont nommés pour faire partie du comité.
T. HUBBARD, orateur.
N° 3S1 sec. 214.
A Son Honneur Spencer Phips, écr., lieutenant-gouverneur et commandant en chef de
la province delà baie du Massachusetts en la Nouvelle-Angleterre ; aux honorables mem-
bres du Conseil de Sa Majesté et de la Chambre des représentants, siégeant le 30 mars
1757. La pétition des conseillers de Leicester expose humblement :
Que vos pétitionnaires conformément à vos ordres, ont pris soin aussi bien que pos-
sible de James Morris [Jacques Vigneau dit Maurice] et de sa famille, qui se compose
de vingt personnes en tout et de manière à causer le moins de frais possible à \«,
01 \r ILOOIE m 10 iDIl Vl L1 i ' D0( I M
DOC. DE LA SESSION No 18
proi inrc , que le ooûl de leur ont pel ien dar int la i on d
pour ohaque membre. Non avion l'e poir, unn foi l'h i •«'•, <l<- h
pour œs geni quelque ••hJm.ii où il h pourraient pourvoir inon entièn du mo
à une p*i i ie de leurs be loin . mai nou
ml dans des conditions belles que pei onne ne veul le prendi
I ie père et la mère fl ;< i pocl h ornent de B6 <■'
hUs aîné est d'une constitution faible, el i quatre enfant ad fila a un enl
il femme est tur le point de donner naiisanoe è un autre; le troisième a une femme
avec un enfant à la mamelle; le quatrième a une fournie qui -hé dernièrement
et qui est encore malade <%t faible ; l<% cinquième h une femme et un enfai l me
et dernière enfant esl une petite fille, On ne veut plus les garder dan
Us sont aujourd'hui, et les frais de leur- entretien augmentent, | [ue nous somn
obligés de faire venir des rivres pour eui des bourgs roi in En
pétitionnaires vous prient humblement «le faire transporter le dit Jam< famille
dans un autre bourg où leur entretien coûtera moins cher, ou de nous faire parvenir
des instructions spéciales à leur égard.
Le tout est soumis humblement
Daniel Bbnshaw
Benj. Earls
JONATB \N Nl.\N H ALI.
( Sonseil i
de I a
Au Conseil, le 1 avril 1757. La pétition est lue et envoyée à la Chambi
représentants. Le 22 avril 1757. Renvoyée à la session du mois de mai.
A la Chambre des représentants, le 10 juin 1757.
Lapétition est lue et considérée; et il est ordonné qu'un comité soit nommé et chargé
de s'enquérir des mesures que nécessite la situation des habitants de la Nouvelle-
Ecosse dans cette province et de préparer un rapport à cet effet.
Soumis à l'approbation du Conseil.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, le 15 juin 1757. Lu et approuvé.
A. OLIVER, sec.
N° 395.
La pétition de Amot Fuller, représentant de Needham. Il demande d'envoyer dans
un autre bourg une partie de^ douze habitants français. Datée le - avril 1757.
N° 398.
Boston, le 2 mai 17;") 7
A l'honorable Conseil de Sa Majesté, province de la baie du Massachusetts. La
pétition de Magloire Hébert expose humblement :
Que votre pétitionnaire, autrefois habitant de la Nouvelle-Ecosse, fut arrêté par le
gouvernement de cette province en revenant de la Caroline et placé avec sa famille dans
un bourg appelé Attleborough, où il a demeuré depuis le mois de juillet 1756.
Il a reçu des provisions pendant les quatre premières semaines qui suivirent son
arrivée ; les conseillers le faisaient travailler pour le paiement des vivres qu'il recevait
et depuis ce temps il a toujours travaillé pour payer l'entretien de sa famille qui se com-
pose de votre pétitionnaire, de sa femme et de trois enfants, mais malgré son travail il
n'a pu se procurer des vêtements pour empêcher sa famille de se trouver nue.
Maintenant les conseillers ne lui donnent ni travail ni vivres, de sorte qu'il se
trouve avec sa famille dans la plus grande détresse et en danger de périr, si vous ne
donnez ordre de nous secourir. Votre pétitionnaire supplie cet honorable Conseil de le pro-
téger et de lui faire obtenir les mêmes rations qui sont accordées à ses compatriotes qui
(a) Par James il faut comprendre Jacques Vigneau dit Maurice. On remarquera qu'au cours de cet
appendice E nous avons scrupuleusement respecté, dans la traduction de ces diverses pièces, l'ortographe
des noms et prénoms telle que donnée dans les documents qui sont à Boston, quoique ces noms et prénoms
y soient affreusement défigurés. Invariablement les prénoms, surtout, sont écrits à l'anglaise, même dans
la requête des Acadiens.
18—43 r-16
170 \i:<lll\ ES ' ! \ IDJENNEB
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
se trouvent dans Les mêmes circonstances dans d'autres endroits, et qui de plus sont con-
tents de leur soit et reçoivent les meilleurs soins. Et votre pétitionnaire ne cessera
de prier.
MAGLOIRE HÉBERT.
N° 402, omis.
La pétition des conseillers du bourg de Mathuen informe le Conseil de Sa Majesté
qu'ils ont fait beaucoup de démarches et se sont donné beaucoup de peine pour supporter
les habitants français de manière à causer le moins de frais possible à la province.
25 mai 17-r<7 .
No 403 est aussi omis.
N° 407.
A la Chambre des représentants, le 1er juin 17-~»7.
Il est ordonné que le colonel Williams, le colonel White, le colonel Quincy, le colonel
Worthington, M. Witt et ceux que le Conseil voudra leur adjoindre, constituent un comité
chargé d'étudier la situation actuelle des ci-devant habitants de la Nouvelle-Ecosse qui sont-
présentement dans cette province, d'indiquer les mesures que cette Législature doit prendre
à leur égard ; si elle doit les transporter ailleurs ou en disposer autrement, et de présenter
un rapport à ce sujet Soumis à l'approbation du Conseil.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, le 1er juin 1757. Lu et approuvé. John Orborne, Benjamin Lynde
John Erving, William Brattle et James Bowdoin sont nommés pour faire partie du
comité.
THOS. CLARKE, sous secrétaire.
N° 420.
Boston, 11 juin 1757.
A l'honorable Conseil de Sa Majesté, province de la baie du Massachusetts. La
pétition de Basil Saimere, ci-devant habitant de la Nouvelle Ecosse, expose humblement :
Que du mois de juin au mois de novembre de l'année dernière, votre pétitionnaire
est parvenu par son travail personnel à se procurer les choses nécessaires à sa subsistance
et à celle de sa famille composée de sa femme et de quatre enfants dont l'aîné est âgé de
neuf ans sans avoir été à charge à personne. Durant l'hiver sa santé est devenue si mau-
vaise qu'il n'était pas même capable de couper un morceau de bois et en conséquence il
a reçu des vivres des conseillers du bourg de Westown, mais ils lui ont été retranchés
le dernier jour du mois d'avril. •
Une maladie de l'estomac dont il a souffert autrefois et qui a failli lui coûter la vie
lui cause des douleurs violentes, et l'empêchera de travailler pendant longtemps. Pour
ajouter à son malheur, les conseillers menacent de lui enlever ses enfants. Votre péti-
tionnaire vous prie d'empêcher qu'on ne fasse cela, d'avoir pitié de sa condition et
d'ordonner qu'on lui prodigue les secours que dans votre grande sagesse vous trouverez
à propos ; il ne doute pas que s'il reçoit des vivres pour sa famille, il pourra, quand il
sera guéri, lui procurer les vêtements dont elle aura besoin. Et votre pétitionnaire ne
cessera de prier.
BASIL + SAIMERE.
N° 425. Sec. 22<s.
Boston, 2 juin 1757.
A l'honorable Conseil de Sa Majesté, province d3 la baie du Massachusetts.
Augustin Hébert demande la permission de représenter à cet honorable Conseil que
la semaine dernière il a eu l'honneur de vous transmettre une pétition par laquelle il
implorait votre protection au sujet d'un enfant de huit ans que les conseillers du bourg
qu'il habite lui ont enlevé. Vu sa grande détresse, nayant pas d'argent pour solder ses
frais de déplacement, il attend impatiemment une réponse, et il vous prie de bien vouloir
vous occuper de sa pétition, afin de connaître votre décision et de s'en retourner ensuite
au bourg où il demeure. Et votre pétionnaire ne cessera de prier.
Ql \ i 1/ 0011 DEi i' i /'// \ il / < DOOl Ml '■ i 171
DOC. DE LA SESSION No 18
\ I
\ ii t '.m ,■ il, le I I juin I7.r>7. Résolu que Samuel Danforth el William Bran te,
pg., et ceux que la Chambre dea représentai] dm leur adjoindre, oon bituenl un
comité chargé* d'indiquer le moyen d épargner au gouvernement le dé| |u il de
faire pour l'entretien des pri onnier cram bi qui pourraient être tran portés dan
province par <l«'s vaisseaux de guerre obérant pour le compte de particuliei el que le
dit comité se mette à l'œuvre immédiatement. Soumi à l'approbation de la i
des représentants.
THOS, CLARK I.
A La Chambre des représentante, le 14 juin 1757. Lu et approuvé. MM. Hum
phry, Tyng et Prat sont i iméa pour fajre partie du comité.
T. HUBBARD, oratetw.
N° II:;.
Boston, I 5 juillet 1 7
A L'honorable Conseil de Sa Majesté de la province «le la baie du M a b ihusetts.
La pétition do Paul Clerrnont et de Charles Aimant Meuse expose humblemenl :
Que vos pétitionnaires étaient autrefois habitants de La Nouvelle-Eco qu'ils
habitaient la partie de la province située à proximité de la mer et qu'ils se sont trou
très souvent en relation avec des pêcheurs anglais qu'ils ont toujours train'- a
beaucoup de bienveillance. Après avoir été transportés dans la Nouvelle- Angleterre,
vos pétitionnaires ont été désignés pour aller à Plymouth où ils avaient à cœur de gagner
leur subsistance sans être à charge au public. Ils sont restés à cet endroit jusqu'au
mois de mars dernier, alors qu'ils se sont engagés à travailler pendant douze mois pour
M. Ray Thomas. Un contrat fut préparé en double et signé, mais M, Thomas en
conserva une copie signée par vos pétitionnaires et refusa de leur procurer le duplicata.
Vos pétitionnaires ont cependant travaillé pour lui au moins pendant six semaines,
alors que poussés par l'inquiétude de n'avoir aucune garantie de leur patron, ils lui
demandèrent la copie de l'engagement qu'il leur devait. Ils furent renvoyés cette fois
et chaque fois qu'ils réitérèrent leur demande. Jeudi dernier au matin, vos pétition-
naires lui adressèrent une nouvelle demande et il les menaça de les envoyer en prison
s'ils l'importunaient davantage ; ils crurent alors que c'était le temps de s'adresser à cet
honorable Conseil pour obtenir justice. Ils sont consentants de demeurer et de travailler
où ils ont été placés mais ils désirent que cet honorable Conseil oblige le dit Thomas de leur
remettre la copie qui constitue pour eux la garantie qu'il remplira ses obligations, ou de
les libérer de leur engagement. Et vos pétitionnaires ne cesseront de prier.
PAUL + CLERMONT.
marque
sa
CHARLES AIMANT + MEUSE.
marque
Au Conseil, le 15 juillet [1757]. Après lecture de cette pétition, il est résolu d'en
transmettre une copie à M. Ray Thomas et de le sommer de donner sa version jeudi pro-
chain.
N° 445.
Au Conseil, le 19 juillet 1757.
Au sujet de la pétition de John Lucas et des autres prisonniers français du comté
de Middlesex, il est résolu que le shérif des comtés dans lesquels les prisonniers ont
été ou seront envoyés par le gouvernement, soit autorisé de leur accorder la liberté de
s'embarquer sur les vaisseaux anglais en partance pour quelque possession de Sa Majesté ;
et le shérif, en cette occurrence, doit s'efforcer de protéger à la fois le prisonnier et la
province. Il est ordonné aussi que les shérifs soient autorisés de permettre aux dites
18— 43^
172 mu 7//1 ES 0 INADIENNEB
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
I • d'origine française de travailler pour le compte des bonnes familles de leur
district respectif à condition que ceux qui les prendront à leur service s'engagent à
informer le shérif de toute désertion et de tout délit qui pourraient se produire.
N° 449. — Circulaire.
Province de ) -n a -™ n i
, , . . AI , > Jrar feon hxcellence le gouverneur.
la baie du Massachusetts j &
Au shérif du comté de , à ses sous shérifs. Salut !
Attendu que la garnison du fort William Henry de Sa Majesté a été obligée
d'abandonner ce fort à nos ennemis, les Français et les sauvages, qui ont également attaqué
le fort Edouard dont le sort est incertain, et qu'il serait très dangereux dans un
moment aussi critique d'accorder trop de liberté aux habitants français autrefois de la
Nouvelle Ecosse.
Vous êtes par conséquent requis d'exercer la plus stricte surveillance sur les dits
Français, ci-devant habitants de la Nouvelle-Ecosse, qui se trouvent dans votre comté,
de faire observer sévèrement les lois qui ont été promulguées à leur égard, de faire
mettre en prison chacun des dits habitants qui les transgressera, et tous sont requis
de vous aider et de vous assister dans l'exercice de vos fonctions. La présente devant
vous servir de mandat à cette fin.
Donnée sous mon seing et sceau à Boston le treizième jour du mois d'août 1757,
dans la trente et unième année du règne de Sa Majesté, par ordre de Son Excellence.
N° 509.
Boston, 18 novembre 1757.
A Son Excellence 1(3 gouverneur et aux honorables membres du Conseil de Sa Majesté et
de la Chambre des représentants.
La pétition de Francis Miuse expose humblement :
Que votre pétitionnaire, ci-devant habitant du cap Sable, en la Nouvelle-Ecosse,
dont les habitants ont toujours eu des relations amicales avec les Anglais et qu'on a
toujours trouvés prêts à secourir les pêcheurs qui ont bien souvent profité de leur
protection et de leur hospitalité. *Or, après avoir été transporté en la Nouvelle-
Angleterre, votre pétitionnaire a été envoyé à Salem avec sa famille composée de douze
personnes ; il a résidé à cet endroit pendant neuf mois, pendant lesquels grâce aux
secours de la population et à leur travail ils ont bien vécu. Mais le gouvernement
a cru devoir les envoyer dans un bourg appelé Tewksbury, où ils ont beaucoup souffert,
parce que ce bourg est petit et pauvre, que l'ouvrage y est rare et qu'il est bien difficile
de se faire payer pour le peu qu'on y fait. Pour cette raison, ils n'ont pas l'avantage
de travailler, bien qu'ils soient capables et désireux de le faire. Ils sont logés dans la
plus mauvaise maison qu'il y ait au monde ; toute la charpente est pourrie et il n'y a
pas une seule vitre ; en guise de cheminée ce sont des pierres superposées à une hauteur
de six pieds environ avec un trou dans le toit ; de sorte que la fumée les suffoque. En
outre, ils s'attendent à voir cette maison s'écrouler sur leurs têtes à chaque coup de vent,
et croient que c'est par miracle qu'elle s'est tenue debout si longtemps. Votre pétition-
naire prie Votre Excellence et les honorables membres du Conseil et de la Législature
de considérer ce qu'il devra souffrir durant l'hiver dans de semblables conditions et
d'ordonner de le secourir. Il sollicite surtout la faveur de retourner à Salem, d'où il a
été déplacé et où il a vécu coufortablement sans causer de tort. Là, sa famille et lui
pourront subvenir à leurs besoins par leur travail, sans qu'il en coûte beaucoup au public.
sa
FRANCIS + MIUSE.
marque.
Au Conseil, le 10 janvier 1758. Cette pétition étant lue, il est ordonné que James
Minot, écr., et ceux que la Législature voudra lui adjoindre constituent un comité chargé
de considérer cett^ pétition et d'indiquer ce qu'il sera à propos de faire. Soumis à l'appro-
bation de la Législature.
A. OLIVER, secrétaire.
01 m VLOQIi ni L< !/'// \. ii/' D0( I Ifl » I
DOC. DE LA SESSION No 18
A la Chambra de repn \i , le 15 janvier H i Lu h appi I >lo
ni'l Ohoal et le colonel Buskmin ei ont nommé pour faire partie du coni
T. m l'.l; \ rlD, orai
Au Conseil le 19 novembre 17
Attendu que le comité uomo iu'à présenl pour fix*»r le < liilln- «l«-s <l<p<'n <•-.
totales encourues par ce gouvernement] pour ls ub i tance l<- habitant* fran la
Nouvelle-Ecosse, envoy< bte province, nom pas encore fail de rapp
attendu qu'il est peut-être difficile de connattre lequel d<
de cet te tâche : —
Il est, résolu que Samuel Watts et William Bral tle, écuyei que lai 'hambre
des représentants voudra leur adjoindre, con tituent uu comité chargé d'établir le mon
tant des dépenses encourues en toute occasion pour le maintien de* habitanl Pi
résidant dans cette province; que ce comité doit se rendre compte séparément de* dé
penses occasionnées par ceux qui sont venus des provinces du sud afin d'en exiger le
paiement «lu gouverneur Lawrence conformément a l'entente du mois de février dernier
(Mitre Son Excellence et an comité du Conseil ; que le comité qui vient d'être nommé
doit aussi se rendra compte de la valeur des effets que ces derniei ipporti
eux et exiger un rapport des montants réalisés par ls vente de dit ou au tnoyi
de transactions effectuées par toute personne de cette province, et en faire rapport au
Conseil ; et que le dit comité se met, tir à l'œuvre immédiatement.
Soumis a l'approbation de la Législature.
A. OU V Kl!.
A la Chambre des représentants, le 29 novembre 1757. Lu et approuva'-. M. Kiucker,
James Kussell, écr, eb M. Hall sont nommés pour faire partie du comité.
T. HUBBARD, orateur.
Le comité, s'étant acquitté de sa tâche, présente le rapport suivant : Le montant
des dépenses ci-inclus a été préparé suivant les instructions à cet effet et le comité y a
annexé séparément le montant des dépenses encourues pour les Français neutres qui sont
venus des provinces du sud.
Jack Morris (a) a informé le comité que ces Français neutres ont amené ici cinq
bateaux et deux canots ; deux des bateaux sont à l'étang du moulin, àCharlestovvn, et on
nous a informé que les autres bateaux et les canots ont été vendus par ordre du colonel
Cotton. Le tout étant soumis.
Par ordre.
SAM'L WATTS.
Au Conseil, 3 janvier 1758. Lu et soumis à la Chambre des représentants.
N° 547.
A Son Excellence Thomas Pownall, écr, gouverneur, et aux honorables membres du
Conseil et de la Législature :
L'humble pétition de Lawrence Mieuse expose humblement :
Que vers le commencement du mois de mars, les conseillers de Metheun ont envoyé
le pétitionnaire et son frère travailler, leur promettant le saiaire qu'on payait aux autres
dans cet endroit. Ils ont travaillé pendant deux mois, mais lorsqu'ils sont allés pour
retirer leurs salaires, votre pétitionnaire a reçu trois verges de vieille toile évaluée à 7
deniers la verge, deux livres de morue sèche et une livre de graisse de porc et son frère
n'a guère reçu davantage. La famille de votre pétitionnaire, composée de douze person-
nes, n'a reçu pour subsistance que six livres de porc par semaine et un minot de blé-
d'inde ; et les conseillers nous ont averti que cette ration sera réduite de moitié durant
l'hiver. Le frère de votre pétitionnaire a travaillé pour la valeur de 3 pistoles et 15
(et) Jacques Vigneau dit Maurice.
174 ARCHIVES CANADIENS
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
schellings, mais lorsqu'il ;i réclamé ce montant, non seulement on lui a refusé le paiement
de son travail, mais il fut cl I poursuivi par un homme armé d'un tisonnier, qui le
frappa dans le côté. Li coup qu'il reçut lui fit cracher du sang pendant le reste du jour
et lui causa une grande douleur qui, depuis cette date, l'a rendu incapable de travailler.
Son assaillant lui dit que sans la crainte de la justice, il l'aurait tué comme une grenouille,
en sotte qu'il se trouve aujourd'hui, comme votre pétitionnaire et sa famille, presque nu,
parce qu'il est sans ouvrage et n'a pu retirer de salaire pour le travail qu'il a fait. Votre
pétitionnaire 8 un autre frère qui a travaillé pendant sept mois pour un autre homme qui
ne voulait pas le payei. Mais lorsqu'il voulut quitter ce dernier, celui-ci le poursuivit
jusque chez lui, le dépouilla au point de le laisser nu en menaçant de casser la tête à
son père s'il prenait la défense de son fils. Et deux pauvres femmes ayant accouché,
il fallut s'adresser aux conseillers pour obtenir des planches afin d'empêcher la neige de
tomber sur leurs lits, et deux vieilles couvertures de laine pour les couvrir. C'est ainsi
qu'après avoir été dépouillés de tout ce qui avait quelque valeur lorsqu'on les a chas
de leurs fermes, on les oblige maintenant de payer ces objets. Votre pétitionnaire pourrait
ajouter plusieurs autres griefs trop longs à mentionner. Il soumet ce qui précède à
votre bienveillante considération avec la certitude que vous ne lui refuserez pas votre
secours. Et votre pétitionnaire, comme il le doit, ne cessera de prier.
sa
LAWRENCE + MIEUSE.
marque
Au Conseil, le 10 janvier 1758. Cette pétition étant lue, il est résolu que James
Minot et ceux que la Législature voudra lui adjoindre constituent un comité chargé de
considérer cette pétition et d'indiquer ce qu'il sera à propos de faire.
Soumis à l'approbation de la Législature.
A. OLIVER, secrétaire.
A la Chambre des représentants, 10 janvier 1758. Lu et approuvé. Le colonel
Choate et le colonel Buckmin sont choisis pour faire partie du comité.
T. HUBBARD, orateur.
574.
Province de
la baie du Massachusetts
A Son Excellance Thomas Pownall, écr, commandant en chef de la province de la baie
du Massachusetts, en la Nouvelle Angleterre, et aux honorables membres du Con-
seil et de. la Législature.
L'humble pétition des signataires, conseillers du bourg de Needham, expose hum-
blement :
Qu'il a plu à la Législature de placer en 1756, cinq des Français ci-devant habitants
de la Nouvelle-Ecosse dans notre bourg ; mais lorsque nous les envoyâmes chercher à
Boston, le colonel Pollard nous envoya douze de ces gens qui ont demeuré au milieu de
nous depuis quinze mois. Vos humbles pétitionnaires considérant que . leur bourg est
petit et renferme un grand nombre de pauvres et qu'il n'y a pas de maison confortable
pour les loger à l'avenir, croient que le nombre de Français qu'ils ont reçus est hors de
proportion. En outre, parmi eux se trouvent un homme et sa femme âgés tous les deux
de 70 ans environ, un de leurs fils avec sa femme et trois enfants est malade et incapable
de travailler. Un autre fils de ces vieillards a obtenu du Conseil le printemps dernier
un billet gratuit pour aller à Philadelphie et il est revenu de cet endroit avec une
épouse. En sorte que nous avons aujourd'hui 13 de ces gens et la perspective de voir
ce nombre augmenter. Bien qu'il ait plu à cette Législature sur réception de notre
pétition du mois d'avril, d'ordonner de transporter cinq de ces personnes dans le bourg
Wrentham, nous n'avons pu les décider à se séparer, parce qu'ils étaient tous membres
d'une même famille, disaient-ils, et avaient reçu la promesse qu'ils demeureraient ensemble.
01 \i. ILOOJE DJ ■ LC VDIÏ \ WEC DOi !
DOC. DE LA SESSION No 18
Vos pétitionnaires, *n conséquence, vou prient d'ordonnei leur transport dai
autre bourg. ESI vo pétitionnaire b feront un devoir de i
N ii dh \ m. le '" -i- ■ ' mbre I i
A M - ■ I II Mil:
Thom is Mbtcali
l;«.i:i i: i l-'i mm; .i|; < ffl .-i,.
Elbazeb Kin .m
S wii i i. M \« I I IV i IN
A la Chambre «!«• représentant l<- l janvier 1758. Cette pétition étant lue, il
est résolu de donner la permission aux conseiller! de Needham 'I'- bran i
habitants français de Needham a Stoughton. El <|u<- les conseillers de Stougl I sut
requis par les présentes de prendre ><>in de- sept personnes qui leur teront envo
Suuuiis a l'approbat ion fin (
T. U QBBARD, orateur.
Au Conseil, le 6 janvier 1758. Lu et approuvé.
THt •>. < LARKE, Sou*-$*crétQ
Ratifié. Pownall.
N' 576.
A Sou Eexcellence Thomas Pownall, écr., gouverneur et aux honorables membre* 'lu
Conseil et de la Chambre des représentants.
L'humble pétition de John Labardor expose : Que lorsqu'il demeurait a Maliga
il a toujours été très heureux de eervir et de secourir les Anglais qui 8e trouvaient dan-
la détresse et de les protéger contre les cruautés des sauvages. Or, un jour ayant ;
sortir du port un vaisseau anglais que les sauvages avaient l'intention de piller, ceux-ci
le guettèrent et le tirèrent avec du plomb à chevreuil lorsqu'il revenait du vaisseau , sept
de ces plombs pénétrèrent dans la chair et trente transpercèrent son habit. Les ci
trices sont encore visibles et trois de ces plombs lui restent dans le dos. Les sauva _
non contents de l'avoir blessé, menacèrent de le tuer à la prochaine occasion ; en sorte
qu'il fut obligé d'aller demeurer à Pisiquite. Aujourd'hui, la pensée de se voir exposé
à mourir de misère sans recevoir ni secours ni pitié de personne, après avoir rendu tous
les services qu'il a pu lui brise le cœur. Depuis dix semaines il n'a reçu pour sub
tance, qu'un quartier d'agneau et une pinte de lait par jour pour une famille composée
de sept personnes. Il n'a pas de bois parce qu'on lui a refusé un bœuf pour transporter
chez lui celui qu'il a coupé lui-même ; il est présentement abandonné avec sa famille,
sans vivres et sans feu dans une maison qui n'a ni porte ni toit. Lorsqu'il pleut, il leur
faut transporter leurs lits sous le vent afin de se mettre à l'abri de la pluie et de la neige
fondante. Il lui arriva une fois de faire remarquer à un conseiller qu'ils étaient inondés
dans la maison ; celui-ci répondit de construire un bateau et d'y naviguer. Pendant
trois semaines on ne lui a donné sans pitié que du blé d'inde pour se nourrir avec sa
famille, et il a été victime d'une infinité de cruautés qu'il serait trop long de raconter.
En conséquence si vous permettez à votre pétitionnaire de quitter cet endroit de
malheur et d'aller demeurer à Charlestown, il se fera un devoir de toujours prier pour
vous. Espérant que pour l'amour de Dieu vous (les pères de votre province) aurez pitié
des malheureux et ferez cesser les injustices commises à leur égard, je reste avec
confiance,
Votre très humble serviteur,
JN. LABARDOR.
Wilmington, le 26 décembre 1757.
Au Conseil, le 10 janvier 1758. Cette pétition étant lue, il est résolu que James
Minot et ceux que la Législature voudra lui adjoindre, constituent un comité chargé
d'examiner les faits et de faire connaître les mesures à prendre en cette occurrence.
Soumis à l'approbation de la Législature.
A. OLIVIER, secrétaire.
176 ABCHn /> CANADIE2TNE8
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
A la Chambre dee représentants, le L5 janvier 1758. Lu ei approuvé. Le colonel
Choate et le colonel Buckmington sont nommée pour faire partie du comité.
T. HUBBARD, orateur.
N° 581.
A Son Excellence Thomas Pownall, écr., capitaine général et commandant en chef de
la province de la baie du Massachusetts et aux honorables membres du Conseil et
de la Législature de la dite province.
La pétition de Jacques LeBlanc, Français, expose humblement :
Que votre pétitionnaire ainsi que sa femme et ses trois enfants, conformément à
l'ordre du gouvernement, a demeuré plus de deux ans dans le bourg de Braintree.
Durant ces deux années jusqu'au milieu du mois dernier, les conseillers de ce bourg ont
fourni à votre pétitionnaire et à sa famille les vivres nécessaires à leur subsistance, ce
qui lui a permis de se procurer aussi avantageusement que possible, avec le produit de
son travail et de celui de sa famille, quelques vêtements et quelques» couvertures de lit
et autres choses indispensables, pour remplacer ce qu'il avait eu le malheur de perdre ou
qu'on lui avait enlevé lorsqu'il fut déporté de son pays natal.
Depuis que votre pétitionnaire est rendu ici, les étrangers ont eu si peu à faire que
lui et ses enfants n'ont pu travailler que pendant la moitié de l'année, de sorte que le
produit de leur travail a été totalement employé à acheter des vêtements, des couver-
tures de lit et autres choses indispensables dont ils étaient dépourvus, tel que
susmentionné.
Malheureusement, le plus jeune fils de votre pétitionnaire a perdu la main droite
accidentellement le printemps dernier, par suite d'un coup de hache et il est maintenant
incapable de pourvoir à sa subsistance, et la femme de votre pétitionnaire qui est âgée
et faible ne peut guère travailler.
Votre pétitionnaire s'est adressé lui-même aux conseillers du dit bourg pour obtenir
du secours et ceux-ci le lui ont refusé. Or, se trouvant sans ressource et réduit, pour se
procurer les choses nécessaires à sa subsistance et à celle de sa famille, à mendier de porte
en porte, il espère que la considération des griefs qu'il vient d'énoncer et les bonnes inten-
tions que vous inspirera votre sagesse, vous induiront à accorder à votre pétitionnaire
l'assistance que vous d cteront la compassion et la pitié. Et votre pétitionnaire ne
cessera de prier, etc.
sa
JACQUES + LEBLANC.
marque
Braintree, 28 décembre 1757.
A la Chambre des représentants, 10 janvier 1756. La pétition ci-dessus ayant été
lue, il est résolu de la transmettre au comité nommé précédemment pour faire une
enquête au sujet des plaintes de John Labardor et autres plaintes de même genre. Ce
comité devra indiquer les moyens à prendre en cette occurrence.
Soumis à l'approbation du Conseil.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, juillet 1758.
Lu et approuvé.
A. OLIVER, secrétaire.
N° 604.
A Son Excellence, Thomas Pownall, écr, gouverneur en chef, et aux honorables
membres du Conseil et de la Législature de la province de la baie du
Massachusetts.
La pétition de Joseph Dugas, ci devant habitant français de la Nouvelle-Ecosse,
expose humblement :
Que lui et sa famille, composée de son cendre et de six filles, ont été envoyés en
premier lieu à Marblehead et que pendant leur séjour à cet endroit ils ont eu aucune
raison de se plaindre.
i,i \r VLOOll DJ iO IDIl \. il/' !>"■ i 177
DOC. DE LA SESSION No 18
Mai . depiii quinze mois il demeurent à Holliston où il ont»
de nourriture. Lee ooneeillei leur ont dit n'avoir pt i tru<t ion d<
Les quelques vivres qu'ils «>nt reçu de temps en tempe, joint
se procurer par leur travail, n'ont nffl qu'à leui il leui
e procurer des i fttement pour i « mpl I en Lan E( d
œt étal de dénuement, ils onl la plupart «lu temp . oufferl <l<* la ii- rre intermittente.
Ils n'ont aUOUnc raison d<- c | >l;i in* i i-i- <l<- cou nlli rs ou <1 nul i <• pei
pétitionnaire} s'il doit demeurer dan cet endroit a famill
qui lui permettra de nourrir et de vêtir le lient. Dan le es contraire, il demande <
le gouvernement leur vienne en aide. Et votre pét itionn
JOSEPH DV
rqua
Au Conseil, 1 1 janvier 1758. Lue et soumise à l'approbation de la Chamb
A la Chambre des représentant . 29 janvier 17"
La pétition ci-dessus étant lue, et considérant que le comité, chargé d'indiquer le
moyen de délivrer la province de la charge de supporter les bal e la
Nouvelle-Ecosse, n'a pas encore fait de rapport : —
Il est résolu d'autoriser le secrétaire d'écrire aux conseillers de BEollistown pour
leur enjoindre de prendre soin de la famille française qui cuve dans 1< .dite et
de ne pas laisser souffrir ses membres.
Soumis à l'approbation du Conseil.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil. Lu et approuvé.
A. OLIVER, secrétaire.
Ratifié. T. POWNALL.
No 49.
A Son Excellence Tho. Pownall, écr., gouverneur en chef, aux honorables membres du
Conseil et de la Chambre des représentants de la province de la baie du
Massachusetts
Jacques LeBlmc expose humblement, qu'il est un ci-devant habitant de la Nouvelle-
Ecosse et a été déporté avec sa famille, à l'exception de son fils, dans cette province. Il
avait ardemment sollicité que son fils no fut pas séparé de lui, mais malgré ses prières il
fut envoyé au Maryland. Il a reçu des lettres de lui dans lesquelles il lui dit que le
gouvernement du Maryland est prêt à lui délivrer un passeport, si le gouvernement de
cette province lui permet de venir me rejoindre. Votre pétitionnaire sait que le sup-
port des habitants français est une lourde charge pour cette province et n'a pas l'inten-
tion d'en augmenter le poids. Il a obtenu du capitaine Beale, citoyen solvable de
Braintree, une garantie signée de sa main, par laquelle il s'engage à indemniser le public.
L'année de la prise du Cap-Breton, votre pétitionnaire a sauvé la vie à un Anglais
nommé Joseph Lugar, qui fut assailli par les sauvages avec quatre de ses compagnons, à
Merleguish. Les sauvages avaient tué ses trois compagnons et auraient aussi massacré
Joseph Lugar si votre pétitionnaire n'avait donné quinze dollars pour sa rançon et com-
plété cette somme en se dépouillant de son habit. Votre pétitionnaire espère que le
gouvernement ne refusera pas de laisser venir son fils, dont la présence adoucirait le
regret d'avoir perdu ses biens, d'autant plus que cette faveur peut être accordée sans
causer de dépenses à la province et votre pétitionnaire ne cessera de prier.
sa
JACQUES + LEBLANC.
marque.
178 Ah'iJin ES C LNADIE2TNE&
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Au Conseil, le 3 juin L758. La pétition ci-dessus ('-tant lue, il est résolu que le
secrétaire transmette au pétitionnaire l'autorisation de faire venir son fils, à condition
de remettre au trésorier une garantie du capitaine Benjamin Béate que le fils du péti-
tionnant, ,i son arrivée ne Bera pas à charge à la province. Soumis à L'approbation de
la Chambre des représentants.
THOS. CLARKE, sous-secrétaire.
A la Chambre des représentants, le 2 juin 1758.
Lu et approuve. T. HUBBARD, orateur.
Ratifié. POWNAL.
N° 57.
A la Chambre des représentants, le 14 juin 1758.
Il est résolu de procurer comme par le passé des logis aux habitants de la Nouvelle-
Ecosse résidant dans cette province. Les malades, les invalides et les vieillards devront
être entretenus comme auparavant, aux frais du gouvernement, et toute personne capable
de travailler devra pourvoir à ses propres besoins et à ceux de sa famille, jusqu'à nouvel
ordre de cette Législature. Les conseillers des bourgs où résident les dits habitants,
doivent aider ceux-ci à trouver de l'ouvrage et voir à ce qu'ils ne soient pas privés de ce
qu'il leur est dû. Les membres de la Législature sont requis de s'enquérir de l'inca-
pacité des vieillards, des malades, des infirmes et des orphelins qui se trouvent dans
leurs bourgs respectifs et dans les bourgs voisins qui n'ont pas de représentants, et faire
parvenir un rapport pour la prochaine séance. Soumis à l'approbation du Conseil.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, le 14 juin 1758. Lu et approuvé. A. OLIVER, sec.
Ratifié. POWNALL.
N° 76.
A Son Excellence Thomas Pownall, écr., capitaine général et gouverneur en chef de la
province de la baie du Massachusetts, Nouvelle- Angleterre.
La pétition de Joseph D'Antremont, ci-devant habitant français de la Nouvelle-
Ecosse, expose humblement :
Que votre pétitionnaire, son père âgé de 90 ans, sa vieille mère, son frère et sa sœur
et quatre autres membres de la même famille ont été placés par ordre du gouvernement
dans un bourg appelé Walpole. Un autre frère, un beau-frère, une sœur et son enfant
ont été envoyés dans un autre bourg appelé Medfield. Comme il leur serait plus
agréable et plus avantageux de vivre ensemble et qu'il leur serait plus facile, une fois
réunis, de prendre soin de leur famille et de leurs vieux parents, votre pétitionnaire en
conséquence, prie Votre Excellence d'ordonner que votre pétitionnaire et les autres
membres de sa famille résidant à Walpole soient transférés à Medfield.
Cela peut se faire sans causer d'embarras à Medfield, car il se trouve à cet endroit
une famille française composée de cinq membres comme celle de votre pétionnaire, qui
pourrait être transférée à Walpole. Et votre pétitionnaire ne cessera de prier.
Boston, 8 novembre 1758.
JOSEPH (sa + marque) D'ANTREMONT.
Au Conseil, le 2 janvier 1759. La pétition ci-dessus étant lue, il est résolu que
Samuel Watts et William Brattle, écuyers, et ceux que la Chambre des représentants
voudra leur adjoindre, constituent un comité chargé de considérer cette pétition et
d'indiquer ce qu'ils croiront à propos de faire.
Soumis à l'approbation.
THOS. CLARKE, sous-secrétaire.
Oi \r LLOGf/J /'/ i' i/'// \ iVB( DO( i
DOC. DE LA SESSION No 18
\ [g ( lhambre de n pn entant , le 3 janvier 1759 Lu el approuvé*, M
M. .1. Tucker el M. Johnson lonl notnmëi pour Caire partie du oomi
i SUBBARD
I ,r munir propose de 1 1 .i m t' rer la famille fran idanf à Medfield, h Wa i
deux bourgi oe B'oppoaanl | ■ • changement, el do t cinq
année d'origine française, qui ne font pe partie de la famille du pétil ionn
lement .;i Walpole, à Wrentham où il o \ u ps de Fra I
\\ M i;i;.\ti il
Au Conseil, le 5 janvier 1759. Le rapport oi-de
r.soiu de transférer les dits Français neutres, tel que proposé. Soumis à ['approbation
de la ( lhambre «les représentants.
THOS. CLARK E, 9ou*-$ecréta\
A la Chambre des représentants le 6 janvier 1759. Lu et approui
T, HUBBARD, orateur.
N° L57.
Province de ")
la baie (lu Massachusetts, j
A Son Excellence Thomas Pownal, écr., aux honorables membres du Conseil e1 de la
Chambre des représentants.
Attendu que nous avons obtenu de la Législature au mois de juin dernier, la
permission de transférer cinq Français neutres de Milton à Wrentham, nous avions par
conséquent pris des mesures à cette fin, mais apprenant que les Français de ce dernier
endroit étaient malades, ceux de Milton refusèrent d'y aller. Et vu qu'il nous aurait
fallu les transporter de force nous avons cru pour cette raison devoir diiîérer leur
translation. Ils désirent beaucoup s'en aller dans quelques bourgs situés près de l'eau
salée.
Nous vous prions de leur accorder cette faveur, et de nous permettre de trans
porter une famille française composée de huit personnes résidant ici dans tel bourg que
votre sagesse croira à propos de désigner.
Milton, 1 janvier 1759.
STEPHEN DAVENPORT
THOMAS VASE Conseillers
WILLIAM BABCOCK de
JOSIAH HOW Milton
ENOCH HORTON
A la Chambre des représentants, le 2 janvier 1759.
La pétition ci-dessus étant lue, il est résolu de la transmettre au comité chargé de
l'affaire d'Antremont, qui après l'avoir considérée indiquera ce qu'il y a à faire à ce
sujet. Soumis à l'approbation du Conseil.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, le 3 janvier 1759. Lu et approuvé.
A. OLIVER, secrétaire.
Le comité auquel fut transmise cette pétition fait rapport que les conseillers de
Milton en vertu d'une résolution de la Législature, furent autorisés de transporter la
famille de Français neutres mentionnée dans la dite pétition à Wrentham ; que cette
résolution est encore en vigueur, que les conseillers de Milton n'ont pas besoin de l'inter-
vention de la Législature en cette occurrence et que leur pétition soit déclarée non
avenue.
WM. BRATTLE.
180 M:cill\ E& CANADIEN*
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Au Conseil, le (I janvier L759. Le rapport est lu et accepté, et il est résolu de
rejeter la pétition ci-dessus. Soumis à l'approbation de la Chambre des représentants,
ÏHOS. CLARKE, sous -secrétaire.
A la Chambre des représentants, le 6 janvier 1759. La résolution ci-dessus est lue
et rejetée et il est résolu que la pétition ci-dessus soit de nouveau transmise à l'examen
du comité. Soumis à l'approbation du Conseil.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, le 8 janvier 1759. La résolution ci-dessus est lue et adoptée.
THOS. CLARKE, sous-secrétaire.
N° 109.
Walpole, 1er janvier 1759.
La présente est pour certifier, que nous, les signataires, conseillers du bourg ci-
dessus, autorisons le capt. Joshua Clap d'adresser une requête à la Législature pour
obtenir la permission de transporter ailleurs quelques-uns des Français neutres qui nous
ont été envoyés. Nous en avons eu dix à charge depuis deux ans, et ces gens nous ont
causé de grands embarras ; nous serions heureux que la Législature les fasse trans-
porter à Wrentham ou dans d'autres endroits qui n'ont pas reçu le nombre qui aurait
dû leur être envoyé.
AGUILLA ROBBINS ) Conseillers
JEDIDIETH MORSE ' de
HENRY SMITH ) Walpole.
N° 110.
A la Chambre des représentants, le 12 janvier 1759. Tl est résolu de charger le
comité auquel a été référée la pétition de Joseph D'Antremont de trouver quelques
moyens pour diminuer les dépenses encourues par la province pour l'entretien des habi-
tants français qui y résident. Soumis à l'approbation du Conseil.
T. HUBBARD, orateur.
Au Conseil, le 4 janvier 1759. La résolution ci-dessus est lue et adoptée.
A. OLIVER, secrétaire.
Voyez la pétition n° 111.
N° 111.
Province de la baie
du Massachusetts.
A Son Excellence Thomas Pownall, écr., capitaine général et gouverneur, et aux honora-
bles membres du Conseil de la dite province, réunis en Conseil.
La pétition de Hammond Tibido, Français neutre de la Nouvelle-Ecosse, déporté dans
la province de la baie du Massachusetts, expose humblement : Que votre pétitionnaire
est père de quatre enfants dont l'aîné est âgé de neuf ans, que son épouse mettra un
autre enfant au monde durant l'hiver, si la Providence lui vient en aide ; que votre
pétitionnaire est dans l'impossibilité de se procurer les choses nécessaires pour sa femme
à l'approche de cette saison, qu'il a besoin de lits et de couvertures, qu'il en a demandé
aux conseillers du bourg de Dorchester où il réside, mais qu'il n'a reçu aucun secours.
En conséquence votre pétitionnaire vous supplie humblement de lui faire obtenir un lit
et des couvertures ainsi que des vivres, et de donner, à cet effet, les ordres que dans
votre sagesse vous jugerez à propos. Et votre pétitionnaire, comme il le doit, ne cessera
de prier.
Dorchester, 29 décembre 1758.
sa
HAMMOND + TIBIDO.
marque
0J w ILOOJE m W IDIl \- 11/' /"" / 1H1
DOC. DE LA SESSION No 18
Au Conieil, '-' janvier 1709. '<' pétition oi-de iun étanl lue, il >lu que
Samuel Watts et Wm Brattle, < I luture voudra leur adjoindre,
constituent un comité pour considérer la dite pétition et indiquer ce ju'il •• sui
Soumis à l'approbation de la Chambre des repn entai
Il l< >s. < LA I; K, ou h oréta
A If Chambre des représentants, Il janvier 1759 La ré olution ci I Ine
et adoptée. M. M. Stone, Jaarohial Tucker ei Johnson ont choisi poui Caire partie du
comité.
T. BUBBARD, orateur.
Le comité auquel la pétition oi-dessu tut référée rapporte qu'il i ueu que
l,i famille Tibido est dans la misère \ quels femme du pétitionnaire, inr le point
couoher, Bouffrirs beaucoup si elle ne reçoit pas un lit, des couvertures et antre
nécessaires. Et les conseillers de Dorchester devraient être autorisés de délivre]
articles à l.i dite famille,
W.M BRATTLE, par ordre.
Au Conseil, 5 janvier 17~>9. Le rapport est lu et soumis à l'approbation de la
Chambre des représentants.
A la Chambre des représentants, 6 janvier 1759. Le rapport est lu et adopfc
il est résolu d'autoriser les conseillers de Dorchester à procurer au pétitionnaire, un lit,
des couvertures et autres choses nécessaires pour l'entretien de sa famille.
Soumis à l'approbation du Conseil.
HENRY GIBBS,
greffier de la Chambre des représentants
Au Conseil, G janvier 1759. La résolution ci-dessus est adoptée.
A. OLIVER, secrétaire.
Ratifiée.
POWNALL.
N° 113.
Dorchester, 3 janvier 1759.
M. Hatch,
Monsieur, — La présente est pour vous informer que nous avons loué une maison
pour le Français neutre qui réside dans ce bourg et dont la femme est dans un état de
grande faiblesse ; que nous leur avons fourni du bois, et que nous avons prodigué des
secours au dit Hammomd Tibido, qui s'est coupé une jambe il y a quelque temps et a boité
pendant longtemps. Depuis, le dit Tibido nous a demandé un lit et des couvertures,
mais nous avons cru que, conformément aux instructions de la Législature, nous ne pou-
vions lui donner davantage.
SAMUEL PRICE ]
JSOAH CLAP | n .„
SAMUEL BOW r Conseillers.
RICHARD HALLJ
N° 120.
A Son Excellence Thomas Pownall, écr., capitaine général et gouverneur de la province de
de la baie Massachusetts, aux honorables membres du Conseil et de la Chambre
des représentants de la dite province.
La pétition de François Meuse expose humblement : —
Que votre pétitionnaire résidait autrefois au Cap Sable avec plusieurs autres habi-
tants français. Ils ont toujours vécu en bonne intelligence avec les Anglais, qui venaient
chercher un refuge à cet endroit lors de leurs excursions de pêche. Votre pétionnaire
a été déporté à la Nouvelle- Angleterre et, par ordre du gouvernement, il a été placé avec
182 \/:< lin /> <\\.\i>ii VNE&
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
sa famille composte de lui même, de sa femme et de dix enfanta, cinq garçons et cinq
filles, <l<»nt L'aîni est âgé de II' ans, dans un endroit appelé Salem où ils ont vécu paisi-
blement et confortablement. Pour des raisons inconnues, au mois de février 1757, ils
furent transférés dans le bourg de Tewksbury, où Lia onl vécu depuis dans la mi
et les privations. C'est an endroit pauvre où il est presque impossible de trouver du
travail et le salaire payé pour le peu d'ouvrage qu'il y a à faire est insignifiant. La
maison qu'ils ont habitée jusqu'au 23 décembre dernier était en ruine et abandonnée ;
il n'y avait ni cheminée ni quoi que ce soit pour en tenir lieu ; en sorte qu'ils ont dû
faire du feu sur le sol et la fumée les suffoquait. Il n'y avait pas une seule vitre dans
toute cette maison, la plus horrible masure qu'il fût possible d'imaginer. Depuis Le 23
décembre ils ont été transférés dans une autre maison qui fut abandonnée il y a un an,
parce qu'elle était inhabitable et que la pluie, la neige et le vent y pénétraient par tous
les côtés.
Votre pétitionnaire, par conséquent, vous prie de lui accorder la liberté d'aban-
donner cet endroit de désolation et de retourner dans le bourg de Salem où il demeurait,
ou dans d'autres endroits où il pourra vivre et pourvoir à ses besoins et à ceux de sa
famille. Et votre pétitionnaire ne cessera de prier.
sa
FRANCIS + MEUSE.
marque.
Boston, le 6 janvier 1759.
Au Conseil, le 15 janvier 1759. Considérant que le pétitionnaire peut difficilement
trouver du travail dans le bourg de Tewksbury, ce Conseil ordonne de le transférer avec
sa famille dans le bourg de Danver, et les conseillers de cet endroit sont requis de les
recevoir et d'en prendre soin. Soumis à l'approbation de la Chambre des représentants.
A. OLIVER, secrétaire.
N° 170.
A Son Excellence Thomas Pownall, écr., gouverneur en chef, aux honorables membres du
Conseil et de la Chambre des représentants réunis en assemblée, avril 1759.
Peter Trahan, ci-devant habitant de la Nouvelle-Ecosse, expose humblement : —
Que votre pétitionnaire à son arrivée dans cette province a été placé dans le bourg de
Scituate. Peu de temps après, il trouva sur la route qui conduit à Hanover, près de la
maison où résidait une famille française, une montre d'argent qu'il remît à la femme de
cette famille française et il continua son voyage. En revenant, s'étant informé de la
montre, la femme lui dit que le propriétaire l'avait réclamée et votre pétitionnaire n'y
pensa plus. Un an et demi au plus après, un frère de votre pétitionnaire causant avec
le major House, celui-ci lui dit qu'il avait perdu une montre vers l'époque ou la montre
susmentionnée fut trouvée. Mon frère lui ayant innocemment appris que votre pétition-
naire avait trouvé une montre, ce qu'il en avait fait et comment il l'avait eue momenta-
nément en sa possession, là-dessus le major House envoya chez le pétitionnaire réclamer
la montre, puis fit mettre celui-ci en prison, où après avoir séjourné pendant quatre
jours, votre pétitionnaire signa un billet pour un montant de <£50, ancien cours, payable
au mois de septembre prochain. Le montant du billet aurait été de cinq cents livres
que votre pétitionnaire l'aurait signé plutôt que de mourir en prison ; cependant votre
pauvre pétitionnaire ne croit pas pouvoir payer ce montant et devra retourner en prison
s'il est poursuivi pour paiement du montant ci-dessus.
En outre, le père et la mère de votre pétitionnaire sont âgés et ressentent un grand
chagrin à l'égard de la situation de leur fils. Dans le pays de votre pétitionnaire, il est
de règle de déposer toute chose trouvée dans les mains de quelqu'un qui demeure dans
l'endroit où l'objet a été perdu, afin que le propriétaire puisse facilement le retrouver.
La femme à laquelle le pétitionnaire a trop imprudemment remis la montre a déclarée
sous sa signature qu'elle l'avait reçue de votre pétitionnaire avec l'intention de la remettre
au propriétaire. Il ne reste plus à votre pauvre pétitionnaire qu'à s'adresser à Votre Ex-
cellence et aux honorables membres des chambres et à implorer leur protection en même
0J \ / 1/ 0QI1 Dl i' WIÏ \ ii/' /"" ! i//
DOC. DE LA SESSION No 18
temps que la Domination de quelqu un qui le chargera <!•• Ht
lu ruine , et oelui ci comme il le d< >it , m * < J . | • t :
; i.l; l i: Ail \
An ('..us. -il, le ril I7-V.). La pétition étant lu< I ordonné que Samuel
Watts, éor., soit ohargé de Caire une enqu< oj de pi
i m du mois de mai prochain.
TH O H C L A H K E
A La Chambre des représentante, le 24 avril 1759. Lu e< adopté,
F. Il i BBARD, orateur.
Rati
T, POWNALL.
N" 196.
A Son Excellence Thomas Pownall, gouverneur en chef, et aux honorables membres
du Conseil et de la Législature réunis en assemblée. La pétition de Charles Me
pose humblement : — Que votre pétitionnai] te soixante ac , très infirme et incapable
de travailler, réside à ESaston avec sa femme et une petite fille. Le prix «les rivres 'tant
devenu très élevé, ses tils ont quitté la famille et sont ailes chacun de son côî< cherchant
du travail a!in de pourvoira leurs propres besoins. Votre pétitionnaire, depuis longteo :
n'a pas reçu d'autre secours des conseillers que trois pintes de lait écrémé par jour, et lors-
qu'il s'adressa aux conseillers pour obtenir quelque chose, ils répondirent qu'ils n'avaient
pas reçu d'instructions de la Législature de nous donner d'avantage. En sorte que nous
sommes oondamnés à mourir de faim si nous ne sommes pas secourue
Votre pétitionnaire vous prie donc de considérer leur situation, de les secourir, et,
comme il le doit, ne cessera de prier.
sa
CHARLES + MEUSE.
marque.
Au Conseil le 2 juin 1759. La pétition est lue et envoyée à la Chambre des repré-
sentants.
A la Chambre des représentants le 9 juin 1759. La pétition ci-dessus étant lue,
il est résolu d'autoriser les conseillers de Easton de supporter la famille du pétitionnaire,
conformément aux instructions adressées précédemment par cette Législature au sujet
des Français neutres. Soumis à l'approbation du Conseil.
S. WHITE, orateur.
*
Au Conseil, le 9 juin 1759. La résolution ci-dessus est lue et adoptée.
THOS. CLARKE, sous-secrétaire.
Ratifiée,
T. POWNALL.
N° 225.
Son Excellence ayant informé le Conseil qu'elle a été mise au courant, par le général
AVolfe, d'une correspondance échangée entre quelques-uns des ci-devant habitants français
de la NouvelJe-Ecosse qui résident actuellement dans cette province, et les Français du
Canada, et de la désertion de quelques-uns des dits habitants qui se sont enfuis au
Canada.
Il est résolu que les conseillers des bourgs où résident les habitants français doivent
à l'avenir surveiller strictement la conduite de ces derniers et transmettre aussitôt qae
possible au bureau du secrétaire, une liste complète des habitants français résidant dans
184 MUlli's /> 0ANADI1
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
leur* bourgs et v mentionner les noms de ceux qui ont quitté la province ou qui sont
bemporairemenl absents de l'endroit où le gouvernement les a places. Cette résolution
tivoyée à La Chambre des représentants.
A. OLIVER, secrétaire.
A la Chambre des représentants, le 11 octobre 1759. La résolution ci-dessus est
lue et acceptée.
ATTR. ROLAND COTTON,
Ratifiée, greffier dé la Chambre des représentants.
T. POWNALL.
N° 283.
A Son Excellence Thomas Pownall, écr., capitaine général et gouverneur en chef, aux
honorables membres du Conseil et de la Législature de la province de la baie du
Massachusetts en Nouvelle- Angleterre, siégeant à Boston, le 19 mars 1760.
Votre pétitionnaire expose humblement : Qu'après son arrivée dans la Nouvelle-
Angleterre, il résida pendant qnelque temps au cap Anne. Il a été ensuit^ transféré
avec sa famille au bourg de Methuen, où il demeure depuis trois ans. A cet endroit,
bien des circonstances ont contribué à le plonger dans la détresse, et votre pétitionnaire
se permet de soumettre à Votre Excellence et aux honorables membres quelques-unes des
causes de sa misérable situation. Sa femme, depuis qu'elle est éloignée de l'eau salée, a
été faible et malade, tandis que lui et ses fils, accoutumés à faire la chasse et la pêche
pour gagner leur vie, ne sont nullement habitués aux travaux des fermiers, et par suite
ne peuvent obtenir à Methuen ou dans les bourgs environnants des salaires aussi élevés
qu'au cap Anne. Deux de ses fils sont allés passer les deux derniers étés au cap Anne
où ils ont trouvé de plus grands avantages et réalisé de plus grands profits qu'ils auraient
obtenus à Methuen. Trois de ses fils ont pris la détermination et fait la promesse de
retourner au cap Anne l'été prochain. Dans l'endroit où il réside actuellement, l'entre-
tien de sa famille est devenu une charge assez lourde pour les conseillers de Methuen,
mais s'il lui était permis de résider au cap Anne il n'aurait besoin que d'un logis pour
lui-même, sa femme et ses enfants, ce que lui et ses fils préféreraient à leur logis actuel
avec trente dollars par année, et dans un endroit éloigné de la mer.
Votre pétitionnaire supplie donc humblement Votre Excellence et les honorables
membres de considérer sérieusement sa situation et d'ordonner que votre pétition-
naire soit transféré immédiatement de Methuen à Gloucester, et il ne cessera de prier.
JOHN MIUS.
A la Chambre des représentants, le 22 mars 1760. Cette pétition étant lue, il est
résolu d'accorder au pétitionnaire la permission de quitter le bourg de Methuen pour
aller demeurer dans celui de Gloucester, mais il devra à l'avenir pourvoir à sa subsistance
et à celle de sa famille sans compter sur la moindre assistance du gouvernement. Cette
résolution est envoyée au Conseil.
S. WHITE, orateur.
Au Conseil, le 24 mars 1760. La résolution est lue et adoptée.
A. OLIVER, secrétaire.
Ratifiée,
T. POWNALL.
N° 287.
Au Conseil, le 21 mars 1760.
Résolu que le comité nommé au mois de janvier dernier pour étudier la question
des Français neutres, conformément à la recommandation contenue dans le message de
Son Excellence, le 25 du même mois, soit requis de commencer son travail immédiate-
ment et de présenter un rapport.
A. OLIVER, secrétaire.
QBN1 VLOOll DJ iO IDIl Vi IVti D0< I
SESSIONAL PAPER No
A la Chambre de repré entant , le "" mar I fdO L§ n otution
lu»- el adopi
s. w III i i.
Au ( Ion 'il, le 1 1 '• ' 'i i < •'>" R< '•>" m1"" •,"1"1 ''
chargé de l'affaire des exilé fran li 'I- la Nouvelle I i le place de Chamh
Russells, écr., et que le dil comiti oit requii de commence] on travail immédiat
el de présenter un rappoi t.
En i la < lhambre dea repr< i ritan
A OL1 V il.
A la Chambre des représentante, le 17 avril 1760 L ution ci-di l lue
e{ acceptée. M. Belcher, le colonel Whiteombe, le capitaine Richard on el M. Tncl
sont choisis pour faire partie du comité. En> >il.
s. WIMTK. orad
A.u Conseil, le 17 avril I7t'><>. La résolution oi*d I lueetadopto
A. o|,|\ !.!:.
\ 293.
A Son Excellence Thomas Pownall, écr., capitaine général et gouverneur en i • la
province de La baie «lu Massachusetts, Nouvelle-Angleterre, el aux honorables
membres du Conseil et de la Chambre des re] banta de la dite pro
Biégeant à Boston, Le I août. 1760.
La pétition de John Mius, ci-devant habitant du cap Sable, et résidant présenta menl
à Methuen, expose humblement: Que votre pétitionnaire, dans la localité où il
meure, se trouve dans dos conditions difficiles et désavantageuses (et que pour ce:
son L'entretien de sa famille cause des dépenses considérables aux conseillers). Il a trans-
mis une pétition à la Législature à sa dernière session, exprimant son désir d'être trans-
fert sa famille de Methuen à Gloucester où il s'engageait de pourvoir à sa sub-
tance et à celle de sa famille, cà condition que le gouvernement lui procurât un h _
dans ce dernier endroit. Bien que cette grande et sage Législature ait ordonné d'accorder
à votre pétitionnaire la liberté de quitter le bourg de Methuen et de se transporter avec
sa famille dans celui de Gloucester, à condition que le pétitionnaire fut tenu de pourvoir
à sa subsistance et à celle de sa famille sans le moindre secours du gouvernement,
aujourd'hui votre pétitionnaire représente humblement qu'il a une famille nombreuse,
que plusieurs de ses enfants sont encore bien jeunes et incapables de lui venir en aide
et que le gouvernement dépensera moins pour lui procurer un logis confortable que pour
maintenir le plus grand nombre de ses compatriotes dans les circonstances pénibles où
ils se trouvent. En conséquence, votre pétitionnaire supplie Votre Excellence et les
honorables membres de reconsidérer sa situation, d'abaisser des regards de compassion
sur de pauvres étrangers, de lui procurer un logis à Gloucester aux frais de la province
atin que par son travail constant et ses efforts il puisse subvenir à ses besoins et à ceux
de sa famille, sans avoir recours au gouvernement à l'avenir. Et votre pétitionnaire
ne cessera de prier.
sa
JOHN + MIUS.
marque.
Jest. Ebend. Barker.
A la Chambre des représentants, le 17 avril 1760. La pétition ci-dessus étant lue,
il est résolu d'ordonner aux conseillers de Gloucester de procurer un logis confortable
au pétitionnaire, aux frais de la province. Cette résolution est envoyée au Conseil.
S. WHITE, orateur.
Au Conseil, le 19 avril 1760. La résolution ci-dessus est lue et adoptée,
A. OLIVEB, sec.
Ratifiée.
T. POWNALL.
18—44 r-16
186
w,'< un /■> < anadienm >
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
171.
illence le gouverneur et aux honorables membres du Conseil de Sa Ma
el de li Législature, province de La baie du Massachusetts.
La pétition de John Benoit, ci-devant habitant de l'Acadie i humblement :
votre pétitionnaire et sa famille, a Leur arrivée dans la Nouvelle-Angleterre furent
installés à Brookline, mais que conformément à une décision récente, lui et sa femme
ont été laissés à Brookline et ses enfants transport) >n. Votre pétitionnaire a
nti beaucoup de chagrin de cotte séparation, d'autant plus que ses grands enfants
contribuaient beaucoup par leur travail à l'entretien de la famille, sans compter qu'ils
étaient le soutien de leurs parents. Cette séparation a plongé votre pétitionnaire i
femme dans une situation difficile et pénible.
Votre pétitionnaire supplie humblement Votre Excellence et les honorables mem-
bres de le faire transporter avec sa femme à Boston ou de faire revenir ses enfants à
Brookline. Les conseillers de ces endroits refusent de ne rien faire sans avoir reçu des
instructions de Votre Excellence et des honorables membres.
Et votre pétitionnaire, comme il le doit, ne cessera de prier.
Boston, 25 février 1762.
JOHN + BENOIT.
marque.
No 530.
A Son Excellence Francis Bernard, écr., gouverneur de la province de la baie du
Massachusetts, aux honorables membres du Conseil de Sa Majesté et de la Chambre
des représentants siégeant le 23 février 1765. La pétition de John White [Jean Le-
Blanc] ci-devant habitant des Mines, en la Nouvelle- Ecosse, demeurant actuellement à
Falmouth, baie de Casco, expose humblement en son nom et au nom des autres habi-
tants français qui demeurent au même endroit : Que par leur déportation du pays natal,
ils ont été privés de leurs maisons, de leurs terres et de presque tous leurs moyens de
subsistance et qu'ils vivent maintenant parmi des étrangers dans la misère et les
privations. Le bourg de Falmouth vient d'exiger leur contribution à la taxe publique
et d'augmenter ainsi leur détresse. En conséquence, ils supplient humblement Votre
Excellence et les honorables membres de prendre en pitié leur misérable situation et
de les exempter de payer des taxes jusqu'à ce qu'ils puissent pourvoir à leur entretien
et à celui de leurs familles, ou de leur accorder d'autres secours que dans votre grande
sagesse vous jugerez raisonnables. Et votre pétitionnaire, comme il le doit, ne cessera
de prier.
JOHN WHITE [Jean Le Blanc].
A la Chambre des représentants, le 25 février 1765 : La pétition ci-dessus est lue
et il est résolu de donner instruction aux répartiteurs du bourg de Falmouth de retran-
cher toutes les taxes de district imposées jusqu'ici aux Français neutres qui demeurent
dans le dit bourg. Cette résolution est envoyée au Conseil.
S. WHITE, orateur.
Au Conseil, le 27 février 1765. La résolution précédente est lue et adoptée.
Ratifiée.
JNO. COTTON, sous-sec.
FRA. BERNARD.
N' 539,
A Son Excellence Francis Barnard, écr., capitaine général et commandant en chef
de Sa Majesté dans la province de la baie du Massachusetts et à l'honorable Conseil de
Sa Majesté. L'humble pétition de Peter Pèlerine [Pierre Pellerin], Français neutre
envoyé par ordre du gouvernement dans le bourg de Pembrook, comté de Plymouth,
w iLOOU Dl U i/'// Vi IVB( D0(
DOC. DL LA SI '.ION No 18
expose humblement Que \ ot re pét il ionnain
d'un jugement que M. Imiac Keiw di I '
je în.i i mm. Il est père de ept enfant , dont cinq onl i
i ravail <•' celui de i u t mme il peut ■•> peine le pn p lui et
\ et. m. ni dont il on1 be loin pour e pn lu froid
ne pas mourir de faim. Bien qu'il lui soit impo ible de au I"
maison, oependant, qu'il plai e à Votn I l'honorai eil, M. Keine
n en .1 pa m. mu exécut< une ai mettre le combi< malheni . jeudi
dernier, l'officier l'a conduit à Is pri on de Plymouth, où il e i re té ent
qu'aujourd'hui, [lest bien pénible a] oir endun d< pri durant un lu
rigoun ux, de Be trouver au retour <lu prin ermé dan un uoir - achoi
de la présence de sa femme et d dont la sépaiation lu oup
de chagrin et qui ont dû eux mêmes beaucoup souffrir. Qu'il pla el
lenoe de sommer mon créancier <!«• m'accorder les con que la loi accorde dai
un tel cas mais je voua prie de venir à mon Beoours d'abord, si quelqu
être fait pour moi. Je voua prie d'avoir pitié de ma déplorable situation et d'în
former les conseillera de Pembrook qu'ils doivent payer le loyer- de la maison qui
monte à £2, 8 et les frais dont le montant jusqu'à de 62, 21i
dans l'impossibilité de payer cette Bomme et si on me I enfermé ici pendant
quarante jours, je perdrai les avantages que m'offre le printemps de venir en aide i ma
famille et l'occasion de faire mes semailles. Il y a quelques années j<
ferme et tout ce dont j'avais besoin non seulement pour donner le confort a ma famille,
mais aussi pour la rendre heureuse, et j'avais l'espoir de laisser mes enfants dans l'aisar,.
Aujourd'hui, après avoir été dépouillé de tout ce que je possédais et déporté dans un
pays étranger, pour rendre mou malheur eomplet on me sépare de ma chère femme et dé-
nies entants et <"n me renferme dans une obscure prison : il m'est impossible d'exprimer
toutes mes angoisses. Votre Excellence et l'honorable Conseil comprendront facile-
ment ce que ma famille et moi avons souffert. S'il vous est possible de venir au se-
cours d'un pauvre prisonnier, je supplie Votre Excellence et l'honorable Conseil de
prendre les moyens de me faire mettre en liberté, afin que je puisse retourner au
milieu de ma pauvre famille. Et votre pétitionnaire ne cessera de prier.
sa
PETER + PELERINE, [Pellerin]
marque
Prison de Plvmfouth],
13avrifl765.
No. 540.
Il est résolu de faire transmettre aux conseillers de Pembrook une copie de la
pétition de Peter Pèlerine, Acadien français, actuellement enfermé dans la prison de
Plymouth par suite de l'exécution d'un jugement obtenu contre le prisonnier par Isaac
Keine pour la somme de £2, 8s. due pour loyer de maison et de <£2, 2s. pour les frais, afin
que les dits conseillers prennent immédiatement les moyens de secourir le pétitionnaire,
conformément aux mesures adoptées par la Législature à l'égard des habitants français
qui ont été placés dans les bourgs et qui devaient être pourvus des choses nécessaires
qu'ils ne pouvaient se procurer ; si non les conseillers devront faire connaître, mercredi
le 1er mai, pour quelles raisons, le pétitionnaire n'a pas reçu de secours.
Tiré de l'original No. 572.
A Son Excellence francois Barnard Esq., Gouverneur en Chef pour Sa Majesté le
Roy de La Grande Bretagne.
Monseigneur, — Moy Le Sousignés francois le blanc, fransois Acadien, Demeurant
dans la paroisse de Dudley Dans le Gouvernement de boston estant une personne
extrêmement Incommodés D'une main dont je ne puis me Seivir ce qui me met hors
destat de pouvoir gagner ma pauvre Vie Ainsy que mon fils, francois leblanc, estant
18—441
188 â.R< un /■> ('ANADIJ .\ m: s
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
tombé malade Le 20 D'Auost 1766 {<() ne pouvant faire aucun travaille I mains et
ayant été obli^rs I >y Apeller trois Médecins pour tacher Dy Remédier, et mon pau vie
fils Cy Desua nommés, avant perdu Son bras, et Les médecins aujourd'huy mon t'ait
[mer pour le payement et mon arresté jusoua mes pauvre bardes pour !<• payement et
nioy n'ayant aucune chose pour pouvoir payer Je Recours a Vous.
Monseigneur, — Pour vous prier d'avoir la bonté de m'assister Dans mon Besoin et
De Donner S'il Vous plaist Vos Ordres pour que La parroisse Don je suis qui est
Brimfield est à payer Les- Médecins m'a Nécessités me mettant hors Destat De pouvoir
payer, quoy que la Somme n'est pas Kxtremeraent forte, les trois médecin charge pour
Leur travail la Somme de cinq £5, 2s, 8d.
Monseigneur, — Cy Jestais en estât de travaillé je Voudrois le payer De moy mesme
je ne Viendrois pas Importuner.
Votre Excellence me Voilà sans apuy Du Costé De Mon fils qui a perdu Le bras
je prie Monseigneur de faire tout ce qui est en Son pouvoir pour me Délivrer de
Labisme ou Je Suis Sans cela mes pauvre hardes Seronts Vendue et Je nauray plus
Rien a me Couvrir Je prie Dieu pour la Conservation De Vostre Excellence et Suis et
Serez Le reste De Mes Jours
Monseigneur, Vostre très humble et obéissant Serviteur
FRANÇOIS LE BLANC.
No 577.
A la Chambre des représentants, le 18 juin 1766. Il est résolu que le montant de
,£5, 2s, 8d. soit tiré du trésor de la province pour payer les honoraires de médecins tel
que demandé dans la dite pétition de Francis LeBlanc et de sommer les bourgs de Brim-
field et de Brimfield Sud de faire connaître les raisons qu'ils peuvent avoir pour empê-
cher que le montant de £5, 2s, 8d. ne soit ajouté à leurs taxes de l'année prochaine.
Cette résolution est envoyée au Conseil.
T CUSHING, orateur.
Au Conseil, le 24 juin 1766. La résolution ci dessus est lue et adoptée.
A. OLIVER, sec.
Ratifiée.
FRA. BERNARD.
No 576.
Messieurs de la Chambre des représentants :
Ayant reçu la pétition ci-incluse de Francis LeBlanc, je l'ai transmise au Conseil,
et à la demande de celui-ci je vous l'ai fait parvenir. Les faits qu'elle contient n'ont pas
besoin de commentaires.
FRA. BERNARD.
No 578.
Le comité chargé d'une enquête au sujet de l'état des Français neutres qui résident
dans cette province et des dépenses encourues pour leur entretien, s'étant acquitté de
cette tâche, fait rapport que plusieurs bourgs de la province dans lesquels des Français
neutres ont été envoyés lors de la distribution qui en a été faite, n'ont encouru aucune
dépense à l'égard de ces derniers depuis quelque temps, tandis que d'autres bourgs ont
dépensé considérablement pour l'entretien de ces gens. De plus, le comité a constaté
que conformément aux instructions de la Législature, le commissaire général " has
supplyd the French with 8s lOd " et que par ordre du gouverneur en son Conseil, les
Français ont reçu depuis le 21 août 1765, pour divers articles et loyers de maison un
(a) C'est 17G5 qu'il faut lire. C'est la date donnée dans la traduction officielle en anglais, numéro
cotté 574.
1,1 \ i \i OOIB /'/'■ U [DJEN8 IVBG i><>('t VI \ IM
DOC. DE LA SESSION No 18
montant de $48, L5i. 8d 2fr, En outre, In [jégi lature h fourni la ommi de I
deux d'entre eux pour leur permettre d'elle? au Canada, l^' If I
le somme do lis \.>, Kd 'h u rU <l.j..n,. r< iilnni à Leni Aoton, 8bn
bury, Ddedford, Willmington, Woroester, Woborn, Barn tabl( il ;ham R
\ \i:< »N w ■< M»h. pu ord]
tf< 581.
\ la Chambre dei représentant , le 26 juin 17»')'». Il i olu qu< mme de
I t8, L5s. 8d. 2fr. payée par le trésor de la province par ordre do go i tir en
Conseil pour l'entretien d'un oertaio nombre d'Acadien i
l'année prochaine qu'il soit imp baque bourg une augmentation de I
tionnelle au montant qu'il a reçu pour L'entretien de ai ei qu'aucun argent
porte du trésor à l'avenir, pour l'entretien i . \ « • . l < ! j < - r ■ ins un ordre d<
Législature. A. Cette résolution est envoyée au Conseil.
T. CUSHING, ora*
Au Conseil, le 27 juin L766. La résolution oi-deesuc est lue et adoptée aveo
l'amendement suivant à l'endroit A. Excepte pour 1rs cas de né ne. Envoj
à la Législature.
A. ( >U \ ER, < /•' tain
A la Chambre des représentants, le 27 juin 176G. lia résolution telle qu'amendée
par le Conseil, est lue et rejetée.
T. CUSHING. orateur.
Au Conseil, le 27 juin 1766. Lue.
Nû 582.
A Son Excellence le gouverneur et au Conseil siégeant à Boston.
La pétition de John Labardoie expose humblement : — Que le pétitionnaire père de
huit enfants trop jeunes pour lui venir en aide se trouve dans une situation déplorable
par suite du manque d'ouvrage et craint que lui et sa famille n'endurent de grandes
privations s'ils sont laissés dans cette endroit jusqu'à l'hiver. En conséquence il solli-
cite avec instance qu'on lui accorde son passage et celui de sa famille pour se rendre à
Québec, où il demeurera durant l'hiver dans la maison d'un cousin.
Votre pétitionnaire réclame avec confiance votre protection et votre secours, car
autrefois il a rendu des services aux loyaux sujets de la Grande-Bretagne en sauvant la
vie d'un grand nombre d'entre eux qui auraient été massacrés par les sauvages micmacs,
et c'est en exposant sa vie et en risquant de perdre ses biens, assez considérables, qu'il
a prévenu ces assassinats. Et plusieurs citoyens qui demeurent présentement à Marble-
head sont en mesure de corroborer ce qui précède. Ce fut à l'occasion de l'arrivée
d'un vaisseau anglais, dans le port qui porte mon nom, que j'ai empêché une dernière
fois les sauvages de massacrer l'équipage, car ceux-ci m'avertirent que si je me rendais à
bord pour prévenir les gens du danger qui les menaçait, comme j'avais l'habitude de le
faire, ils me tueraient. Mais votre pétitionnaire leur répondit qu'il irait à bord et qu'il
ne permettrait pas qu'on commette de semblables assassinats ; une bataille s'en suivit
avec le messager sauvage, et celui-ci déchargea sur votre pétitionnaire une arme à feu
chargée de menus plombs dont plusieurs n'ont pas été extraits. Votre pétitionnaire,
pour sauver sa vie, fut obligé de se réfugier dans une autre partie de la province. Il
prend la liberté de porter tous ces faits à votre connaissance et il espère que vous lui
accorderez ce qu'il demande.
Votre très humble serviteur,
JOHN LA.BARDORE.
Boston, le 14 juillet 1766.
190 l//r 7//I /> ( I \ !/>//. V\
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
N° 583.
Bo«to\, 23 juillet 17G6.
Messibi eis, John Labardore, Acklien français dont la famille réside presque
toute entière dan* votre bourg, où elle a été placée par ordre du gouvernement, a de-
mandé au gouverneur et au Conseil de le transporter à Québec avec sa famille aux
frais de la province. Mais comme vous êtes chargée du soin de ces gens, je vous trans-
mets, conformément aux ordres du gouverneur, la demande qu'ils viennent d'adresser
afin «jue vous leur accordiez leurs passages, si vous préférez leur départ, sinon, que vous
remplissiez, vus engagements envers eux. Les arrérages que vous leur devez suffiraient
à payer une partie des dépendes de leur transport, s'ils consentaient à vous acquitter de
cette façon, Un vaisseau va mettre à la voile pour Québec samedi prochain.
NB 584.
Au Cons 'il, le 13 juin. Il est proposé et résolu que le secrétaire écrive aux con-
seilleurs des bourgs de Wilmington et de Woburn pour leur recommander les Français
neutres.
A Son Excellence Francis Bernard, écr., capitaine général et gouverneur en chef de la
province de la baie du Massachusetts de Sa Majesté, en la Nouvelle-Angleterre, à
l'honorable Conseil de Sa Majesté et à l'honorable Chambre des représentants de la
dite province. La pétition de Bennway Eday (Edouard Benoit) Français neutre
expose humblement :
Que votre pétitionnai te a été déporté des Mines en même temps que les autres habi-
tants français qui ont été transportés dans cette province. Il a été amené à Boston par
le capitaine Lovett et transporté de là à Cambridge avec la famille à laquelle il appar-
tient. Comme il est jeune il a quitté cette famille pour gagner sa vie et n'a jamais été
à charge dans aucun endroit ni reçu de secours de personne ; les Fiançais avec qui
votre pétitionnaire avait l'intention de partir quittèrent à son insu le bourg où ils
résidaient. Votre pétitionnaire et sa famille sont dans une telle indigence, qu'il est dans
l'impossibilité de leur procurer leurs passages pour se rendre au Canada où il aimerait à
se transporter. En conséquence, il vous prie de lui procurer ainsi qu'à sa famille les
moyens d'aller à Québec ou dans un autre endroit du Canada qu'il vous plaira dans
votre bonté et à votre sagesse de désigner ; et votre pétitionnaire ne cessera de prier.
Dedham, 30 mai 1767.
sa
BENNWAY + EDAY
marque
Le 3 juin 1767. La pétition ci-dessus est lue et M. Wassay, le capitaine Brown, de
Abbington, et le colonel Preble sont chargés de considérer la demande qu'elle contient
«t de présenter un rapport.
Le 11 juin, le rapport est lu et la pétition est rejetée.
N° 587.
A Son Honneur ïhos. Hutchinson, écr., lieutenant-gouverneur de la province de la
baie du Massachusetts, Nouvelle-Angleterre.
Edy Bennoy (Edouard Benoit) habitant français déporté des Mines, demande la
liberté de représenter brièvement sa situation et sollicite humblement la protection de
Votre Honneur. Le dit Edy lorsqu'il a été déporté dans cette province avec sa famille
a été omis lors de la distribution des habitants français dans les bourgs de la pro-
vince et vu qu'aucun bourg ne lui a été assigné, il rencontre beaucoup de difficulté à se
procurer une résidence et à pourvoir à ses besoins et à ceux de sa famiile. Dans ces
circonstances exceptionnellement difficiles, il sollicite les conseils et la protection qu'il
vous plaira dans votre bonté et à votre sagesse de lui accorder, et votre pétitionnaire,
comme il le doit, ne cessera de prier.
EDY BENNOY.
01 \ i 1/ OQll I" U i /'/ / '■ ii/' /""'/ '// \ / IfJ
DOC. DE LA SESSION No 18
Ho ro.v, 16 eptembi <■ \ >
Voilà devet vous Adresser au secrétaire et lui demandai de soumettre vol
au gouverneur en Conseil . e( i vou II un rapj
môme proteol ion que les aul re Pra n< ai n< ul n
A l'honorable A m lieu Olivei ecrétaire de la provins
Cette pétition expose humblement Que le signataire, Fi u
avec de grandes difficultés, s'esl adrea é à l'honorable Tho Hutchin . pour obte
air du secours. Ce dernier lui a dit de adr< er au gouverneur en Conseil par l'entre
mise de M . Oliver. Votre pétitionnaire prend donc la liberté de
qu'on ne lui a assigné auoun district, en sorte qu'il □ s droit «le s'adresser nulle part. Il
a une femme et deux enfants donl l'un est aveugle imme étant une invalide^
trouve dans l'impossibilité de soutenir sa famille. Il est ailé à Québec avec l'espoir d'y
trouver Bes amis et des moyens de subsistance, mais rencontrant, personne pour le •
rir il est revenu dépourvu de tout et presque nu. En conséquence il sollicite d(
Excellence et de l'honorable Conseil de 8a .M la protection que leur dai-
gnera lui accorder, et votre pétitionnaire, comme il le doit, ne cessera de prier.
31 mais 17
EDY BENNOY.
Au Conseil, 17 mai 1769. La pétition ci-dessus est lue. Attendu que le dit
Bennoy n'a pas été placé comme les autres habitants français dans un bourg de cette
province, il est proposé qu« James Russell et Royal Tyler, écrs, soient chargés de pour-
voir caux besoins du dit Edy Bennoy, de sa femme et de ses deux enfants, ou de tel mem-
bre de la famille s'ils le jugent à propos, aux frais de la province ; et de les placer dans
un bourg ou dans un endroit qui leur paraîtra convenable.
APPENDICE V.
N° 484.
Boston, 24 août 1763.
Jasper Mauduit, écr :
Monsieur, — Par une lettre que vous a adressée la Législature, le 16 juin dernier,
vous étiez informé que les dépenses encourues par cette province pour l'entretien des
Français de la Nouvelle-Ecosse qui y ont été envoyés, se montaient, au mois de juin
1759, à £6,543-1 9s. 9d. sterling. La session étant sur le point de finir, lorsque la lettre
ci-dessus a été écrite, il n'a pas été possible de produire le montant des dépenses jusqu'à
ce jour, mais nous sommes en mesure de fournir ce montant aujourd'hui.
Par conséquent, vous trouverez ci-inclus une liste des montants qui ont été payés
par le trésor de la province pour l'entretien de ces gens depuis leur arrivée ; ces mon-
tants forment un total de £9,563-9s. lOd. sterling. Cette somme est certifiée par le
secrétaire et le trésorier de la province.
La liste ci-dessus vous est transmise parce que quelques-uns des anciens habitants
français de la Nouvelle-Ecosse ont communiqué à Son Excellence le gouverneur des
192 W,v///i ES 0 \XM HENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
lettres reçues de Londres leur faisant pari d'une déclaration de l'ambassadeur français,
le <luc de Nivernois, par laquelle ils sont informés que Sa Majesté Très-Chrétienne les
considérant comme de ses sujets très fidèles, est prête à envoyer des vaisseaux pour les
transporter en France sur réception d'une liste de ceux qui habitent cette province et qui
seraient désireux d'y passer. Ils ont, selon la demande qui leur en a été faite,
préparé cette liste et en ont envoyé un duplicata à Son Excellence le gouverneur;
celui-ci en a transmis une copie aux lords du commerce et vous en trouverez une autre
ci-incluse. D'après cette liste, le nombre d'Acadiens dans cette province serait de 1019 ;
et ils semblent tous désireux de partir. Le roi de France qui les considère comme ses
sujets, ne doit pas perdre de vue que ce sont des prisonniers de guerre et que conformé-
ment à l'entente entre les deux couronnes, la Grande-Bretagne a le droit d'exiger le rem-
boursement des dépenses encourues pour leur entretien. Vous êtes autorisé de réclamer
le remboursement de ces dépenses et de faire prévaloir à cette fin, l'argument ci-dessus ;
mais si ce moyen ne réussit pas, vous devrez, conformément aux instructions qui vous ont
été transmises, par la lettre susmentionnée de la Législature, vous efforcer de l'obtenir
par des moyens qui sont laissés à votre discrétion. Cette lettre vous est écrite au nom
et sous la direction du gouverneur en Conseil.
N° 485.
Depuis que les lettres précédentes ont été communiquées au gouverneur, ?es habi
tants français ont reçu de M. Robin, Français protestant qui a obtenu de la couronne
une concession de terrains situés sur la baie ou rivière Merrimechi [Miramichi], dans le
golfe St-Laurent, l'invitation d'aller s'établir à cet endroit. Quelques uns accepteront
probablement cet offre. En général ils veulent quitter cette province. Si leur départ
doit avoir lieu et que nous soyons privés de leurs services au moment où ils vont deve-
nir des sujets utiles, la province qui a supporté 1 1 charge de leur entretien pendant le
temps qu'ils étaient considérés comme des ennemis, a droit également à un rembourse-
ment équitable en cette occurence. C'est malgré nous que nous les avons accueillis
en premier lieu ; notre désir de venir en aide au service de Sa Majesté nous a poussés à
leur permettre de venir dans cette province et à les secourir, tandis que les gouverne-
ments des provinces voisines refusaient de recuellir ceux qui leur» avaient été envoyés.
Un grand nombre vinrent se réfugier dans cette province et augmenter nos dépenses.
Conformément aux instructions transmises par la lettre précédente de la part de la
législature, vous devrez vous efforcer d'obtenir le remboursement de nos dépenses et em-
ployer pour cela des moyens qui sont laissés à votre discrétion. Son Excellence ayant
mis les Lords du commerce au courant de ce qui précède, nous espérons que ces derniers
appuiront votre réclamation et que vous réussirez entièrement. Cette lettre vous est
écrite au nom et sous la direction du gouverneur en conseil.
Vous remarquerez que la liste des montants certifiés par le secrétaire ne corrobore
pas exactement celle certifiée par le trésorier. Le secrétaire n'a certifié que les sommes
pour lesquelles des mandats ont été émis tandis que le trésorier a certifié toutes les
sommes qui ont été payées. En tous cas, le gouvernement est tenu d'exiger le rembour-
sement de tout ce qui a été payé.
Pour vous renseigner davantage sur ce sujet vous trouverez ci-incluses des copies
d'un paragraphe d'une lettre de M Bollan, du 1er octobre 1757, et de la pétition à Sa
Majesté dont il y est fait mention.
24 août. HONORABLE ANDREW OLIVER, ECR.
(M. Boudon présente au secrétaire en même temps que ses salutations le brouillon
de la lettre écrite à l'agent au sujet de la question présentée au Conseil aujourd'ui. Le
secrétaire aura la bonté d'y faire les corrections qu'il jugera à propos.)
01 \i [LOOIÏ m U IDIl Vi ii/' DOi ' 1/1 v- /
DOC. DE LA SESSION No 18
\ I
I .i- 1 1 di i i. \n- \ i '. i n.i \ i i \ ii i s Frange, ■ •• i ri • i : -
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Jean Sier [S in | Â \.nne
Jacques Ktbeire [Hébert] <S Anne
Benoni Melanson S Marie
( llaude Benoil iV Anne
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Joseph Vansant | Vina ni j \ < launi
Jean d'Aigu [d'Aigre] & Margrette
Pranooii crAign ! I l'Aigre]
Gold< froi Benoit & Madeleine
François Benoit A Françoise
Eteno I «andry A Anne
Jacques Vigno A Margrette
Pierre Vigno & Madeleine
Jacques Vigno A Marie
Joseph Vigno & Marie
Abram Vigno & Marie
Joseph Bourgoia | Bourgeois] «V Marie
Jean Vigno ifc Marie
La veuve Robicho
Benoni 1 tousel 1 1 Poucet | & Marie
Jean Gaidry [Guedry] & Marie
Aman Bodot [ Boudrot (?)] & Isabelle
Joseph Bros [ Breau] & Anne
.1 ean Bodot [Boudrot] <fc Anne
Joseph Benoit & Blanche
Jean Truchani [Trahan] A Marie
Ls Veuve Anne Truchant [Trahan]
lu noni Chilet & Marie
.1 ulik Scandrin
■ Pierre Landry & Cécile
La veuve Thibodet [Thibodeau].
• Jean Landry & Madelaine
- Paul Landry A Rose
Pierre LeBlanc & Claire..
Claude LeBlanc
Antoine Forrait [Forest] & Marguerette & Isabelle la belle mère.
t 'astain Thibodot & Xataly
Jean Baptiste Vigno .
Jermain Thibodet [Thibodeau] & Madeleine
Charles LeBlanc & Marie .
Jacques LeBlanc & Xatalie
François LeBlanc & Ganne
Nore [Honoré] Babin & Anne
Aman Broux [Breau] & Madeleine
La Veuve LeBlanc
Simon Forrait [Forest] & Marguerite
La veuve Forrait [Forest]*
Joseph Broux [Breau] '.
Pierre Peleran [Pellerin] & Anne
La Veuve Marie Blanchar [Blanchard]
Victor Richar [Richard] & Marie
Paul LeBlanc & Marie
Simon LeBlanc & Margrette
Simon Broux [Breau]
La veuve Michell [Michel]
Charles Belivo* [Belliveau] & Anne
Jean Belivos [Belliveau] & Margrette
Paul Belivos [Belliveau] & Madelaine
Jean Baptisse Peleran [Pellerin]
Dominick Clouitre [Cloatre] & Françoise
I
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I
6
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m:<iii\ /> CANADIENNE
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
LISTE DBS FRAN< AISQU1 DÉSIRENT PASSEE EN FRANCE. ANNEXÉE \ LA LISTE
1)1' lm AOUT 17<;:'.. Suite.
( Ibefa de famille.
l'ii-
Charles Bond rot & Madelaine
La Veuve Marie Boudrot
Jean B >udrot
■ René Broux | Breau] & Marie
François Rout | Rivet] & Nazette [Nanette]
Pierre Bourge | Bourg]
• Hébert i & Mari.-
Paul Etbaire [Hébert] ,
Nicolas Barriot & Madelaine
Pierre Boudrot & Marguerite
Marguerite Prejean
Jaques Remon [Raymond] & Marie
Jean Maist | Maillet] & Ursule
Jean Le Blanc & Margrette
La Veuve Leblanc
La Veuve .Margrette Leblanc
Pierre Leblanc & Marie
Michel Fourait [Forest] & Madeleine
Timothée Semaine & Anne
Renc Tibodat [Thibodeau] & Anne
Jean Semaine & Marguerite
Aman Semaine & Anne
Charlotte Forrait [Forest]
La veuve Margrette Forrait [Forest]
Alexis Broux [Breau] & Margrite
Laurent Galanie [Galerne] & Margrite
Marie Taraise labora [Thérèse Labove]
La veuve Thibodat
Joseph Lanout [Lanoue] & Nanette
Philip Thibondit [Thidodeau] & Isabelle
Charles Tranchant [Trahan] & Anne
Joseph Landry & Madeleine
Claude Boudrot & Judith
Pierre Leblanc & Madelaine
Joseph Leblanc & Madelaine
René Leblanc & Marie
Charles Belivoux [Belliveau] & Janne
François LeBlanc & Isabellle
Augustin Leblanc & Isabella
Pierre LeBlanc & Françoise
Charles Landry & Marie
Jean Etbaire [Hébert] & Marie
Jean Etbaire [Hébert] & Elisabeth
Joseph Robicho [Robichaud] & Marie
Etienne Robicho [Robichaud] & Marie
Silven Dupuie [Sylvain Dupais] & Françoise. . .
Jermain Landry & Cecille
Jacques Hebaire [Hébert] & Marie
Jean Thibodat [Thibodeau] & Isabelle
René Benoit & Félicite
Margrite Benoit
Charles Thiboudat [Thibodeau] ........
Joseph Hebaire [Hébert] & Josits . .-
Jean Benoit & Margritte
Baptiste Semaine & Anne.
Olivier Hebaire [Hébert]
Simon Melanson & Marie
Pierre Leblanc & Margrite
Charles Miros [Mirault] et épouse
Jean Royal [ Roy] et épouse
Fransois Douse [Doucet] & Margrite
Jean Michello [Michel] & Nanette
Joseph Douse [Doucet] & Nanette
Dominique Douse [Doucet] & Madelaine
La veuve Madelaine Leblanc. . .
Joseph Dentremont & Natalie
La veuve Margrite Dantermon [d' Entremont]
Benonie Linait [Abel Duon dit Lyonnais] & Anne
Jaques Fougranse [Amirault dit Tourangeau] et épouse.
Fille*.
Total
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i
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1
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7
11
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2
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G
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5
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6
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3
9
2
4
5
8
U\ \ i 1/ <><,i i :>/ \< \di i v, il/' /><>< t 1/ /
DOC. DE LA SESSION No 18
LISTE DES ru \\< U3Q1 I I »i: 1 1: 1 S i H \ • i R ÈE \ LA LB1 i RI
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A atoine René Brou t â Marie
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A lexie Bi noil & KUene
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Jean Landry a Sfai ie
Aman I )ii|'in . & Blanohe
Elane BabiD A Marie
Pranoi >ii I «andry S Ma/ ie.
Jean l.:m.lr\ A Margrite, .
Jermain Landry A Margrite
Paul Broux [Breau]& Cécile
lù'iir l tanclry
Aman Landry A Madelaine
Pau] Landry A boutai la . .
La veuve David
La veuve Leblanc
Joseph Bourgeois A Anne
Le veuve Magdelain 1 Cousette ; I toueet]
Charles Mieus | Mius] à Marie
Julien Fortin [ Fia tin) el A un.'
Paul Etermon [d'Entremont | & Marie
Jean Baptiste Mieus [Mius]
Simon LeBlano & .) aime
( 'lande 1 tagas A Margrite
René Richar [ Richard ] & Margrite
Joseph Mieus [Mius] & Marie
Pierre Gilbos [Guilbeau] & Theoptiste
Charles Broux [Breau] & Elisabeth
La veine Margrite Landry
Joseph Giroire [Girouard] A Nataly
François Mieus [Mius] <fc Jaune.
Jean Leblanc & Marie
Charles Pure [Forest] & Margrite
Jermain Dupuis . .
Pierre Broux [Breau]
Jermain 1 hipuis & Angélique
Olivier Dupuis & Aune
François Dupuis & Françoise
Jean Dupuis & Josete
Dominique Thiboudat [Thibodeau] & Anne
64
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3
3
1,019
Séance du Conseil tenue à Halifax, le jeudi 18 août 1763.
Présents :
L'honorable lieutenant-gouverneur.
Charles Morris
Richard Bulkelev
Alexander Grant
Henry Newton
Michael Franklin
1
\ Conseillers
j
Le lieutenant gouverneur fait part au Conseil que M. Deschamps lui a transmis
une copie d'une lettre trouvée entre les mains de Joseph Broussard dit Beausoleil, de
Pisiquid, et qui a passé de main en main parmi les Acadiens français. Cette lettre a
196 AIi< lin E6 I i VADIE S VES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
écrite par !><• la Itochetto, qu'on dit <-tre au service du duc de Nivernois, pour
inviter les Acadiens à passer en France où le roi le prendra immédiatement sous sa
protection. Le Heutenant-gouverneur croit à propos de communiquer au Conseil cette
lettre reproduite oi-après, afin de connaître son avis à ce sujet : —
" fait à Liverpool le 18 mars 1763.
-■ Messieurs et chers frères
11 Nous ont |avons] ordre de Monseigneur le Duc de Nivernois, Ambassadeur extra-
ordinaire de Sa Majesté très Chrétienne qui reste actuellement a Londres pour unlongtems
de vous faire tenir la Copie de celle qu'il nous a donnée, qui est que le traité définitif
est signé, et l'on va procéder Immédiatement à votre renvoi en france, comme le Regle-
m nt a ce sujet ne peut ce prendre qu'en sachant Exactement le nombre de ceux ou de
celles qui vcullent s'en rapporter à la Protection du roi de france, il est nécessaire que
vous lui en faisier tenir la Liste le plutôt qu'il vous sera possible, cette liste contiendra
les noms des hommes et des femmes et des Enfants, chacun la signera pour soi. Et
ceux qui ne sauront pas signer mettront leurs marques.
"J'ai le plaisir de vous apprendre que votre Traitement sera en france Encore plus
avantageux que vous ne l'attender, et que vous serés sous la protection Immédiate du
Roi et de son ministre, Monseigneur Le duc de Nivernois.
"Communiquez à nos Frères cette Lettre et assurés les bien de la protection [sic]
que j'approuve, en leur annonçont leur prochaine délivrance.
11 J'ai l'honneur d'être très parfaitement
11 Messieurs,
" Votre Très Humble et Obeiss\ Servr.
"De La ROCHETTE."
" Nous avons, tous les ceux qui sont en Angletterre, pris cette Liste, et nous
sommes tous sur notre départ pour passer En France, Nous prions tous Dieu de vous y
voir avec nous. Nous vous assurons que quelque parts que nous allions nous n'auront
plus de neutralité puisqu'il n'y En aura plus, prenons donc le parti de notre Religion,
C'est La Grâce, Messieurs que vous demandent ceux qui sont bien sincèrement.
" Vos Très Humbles Servrs
"Les Accadiens
"ALEXIS TRAHAX,
"TRANQUILLE PRINCE,
"JOSEPH LEBLANC,
"ALEXIS BOUDROT."
" Mon cher Ami, — Je vous fais parvenir la Copie de cette Lettre pour que vous en
Envoyés une Copie au Port Royal, et que vous leur fassiés a savoir le parti qu'ils doivent
prendre, et comme nous Esperont la Lettre qui a Eté Ecrite pour être Envoyé à tout le
public Lorsquelle nous sera parvenu nous vous l'en voiront paraillement.
" Je suis très parfaitement
" Mon cher ami
" Votre serviteur
"LEMAIGRElepère.
"Halifax, le 30e Juillet 1763.
" A Monsieur Broussard dit BkauSoleil
" Pigiguit.
11 Comme il appert que la lettre ci-dessus a été reçue par un nommé Joseph LeMaigre
de cette ville et que celui-ci l'a ensuite envoyée à Broussard, le Conseil a fait comparaître
LeMaigre. Après l'avoir interrogé, il a admis avoir reçu cette lettre de Philadelphie et
l'avoir adressée à Beausoleil pour la f iire lire aux Acidiens français de ce pays. Il a
,,/ w ihOQll !" U i/'// i ii/' »04 / 1&7
DOC. DE LA 81 No 18
hIiih , au ■ i avoii i acu di n : lo tnAma temp , it ion qu<
ordonna de oon ligner dan Brbau pi i i>m
i epi oduit< oi apr<
n \l o > 1 1 1 1 1 1 • .le père que vom ■ ne manqui i Repi
monSeigneur le Duo de Nivernoi Je man \ \>\ in< • L b repre
sental ion ( !aohèt< ot à dn i duo pu Ladres* < nvelopj <•
lei n . ci \ ou metten La dre «• que \
" To M i: A n i n«,N« I KàSTMNG,
\i ( )l«l England ( îofll e Hou
■ i . l Ane
To London.
'• Voua pouvez par Le premier \ aia eau que vou Trouverrez qui tiendra en A -
terre, Envoyez votre Liste, auasytôt quel sera att< ; >u en
Birlande elle yra à bod adresse à Londres &c.
•• N'espérez point de soulagemenl de franco sil vous retourniez en notre |
parce qu'il veut retirer tous Les Ceux qui veulent allei à luy.
" Y rviteur.
Le Conseil fut d'avis que l'examen de cette affaire devait jusqu'à
l'arrivée de Beausoleil et que le lieutenant gouverneur fut requis de faire venir celui ci
à Halifax afin de l'examiner au sujet de cette lettre.
Séance du Conseil, Halifax, le lundi, 22 août 17<
Présents :
L'honorable lieutenant-gouverneub
Charles Morris
Richard Bulkeley
Edmund Crawley [- Conseiller^
Henry Newton |
Michael Franklin J
Apres avoir examiné les lettres écrites en français, trouvées en la possession de
Joseph Leblanc dit Lemaigre et de Joseph Broussard dit Beausoleil, et avoir inter-
rogé ceux ci au sujet du contenu de ces lettres, le Conseil de Sa Majesté suggère au
lieutenant-gouverneur de les transmettre au secrétaire d'Etat de Sa Majesté avec les
commentaires qu'il croira à propos de faire. Le Conseil croit qu'une conespondance de
cette nature entre les sujets de Sa Majesté et ceux du roi de France à l'insu du gouver-
nement, est préjudiciable aux intérêts de Sa Majesté.
APPENDICE G.
NOTES ET DOCUMENTS TIRÉS DES ARCHIVES DE LA MARINE
À PARIS.
Extrait de la lettre de M. Francy, commissaire des classes à Cherbourg, à M. Mistral.
A Cherbourg le 13 mars 1767.
J'ay l'honneur de vous adresser ci-joint, Monsieur, les trois Rolles des Acadiens que
vous m'avés fait celuy de me demander et auxquels le Roy est disposé à accorder des
pensions, je les ay détaillés autant que les éclaircissemens qu'ils ont pu me donner
me l'ont pu permettre, au surplus j'ay remarqué tant de candeur dans toutes ces per-
sonnes que je crois qu'on peut ajouter foy à tout ce qu'ils déclarent. Dans certains rolles
198 Mu lll\ l> < A\M>ll. WB&
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
j'ay différencié Les grabataires de ceux qui ne sonl qu'infirmes, par ces deux mots mis
en marge de leurs noms, suivaut le rapport de M. De laVille, médecin, que j'ay prié d'en
refaire une visite la plus exacte, comme ii y a des uns et des autres dans chacun de ces
rôlles, je les ay t'ait signer par ce médecin. Les pensions que j'ay ; hors ligne
en raison de celles accordées aux D'Entremonl de Rochefort, ainsy qu'ils me l'ont fait
connoître par les lettres que «-eux '1 icy ont reçu de leurs parents de là, je Bouhaitte que
que .M. le Duc de Prasliu désire de Bavoir et produisent 1
que ces bons et malheureux sujets en peuvent attendre. Signé : De Francy.
Pour copie :
COLONIES.
MISTRAL.
Acadibns a Cherbourg.
Lettre de M. Mistral au Duc de Praslin.
A Paris le 21 mars 1767.
Monseigneur, — M. Dubuq par vos ordres m'ayant remis le placet cy-joint qu'ont
eu l'honneur de vous adresser les Accadiens de familles nobles résidants à Cherbourg et
fait connoître vos intentions à leur sujet, j'ai ordonné à M. de Francy, Commissaire des
classes de ce quartier, de dresser les trois Rolles détaillés que j'ay l'honneur de vous
envoyer cy-joints.
Le premier contient touts les Accadiens qui se disent être d'extraction noble, n'ayant
aucuns titres pour le prouver, les Anglois les leur ayant enlevés à ce qu ils assurent.
Le second, ceux qui sans être nobles ont exercé des employs militaires et qui par
cette raison il me paroît juste qu'ils soient trayttés comme le> premiers.
Le troisième de ceux qui n'étant ny nobles, ny ayant remply des fonctions militaires
sont par leurs infirmités dans le cas d'être aussi favorablement traités.
Par l'extrait de la lettre, Monseigneur, que M. de Francy m'a écrit en m'adressant
ces rolles et que je joins icy, vous verres ce qui l'a déterminé à proposer les pensions qui
y sont portées, et qu'il a exactement fait visitter ces Accadiens par le médecin qui rési-
doit à Cherbourg.
Je suis, avec un profond respect, Monseigneur
Votre très humble et très obéissant serviteur,
MISTRAL.
ACADIENS À CHERBOURG EN 1767.
Rôle des noms, surnoms et qualités des Accadiens d'honnête famille de
l'Amérique septentrionnale qui y ont exercé les fonctions d'officiers mili-
taires actuellement résidants à Cherbourg.
Premièrement.
Pensions
, Livres
Grabataire 1° Le Sr Joseph Bellefontaine dit Beauséjour de la Rivière
S1 Jean, fils de Gabriel, officier sur les vaisseaux du Roy dans le
Canada, [sic pour l'Acadie] et d'Angélique Roberte Jeanne, estoit
Major de toutes les milices de la Rivière S1 Jean par ordre de M. de
la Galissonnière du dix avril 1749 et en a toujours fait les fonctions
pendant la dernière guerre jusqu'à ce qu'il ait été pris par les enne-
mis et y possédoit en propres plusieurs lieues de terrain où il a eu la
douleur de voir massacrer à ses yeux une de ses filles et trois des
enfants de cette fille par les Anglois qui vouloient par ces cruautés et
par la crainte d'un pareil traitement l'engager à prendre leur parti,
sort qu'il n'a évité que par sa fuite dans les bois en important deux
autres enfants de cette même fille, âgé de 71 ans, grabataire 300
i,i \ / i/ OOIE i>l L( iDIENh i i / ' DOOi Mi \ i
DOC. DE LA SESSION No 18
Grabatain Marii \ ■ ne Borgoroi i n< "'"
1706], de Poi i Royal ftllc de Barthéh m) qu
tablir dan i le < lanada lio poui Vcadie où il n do
i de D Cérau de - Aubin
\| îchel Bel i dan M ili< ■
o< ier pour te H"\ dan le < anada, ic pour de l
au < lanada I où il a vu oorome on i
•• le \ ni ••! <i m i pour I - leur |
:; i ans, a fait en ce i i!" d'hydrograph ne
dans lea bâtiments qui vont faire la poche de la morue
Pi | il Nord de Ti rrreNeuve
l Eui i ache Pare, de Loui boui g, fili de I une
Dugaa, y faisant !<■ commerce el valoi
i la pêche -lu |">ivsuii i ie Bellefont
fille du S1 Bellefontaine cy-d nommé, celle qui a été i
par les Angloia avec trois de sea trois enfanta
Kst remarii
Infirme :> Anne Melanson, fille de Jean et de Madeleii Petil
celle-ci fille d'un médecin, âgée de 53 ans, infirme
<i" Laurent Pare, aon fila de Bon premier mari'.
Bellefontaine âgé de 13 ans, va aux Ecolee et quelque la
juche a\ ec Bon père
7 Marie Pare, Ba fille issue, du premier mariage, id 100
8 Le sieur Jean François Loiael de Senm . de Compiègne,
61s de Marc Antoine, qui avoit été Ch de l'Ordre militaire de
8' Louis, capitaine réformé au Rég* de Piémont; Infanterie, et e
mort Lieutenant de Roy et Commandant à Granville, et de J canne
Françoise Brugnard, a servi trois ans dans le Etég1 de Quércy, volon-
taire, et cimj dans celuy de Vernandaie, dont trois comme volontaire
et deux en qualité de sous (nssigne, ensuite a pris le métier de la mer,
a fait six campagnes dans les vaisseaux du Roy en qualité de volon-
taire et d'officier marinier, une course avec le capitaine Thurot, et six
autres campagnes en qualité d'officier dans les bâtiments de Terre-
Neuve, ensuite maître d'école ; c'est le même qui présenta, il y a
quelques années, des mémoires à M. le duc de Choiseul pour obtenir
les Invalides de terre, il est dans sa 69mc année. Il a une femme qui
est d'une naissance très commune et deux filles de 15 et 13 ans. . . . 150
8 Personnes Livres 1500
Les Acadiens cy-dessus n'ont pu me produire ny extraits baptistaires,
ny autres papiers que l'ordre de M. de la Galissonnière cy dessus cité
Celui-ci m'a produit son extrait baptistaire, l'extrait mortuaire de son
père qui constate les postes que cet officier a remplis et une note informe
et non signée des services qu'il dit avoir rendus, tant par terre que par mer,
il est constant qu'il est dans une grande misère avec sa famille.
Nous, Commissaire des classes de la Marine, au Département de Cher-
bourg, certifions que les dénommés au présent rôle, nous ont fait avec
assurance de vérité les déclarations mentionnées chacun à leur nom.
Certifions en outre que le Sr DeLa Ville, Docteur en médecine en cette
ville, a visité à notre prière, ceux d'entr'eux qui sont grabataires ou seule-
ment infirmes, et que c'est d'après son rapport que nous les avons aussy
titrés, ce qu'il a signé avec nous.
Fait à Cherbourg le 13 mars 17~67.
De FRANCY
De La VILLE.
200 i//'7//l E& CANADIEN VES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Grabataire
PlàOBT BXVOYÉ l M. LB DUC DE PrASLIH PAR LU DUG DB Nivi;i;v
LB 10 JANVIBB 1 7 « » 7 .
Suplienl très humblement les Accadiens <\<'< nobles familles De Mius
Dentremont et de Saint ESstienne «le la Tour.
Us ont l'honneur de remontrer à Votre Grandeur qu'ils ont VU avec
la dernière affliction la diminution des gratifications que Sa Majesté avoit
eu la bonté de leur donner et le retranchement du euplément qui leur étoit
accordé pour cause de maladies et infirmités continuelles.
L<-s familles *des supliants, Monseigneur, sont composées d'environ
soixante personnes dont le nom. le détail et Les services ont été adn
à Votre Grandeur par Monsieur le Commissaire Général et Ordonnateur
vers le quinze Septembre dernier la pluspart sont d'un âge avancé et
quelques uns incapables de fournir aux besoins même les plus pressants.
Ils avoient d'abord espéré, Monseigneur, que Sa Majesté convaincue de
leurs pertes immenses dans l'Acadie, leur procureroit un établissement aux
îles Miquelon et Saint Pierre où il leur seroit aisé de recevoir les revenu-
leurs seigneuries et de leurs terres que les Anglois ont donné ordre de leur
payer.
Les mêmes Anglois ont voulu persuader aux supliants de vendre ces
biens mais l'espérance qu'ils ont conservée que l'Acadie retourneroit sous la
domination de Sa Majesté, les a empeschés de se rendre aux oiî'res de leurs
ennemis, ils gardent avec soin leurs titres et les papiers qu'ils ont pu
emporter avec eux de l'Acadie.
Considérés, Monseigneur, avec toute l'humanité dont vous êtes rempli,
combien il est dur pour les suppliants de se voir réduits à ne recevoir
presque plus rien en France, après s'être vues dans la situation la plus bril-
lante dans l'Acadie, de se trouver confondus dans le retranchement fait aux
autres Acadiens qui tous sans exception étoient leurs censitaires et leurs
vassaux. Le fait est vray, Monseigneur, et cependant ils sont devenus
moins en état qu'eux de subsister, ceci est attesté par les Ecclésiastiques,
les Nobles et les Echevins de la ville de Cherbourg.
Les suppliants, Monseigneur ont déjà eu recours à vos bontés pour
obtenir de Sa Majesté le même traitement accordé a leurs parents résidens
à Rochefort, c'est-à dire des pensions proportionnées à leur état, âge et situa-
tion, ils espèrent que vous regarderés leur état présent avec les sentiments
dûs à leur naissance, que votre sensibilité ne tiendra point contre le détail
de leurs misères, et que vous leur obtiendrés de Sa Majesté l'avantage d'un
établissement honnête aux îles Miquelon et Saint Pierre, ou au moins que
vous adoucirés leur sort par des secours un peu sensibles, ils continueront
de prier Dieu pour la conservation de vos jours.
ACADIENS À CHERBOURG EN 1767.
Rôle des noms, surnoms et qualités des familles de l'Amérique septen-
trionale reconnues d'extraction noble et de leurs alliés, actuellement rési-
dents à Cherbourg.
Joint à la lettre de M. Mistral du 21 Mars 1767.
Premièrement.
Dame Marie Joseph Demius Dantremont, chef de toutes les familles
cv après, fille de Monsieur Abraham De Mius d'Entremont, Ecuyer, Baron
de Pobomcoup et des Quatre Sables, et de Demoiselle de Saint Etienne de
la Tour, veuve de René Landry, Capitaine des troupes du Roy et Ingénieur
pour Sa Majesté, possesseur d'une très grande étendue de terrain dans
l'Acadie, mort de misère dans le navire anglois qui les transportait en
France, dans sa 71cmc année. Très infirme et grabataire 400
OKNl [LOail 1)1 i< \l>H \ il/' DOCllSU
m
DOC. DE LA SLSSION No IM
.(.m.
( ; i-.iii.it. m"
( rraba taire
( rrabataire
Grabataire
Grabataire
M. h h- Blizabel h Landry, i ttll<
\l arie Elic Landry, iden ;<
i Joseph Landry, m i de I Lene* -t <l<- I » Mari* Joseph de Miui
I >.uii remonl . fai anl valoir on bi( de 16 a nu veul
nooe i de D I décile d'Enl remont et ren une
Jeanne Marie Varangue du «lit lieu
Jeanne Marie Vtarçderaine \ berbourg, fille d'An
boine, Marchand, et de l» •'• elle
ii i pai la mb liât ance.
i û • |'li Landry . ion fila «lu l mai iage, 1 6 an
6 Pet h Ange, on fila, id I S am
7 Marie, Ba fille, id. 10 ana, grabataire
Jeanne Marguerite, aa fille du 2 mai
9 Aimable Etienne Landry, aoo fila, id. 15 moi
L0 M Charles De Bfiue Dantremont, filade Charles et de M
guérite Landry, armoit et naviguoit pour son com] é de 51
grabataire
11 Marie Joseph Landry, sa femme, fille de René et de I» M
Joseph Dantremont, 19 ans, grabataire
12 Charles Laurent, son (ils, Id. 12 ana
13 Marie, sa fille, id. 18 ans
14 Marguerite Landry, fille de René et de D Mai eph
Dantremont, Y de Jacques Dantremont, de 37 ans, _
bataire
1 5 Jacques, son fila, 12 ana
16° Abraham, son fils, âgé de. 9 ans
17u Jean Oranger, de Port Royal, fils de Pierre, (a) cominandoit
les bâtiments de commerce et y étoit intéressé, âgé de 31 ans, -
cupe ici à la pèche du poisson frais
18' Anne Landry, sa femme, fille de René et de Dme Marie Joseph
D'Entremont, âgée de 31 ans
19" Tsaac Amable, son fils 2 ans
20° Dme Marguerite Dantremont, belle-sœur et cousine germaine
de Dme Marie Joseph Dantremont, fille de Mr* Jacques De Miu-
Dantremont, frère d'Abraham et d'Anne de Saint Etienne de La-
tour, sœur de Marguerite, âgée de 77 ans, Y de Pierre Landry,
frère de René, grabataire. . .
21° Joseph Landry, son fils, 52 ans, grabataire
22° Pierre Landry Id 47 ans id.
23° Grégoire Landry Td 43 ans id.
24° Jean Melanson, de Port Royal, fils de Jean et de Madelaine
Titau [Petitau dit St. Sceine,] fille d'un médecin. (6) armoit et
cominandoit pour son compte, âgé de 39 ans, travaille en ce port
du mettier de charpentier de navire
Grabataire 25° Anne Landry sa femme, fille de Pierre et de Marguerite
Dantremont, âgée de 49 ans, grabataire
26° M1* Pierre De Mius Dantremont, neveu de DmeMarg. Joseph, fils
de Charles et de Marguerite Landry, armoit et commandoit pour le
compte de son père et pour le sien, âgé de 36 ans, va quelque fois
à la pêche de poisson frais, garçon ,
27" Bazile Boudrot, de Port Royal, fils de Pierre, naviguant et
commerçant pour son compte, et de Madelaine Melanson, et petit
fils du Sieur Abraham Boudrot, Lieutenant général, civil et criminel
(o) Pt d'Anne Bell i veau.
(6) Denis Petitau dit St. Sceine, marié à Madeleine Robichaud.
18—45 r-16
200
250
1 :Vi
Grabataire
Grabataire
Grabataire
400
350
350
350
200
350
300
202 \i:< h i\ /> < \\ \im \ \
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
de t<»ut le pays de l'Acadie, oaviguoil avec son pèi ans,
\ a quelque fois à la pêche du poisson frais 200
l's Madelaine Dantremont, sa Cemme, nièce de Dame Marie
Joseph Dantremont et sœur de Pierre Dantremont 250
' Jean Landry, neveu de I >"" Marie Joseph I )ant i ciuont , fila
de François et de Marie Belliveau, faisoil valoir son bien, 38 ans,
navigue dans les bâtiment» qui vont faire la pèche de la morue au
Petit Nord de 'J'erre Neuve, garçon 250
30 Pierre Landry, son frère, 20 ans, va a la pêche du poisson frais.
31 Joseph Landry, son frère, 23 ans, va id 250
32° Madelaine Landry, leur sœur, 45 ans 250
33 Anne Landry, (c) nièce de D"" Marie Joseph Dantremont,
303 ur de Jean Landry et veuve de Joseph Dantremont, âgée de
30 ans 250
34e Joseph David Dantremont, son fils, 3 ans 200
35° Pierre Marin, id. son fils, âgé d'un an, mort le 1 7
février 1767
Grabataire 35° Marie Joseph Molaison, [née en 1707] cousine germaine de
I > Marie Joseph Dantremont, fille de Gabriel qui vivoit de son
bien à Paubomcous et de Marie Aubois, veuve de Mre de Joseph
Dantremont, âgée de 57 ans, grabataire 350
36° Erienne Dautrement, son fils, a fait icy son cours d'hydro-
graphie et cherche à naviguer, 27 ans 250
37" Augustin Dantremont, son fils, va aux Ecoles et quelque fois
à la pêche du poisson frais, 19 ans , 250
38° Cornélius Dantremont, autre fils, id. id. 16 ans 250
39° Philippe Dantremont, autre fils, 14 ans, id. id. id 250
40. Jean Granger, de Port Royal, fils de Jean qui naviguoit
pour son compte, et de Madelaine Melanson. naviguoit avec son père.
âgé de 26 ans, va à la pêche du poisson frais. , 200
41. Madelaine D'antremont sa femme, fille de Mre Joseph et
de Marie Joseph Molaison, âgée de 26 ans 300
42. Jean Siriac, son fils, âgé de 3 ans [sic pour mois (a) 150
43. Mre Simon D'antremont, fils de Joseph et de Cécile Bou-
drot, naviguoit et commerçoit pour son compte, âgé de 41 ans, navi-
vigue ici dans les bâtiments qui vont faire la pêche de la morue à la
côte du Petit Nord de TerreNeuve 300
44. Anne Molaison, sa femme, sœur de Marie Joseph Molai-
son cy-dessus, âgée de 37 ans, étoit veuve de François Viger 200
45. Firmin D'antremont, son fils, âgé de 3 ans 200
46. J. Bte Galerne, de l'Acadie, fils de Jean Baptiste, qui étoit
de Paris, et avoit été s'établir dans le canton appelé les Mines et
y vivoit de son bien, et de Marie Hébert, âgé de 29 ans, travailloit
chez son père, est icy charpentier de navires et s'embarque en cette
qualité sur les bâtiments qui vont faire la pêche de la morue à la
côte du Petit Nord de TerreNeuve 200
47. Marie Dantremont, sa femme, sœur de Mre Simon Dan-
tremont, âgée de 30 ans - 300
48. Jean Baptiste, son fils, 4 ans . . 150
49. Etienne David, son fils, 3 ans 150
50. Marie Madelaine, sa fille, 1 an 150
51. Madelaine Cousin, de Louisbourg, fille de Jean qui étoit
Capitaine de navire marchand, et Pilote pour le Roy dans le port de
{c) Née à Port Royal, le 25 déc. 1736, et bapt. le lendemain.
(a) Né à Cherbourg, le 27 déc. 1766.
01 \ i \i 00 II Di ■ U \i>n \. ii/' DOOl i//
DOC. DE LA 81 '■ -ION No lu
I .'.m bourg, et d< Judith Oui In qui étoil fille d'une Anw U
1 1 emonl , pa n n 1 1 , fille <
i,,iini„. ''" ''l''1 ' ' '" '"' '' ''" ' |UI" ' '
lils de < 'haï le qui faisoil raloii on bien, si de \l arie l '•
[LeBlane, I âgée de illoil oh<
port du métier de charpentier de naviree quanti m-s in il i m i t < ■ !••
\w\ permettent
. . \iiii.' Poiriei l b) n< i iani ier l \ •-11. a femme, fille
I nln m. \
de Jean Bapti te, Pilote au ervice du Ko et de I>ll«- de nainl
El iennede LaTourquiétoil cou inné germai nue de Dme Marie Jo eph
Dantremont, ngée do 38 ans, infirme et In ouvenl maladi
.i Jo eph I ».i\ ni ' • i .m" i '.n i:; i un an . I •"'(,
>, Joan Renaud, de l'île St. -Jean, fila de Jean, qui étoil de R
ohefort, et uaviguoit à l'île St. -Jean pour on compte, el de Marie
Madelaine Pottier, Agé de 26 an . navigue iey dan timent
cabotage
Marie Poirier, sa femme, fille de Jean Baptiate qui étoit til
de Délie de St. Etienne de La Tour, cousine germainne de Marie
Joseph Dantremont e1 de Madelaine Grangei de 23 ans. 200
r. Jean Baptiste Renaud, son fils, 2 ans 150
58. Olivier Thibodau, de L'Acadie, fils de Joseph, vivant de son
bien et de Marie Joseph Bourgeois, nièce de Dame Marie Joseph
Dantremont, âgé de 31 ans, marié à Elizabeth Boudrot qui ont 2
(Mitants, demeurent à St.-Malo, où ils ont la subsistance de 6a par
jour, cette Dame est extrêmement attachi parents et elle vou-
drait les avoir avec ('lie
En ce cas on pourroit donner à chacune de ces I personnes une
pension de 150 600
Total. Gl personnes, 15,100 livres
Aucunnesdes personnes dénommées au présent rôle n'ont pu me
produire leurs extraits baptist aires ny aucuns titres qui constatent
les déclarations qu'elles m'ont faites de leur origine "t de leur état
dans leur pays, les Anglois en les prenant les ayant pillées et dépouil-
lées de tout, dételle sorte qu'en arrivant icy, elles étoient toutes sans
hardes et presque toutes nues, ceci est à la connoissance de tout le
pays et m'a été attesté. Les Dantremont m'ont cependant montré quel-
ques vieux papiers informes, mais qui prouvent que dès l'année 1622,
[sic pour 1653] ils possédoient, sous le nom de De Mius Dantremont
les terres de Pobomcous et autres sous le titre de Baronnie, avec
haute, moyenne et basse justice et tous autres droits et titres hono-
rifiques et seigneuriaux.
Les pensions tirées hors liirne, sont je crois proportionnées à
l'état, aux infirmités et à la naissance de chacun, et surtout au dessein
où Sa Majesté paroît être de faire du bien à ces nobles et à leurs alli.
Nous, Commissaire des Classes de la Marine au Département de
Cherbourg, certifions que les Acadiens nobles et leurs alliés résidants
en ce port, nous ont fait avec assurance de vérité les déclarations
mentionnées chacun à leur nom. Certifions en outre, que le Sieur De
La Ville, Docteur en Médecine en cette ville a visité à notre prière
ceux d'entre eux qui sont grabataires ou seulement infirmes et que
c'est d'après son rapport que nous les avons ainsy titrés ce qu'il a
signé avec nous.
Fait à Cherbourg le 13e jour de mars 1767 .
DE FRANCY
DeLaVTLLE.
(b) Mariée 1° à Port-Royal, le 23 juillet 1753 à Gabriel Moulaisoii. fils de feu Gabriel
et de Marie Aubois, du Cap de Sable.
18—451
204
ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
ACADIENS.
Infirme.
Infirme.
Infirme.
Infirme.
Grabataire.
Infirme.
Grabataire.
Infirme.
Infirme.
Infirme.
Infirme.
Infirme.
Infirme,
Grabataire.
Infirme.
Rôle des noms et surnoms des Acadiens résidants à Cherbourg reconnus
grabfttaij es ou infirmes.
F Premièrement.
Pensions.
l.° Denis Melanson, fils de Jean et de Madelaine Titau, celle-ci Livres.
fille d'un médecin faisoit le commerce de la pêche, âgé de 35 ans,
va icy quelquefois à la pêche, poitrinaire et très infirme 150
2.° Madelaine Melanson, sa sœur, femme de Jean Granger, âgée
de 50 ans, attaquée de différentes maladies, très infirme 150
3.° François Landry de Port Royal, autre que ceux alliés aux Dan-
treraont, fils de Charles et de Catherine Richard, étoit laboureur
et pêcheur pour son compte, âgé de 56 ans, va ici quelquefois à la
pêche du poisson frais, asthmatique et très infirme , 150
4.° Olivier Dubois, du fort Beauséjour, fils de Jean et d'Anne Vin-
cent, faisoit valoir son bien, âgé de 34 ans, va quelque fois à la
pêche du poisson frais, presque toujours malade et fort infirme. ... 150
5.° Colette Renaud, de l'Isle Saint-Jean, fille de Jean qui étoit de
Rochefort et naviguoit à l'Isle Saint Jean pour son compte et de
Marie Madelaine Pottier, âgée de 28 ans, mariée à René Thuillier de
Cherbourg, qui n'a pas la subsistance des 6 sols, très incommodée
de la poitrine et presque grabataire 200
6.° Clotilde Langlois, de l'Isle Saint Jean, fille de Jacques et de Marie
Durambourg, âgée de 23 ans, étoit mariée à Paul Henry de
l'Acadie qui vient de périr dans le navire de ce port la Colombe
et dont il lui reste deux très petits enfants, très souvent malade et
fort infirme 200
7.° Jean-Baptiste Durambourg né à Cherbourg, fils de Jean Baptiste
de l'Isle Saint Jean et de Madelaine Hébert de l'Acadie, âgé de 6
ans, grabataire de naissance 200
8.° Jean Baptiste Razicot de l'Isle Saint Jean, fils de René et de
Marie Haché, étoit charpentier et naviguoit, âgé de 35 ans, travaille
quelque fois de son métier, pulmonique, et très infirme 150
9.° Charles Haché, de l'Isle S'-Jean, fils de Joseph qui étoit capi-
taine de port au Port Lajoye, et de Marie Gaudet, labouroit son
bien et étoit charpentier de navires, âgé de 43 ans, travaille quelque
fois de son métier, l'estomach dérangé de la suite d'un naufrage et
très infirme , 150
10.° Marie Hébert, sa femme, de l'Acadie, fille de Charles et de . .
D'Aigle, âgée de 32 ans, d'une santé très foible et très infirme. ... 150
11.0 Joseph Prieur de Port Royal, fils de Guillaume qui étoit mar-
chand, et de Madelaine Podevin, étoit pêcheur et charpentier, âgé
de 59 ans, travaille quelque fois de son métier, plusieurs côtes rom-
pues dans un naufrage, le pied droit dont il ne se sert qu'avec beau-
coup de peine et de. douleur, l'estomach dérangé pour avoir avalé par
surprise de l'eau arsenicale 150
12.° Marguerite Caissie, sa femme, de Beaubassin, fille de Jean,
charpentier, et menuisier, et de Cécile Hébert, âgée de 51 ans,
affectée de plusieurs maladies et très infirme 150
13.° Anne Chiasson, de Beaubassin, fille de Jean Baptiste et de
Madelaine Boudrot, âgée de 51 ans, et très infirme 150
14.° Anne Pottier, delTsle S1- Jean, fille de Jean et deMarie Chias-
son, veuve de Jean Chesnaye, âgée de 53 ans, grabataire 200
15.° Cécile Chesnaye, sa fille, âgée de 18 ans, sujette à des vapeurs
épileptiques, très infirme 150
<,i \i 1/ <><,ii DBl i' iDIl Vi i ! / ' DOi KM
DOC. DE LA SESSION No 18
tnflnn* m;. Haleine Viger, de Quatre Sables, fill d< Franco
Le Jeum do 13 an , presque toujoui malade i I br< infirme
l <*. |„i onne ■
Tous les r I « 1 1 < m 1 1 1 1 m ■ au pn'-snil rmV mil \n rdu leUI I •
avec tout oe qu'il a voient ton de leur pri e par U Ang
No de li Mu ii" i I ' menl '!<• < !b< i boui
dons avoir fait \i Sieur De La Ville, docteur en médecine qui
a reconnu pour grabataire* <>u infirmi
gné b \ '•<• nous.
l'ail a ( IherOOUrg le I - mars I 7'»7.
DE FRANCY.
DE LAVILLE
FAMILLES A.OADIENN1
Projet d'établissement des famille Acadiennea pour concilier I * ■ s r > f Fi •
• le M le Marquis de Pérusse avec Les Intentions «lu mini-''
S ÉTAT N° 1.
Il y a actuellement en France 626 familles acadiennes doni il faut
faire l'établissement avec un secours de 600,000 livres, ces familles sont
réparties en plusieurs villes maritimes et composées en total de 2.370
personnes .
8 ÉTAT N° 2.
Dans ce nombre il se trouve 1,347 laboureurs ou gens propres à la
culture des terres, le surplus est composé de gens de métiers dont l'indus-
trie analogue à leur séjour actuel ne pourroit que s'annéantir par un chan-
gement de domicile.
Cette division indique la différence qu'il convient d'admettre dans le
traitement de ces deux classes d'Acadiens : on doit attacher l'une et l'autre
à l'état par une propriété personnelle à chaque individu, mais il paroit
encore nécessaire d'ajouter à cette propriété un établissement particulier en
faveur des laboureurs afin de donner à leur état la consistence de celui des
Accadiens gens de métier.
PLAN DES MOYENS POUR REMPLIR CES VUES.
Accorder à chaque Acadien la propriété de trois arpents de terrein
qu'offre M. de Pérusse, établir sur ce terrein 1,500 Accadiens, savoir : les
1,347 laboureurs et 153 autres choisis parmi les gens de métiers qui sont les
moins en état de subsister ou dont le genre d'industrie est le plus analogue
à l'agriculture.
Les 1,500 Accadiens seront divisés en 150 établissements, trente éta-
blissements ou maisons formeront un "village.
Les 7,110 arpents de terre de M. de Pérusse seront aussi divisés en
cinq portions égales dont chacune formera le territoire d'un village.
Ainsi chacun de ces cinq villages sera composé de trente maisons, con-
tiendra 300 cultivateurs et renfermera dans ses limites 1,422 arpents dont
900 appartiendront aux cultivateurs établis à raison de 30 par établissement
ou maisons, et les 522 autres seront distribués dans la proportion des trois
arpents par personne aux familles de gens de métiers dispersées dans le
reste du royaume.
206 iat///i / > OA \\l>//:\ \/>
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Exécution.
En L773, avant le premier octobre on bâtira 30 maisons propres à loger
300 Aeadiens et les bestiaux nécessaires au défrichèrent, dans le mois d'Octo
bre on fera venir les Aeadiens, ceux qui ne pourront se loger dans les 30
maisons, seront placés à Poitiers dans les casernes et à Chatelberault deux
villes peu éloignées de l'établissement, l'automne sera employé au défriche
ment du tiers des terres.
En 1771 on travaillera à toutes Les maisons et on les mettra en état de
recevoir les Acadien«, l'automne sera également employé à défricher un
autre tiers des terres.
En 1775, on achèvera les établissements et le défrichèrent de sorte que le
premier janvier 1776 les 1,500 Aeadiens cultivateurs seront établis, et les
1,023 Aeadiens gens de métiers pourront vendre ou affermer les terres dont
la propriété leur aura été accordée, et qui seront alors en culture.
Ce projet demande de la part du ministère.
V Que la solde de 6 sols par jour soit continuée à tous les Aeadiens in-
distinctement jusqu'au 1er janvier 1774, après cette époque il ne sera rien
payé aux Aeadiens restés dans les villes maritimes, l'Etat s'étant libéré en
assurant à chacun d'entre eux la propriété de trois arpents dont ils ne jouiront
cependant qu'au 1er janvier 1776. A l'égard des cultivateurs occupés au
défrichement et des Aeadiens logés à Poitiers et à Chatelleraut, M. de Pérusse
se charge de leur continuer la même solde ou de pourvoir à leur nourriture
jusqu'au 1er janvier 1776.
2° Que l'administration se charge du transport des Aeadiens jusqu'à
Poitiers et Chatelleraut, qu'elle facilite parcorvées, autant qu'il sera possible,
l'exécution et le transport des matériaux nécessaires à l'établissement.
3° Que le secours de 600,000 livres accordé en huit paiements égaux de
trois mois en trois mois, le premier payement seroit indispensable dès ce
moment, tant à cause des bâtiments à faire que des bestiaux à acheter. Au
, surplus une telle distribution assure l'emploi de la finance accordée et il
sera facile en cas de négligence ou d'inexécution de suspendre les payements.
8 ETAT n° 3.
Preuve de la possibilité du projet.
Chacun des 150 établissements en y comprenant tous les frais
de défrichement, de bâtiments, de bestiaux et outils aratoires, doit
coûter 2,800 livres, ainsi la dépense des 150 établissements montera
à livres 420,000
La solde de 1,500 Aeadiens à 6s. par jour depuis le 1er janvier
1774 jusqu'au 1er janvier 1776, fait une somme de livres 328,500
748,500
Sur cette somme il faut déduire le secours de 600,000 cy . . . . 600,000
Déficit livres 148,500
Mais pour s'indemniser des 148,500 livres, M. de Pérusse aura un revenu
nouveau de 10,000 livres que lui procurera la rente seigneuriale qu'il veut
imposer sur chaque arpent de terre, il estime cette rente 1 livre 15 sols
par arpent sans les profits féodaux.
D'ailleurs plusieurs des objets compris dans l'état n° 3 sont susceptibles
d'économie, et on n'a point calculé la diminution de dépense qni résultera
nécessairement des corvées.
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OOC. DE LA SESSION No 18
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208
ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
ACADIENS— N 2.
Etat des familles acadiennes distinguées selon les différents genres d'in-
dustrie qui peuvent déterminer leur destination.
< 'la
Nombre
des
nilles
de la
1" cl.
Nombre
«l< -
Familles
de la
L' classe.
Nombre
Famillec
de la
3e classe.
aux
Individus
par chaque
cl a s
ln Classe.
Laboureurs —
Bons laboureurs
Laboureurs et marins
m
25
48
2
17
•
1
3
3
4
11
1
10
1
1
4
1
3
1
1
2
151
Laboureurs et charpentiers
1,347
Laboureurs et forgerons
2e Classe.
Gens de professions analogue à l'agriculture—
Sabotiers
Charons -
153
Forgerons
Scieurs de long
Chaufaurniers
3e Classe.
Gens de métiers qui peuvent les i-etenir où ils
sont -
Charpentiers de navire.
Constructeurs de vaisseaux
Perruquier
Tailleur d'habits
Boulanger
870
Menuisier
Tapissier
Voillier
Cordiers
Bêcheurs, saleurs ou calf as
264
23
175
2,370
ACADIENS— N° 3.
Etat des dépenses nécessaires pour former un établissement de 10
Acadiens.
Une maison suivant le plan de M. de Pérusse bâtie
solidement et couverte en tuilles peut coûter. . 1,400 L
Deux paires de bœufs à 300 livres la paire 600
Deux vaches à 60 l. pièce 120
Deux charrues, une charette et tous les instruments
propres à l'exploitation d'une ferme 220
Nourriture des bœufs et de la moitié des vaches
pendant la première année 460
Total 2,800
Nota — On n'a point compris l'achapt des semences pareequ'il suffira
d'emprunter l'avoine qui sera semée la première année, la récolte de cette
avoine au produit de cinq pour un doit suffire au remboursement de l'em-
prunt et à l'achapt du froment nécessaire pour la seconde semaille.
0J \/ ILOQIB m ■ U i/'// M8 i i / ' D0( / Ml
DOC. DE LA SESSION No 18
Projet de M de Tr< > i pour établir un certain nombn
, |„,,,i (a | dans le .ninic de Bitch< , en Loi
leadi» aépeuplé par Gu tave roi de Su< de 1 1 nbabil i
in qu au beoai i il fui r la Fran< ir M.
de vauban \ fil construire an ohAteau i I M de Louvoi . une i
peu plui tard la Lorraine fut n r
quelquee progrès mai trei lents. Il en esi de mém< la domi
nation du roi de Pologne. Il y s 20,000 habitant
le double. Les ,'■'„ du terrain ont occupa par uni I
et pauvre mais peut être facilement améliora lit le
projet de M. de Tressas "il pourrait convenir i iplea
ont quitté un payi froid et êtériU. IK n< nt point peines d'haï
le pays «le Bitcbe qui l'est moins que le Canada ( '•• peupl d 'i1 point
été acoontuméi à manger du pain de froment, [la trouveraient dans le
paya de Bitche une nourriture plus abondante que dans le leur où le
blé de Turquie forme la principale partie de leurs alimei
l'imposait d'y établir 120 Canadiens, [1 demandait pour cela 10,000/.
a prendre sur la vente du bois de la forêt. Il demandait dea appoint
de 8,000/. par an. L'opération faite, il pourrait ou afferme
Canadiens ou les remettre au roi en obligeant ces Canadiens a lui j
3,000 /. par an à perpét uité.
Ce projet, on le comprendra ne dut pas avoir de suites.
M. le duc de Nivernois déclarait dans un mémoire du l mars 17
qu'il restait encore 866 Acadiens en Angleterre, distribues dans les villes
de Liverpool, Southampton, Penryn et Bristol. Il proposait d'en fixer un
certain nombre sur l'île de Bouin qui lui appartenait et de distribuer le
reste sur les c(>tes de Bretagne.
Mémoire sur les Acadiens. (a)
Les Français Acadiens conjius aussi sous le nom de Français Neutres
étaient établis sur la rivière d'Annapolis où ils formaient une peuplade
pund-re8176o d'environ 3,000 (sic) familles. Cédés aux Anglais par la Paix d'Utrecht, ils
avaient conservé avec leurs églises et leurs prêtres le libre exercice de leur
religion. Ils conservèrent aussi l'attachement le plus profond et le plus
tenace pour la France, et c'est de ce sentiment qu'ils sont aujourd'hui la
victime. L'Angleterre les regarda comme des séditieux parce qu'ils ne
voulurent jamais prêter le serment qu'on exigeait d'eux. La formule de ce
serment attaquait leur religion et leur religion leur était garantie par le
traité. Mais leurs juges étaient en même temps leur partie. Leur procès
fut jugé sans être instruit et l'ordre fut donné de transporter les Acadiens
dans les diverses colonies anglaises.
Quinze cents débarquèrent à la Virginie. Ils y furent regardés comme
des prisonniers de guerre et on les renvoya presque aussitôt en Europe dans
les premiers transports qui firent voile. Arrivés en Angleterre et dispersés
dans tous les ports de ce royaume, ils y périrent presque tous de misère et
de chagrin. Trois cents abordèrent à Bristol où ils n'étaient point attendus,
car on ne les attendait nulle part. Ils pissèrent trois jours et trois nuits
sur les quais de la ville exposés à toutes les injures de l'air. On les renferma
à la fin dans quelques édifi es ruinés où la petite vérole acheva de détruire
tous ceux qui n'avaient pas succombé à la fatigue et au désespoir.
Douze cents autres de ces malheureux furent envoyés au Maryland.
Ils y arrivèrent au mois de décembre et souffrirent durant trois semaines
toutes les rigueurs du froid et de la faim. On les dispersa ensuite dans les
(a) Ce document est donné ici en orthographe moderne, d'après une copie tirée de l'ori-
ginal par Edouard Richard pour son propre usage. L'original est au folio 340 du volume
449 du Fonds Angleterre, au ministère des Affaires Etrangères, à Paris.
210 ARCHI] ES ' i \ !/'// \ \i:>
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
campagnes, ou les plus robustes servirenl de journaliers e( où Les vieillards
et les in6rmes récurent d'aumône.
Un troisième détachement beaucoup plus considérable que les deux
premiers, aborda h la Caroline. Les habitants de Charleston et des autres
ports ne voulurent point recevoir les Â-oadiens. Ils leur donnèrent deux
vieux \aisscaux, une petite quantité de mauvaises provisions <'t la permis-
»n d'aller où ils voudraient, embarqués dans ces vaisseaux qui faisaient eau
de toutes parts, ils échouèrent bientôt sur les côtes de la Virginie, près
d'Hampton, colonie Irlandais1. On les pris d'abord pour de- ennemis qui
venaienl piller, ensuite pour des pirates, et enfin pour des botes dangereux
dont il fallait se défaire. On Ifs força d'acheter un vaisseau. Tout l'argent
qu'ils purent rassembler entre eux se montait a 400 pièces de huit, et ce fut
le prix qu'on leur demanda. Ce vaisseau valait encore moins que ceux
qu'ils venaient de quitter et ils eurent toutes le? difficultés du monde à se
faire échouer une seconde fois à la côte du Maryland. !1 serait injuste d'ou-
blier de dire ici qu'un des magistrats de la Virginie, ayant appris la perfidie
qu'on avait exercée contre ces malheureux, fit punir les habitants du village
d'Hampton et qu'il envoya une chaloupe après les Acadiens pour les faire
revenir et les instruire de l'état de leur vaisseau. Les débris de leur nau-
frage furent alors la seule ressource qu'ils eurent à espérer et ils passèrent
deux mois sur une rive déserte à raccommoder leur vaisseau. Ils réussirent
à la tin, et après avoir remis en mer pour la troisième fois, ils eurent le bon-
heur d'aborder dans la Baie de Fundy. Le nom que nous donnons à cette
Baie est celui de Baie Française où ils débarquèrent près de la rivière St.
Jean, réduits à 900 de plus de 2,000 qu'ils étaient à leur départ d'Acadie.
Ce sont eux qui ayant dans la suite armé un corsaire se rendirent redouta-
bles à tous les vaisseaux anglais qui naviguaient dans ces parages.
Le quatrième transport d'Acadiens que l'on avait destiné pour la Penn-
sylvanie eut moins à souffrir que ceux dont on vient de parler, une tempête
ayant englouti leur bâtiment mit fin tout d'un coup aux misères qui les
attendaient.
Parmi ceux qui ont été transportés en Angleterre, un grand nombre a
succombé à la misère et aux maladies qu'elle entraîne. Ceux qui y ont
échappé sont détenus dans les divers ports d'Angleterre et principalement
à Liverpool. Ceux-ci ayant fait parvenir à M. le Duc de Nivernois une
requête dans laquelle, après lui avoir rendu compte des persécutions que
leur attachement pour la France ne cessait de leur attirer, ils réclamaient
sa protection et comme Français et comme malheureux. Son Excellence
jugea à propos de leur dépêcher secrètement M. de la Rochette avec les ins-
tructions suivantes :
1° D'assurer les Acadiens que le roi était instruit de leur zèle inviolable
pour sa personne ainsi que des malheurs auxquels ce zèle les avait réduits,
et qu'à la Paix S. Mte les récompenserait comme de bons et de fidèles sujets,
en quelques parties de ses Etats qu'ils vinssent à s'établir.
2° De les assurer qu'ils pouvaient compter sur l'entière protection de
Son Excellence mais que le moment n'étant pas encore venu de la rendre
publique, la circonspection et le secret étaient indispensables.
3° De prendre tous les éclaircissements nécessaires tant à l'égard des
Acadiens de L'verpool que de ceux qui pouvaient être dispersés dans les
autres villes d'Angleterre.
M. de la Rochette partit le 26 Décembre 1762 et arriva à Liverpool le
31. Il se transporta au quartier des Acadiens, et après s'être fait connaître à
ceux qui avaient envoyé la requête à M. le Duc de Nivernois en leur pro-
duisant cette même requête, il leur fit part de sa mission et des ordres qu'il
avait reçus de Son Excellence. Quelques précautions qu'il eut prises pour
les en^a^er à modérer leur joie il ne put empêcher que les cris de " Vire le
Roi," ne se tissent entendre dans leur quartier, au point même que quelques
ai \ i iLoon 01 u i/'// . ii/' noci ui \ i
DOC. DE LA SLSSION No IH
\ ii ■ lai en fui eiil oandalisi l lai inu
.ic.l.iiiiit ioni , el Se I me * el li
Dieu b I bon H Plu ieui omb
hoi d'eui m Ami il* bittaient de» main . le levaient au
oont re lea muraille \ ot ne i i il di i I ©rail iropo lible enfti
déci ii" t. .11 . |q transporte au t. 1
i . i èrenl la nuit a bénir le roi et son a
heur dont ils al ai< ni j< >uii
Lorsqu'il! furent rei oqu M de
obtint d'eux lea é< laircii lements mivant i ur la ituai tuelle.
Depuis lept ans on les a détenus dan la ville de Liv< rpool i ù ili ont
été ( ran porti i de la V irginie Quelque m >n leur
gna un certain nombre de maisona dana un quartii en leur
donnant la ville pour prison. On a ligna pareillement un>- paie de
par jour à toua ceux qui avaient plus de ept an et de tn»;
entants au dessous de cet âge.
I la ;u-ii\ èrent à Liverpool au nombre de 336 <'t ils aont réduits aujourd nui
à 224. Pendant les sept années de leur détention on les a peu inquiet
mais depuia que la paix est décidée on ne ••esse de travailler à le éduire.
Langton, commissaire anglais des prisonniers français, lea fit paraître dei
lui dans les premiers joura de décembre, et leur représenta que la Pi
ayant abandonnés depuia ai longtemps, le roi d'Angleterre roulait bien
les regarder oomme Bea sujets, et qu'il les renverrait en Acadie ou on leur
rendrait leurs terres et leurs troupeaux. Ils répondirent tous unanimement
qu'ils étaient Français et que c'était au roi de France de décider de leur
sort.
Le commissaire les traita de rebelles. Il les menaça de les faire ren-
fermer et de réduire leur paie, mais comme rien ne les intimidait, il eut recours
a un moyen qui, par l'attachement qu'ont les Acadiens pour leur religion
semblait infaillible.
II séduisit un certain prêtre Ecossais, directeur des Acadiens en lui
promettant la place de curé principal des villages catholiques d'Acadie.
Cet homme leur prêcha des sermons scandaleux, et 54, parmi lesquels
sont presque tous les vieillards, (tous ceux là ont écrit depuis à M. le Duc
de Nivernois pour le supplier de les réclamer comme sujets du roi) se déter-
minèrent, d'après ces sermons, à repasser dans leur pays. On doit dire
cependant, qu'ils n'ont voulu signer aucuns des écrits que le commissaire leur
a fait présenter. Le reste, au nombre de 170 personnes, faisant 38 familles,
était presqu'ébranlé et aurait suivi cet exemple sans le nommé Normand
Du Plessis, pilote français né au Havre et rançon à Liverpool pour M. de
la Touche, de la Martinique.
Du Plessis engagea les Acadiens à présenter une requête à M. le Duc
de Nivernois avant de se laisser aller aux insinuations du commissaire et
du prêtre. Ils s'y déterminèrent, mais comme le Commissaire ouvre toutes
les lettres qu'ils écrivent ou qu'ils reeoiveiit, ils firent entre eux une contri-
bution de quatre guinées pour envoyer un exprès à Londres. Cet exprès fut
un Irlandais catholique marié à une Acadienne, sa femme a été privée
de sa paie de 6 sols depuis son mariage, et qui demande pour sa récompense
qu'on veuille bien lui permettre de suivre les Acadiens partout où il plaira
au roi de les établir.
Les dits Acadiens détenus à Liverpool, ayant fait savoir à M. le Duc
de Nivernois qui se trouvait encore près de 600 de leurs frères à Southamp-
ton, Pernyn et Bristol, Son Excellence donna ordre à M. de la Rochette de
se rendie secrètement dans ces trois villes et d'y faire usage des instructions
qu'il avait reçues pour Liverpool au mois de Décembre 1762.
M. de la Rochette arriva à Southampton le 18 janvier 1763. Comme il
n'avait aucune marque à laquelle les Acadiens dussent le reconnaître et que
212 AJti un ES ( ASAim.w
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
d'ailleurs Les artifices répétée des Anglais engageaient ce peuple à la plus
grande défiance, il ne put Les convaincre ni de La réalité de sa mission ni de
celle de bos instructions. Il les quitta cependant satisfait de leur zèle pour
Le roi et persuadé que L'excès de ce même zèle était l'unique motif de leur
défiance. Plus voisins de Londres, que leurs frères et placés dans une ville
qui devient en été Le rendez-vous d'une partie de la noblesse anglaise, les
Acadiens de Southampton a\aient essuyé des attaques plus fréquentes et
plus dangereuses. Le ' • • rai .Mordaunt, et même en dernier lieu le Duc
d'York, n'avaient pas crà au dessous d'eux de les solliciter de renoncer à la
France, D'ailleurs, dans le moment où M. de la Rochette leur fut envoyé,
ils attendaient une réponse de la part des Commissaires anglais accoutumés
à les tromper, et c'était pour eux une raison de défiance très légitime. Ils
prirent le parti d< lier deux des leurs à M. le Duc de Nivernois pour
l'assurer de la vérité, et il ne leur reste aujourd'hui aucun doute. Ces
Acadiens se trouvent réduits a 219 de 340 qu'ils étaient à leur débarque-
ment en Angleterre.
De Southampton, M. de la Rochette partit pour Penryn, où il se rendit
le 25 janvier. Il y trouva 159 Acadiens dans la situation la plus déplo-
rable. Depuis la fin de novembre le gouvernement a arrêté leur paie. Ceux
qui n'ont appris aucun métier vivent d'emprunts ; les veuves et les orphe-
lins demandent l'aumône, et ils doivent entre eux plus de 250 guinées dans
le bourg. Cette paie est comme à Liverpool de 6 sols par jour pour chaque
personne au dessus de sept ans et de 3 sols au dessous de cette âge. Les Aca-
diens de Penryn ne demeurent point dans un quartier séparé. Ils sont dis-
tribués dans diverses maisons bourgeoises, et d'ailleurs plusieurs de leurs
jeunes gens en apprentissage chez des ouvriers anglais y ont contracté des
inclination peu françaises : ainsi, il y a lieu de craindre que le secret exigé
par M. de la Rochette n'ait pas été observé avec autant d'exactitude que
dans les autres villes. Il faut dire aussi que plusieurs d'entre eux ajoutant
peu de foi aux assurances qui leur étaient données, leur bonne volonté n'a
pas été unanime.
M. de la Rochette arriva à Bristol le 31 janvier. Il y trouva les Aca-
diens au nombre de 184 personnes qui s'abandonnèrent entièrement à la
protection du roi. Ils n'eurent aucune peine à prendre confiance en M. de
la Rochette, pareequ'ils avaient vu les deux députés qui de Southampton
s'étaient rendus auprès de M. le Duc de Nivernois.
Il y a eu une défiance générale qui prévaut plus ou moins chez tous les
Acadiens et dont voici les principaux motifs.
1° Leurs frères qui furent transportés en France au commencement
de la guerre, y restèrent plusieurs mois sans recevoir aucuns secours. Ils
craignent d'éprouver le même sort en arrivant dans le royaume.
2° Leurs prêtres actuels, qui sont Anglais ou Ecossais, et que l'on a
flattés de l'espérance de devenir leurs curés en Acadie, ne cessent de les
exhorter à renoncer à la France qu'ils leur représentent comme un pays
abandonné de Dieu.
4° Ils se flattent toujours de retourner en Acadie et d'y jouir du libre
exercice de leur religion sous la protection du roi. Ceux mêmes qui sont en
France, à Boulogne, S1 Malo et Rochefort persistent dans cette opinion et
l'ont même écrit aux Acadiens en Angleterre.
5° Ils craignent que le roi n'abandonne leurs frères dispersés dans les
Colonies anglaises du continent septentrional de l'Amérique. Ceux-là
forment le plus grand nombre, et ils sont plus de 10,000 qui meurent de
faim.
De tems en tems il s'en sauve quelques-uns en Europe et deux familles
de ces malheureux sont arrivées il y a quelques semaines de Boston à Bristol.
Les Anglais, cependant, en transportent tous les jours et lorsque le Chherde
Ternay s'empara de Terre-Neuve, ils en firent passer à la Nouvelle Angle-
QEN1 ILOQIE m 10 LD/J DOi i ME \ i
DOC. DE LA SESSION No 18
terre (ou il j en ■ déjà un grand nombi ' «pu •«• in>uvan-ni • n
( Ihibouctou, I l.iiii.i n ou au i eni Ln >n
I » h, li uppo il ion que le roi ne pourrai i d< .1 . k-i
di ipei • m «-n [( réolam 1 d< ni eu lee nme
.1,- . oapt it' >. il 1 11 que l'on peu( tou joui 1 1 nir la 1
grande pai 1 ie, en fai ant 1 iirei
le traitement accordé aui À.cadi< ourd'hui en Euro]
A 1 égard «lu 1 raitement à leui ao ord( r, voi
bonne, parce qu'elle me parait concilier lee int< m de
Acadiens et oeui de l'équité. A \ anl de la pi
. ement les mot il
II t\- nit aa voir que les Acadiens étaient tou laboun
tous adonnée 1 uo t ravail et à une industrie pénibles 1
une culture assidue, [la étaient occu] ntinuelli
des digues pour empêcher la mer de lee iobmerger, et dl< 1
de relâche ils fabriquaient des toiles ou allaient à la pèche.
D'ailleurs, les Acadiens, dans un climat ide, quoiqu'au il degré de
latitude jouissaient d'un air très pur et connaissaient très peu de malad
Leur expatriation en Europe en a fait périr plus d<
seulement, dont ils avaient aucune idée dans leur paye. Si on les établit
sait dans nos lies méridionales, il est indubitable que l'on n'en o
pas la moitié. Ce ne Boni pas d'ailleurs des colons pauvres qu'il fa
Iles, les plantations de sucre, de café, d'indigo et de coton, demandent
gens aisés, et il n'y a pas un Acadien qui ne Boil à la mendicité. La col
de Cayenne est peut être le seul endroit où l'on pourrait les placer avec un
certain avantage, mais la ressource des Acadiens placés dan- cette colonie,
serait uniquement dans les plantations de cacaotiers, cell- sucre, d'in-
digo <fcc. <fec. leur étant interdites par leur pauvreté, et il faudrait bien des
années avant que le commerce profitât avec eux ou par eux.
Ainsi le climat et la nature de la cultivation et de l'industrie dans no-
colonies méridionales ne convenant pas aux Acadiens, et ces peuples ayant
même à cet égard un préjugé de répugnance, il semble nécessaire de tourner
ses idées d'un autre côté, et c'est ce qui m'a inspiré celles dont je vais ren-
dre compte
1° On parle depuis longtemps en France de l'utilité qu'il y aurait a
opérer le défrichement des landes de Guyenne et de Gascogne, et personne
ne doute que ce ne fut un grand avantage pour l'Etat ; or, les Acadiens
pourraient servir à former un établissement si salutaire ; et, en les plaçant
dans ses déserts, on tirerait un bon parti d'eux et de leur industrie. Le
climat de la Guyenne est à la vérité fort différend de celui de l'Acadie, mais
il est sain, et l'on peu croire que les nouveaux colons pourraient s'y habituer
sans danger. Au reste, il faut avoir l'attention de placer les Acadiens dans
des parties qui avoisinent la mer et d'y former quelque havre, parce qu'alors
ils auront bientôt établi un cabotage qui leur produira une nouvelle ressource.
Il est vrai que la côte de Guienne est aride, sablonneuse et sujette aux
tempêtes, mais l'industrie et le labeur des Acadiens pourraient tout réparer
et vaincre les plus grands obstacles.
2° La Province de Bretagne a éprouvé une dépopulation sensible par
la quantité de soldats et de matelots qu'elle a fournis à l'Etat pendant cette
guerre. Cette Province a des avantages dont le défaut de population l'em-
pêche de profiter. Le sol y est bon, la côte abonde en poisson : la pêche
du hareng pourrait y devenir une branche de commerce considérable et utile
à l'état, cependant il y a dans cette Province une quantité immense de
terrain inculte. La pêche n'y fait point une branche de commerce et
fournit à peine à la consommation du pays. L'établissement des Acadiens
dans cette Province lui serait sans doute très utile, et les Acadiens y trou-
veraient peut-être plus d'avantage que dans toute autre autre Province. Les
214 àJti HIVE6 < wmui.w
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Etate pourraient concourir avec le Gouvernemenl au prompt établissement
de ces nouveaux colon-, el la Société d'Agi iculture qui y e>t établie pourrait
leur fournir les moyens d'étendre leur industrie.
3 11 y aurai! un établissement particulier à proposer pour les Acadiens
prisonniers en Angleterre. Cet établissement, quoique moins susceptible
d'extension que les deux autres, aurait cependant certains avantages. L'île
de Bouin, sur la côte du Bas Poitou, n'est peuplée ni à proportion d<
grandeur, ni en raison de ses ressource- si on y plaçait les Acadiens
actue.lement détenus en Angleterre, les parties incultes de cette île
défricheraient et la pèche qui se fait aux environs, acquèrerait une grande
activité. On sait que cette pêche es! celle de la sardine, objet d'autant plus
important pour nous que c'est un des articles essentiels du commerce des
Anglais qui exportent une quantité prodigieuse de ce poisson séché sur les
côtes de Cornouailles.
De toutes les îles sur les côtes de France, 1«> climat de celle de Bouin,
est celui qui ressemble le plus à l'Acadie et qui par cette raison peut le
mieux convenir aux Acadiens. D'ailleurs, ces m ilheureux prisonniers qui
ont appris que l'île de Bouin appartenait au Duc de Nivernois, désirent avec
passion de passer de préférence dans cette île dont il est seigneur, parce
qu'ils le regardent comme le libérateur de leur captivité en Angleterre et
qu'ils ne connaissent que lui. D'ailleurs, l'île de Bouin jouissant de tems
immémorial de privilèges renouvelés successivement par tous nos rois, et en
vertu desquels privilèges les dits insulaires ne sont soumis à aucune imposi-
tion ni corvée à la charge de se défendre eux-mêmes et d'entretenir les
digues et canaux d'où dépend l'existence de l'île, les Ac idiens s'y trouve-
raient plus heureux et y seraient par conséquent plus utiles. Il suffirait
pour vivifier l'île de Bouin et la pèche qu'elle peut exploiter, d'y placer les
Acadiens qui sortiront d'Angleterre. Peut-être même la totalité ne pourrait-
elle pas être placée et le Duc de Nivernois prendra sur cela incessamment
un éclaircissement positif, alors le surplus refluera en Bretagne où ils seraient
fort bien pour eux et pour l'Etat,
Le Duc de Nivernois ne cachera pas ici qu'il serait fort flatté si S. M*"
avait la bonté d î décider le sort du petit nombre des Acadiens qui sont en
Angleterre en faveur de l'île de Bouin, attendu que ces malheureux sont
d'une grand industrie et ont l'attachement le plus grand pour le roi et la
France.
A l'égard de ceux qui sont déjà en France ou qui reviendront des Colo-
nies anglaises, l'avis particulier du Duc de Nivernois serait aussi qu'on les
mit plutôt en Bretagne qu'en Guyenne, à cause du climat et de la proximité
de leurs frères qui seraient dans l'île de Bouin, laquelle n'est qu'à 8 lieues
de Nantes.
Au surplus, quelque part qu'on place les restes de ce malheureux et
respectable peuple, il sera nécessaire par politique ainsi que par équité, d'en-
courager leur zèle et leur industrie. Le Duc de Nivernois propose, pour
parvenir à cet objet nécessaire, d'imiter la pratique constamment suivie des
Anglais lorsqu'ils établissent des Colonies. Ils divisent le terrain en autant
de portions qu'il y a de centaines de familles et subdivisent chaque portion
en cent lots. Chaque famille a des vivres pour la première année et de la
semence pour la seconde, des instruments de labourage et des instruments
et matériaux propres à bâtir. On lui donne de plus une vache ou une
jument ou deux truies et cinq brebis à son choix, et Ton distribue un taureau
et un étalon pour chaque centaine de familles. Enfin, la colonie est exempte
de toutes impositions pendant 50 ans. Ces établissements sont coûteux
sans doute, mais c'est une avance faite par le gouvernement dont les sujets
retirent tous les ans un intérêt qui ne cesse d'augmenter et qui rentre au
gouvernement sous différentes formes par l'accroissement de la population et
de la consommation.
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DOC. DE LA SESSION No 18
Ktai di Acadii
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que il- ■- \< ftdieni cl An
MÉMOTRE 16 avril 171
qui oj la reddition de
Louisbourg et celle du Canada, étoienl à la fin de 1763, de
personnes, j compris celles venues en dernier lieu d'Angl terre sur les invi
talions de Monsieur le Duc <le Ni\ernois.
D'après les lettres écrites par Monseigneur dans les diffi
résident ces babitans pour les engager i passer aux* Colonies, il B'en
embarqué environ 500 tant pour Saint Domingue et la Martinique que pour
les Isles Saint Pierre et Miquelon, il y a en outre actuellemei Morlaii
vingt a vingt-quatre familles formant environ cent personnes qui demandent
à passer à Cayenne.
Monsieur l'abbé Le Loutre ayant été chargé par Monseigneur d'all<
Morlaix et à Saint Malo pour déterminer les familles qui résident dans
deux ports a s", tablir a Belle Isle a réussy dans sa mission, ii se trouve
soixante dis sep' familles piétés à passer dans cette Isle qui peuvent former
un objet de quatre cents personnes, mais pour assurer leur établissement
avec tous les avantages qui leur ont été annoncés, les !
demandent le payement de 50,000 livres d'indemnité qui leur ont
- pour la non jouissance du Douai ne de Belle Isle, pendant les deux
années que les Anglois l'ont possédée, si Monseigneur l'approuve on écrira
sur cet objet à Monsieur le Controlleur Général.
Monseigneur avoit précédemment arrêté qu'il seroit envoyé en Tou-
raine cent cinquante de ces familles qui auroient formé un objet de sept à
huit cents personnes, au moyen de quoy il n'en seroit plus resté dan-
ports que douze ou quinze cents. Mais Monseigneur ayant changé d'avis
par rapport à cet établissement, il paroît qu'il restera encore plus de deux
mille personnes dont la subsistance devient de plus en plus à charge à la
caisse des Colonies puisqu'elles persistent à ne vouloir pas passer les mers,
et qu'elles se fondent dans leur refus sur les promesses qui leur ont été faites
en Angleterre de la part du Roy, qu'elles trouveroient à s'établir en France.
Il paroitrait convenable d'écrire aussy sur cette objet à Monsieur le Con-
trolleur général pour renouveller la demande qui a été faite à Monsieur Ber-
tin il y a six mois de placer ces familles dans quelques-unes des Provinces
du Royaume.
Copie de la dernière lettre écrite par le Sieur Perrault aux Accadiens de
Miquelon, le 16 septembre 1764-
Messieurs et chers frères,
J'ay receu l'honneur de votre réponse à laquelle je vous prie de trouver
bon que je vous fasse faire des réflections sur tout ce qu'elle contient.
216 i Ri // / 1 E8 OANA DIENNBB
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
1° Voua me dites que les offres que le Ministre vous fait à Cayenne
vous paraissent très avantageuses, mais qu'un pays aussi chaud que celui de
cette colonie vous coûteroit trop cher, que vous l'avéfl éprouvé par le climat
exœssivemenl chaud où lea Anglois roua a voient transportés.
Vous n'avéa peut-être pae examiné qu'avant d'arriver dans ce climat
vous étiéa tous plus morts que vifs par 1<' mauvais traitement que les An-
gloia vmis faiaoient dana leurs vaisseaux où vous y étù's si presséa que c'est
par un effet de la Divine Providence si quelqu'un de vous en ont réchappes,
on peut donc conclure de là que c'est plustôt la misère qui vous a tués que
la chaleur du pays.
2° Vous me dites que quelqu'avantage qu'on vous propose ou quelles
menaces qu'on vous fasse, vous préférerés toujours la vie à tout et que jam;ii>
vous n'accepterés de quitter climat ici.
Je n'entends point ce que vous voulés dire par ce mot de menaces, je
vous prie de relire la lettre que j'ay eu l'honneur de vous écrire et de repasser
dans vos mémoires ce que j'ay eu celui de vous représenter, je ne crois pas
que vous trouviés ni dans l'une ni dans les autres aucune aparence de con-
trainte à prendre le parti que je vous propose si ce n'est par la raison et
par l'avantage que vous y trouveriés à tous égards.
Je vous ai fait voir et vous convenez tous du peu de ressources qu'il y
a sur les Isles Saint-Pierre et Miquelon avec les fâcheux événemens que
vous y pourries éprouver, vous convenés même qu'il est comme impossible de
vous y soutenir. Permettés-moi de vous dire qu'il paroît du caprice de votre
part de ne vouloir pas quitter ce climat puisque la France ne possède que
ces deux Isles dans toute la partie du nord de l'Amérique Septentrionale,
pourquoi donc ne voudriés-vous pas passer dans aucun autre endroit du
ressort du royaume de France où vous êtes libres et même invités d'aller et
où le Ministre pourra vous faire un bien durable.
3° Vous me dites que le nombre de vos Accadiensest petit après en avoir
perdu la majeure partie par la faim, la prison et les mauvais traitements
des Anglois.
Vous me .confirmés dans ce que je vous marque à mon premier point,
que c'est la misère qui vous a iués et non la chaleur du pays.
4° Vous m'exposes les maux que les Anglois vous ont fait souffrir pour
vous faire changer les sentiments et l'affection que vous avés envers le Roy
de France.
C'est parce que vous êtes de bons sujets que le Roy notre bon Maitre
veut bien vous recevoir dans le sein de son royaume, il veut vous faire
oublier les peines que vous avés endurées par le bon traitement qu'il veut
vous faire dans un endroit où vous pourrés passer vos jours heureusement
et n'être plus exposés à subir le même sort que vous avés cy-devant éprouvé.
Vous vous plaignes de ce qu'on vous propose d'aller à Cayenne, vous
êtes persuadés, dites-vous qu'un climat aussi opposé à celui de votre nais-
sance est contraire à vos santés, vous en êtes même certains à ce que vous
m'avés dit verbalement, par le mauvais tableau qu'on vous en a fait.
Pour juger du climat de cette colonie il faudroit le voir vous-mêmes et
vous le pouvés sans exposer vos familles.
J'ay eu l'honneur de vous le dire depuis et je vous le répète que le Roy
ne vous force pas d'y aller, qu'au contraire il vous laisse libres, mais il me
semble que pour votre bien particulier, votre honneur et soutenir votre qua-
lité de bons sujet5*, vous ne devriés pas vous en rapporter à la description
affreuse qu'on vous fait, dites-vous de Cayenne, et qu'il conviendroit que
vous y fussiés au moins quatre des plus experts d'entre vous, vous reconnoi-
trés la vérité du pour ou du contre de ce qu'on vous dit vous serés à
même de repasser en France ou de revenir icy aussstôt que vous le désirerés,
et vous pourrés justement faire vos représentations avec connoissance de
m \ / 1/ OGIB m U i/'// \ ii/' /"" ( »// • /
DOC. Dl ! ION No IH
• ■.m M .1,1 1 1 1- qui \ •■ut votre bii >u (loin
que voua pou ri i rai ounM blemenl d< iroi
\ '.m i • ei ii m pi t. M- îeui • ' liei fn
uulement la moindi e idée qu'un raiid Ministre qui n
mi, ni khi que de i endi e If laiti •• lieui eu> • ou
oon1 raindre «I ha bil ei un pay i où voi oii d« le
tombeau, oommo je voua croi ijeta du 1 Loy r
\ ou-, u li. -.M i i . point * prendre le dernier parti que \>-
.d'autant plus cluii iim'-s <|ue vou i d'ôtre conter J'ai liion
unir de! tv, ri
Copie cFum réponse fait* pat let Acadi&n ■ luit
I »<• M iquelon l<- 1 6 7 bre 1 7'
Monsieur, Noua avons reçue l'honneur de votre lettre psi laquelle
voua parlée dea grands avantage* qu'on nouapropo eenacci ptanj le parti de
er a Cayenne, suivant les intentions du Mini tre de France, ton! •
paroit très avantageux, mais m us vous prion . Moi de faire attention
qu'un paya aussi chaud que Cayenne mou-, ooûteroil trop cher de m
que les p.us chauds nous ont coûté où lea Angloia ont transporté n<
par la force «l'un climat bî es ement chaud en comparaison de
celui de l'Amérique <lu Nord qui est tempéré et d'autant plus Bain pour
nous qu'il est notre paya natal.
Quelqu'avantage qu'on noua propose en acceptant ce parti et quelques
menaces (pion nous fasse pour le faire nous préférerons toujours 1 « I
tout et jaina's nous n'accepterons le parti de quitter ce climat ici.
C'est le sentiment commun de tout notre inonde quoique le nombre eu soit
petit après avoir perdu la majeure partie, tant par la faim, la prison et les
mauvais traitemens des Anglois pour nous faire accepter leur parti el changer
de sentimens pour notre grand Roy, mais rien n'y a pu réussir, l'affection
pour notre grand Monarque et notre patiie l'a emporté sur toutes les peines
des fers et toutes sortes de mauvais traitemens que nous avons sou fie rt de
l'ennemi, ainsi le petit nombre que nous sommes «'tant rechapés de tant
de maux, et rentrés dans le sein de notre patrie, nous espérons que notre
bon Roy de France, notre Père, voudra bien nous traiter comme se9 pauvres
enfans et fidèles sujets de son grand pouvoir en ne nous contraignant pas
de passer dans un climat si opposé à celuy de notre naissance, qu'au con-
traire nous espérons de sa bonté qu'il nous fournira les secours possibles pour
conserver des jours que nous coulerons en demandant sans cesse que la
bénédiction du Seigneur tombe sur un si bon Monarque et son Empire, en
attendant qu'il nous fournisse l'occasion de verser notre sang pour sa défi»
et celle de son Empire comme ont fait nos pères et que nous sommes pi
de faire dans mille rencontres.
Voici, Monsieur, nos derniers sentiments à ce sujet et nous espérons
que notre bon Roy de France ne nous en traitera pas plus mal attendu qu'il
n'y a rien contre sa volonté, son intention étant de ne contraindre personne
à passer à Cayenne, et vous prions de nous croire très respectueusement,
Monsieur
Vos très humbles et très obéissants serviteurs
Les Acadiens de M iquelon
Signés :
Maurice Como Toussaint Blanchar
Jacques Eberre Pierre Richard
Baptiste Maurice [Vigneau] Jean Baptiste Landri
Pierre Gotro Joseph Sirs
Charles Le Blanc Jacques Moyen (Chiasson)
18—46 11-16
218
\/;< Il i\ ES <\\ IDIEXXUH
Pierre LeBlanc
Jacques Leblanc
Joseph Landri
M ichel Chiasson
( 'harles Boudro
Pierre Arsenau
Abraham Vigneau
Benoit Quomau (Comeau.)
Jean Bertrand
Joseph Bourgeois
Jean Eberre
Paul Bourg
Joseph Cormier
Jean Cormier
Joseph Vignau
Jacques Vignau, frère
Jean Eberre
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Jean Vignau
François Cormier
Jacques Bourgeois
Paul Sirs
Jean Sirs
Claude Bourgeois
Joseph [Vigneau] Maurice
Magloire Eberre
Joseph Vigneau dit Maurice
Pierre Jause
Jacques Vigneau
Louis LeMale
Jean Boudro
Pierre Vigneau
Jean Terriot
Pierre Sirs
Copie d'une lettre écrite par le Sieur Perrault aux Acadiens le l'r sertembre
1764.
A tous mes frères compatriotes et amis les Accadiens à Miquelon.
Je vous prie de trouver bon, mes chers amis, que je me réjouisse avec
vous de votre bonheur d'être sortis de dessous une nation que vous n'avez
jamais aimé pour rentrer dans une qui vous est si chère et après laquelle
vous avés tant soupiré, vous avés surmonté tous les obstacles que les
Anglois ont opposé à vos justes desseins et vous êtes enfin parvenus au
but que vous vous êtiés proposé de revenir dans le sein de votre chère patrie ;
que vos sentimens sont louables et peu communs mes chers amis, parmi
tant de personnes qui doivent avoir le même intérêt que vous à suivre une
religion qui doit faire notre bonheur, combien y en a-t-il qui vous imiteront ?
Peut-être que le nombre en sera bien peu considérable.
Vous êtes maintenant, mes chers frères, avec les François, mais il ne
suffit pas d'y estre, il faut tâcher de ne se plus trouver dans le cas d'en être
exclus par la suite, permettes moi de vous représenter en qualité de com-
patriote que les Isles Saint Pierre et Miquelon ne sont pas des endroits où
vous puissiés raisonnablement penser être heureux, vous avés assés de bon
sens pour prévoir que vos familles seront considérables en peu de tems.
Vous êtes trop bons pères et bonnes mères pour n'être pas occupés con-
tinuellement du bien-être de vos enfans et de leur assurer des établisse-
mens solides où ils pourront exercer leur religion, vous êtes ainsy que moy
comme des Israélites qui cherchés la terre promise, il faut faire en sorte
de la trouver, il n'y a point dans les Isles Saint Pierre et Miquelon de ruis-
seaux qui coulent le lait ni le miel, au contraire, on peut regarder ces Isles
comme susceptibles des plus tristes événemens et leur peu d'étendue jointe
à la stérilité du terrain nous annoncent que plus il y aura d'habitans, plus
il y aura de malheureux.
Le Roy notre bon maitre, mes chers frères, nous offre un sort bien plus
gracieux, nous destinant une nouvelle colonie où il nous fait des avantages
considérables en nous nourrissant nous et nos familles pendant trois ans
sans compter d'autres bienfaits qu'il veut bien nous accorder afin de nous
procurer les moïens d'y former des établissemens où nous pourrons être
heureux dans la suite et y vivre tranquillement à l'abry des calamités de la
guerre.
Il n'en sera peut être pas ainsy c\e Saint Pierre et Miquelon, faites
réflexion que ces iles ne nous sont utiles que pour la pêche que par le
traité de Paix nous ne pouvons y faire aucune fortification, il est à présu-
mer que sy la guerre recommence le premier soin des Anglois sera de nous
Oi \ I 1/ Otlll 01 14 l/'// \ I i / ' !Wi i 11
DE LA SESSION No IH
prend 1 1 ■ ■ < Ltlea et il pourront d'autanl mi
inouï- d'ob i icli , dan quel ci trouvei o poui eut-étn
obligea de ubir !<• mémo loi i que vu
plua ma li rail < que vous ne
mais lu guerre peul n comment er d< l année proi haine, peut
ans, peul être dam ix, peul être dan di) ma que plu elle
longtemp i à i ecommem er, plu Eamilli cronl
aun perdu de I ema <i plua vou vou trouvei
repi ... h, ii. » ou fei i< vou pa i vo
tion dea A.nglois, dispersés de ootd el d'autre ipr» • otre
bonheur de la bonté du Roj ' Quelle repn - ntatioti aun ' de
faire à la cour de France ipi n'avoir paa voulu profil
qu'elle veut bien vous accordei Fait* attention, m< impatri
m ce je que voua marque, ne me mme on homme
qui a son intérêt particulier à voua dire oea choses ma comme
un homme qui voua parle aveo l'abondance d'un cœur qui v<
tablement attaché el qui oherche a arracher le voile au Li
ne pouvéa reconnottre la vérité. Il rie peul y avoir que de mauvaii pi
ou plutôt des mensonges qui voua font prendre le bon parti, on
vous a représenté Cayenne comme un pais affreux où il y même quantité
de personnes qui y meurent et moi je voua assure par les connoi que
j'en ai qu'où n'y meut paa plua qu'ailleurs, ma lement quand il plait
à Dieu comme dana tous les pays du monde, moi même je vout donne
pie, vousm'avés vu aller retirer ma famille du Canada et je vais m'établira
Cayenne, croies vou8 que ma famille el ma santé me soient moins cl
que les vôtres 1 Croïez-vous que j'ay pria ce parti Bans faire de m
réflexions? Non je ne pense pa que vous me c z dépourvu de bon
sens pour cela ?
Je vous préviens, mes chers compatriotes, que je suis chargé de la part
du Ministre qui n'est occupé que de notre bien-être, de vous communiquer
les avantages que le Roy notre bori maître veut bien nous faire à Cayenne et
de vous engager à en profiter, il ne vous y force pas au contraire il vous
laisse libres de vos volontés pareequ'il vous regarde comme de très bons
sujets et non comme des esclaves, c'est à nous de tâcher de répondu
bontés, lui marquer notre attachement en remplissant ses intentions, nous
y sommes obligés par le devoir de bons sujets, et nous le devons avec d'au-
tant plus vie joie et moins de répugnance, que c'est pour notre bien que 8a
Majesté nous offre un asile où nous pourrons vivre heureusement.
Croïés-moi, mes chers frères, venés vous mettre dans le sein de la flûte
La Nou ous y trouvères Monsieur Gilbert qui vous sera un bon père et
qui ne vous laissera manquer de rien, vous emporterés avec vous tout ce
qui vous sera nécessaire en arrivant dans cette colonie ; ce brave capitaine
nous a donné plusieurs fois des marques de son attachement et par la suite
il vous en donnera de plus grandes preuves.
C'est à vous, Messieurs Joseph et Jacques Maurice comme chefs à qui
je m'adresse particulièrement, je vous connois pour des hommes remplis
de zèle, toujours prêts à vous sacrifier pour les intérêts du Roy et ceux de
vos compatriotes, vous sçavez, Monsieur Joseph, que lorsque je fus à Che-
dabouctou vous y étiés comme ensevelis, Ce vous rappelai à la vie en vous-
informant des intentions du Roy, vous m'assurâtes que vous étiés prêt à les
remplir et que vous ne doutiés pas que vos familles ne fussent dans les
mêmes intentions que vous.
Faisons tous trois de bonne besogne, mes chers amis, rendons heureux
malgré eux des personnes qui ne regardent que le tems présent et qui ne
voient pas que la suite pourroit leur être funeste, faisons notre possible
pour prévenir cette suite, travaillons en vue de Dieu pour les intérêts de
notre Prince et ceux de nos frères.
18— 46J
220 m:< m\ EB CA \\i>//:\ \
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Je \ ien \ de \ oua met I re bous lee yeux j > ; l i • écrit, mes Chera compatriotes,
avant i.\ que lf* Roy voua offre à Cayenne le peu de rea
(jue vous avés Bur lee [slea Saint Pierre; et Miquelon, et les fâcheux
Qemeoa que voua y pourries éprouver, je vous prie aussi de me répondre
par écrit, me marquer v<»s Intentions, vos vues et Les raisons qui pourroienl
voua obliger à refuser les avantages que le Roy v<»us offre dans cette Colonie.
.le suis, mes chers frères, et serai toute ma vie le meilleur de vos amis
et le ]>lus humble de vos serviteurs.
COLON II
•j:} mai- 177 I.
La perte de l'Isle Royale, de L'Acadie el du I ianada dont les habitants
sont retournés en France pi us tôt que de rester sous une domination étran-
gère avoit déterminé le Gouvernement à donner une subsistance à ces
familles, il s'est glissé beaucoup d'abus et ce n'est qu'avec peine qu'on a pu
parvenir à les faire cesser.
Toutes les familles de l'Accadie ont été vérifiées, il en a été fait un rôle
particulier remis à Monsieur le Contrôleur Général qui à compter du pre-
mier juillet 1773, s'est chargé de pourvoir à leur subsistance.
Les familles de l'Isle Royale et du Canada sont divisées en trois
classes.
La première est composée de militaires et nobles. La seconde, des
officiers d'administration. La troisième des habitants.
Il avoit é:é accordé aux pères et mères des familles militaires, nobles
ou vivant noblement, des pensions, et un traitement aux enfants jusqu'à
l'âge de dix huit et vingt ans, aux habitants une subsistance de six sols par
jour, et de trois sols jusqu'à l'âge de dix huit ans, le fonds fixé pour cet
objet étoit primitivement de 54,200 /.
Mais la mort de plusieurs et le passage de quelques autres à 18 et 20
ans ont réduit ce fonds.
Savoir :
105 officiers d'épée 22,900 l
23 officiers d'administration 4,900
147 habitants 17,718
45,518
Le bénéfice est de 8,682
Indépendamment de ces traitements, il y avoit encore 444 individus
de tous métiers auxquels le Roy payoit la subsistance et sur laquelle Mon-
seigneur avoit ordonné une réforme par sa dépêche du treize février 1^3 à
compter du premier avril de la même année, ces subsistances formoient un
objet de 47,952 l
Parmi les personnes dont la subsistance avoit été suprimée, il s'en
trouve qui sont absolument hors d'état de subsister et d'autres auxquelles
on ne peut refuser de continuer le traitement jusqu'à dix-huit ans ; il en a
été fait un examen rigoureux, Monseigneur verra par l'état cy -après que le
nombre en est réduit à cinquante trois personnes qui ne coûteront que
4,322 L
Il y a donc un bénéfice de 43,630 l.
Il résulte que les familles de l'Isle Royale suivant le premier arrange-
ment, coûtoient :
Pour les pensions 54,200 /.
" subsistances 47,952 l.
102,152 /.
Elles ne coûtent présentement que :
Pour les pensions 45,51 8 L
11 subsistances 4,320 /.
49,838 l.
Le bénéfice actuel est de 53,314 L
i.i \ i 1/ in.ii ni h i/'// \. il/' /"/< / :/
DOC. DE LA SESSION No I»
17HI
M. m eigneur pu i . * * i . | - « lia du 10 1
mière i éfoi me .< c( >mpl ei du i tvi : i i ; n
court , et plu ieurt ayant pri di i bei l< I ■ >u
ne faii e <• roencer dan to port lu pi omi<
du premier juillet I i i
Léo personne 'i111 i trouvent rayéi du i Ole pai '• pi
n m -ni Beroient trop malheureu e i on fui oil < •■ ei ui lo cham] l< i
menti on propose de le let n ervei i paiement ju II"-'
1771, a cette époque il n'y aura plus que le pei oni mpri
pré ent < >ta( .
La plus grande partie de oei familli i tant dan inisj d
conviendra de faire à l'avenir le fond de - à Rochefi
autres ports à s'entendre avec ce dernier pour l'acquittement
du dans chacun. Cette réunion fera connoitre plu facilement
total, ifec . at„ a<-. ( a I
DE3 VCADIENS DE Si BdALO VE1 LENT ALLEK \ BOSTO
\ wït.s \ LA LOI imw i
La perte de l'Isle Royalle, de l'Accadieet «lu Canada dont les ha
sont revenus en France pour ne pas rester bous la domination étranj
avoit déterminé le Gouvernement à donner une subsistance Fami
Toutes ces familles -étant une charge pour l'Etat, acune utilité, on a
d'abord formé le projet d'établir celles de l'Acadie sur les terres 'i'- M<
le .Marquis de Pérusse et on a dressé en conséquence un rolle exact dea
familles vraiment acadiennes, il a été remisa Monsieur le control leur général
qui s'est chargé de pourvoir aux frais de leur établissement, quant
familles de L'Isle Royale et du Canada elles sont restées à la charge du ! »
tentent dos Colonies, de sorte qu'à compter du l" juillet 1774. le fonds pour
les pensions de ces familles a été fixé à 50,000 l.
Au mois de février dernier (6) les Aeeadiens établis dans l'évêché de
Saint Malo ont représenté par doux Députés que pour décharger l'Etat de
la solde que le Roy a bien voulu leur accorder, ils désireroient d'aller s'éta-
blir à Boston et de s'y livrer aux travaux que chacun d'eux pourroit em-
brasser. Cette demande mise sous les yeux de Monseigneur a sale-
ment adressée à Monsieur le controlleur général qui a renvoyé les Députés
chez eux en leur annonçant qu'il verroit ce qu'il y auroit à faire lorsqu'on
auroit essayé des établissemens en Corse.
C'est dans cet état que Monsieur Sourdeval annonce qu'il vient d'être
informé que le subdélégué de l'Intendance de Bretagne que les Aeeadiens
résidants à Nantes et auxquels il étoit chargé de payer la subsistance dé-
voient s'embarquer pour la Nouvelle Orléans sur un bâtiment espagnol.
Ce commissaire demande quelle conduite il doit tenir en cette occa-
sion surtout d'après les ordres qu'il a reçus précédemment de veiller à ce
qu'il ne fût pas fait d'émigration dans les pays étrangers, il ajoute que dans
le nombre de ces Aeeadiens, il y en a une partie de classés tant matelots
que charpentiers.
Les Aeeadiens de l'émigration desquels il s'agit, tiennent au Départe-
ment de la finance qui leur a fait payer jusqu'à ce jour des pensions, il
paroit que Monsieur le controlleur général veut s'en décharger en leur pro-
curant un établissement à la Louisianne, la Cour d'Espagne fait sans doute
les frais du transport, il semble que Monseigneur auroit du être prévenu de
l'arrangement qui a été fait à ce sujet.
(a) Pour la suite et fin de ce document, voir le bas du folio 283 jusqu'au folio 285 du
volume 8-1 de la série cottée Acadie, aux archives du Canada.
(b) Ifl février 1784.
222 \i;< il l\ E& CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
\l SUJET DE L'ÉMIGRATION DE BO FAMILLES \«'.\l)IKNNKs EN CORSE.
Copit de In Ifttn dn Si ur du I) zert à S. A. S. M. le Coude de la Marche.
I ;i lettre que mon frère a eu L'honneur de recevoir de Monsieur
Desjobert dattée du 3 du présent, m'a déterminé à repasser à Saint Malo
pour en faire part à Monsieur (îuillot qui m'a communiqué les ordres qu'il
a reçus de Monsieur de Boynes concernant Les quatre vingts familles accadien-
ï, il a reçu 100,000/. en papier payables dans Le mois de juin prochain.
Par la Lettre de Monsieur le Ministre il compte qu'en accordant trois
sols par lieue que ce n'est que pour la nourriture des éoiigrants et il n'y a
rien d'accordé pour le transport de la colonie et des bagages, Monsieur
Guillot et moy supposons qu'il y aura de nouveaux ordres pour ce< arti I'-.
il paroît aussi qu'il nous faut aller par terre mais je prends la liberté de
représenter à Son Altesse Sérénissime que notre émigration par terre cou-
teroii beaucoup plus à l'Etat, que cette voye seroit très pénible et languissante
pour tout le monde et particulièrement pour les femmes et les enfans, et d'icy
a trois mois nous ne serions arrivés en Corse, que sy nous allions par Toulon,
nous serions obligés d'y faire un séjour de quinze jours ou trois semaines pour
nous refaire des fatigues des colons, ce qui feroit une augmentation de frais
pour le gouvernement, de plus il faudroit encore louer des bâtiments pour
nous porter à notre destination, et quoique le trajet de Toulon en Corse
soit court, il couteroit quasy autant qu'en partant d'icy et aller en droiture
en Corse.
Si Monseigneur a la bonté de mettre en considération ce que j'ay l'hon-
neur de luy représenter et de nous faire parvenir trois sols de plus par lieue,
tant pour nourriture que pour transport des colons et de leurs bagages,
nous profiter ns de deux bons bâtimens destinés pour cet objet et qui sont
tout prêts de sortir, alors le Gouvernement sera déchargé de tout soin jus-
qu'à notre arrivée en Corse, et le monde à son arrivée seroit en état de tra-
vailler à chacun son morceau de terre.
Si Monsieur le Ministre entend payer par lieue pour aller en droiture
en Corse, il y a 650 lieues d'icy, ainsy en accordant trois sols par lieue,
chaque personne auroit eu quatre vingt dix livres pour son passage et c'est
ce qu'on nous demande, peut-être les armateurs demanderoient-ils un peu
moins, mais je n'en réponds pas.
Le nombre de personnes dont chaque famille sera composée que nous
supputons monter à plus de quatre cents de tout âge et de tout sexe, Mon-
sieur de Boynes ne les fait monter qu'à trois cent vingt en tout et ne donne
des fonds que pour ce nombre, ainsy, l'affaire n'est qu'à moytié chemin.
M. d. L.R. , MÉMOIRE.
Son Altesse Sérénissime espère que sur la lettre dont la copie est cy-
j ointe, le Ministre accordera de nouveaux ordres pour faire avancer le
transport de ces quatre vingts familles Accadiennes en Corse.
La conduitte par terre seroit à tous égards la plus onéreuse, et les frais
de celle par mer seront allégés par un ordre du Ministre pour que ces
familles soient embarquées dans deux ou trois des vaisseaux de moyenne
grandeur qui ne font rien à Saint Malo et qui suffiront pour transporter ces
familles en Corse.
A l'égard du nombre des personnes, le Ministre n'ayant fait compter les
fonds que pour la nourriture de trois cent vingt personnes à raison pour
chacune de trois sols par lieue et ces 80 familles étant composées de plus de
400 de tous âges et sexes, c'est le cas de la nécessité d'augmentation aux
100,000 l. proportionnément au plus grand nombre.
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Mini bre pareil p bre de ii cei le i bienfait du H
le même ijue le l ; depui qu elli
ont rél ' projel m'enl raim '• qui les
irde . je vais m ttre ou le j eu i tout ce qu
pour --il \ le* if >\ en que le MiniHtèn
peu\ enl l'e pérei a ■■ oenf
Le Ministère s'oRt toujôur prop I bachei
il l'a regai dé comme le m ni ni<>\ en qui pût leu
certaine pour annéantir le besoin de Etal leur doit el I • - » j *
orde, et décharger le Gouvernement des inqui< [ii'il ne p
pécher d'avoir sur un peuple qui tnérit
On n'a ^oinl varié but ce projet, ce but à atteind le seul mo
nui ait occupé, il es! li première promesse (ju'on a faîteaux A.< , ils
vont mis boute leur espérance, le refus qui leui fait pi foi
de les laisser passer a une domination étrangère (demande à laquelle la
misère extrême el l> crainte d'être trouvés trop à charge
toujours été appuyé du motif qu'on voulait les rendre propriétaires et les
dédommager «le l'abandon des bien* qu'ils possédoienf en A.cadie.
Je \ai> discuter autant que j*' le pourrai, ce qui peut assurer la i
du moyen qu'on se propose au moment pour leur établissement.
Les Accadiens ont été si constamment entretenue dai mee
d'être attachés à la glèbe qu'ils ont eu presque c ntinuellemi
d'association pour le moment où le Gouvernement mettroit s.'- promesses à
exécution, j'ai été mny-même chargé de les assurer de cea vues, je 1 ai
t'ait et je ne dois p >int Le laisser ignorer, on ne peut leur faire perdre i
espérance sans les jetter dans le désespoir.
Il n'est pas impossible de remplir leurs vœux par les m
propose, mais tel qu'il se présente il est trop dépendant de tiers 'opéra-
teurs qu'il faudrait acquérir et mettre en action au moment, et encore y
mit-on la plus grande activité ce moyen s'évanouira sans fruit si on ne
luy donne pas plus de force, ce peuple consommera journellement pour les
premiers besoins indispensables le secours que le Roy veut bien luy accor-
der et restera dans la misère d'où on veut le retirer. Seroit-il possible que
l'Etat L'abandonne ?
(à).'.. (Ci-suit de longues explications sur l'état des Acadiens, leurs
occupations actuelles, les secours accordés. Comme le gouvernement a
décidé de les secourir pendant G années, le mieux serait de capitaliser la
somme qui serait dépensée en 3 ans et qui ferait 1,942 l. par famille et de
l'employer à leur établissement en leur assignant des terres. L'établisse-
ment de 78 familles à Belleisle, début des essais qui n'ont pas eu de suite,
il en a coûté, en total 56,000 L On a bâti à chaque famille un logement
composé dune grande chambre, une autre moins grande, un fourni, une
grange et é table, une aire. Chaque logement est revenu, couvert, garni de
ses portes et fenêtres, serrures, en un mot la clef à la main, a 421 /. Les
Acadiens y ont travaillé comme charpentier et manœuvres et on a donné à
chaque famille.
1 paire de bœufs I
1 vache ensemble 180 17
1 cheval !
(a) Ce qui suit jusqu'à la un de la parenthèse signée : E. R., est une analyse faite par
feu Edouard Richard. La partie analysée comprend vingt folios qui sont ici omis. On
les trouve du folio 3*26 au folio 346 du vol. 8-1 de la séri Acadib, aux archives du
< ' inada.
224
MU lll\ ES CA \ M'II VNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
l attelage pour les chevaus
I joi >urroiea
l charrette
I charrue
l essieu de rechang
Fers, charbons el main d'à ui i e
I bêche
i tranche
1 fourche
I croc
1 pelle ensemble
1 faulx
•H faucilles
1 brouette
1 civière
2 scoillaux
Mêmes frais étrangers aux bâtiments et
( ■ 1 1 9< • i ■ i » .
25
10
ustensiles
681 10
Plus 36 L 9. 8. à chaque famille pour l'achat
de botes à laine
36
717 19
Il faut dire que l'abbé Le Loutre n'a jamais voulu rien recevoir des
états, même le remboursement de ses frais personnels.
Dans le projet de M. De Lille pour l'établissement des Acadiens en
Corse il devait être donné ou plutôt prêté pour 5 ans à chaque famille
l'équivalent de 1,500 L Chaque famille devait avoir 13^ arpents et payer
une redevance de 50 sols par arpent.
Avait soumis son projet dès 1766. Suggère que les Intendants
de Province et les Officiers des Eaux et Forêts soient priés de faire rapport
des terres susceptibles de culture dans leurs gouvernements. E. R.)
Qu'il me soit permis d'indiquer des terreins que je connois et que je
crois susceptibles d'être concédés.
Il est dans le courteau de Blaye un terrein au Roy appelé le Bois au
Ro}7, il est de mille journaux qui sont environ sept cents arpents mesure des
eaux et forêts ; dans les mille journaux sont trois cents journaux de
bois taillis fort dégradés où il existe quelques balivaux de mauvaise venue
et propres seulement à faire du bois de chauffage très peu de mérein, mais
qui cependant pourroit être utile pour la charpente de bâtiments tels que
ceux qui peuvent convenir aux Accadiens, le Roy en donnera un nombre
fixe ou gratis ou à une taxe fort basse, la vente actuelle de la couppe pleine
de balivaux et du tailly pourroit se faire en 1776, à son terme payeroit
l'établissement de huit à dix familles.
Les sept cents autres journaux sont en landes bruyères, terreins noyés,
un mot ne peuvent être qualifiés que terreins vagues et veins la terre y en est
propre à certaines productions comme seigle, sarrasin, bled et pommes de
terre, à faire des prairies artificielles, plusieurs endroits sont propres à la
vigne, le plus mauvais sol peut produire des pins.
Ce terrein joint les communes de Blaye auxquelles sont intéressées
vingt cinq paroisses, le bétail y paît indifféremment comme dans la com-
mune de Blaye.
Un petit ruisseau d'eau bonne à boire borde en partie le bois un autre
le traverse.
Ce terrein est de la paroisse de Reynacq à ce que je crois, il y a vers
le nord les villages de Mouret, de Chaves et de Verdon, et au sud le bourg
DOC. DE I A 81 SSION No 18
do Siiulgon, il • ' i"1 iu enolavt* dani lea domaine de M < . I
epi cent joui nau \ oui f< >nt oii
, m | arpent par famill d< Ix pei arvii u bablii vin^l famill<
terrain me p&rotl on ne peu( plui convenable, toul len rappori qu'on n
trouvé oonforni • ur la qualité productive du "I et
oroi la n le oaa de pouvoir 6
in .In ce terrein touchant la commune de B xnmune
i i de la contenance de aepl mille journaux ou oin | mil elle
apparl lent & \ ingl cinq paroi li en ont I
pour aeulement y pacager leurs l" tiau et • prend elle
ne aert plua que pour pacage, le bois ont ■ imenfc, il ii
i date plus.
Des vingt cinq paroi i n j en a que \% qui peuvent en tirer de
l'ut ilit (;, les iiui i . ont t rop éloignés.
[Monsieur Boutin, [n tendant de Bordeaux aur c< ion en
1764, représenta l'utilité qu'on pourroit retirer >ient
mises en culture ; sur ses représentationa il fut rendu le 3 mara an arrêt au
Conseil quiordonnoit qu'un arpentage dea sept milles journaux
cet irpentage partagé entre lea vigt cinq Paroisses en proportion du nombre
effectif des h ibitants de chacune, et ensuite une subdivision de la portion échue
à chaque paroisse à raison de chaque habitant, et qu< les portions revenai
dix neuf Paroisses seraient vendues au plua offrant et dernier < nchérisseur
Bon de deux arpents jusqu'à dix, maie seulement au proffit des gentilshommes
bien tenants et autres domiciliés dans le comté pour le produit ètreempkr
l'utilité de chacune des dix neuf Paroisses sous la direction dea ju rats de
Blaye, la dite vente à la charge d'un cens annuel emportant lods et ven
le Roy accordant l'exemption, etc L'arpentage a été fait par le Sieur La
Cour, ingénieur géographe, j'ai le détail des répartitions le* choses sont
restées en cet état, la portion trouvée revenante aux dix neuf Paroi
est de 59,000 [sic] journaux ou 4130 arpents.
Il me semble que de l'opération de Monsieur Boutin et de l'arrêt du Con-
seil on peut induire la possibilité d'établir un nombre de familles sur les
portions des dix neuf Paroisses.
Il est jugé sur avis de l'Intendant de la Province que le terrain est
susceptible de culture et qu'il est intéressant de le mettre en valeur, l'arrêt
du Conseil ordonne que le terrein sera vendu il est vrai qu'il restreint la
vente en faveur des biens tenants, des domiciliés, en un mot des intére
aux terreins, mais si la propriété qu'ils ont sur le terrain leur a donné le
droit d'acheter, ne leur donne-t-elle pas celui de céder ce droit à qui le Gou-
vernement permettra de l'acquérir.
Il est jugé que ces terrains sont inutiles aux dix-neuf Paroisses au titre
qu'elles le possèdent c'est à dire en pacage, qu'il convient de les mettre en va-
leur, et que ne pouvant le faire, il est pemnis de le vendre à leur profit, on peut
je le crois conclure qu'ils doivent remplir les viies du Gouvernement et que
s'ils ne le veulent ou ne le peuvent il convient qu'ils cèdent leurs droite.
Les épargnes de la troisième année suffiront et au-delà pour l'acquisi-
tion du terrain, si le Roy veut l'acquérir ou permettre aux Accadiens de
l'acquérir, le journal est estimé sur les lieux 50 sols le portant à 3 livres
l'un dan« l'autre le prix de la totalité des 5,900 [sic] journaux seroit de
dix sept à dix huit mille livres.
Je crois cependant qu'il ne faut pas prendre tout afin de ne pas
dépouiller le propriétaire en entie?', il faut luy laisser au delà de ce qu'il peut
exploiter, la moitié sutfira à l'aise pour quatre-vingt quinze à cent familles,
elle ne coûtera qu'une somme de huit mille livres fut-ce seize mille, l'excé-
dant de fonds qui se trouvera sur la troisième année, tous les établissemens
formés ne sera pas beaucoup diminué.
226 l R( Il l\ ES r \\ \i,i l.\ \ ES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Suivant L'arresl du Conseil du .') Mars, cette somme doit être donnée aux
dix neuf Paroisses au pro rata des portions qu'on prendra sur elles, l'objet leur
peu irn v, mais il leur restera encore de quoy profiter de l'avantage
<[uc l'arresl leur n et au delà de leur pouvoir, oonséquamment de quoy
taire taire leurs représentations, l'opposition que les parroisses pourraient
app eroil si déraisonnable renfermant dans la plus exacte jus-
tice on pourrait n'y avoir aucun égard, qu'ils défrichent ou qu'ils laissent
défricher.
De plus ne peut-on pas donner aux Accadiens qualité de domiciliés de
Blaye, de Saint Surin, et de Passai, .'.<•. Ne peut-on pas en distribuer
dans chacune des dix neuf Paroi Le Roy ne peut-il pa- les yfixer?
Blaye inontreroit je crois l'exemple de les accepter.
•Je ne donnerai de détails que de ces deux portions de terrein, mais il en
est tant de cette nature et dans tant de lieux que la concession de terrein
ne me paroît pas une difficulté pour les établissent*
J'observe que la distribution des terreins aux familles exigent des com-
binaisons (jui ne peuvent être faites que d'après les leurs particuliers, elle
exigera aussi des soins et peut être une main ferme pour les protéger dans
leurs défrichements.
Les moyens que je viens de proposer sont entre les mains du Koy, l'ex-
écution en est facile, rien n'arrestera si les fonds des six années sont accordés
et faits en trois.
Si Monsieur le Contrôleur Général se prête à cet arrange ment les parti-
culiers propriétaires de bons terrains en friche, verront trop d'avantages à
se charger de familles pour n'en pas demander, ils n'auront que des avances
légères à faire, leur remboursement sera assuré, ils n'auront que l'œil à don-
ner aux défrichements, ils augmenteront leurs revenus et le nombre de leurs
vassaux pour aiusy dire sans bourse déliée, s'ils n'abbandonnent pas la pro-
priété de tout ce qui sera deffriché, ils peuvent en abandonner la plus forte
partie.
Tout ce qui sera traitté parles Accadiens avec les particuliers doit l'être
avec bien des précautions les usages des Provinces doivent guider à beaucoup
d'égards, et quoyque la cupidité doive être satisfaite de tirer quelque fruit
de rien, elle est si prédominante sur les actions des hommes ordinaires,et s'in-
sinue si aisément dans l'esprit de ceux qui l'on peu senti faute d'occasions,
qu'il est peu de ceux avec qui l'on fera contracter les Accadiens qui puissent
exempter de l'attention les plus grands.
D'ailleurs si les précautions peuvent être regardées comme inutiles vis-
à-vis des contractants actuels elles peuvent devenir essentielles pour leurs
successeurs ou leurs représentans.
Il faudra pour chaque Province un traitté particulier, mais dont la baze
sera toujours de transmettre la propriété aux familles, de les laisser jouir des
deffrichées pendant un certain nombre d'années en toute franchise, que les
terres seront exemptes de lods et ventes à la première mutation, même à la
seconde, entre Accadiens seulement et ne seront point sujettes au retrait
féodal pour un terme aussy étendu qu'il sera possible, il faudra y spécifier for-
mellement toutes les conditions particulières, en un mot entrer dans le plus
grand détail des engagements et de leur réciprocité.
J'observe qu'il est essentiel de faire goûter aux Accadiens, le projet qui
seia arresté par le Ministère adopté par eux, ils se porteront avec zèle à son
exécution, au contraire, s'ils y répugnent, que de peines pour eux d'exé-
cuter, et pour ceux chargés de le leur faire exécuter, pour y parvenir il faut
discuter avec eux les hommes voient mieux et plus dans leur propre affaire
que les tiers les plus zélés pour leurs intérêts.
Je crois qu'avant d'arrester un projet il seroit bon de sonder les chefs
qui ont le plus de crédit, le plus grand nombre entraîné le re^te suivra, pour
cela il faudra les voir, raisonner avec eux, leur faire sentir la bonne volonté
<,i \ i 1/ oail m i< \i>ii \ i : / ' novt i// \ /
!.. C. Dl I A 61 SSION N«, 18
du ( \o\x\ et nement tc.u! e lu recoin
qu'il i doit enl fait e poui pondi e
m i.iu po iti< '", ur 1< n >|n< <|u ili ont A courii il n< profita
boni es des Miuisti ni leur faire bien ' i e le '
que leur d< i ouoiw ni e1 l< m ucl ivit< lou r prom
■ Imii, .ni de n jel i de mé uni enl >nt I • nontéen
elle ■ on! remplies «l i lée - chimi i iqui torl une, il faul l-
d m le i ii l«- leur po M ion, le l< ur dîi e •
I ,i i echerobe de terrein est instante, il n de inomenl a pei
pour les oonnoitre, il e I oh ne peut, plu in \>- pouvoir o|
r i ni drs le pei n printemp i, le retara i on omi
choix i en ïaiie eel Lut t, non i euleroent
vidus surtout de marins qu'il faut placer le plu prè qu'il era p d<
o?tes ni. n- au tison des Provinces e1 de l'< prit d< □ que l'on
sera forcer de donner aux A.ccadi)ns [1 n'est pas douteux que dau plu
endroits, ils seront rêgai dés eu mauvai < œil, quoyque les deffrii bernent q
devront faire, ne puissent qu'être avantageux a ceux qu'il ineront.
Messieurs les Intendants des Provinces, M< officiersdi
forêts ne peuvenl mettre trop d'activité à remplir les ordres qui leut
donnés, si l'on tarde, on entamera la finance au détrinn ni de la cho
J'ay observé dans un autre mémoire combien il e
saisir le premier moyen qui se présentera pour le mettre en i
conviendra-1 il que celui que le Ministère voudra envoyer dans les ti
de résidence des Accadiens pour les instruire de ses vues, déveloper leur
façon de penser et sonder aussy celle des particuliers, Boil authorisé à mettre
à exécution du consentent m réciproque des parties, ceux qui
ront, des instructions sur ce point doivent fixer ses démarches. I
essentiel de saisir au moment la volonté des particuliers qui voudraient
charger de familles, ou les placer sur leurs domaines un début quelconque
fera mieux connoître les vues du Ministère (pie tous les mémoires possibles,
l'exemple est la plus sûre des excitations.
Tl n'y a qu'un point à décider qui est l'aoc )rd en trois année >nds
destinés à établir les familles, ce point accordé, la réi.i ' certa
je ne vois aucunes difficultés qui ne soient aisées à lever, pour mieux dire
je n'en vois aucunes. Je ne vois au contraire qu'impossibilité, si le Ministère
ne prend pas ce party.
PLACET
i Jfons iigntur le Maréchal de Castries Ministre et Secrétaire à* Etal
de la Marine.
21 février 1784.
Monseigneur, — Les Accadiens établis dans le Département de l'Evéché
de Saint Malo en Bretagne, vous représentent très humblement qu'animés
du désir de décharger l'Etat de la solde que le Roy a bien voulu leur accor-
der, et en se consacrant aux travaux que chacun d'eux peut embrasser, ils
désirent avec ardeur qu'ils soyent fixés pour toujours sous l'hémisphère qui
leur a été proposé par le Gouvernement.
L'attachement et la fidélité que cette nation a dans tous les tems
témoigné pour son Souverain lui a mérité cette preuve d'estime qu'elle a été
mise à choix sur la Louisianne, le Mississipi, la Floride Espagnolle ou une
contrée du continent de Boston pour y couler le reste de leurs jours.
D'une voix unanime et d'un commun accord, les Accadiens se sont dé-
cidés pour Boston, ils acceptent avec la plus vive reconnoissance la propo-
sition qui leur est faite d'y aller demeurer, voilà ce qui forme aujourd'hui
l'objet de leurs vœux, ils ont tout lieu d'attendre qu'ils seront exaucés.
Un autre motif leur fait désirer d'être transportés à Boston les An-
lois s'étant rendus les maîtres de l'Accadie, tous les Accadiens furent
228 l/?< ///i/> '' t \ \iui.\ \ ES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
dispersés e\ - à la fureur de l'ennemi de la France, ceux à qui la fai-
blesse de l'âge ne permît pas de s'y dérober restèrent aux mains de leurs
vainqueurs et par eux emmenés a Boston où ils ont été élevés et instruits
suivant les rites de la secte angloise.
Quel sujet éternel de n lonnoissance pour les Bupliants de se voir
rendus à leurs entants, réunis à leurs neveux ' les familles incertaines de
leur sort béniraient à jamais la main bienfaisante qui leur auroit procuré
avantage: la fermeté et l'attachement dont ils ont toujours donné
marques pour leur religion, le libre exercice qu'ils en feraient sous les yeux
<le leurs alliés, de leurs descendants et de leurs compatriotes, rappelleraient
ceux cy du sein de l'erreur, et les détermineraient infailliblement à l'aban-
donner pour l'embrasser et suivre la foy de leurs aveux.
Protégés donc, Monseigneur, les pauvres et malheureux Accadiens,
appuyés s'il vous plait de votre protection et de vos bons offices leur juste
réclamation et ils redoubleront leurs vœux pour la précieuse conservation
de Votre Grandeur.
Présenté par les Députés des Accadiens
du Département de Saint xMalo ce 19 Février 1784.
Lettre adressée à Monsieur le Comte de Vergenneê.
A Versailles le 4 avril 1784.
J'ay reçu, Monsieur, la lettre que vous m'avés fait l'honneur de m'écrirele
31 du mois dernier, ainsy que la copie d'une lettre de Monsieur le Chevalier de
Hérédia avec le mémoire qu'il y avoit joint et qui avoit été présenté à Monsieur
le Comte d'Aranda par plusieurs Acadiens retirés en France qui demandent à
passer à la Louisianne où Sa Majesté Catholique consent qu'ils soient reçus et
transportés à ses frais. Je crois, Monsieur, que c'est à Monsieur le Contrôleur
Général et non à raoy à mettre cette proposition sous les yeux du Roy,
attendu qu'il est question d'une émigration hors du Royaume et que le sort
de ces anciens Sujets de Sa Majesté est à la charge de la finance.
11 n'est resté à la charge de mon Département que des pensions à distri-
buer aux veuves et enfants des officiers militaires et civils qui étoient
employés dans cette ancienne partie de nos possessions en Amérique ; le
Trésor Royal fait fonds à ce sujet d'une somme de 50,000 francs tous les
ans entre les mains des receveurs généraux de la marine.
Si vous pensés, Monsieur, que ce soit à Monsieur le Contrôleur Général
en effet de prendre les ordres du Roy sur la lettre de Monsieur le Cheva-
lier de Hérédia, j'ay l'honneur de vous renvoyer cette lettre et les pièces
y annexées pour que vous puissiés les faire passer à Monsieur de Calonne,
à qui d'autres Accadiens qui désirent se transporter à Boston se sont déjà
adressés.
J'ay l'honneur d'être avec un très sincère attachement, Monsieur, votre
etc.
Lettre adressée à Monsieur le Maréchal de Castries.
A Versailles le 31 mars 1784.
J'ay l'honneur, Monsieur, de vous envoyer !a copie d'une lettre que j'ay
reçue de Monsieur le Chevalier de Hérédia ainsy que du mémoire qu'il y a joint
et qui avoit été présenté à Monsieur le Comte d'Aranda par plusieurs Accadiens
retirés en France, vous y verres la demande qu'il fait au nom et par ordre
de la Cour d'une permission du Roy, qui autorise ces Accadiens à passer à
la Louisianne où Sa Majesté Catholique consent qu'ils soient reçus et trans-
portés à ses frais.
Ui \ l 1/ '"■// /'/ L< l/'// \ il/' /"" i M KSI WB
DOC. DE LA SI No IH
J e vo u pri«, Mon i e u r , d o m e 1 1 re ce t b d e n i a n (J u
el de m • i""'i i " '-n uil kt d'instruire M omieur le < il
do lu i léol îou 1 1( Wa Vlaji
I .1 1 l'In mneui d'< liemenl , M
u. humble et ti obéi ml erviteui
DE \ I riGKl
M h- \l u qui in Caitru
i i mari i . I Les \- ca< lien établi i lan li D< par! emenl I
MiImcd Bretagne, représentent que voulant décharg< i. que
le lio\ ;i bien voulu leur aoeorder, il d< ei poui toujoui
l'hémisphère qui leur a été propo i pai l< Gouvernement, il en
conséquence d'un commun accord la proposition qui leui
s'établira Boston ou ils se livreront au i que chacun
embrasser. La préférence qu'ils donnent à Bo fondée, di ^m
sur ce que dans le temps qu'ils furent oblige de : pour
traire au Gouvernement anglois et attaches à la Fran fants
qui ii«' purent les suivre furenl transporta par le Angloii à B
instruits dans la religion anglicane, ce qui leur t';iit désirer de lir à
eux pour les ramènera la religion <lc leui
0B8BBVATI0N&
Les Acoadiens ont en effet abandonné leur patrie par attachement }><>u t
la franco, on leur a fourni d'abord une subsistance, mais cette dépi
étaut trop onéreuse, on a voulu leur fournir des établissements dans diffé
rentes Provinces et même en Corse, des essais ont été tentés en vain,
qu'on ne leur ait pas fourny des moyens suffisans, soit que les terres di-tii-
buées ayent été mauvaises, soit que ces habitants accoutumés à habiter un
sol fertile et étendu n'ayent pas pu trouver leur subsistance dans un terrein
resserré et au moins d'une qualité médiocre, on a envoyé à Saint-Domii
et à Cayenne t >ut ee qui pouvoit y être placé, et le département des tin m
ces a conservé aux autres un traitement modique dont le payement a
souvent retardé.
II a été question il y a quelques années de les faire passer soit à Loui
sianne où il y en a déjà beaucoup, soit à l'Accadie même dont on suppo-
soit alors la réunion possible aux Etats-Unis d'Amérique ; c'est sans doute
des ouvertures que leur fit alors à ce sujet Monsieur Coste chef de l'un des
bureaux du contrôle général qui s'en expliqua avec le bureau des Colonie-,
que les députés Accadiens entendent aujourd'hui parler, ils sont en effet
dans le département de Monsieur le controlleur général, auprès duquel Mon-
seigneur ne peut qu'employer ses bons offices pour engager ce Ministre à leur
procurer les moyens de repasser dans l'autre hémisphère ; la politique conseil-
leroit peut être de préférer la Louisianne.
Remarques du ministre — Envoyer cette lettre tout de suite à Saint-
Malo pour connoître le nombre et pour prendre les plus grands renseigne-
ments sur ce projet d'émigration.
A Versailles le ... mars 1784.
M. le Contre- ..■»*■'• , •> -, ,
leur général a Vous trouvères cy-joint, Monsieur, un mémoire par lequel les Acca-
conyié les dé- diens établis dans votre département représentent que voulant décharger
enkuramioï l'Etat de la solde que le Roy leur a accordé ils désirent d'un commun accord,
çant qu'il ver- daller s'établir à Boston où ils se livreront aux travaux que chacun d'eux
voit ce qu il y peut embrasser. Vous voudrés bien me faire connoître leur nombre et pren-
lorsqu'ôn au- dre de Pms grands renseignements sur l'objet de cette émigration. Vous
roit essayé des me renverrés ensuite le mémoire avec vos observations.
enaCoreementS ^ar une décision du 19 aoust 1767, Monsieur le Duc de Praslin arrêta
18 avril 1788. Ie rôle des familles de l'Amérique Septentrionale à qui Sa Majesté avcit
230 AR( ///i/> ( l \ IDIENKE&
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
accordé d< - pensions en dédommagement d( - pei tes qu'elles avoient faites à
l'Isle Royale
On ne trouve point le Bon du Roy qui pouvoif exûter dès 1758.
L'état des pensions montoil à la somme de ... 54,140/.
Le Département de la Marine étoit encore chargé de subsistance qu'on
payoit à un grand nombre d'Accadiens <|ui après la paix de 1763 avoient
quitt/' t'Âcadie pour ne pas rester sous la domination angloi
Ces pensions et subsistances raontoienl «n 1773 à 234,000Z. La finance
voulut s'en débarrasser en procurant des établi? sements aux Accadiens, Mon-
sieur Le Moine, Commissaire général fut chargé de cette opération, et il
ne resta plus a la charge de (a .Marine que les pensions des familles (Je
L'Amérique Septentrionale, qui suivant une lettre de Monsieur de Boynes
à Monsieur Daubenton du 31 mars 1771, montoientà L9,838£ dont le fonds
de voit être fait à Rochefort.
On joint copie de cette lettre, depuis cette époque on a toujours fait un
fonds de 00,000/. à Kochefort parce que chaque année on a complétté les pen-
sions, soit en accordant de nouvelles pensions aux indivi< us de ces familles,
non compris dans les rôles précédents, soit en accordant des augmentations
aux pensionnaires (jui à présent ne peuvent pas vivre comme en 1766 avec
1 oO livres ou 200/. par an.
Ensuite est écrit de la main de Monseigneur : Faire cesser ces pen-
sions à mesure qu'elles s'éteindront.
Pour copie
BOUVIER.
Calais, 1765,
HABITANTS DU CANADA.
Liste des diverses personnes provenant du Canada, repassées en ce port par
la voie d'Angleterre et arrivées en ce lieu le 14 Oct. 1765 sur ]e
Hardwick venant de Douvres.
Mde du Sablé, veuve de M. du Sablé, Capitaine des troupes des Colo-
nies.
Mde de Bécancour, veuve de M. de Bécancour, ChUer de S1 Louis,
Capc id.
Md0 Baralong, épouse de M. Baralon enseigne des troupes actuellement
en France.
Mde de la Corne, religieuse de l'Hôpital Général de Québec.
Joseph Naud, de Nantes, Sergent des dites troupes de S: Luc La l'orne,
fait prisonnier par les Sauvages en allant au secours de Niagara «jui l'ont
gardé pendant 6 ans. Renvo)^é par le Général Johnson à la Nouvelle York,
d'où il est repassé à Londres et de là en ce port sur le bateau L'Aigle
commandé par le Capitaine Gouppy, étant muni d'un passeport de M.
Bloisel, ministre de France à la Cour de Londres, en date du 10 de ce mois.
Fait à Calais le 14 Oct. 1765
(Signé) PORQUET.
ai \ / 1/ mm m waihes wm ihh ' \ik\i
DOC. DE LA SESSION No l><
Liste de famille ac idienne de Beau iijour qui >■ mi
loll Cl .Mil M'M «-llltt.il i|l|i . • |, M ni i h .• •!• M l< i
m li- briganl io / • Di u > Amù poui i I re n u
porl de France, aux ordr< clcs Mon eigneui le Du< • I oui
I '.i isage
r .1 i.i
i.ii.l.
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s ' l ' ; i l m i ; ; i 1 1 1 1 1 1 1 i
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Jean Irieneau âgé de
.Lui \ i . . i . . i ii 1 1 1 h i i
Basil A meneau M
L. Mil \ I < II. .Ml .
Pierre V i eneau M
Judil li Boudreau i fem
M iohel \ i eni au fil .11
Etienne id " 7 "
.lus.' pli l.l "
i laine id Aile 1
pli llrli.it 80 "
I ionise " ta fille I
Marie Héberl id 18 "
Miohel Boudrol 26 "
.1 udie Poiriei ia femme Lfl
Miohel Bourg W "
Joseph '" son frère 80 "
René Poirier 18 "
T.. m.
.!• . . |.l. i
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1 >.i\ la Nuirai
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1 •
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Piei "
. Lu
Ma ■ lelaim id sa fille
i<l
Je prie M. de Etocheblave, propriétaire du brigantin Let Deux A
etc., etc. Fait quadruple au bourg de l'île S' Pierre le 11 Nov. 1765.
BARBEL
Joint à la lettre de MM. Dangeac et Barbe] du 1 Nov. 17'
Familles Acadiennes qui sont maintenant, aux îles S' Pierre • Micjuelon
suivant le recensement d'icelles, fait le 15 mai 1767.
" Pierre Gauthier (venu de Louis-
bourg*) 30 ans
Jeanne La Forest son épouse 31 "
Jean Gauthier leur fils 4 "
Marie " " fille 13 "
Adélaïde" " " 9 "
Victoire " " " 5 "
Anne* " " " 2 "
Le SrD%ibourg Hardy leur associé. 32 "
« Pierre Arseneau (venu de Chéda-
bouctou) 29 ans
Theophiste Bourgeois sa femme. . . 25 "
Marie leur fille 5 "
w Louis Le Maie (venu de Chéda-
bouctou) 38 ans
Marie Cormier sa femme 29 "
Joseph Le Maie fils d'un 1er lit. . . 11 "
Kosulie Vigneau leur fille id . . 11 "
François " " fils ici .. 9 "
Louis Le Maie " " . . 4 "
Nicolas " " . . 2 "
La Ve Arseneau (■venue id) 56 ans
** François Cormier son fils d'un 1er
lit 36 "
Marie Bourgeois sa femme 31 "
Marianne Cormier leur fille .... 10 "
Paul " fils 7 "
Jean " " 5 "
Madelaine " fille'".'...' 3 "
*Anastasie id " 1 "
*née en cette colonie.
Pierre f îormiei fils de la \ < im e A i
seneau 1er lit 27
Mod< Bte Cyr sa femme 21 "
Marie Cormier fille de Pierre ... 1
Jean Cormier, fils de la dite veuve. 26 •-
Modeste Vigneau, femme de Jean
Coimier 21 m
*Jean Cormier fils de Jean 1 .•
Joseph Cormier (venu id 35 an-
Anne Vigneau dit Maurice sa
femme 29 ..
Rose Cormier leur fille 7 ■■
Louise id n 5 ..
Anne id .. 2 «
Jean Cormier (venu id) 30 ans
Rose Vigneau Maurice sa femme. .24 ..
*Anne Cormier leur fille 2 ..
*Jean Baptiste id leur fils 1 h
Joseph Cormier (venu id) 33 ans
Marie Vigneau Maurice sa femme. 25 ..
Marie Cormier, leur fille 5 m
*Louise n m 3 m
* Joseph n fils 1 ii
Jacques Vigneau (venu de Boston). 68 ans
Marguerite Bourg, sa femme. ... 78 ..
* née en cette colonie.
232
AR( Ill\ ES ' l SAD11 A
Jean li du de Boston) H ans
I i.t:i-' il» Ai-'H' - Hum- .... i'.H ,,
Jean Boudrol leur til- . . 1 ^
Angélique Boudrot leur tille . 17 »
l . ii ..... l.">
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inné .. .,
I *iei re Vigneau ( venu id) . . ,41
M.. ■!• I une l .... 41 »
Piei re \ igneau lenr fila 21
M.i--'. fille 19
• ■ 14
M;i ii .S ..
[ues ii fila .... •'• ■•
guérite Vigneau leui fille ...
I . 'lis „ fils ... 1
Jacques Vigneau (venu de Boston). 31 uns
Rose Cyr, sa femme M h
Basile Vigneau leur fils 13 ..
fille 8
iip . h 6 m
.. 1 ..
Biais- ., fils 3 .■
Joseph Vigmau ( venu id) 36 ans
Marie Bourge ris sa femme 33 n
Angéliqne vigneau leur fille 12 ..
Louise .. n fi ,,
* Joseph n fils 3 ..
'Antoine n ...... 1 ..
Abraham Vigneau (venu id) 33 ans
Marie Bourg, sa femme 25 ..
Rebecca Vigneau leur fille 10 ..
Henriette i> h
Isaac m fils 4 ..
*Modeste ., fille 3 „
Joseph Vigneau (venu de Chéda-
bouctou) GO ans
( atherine Arseneau, sa femme. ... 53 n
Nicolas Vigneau leur fils 27 «
Marguerite Sire sa femme 23 n
lean Vigneau, fils de Joseph 22 ..
Pierre n n 20 ..
Paul n .. m .... 18 m
Louis m n M 14 ii
Michel Bourg (venu de Pigiquit). . . 47 ans
Maguerite Bourgeois, sa femme. . . 45 n
Michel Bourg, leur fils 17 «
Madelaine u fille 15 m
Marie n n 11 ..
Melem n fils s
Jacques Bourgeois (venu de Boston) 57 ans
Marie Bourg, sa femme 50 m
Joseph Bourgeois, leur fils 20 ..
Anastasie Bourg, leur nièce 16 n
Jean Vigneau d1 L'écrivain (venu de
Boston) 33 ans
Marie Bourgeois, sa femme 31 ,
Etienne Vigneau leur fils 12 .■
Jeanne n • fille 9 ..
Marie n n 7 m
*Jean m fils 3 n
Jean Cyr (venu id) 57 ans
Anne Bourgeois, sa femme.. 54 ..
Armand Cyr, leur fils ... 23 m
Marie n fille 17 n
François M fils 14 ..
*né en cette colonie.
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Ji au < \ i | 1 enu de < ihédabouctou). . 27 ans
M irgui rite D » femme 24 ..
Jean < îyr leui nu 3 .-
lit n ( \ r leur fils 1 n
Paul Cyr (venu de Boston) 46 ans
• ; ichard, sa femme 44 ..
Marie Çyr h ui fille 18 ..
i .■ fils 16
L«»ui fille 13
Piei ' fils 9 .•
Paul ■■ ■• 6
Rosalie < !yr leur fill<- 4 ..
Joseph .- fils 1 .-
ph Richard (venu de Pigiquit) 36 ans
Annne Poirier, sa femme 32 ..
Melem Richard, lenr fils 15 ..
Marie .- fille lu ,,
Joseph •■ fil- fi u
• Lan .. " 4 ..
Anne ,. fille 1 ,,
< rermain .. frère 24 ..
M. gloire Hébert (venu de Boston). 52 ans
Anne Cyr, sa femme 42
Félix Hébert leur fils 22 .,
Charles .. ■• lfi •■
Anastasie Hébert leur fille lu ..
Madelaine .. •• 8 .-
Joseph -. fils 5 •■
Jacques Hébert (venu de Boston).. 59
Anne Arseneau sa femme 56 ..
Jacques Hébert leur fils 23 n
Charles >■ 19
Ambroi.se .. .. 17 •
Jean Hébert 1' «Jros Jean (venu de
Boston) 43 ans
Marie Hébert, sa femme 38 t,
Madelaine Hél>ert leur fille 13 ..
Charles Jean n fil- 8 ..
Jean Hébert (venu id) 31 ans
Josette Cyr, sa femme 23 m
Jacques leur fils 2 •■
Joseph Cyr (venu id) 20 aus
Josette Hébert, sa femme 25 ■<
Joseph leur fils 5 n
Charles n 2 .t
Marguerite Vigneau, fille de Joseph 12 ans
Gratien m fils i. t 9 h
La Ve Bourg (venue du fort Cumber-
land) 61 „
Michel son fils 32 n
Joseph .■ 22 .,
Anne sa fille 36 ..
Pierre son fils 20 -.
Madelaine sa fille femme de Jean
Hébert 22 „
Jean Hébert, son gendre 25 u
Jean Aiseneau orphelin de père et
de mère 17 "
Amand Bonnevie (venant d'Ha-
lifax) 31 ans
Catherine Gaudet, sa femme 24 ..
Pierre leur fils 3 ..
Marie m fille 1 <-
Charles Richard (venu d'Halifax). . 29 ans
Anne Bonnevie, sa femme 27 >■
Joseph leur fils. 8 u
Marie n fille 2 ..
* Anne Charlotte leur fille 1 >■
Marie Bonnevie, leur belle-sœur. . 29 ..
* né en cette colonie.
(Il M [LOU11 l'I \< 1/'// N II/' l>>» \ M'
DOC. DE LA SESSION No 1H
I' H i ,
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Paul I lii'i rt I tapradi (\ enu «!•
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M .m ii'in V ilalon, m femme,
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J< i eph Hébert i venu de Beauséjour)
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rite A raeneau |
I louise I '" uih.it. >.i Femme ....
Louise, leur fille
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id. ) ! veul iii- Aune I
I . \ m !■..!. ion fil
Marguei ite, - > fille
Anne •• ....
I tber
Jacques, son til-
Joseph Bourgeoia (venu de Chéda-
bouctou) . . .
Marguerite Hébert, sa femme
Marguerite, Leur fille
V iol h
Anne m
Paul Bourg i venu de Boston I
Madelaine < îyr, s,\ femme . .
Mi-an. leur fila
•Joseph ..
Pierre Sir.- (venu id)
Madelaine Poirier, -a femme
Charles,1 leur fils
Rosalie -■ fille
Laurent ■• fils
Victoire .. tille
Pierre •■ fils
Jacques h fils (venu de Chéda-
bouctou)
Angélique Dugas, sa femme
Adélaïde, fille de Jacques
Anastasie m m
Jean Terriau (venu de Boston).
Marie Sire, sa femme
Louis, leur fils
•Marie .. fille
Jean m fils
83 ans
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Ani m me. . .
Joseph, leur 61a .
Jean
Main- leur tille . . .
Jean venu d'Halifax -
Mai ie Ar» neau, sa femme
n, leur fils
Marie, leur hlle
Joseph Arseneau, leur cousin or-
phelin
François Arseneau (venu id.)
Anu- m me . ...
Pierre, leur fils. ...
Marguei ite, leur fille
1 lenriette ..
Fi'lele, leur hlle cousin orphelin.
A-tasie fiJle
Adélaide ,,
Appolonie ■■
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1
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39 ans
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3 ..
2 ,.
ph Guilbaud (venu id.). . .
Charlotte LaTour, bs femme
David, frère de Joseph. ...
Joseph, leur fils
*Donat m
Rose Arseneau, orpheline. . . .
Claude Poirier (venu de la pointe à
Beauséjour) 52 ans
Marguerite Sire, sa femme 48 n
Alain, leur fils 24 m
Jacques ■■ 18 m
Louis n J5 m
Jean .■ 9
Joseph Vigneau (venu de Chéda-
bouctou)
Magdeleine Sire, sa femme
Anastasie, leur fille
Magdeleine
Pierre Sire (venu du fort Pesuit). . .
Anne Poirier, sa femme
Anastasie, leur fille
Geneviève ..
* nés en cette Colonie.
Paul LeBlanc (venu d'Halifax). . .
Anne de la Tour, sa femme
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inné, leur Mlle 1 .>
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Marguerite Boudrot, -a femme.... 26 h
Polyoarpe, leur fila Ru
Simon •, 2 ii
Anselme, orphelin 20 <<
»h [sic pour ( îharles] < raut rot,
(venu id.) :>•_* ans
Marie Bourg, sa femme 24 ..
( lharles, leur fils 3 ..
Nicolas Gautier (venu d'Halifax). . 29 ans
\m:<' ï .. i >l:i ii t -, as femme 25 ..
Victoire, leur fille 4 ..
Chorlotte m 2 »
Jean Gautier, frère de N icolaa 21 • •
Anastasie Boudrot, orpheline lf> n
Pierre Boudrot (venu de 111e S'
Jean 46 ans
Magdeleine Bourg, sa femme ... 39
Marie Josette, leur fille 17
Félix ii fils 15
Louis n ii 8
Jean .. 8
Céleste m fille 7
Alexis Renaud dit Provençal (venu
ici. ) . 35 ans
Françoise Douce*", sa femme. 25 n
Pierre, leur fils 4 n
*François M .... 1 n
Jacques Renaud, neveu d'Alexis. . 15 m
La Ve Renaud, belle-mère 71 m
Joseph Comeau (venu id.) 41 ans
Anne Doucet, sa femme 33 -i
Anne, leur fille. 16 n
Germain, leur fils 9 n
Etienne h h 6 ..
Modeste ,, fille 4 .,
*Louise n m 1 n
Marin Doucet, beau-frère 18 n
Honoré Comeau (venu id.) 55 ans
Marguerite Poirier, sa femme 57 m
Anne, leur fille 26 m
Monique n 21 n
Marguerite n 16 <>
Joseph, leur fils 18 n
Louis Béliveau (venu id.) 56 ans
Louise Haché, sa femme 49 m
Athanase, leur fils 21 n
Marie, ., fille 17 m
Marie Magdeleine, leur fille 15 n
Rose, leur fille 10 ..
Pierre m fils 8 -i
J Michel Doucet (venu de l'île S1 Jean) 29 ans
Louise Béliveau, sa femme. ..... 27 n
Jeseph, leur fils 4 m
Charlotte, leur fille 1 m
Jean Doucet, frère de Michel 21 m
Joseph Gaudet (venu id.) 27 ans
Marie Bourg, sa femme 22 m
Marie, leur fille 3 n
Joseph Boudrot dit Castor (venu de
Chédabouctou) 46 ans
Marguerite Chiasson, sa femme. . . 40 ..
Marie, leur fille 16 m
Anne n 13 <<
5^6 EDOUARD VII, A. 1906
•••lie, leur fille 11 ami
Michel leur fils !* ,,
Louise m fille 6
R «alie 4
Marguerite, leur fille 15 n
( 'ha :•• l'Ile S'.f i an) M ani
Ma Mm- 47 h
Augustin, leur fila 24 n
• pfa 18 „
Félix 13 n
Miî leur fille 10 ..
h Landry, [veuf de Main
I '.!• au ] ( \ enu de ( ihédabouctou).. t9 ans
Aime Landry, sa fille 27 h
Alexandre, bod tils . . 13 .,
Baptiste, son père (veuf de Marie
Boudrot) :«'•
François Blanchard ( vearx de l'ili
Jean) 27 ans.
Marie Deveau. sa femme 27 >>
Marie, leur fille 1 .1
François Blanchard, père 93 .1
Catherine, sœur de François 27 ■<
Jean, frère rie François 23 -■
Agathe, sœur m 1!»
Jacques Chiasson (venu id.) 36 ans
Marie Boudrot, sa femme 35 .1
Jean, leur 61s 9 ■■
Marie ., fille 4 n
Magdeleine, leur fille 1 n
Pierre La Pierre (venu id.) 29 ans
Cécile Blanchard, sa femme 27 <<
Pierre, leur fils 3 .1
I Charles Boudrot (venu de Chéda-
bouctou) 31 ans
Magdeleine Chiasson, sa femme. . . 31 n
Louis, leur fils 11 n
Firmin m 6 n
Joseph m 2-i
Isabelle Chiasson, veuve de Pierre
Cormier, leur sœur 211 n
Xi colas Cormier, fils de Pierre. .. . 4 h
Paul Chiasson (venu de l'île S* Jean) 41 ans
Louise Boudrot, sa femme 31 n
Basile, leur 61s 11 n
Germain n ... 9 n
L' Amand n . 5 ■■
Rose, leur fille ..... 2 h
Michel Chiasson (venu id.) 35 ans
Marguerite Boudrot, sa femme. . . 27 n
Pierre, leur 61s 6 n
Marie m fille 4 «
La veuve Boudrot [Judith Belli-
veau] (venue de Beauséjour) .... 53 ans
Pierre, son fils 21 n
Marie Arseneau, orpheline 3 >i
La veuve Chiasson (venue id.) 27 h
Joseph son fils 13 n
Pierre n . . 4 ■■
Claude Boudrot (venu id.) 31 ans
Magdeleine Ausselet, sa femme. . . 30 m
Marie, leur fille 5 h
Anne m 3 ■■
Magdeleine 1 n
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. 01 I A SESSION No 18
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Mu Bourgeois, sa femme •'•', h
Mu ie leur fille 7 m
Pierre n fila 5 h
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lueH l.i 'Blanc i venu id.)
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M arie leur fils. . .
Simon m
I sabelle leur fille
Marguei ite n
Anne h
Charles LeBlanc (venu de Boston)
Marie Bariot, sa femme
Pierre leui fils
Joseph m
Marie, leur fille
[gabelle m
Anne «
Charles leur fils
.". I ans
9 ■■
s ..
Pierre Gautreau (venu de Chéda-
bouctou)
Elisabeth Terriau, sa femme
Honoré, leur fils
Benoit m
Marie leur tille
Rose n
Marguerite leur tille
Joseph Melançon (venu id.
Aune Hébert, sa femme
Anne Adélaïde, leur tille
Charles Gaudet (venu de Beausé-
jour)
Marguerite Bourg, sa femme. . . .
Pierre, leur fils
Félix leur fils
Rosalie m fille
Marie "
Joseph leur fils
Paul Hébert (venu id.)
Marguerite Arseneau, sa femme. .
Marie leur fille
• li an leur fils
Pierre Richard (venu de Chédabouc-
tou)
Marguerite LeBlanc, sa femme.. . .
Pépin, leur fils
Ursuline de Sc Castin Y' d'Amours
(venue d'Halifax)
Joseph D'Amous Déchauffour son
fils.
( ienevièt e Roy, sa femme
71 ans
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Jean, leur fils P»
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Louis Gaudet (venu de Beau»
Marie Hébert, sa femme : 7 n
Marie, leur fill<- U
Magdeleine leur fille I"
1 '.asile leur fils 5 »
Marguerite leur fille 2 •■
La Veuve Girouard (venue id. | .... 4:
Dominique Girouard, son fils... . 16 •■
Modeste, 3a fille 13 ..
Theotiste n
Michel son fils 5 »
Paul Gaudet veuf (venu id.) 34 ans
Pierre, son fils G
Jean Sire (venu de Fran
frais) 27 ans
Toussaint Blanchard (venu de Ché-
dabouctou) 65 ans
Angélique Bertrand, sa femme. . . 65 •
Ambroise, leur fils 33 »
Michel ., 26 .,
Joseph .ii 21 ii
Marie leur fille .... 25
Magdeleine n 23 <■
Jean Bertrand (venu id.) 36 ans
Marguerite Blanchard, sa femme.. 36
Nicolas, leur fils 3 m
Marie n fille 1 »
Anne Doucet, veuve Bertrand. ... 71 <•
Abraham Dugas (venu d'Halifax). . 40 ans
Marguerite LeBlanc, sa femme.. . . 38 h
Marguerite, leur fille 17 m
18-
47i
236 \i;< Hi\ i> < i \ m//. \ w>
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Anne, leur fille L5 ans Marie Landry leur fille 1 an
Françoise n 13 n
clique • !• m Olivier Pitre (Tenu de Louùbourg). 24 ans
Douise " 1 " Marie Moise, sa femnje 22 ..
Fabien I (aigle oi pbelin 12
Landry d' Labbë gendre >Y \
braham 28
Mari ■ I >ug i femm< 30
Joseph, leur fils 3
Mari.- ., fil).- 2
Louis Moyse frère de Marie 38
Total des Acadiens.
APPENDICE H
DE L'EXPULSION A LA PRISE DE QUÉBEC
Extrait du Journal que fay tenu sur les différents événement qui se sont passés
VAcadye depuis la prise du fort de Beauséjour ( 1 ).
20 juillet 1755
Les Anglois après la prise de Beauséjour et avoir désarmé tous les habitants qui en
dépendent vinrent dans six bâtiments tant senauts que goélettes au nombre de deux
mille.
Les Accadiens et les sauvages que j 'a vois mis pour s'opposer à leurs descentes tout
épouvanté de la prise de Beauséjour et de la perte de douze hommes qu'ils avoient fait
la veille, les Anglois les ayant surpris le long de la mer à la découverte ne firent point
grand résistance n'ayant que trente hommes de garnison les deux bastions du côté de
la mer écroulés au point que de l'entrée du havre l'on voyoit la place du fort, n'ayant
que quatre canons de huit très mal en batterye, l'artillerie et munition qui me venoit
de Louisbourg étant prise, ne pouvant avoir aucun secours de Canada, je prit le party
de faire sauter mon fort au plus tôt, les maisons et de me batre en retraite jusquesdans
les détroits de cette rivière qui en sont à un quart de lieue où l'ennemi croyant ne pou-
voir y trouver que du désavantage à vouloir m'y forcer se retira le vingt cinq.
Le vingt-six je rendit compte à Monsieur de Vaudreuil'e de ce qui se passoit et je
fut approuvé de luy pour la conduitte que j'avois tenue en cette occasion ayant empêché
les habillants de tomber sous la domination des Anglois et d'avoir touts les mauvais
traitements qu'ils font souffrir à ceux de Beauséjour.
Il me marqua par là même qu'il me laissoit 'ibre de me mètre en camp volant dans
l'endroit que je jugerais le plus convenable et même de m'en retourner cà Québec, ne
pouvant me donner pour le présent aucuns secours toutes les troupes et milices étant en
campagne je prit cependant le party de rester jusques à l'automne, espérant que nos
affaires pouvoient assés bien tourner pour avoir du seDours d'icy à ce temps.
Le dix huit aoust a}Tant apris que la plus grande partye des Accadiens de la prise
[sic pour pointe] de Beauséjour étoient faits prisonniers et prêts à être embarqués pour
être transférés dans des pays étrangers, et les autres retiré-* dans les bois exposés à
toutes sortes de misères, je formay le dessein de les aller secourir avec ma petite troupe
joint aux sauvages de cette rivière, formant en tout un détachement de cent vingt cinq
hommes.
Le vingt je party pour Petkekodiaque, j'arrivay le sixième de mon départ, je
parcourut tout les endroit où je crut pouvoir trouver les ennemis cherchant toujours
l'avantage mon détachement n'étant point considérable, ayant apris qu'd étoit party
trois bâtiments du fort Beauséjour avec an détachement de trois cent hommes pour
brûler les habitation de Chipoudy et ensuite celles de Petkekodiaque et autres, j'y
(1) Cette relation m'a esté envoyée le vingt septembre 1755 par Monsieur de Boishébert, lieutenant
d'Infanterie et Commandant a la Rivière Saint-Jean, il a esté fait Capitaine en 175G en considération des
services qu'il a rendus dans cette expédition.
(Cette note, non signée, est du marquis de Vaudreuil. — PL G.)
01 \r ILOQU Dï \< iDli \ 11/ 0 DOOl i// n / 237
DOC. DE LA SESSION No 1H
traversay la nuit en canot, je ne put len emncHchei de brûlei tout<
oel be pi < * 1 1 1 1 < i e ri vii transportant nvc< leui i halou|>e plu
|i.)ii\ ois le Paire dan lei diféren vila ;es.
w pouvanl i eu ir je rei inl à I '< il kekodiac, I- \
montèrent le plue haut qu'ils purtnt le flof el invoyèreri
brasier en descendant, ce qui fit que je le joignit à un d< vi ■ •
je donnai sur eu* ven quatre neun apr< midy, l'action Put • i d<
d'autre pendant une d< mie heure et dura troi \n ur< enviroi
voyant que j'en vouloit venir aux mains, je les poursuivit jusqu< I m<
e jetant à la mer pour pouvoir y gagner l< i :<u\\r ton
dans la vase, ils firent voile à mer liant» pour Beauséjour, apn i
coups de canon qui n'eurent aucun effet, ils ortirent de la rivièi nt put njA(
Peu qu'à six maisons avant que je put le rejoindre je couchay ls nu bioi
tee.
Les Anglois ont perdu sur le champ cinquante homm( s Col
légers el un officier, soixante blessés qu'ils avoient après avoir gagni i • bâtiment
trois cent qu'il étoient, j'ay perdu un homme, trois bl(
plusieurs autres qui ont reçu des coups Port légi
Les AccadienR sortirent pour lors des bois et recueillirent i- avoir
subsister j'encourageay les uns à prendre patience en attendant ■•
venir tirer de leur captivité sous laquelle ils gémissent, j'engageaj Pamill<
plus embarrassées a venir à la Rivière Saint Jean où je me Bui ren<
bre le vingt deuxième que j'en étoit party.
Le vingt trois Septembre j'écrivit à Monsieur de Vaudreuil et luy rendit c< mpte de
ce « [U i venoit de se pa'sser, de la Bit nation de mon poste, de la né< i envoyer des
vivres, que j'étoit réduit depuis trois m< ie à mander du bled d'Inde et de la graie
Le vingt quatre je lit repartir le Sieur de Nrverville pour Petkekodia ec un
petit détachement pour m'assurer de la nouvelle qu'un Accadien venu
m'avoit rapporté que les milices angloisea a'estoient révoltées sur ce que le Commandant
les avoit voulu anvoyer avec lents troupe a légers brusler les habitats
J'ordonnay à cet officier d'interrompre autant qu'il seroit en son pouvoir, les trans-
ports de Beauséjour à la Baye Verte, d'aller au dernier poste y brûler un in ou
je sçavois que les Anglois avoient mis tout nouvellement des vivres, ce que j'en avois
put faire exortant les trente familles à [sic].
Le vingt-cinq de Septembre je party pour Memeramcouq havre qui est au bas de
la rivière Saint-Jean, pensant bien qu'après ce que je venoit de faire les Ângloi
manqueroient pas d'y venir voir s'ils nous surprendraient de nouvelles troupes et tf
peut-être d'y faire un débarquement.
Duplicata de la lettre de M. de Vaudreuil au ministre.
Montréal, 18 octobre 1755.
Monseigneur, — Par mes lettres du 20 et 21 Juillet, j'ay eu l'honneur de vous
informer que les Anglois s'étoient rendus maîtres du fort de Beauséjour, et que Mon-
sieur de Boishébert, commandant à la rivière St-Jean avoit bruslé son fort ne pouvant
s'opposer à la descente de l'ennenry ; et que je lui avois donné l'ordre, de se concerter
avec le R. P. Germain missionnaire pour hiverner à la rivière St-Jean, ou revenir à
Québec, suivant les bonnes ou mauvaises dispositions des Accadiens et des sauvages.
Monsieur de Boishébert et le Révérend Père Germain m'ont rendu des bons témoi-
gnages de la conduitte et du zèle des Accadiens et sauvages Monsieur de Boishébert
m'a aussy rendu compte de ses mouvemens pour s'opposer aux vues des Anglois.
Les Anglois ne se sont point bornés à la prise de Beauséjour, ils ont voulu assu-
jettir tous les Accadiens à prêter serment de fidélité au Roy de la Grande Bretagne et
à prendre les armes contre nous : mais ne pouvant réussir ils les obligèrent à remettre
leurs armes à feu après quoy ils les rassemblèrent au fort de Beauséjour (qu'ils ont
238 M;< il! | YNADI1 NNEB
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
nommé le forl Gumberland) - de leur faire part de L'arrangement du gouver
neur d'Halifax pour la conservation de leurs U rrea et ils les retiennent prisonniers au
nombre de l()(> : chef* de famille. Ils envoyèrent deux de ces Accadiens de ! i part du
commandant pour dire à leurs femmes d< nir prêt embarquer, e1 que sur leur
refus, ils feroient brûler Leurs habitations.
Bien Loin par Les familles accadiennes d'obéir à cet ordre, elles fuyreni dans les bois,
leur refus porta les An-lois ,( brûler entièrement le village de ta rivière Chipoudy,
en excepter L'église.
Monsieur de Boishébert à la tête de 125 Accadiens ou sa jnit à la
rivière Petkoudias ; il Les attaqua et lea combattit pendant trois heures il les i
vivement ju«ques à leurs batimens. Les Angloia eurent 12 hommes tués ei L5 ble
Monsieur Go rhant, officier angloia très zélé fut du nombre des blessés, nous perdîmes
un sauvage et eûmes trois de blessés, 8Î Les sauvages eussent été moins vifs il n'auroit pas
échippé un seul Angloia. .Monsieur de Boishébert, passa la nuit .sur le champ de bataille,
il facilita le liens à recueillir une partie de leu»s grains retirer dans les
ivec leurs i< mmes et enfans il leur a envoyé une grande gabarre pour accélérer
leur retour a la rivière S' Jean.
Bauvages ne peuvent qu'être annimés contre les Anglois; ils ont coupé par mor-
x. ! 1 sauvages de la mission de la rivière S'-Jean qu'ils surprirent le long des habi-
tations anglois
Les Anglois ont pris contre le droit des gens, le nommé Grandcour, sergent du
détachement de Monsieur Boishébert, bien avant qu'ils ûssent pris Beauséjour. Ce
sergent avoit été par ordre de Monsieur de Boishébert, dans une chaloupe à la recherche
de neuf soldats qui s'étoient écartés de Plsle de la Perdrix ; il avoit un ordre de son
commandant par lequel il réclamoit même l'assistance des Anglois si le cas i'exigeoit.
Je n'ay rien négligé pour sçavoir la situation des Anglois à Beauséjour ils sont au
nombre d'environ 900 hommes, ils avoient commencé à rétablir l'intérieur du fort, niais
depuis qu'ils détiennent les habitans ils ont cessé.
J'ay donné ordre à Monsieur de Boishébert de se maintenir à la rivière S'-Jean
Monsieur l'Intendant lui a fait passer les secours nécessaires pour y hiverner. Le Révé-
rend, Père Germain est à Québec, et j'espère qu'il ne tardera pas à aller joindre ses
sauvages. •
Plusieurs raisons, Monseigneur, m'obligent à faire rester Monsieur de Boishébert à
la Rivière Sl-Jean.
1. Tant que j'occuperay cette rivière et y auray un détachement, je conserveray au
Roy la possession de l'Accadie, et les Anglois ne pouront pas dire qu'ils ont forcé les
François de l'abandonner.
2. Je m'assureray de la fidélité des Accadiens et des sauvages, qui sans cela se croi-
roient abandonnés et se livreroient peut-être d'eux-mêmes aux Anglois.
3. Monsieur de Boishébert attirera à luy tous les Accadiens ceux qui sont à sa
portée comme ceux qui en sont éloignés ; s'attachera à les réunir avec leurs familles et à en
former un orps. Les Accadiens ainsy réunis seront obligés pour leur propre sûreté à
repousser vivement l'ennemy s'il se présente.
4. Il s'occupera également de la réunion des sauvages et en formera un corps égale-
ment considérable, il correspondra avec Monsieur Manach, missionnaire à Miramichy, et
suivant que le cas l'exigera il joindra les sauvages de cette mission aux siens, pour s'op-
poser aux progrès de l'ennemy.
5. Il sera en état d'avoir constament des découvreurs à Beauséjour, et à Halifax,
et de faire quelques prisonniers qui l'instruiront de la situation et des forces des Anglois.
6. 11 poura former des partis d' Accadiens et de sauvages pour harceler continuelle-
ment l'ennemy à Beauséjour et l'empêcher de faire son bois de chauffage.
7. En conservant la rivière St-Jean je pourray avoir en tout temps des nou\ elles
de Louisbourg, il ne s'agira que de traverser de l'Isle St-Jean à Chédaik ou en suivant
les terres après avoir passé le passage de Fronsac aller à ChéJaic ou à Cocagne.
J'ay donné mes ordres en conséquence à Mr de Boishébert et je lui ai essentielle-
ment recommandé d'agir dans toutes les occasions avec beaucoup de prudence et de se
concerter avec le Révérend Père Germain.
i,i \ i \ 1 1,1,1 1 in \< i m i . M/* i">i i i// . / 289
DOC. DE LA i
.1 e | i i e \I"M eigneui
l année prochaine, el upposo qun ou décidiez qu'il n'ont pu
A ngloia de l'Aceadie nj 1 tenir de tu »l
Je pourra^ Paire venir dam le cœur de là Colonie le v
Acoadien «-n •>> al peu* enl oonui n\ iron hommi
, 1 , 1 1 p u x < j u ' i Ih 1 c A ngl oi
Je iu 1 profond re pect, Mon <
\ otre très humble el ob< 1 fini
V \i DREUIL
A-///. 'A' .1/. </< Vandteuil an m
MON I
MEoNSBKiNi 1 r, Depuis l< s lettres que j'ay eu l'honneur «I rii oncern ■
l'Aceadie, Monsieur de Boishébert m'a rendu compte de ce qui
Les Anglois ont enlevé de force tous les Accadiei
habitations de Tintamare^ «lu Lac, du Ponl à Buot. Monsieur de Boishébert ne p
arriver aasé tost pour les en empocher.
Il ne restoil que ceux de Petkekoudiak, Memeramooucke, el Chiboudy qu'il a
Les Anglois ont cependant enlevé plusieurs habitans «le ces contrées qui
intimidés à la publication qui fut faite le 15 aoust de l'ordre du commandant de B
séjour.
Ils ont fait fustiger deux femmes et les ont fait mou ri 1 sous leurs coups, ils en ont
aussy fait fustiger plusieurs autres et usent de toutes sortes de violences à leur égard.
Ausvsy Monsieur de Boishébert, pour se venger de ces cruautés se propose de ne point
racheter les prisonniers que les sauvages feront à Beauséjour.
Monsieur de Boishébert suivant nies ordres fera passer à Chedaik toutes les femmes
et enfans à l'arrivée des petits batimens que je lui ai fait expédier à Cocagne, et d'abord
après qu'il les aura mis à couvert de l'insulte de l'anglois, il mettra tout en usage pour
interrompre le transport des anglois à la Baye verte; il ne négligera même rien pour
leur faire abandonner le fort de Gaspereaux. *
VAUDREUIL.
Lettre de M. de Vaudreuil au ministre.
A Montréal, le 1" juin 1756.
Monseigneur, — J'ay l'honneur de vous rendre compte de ce qui s'est passé k
L'accadie depuis la lettre que j'ay eu celuy de vous écrire le 6 febvrier.
Le 15 janvier les sauvages ont surpris et pris à l'abordage, au havre à L'Etang, une
Goélette angloise armée de 6 canons et de 10 hommes d'Equipage chargée de l'approvi-
sionnement de la garnison de Port Royal, il y avoit dans cette Goélette un officier d'ar-
tillerie destiné à commander celle du fort de Beauséjour, ces sauvages ont amené cette
Goélette à Menacoèche {a). M. de Boishébert l'a fait entrer dans la rivière de Belle Isle
où elle est en sûreté. Les sauvages en ont fait présent au Roy mais ils se sont appro-
priés la plus grande partie de sa cargaison.
Le 20 janvier M. de Boishébert partit de Cocagne à la tête de 120 hommes de
troupes, accadiens ou sauvages pour aller à la rencontre de l'ennemy. Le 24 les sauva-
ges n'ayant pas de quoy subsister dans son camp, se hazarderent à aller tuer des bœufs,
au Lac Jolicœur ; où ils furent apperçus de quelque anglois, M. de Boishébert fut infor
mé par ses découvreurs que l'ennemy n'étoit qu'à un quart de lieue de son camp, il mar-
cha aussitôt pour l'attaquer, mais il (l'ennemi) feignit de dénier pour s'en retourner et ne
fit paraitre dans la pleine, qu'environ 50 hommes Le reste consistant en 450 soldats de
troupes réglées et milices, êtoit caché M. de Boishébert qui ne se méfioit pas donna sur
(a) Menagouech.
240 AROHn /> OANADIE2TNE&
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
eux, La troupe qui êtoil embusquée l«' laissa engager et le chargea d'assés prés. La
plus grande partie des sauvages reculeront, M. de Boishebert soutint cependant le choc
avec ses troupes et (les) accadiens il ôtoit heureusement au vent et à la faveur d'un
brouillard il lit sa retraite, sans quoy il au mit été enveloppé, nous ne perdimes pas un
hominp ny n'en eûmes pas de blessé. Il n'en fut pas de même de l'ennemy à en juger
par les traces de sang qu'on s vu. M. Scot commendant a Beausejour avoit envoya
détachement au devant de M. de Boishebert sur la reconnoissance qu'il avoit eu de sa
marche, par trois accadiens enlevés au moulin de Memeramcoucke, et un suisse déserteur
de chés Les anglois étably depuis trois ans à l'accadie.
Suivant mes ordres M. de B rishebert détacha 20 hommes pour aller brûler à la
Baye Verte un bâtiment de 100 tonneaux que les anglois y construisoient et une goélette
qu'ils nous avoient cy devant pris, laquelle ôtoit assés prés du fort, ce détachement brûla
ces bâtimens, tua 7 anglois et mena un prisonnier.
Le 8 febvrier (a) un bâtiment anglois vint dans le bas de la rivière St-Jean, il fit
des signaux françois et envoya sa chalouppe à terre pour demander un pilote, disant qu'il
venoit de Louisbourg chargé de vivres, un accadien eut la légèreté d'aller à son bord
mais il n'y fut pas plus plutôt que le capitaine fit hisser son pavillon et fit une décharge
de son artillerie sur les accadiens qui étoient à terre, après quoy il se rendit dans le
havre, mais les accadiens s'embusquèrent et firent un feu si vif de leur mousqueterie
qu'ils l'obligèrent à s'en retourner à port-Royal.
Les anglois ayant pris et fait embarquer de force à port-Royal 36 familles acca-
diennes faisant nombre de 226 personnes dans un bâtiment portugais, pour aller à la
Caroline, ces accadiens se révoltèrent, et s'étant rendus maitres du bâtiment le menè-
rent à la rivière St-Jean le 12 febvrier (b). M. de Boishebert n'a pu éviter de le faire
brûler parce que le vaisseau anglois qui l'excortoit n'étoit pas éloigné et qu'on craignoit
qu'il le reprit.
200 habitans de port Royal demandent à venir à la rivière St-Jean et plusieurs de
Memeramcoucke sont arrivés à Jedaïque. J'espère que ceux de Pékoudiac qui sont
obstinés à rester sur leurs terres, les imiteront. M. de Boishebert prend toujours des
justes mesures pour retirer à la rivière St-Jean tous les accadiens et les disposer ainsy
que les sauvages à faire tous leurs efforts pour rendre inutiles les mouvemens des
anglois.
M. de Boishebert a envoyé à Québec la plus grande partie des prisonniers qui sont
à la rivière St-Jean. Comme j'espère que le nombre de ces prisonniers grossira et qu'il
seroit dangereux de les laisser à la rivière St-Jean j'ay donné ordre à M. de Boishebert
de les faire conduire à Caraquet qui est à 20 lieues de miramichis, où ils trouveront une
chalouppe pour les recevoir et les mener àGaspé, d'où ils seront envoyés à Québec par les
premières occasions.
Suivant le raport de ces prisonniers et les connoissances que j'ay par les papiers pris
aux anglois, il y a 1,000 hommes de garnison à le Pointe à Beauséjour, 150 hommes à la
Baye Verte, et 150 hommes au fort Lawrence. Les anglois ont reçu l'habillement pour
trois régimens, qu'ils attendent de la vieille angleterre, ils doivent venir le printems à
la rivière St-Jean ; ils sont prêts à placer une batterie à Oueskaks ; s'ils y parviennent
ils repareront à leur avantage, la faute que nous avons faite en négligeant cette pointe,
cette batterie est capable d empêcher tous les débarquemens que l'on pourroit tanter de
faire dans la rivière de Beauba^sin. Leur projet est de ravager tout le bas de la rivière
de Canada et de prendre possession de gaspé, il y avoit à Alifax deux vaisseaux de
ligne et 17 navires françois, pris l'été dernier, lesquels doivent server à l'expédition de
la rivière St-Jean pour laquelle ils doivent mettre 2,000 hommes sur pied.
J'aurois bien souhaitté, Monseigneur, recevoir vos ordres au sujet de la rivière St-
Jean, et des accadiens. Je mettray autant que la situation de la Colonie me le per-
mettra, M. de Boishebert en état de s'y maintenir, en luy faisant passer des vivres pour
secourir les accadiens et les sauvages. Je n'oublie pas les munitions de guerre, et vous
pouvés juger, Monseigneur des comptes que j'ay l'honneur de vous rendre, que les
(a) L'abbé LeGuerne dit le 9 février.
(b) C'est le 8 février qu'il faut lire.
<,i \ I i / in.ii m [CADUCS il/' /"" t MKN1
DOC. DE LA SESSION No 18
Ordres que | .i\ iloiiiii's pour l<- un h 1 it-n et li
vain, m oui point èU infructueux Je d( ire qui i inj le
oourabb de oe n ienl tu y bonne que celles qu< Je ne
rappelleray M de Boi beburt nv le mu ionn.iins < i y w m -m. r.r i>
le oœur de la Colonie qu'à la dorniei i bremib [u'il nu- ■ i i n. niip'i»
Me ili Lui .• inirii \
Je mu pi • »fon< I n | >oct , Mon cigneur,
Votre i y bumble et ' i •
\ ai fDREl il
trait <hili< hlfr- <l> Vtmirrutl il" ni'
\ Mus i rJ m.. l«- l"< juin 1 7"
MoNSEIQN] i i;.
******* »»»***
J'attens, incessamment des nouvelles de i'accadie, }<• ne puis que les
anglois n'y feront pas de nouveaui progrés, je u'ay pa manqué de < l« »i i m- j nu ordrec
à tous égards a M. de Boishebert, mais je dois tout, craindi ne l'eni
en état démettre Bur pied des l'ouverture de la navigation cet officier suivant mes
intentions doit avoir formé une ambuscad< p< >vi r enlever les cou iera d'Alifai a i
Bejour et s'il v a réussi je recevrai dans ce mois les dépêches dont ils êtoient charg
Duplicata de la Jet! ri de Vaudreuil au minisi
A Moin i:i';ai, le fi aoust 1 7
MONSEIGNEUR, — Il me tardoit de recevoir des nouvelles de la rivie an n'en
avant pas eu depuis cet hyver je craignois que les secours que j'avoia envoyé aux
accadiens, et les ordres que j'avoia donné à M. de Boishebert, ne pussent !<■ m<
état de résister aux forces que j'étois prévenu que l'ennemy devoit mettre Bur pied.
Les lettres que j'ay reçu par trois différens courriers m'ont bien rassuré, je
pas été peu satisfait d'apprendre que mes soins à animer les accadiens et les sau\
a voient rompu les projets de l'ennemy.
J'avois donné ordre à M. de Boishebert de s'attacher à prévenir l'effet des mesures
que l'anglois pourroit prendre pour interrompre la transmisgration des accadiens sur nos
terres, je me doutois bien qu'il y auroit des croiseurs entre le cap tourmantin et l'isle
St-Jean, et à l'entrée de la Baye Verte, l'un de ces croiseurs armé de 6 canons vint se
remettre en carène à l'entrée de la rivière de Gasparos, un party de sauvages qui If
guétoit saisit l'instant que l'équipage de ce batteau fut au fort de Beauséjour, il y mit
le feu et en vain les anglois voulurent-ils essayer de l'éteindre.
Il reste encore un autre croiseur, M. de Boishebert surveillera k le faire égale-
ment brûler ou a le prendre.
Un détachement de sauvage que cet officier envoya a merligueche tua sur l'isle 20
habitans, brûla deux grands magazins, prit une femme et trois de ses enfans, cette
femme a dit être native de Caën en normandie, qu'elle avoit été transportée depuis
deux ans sur cette isle et qu'il y avoit beaucoup de françois qui y habitoient, malgré
eux, il est fâcheux que les coups de nos sauvages ayent directement porté sur des
françois surtout s'ils ne sont point de leur bon gré à Merligueche, j'écris à M. de
Boishebert de sçavoir de cette femme s'il ne seroit pas possible d'induire ces françois à
une révolte, je luy observe que cette tentative exige beaucoup de circonspection, il
seroit heureux qu<* ces françois pussent exécuter un coup d'éclat, comme de brûler
Merligueches et de décamper ensuitte sur nos terres.
15 sauvages envoyés au port-Royal ont tué 5 anglois à l'habitation du cap.
242 ARCHH E8 < t \ \l>ll \ \EH
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
21 Bau> ittaquen I anglois qui bis 'lu fort d • ta Baye verte;
pour faire du b le canon rt, uoi sauvages oe 1 il que cinq coups de
fusils ils firent leur cri, foncèrent sur ces anglois dont la plus grande partie n'étoienl pus
armés, ils les mirent eu fuite et en tuèrent ou bl \i plus des trois quarts à coup do
beils les poursuivirent jusqu'au désert qui entourre le fort, ils ne purent lever que
1 1 chevelure artillerie de l'ennemy les ayant oblig tirer, il n'y eut
qu'un abenakia de L ibenakis ont frappé plusieurs fois aux enviions du fort
de Beausëjour.
le pictou ont fait plusieui elures cet hyver, Lis on 1 été les porter
à louisbourg.
Environ 50 anglois débarquèrent nuitament à chipoudi ils surprirent dans une
-on qu'iN n'avoient point encore brûlé 2 accadiens et deux ei ls les interrogè-
rent après quoy ils tuèrent les deux hommes, l'ennemy n'a point fait d'autres prog
J'aurois bien soubaitté, Monseigneur, que les coups de nos Sauvagi - eussent été plus
considérables, je m'en plains à M. de Boishebert et à Mr~ les Missionn irtoutparra-
port à l'inaction des accadiens j'espère qu'ils feront mieux a l'avenir cependant ils ont
en partie rempli mes vues puisque les anglois n'osent pas sortir de leurs forts et que lors-
qu'ils y sont absolument obligés ils n'y laissent que très peu de monde.
M. de Boishebert m'écrit qu'il ne craint plus pour son poste il a fait placer néan-
moins en batterie dans un détroit de la Rivière deux canons de calibre de 8, deux du
calibre de 2, et 12 pierriers il y a fait un retranchement. Sa position est des plus favo-
rables, et il espère que si l'anglois s'engage dans la rivière nous aurons l'avantage sur luy
je luy recoramende expressément d'avoir attention à ne pas faire des ouvrages qui puis-
sent en cas d'événement fâcheux luy être nuisibles et de se conserver toujours la liberté
de se retirer et se mettre à portée dinquietter vivement l'ennemy la nuit comme le jour
jusqu'à ce qu'il l'aye réduit à la dure nécessité de rembarquer.
La disette de vivres a obligé M. de Boishebert de faire passer sur l'isle S'-jean 49
familles il en a aussy envoyé quelques unes à quebec il a eu 600 personnes outre les sau-
vages à nourir pendant l'hyver il a prés de luy 30 familles de port royal il y a encore
1,000 personnes dans les rivières, qui pour la pluspart sont dans l'extrême besoin, il me
prévient que je seray obligé de lui envoyer des vivres pour la subsistance de 250 person-
nes qui vont venir à luy.
Les habitans des Rivières luy ont envoyé des députés, il leur a dit de se retirer le
plus avant qu'ils pourroient dans les bois en attendant qu'il put les secourir.
Il a reçu aussy des lettres des habitans des mines retirés dans les bois et de ceux de
port Royal qui sont au cap de Sable depuis l'automne les uns et les autres le prient de
vouloir bien les recevoir, ceux de Gibouctou (a) après avoir commercé avec les anglois
ont été surpris et enlevés par un détachement, je pense que cette avanture ne contribué
pas peu au désir des habitans des mines et de port-Royal pour venir sur nos terres.
il est arrivé à la rivière S1 -Jean 5 familles d'accadiens faisant nombre de 50 person-
nes revenant de la Caroline, ces accadiens ont dit à M. de Boishebert qu'il venoit encore
environ 80 personnes.
Ils ont raporté que le gouverneur de la Caroline leur a donné leur passeport jusqu'à
la Virginie où le Gouverneur les retiendroit ou les renverroit, que celuy cy leur ayant
dit qu'ils pouvoient s'en retourner d'où ils etoient venus, ils acceptèrent une chalouppe
furent à newyork où le Gouverneur leur donna un pilote pour les conduire ils n'ont pas
voulu entrer dans Baston ils ont continué leur route et sont arrivés le 16 juin à la
Rivière S'-Jean.
ils ont ajouté que 15 accadiens avoient été envoyés à Londres où ils avoient été
mandés.
Que 300 habitans des mines étoient prêts à s'embarquer que les uns leur disoient
que c'étoit pour aller en angleterre d'autres pour Louisbourg ou quelqu'autre endrois où
ils verroient des francois.
Les 9 accadiens qui étoient revenus du fort duquêne sont arrivés en même tems à
la Rivière S'-Jean le récit qu'ils feront des cruautés de l'anglois ne pourra qu'animer les
accadiens et les sauvages, je renouvelle mes ordres à ce sujet à M. de Boishebert, et je
prie Mrs les missionnaires d'y concourir en tout ce qui dépendra d'eux, il ne seroit pas
(a) Chibouctou aujourd'hui Halifax.
i.l \ I M Ullll 1)1 H \l>'l \ II/' 1HH I
D0< IH
n.ii urel que le i ui
oe ' de leui • l- pour l« Il
Tou ii -.ni • i M ii
a moi iu< M >i amie h i i ni nndi uîm où il <
prochain, que la lai
quebeo ils eapei ent de i
si Jean lirfioulté du transport par th<
leur demande, i a ) donné ordre à M. de 6
bdiena qui lont ue de môme que boufc I n
i.i i; i v [ei i 3 1 -Jean et a en
ivoir el met t re a M. l'intend
pluaieur i la ci i lé| >ut m'ont ollicil <• 1 1
qui m "ut été i «-iin oyés de la 1 î i v i femm<
autres parens qui ni detunus au forl de Beausejour je le leu
itour de ces prisonniers pourrait noua et ranimer la
fiance* de ces accadiens aux frai I le engagei à frapper, je leui >rdé le <
mandant du batteau anglois que nous :i\»>ns pi Ontario n'ayant j
liberté ny le berna de rien voir nj icavoir de m tation.
Les Sau de pentagoèt ayant occa ionm une grandi
à la rivière St .Iran je me Buis décidée lesrappellei ire au R
de les mener à la Bausse < > î i nous pourrons aisément el à peu de î\ turir, ils
it d'ailleurs à portée de me dédommager des d
allant en party Bur l'anglois avec nos domiciliei
Comme je n'ay pas reçu vos ordres, Monseigneur, concernant les arrangement que
j'ay pris je ne puis me dispenser de les continuer il est indispensable de mettre les
• liens en Bureté pour pouvoir les envoyer en guerre de là dépend la conservation de la
Rivière St Jean, le peu de bestiaux qui reste s .r les terres seroit détruit les reçoit
mAme les semences consommées et enfin nous serions obligés d'abandonner l'accadie.
Je suis avec un ti«;< profond respect, Monseigneur,
Votre tivs humble et très obéissant Berviteur,
VAUDREUIL.
Dupl\ la lettre de M. de Vaudrenil au minisfo
A Montréal, le 7 aoust 17"
MONSEIGNEUR, — Quoique je sois persuadé que M. le chev" de Drujourt vous rend
le compte le plus exact de tout ce qui concerne la partie de l'isle St-jean, néanmoins
comme je m'en occupe sérieusement, je dois avoir l'honneur de vous informer de ce que
M. de Villejoin m'écrit sur les ordres que je luv ay donnés.
Je luy avois recommandé de porter les accadiens et sauvages à rechercher l'occasion
de frapper l'anglois je sçavois qu'elles étoient rares de ce côté là, mais ma prévoyance
n'a pas été absolument infructueuse. 11 envoya 7 sauvages aux environs de péjeguit qui
levèrent deux chevelures et luy menèrent un prisonnier.
Il fit aussy frapper les accadiens qui ont hyverné à cobéguit ils luy ont envoyé •">
déserteurs, ils étoient 7 lorsqu'ils les appercurent ; ils en tuèrent un, les 3 autres furent
repris par les anglois.
La misère est grande dans l'isle St Jean, la pluspart des habitans sont sans pain
M. de Villejoin ayant nourri depuis l'automne 1257 personnes réfugiées il en a reçu ce
printems 230 de cocagne mais ils a été obligé de faire passer quelques familles à quebec
par ordre de M. de Drucourt et suivant mes intentions il s'est débarassé des habitans
les moins laborieux.
Il a envoyé à tatamigouche quatre batteaux ou Goélettes pour chercher des habitans
et des bestiaux, il a du monde en campagne sur les terres de l'accadie qui travaillent
aussy à en ramasser il espère tirer encore des bons habitans du côté de cobéguit, mines
ou péjeguit qui sont aisés en bestiaux et en argent lesquels joints à ceux qu'il a seront
surhsans pour former des bons établissemens sur l'isle St-Jean.
244 ARCHIVES CA NADIENN 1 S
5-6 EDOUARD VII. A. 1906
Un bâtiment que M. de Villejoin avoil eagne a mené à l'isle St-Jean
87 accadiena dont 16 sont du nombre <l 'a 50 qui sont revenu» de la Caroline.
Les accadiena ont fait les mêmes raports à M '1" Villejoin qu'à .M. d<- Boiahebert,
ils ont ajout»' :
qu'ils n'avoient été nourris qu'un mois el deray en arrivanl <ju<- les anglois leur
avoient dit qu'il n'avoient qu à travailler pour gagner leur ue.
qu'ils leur ont proposé à tous de prendre des habitations et de signer pour eux.
qu'il y avoit 1,100 accadiens à la Caroline el 600 à 1 1 Virginie que 1ijs anglois ont
fait embarquer qu'ils ont fait courir le bruit qu'ils les menoient à. la \ieille angleterre
pour les ('changer avec la franco.
Que les habitans de la Virginie ont été bien inquiétés et ont perdu beaucoup
de monde par les sauvages même leurs ancien? ail
Qu'ils ont oui dire aux anglois qu'ii leur étoit arrivé 22 vaisseaux de guerre pour
toute la nouvelle angleterre.
Il paroit, Monseigneur, que les anglois congédient 1ns accadiens qui leur sont à
charge, je ne négligeray rien pour acquérir bous ceux qu'ils renverront.
Deux goélettes qui avoient été envoyées de Louis bourg à l'isle St-Jean chargées de
vivres, ayant été obligées de relâcher aux 3 Rivières pendant qu'une frégate et un
senault anglois croisoient dans la Baye M. de Villejoin ordonna aux capitaine1- de
mettre en dépôt, la moitié de leur cargaison et de profiter du premier vent favorable
pour se rendre au port de l'isle Sl-Jean en prenant leurs précautions peut éviter les
bâtimens anglois.
L'une de ces Goélettes se rendit heureusement mais l'autre fut apperciie des anglois
qui la poursuivirent avec des berges elle ne put gagner la Rivière du ouest où M. de
Villejoin avoit placé un détachement elle fut s'echoiier dans ceîle du nord-est L'équipage
n'eut que le moment de se sauver.
Les anglois n'ont pas reparu depuis dans la Baye M. de Villejoin a profité de ce
tems pour tirer des bestiaux des terres de l'accadie, il a eu jusqu'à présent de tatami-
gouche et de ses environs autour de 400 bêtes à corne il en a envoyé 178 à Louisbourg.
Si nous avions des forces dans la Baye ou que nous pussions y agir s^ns opposition
de la part de l'anglois, M. Villejoin se flatteroit de bien munir l'isle St-Jean et de pou-
voir par la suite subvenir aux besoins de Louisbourg, il pourroit aussy bien inquiéter
l'ennemy.
conformément à mes ordres M. de Villejoin a disposé les habitans à agir suivant
les circonstances, il leur a fait distribuer de la poudre et des balles il n'a pu envoyer
des fusils à ceux qui n'en ont pas il n'en, avoit que 200, sur qu->y il a armé la jeunesse
qu'il a cantonné sur la côte.
Il a transporté ses magazins dans la Rivière du nord-est qui est bien peuplée, il a
envoyé dans le haut de cette Rivière les femmes qui étoient prés de luy, il a conseillé
aux habitans de mettre leur famille et leurs bestiaux dans le bois afin qu'ils n'ayent à
penser qu'à se défiendre.
En cas d'attaque il peut descendre cette Rivière et si louisbourg ne pouvoit luy
procurer des secours en troupes ou autrement il prendroit le party de faire poster à l'em-
bouchure de cette Rivière trois canons qu'il a qui ne peuvent luy servir que pour signal,
n'étant pas même en batterie et ne sçachant où les placer sur la pointe qu'il habite.
M. de Villejoin ne sçauroit dans les circonstances présentes être trop muni en co-
mestib'.e, munitions, armes et vètemens pour faire face à tout soit pour les réfugiés soit
pour les Sauvages.
Les bleds et les autres semences annoncent une assés bone récolte a l'isle St Jean.
Je suis avec un très profond respect, Monseigneur,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
VAUDREUIL.
<i \ I VL0Q1Ë DES LO Wll \ W'FA '">< ! Mi i
DOC. DE LA SESSION No 18
/', / ni ,, 1,1 ,i ,, ' ii , ,1, 1/ ,/, Vaudretiil au mini*h
\ M'.N I Kl VI . le "- h- -Ii.l.i |
M . >\ i n. \ i i i., Comme il n'y à pt i douter d'apn le raport do tou pi
oiera Anglois que l'ennemy n tii • ur Loui Ixj qu'il pourroit bien entre
prendra de ' utei th le petil printem inl mieui qu'il roire
qu'il oonnoit parfaitement l'état de cette place, el '| i il n'< irel de pen ei qu'il
attende qu'elle toit dans le meilleur état de déffen prévenu M. de Drucourt que
i'a voit donné ordre à M . de Boisheberl Commandai uter
tous ceux qu'il luy donnera suivant l'exigeanee dea cas prient qu'il
luy demandera en accsdieui et poui e rendra par l'i le î port
Toulouse et de la aux environa de Loui ibourgen joignant à aon détachement le Micraack
n pourroit, Monseigneur, se placer aisément dans une iluation
pour harceler constamonl l'ennemy h favoriser dea fréquente) orti troupe
dirigerait si manœuvre relativement aux signaux que ftf.de Drucourt luy don i
Je 8uia bien perauadé, Monseigneur, que M. de Drucourt me syaura bon gré de <
prévoyanoe, il est certain que si lora du iege de Louiabourg le gouverneur de i
place .- * v « * 1 1 accepté la proposition quo luy fit M. Marin de j transporte) ivec un déta
ohement do Canadiens et Bauvagea l'ennemy n'auroit pas j > r i Louiabourg
Quand M. de Boisheberl ne rasaembleroit que 200 volontaires, 200 au ' les
Micmack il seroil en état de former un camp de 6 à 7<<(| hommes et M. «I«- Drucourt
pourroit frequament mettre les assiegeans entre deux feux.
Au surplus, Monseigneur, je n'ay pas manqué de prescrire à M. de Boishebert les
justes mesures qu'il devoit prendre pour )a surette de la Rivien S • in pendant
absence.
Je n'ay pas laissé ignorer à M. de Drucourt la disette extrême <>u nous somme
vivres et qu'il doit essentiellement s'attacher à vous en demander.
Je suis avec un très profond respect, Monseigneur,
Votre très humble ai très obéissant serviteur,
VAUDREUIL.
Lettre de M. de Vaudrev.il au ministre.
A Montréal, 18 avril 1757.
Monseigneur, — Quoique je suis persuadé que Monsieur le chevalier de Drucourt
ne vous laisse rien ignorer de tout ce qui concerne l'fsle S'-Jean, néanmoins je dois avoir
l'honneur de vous informer de mouvement que M. de Villejoint a fait faire en exécution
de mes ordres.
Un accadien enleva deux esquifs, l'un sous le fort de Gasparaux et l'autre à une
petite distance de ce fort il n'y restoit qu'un troisième esquif que Monsieur de Ville-
joint aura vraisemblement fait brûler.
Un détachement de 60 accadier.s de bone volonté prit un nombre de chevaux et
quarante bœufs aux environs du fort de Pégéguit, tua 13 anglois et en blessa quatre se
rendit maître d'un magazin dans lequel il y avoit trois cents barriques de bled^ 60 barri-
ques de farine, quatre-vingt dix quarts de lard et dix tierçons de beurre et après avoir
fait des provisions il y mit le feu, il brûla aussy cinq cents gerbes de froment, deux
granges, une boulangerie et un moulin.
Les anglois blessés raportèrent à Monsieur de Villejoint, qu'il y avoit trois régi-
ments à Alifax de 1,000 hommes chacun, qui fournissent les garnisons de Port Royal
et des portes de l'Accadie occupés par l'anglois, qu'on fortifioit Alifax en gazons, qu'il
y avoit seize vaisseaux de guerre dans le port, que les anglois se flatent de prendre
Loùisbourg cette année et ensuite le Canada.
Monsieur de Villejoint a réussy à attirer tous les habitans qui étoient du côté de
Cobéguit, Tatamégouche et des mines, il a fait passer plus de 500 bœufs à Loùisbourg
il ne néglige rien pour enlever des bestiaux à l'ennemy.
La récolte de l'Isle St-Jean a été extrêmement mauvaise outre que Monsieur de
Villejoint n'a pas reçu de grands secours de Loùisbourg.
246 ARi un ES < \ \ \i>n.\ \i:s
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Suivant les ordres <!«• .M<>iiM<'ur de Drucourt, il a évacué boq poste des bouches inu-
tiles cependanl il luy restoit environ L300 personnes, qui vivent très misérablement.
[1 est à souhaiter qu'il ne soit pas obligé de détruire ces animaux car L'Isle St-
Jean seroit bientôt déserte.
Enfin Monsieur de Villejoint n'avoit tout au plus que pour sis semaines de vivres
à donner aux réfugiés <-t plusieurs des anciens habitans n'avoient point 'le quoy subsis-
ter, ni faire leurs semences !<• piintems, les femmes et fille.- n'osent point sortir ne
pouvant couvrir leur nudité, il <-n est d< même de nombre d'habitans.
L'Isle St-Jean mérite attention, il seroit bien dommage de la perdre, d'autant
mieux qu'il y a actuellement G000 bêtes à «orne, il est donc bien essenciel, Monsei-
gneur, que le Roy ait destiné des frégates pour cette Isle, et même qu'il y en hyverne,
sans eela les anglois pourront fort aisément piller et brûler les habitations qui sont
< éloignées.
.le suis avec un tiVs profond respect, Monseigneur,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
VAUDREUIL.
Lettre de M. de VaudreuU au ministre.
A Montréal, 19 avril 1757.
Monseigneur,
Par la lettre que j'ay eu l'honneur de vous écrire le 3 novembre de Tannée dernière,
j'ay eu celuy de vous rendre compte des ordres que j'avois donnés à Monsieur de Bois-
hebert, pour qu'il exécutât ceux qu'il recevrait de Monsieur le Chevalier De Drucourt et
se transportât avec un détachement de sauvages et d'accadiens au lieu qu'il luy
indiqueroit pour s'opposer à la descente de l'ennemy dans le cas qu'il fit un armement
pour réduire Loùisbourg.
Cet officier suivant mes intentions a envoyé vingt accadiens des mines sur route
qui tiennent les couriers qui vont d'Alifax à Port Royal avec ordre de s'embusquer
pour tâcher d'intercepter les lettres des Anglois. Il a en même teras envoyé dix
hommes à Alifax pour guetter l'occasion de faire quelque prisonnier, ils dévoient y
arriver le dix Mars, qui est le tems que les anglois peuvent avoir des vaisseaux.
Il a donné ordre à ce petit détachement de se diviser à Tatamegouche et d'aller
informer Monsieur de Drucourt de la quantité de vaisseaux qu'il y aura à Alifax et des
mouvemens apparens des anglois. Il se préparera à recevoir les ordres de se Gouver-
neur, il luy à écrit le premier Janvier qu'il les attendrait à Miramichis, il luy expose sa
situation par raport aux vivres, elle est d'autant plus critique qu'il ne peut trouver
aucun secours à l'Isle St-Jean.
Il observe à Monsieur de Drucourt, que si les anglois ne font aucune tentative sur
Loùisbourg, et qu'il obligé soit d'attendre ses ordres à Miramichis jusqu'à la fin d'avril,
il luy sera impossible de se transporter à la rivière St-Jean qui pourrait être attaquée,
les rivières et les lacs qui y communiquent étant dans ce temps la impraticables.
Il fait faire néanmoins des canots qui luy serviront pour aller à Loùisbourg si le
cas l'exige, et il m'assure qu'il mettra tout en usage pour exécuter les ordres de Monsieur
de Drucourt.
Je suis avec un très profond respect, Monseigneur,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
VAUDREUIL.
(Joint à la lettre de Monsieur de Vaudreuil du 6 May 1760.)
Copie de la let're du commandant Henry Schomoerg a l'abbé Maillard.
T. V 17.
Son Excellence M. le brigadier General Edouar Witmort Gouverneur de Loùis-
bourg, et mon gênerai m'ayant fait l'honneur de me choisir pour vous porter ses senti-
mens, je profite, Mon Révérend Père, de cette iraportunité [sic] pour vous témoigner ses
pensées.
01 m ihOQll "I U i/'// \ ii/' D0<
DOC. DE LA SESSION No 18
La pavillon blanc que mon canol irou porl ute l'an
avec laquelle je riens, quoiqu'un peuple qui ne m«'*i
in.i ii iv, ei me bem mon nd PAre il fa
capitale Québec ■ ■ ■ i r< ndu au mon m
ate | Bic |, iiuiH que i • \ oui et v<
i .i i on II r.uii absolument que i ou p<
avoii de eoour
Si donc mon Révérend Pè n vou /oul< biei dholh i
vous envoyé el me mettre en j ion de i i\ que vo ni pri
rendre bout à m lia commandé de
toua v.»s bien , vol ra libei té, pi opi iél
vous verréa par le manife te que j'ay L'honneur de vov
si mon Révérend Père voua doutée <!<• la aincérib de mon cœui
échanger de ■ » charmé l'honneur de I de ma
frégatte, mea oentimena étanl humain • mi ordre et a
roaité dea angloia à quelle [nation] j'ay l'honneur l'être. Mu ai par malhetu
mes eapérancea voua refuaei mea offreti ohn iu itôl que le pavillon blan
retour, je feray signal d'un pavillon rouge, marque de l'indignation de mon Roy, ce * | » j * -
\mis m'obligerés d<* faire. Je n<- Bçauray répondre des cruautéa quem<
résolus de taire passer tout au (il de l'épée.
promessea mon Révérend Père ne sont point téméi ent
réels. Ainsi je voua prie au nom du Bon Dieu de ne point e3tre l'inatrumenl de me
faire verser du sang humain et de porter les horreura de la guerre à d <i"i ont
encore dans l<ur pouvoir de jouir de paya et de l'abondant
J'ay l'honneur Mon Révérend Pèred'êtrei éa humble < rviteur.
HENRY SCHOMBERG.
Dattée'à bord de ma frégate : en mer, le _<> *'"' 17.r>9.
(Joint à la lettre de Monsieur de Vaudreuil du 6 May 1760.)
Copie de la tettri du commandant Henry Schomberg au capitaine [Alexandre] LeBJanc .
M N° 10
Monsieur, — Monsieur le digne prêtre Maillard vous fera l'honneur de vous signifier
tous ce qui vous regarde à mon sujet.
Comme le tems presse voilà en peu mes pensées, il faut absolument vous rendre
avec vos prises à moi aussitôt que vous pourrés, je viendrai vous chercher dans le prin-
temps et alors vous serez reeeu avec toute l'honêteté possible et soulagé de tout, enfin
vous n'aurés rien à plaindre. Le droit de la guerre vous a donné ces prises, le droit
de la paix que je viens de faire me le rends. Je vous dis cela et vous écris celle-cy par
amitié, crainte que si vous refusés ce que Monsieur Maillard, vous commandera faire,
vous repentirés quand il est trop tard.
Je vous salue, Monsieur, je suis très humblement à vous.
HENRY SCHOMBERG,
Commandant des troupes et vaisseaux, armée d",
roi de la Grande-Bretagne.
Donné à Marasromish 23 Novembie 1759.
248 AJtCHI] ES CAJk WIÏ
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
fit .i U : • Monsieur de Vaudreuil du 6 may 17-
Q N l i.
nsi i:i :k, --Si vous n'a. ù chez vous le capitaine commandant et Mous
M.OS8, à qui nous avoue _ le nous rendre a des conditions assurément bonnes
et raisonna s en ay détournés pai équentes remontrance
ût £a - :is<jues qu'ils couroient a i ion extrêmement avancée,
je me rais en même tems cl _ >us faire savoir notre accomodement ; de vous
inviter à faire de même m vous ne pouvez mieux, il y vas plus de notre int- tous
que vous ne le {.♦•use/, pezée a quelles conditioi. le ferez ^i vous le faites et ?
si jamais un ennemi vainqueur peut vous en proposer de plus ^rat: iisez ensuite
- 1 avenir et voyez ce à quoi nous nous exposons en nous opiniâtrant, si Québec
n'étoit pas pris nous aurions meilleure grâce à mener encore pour quelque tems la vie
errante, vagabonde et misérable que nous menons déjà depuis plus d'un an et notre
opiniâtreté alors seroit excusable mais dans le cas où nous nous trouvons je t
nous ne pouvons mieux faire que d'accepter la branche d'olivier qui nous e^t offerte, vous
n'en serés quitte que pour rendre vos bâtimens, rien de plus en nous rendant aux con-
ditions proposées vivons de telle sorte sous le nouveau gouvernement qu'on n'est pas
lieu de se plaindre de nous, les tems changeront et notre patrie nous révérera, mais au
lue ce qu'on nous promet ne s'effectue pas, nous pourrons sans qu'on puisse nous
refuser demander à être rendus à notre patrie. Le beau langage de quelques François
et de plusieurs sauvages ne m'en impose j as icy, car j en connois tout le vain et tout le
faux, il est certain que de s opiniâtrer dans cette conjecture cy c'est agir d'une manière
forte imprudente, des ressources sûres pour subsister et ne pas périr, assurance certaine
que parmi nous tant françois que sauvages il n'y aura point de faux frères espérance
fondée où sur des secours qui doivent incessament nous parvenir ou sur une paix pro-
chaine.
\ oilà je pense ce qui doit déterminer tout bon citoyen à user de patience, ces trois
articles demeurent inséparables, l'un sans l'autre ne vous met pas suffisamment à l'abri,
il faut pour pouvoir continuer à nous tenir rencoignez dans le fond des bois que nous
soyons sûrs d'y subsister, que certaines personnes ne nous revêlera et que bientôt ce
tems rinira, 1 1 malice, l'impatience et le caractère volage de nos insulaires me sont trop
connus pour que dans ces circonstances cy je my fie, et ce pitoyable état où je vois
presque toutes nos familles françoises réduites me forcent invinciblement à écouter les
propositions du vainqueur et en les écoutant comme je fais je sers plus ma patrie que
beaucoup de va'ns clabaudeurs qui ne sont rien moins dans le cœur que ce qu'ils s'effor-
cent de paroistre par leurs grands termes de constance, de fidélité et d'attachement
inviolable à la patrie ; n ais ne croyez pas, Monsieur, qu'après tout ce déduis j'aye des
sein de vous engager à marcher sur mes brisées, à bouder si vous voulés dans votre
sens, ne faitt^s rien qu'après y avoir bien réfléchi, pourvoyez à votre sûreté si vous ne
voulez pas nous imiter abstenez vous seulement de blâmer des démarches que nous
n'avons pas faites ivoir mûrement réfléchi, je n'ai pu dans cette occasion cy
m'accomoder au proverbe qui dit chacun pour soi et Dieu pour tout.
Je saurai en tems et lieux en produire les raisons. Saluez pour moi Madame votre
épouse et croyés que je suis avec un tendre et sincère attachement.
Monsieur,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
A Matagomich, 27 novembre 1759. P. MAILLARD, prestre.
01 \i ILOQIl Dï ii IDIl \. il/' D0( ' •■// ■
DOC. DE LA SESSION No 18
• 1 1 •■ de M de \ sudreuil «lu 8 maj 1 76<
( '../ ' i Mailla
P. N 13,
Moi ii iprèi avoii pi l ■••
si-iil pari i que \ ou* n\ - ■ * i pu n.lr •• i- i d \\v vou con formel i ■ que
c li nation '|in noua subjugue puisque *}u<
reprit il ne nou i Impoi I • boul ent lèi e qu il faul
jouera bien ou mal pool dou mettre bien, pour notu tant mis
peut \ru\ * in m c que par prévoyance à voua donnée préeJablei ton*
lient bien pour non l'ann< e procha
que |.- ii ivndu 1rs atlairrs rn 1 1< » 1 1 1 moins blOD DOUr moi, quand je 'ii poill moi
i tmprena tous oeux qu nt rendi I'!"'
siti<»n toujours de ni b je aai que oe que
sert eooore prépondérant. Enfin je — ti | ► | »• ^ - « - que tout aille mal pour m
(jui nous domine se voye partout mail ooi que no
de nous féliciter d'avoir si bien su prendre nos mesun inoe. Je ne ■" en
pas davantage là-dessus «-n homme moi et laissés clabauder di
l ependanl si voua oonnoissi - quelque chose de mieux dit«--> le moi Je n en |
tenu pas parce que les des soi • m'en repentir je ne le pourra
Buffiaament ruminé sur cette affaire, ay< loin de m<> l >i»-n lire pour me comprendre
et après m'avoir compris metto >fit pour \"us .-.• . j n ♦ • vont aurez lu : attende - vous
de voir inooosament Monsieur ftioss, il est délégué du Gouvernement pour cela, je vous
l'annonce comme une personne en qui j'ay et do icoup de confiai
avec lui comme je fais, je ne vous parle |«h de le bien traiter car votre ordinaire est de
taire toujours sccueuil à tout le monde : cependant pour raison monta
cas cy homme capable d'user <!<■ discernement «le bons témoigi
valent quelquefois des fortunes.
Je crois que quand nous nous verrons et qu il nous sera permis de communiquer
ensemble de vive voix, vous ne marchanderez point a faire même route que moi si vous
écouT grands raisonnemens vous donnerés dans des idées jreuses qui vous mèneront
à rien, vous croyés que je veux parler des mauvais dont le nom ne se sig :ale qu<* par
l'opiniâtreté la plus déraisonnable, ce n'est pas seulement d'eux mais encore de tout autre
qui à leur instar se trouveroit estomaqués du parti qu'on a pris sans auparavant le luy
avoir communiqué, des hauteurs semblables sont de vraies impertinences, il faut savoir
s'accomoder au tems aux personnes et aux lieux, des opiniâtretés semblables n'ont pour
fondement que beaucoup d'orgueil de vanité et de jactance où tout ce qui n'a pa- de
fondement n'est que pure chimère, on ne peut jamais par une pareille conduite n'en
imposer que pour un tems malheurs à de pareils sujets quand on est parvenus à les con-
noitre, j'aime les gens dociles et qui ne s'en font point accroire, je suis tout disp<
faire voir aux Maurices que je leur suis dévoué pour les servir en toute occasion autant
que je pourrai le faire, mais n'estai pas bien juste qu'en vrais chrétiens et en honnêtes
gens ils ayent des égards pour leur pasteur. Ne savent ils pas que c'est mépriser Jésus-
Christ que de mépriser ses ministres.
Salués pour moi bien particulièrement Mr et M me Le Maigre, Paulette et Madame
son épouse votre sœur et Monsieur Latour et toute votre famille, s'ils ont à cœur de
m'imirer ils feront sagement, nous n'en demeurerons que plus amis.
Je salue par vous tous ceux et celles, qui veulent bien m'honorer de leur amitié ; je
voudrois pouvoir vous voir de tems en tems, nos devis et nos conversations sur tout ce
qui se passe ne tariroient pas, je saliie Abraham et sou épouse, donnés moi de vos nou-
velles aussitôt que vous pourr
Je m'attendois que les deux courriers que je vous ai dépêché auroient été en partie
dédomagés par tous les habitans pour les peines qu'ils ont prises, j'aviserai à ranger le
tout.
Je suis avec un tendre et sincère attachement.
Monsieur,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
A Matogomich, le 31 Décembre 1759. P. MAILLARD.
18—48 r16
250 A Ri lin I fi ( l \ à IHKNNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
(Joint à la lettre de Monsieur de Vaudreuil du 6 May 1760).
( 'opte de la lettre de l'abbé Manach au sievr lUmrdow.
0. Nli'.
M<»\mki i:, — J'ay l'honneur de vous informer par cette occasion des démarches que
nous avims faites visa vis la nation angloise, qui par générosité nous a ouvert les bras
dans le tnns où nous nous attendions le moins a échaper soit a la cruauté ou à la famine
où nous réduit la guerre, vous verres par la copie du manifeste que nous a adressé Mon-
sieur Witemore, le bon traitement qu'on nous fait, nous sommes comme vous savez sans
ressources d'aucune part, sans vivres, poudre, ni plomb. Nous étions d'ailleurs dans le
cas de voir égorger ces familles par notre proximité de l'ennemi, c'est donc savoir à
propos user des temps et des circonstances pour conserver des sujets au Roi très
chrétien que d'en user ainsi. L'officier anglois qui est arrivé icy depuis cinq jours
et avec qui je suis obligé de me rendre au fort de Beauséjour, pour la ratification
de la paix, m'empêche d'écrire à Monsieur le Général, pour cela il me faudroit plusieus
jours, vous savés mieux ce qu'il faut penser et faire en pareil cas, ainsi je ne vous
dis rien sinon de vous attendre à être recherché à toute outrance de bon printems, voilà
ce que je sais, et passé cette année plus de grâce, encore une fois voyez ce qui est à
propos de faire pour conserver ces sujets au Roi plus sûrement. Vous supprimerez si
vous voulés le manifeste que je vous addresse, nous ferons dans ce cas comme dans les
Pays Bas, dont les peuples sont tantôt à la France, tantôt à l'empire, aujourd'hui à
l'Espagne demain à l'Angleterre.
Je vous souhaitte comme à tous vos Messieurs de prendre le parti qui sera le plus
à la gloire de Dieu, et à l'utilité de la France.
Bien mes assurances de respect à Madame, à qui je suis comme à vous,
Monsieur,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
MANACH, prêtre.
A Richibouctou, le 27 janvier 1760.
(Joint à la lettre de Monsieur de Vaudreuil du 6 May 1)60.)
Copie d'une lettre en forme de manifeste de Monsieur Bourdon aux habitans
de la Baye des Ouines et de Richibouctou.
N. N° 11.
A Messieurs les habitans de la Baye des Ouines et
Richibouctou.
Messieurs, — Je suis extrêmement surpris que vous ayés fait aucuns accords avec
les Anglois sans m'en donner avis, Monsieur le Général ne sera pas moins surpris que
moi d'avoir agi ainsi sans savoir aucune nouvelle de Québec, vous vous êtes comme des
étourdis mis dans un vilain Sac, ils vous regarderont comme juste avec mépris et ils
auront raison vous voyant si vatillar et changeant, ou est donc ce zèle pour la patrie,
cette fermeté pour la religion, quoi dans un moment tant d'années de jeûnes et de fuites
faittes au travers les bois, exposés à mille dangers sont aujourd'hui perdus.
Enfin je ne puis vous consevoir de ne pas ouvrir les yeux et de ne pas vous apperce-
voir qu'ils ne garderont jamais un serpent dans leur sein et que les prêtres qu'ils veulent
vous donner ne sont que de faux prétextes qu'ils prennent pour vous mieux surprendre
et vous récompenser des trahisons qu'ils prétendent que vous leur avés faittes, Souve-
nés vous que Dieu est et qu'il abandonne ceux qui l'abandonnent.
Je vous prie de faire réflextion à cette lettre, il ne sera peut-être plus tems de
demander grâce et miséricorde à Celui que vous avés abandonné ; Dieu en a que trop
fait de vous avoir mis au monde, et le Roi de France de vous avoir nourris, habillés
depuis dix ans comme il l'a fait.
u m iLOOIE DEl 10ADIE \. iVBi DOOX Mi v
DOC. DE LA SESSION No 18
Je vous apprend i qu il y <■ an moi e( demi que Mon lieur de I étoil
tin, avec trois réçimenM, oinq uonl cuini i«i i ■> « j « i ». » i • milk limnm*
pour monter h Vn saulf, le - . 1 1 « • 1 1 . • muiI | m- <om|it<ril rr de
tance si l'on fait retirer les nation qui ion( nornbn i wmi i n un»-
grande maladie, on ne prend paa la peine de le entem r on le jettent à i i nu r,
J'attend Inoe ament là nouvelle de la repri e de la rille de Queb»
j'en saurai je v< >ui an foré parti
je suis en espérant tout à voui , Me
Vo\ pe In humble et < rèa obéiai ant i ar,
BOUREH I
A Ristigouche, ce I I té\ rier 1 7<"i<).
(Joinl h la lettre de Monsieur de Vaudreuil «lu 6 fcfaj 1760.)
Copié dé la requête déé habita/ne dé Riokiboueiou ou CommondarU du Fort Cumberland,
X. N" L9.
(l'as de date mais évidemment après le 6 février 17*50.;
A Monsieur le Colonel Fraye,
Commandant au fort Cumberland.
Les habitans de Richibouctoa étant informés que Mr. Manach avoit fait un accord
se disant député, de leurs pars, sitôt les habitans ont envoyés deux hommes a la Haye
des Ouines savoir ce qu'il avoit fait, lequel il nous a envoyée l'article de soumission fait
de sa part dattée du (> février, ce qui a beaucoup surpris, n'ayant jamais connu M*
Manach que missionnaire pour les sauvages et n'a jamais été employé de la part de ceux
qu'il se dit être à la tête ny député de leur parti.
.Monsieur, vous savés que nous avons reçeu de son Excellence le général Witmort
un édit duquel personne ny est contrevenùe, auquel nous ferons réponse le plutôt qu'il
nous sera possible, rien ne vous le prouve mieux que la façon d'agir des habitans par
leur commerce et la bonne intelligence avec les sujets de votre gouvernement, c'eat
pourquoi nous nous en tenons à l'édit envoyé de la part de son excellence, et qui
toutefoy est de la part du roy. Soyés persuadé Monsieur, que de la part duquel cela
est vernie, nous oblige de révoquer tout ce que Monsieur Manach a fait, et de dire avec
toute vérité que jamais nous n'avons fait d'élection pour envoyer des députés et même
ceux qui ont signé cela n'a été que de la part de Monsieur Manach pensant n'estre que
la paix suivant l'édit de la part de Monsieur Witmort, qui n'est toutefois qu'une
neutralité, en foy de quoi les habitans ont signé.
(Pas de signature sur cette copie.)
(Joint à la lettre de Monsieur de Vaudreuil du 6 May 1760.)
Copie de la lettre écrite par les habitans de Pekoutiac au Colonel Frye commandant
au Fort Cumberland.
Y. N° 20.
13 février 1760.
Monsieur. — Suivant vos ordres à mon arrivée à Pékoutiak où je n'ai rien eu de
plus pressé que de vous dépêcher les députés que vous m'aviés demandés, ils sont char-
gés de la part du public d'agir en tout en conformité à ce dont nous sommes convenus
exceptés dans les articles qui leur sont propres, ils ont entendu comme moi que la
demande que vous leur faites comme à nous de se ranger avec leurs familles à la Pointa
18—481
252 Ai;< ill\ /> CANADIEN*
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
de Beauséjour ce printems ne vient que de ce que nous rouléd Lee embarquer pour aller
ou lea placer là <m bon semblera au gouvernement et cela a sorti de quelqu'un de votre
nation, ce qui a causé quelques murmures. Car dit on Le traité accorde la possession de
ses biens indistinctement, si donc on nous embarque pour nous mettre ailleurs, on
contrevient aux accords de pays ou à Bes prérogatives et bî on nous manque dans un
point ne devons nous pas justement nous défier qu'on nous manquera dans un autre,
voilà, Monsieur, le raisonnement que l'on fait, ils ont quelques demandes à vous faire
concernant toujours ce qui nous est déjà accordé comme de pouvoir se retirer en France
quand bon leur semblera, suivant ce qui est émané- de Monsieur le général Witmore,
d'avoir toujours des prêtres pour planter et arroser la religion qu'ils ont toujours
professé ils ont quelques doutes sur le mot, sujets renfermés dans les articles de la
ratification du G février que je le leur ai lu, ils désireroient entendre de vous ou de
votre générosité que vous leur expliquassiez ce mot qui selon eux a deux façons de
s'entendre. Le premier disent ils sur ces mots du 3° article : — " pour qu'ils reçoivent
le meilleur traitement que les constitutions du royaume peuvent accorder à des sujets
en pareil cas : " ils ne savent s'il est pris strictement ou généralement c'est à dire pour
parler clairement selon leur language, si on veut par là les regarder comme véritable-
ment sujets ou comme quasi sujets ; ils prient humblement votre bonté de leur donner
sur tous ces sujets des réponses claires, ils promettront la neutralité parfaitte comme
nous l'avons fait, c'est «à dire qu'ils n'agiront ni directement ny indirectement contre le
gouvernement britannique tel que l'édit porte ainsi Monsieur, sont ils convenus et je
leur sers de secrétaire pour vous exprimer le résultat de leur assemblée. Je vous souhaite
un prompt rétablissement de votre santé comme de me croire avec respect.
[La copie de cette lettre ne porte pas de signature, mais cette lettre a été évidemment
écrite par l'abbé Manach.]
(Joint à la lettre de Monsieur de VTaudreuil du 6 May 1760.)
Copie de la lettre du sieur- Jean [sic pour Joseph] Dugas à Monsieur l'abbé Manach.
V. N° 18.
Monsieur, — J'ay l'honneur de faire reponce à celle qu'il vous a plût m'honorer à
l'égard de ce que vous me faites l'honneur de me marquer touchant ceux qui ont été à
Beauséjour avec vous il est vrai qu'ils sont au repentir, cela ne doit pas vous sur-
prendre, mon frère (a) rapporte qu'il a toujours évité autant qu'il a pu de ne pas se
trouver dans les affaires publiques, et aujourd'hui il se trouve à la tête parce qu'il a été
obligé de faire. Je suis persuadé. Monsieur, que vous n'êtes pas homme à leur avoir
fait faire chose qui ne soit pas à propos, mais c'est toujours trop quand on est engagé à
quelque chose et que l'on pourroit l'éviter, permettes moi de vous dire que quand vous
êtes partis vous ne leur avés pas fait entendre qu'ils alloient pour le public, duquel ils
ont été des plus surpris quand vous les avez mis, n'étant pas élus par les habitans, ce
qui fait que les habitans ont lieux de représaille. Si toutefois ils ne trouvent point ce
qui a été à propos, voulant se conformer à l'édit qui vient de Loùisbourg, sauve à eux de
faire des accords avec les gouvernements duquel ils dépendront par l'édit qui nous a été
envoyé que nous serions possesseurs de nos biens comme nous a fait entendre Mon-ieur
Mass que nous serions libres d'aller où nous jugerions à propos ; dans les discours des
habitans l'accord que vous avés fait n'est pas telle puisque les habitans de ces rivières
sont obligés de venir à Peauséjour trouvé bon en nous de vous dire que je pense qu'il
auroit été plus à propos de persister de faire entendre que les habitans n'étoient pas
dans le cas de tromper ni de violer l'offre qui leur est offerte par l'édit de Loùisbourg,
vous pouvés être persuadé que tout ce que l'habitant fait n'est que pour leur sûreté et
celle de la nation dominante duquel ils ne veulent point tromper celon les promesses
qu'ils feront avec leurs gouvernemens.
Nous espérons avoir l'honneur d'aller vous chercher dans la fin de la semaine qui
vient toute la famille prend la liberté de vous assurer de leurs respects, nous nous recom-
(a) Abraham.
i,i \ / 1/ OOIE m U i/'// \ il/' D0( '
DOC. DE LA SESSION No 18
mandons à vos bonne prière e1 moi en particulier, i n inl I honn<
qui iui i ' ei ai tonte m • vie je il i ec tonte ' ni ion , humble
et 1 1 et obéi ani en iteui .
A rliohibouotou le 27 février 17< [J. D\
(Joint •! la lettre de Monsieur de Vaudreuil du 6 M
J. n s. Copie de la lettre dé dioneieur Vabbé Manach écrit* an ieut [Joneph] D
Monsiki Et, J'ay vu par votre lettre que vous désaprouv< notre dernière démarche
de la Pointe et que vous vous déchargés mêrn ftunille, tou( le mal,
s'il n en a sur moy et quel i' leinenl je \ ->us prie en avés voue, «■' étiez von de boi
foy en acquiesçant aux accords faits I'. par Monsieur Maillard, 2 par les dépui
vous l'étiés vous sériés au jugemenl des bonni Bns, dan torl nir
aujourd'hui, si vous n'étie que si maileinent consentant, vous donné par là à entendre
que vous êtes dans la fausse persuasion qu'on peut violer sans manquer à I bonn
homme tous oontraots ou promesses solennelles vis à vis son ennemi, ov bonne :
si elle n'est pas chés nous comme vous a\ es pu voir- chez vous, J »y cherché h m exempter
du voyage de la Pointe, plusieurs lettres reçu, sollicitation de toutes pari
du Colonel pour me chercher, Pierre Surete et votre beau-frère avec tous les
peuvent rendre témoignage puce qu'ils ont vu que je ne pouvois me dispenser de fai
soumission, j'ay donc été dans ces \ lies et pas dans d'autres, comme j'appréhendois juste-
ment qu'on m'obligea à faire quelque chose je vous dit ma pensée comme aux autres et
ajoutois (pie je ne voulois rien faire sans votre participation, sur quoy je demandois que
vous vinssiés en personne, je redoublois même mes instances j'en fis de même vis à vis
Joseph Maurice, je ne répète pas vos réponses flateuses pour moi, sur vos excuses, je
demandois ceux avec qui j'ay fait tout, qui ont vu tout et ont acquiesces librement en
tout, la veille du jour que nous signâmes les articles que vous voyez je demandois mon
congé sur quoi il me fut dit qu'il y avoit quelque chose à nous faire faire et qu'il falloit
attendre le lendemain. Je dis cecy à nos gens et après avoir délibérés, nous convînmes de
ne pouvoir nous soustraire aux demandes qu'on nous feroit si elles ne derogeoient en rien
au manifeste. Le lendemain nous vînmes aux articles et nous jugeâmes qu'ils ne conte-
noient rien qu'on ne fut en droit d'exiger d'un peuple vaincu, et ne blessent en rien les
prérogatives de l'édit ; il ne falloit pas paroître opiniâtre par une résistance qui nous
auroit peut être attiré pire.
Les hommes sont difficiles à concevoir, on voira dans la suitte mieux qui a bien
pensés fasse le ciel que pour le salut de vos enfants et de toutes les familles vous
puissiés vous arranger mieux et prévenir les malheurs dont vous êtes comme moi
menacés, si vous n'allez au devant des coups, de bouche vous connoitré peut être
qu'en accordant rien, vous n'aurez rien, je demande au Bon Dieu que ce que je crains
n'arrive pas, si vous désaprouvé ma conduite vous prendrés les Rheines de la Barque et
moi je m'en irai pour ne pas m'enveloper dans vos malheurs.
Voyés à présent pendant qu'il est temps avec Mons:eur de Nivervilie ce qui est à
propos de penser afin qu'on nous mette du moins en sûreté pour le petit printemps.
Je vais voir avec les habitans ce qui est encore à propos de penser par raport a la
lettre que j'ay reçeu.
Je suis avec respect votre très humble et très obéissant serviteur,
[MANACH.]
A la Baye des Oui nés, le 3 Mars 1760.
254 ARC IU\ ES OANADIBX S ES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
(Joint à la lettre de Monsieur de Vaudreuil du G May 1760.)
Copie du certificat du nommé Joseph Guilbaut, courier.
S. X° 16.
.Je certifie Joseph Guilbaut courrier de Ristigouche à Miramichis pour y porter
une lettre de Monsieur Bourdon ; commandant aux habitans de la Baye des Ouines et de
Richibouctou, a testé que Monsieur Manach prêtre et missionnaire a interceptée la dite
lettre, sans en donner connoissance aux dits habitans les dites lettres étant déposées
chez le nommé Dupuis, pour aller exécuter les ordres de Monsieur Bourdon dans lesquels
intervalle le dit S' Manach a été ouvrir ma malette et a pris les dites lettres. En
foi de quoy j'ay donné le présent pour preuve de ce qu'il ne m'a pas été possible d'appor-
ter les réponses ainsi qu'il me l'avoit été ordonné par Monsieur le commandant.
a Ristigouche ce 13e mars 1760. Ne sachant pas signer j'ay fait ma marque
ordinaire
Marque de JOSEPH GUILBAU t
(Joint à la lettre de Monsieur de Vaudreuil du 6 May 1760.)
Copie de la lettre de Joseph Maurice au sieur Jean Castillon.
R. N° 15.
(Pas de date, mais avant le 6 mai 1760.)
Si j'ay receu votre lettre c'est par avanture, c'est que Monsieur Manach n'a pas mis
la main dessus il nous a gardé celle que Monsieur Bourdon, nous a fait l'honneur de
nous écrire vu que nous sommes bien mécontents, car il n'est pas françois, mais pour
nous, nous le sommes.
JOSEPH MAURICE.
(Joint à la lettre de Monsieur de Vaudreuil du 6 May 1760.)
Corne de la lettre de Monsieur de Boishébert écrite à Monsieur Vabbé Manach, mission-
naire des Sauvages de Beaubassin, réfugié à Miramichi.
H. N° 7. [De la Rivière St-Jean], le 21 février 1760.
Monsieur, — Je souhaite que celle cy vous parvienne, elle doit vous interresser, je
serois fâché de vous laisser ignorer les discours que l'on tient de vous, Il m'a été
raporté que vous avés fait tout votre possible pour engager les françois et sauvages à
aller faire la paix avec les Anglois, que vous avés même paru avoir peu de confiance au
gouvernement françois.
Je ne puis m'imaginer quelles sont les raisons qui vous y ont engagé, seroit-ce la
peur de l'ennemi 1 je ne puis le croire, puisque vous êtes toujours dans le cas de fuir
les coups, c'est l'indépendance où ceux de votre état veulent toujours être, ou l'envie que
vous avés de faire revenir ce despotisme dont jouissoient vos prédécesseurs dans l'Accadie
qui est ce qui peut vous authoriser à engager les Accadiens à faire l'aveu aux Anglois
qu'ils sont leurs sujets en se soumettant à eux, vous voudriés présentement qu'ils fissent
leur paix particulière, c'est parceque vous y trouvés votre intérest, ce n'étoit point
autrefois de même, car si nous avons la guerre et si les Accadiens sont misérables souve-
nés vous que ce sont les prêtres qui en sont la cause.
J'ay été envoyé snr cette côte pour les engager à persévérer dans l'attachement
qu'ils ont témoigné jusqu'à présent pour la france et j'ay le chagrin de voir que ceux
qui devroient le plus les y entretenir, sont les premiers à les en éloigner, il semble
même que vous vous êtes tous entendus pour cela.
Monsieur Cocquard, part de Québec sans ordre de son Evêque avec un passeport de
Monsieur Murrai, seulement, et n'a rien de plus pressé sitôt son arrivée à la rivière
i,\ \ i ■ 1/ 0011 Dï 10 IDIBN8 iVBO DOOl mi S \
DOC. DE LA SESSION No 18
St-Jean, que d'aller faire sa soumi ion ain I que plu ieui
d.ini du fort Latour, l'on m'a dit même que le P rmain devoit rou »v< l de
oette authomne pour faire un traité de pahi oettc oonduitte ne donne suoune bonne
Idée étant au préjudioc de l'Ktat, au n- t<- n pa , M«»n h-ui, «pi.- <- soit pn
bion de ma pari.
Je ne irouH marque cecy, que pour que ^ou pui i< on di iad< r Vfi
rai. à qui j" vais en rendre compte^
.Je suis avec bien du respeot, Monsieur, &c.
(Joint à la lettre de Monsieur de Vaudreuil du 6 May 1760
Copie de l'i lettre de Vabbé Mcwiach à Monsieur le liovrquie de I audn uil.
D. N •'>. Dl RlOHIBOUOrOUj le 10 mars 1760.
Mhnsikuk, -J'ai reçu l'honneur <!<• eôtre lettre par Monsieur de Niverville, qu
arrivé aveo la nouvelle que les Angloifl svoient embarqué l<is babitam (!«• la Kivière
St-Jean pour Chibouctou contre la bonne foi désaccorda que nous avions t'ait .
lui le 11* Novembre, forées par la raison de le faire et non pas par d'autre motif, vous
verres, Monsieur, par le manifeste que vous recevrés <pi il nous promet la po n <!<•
tous nos biens, le libre exercice de nôtre religion, avec cette conditi< n que non- ne noui
mêlions ni directement, ni indirectement dans la querelle présente après Québec pris
et [sic pour ai] reçu la nouvelle que le Père Germain et Monsieur .Maillard s'étaient
rendus : les habitans et sauvages s'assemblent pour me demander quel parti ils doivent
prendre, je leur demandois à quelle intention ils venoient, Nous voulons, me répon-
dirent-ils nous rendre et vous ne sçauriés vous même nous donner un autre cou
autrement il nous faut infailliblement périr de misère, nous sommes à bout de tout, la
pluspart de nous l'auroient fait sans attendre que les anglois nous y invitassent eux
mêmes il s'agit aujourd'hui de le faire tous ensemble, les conditions sont bonnes, l'ex-
trait de l'édit émané du Roy de la Grande Bretagne, nous fonde et nous met à même de
nous plaindre si on devoye à ce qu'on nous promet.
La dessus Monsieur, ont été faites les premières démarches, et depuis ce tems
l'anglois n'a point manqué d'assister les pauvres familles qui s'y sont transportées ou
qui sans s'y transporter ont été chercher des vivres, mais nous commençons grandement
à nous appercevoir que ce n'est que pour nous mieux tromper qu'il en use ainsi, mais
nous allons par une nouvelle députation savoir ce qu'il pense ou s'il ne veut pas répondre
sur ce qu'il a transporté les habitans de la rivière St-Jean à Chibouktou, ou sur le mau-
vais traitement des gens de Petkekoudiac, nous saurons ce que cela ou son silence voudra
dire, et alors les familles prendront le parti qu'elles voudront, mais Monsieur, où pouvoir
se transporter sans vivres et comment échapper à cet ennemi qui passera les glaces pour
nous venir enlever ; mais encore quelle cruauté n'exercera-t-il pas envers nous si nous
manquons aux promesses 1 Et dans le cas où nous sommes ne vaut il pas mieux qu'il
nous manque que nous de manquer ? Enfin, Monsieur, vous verres ce qui sera à propos
de nous ordonner en pareil cas, pour que nous agissions en conséquence, nos sauvages
sont allans et venans au fort, et comment faire autrement, n'ayant ni hardes, ni plomb,
ni poudre, ni hache, etc.
Je ne manque pas de leur dire que les tems changeront et qu'il ne faut se rendre
que pour un tems, qu'il ne faut point oublier ce qu'ils doivent à leur ancien maître que
s'ils reçoivent quelques avantages temporels, qu'ils doivent le faire sans s'engager car
vous savés dis-je souvent qu'il est après Dieu, celui à qui vous vous êtes donné avec
grande connoissance de cause.
Nous demandons sans cesse au Seigneur, le recouvrement de la Colonie et nous
espérons de ses bontés le succès de vos armes.
Je suis avec respect, etc.
MANACBL
256 ARC lin ES CÂ V ADIEU VE&
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
(Joint -i l.i lettre de Monsieur de Vaudreui] du 6 May 1760.)
<'<>]n> delà lettre fie Monsieur de Boishebert écrite au Révérend Père Germain, missio-
naire fie* Sauvages,
G. N° G. Di; la Rivière St. .Juan, le 21 février 1760.
M<>\ Ki.vkim;m> PÈRE, — Je résponda à celle que vous m'avés fait l'honneur de
m 'écrire du 23 février (?), je suis très satisfait que la frégatte qui doit arriver aux
environs de la rivière St-Jean [à] Pescadamocauty ou au havre à l'Etang puisse y
trouver des françoia ei sauvages ponr conduire l'officier ou autre personne qui sera
chargé des paquets de la Cour.
J'ay déjà pria copnme nous Baves tous les arrangements pour qu'il trouve à Medoctek
sur la route les vivres nécessaires pour se rendre en toute diligence, d'ailleurs je marque
à Monsieur de Niverville de rester à la rivière St-Jean jusqu'à ce qu'il reçoive de
nouveaux ordres de Monsieur le Général, je luy ai écrit d'avoir attention à ce que les
bestiaux et tous les vivres qui sont à l'Isle aux Ours ne soint point dissipés par son
détachement.
Je conçois comme vous toute la conséquence qu'il y a de les conserver 1° si nous
avons le bonheur de reprendre Québec et que le guerre continue nous pourrons entre-
tenir un détachement en état de reprendre le fort que l'on dit être en très mauvais état.
Si nous avons la paix tous ces bœufs et quantité de grains se distribuera par
portion égale aux habitans qui voudront y revenir, d'ailleurs cela pourra servir à être
distribué aux sauvages pendant le cours de l'été et les empêcher aux anglois, en
attendant que nous ayons la paix.
Je suis dans la confiance que vous les entretiendrés autant qu'il vous sera possible
dans l 'attachaient qu'ils doivent à la France, l'on doit s'en raporter à vous à ce sujet.
Je vais sitôt mon arrivée à Montréal parler à Monsieur le général pour qu'il fasse
sçavoir ses intentions à Monsieur de Niverville, vous saurés par là notre situation, si je
savais même Québec pris je pourrois vous envoyer des courriers et faire armer un des
.batimens qui sont à Ristigouche pour en porter la nouvelle en France.
Sovés je vous prie persuadé que je ne vous laisserai ignoier de rien de ce qui
pourra être nécessaire pour le service je le fêtai toujours avec une vraye satisfaction.
J'aurais continué ma route jusqu'à Ecoubac pour aller à Richibouctou, si je n'eusse
point appris le traité qu'ont fait faire aux sauvages Mrd Maillard et Manach, ce qui
a engagé les habitans à aller se soumettre à Beauséjour, tandis qu'ils auroient pu
passer l'hivert avec les vivres qu'ils avoient et la pêche abondante qui règne tout le long
de cette côte.
J'ay beau examiner leur conduite, je ne vois rien qui les rendes excusables, mais
enfin c'est à ces Messieurs à en juger, et je suis charmé en mon particulier que le hazard
aye fait que vous soies restés à votre mission.
Je sais que tous les sauvages que j'ay emmenés avec moi ont dit à tous ceux qu'ils
ont recontré qu'on les traitoit mal en Canada et que tous ceux que y étoient restés
vouloient dessendre dès le printemps. Je conçois bien que les circonstances où se sont
trouvés ces Messieurs les ont mis dans le cas de ne pouvoir leur donner aussi libérale-
ment comme les années dernières, je leur rendrai compte de leurs sentiments et j'espère
qu'ils pourront être plus en état ce printems qu'ils n'ont étés jusqu'à présent.
J'ai l'honneur d'être, etc.
(Joint à la lettre de Monsieur de Vaudrcuil du 6 May 1760.)
Copie de la lettre du Révérend Père Germain à Monsieur le Marquis de Vaudreuil.
E. N° 4.
Monsieur, — J'ay reçu la lettre que vous m'avés fait l'honneur de m'écrire avec les
nouvelles dont vous avés bien voulu me faire part, nous ne sçavions icy autre chose
sinon que l'anglois nous avoit dit que La france le tourmantoit en Europe.
GENEALOGIE DEM ÂOADIEVê UEO DOi TB
DOC. DE LA SESSION No 18
r~]l>n 10 au 20 mars prochain noa devoni apprend i Kurop
a <r que ni .1 i ici h le.o mandant angloi du fort au bas de ls H elle*
son! intéressante je feray si bien que j'en donm i h Mon ieur de M >i
qu'il V "H l«" tasse pal \ Cil î I
.i ..y m rivé à la rjvièi I ra le i"1" de 11 Tou i |e tn b< ui
tout lee babitan de §endu iu Porl angle l< ni l'cm m i 1 1« i prendre la
résolution d'aller les joindre oomne je fie huit jourH apn dan I « • * 1 « - <\n <i>- \>- nnom
pagner où on les conduiroil pour les aider une partie à mourrir «m chrétien dan
batimens, et l'autre partie à prendre courage dans la ini Are où ils pouroient tomber
comme sont les autn sot tdieo qui ont à la Nouvelle \\
de Providence, Monsieur Coquarl prêtre missionnaire de fran »i an
demanda? au commandant de me retirer'oe qu'il m'accorda a vit un pa ep<ai < j u il m»*
donna pour rester dana mon presbytère où je nuis actuellement, et où j's iremenl
nouvelle de la f régat te qui pourrait arriver â Pe Icaudaunokkauti ou ht
les choses sonl tellement disposées que cela est immanquable, sinsi Mon ieur vou pou
rés oroire «pic s il en \ i < • n t les paquet <lr la ( Jour voua parviendront.
Quand je fus au t'«>it anglois j'appria «pi il y avoit i les babitan
parler au commandant du fort qui lea reçut fort bien et propo a de faire une p
eux, ce que les sauvages acceptèrent, cependant ils eurent la précaution «!<• venir m<-
donner avis de ce qu'ils avoient promis à I anglois, m*' disant que ce qu ils en fai oient
ne seroit qu'autant qu'ils se verraient abandonnés du françois dont ils n'espéroient plus
de secours Québec étant pris, que du reste ils garderaient toujours leur attachement
pour la France si l'occasion se présentoit « 1 \- avoir recours, et «m cria je les crois iin<
paire qu'ils aiment plus le franrois que l'anglois et qu'ils ne paraissent ne ] i iloir
perdre la religion qu'à l'extrémité ainsi leur paii n'est qu'un amusement à ce «|ue je
puis m'appercevoir e'; de ce côté là l'anglois ne lea gardera pas des que le françois
en Canada.
Pour moi Monsieur, je suis venu résolu (le passer en France, si je vois que le Canada,
doive tomber entre les mains de l' Anglois j'irai par Chibouctou où je m'arrêterai le moins
que je pourrai, j'espère recevoir encore une de vos lettres avant de me dét nniner ei
rement et savoir par là si Québec est repris, si c'étoil la paix je compte l'apprendre par
ici en mais.
Je ne vous rends pas compte de létat où se trouve la rivière Sl-Jean, Monsieur de
Niverville en a informé Monsieur de Boishébert, qui doit vous donner un détail de tout,
je prévois qu'il va arriver ce printems la plus grosse partie des sauvages de cette rivière,
qui iront trafiquer avec l'anglois et que Monsieur de Boishébert ni moi ne pourrons
empêcher dans les circonstances présentes.
Si Québec étoit repris je vois un coup à faire dans cette rivière j'aurai l'honneur de
vous faire part de mon idée, si cela tourne bien et j'y ajouterai ma façon de penser sur
le reste, jusqu'à présent tout cela ne peut rien produire ce qui fait que je n'en parle pas.
Il me reste à vous témoigner ma reconnaissance pour l'estime que vous avés pour
moi je tâcherai d'y correspondre du mieux que je pourrai, et vous pouvés être persuadé
que je ne vous laisserai ignorer de rien dès que je croirai que ce sera pour le bien du
service, d'ailleurs je me porte d'inclination à tout ce que je pense qui peut vous faire
plaisir.
J'ai l'honneur d'être avec un profond respect,
Monsieur,
Votre etc.
GERMAIN, jésuite.
A la Rivière St-Jean, 26 février 1760.
(Joint à la lettre de Monsieur de Vaudreuil du 6 May 1760.)
Copie de la lettre du Révérend Père Germain à Monsieur le Marquis de Vaudreuil.
Monsieur, — J'apprends par une lettre de Monsieur de Niverville que les habitans
de la côte de Miramichi sont encore la plupart le long de cette côte, quoiqu'ils ayent fais
258 ARCHIVEE CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
un accommodement avec l unL,rlois, je les trouve plus heureux que ceux de cette rivière
qui sans accommodement ont été emmenés, aussi quoique Monsieur Manach paroisse
avoir été un peu vite dans sa soumission je conçois <ju'il a en tout désespéré et qu'il a
tait pour le mieux ce qui est vrai.
Monsieur de Niverville peut remédier i la chose s il si prend bien, pour icy je
n'ai aucune autre nouvelle, dès que j'en aurai je ne manquerai pas de vous en informer
aussy bieo que ce que je pourrai prévoir être pour le bien de ces quartiers.
J'ay l'honneur d'être avec un profond respect
Monsieur
Votre très humble et très obéissant serviteur,
GERMAIN, Jésuite.
A la rivière St-Jean, le 16 mars 1760. (a)
(n) La lettre de M. de Vaudreuil au ministre, du 6 mai 1700, par laquelle il porte des plaintes gra
contre les missionnaires de TAcadie, devrait précéder les copies des lettres qu'il y a jointes et qui se termi-
nent ici.
Lorsque l'auteur de cette compilation de documents sur l' Acadie fut requis d'envoyer son manuscrit à
l'imprimeur du roi, il ne peut retrouver la copie qu'il en avait faite, et c'est pourquoi cette pièce fut omise
dans ce travail.
Ce long et important document comprend les folios 82 et 110 du volume coté F 105 aux archives du
Canada.
APPENDICE I.
NOTES CONCERNANT LA FAMILLE ROBICHEAU
PÉTITION DE LOUIS ROBICHEAU POUR ÊTRE TRANSFÉRÉ AVEC SA
FAMILLE DE CAMBRIDGE À BOSTON.
A Son Excellence William Shirley, écr., capitaine général et gouverneur en chef de la
province de la baie du Massachusetts ; à l'honorable Conseil et la Chambre des
représentants.
J'ai toujours vécu parmi les Anglais auxquels j'ai été fidèle et dévoué, et pendant
quarante-six ans ma conduite à leur égard a toujours été strictement honnête.
Au commencement de la guerre, ma famille et moi avons travaillé à la réparation
des forts à Annapolis ; nous fûmes en même temps chargés de la surveillance des voi-
tures qui transportaient le bois de construction et c'est en risquant ma vie et celle de
ma famille que j'ai réussi à faire transporter ce bois pendant la nuit à l'insu des sauvages.
En outre, des membres de ma famille ont averti les Anglais de l'approche de Du Vivier,
envoyé pour attaquer le fort : et si les Anglais n'avaient pas été averti à temps, le fort
aurait été pris. Par suite, j'ai été fait prisonnier deux fois avec ma famille ; et après
avoir été emmenés au camp français nous avons eu beaucoup de difficulté à nous faire
relâcher. En deux autres occasions on a pillé ma maison et enlevé mes bestiaux ; et ces
faits sont bien connus des Anglais qui résidaient à Annapolis à cette époque. Après ces
01 \r IL0QI1 m U i/'// \ WB< DOOl i// '• / 00
DOC. DE LA SESSION No 18
événements j'étais parvenu s me relever un peu, Ioi*h«ju«' l'année d«ini»re h n
ElandAeld, eu nom «lu gouvernement anglai , m'enlev» Loui (•«• «pu- )<• | nu-
laissa libre de m'expatriai ou il me plairait •' ai mieux aim< venii dan la Nouvelle-
Angleterre, parce que je oroyai qu'ioi on i onnai tait ma fid<
m'attendais <l \ trouver toute l'indulgence » laquelle j'ai droit Maintenant je me
permets de faire part à Votre Excellence et eux honorable membre d< i liam
bref qu'à mon arrivée dane oette province, j'ai ét< en Boston ivec ma famille où
nous avons demeuré ju qu'à oette lemaine Pendant le troi moi .|i>.- n< >n hm.hh pav
à oet endroit, notre conduite a été irréprochable et j'ai pourvu n un- t-
de ma t'a m il le Aujourd'hui nous avons été I ransférl i à Cambridge où je ui
bonté . mais je ne pui trouver de l'ouvrage i<i comme ;i Ko ton, « t non « -mi,
sairement s charge à la province. De plus, les oon eillers de Cam'orid<.M' ;\\>\<
donné inutilement beaucoup de peine pour nous procurer une mai on, noui on
qu'ils n'ont pas <!<• logis en vue pour non-, .'t qu'ils ne lavent où nom in baller. Bn oon
séquence, je nous sollicite de me laisser retourner à Boston ou non uoe oonduiron
comme des gens paisibles et respectables. Cette Eaveur ne pourra servir de précédent,
car personne s'est trouvé dans les mêmes circonstance! que nous. En m'accordent ma
demande, Votre Bxcellenoe <vt vos honorables membres des deux Chambre obligeront
beaucoup votre malheureux pétitionnaire.
Cambridge, 10 septembre 1756.
Au Conseil, le 10 septembre 1756. Le pétition ci-dessus eet lue et il «--t résolu
d'accorder au pétitionnaire la liberté de Be transporter à Boston avec sa famille. Cette
pétition est envoyée à la Chambre des représentants pour approbation.
TIIOS CLARKE, bous
LOUIS ROBICHEAU (le pétitionnai.*;.
A la Chambre des représentants, 10 septembre 1756.
Lue et rejetée.
T. HUBBARD, orateur.
No 523.
Tableau indiquant les noms, les âges et l'état de santé des membres des familles fran
(•aises envoyées à Cambridge par ordre du gouvernement.
Noms. Age.*-.
Lewis Robeshaw, 54, santé bonne, a perdu deux doigts.
Jane Robeshaw, 49, très faible et incapable de travailler.
Frederick Robeshaw, 25, souffre d'un cancer.
Edwd. Robeshaw, 22, capable de travailler.
Otho Robeshaw, 15, santé bonne.
Klorence Robeshaw, 10, santé bonne.
VillBong Robeshaw, 8, très faible.
Esther Robeshaw, 18, santé bonne.
Monit Robeshaw, 13, santé bonne.
Hannah Robeshaw, 5, santé bonne.
Joseph Wite, 28, santé bonne.
Magaret Wite, 27, santé bonne.
Mary Wite, 2, santé bonne.
Total, 13 personnes.
30 novembre 1757.
260
ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Tableau indiquant la distribution des Fraw \i> neutres dans Le comté de Middlesex,
par le comité choisi par la Législature et le Conseil.
X < un- dea bourgs où Lia fuient ••n\-
XolIlS.
( lambridge.
Lewia Etobeshaw
Jane, sa femme
Frederick
Edward
Oto
Florence
YillBong
Esther
M.-llv
Hannah
âges.
....
51
27
24
18
13
11
26
16
6
Nom-
bre
10
Charles town
Jose])h White
Marg. sa femme
Mary, sa fille
Un bébé (a)
Marg. Richard, veuve.
Victor
Marg
John ,
Munich.?
David
30
29
4
56
23
18
14
9
8
1"
(a) Mai-guerite, née le 10 décembre 1760.
Requête transmise, par Mascarène au S'crétaire d'Etat dans une lettre
du 9 décembre 1745,
A l'Honorable Paul Mascarène Ecuyer Lieutenant Gouverneur Commandant en chef
dans la Province de Sa Majesté la Nouvelle Ecosse &c, et aux Illustres Messieurs
du Conseil du Roi.
Messieurs,
Nous osons nous assurer toujours de vostre Bonté c'est ce qui fait que nous prenons
la liberté de réclamer toujour vostre Protection qui nous est nécessaire plus que jamais
dans la triste Conjecture ou nous nous trouvons, étant accablés d'un Coté et menacés de
l'autre, vous Sçavez, Messieurs, en quel Etat nous réduisent, et les François et les
Sauvages dans tout leurs Courses, ceux-cy nous Ravagent pillent tuent ceux la nous
accablent de peines et de traveaux ne nous donnant pas le temps de respirer, et d'un
Autre Coté on nous fait entendre qu'on viendra de Boston pour nous Réduire entière-
ment, aquoy on auroit pas grand peine étant déjà bien abbattus en toute manière :
quoy, Messieurs, voudriez vous nous abandonner de même que nous présumons autre
chose de vous.
Il est vray Messieurs vos Ennemis trouvent de la Subsistance chez nous, mais qui
que ce soit qui habitent n'y trouveront-ils pas egallement ou de gré ou de force.
On travaille pour Eux dans leur Besoins n'y forceront ils pas vos plus affidés?
On leur porte avec un certain plaisir ce qu'il demande on le fait par force pour se
maitre a Couvert d'un plus grand mal efc malgré tout cela nous traitent d'Anglois et nous
font il mille paines.
De prendre les Armes ou en Serions nous, Messieurs, Sy nous les avions prises vous
auriez ceux qui vous Restoient sur les Bras à nourrir dépouillés de tout et tellement
accablés de chagrin qu'ils seroient hors d'état de vous rendre Service Et toujours si nous
faisons par foy quelque chose pour vos Ennemis selon le sort de la Guerre, nous voyez-
vous dez que nous sommes libre courir a tout ce que vous demandez de nous, avec quelle
peine et quelle fatigue ne vous avons nous pas fourni les Bois que vous nous avez
demandé toujours disposé à vous rendre service a quelle Epreuve n'a t-on pas mis notre
i,i \ i iLOQll DJ i' IDU \ m/' /"" /
DOC. DE LA SESSION No 18
fidélité .in. que n Q ayon rien fail de oe qui peu! avoii liaporl au> \m . <-
I .l.utii .i la Vi i ii« Mei ieun qu'il ) en <|ll<•l<|ll<• i un qui on! « té infidèlle |>ai une<
conduite et indiioretion Haï roudra-t-on perdre plu ieui Innocent poui quelque*
coupable. Permettez, Me ieura, que noua vou demandioo plual a pour <
prétendre l«- |u I ifter, Et an ce de reoidh e aou i aen promu
doui eaperona que voatre olemenoe urpai ai i leur malice, el leui Kechuti a
munis ae Qraoe, et voetre bont< nou i attachera de plu en plun à K« M britannique
et par Conséquent aux honorables pei onne qui nou tiennent donc
Messieurs par Qraoe ce ei no Frayeurs en nou b m. un rostre protection que noui
baoherons de mériter de plus en plus par noa attentioi nivre ro Ordi
ftdels au Gouvernement et a offrir nos* Vœux pour que le
vous ses plus speoials faveurs étant dans un trez profond lî- |
l >>• \ os honneur
Le t rea humble ei t rez obéi ant i ri item
[ JEAN simon LEB1 \'
| Marque de J08: ROBICHA1
Députez faisant pour Les Habitants | marque de t BAPTISTE l'KLLKl; AIN
de la Rivière d'Annapolis- [ marque de I JEANT MKLA\so\
Royalle, I marque de : CHARLESQ] ROIB
! marque de i CLODDE ORANGER
[ LOUIS ROBICHAU*
Annapolis Royal ce vingt et uniesme juin 1745.
ACTE DE BAPTÊME DE LOUIS ROBICHAU.
Ce 10° d'aoust de l'année mil sept cent quattre, moy soussigné faisant le? fonctions
curiales dans cette paroisse, ay baptisé Louis Robuchau, né du 9' du susdit mois, fils de
Prudent Robuchau (a) et de Henriette Petitpas, légitimement conjoins. Il a ont pour
parrain Msieur Louis de Charcornacle, capitaine de compagnie et pour marraine damoi-
selle Jeanne Tibaudau, épouse de Msieur DeGoutin lieutenant général de cette pro-
vince. En foy de quoy j'ay signé avec eux ce mesme jour et an que dessus.
CHARCORNACLE
JEANNE DEGOUTIN,
f. FÉLIX PAIN, recollet, curé de Port Royal.
MARIVGE ENTRE LOUIS ROBICHAU ET JEANNE BOURGEOIS
Le septième jour du mois de février mil sept cent trente j'ay soussigné René
Charles de Breslay, prêtre missionnaire curé de la paroisse de St-Jean Baptiste à Anna-
polis Royale dans la Nouvelle-Ecosse ou Acadie et grand vicaire de Monseigneur
l'évêque de Québec après avoir publié un ban du présent mariage le cinquième jour du
dit mois et an et n'y ayant paru aucun empêchement et après avoir accordé la dispense
des deux autres et avoir pris le mutuel consentement des deux parties et de leurs parents,
donné la bénédiction nuptiale à Louis Robichau, demeurant dans cette paroisse, âgé de
vingt-cinq ans, fils du sieur Prudent Robichau, sindic et chef du conseil françois à la
dite Annapolis Royale, et de dame Henriette Petitpas, ses père et mère d'une part, et
à Jeanne Bourgeois, demeurant aussi en cette paroisse, âgée de vingt et un ans, fille du
sieur feu Germain Bourgeois, marchand bourgeois de la dite Annapolis, et de Dame
Marie Magdeleine Dugas ses père et mère d'autre part. Le dit mariage a été fait en
présence du dit sieur Prudent Robichau, du sieur Prudent Robichau, fils, marchand,
(a) Prudent Robichau fut nommé juge de paix à Annapolis Royal, le 5 avril 1727, par Lawrence
Armstrong, lieutenant-gouverneur.
262 ARCHIVEE CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
députe «les habitants françois <le la dite Annapolis, frère du dit époux, du sieur Joseph
Bourgeois, aussi dépote «les dits habitants, de Joseph Kobichau, habitant de la dite
paroisse, frère du dit époux, du sieur Denis Petito dit St Seine, chirurgien major de la
dite Annapolis et de plusieurs autres parents et amis lesquels avec la dite épouse ont
déclaré ne scavoir signer de ce interpellés suivant l'ordonnance à la réserve des dits
époux, Prudent Robichaud, père, et du dit sieur Denis Petito qui ont signé avec moi.
LOUIS KOBICHAU
PRUDENT ROBICHAU
ST SCEINE
JOSEPH BOURGEOIS
JACQUES ÏERRIOT
R. C. dkBRESLAY, grand vicaire.
ACTE DE BAPTÊME DE MARGUERITE ROBICHAU \.
Ce 29 de juillet 1731, j'ay administré les cérémonies de baptême à Marguerite, née
le 30l may de l'année 1731, fille de Louis Robichaux et de Jeanne Bourgeois. Le par-
rain a esté Prudent Robichaux la marraine Elizabeth Robichaux lesquels ont déclaré
ne scavoir signer.
ANT. GAULIN ptre miss.
BAPTÊME DE FREDERIC ROBICHAUX.
Le douzième avril mil sept cent trente trois, par nous prêtre soussigné, missionnaire
de la paroisse de St-Jean Baptiste à Annapolis Royale, dans la Nouvelle-Ecosse ou
Acadie, a été baptisé Frédéric né le dixième du dit mois du légitime mariage de Louis
Robichaux et de Jeanne Bourgeois. Le parrain a été Joseph Landry et la marraine
Jeanne Robichaux tous habitants de la dite paroisse. Le père et le parrain ont signé
comme seuls scachant le faire de ce requis.
LOUIS ROBICHAUX,
JOSEPH LANDRI,
DE ST-PONCY DE LA VERNÈDE, prêtre.
ACTE DE BAPTÊME DE EDOUARD ROBICHAUX.
Le premier novembre mil sept cent trente-cinq, par nous soussigné prêtre mission-
naire, etc., a été baptisé Edouard, né le vingt-neuvième octobre du légitime mariage de
Louis Robichaux et de Jeanne Bourgeois. Le parrain a été Joseph Granger et la mar-
raine Anne Robichaux tous habitants d'Annapolis lesquels ont déclaré ne scavoir signer
DE ST-PONCY DE LA VERNÈDE, prêtre.
ACTE DE BAPTÊME DE JACQUES ROBICHAUX.
Le 19 juin 1738, par nous soussigné prêtre missionnaire, a été baptisé Jacques, né
le même jour du légitime mariage de Louis Robichaux et de Jeanne Bourgeois. Le
parrain a été Jean-Baptiste Richard, et la marraine Anne Robichaux, tous habitants de
cette Daroisse lesquels n'ont scu signer.
ST-PONCY DE LA VERNÈDE, prêtre miss.
AC1E DE BAPTÊME DE MARIE ESTHER ROBICHAULT.
L'an 1740,1e 12aoust a esté baptisée par nous prestre soussigné, Marie Esther
Robichault, (a) née du même jour, du légitime mariage de Louis Robichault et de Jeanne
(a) Décédée à Québec, le 5 fév. 1818.
i,i \ i i / 0011 DJ i' i /'// \ . ii/' OOi I ■' i i
DOC. DE. LA SESSION No 1H
Bourgeois •«• pèreel mère A su pool parrain I ■ riobicnauH •
Bfarguei ite Etooiohault. Le pai i ain h e noi
il; \v "i ROBICHA1
\ \l '«,.1 LU
m i i. i.i BAPTEMI i'i "i"' ROBICH
L'an mil sept oent quarante-deui <•» le dngt-neuf i'avril a éfa ba.pl
soussigné grand vicaire de l'A cadie, faisant le fonction ouri la paroi J
IL, Odo, né meeme jour et an, fili de Louii Elobichaut el de Jeanne lioui
Le parain a été Stanislai Qourdeau el |i marraine Mai Robicbau qui ont tooe
déclare* ne «savoir Bigner de ce enqui
0 DE LA UOUDAL1 i. U v
\( i i. Dl BAP1 1 Ml Dl M0NIQU1 ROBICH i\
Le douze avril 1744, a esté baptisée Monique, née du même jour, fille légitime
Louis Robicbeau el de Jeanne Bourgeois, son épouse. L< parrain P u-
deav et la marraine Tbéotiste Uourdean qui n'ont bcu Bigner de ce enquis selon IVm
donnanoe.
DESENCLAVES | -■ tn
\< n; i>k BAPTÊMl Dl ii<»i:i.\i ROPIOHBAU.
Le second octobre 1746, a esté baptisé Florent, né du jour précédent, fils légitime
de Louis Robicheau et de Jeanne Bourgeois, son épouse. Le parrain a e b Frédéric
Robiclieaud et la marraine Marguerite Etobicheaud qui n'ont sec Bigner.
DESENCLAVES prêtre.
ACTE DE HAÏTI. ME DE F1HM0ND ROBICH «AU.
Le vingt avril 1749, ont été suppléés les cérémonies du baptême à Firmond, né le
vingt huit janvier, fils de Louis Robicheau et de Jeanne Bourgeois. Le parrain a e
Isidore Gourderot et la marraine Félicité Bourgeois qui n'ont scu signer.
DESENCLAVES, prêtre.
ACTE DE BAPTÊME DE VÉNÉRANDE ROBICHEAU.
Le deux may mil cept cent cinquante trois ont esté supplées les cérémonies de
baptême à Vénérande, née du premier mars, fille légitime de Louis Robicheau et de
Jeanne Bourgeois son épouse. Le parrain a esté Claude Dugast et la marraine Marie
Esther Robicheau qui n'ont scu signer de ce enquis selon l'ordonnance.
DESENCLAVES, prêtre.
SÉPULTUKE DE VÉNÉRANDE ROBICHAUD.
Le vingt cinq novembre mil huit cent trente neuf, nous prêtre curé de Québec,
soussigné, avons inhumé dans la chapelle Ste Anne de l'église paroissiale de Québec,
demoiselle Vénérande Robichaud fille légitime de feu Louis Robichaud et de défunte
Jeanne Bourgeois, décédée le vingt deux du courant en cette paroisse, âgée d'environ
quatre vingt quinze ans. (a) Presens Louis Basile Pinguet, Pierre Evariste Gagnon,
écuyers et les sieurs Mathieu Bardy, Ignace Gagnon et Antoine Parant qui ont signé
avec nous.
Louis B. Pinguet Ignace Gagnon P. E. Gagnon
Mathieu Bardy Antoine Parent Bourgeois
CHL. F. BAILLARGEON ptre.
(a) Sic pour 86 ans, 8 mois et 21 jours.
26 J à Ri 'Il 1 1 B8 CANADIEN* /■>'
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
A Québec, le l <s juillet 177">. eut lieu le mariage entre Olivier LeBlanc, lille de feu
Paul et de Madeleine Forêt, de U paroisse de 8t-Charl< Mines, et ISlonique Kobi-
chaud, lille de Louis et de .Jeanne Bourgeois, de la paroisse de l'As omption du Port
Royal, avec dispense du .'} au I de paient.-. Assistèrent a ce mariage les personnes mi i
vaut i
Joseph l><>u<-<-t. beau -frère de l'époux, Grégoire Brun, ami, Louis Robichaux, père
de l'épouse, Edouard, Otho, Florent, Villebon, Bsther et V^énérande Robichaux, frères
•>t sœurs de Y' ( >nl aigné sur le registre :
Olivier LeBlanc, Villebon Robichaux,
Otho Robichaux, Edouard Robichaux,
Louis Robichaux, Vénérande lîobichaux,
BEAUMOXT, ptre.
A Québec, le 22 septembre 1777, mariage entre Jean Bte Dumont, de la paroisse
de Belœil, fils du Sr Jean Baptiste Dumont, négociant en cette ville, et de D*"lle Marie
Joseph Villedonné, et D tlle Marie LeBlanc, fille de feu Joseph LeBlanc et de Marguerite
Robichaux, en présence de Jean Baptiste Dumont, de Louis Robichaux, etc.
A Québec, le 28 octobre 1775, inhumation de Firmand Robichaux, décédé le jour
précédent, âgé de 26 ans, fils de Louis et de Jeanne Bourgeois.
SÉPULTURE DE LOUIS ROBICHAUX.
Le vingt un décembre mil sept cent quatre vingt par nous curé de Québec, soussi-
gné a été inhumé dans le cimetière des picotés, le corps de Louis Robichaux, Acadien,
époux de Jeanne Bourgeois, décédé d'hier, âgé de soixante dix sept ans, muni des sacre-
ments, présents, Yalière, Poiré et autres.
AUG. D. HUBERT ptre.
Sépulture de Jeanne Bourgeois.
Le dix neuf Mars mil sept cent quatre ving dix par nous vicaire de Québec sous-
signé a été inhumé dans le cimetière des picotés le corps de demelle Jeanne Bourgeois,
veuve de Louis Robichaux décédée hier sur le minuit, âgée de quatre ving neuf ans
environ munie des sacrements, étaient presens Mrs Joseph Pèlerin, Mondolet et plusieurs
autres tant parents qu'amis.
J. BTE. DUBORD ptre.
Extrait des registres de Notre Dame de Québec.
Le 14 août 1775, nous curé d'office avons supplée les cérémonies de l'Eglise qui
manquaient au baptême de Louis Edouard, âgé de 13 ans et sept mois, et de Marie
Madelaine, âgé de 19 ans et neuf mois qui leur avait été donné au cas de danger de
mort, au premier par Denis Petitaut, et à la fille par Denis Petitaut, le garçon né à
Boston (a) et la fille au Port Royal (b) tous deux du légitime mariage de Joseph LeBlanc
et de Marguerite Robichaux. Le parrain du garçon a été Gabriel Mességué, et la
marraine Théotiste Quessy épouse du parrain, le parrain de la fille a été Louis Robi-
chaux, ayeul du côté maternel, et la marraine Madeleine Robichau, tante du cote
maternel (c). Ont signé avec nous les parrains et Messires Dubois, prêtre Vicaire,
Lefebvre, di cre, Thomas Bédard, Dumouchel, Deronne, Diacres, Fortin et Perrault,
sous-diacres et plusieurs autres.
Mességué, LOUIS ROBICHAUX.
J. M. Lefebre, diacre, Perrault, sous d.
J. N. Bedard, diacre, J. B. Dubois, ptre
J. J. Deronne, diacre, Edouard Robichaux,
Fortin S. diacre Venerande Robichaux,
Dumouchel, diacre, L. Beaumont, ptre.
(a) le 5 février 17fi2.
(b) en novembre 1755.
(c) C'est la grand, tante qu'il faut lire ; cette Madeleine Robichaud, naquit en 1701. Elle était sœur
de Louis et a\ait épousé Charles Pellerin.
i,i \i 1/ 0011 "i U iDJl \ m/'' DOi I VI • /• X>>
DOC. DE LA SESSION No 18
SéPULTUBi Dl HAÏ II L0U1 I rHIBODEAl 11 OHURGH IIBAMICHI
Le 1 7 août 1 82 1, j'ai supplée Ion « ■ n -mm. un > fnm - § -. • . ■ ■ - un ■ i f • «j i •
Thibodeail, décédée et inhumé» l'automne «li-rnuM-, . :'■ ■ <l « n\ non ' ■iM'|u;uii<-
de sieur Otho Robichaud, en préHonce de Bruno Poii d'Oliviei H i qui
n'uni bu ligner.
THOM 18 0( M -M.,' ni
m ri in i.i. m «.i HO BOBIOH m i».
Le 2 1 décembre 1824, j'ai inhumé dam le oimetière de 8te Anne de Barnl Church
le oorpe de Otho Elobichaud, décédé il y a deux jours, n^'- «l «mi \ non ■• (i<»u/.«
en présence de Otho Robiohaud, on fils, «de Michel Alain el déplu mtn
\\'M. DOLLARD, ptre mi
OTHO ROBIOB kUD RT M \ ni i: LOI i i. i n [BOD1 \i
( mariés l«' 18 août 1 7-
EnfwnJU
Adélaide, né 26 juin 1790 ; mariée à Joseph Poirier, de Caraquet.
Lou%$% né 30 novembre 1791 ; marié le 31 janvier 1815, à Ans ts ie Poirier. Il
mourut le 14 janvier L869, et sa femme le 7 janvier 1880. (d)
Frédérte, né en 1793 ; marié lo 28 juillet 1819, à Marguerite Savoie, fille de Firmin
et de Marie Rose Bastarache.
Marguerite^ (jumelle), née 1795 ; mariée 7 janvier 1818, à Raphaël Poirier, de Caraquet.
Marié-Jeanne, ( jumelle), née 179") ; mariée à Bruno Poirier, de Caraquet.
Otho, né L2 mai 1797 ; mort non marié.
Marie-Monique^ née 30 décembre 1798 ; mariée 4 février 1822, à Germain Poirier, de
Caraquet.
Olivier, né en 1801 ; marié à Judith Thibodeau.
Vénérende, née 3 juin 1803 ; mariée 2 août 1824, à Pierre Allain.
Marie- /fat h er, née 18 novembre 1806 ; mariée à Michel Allain, fils.
Geneviève, née 15 janvier 1809 ; mariée à Pierre Dugas, de Caraquet.
Suzanne, née vers 1812 ; mariée à Clément Lausier ^né 11 juillet 1796) veuf de Julie
Dugalet, de Tracadie.
Extrait du Registre des Baptêmes, Mariages et Sépultures, de la Paroisse de St- Pierre de
Caraquet pour Vannée 1815.
Le trente un janvier mil huit cent dix-huit, après la publication d'un ban de ma-
riage, vu la dispense des deux autres et le consentement des parens, j'ai marié Louis
Robichaud, cultivateur de Nigaweck, fils d'Otho Robichaud, écuyer, et de Marie-Louise
Thibodeau, avec Marie-Anastasie Poirier, de Caraquet, fille majeure de Joseph Poirier,
cultivateur, et de Charlotte Léger, et leur ai donné la bénédiction nuptiale, suivant le
rit de l'église catholique, en présence de Frédéric et de Marie-Jeanne Robichaud et de
Joseph Poirier, et de Joseph Poirier, fils, qui avec les époux ont signé.
Louis Robichaud. Joseph Poirier, fils.
Anastasie Poirier. Frédéric Robichaux.
Joseph Hubert Poirier. Marie-Jeanne Robichaux.
T. COOKE, pter miss.
Copie conforme à l'original, faite par le soussigné.
J. THÉOPHILE ALLARD, ptre,
Curé de Caraquet.
1er août 1902.
(d) Prudent, leur fils, naquit le 12 oct. 1832. Il épousa Théodoréc Lausier, de Tracadie.
18—49 k-16
266 AR( lin /> 0 AN AD II VNEB
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Fi:i.M.i:i< rrOH, 15 février 1788.
Cheb monsieur, Les deux lettres ci-incluses ont i \té adn du Canada, à mes
soins, et je Buis heureui de profiter de la présente occasion pour vous les faire parvenir
immédiatement.
Je suis la personne que vous avez connue lorsque les circonstances me permettaient
de faire de fréquentes visites a la famille du colonel Yassall, à Cambridge. Ma sœur
Penny dont vous voua souvenez sans doute me charge de vous transmettre ses saluta-
tions. Nous demeurons tous les deux à Frédéricton où nous serions très-heureux de
voua recevoir. Je serai toujours enchanté de vous rendre service.
Permettez- moi de voua assurer de mon estime et de mon amitié.
Votre très humble serviteur,
ED. WINSLOW.
Robaib's Island (Miramichi), lundi 22 sept. 1788.
Cher monsieur, — Depuis que j'ai eu le plaisir de vous rencontrer ici, j'ai eu l'occa-
sion de m'entretenir avec M. Keed et M. Graham au sujet de notre demande au gouver-
nement en vue d'établir des coure de justice dans ce comté. Ils m'ont paru bien décidés
d'appuyer cette demande et m'ont prié de vous inviter à venir chez moi, vendredi ou
samedi prochain, afin de vous joindre à nous. Je vous prie de ne pas manquer de venir,
car il s'agit d'une chose dont nous avons grand besoin. Sans l'établissement de cours
de justice, la propriété ne peut être longtemps en sûreté dans cette contrée. J'attends
quelque chose de vous — je vous en ai fait mention lors de notre dernière entrevue. .
£10 ou plus, si vous pouvez disposer de cette somme, apportez-la. Thom me prie de
vous transmettre ses bons souhaits ainsi qu'à Florence [sic pour Florent] et à tous nos
bons amis de Negawack
J e suis votre . . .
J. FRASER.
M. Otho Robichaux,
Marchand,
Negawack.
Frédéricton,
Cher Otho, — J'ai ici un parent qui s'est dévoué beaucoup à la colonisation de ce
pays, et je suis très désireux de faire obtenir à cet ami un siège à la législature. C'est
avec difficulté que j'ai réussi à lui faire dire qu'il remplira son mandat s'il est élu. Le
bref d'élection vient d'être émis pour votre comté. Comme j'ai raison de croire que per-
sonne parmi vous n'a l'intention d'encourir les dépenses inhérentes à cette charge, ]e
prends la liberté de vous recommander le major Harris William Hailes. Je sais que
vous jouissez d'une grande influence parmi les colons français et je suis flatté de croire
que vous serez heureux de l'employer en faveur de mon ami ; cependant, je ne vous
demande de l'appuyer que si votre jugement personnel vous engage à le faire. Le major
Hailes réside au siège du gouvernement, descend d'une famille de gentilshommes et
vous représentera loyalement. Permettez-moi de vous exprimer cette conviction, sans
laquelle je n'aurais pas mentionner son nom. J'ai écrit à Nicholson à ce sujet. J'ai eu
le plaisir de rencontrer vos sœurs à Québec ; lorsque vous aurez des lettres à leur envoyer,
je serai heureux de les leur faire parvenir.
Je suis, avec un estime profond,
Votre ami, etc.,
ED. WINSLOW. .
Monsieur Otho Robichaux.
Miramichi, 23 août 1791.
Cher monsieur, — Je suis chargé par les autres magistrats de vous faire connaître
que la proportion de la somme qui doit être prélevée dans le comté pour l'érection d'une
prison et d'un palais de justice a été fixé à <£3 9 8, pour le district de Neguack, y com-
i,i \ i ILOOIE m U \i>ii \ il/' DOi
DOC. DE LA SESSION No 18
pris Arnaud S;iv«»y. Lei ma "i ii fl'u i i . i • | i • • ; I
d'une i épa ri >' ion, 1 1 prop irt ion de l'impôt qu'il
de votre iugemenl «•' de ros aptitudes. M il ;r< le orni • que non
non . éprouvent de grandes difficulté h \ un mon! ml ufl pri
Min qui iera bientôl tormim'e I.-- pui< menl uni fii
dronl cet bi i iole à M
Vous auras lfl bonté de leur explique! le condition qui ' ni im| ■■■
leur donner en vertu de la i autorité de Paire leui paiemenl au •
Quant ii ceux qui adret eronl i vou pour Faire leui pain i ni i
M . Frai i pour le montant.
J'espère que la réponse ci-incluse du colonel \\ m Ion bre letl
\ (IS \ II.
Veuillez présenter mes salutation! à madame Robichaud.
»
Je suis votre très humble el obéissan! serviteur,
MIT i: NICHOLS< i
M. ( )tli») Robichaux
Neguack.
MARCHÉ DE VENTE FAITE EN FAVEUB DE MONSIEUR AUTEAU
ROBIOHAUX.
L'an I7S1 et le 28 mai, m<>i Pierre Loubère reconnais el certifie par l<
vendre un droit il»' terre avec une maison bâtie dessus, avec magasin, grange ef Boulan
gerie que j'ai à Nigawouèke dans la baie de Miramichi, que j'ai t'ait, el fait £air< à m«-s
frais et dépens et dont, j'ai joui jusqu'au teins que j'en ai vendu la jouissance au dit sieur
Autrui Robichaux pour le prix et somme de quarante piastres autrement dit Louis
courant d'Halifax. La borne de la dite terre prend au premier ruisseau du nord est
d'un côté, De l'autre côté, du bord du sud ouest, [elle] prend à la première bouchure
qui est entre Jean Savoie et moi, ou autrement, pour mieux expliquer, entre s;t ma
et la mienne, qui est une clôture de ligne qui a été faite entre nous deux. Il y a encore
une pré qui [est] sur l'isle au foin un mille de la maison du bord du surouest de l'isle et
deux morceaux à la grande Dune [un peu plus bas que la pointe au Chêne] ousque jai
coupé huit chartées de foin par an. Le tout compris seue la dite vente faite en faveur
du dit Monsieur Auteau Robichaux dont j'en ai reçu le parfait paiement à Nigawouèke
ce 28 may de l'année 1781.
P. LOUBÈRE.
Parmi ces papiers de famille il y a deux contrats de mariage, savoir : celui de Louis
Robichaux avec Jeanne Bourgeois, fait à Port Royal le 6 février 1730, et celui de Otho
Robichaux, leur fils, avec Marie Louise Thibodeau, fait à Miramichi, en 1789.
La dernière partie de celui de Otho Robichaux est comme suit :
11 La dite coutume (de Paris) sera observée dans ces présentes ordonnances en faveur
" duquel mariage le dit futur époux a donné ou donnera la somme de cent louis courant
" égal à quatre cents piastres d'Espagne en espèces, ainsi que la moitié de tous les bi^ns
" qui se trouveront après la mort du dit futur époux savoir : argent, marchandises, terre,
11 maison, magasin, animaux de toute espèce cela pendant sa vie durante."
Lettre de Vabbé Maillard à Louis Robichav se.
Louis Robichaux,— Je ne manque point cette occasion pour vous faire sçavoir
combien je désirerais d'être à proximité de vous, et de tous les autres catholiques dis-
persés ça et là dans les contrées de Boston et d'ailleurs pour votre consolation à tous et
pour la mienne. Mais il convient que nous vivions plus que jamais résignez entièrement
à la volonté du Seigneur, en nous soumettant surtout de bon cœur à tout ce qu'il luy
plaira faire de nous.
18—491
268 ARCHn W& <\\ \im:\ \ />
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
J'approuve volontiers que vous receviez le consentement mutuel exprimé par la
parole de prégens de tous œui et celles qui voudront s'unir en mariage, mais faites cela
en présence d'un nombre de témoins requis à ce; Donnez vous garde d'approuver ceux
qui voudraient contracter dans des dégrez prohibez ou deffendus; et autant que faire se
pourra, donnez moy avis de tout ce qu'il vous arrivera de faire à cet égard. Etant vicaire
général de toute cette paroisse de l'Amérique Septentrionale j'ay droit de commettre
une perzonne de confiance pour recevoir de pareils consenternens et c'est vous que je
convients pour cela à l'égard de tous ceux qui sont aux environs de Baston et dans
Baston même auront envie de se marier bien entendu que vous tiendrez un mémoire de
tous ceux de qui vous aurez reçu le consentement. Quand il s'agira de dispenses, il faut
m'en donner avis, puisqu'il est vray que vous êtes à portée de pouvoir consulter la Puis-
sance Ecclésiastique dont je suis revêtu. Je vous adresse une dispense cy-inclus que je
vous prie de lire, et que je vous prie de remettre à la personne qui l'a demandée, mais
observez de luy faire remplir les conditions auxquelles je luy accorde. Je scay que tout
cela vous donnera des misères cependant vous y en serez que mieux devant Dieu qui un
jour à venir y aura égard, si vous avez en tout cecy intention de servir le prochain, et
de m'aider en même temps pour l'amour de luy.
Comme nous avons icy une grande liberté pour vaquer aux fonctions de notre Stc
Religion dans notre oratoire de la grande Batterie d'Halifax, nous avons par conséquent
la consolation de pouvoir y recevoir le S1 Sacrement, devant lequel nous entretenons
jour et nuit un luminaire, et pour le pouvoir faire plus lontemps, j'écris à tous nos frères
de Chiguenitou, de Péciguit, de Louisbourg et d'ailleurs, qu'ils ayent à se joindre à nous
pour cette dépense et qu'ils prouvent par là qu'ils nous sont unis pour ne faire tous
ensemble qu'un seul pain, et qu'un seul et même corps en Jésus Christ qui est notre
chef. Mais remarquez, que je ne m'adresse en cela qu'à ceux qui sont vrayement péné-
trez de la vérité de ce grand et redoutable mystère, c'est que je laisse à part les indiffe-
rens. Remarquez en outre que je ne demande pas des sommes mais seulement qu'un
chacun fournisse selon ses facultez. Du liard donné d'un bon cœur à cette intention vaut
une pistolle à celuy qui ne peut faire plus.
Si dans ce que j'espère recevoir de la piété de chaque fidèle je pourois y trouver
de quoy entretenir en ornemens propres et décents notre oratoire, je serais bien aise,
d'autant que je ne puis actuellement par moy-même fournir à cette dépense, proposez,
s'il vous plait, cet article dans votre assemblée de Prières au Saint jour du Dimanche ; et
si vous voyez que les esprits soient disposés à cette bonne œuvre, faites une Collecte, au-
trement une quête. Vous ne pouvez douter que je ne me trouve ici fort à l'étroit du
côté d'un certain Bien être où je ne revois plus, c'est ce qui fait que j'ay recours à
vous tous pour vous engager à faire honneur par quelques largesses de votre part au
temple du Seigneur où se célébreront tous les jours les S. S. mystères, auxquels vous avez
part, puisqu'aussi bien comme nous, vous êtes membres de l'Eglise Catholique.
J'ay soin tous les dimanches de vous avoir présens en esprit, et de vous regarder
alors comme joins à nous dans l'action du S1 Sacrifice ; j'en fais mention expresse en
présence de tout le peuple fidèle qui m'entoure. Faites de même par rapport à vos
prières communes. Bientôt vous recevrez une plus ample Faites bien mes com-
pliments à votre épouse, à votre Sœur Nanniche et à toute votre famille ; aussi bien qu'à
tous ceux qui ne m'ont pas encore oublié. Louis Petitpas et son épouse Marie Joseph
Dugas vous saluent très affectueusement.
Je suis avec un tendre et sincère attachement votre très-humble et très obéissant
serviteur
P. MAILLARD, Ptie,
Vicaire général du Diocèse de Québec.
A Halifax, 17 7bre 1761.
Lettre de Vabbé Bailly à Louis Robichaux.
A Halifax, 17 juillet 1771.
Monsieur,— J'ay été surpris de n'avoir reçu aucune nouvelle de vous en consé-
quence de celle que je vous avois écrite l'année dernière. Il me semble que vous devriez
i,i \ i 1/ OQJl m . \< \iui \ ii/'' D0( UMEN1 ^'ti
DOC. DE LA SESSION No 18
regarder comme un devoir d'entretenu >-Mr | l.nr nuire <i<- i..
velle I1.'
L* Je vous avois mandé d'interdire la prière commune pend» ni i mi <
coupables qui avoicni ét< i|«i' do t'unii parle lien du mi de
leur ordonner de notre part de vivre éparé quand au ht S'il ont obéi, apn qu
auront jeûné un jour en <• pril de pénitence, demandé pardon en | • t -* du j>< uple
omble, roui lei réhabiliterez; sinon, o'ettà-dire, il n'ont point I rottre leai
obéiHHance et o'étoit ce que j %\ \\ dit, roui nou lai • re connottrc pour que non pro
oédiom selon les ordres de Mon eigneur notre Evoque à reti mel ■ iin'inlm
roui pus du oorpa dea fidèles par l 'excommunication. Pour oeui dont rou me demandai
la dispense, s'ils ont attendu Mgr ne permet de vous l'accorder, et on pourrai
marier. S'ils sont déjà mariés contre les lois de l'Eglise, vou le manderez a
il sera procédé contre eux, Si les uns et les autn ni bien comporta leui
sera de six dollars chacun) que roua donnerai par le aux plus pauvres et l'auti en
rovée par le nommé Bédard, porteur. La soumission à I Egli e et aux pui anc<
Dieu a établies pour gouverner ses peu] t le caractère de tout catholique Je •
faohé d'apprendre que nos frères qui sont dans ls Nouvelle-Angleterre cru ent être <
tholique sans cela Nous n'avons rien de particulier à roui dira, la longue lettre qui
vous ay éorite est suffisante, «'t il faut la lin- souvent,
Tous les dimanches je fais mémoire de vous à la Sainte M | me recommandée
vos prieras aussi. Je croyais qu'en conséquence «le ce que je vous avoû mandé, ri
m'auriez envoyé quelque chose. Je pense que vous donnant part dans nos prierai et an
sacrifioe de la sainte, messe vous devez contribuer comme les autres à mon entretien, et
la générosité, la religion engagera un chacun, rien du tout même si cela vous paraît
étrange. Une réponse sur l'état do la religion de nos frères (jui sont auprès de Je
vous recommande de prier particulièrement pour Mgr l'évêque,
Je suis dans l'union de vos prières et en Notre Seigneur Jésus Christ, Monsieur,
votre très-humble et très obéissant,
CHARLES FRAN' BAILLY
plr" mi
P S. Je vous demande de prier Dieu pour l'âme de mon père, que j'ai eu le mal-
heur de perdre le 10 mars 1771.
Extrait des registres de Notre-Dame de Québec.
Mariage entre Jean-Baptiste Thibodeiu & Isabelle Landry.
Le vingt cinq novembre mil sept cens soixante six, vu la dispense de l'empêchement
de parenté au troisième degré, accordé par M1' Maillard, prêtre et vicaire général du
Diocèse en date du premier juillet mil sept cent soixante et un, à Halifax, en la Nou-
velle-Ecosse, en faveur de Jean-Baptiste Thibodeau et d'Isabelle Landry ; vu l'acte de
célébration de mariage contracté à Baston, le dix sept novembre de la dite année mil
sept cens soixante et un, par les dits Jean-Baptiste Thibodeau et Isabelle Landry, seule-
ment en présence de témoins laïques, ne se trouvant point de prêtre catholique en la dite
ville de Baston ; sur la dispense des trois bans de mariage accordée par Monseigneur
l'évêque au dit Jean Thibodeau, natif de la rivière Ste Croix en Acadie, demeurant en
cette ville, fils de Jean Baptiste Thibodeau et de feue Marguerite Boudrot, et à la dite
Isabelle Landry, native de la Grand Pré, paroisse St-Charles, en Acadie, aussi demeurant
en cette ville, fille de Germain Landrj- et de Cécile Forêt d'autre part ; ne connaissant
aucun autre empêchement au dit mariage, nous curé de Québec soussigné avons reçu leur
mutuel consentement et leur avons donné la bénédiction nuptiale suivant la forme
prescrite par notre mère la Ste-Eglise, en présence des témoins ci-dessous nommés, et à
l'instant de leur mariage les dits époux ont déclaré avoir eu ensemble deux enfants
actuellement vivants, sçavoir Isabelle Hélène, âgée de trois ans, environ, et Marie
Marguerite, âgée de deux mois ; ce qu'ils ont déclaré à l'effet de faire connaître les dits
enfants pour légitimes et en présence de Jean Lacroix Thibodeau, cousin, de Paul
Thibodeau, aussi cousin des dits époux et de François Patouel dit Derozier, qui ont
270 Ah'( HI\ ES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
déclaré ne Bçavoir signer, ainsi que L'épouse. L'époux a signé avec nous. Lecture faite,
I 8 Antoine LaRocque étant aussi présent.
JEAN BAPTI8TE THIBODEAU
LAROCQUE, témoin.
J. FEL. RECELER, curé.
Extrait des registres de la Pointe-aua Trembles, Montréal
Mariage entre Timotée Bourgeois et Elizabeth Ouinète,
Le vingt huit décembre mil sept cent soixante quinze moi prêtre mission, soussigné
ai reçu le mutuel consentement de mariage de thimotée Bourgeois et d'Anne Leblanc,
et «I Elizabet Ouinète fille de Guillaume Ouinète et de Lisette Robichaud ses père et
mère de L'acadie et leur ai donné la bénédiction nuptiale en présence du Claude Melançon
et d'Edouard robichaud et autres, ils avoient entre eux deux une fille âgée de cinq
ans fruit de leur mariage, car ce n'a été que la réhabilitation de leur consentement. Ils
avoient été mariés à Baston en la nouvelle Angleterre le dernier du mois de janvier mil
sept cent soixante neuf par Louis Robichaux en vertu des pouvoirs à lui accordés par
Monsieur Maillard ptre et vicaire général du diocèse de quebec, missionnaire des Fran-
çois et des sauvages en Lacadie pour recevoir le mutuel consentement des personnes
catholique voudroient contracter mariage ensemble dans cette province comme aussi
daccorder dispense à tel et tel degré de parenté tant d'affinité que de consanguinité et
qui a reçu leur consentement mutuel en présence de pépin Bourgeois, de frederic richard
de françois dupuy, qui ont signés sur le dit contrat qu'il en a fait, et de plus leur a
adonné dispense de parenté de consanguinité.du deux au troisième degré pour ce il a reçu
vingt quatre francs pour les pauvres. Aucun des Epoux ni témoin de cette rénovation
de mariage n'a su écrire de ce requis.
F. NOISEAUX ptre.
Mariaye d'Anselme Babin > t de Marie LeBlanc.
Le second jour de septembre mil sept cent soixante-seize, après en avoir conféré
avec Monseigneur l'évêque de Québec, nous curé du dit Québec soussigné avons réhabi-
lité le mariage de, et reçu le mutuel consentement d'Anselme Babin, et de Marie
LeBlanc, lequel consentement le Sr Louis Robichaux avait reçu à Salem, suivant ses
pouvoirs, comme il appert par l'acte qu'il en a passé, dont voici la teneur :
" A fait à Salein, l'an mil sept cent septante quatre, en vertu des pouvoirs accordés
" à nous Louis Robichaux par Mr. Charles François Bailly, prêtre vicaire général du
" diocèse de Québec à présent à Halifax, missionnaire des Sauvages et des Français,
" pour recevoir le consentement mutuel des personnes catholiques qui voudront sunir
" ensemble dans cette province ; comme aussi d'accorder dispense à ceux qui voudront
" se marier, à tel et tel degré tant d'affinité que de consanguinité à ceux qui en auront
" besoin ; je confesse avoir reçu le consentement mutuel de mariage d'Anselme Babin,
" d'une part, et de Marie LeBlanc de l'autre part, étant du trois au quatre degré de
" consanguinité de parenté, je confesse avoir reçu la somme de deux piastres et demie
" qui doivent être remises aux pauvres. lies dites parties ont promis et promettent que
" par la première occasion qu'ils trouveront un prêtre approuvé de la Sle Eglise Catho-
" lique, Apostolique et romaine, recevoir la bénédiction nuptiale, le dit mariage a été
" fait en présence des témoins ici bas nommés : les dites parties ont déclaré ne savoir
"signer. Ainsi signer: Louis Robichaux, i-tho Robichaux, les autres ont fait leurs
" marques. François Doucet, Golin, Timothée Bourgeois, Anselme Babin, Marie
" LeBlanc."
Nous curé de Québec soussigné leur avons donné la bénédiction nuptiale selon la
forme prescrite par notre mère la Ste Eglise et en présence de Pierre Vincent, soussigné
ami et cousin, Simon Doucet, Jean Belliveau, cousins de l'époux, Pierre LeBlanc, frère,
Esther LeBlanc Bourdage, cousine soussignée, Jean Marie Bourdage, cousin de l'épouse,
les autres ont déclaré ne savoir signer, lecture faite.
PIERRE VINCENT.
E. L. BOURDAGES.
AUG. D. HUBERT, p,re-
>,i \r [LOGU l'i U \i>n \ il/' /"" / ^71
DOC. DE LA SESSION No 18
/ ■', 1 1 ,i ,i r/< hfimhaiilt
I ,(• \ ingl ept lènae jour «In moi d octobi b mil
du Cap Lauzon, Seigneurie «l K • ii iml»< ni, \mv»\ ' i
Miclirl Elobjohau, Cadien, el Marguerite Lan h i n< monta
un écrit par1 lequel il est dit qu'ayant éti fail prinonniei pai le ^nglai i
leur payi fauta de reoevoii les levons et la doctrine de minNtn \n ii»-ni
mariés en présence de leur p irenta assemblés el de ieill
Angleterre, dans l'espérance de renouveler leur marin i i jamai iU pou nber,
leur prison iini'\ entre let main de prêtre fram ii , leui donné la bénédiction
nuptiale selon les formes <•' oérémonie présente par notre mi leur
faisant entendre 'i"1' ' '' ' eulemen^ renouveler leur mutuel con entement, le
B'étant unis pai n d Is Nouvelle Angleterre devant d< snciei e de
prêtres.
Fait et passé à D'Esohambeau, le jour et an lusdit.
M EN \<;r.. I tan de E pb.
Ont signé sur le registre : Tite rXobiohaux et Michel rlobichs
En la même paroisse le 11 novembre 1766, réhabilitation du ma
M Kobiohaux, Cadien, »vt Marie Landry, Oadienne.
Le reste < lo l'acte est identique au précédent.
Ont signé : Tite Robichaux et Marie Landry.
Le 26 novembre 176(>, en la même paroisse, mêmes cérémonies pour u Oh
'• Babin, fils de Joseph Babin et d'Angélique Landry, et Marguerite Racbel Robichaux."
Le reste de l'acte est la même formule que pour les deux précédent
Ont signé : Joseph Landry et Tite Robichaux.
Michel Robichaux, était né à Port-Royal, le 29 sept. 1737, de l'union entre Je
Robichaux et Marie Forêt. Il mourut à Deschambault, le 7 février 1767, et le 1 août
1768, Marguerite Landry, sa veuve, fille de Jean Landry et de Marguerite Daigle,
convola en secondes noces à L'Assomption, avec Etienne Pelletier.
Marguerite Robichaux, née et baptisée à Deschambault, le 16 novembre 1766, fille
de Michel et de Marguerite Landry, est décédée en la même paroisse le 20 février 1767.
APPENDICE J.
A la cour St. James, le 11 juillet 1764.
Présent : —
Sa Très-Excellente Majesté le roi en Son Conseil.
Après la lecture du rapport ci-après des Très Honorables lords du comité du Conseil
des Colonies, en date du 26 juin dernier : —
11 Attendu qu'il a plu à Votre Majesté de soumettre à ce comité un rapport des
11 lords du Commerce et des Colonies exposant : Qu'ils ont reçu dernièrement, du
" gouvernement de la Nouvelle-Ecosse, une lettre par laquelle celui-ci demandait des
" instructions au sujet de la conduite à suivre à l'égard des Acadiens qui sont encore,
" dit-il, très nombreux dans cette province, s'ils manifestent de prêter le serment d'allé-
" geance et de fidélité au gouvernement de Votre Majesté ; que l'acquisition d'un nom-
11 bre aussi considérable de bons habitants serait certainement très avantageuse pour la
" province et contribuerait à en développer rapidement la colonisation ; que pour cette
" raison les lords du Commerce et de-? Colonies demandent à Votre Majesté s'il ne
" serait pas préférable de les reconnaître comme habitants de cette province avec l'es-
272
A R( II 1 1 ES ( 'A XA DIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
"poir qu'en leur permettant de prêter le serment d'allégeance, cette bonté de votre
" part noua attirerait Lear reconnaissance, plutôt que d'aggraver leur ressentiment en les
"proscrivant Impitoyablement, ce qui les pousserait peut-être au désespoir et par suite
'• qous obligerait d'encourir 'les dépenses considérables pour les déporter de force; qu'en
"outre, le gouverneur Wilmot nous a informé que cette population est profondément
"attachée au gouvernement français, et que si une nouvelle guerre éclate, il serait à
•' craindre que sous l'empire de ce sentiment, elle ne cause de grande embarras à Votre
" Majesté : et qu'en prévision de cette éventualité, s'il plaisait à Votre Majesté, après
"avoir examiné les renseignements ci-dessus, de leur accorder la faveur de devenir
"colons du gouvernement de Votre Majesté, en prêtant le serment d'allégeance, il sera
" argent de les disperser en petit nombre parmi les autres sujets de Votre Majesté- dans
" des endroits qui ne leur permettront d'entretenir aucune relation ou correspondance
•• avec les sujets du roi de France des îles Saint-Pierre et Miquelon où plusieurs de leurs
" amis sont allés s'établir, car des relations de ce genre alimenteraient les préjugés que
" leur inspirent la religion et les intérêts de leur nationalité : En conséquence, les lords
" du comité, après avoir considéré les représentations ci-dessus, sont unanimes à informer
" humblement Votre Majesté, qu'ils conseillent de permettre aux Acadiens de prêter le
"serment d'allégeance et de devenir colons du gouvernement de Votre Majesté tel que
" proposé par les lords du Commerce et des Colonies ; et à cette fin les lords du comité
" proposent qu'il plaise à Votre Majesté de charger les lords commissaires de préparer
" la teneur d'une instruction qui sera transmise à cet effet au gouverneur de la Nouvel-
11 le-Ecosse, et qui sera, au préalable, soumise à Votre Majesté en Son Conseil pour y re-
" cevoir Votre sanction royale."
Il a plu à Sa Majesté d'examiner aujourd'hui le rapport ci-dessus et de l'approuver,
conformément à l'avis de son Conseil privé, et d'ordonner comme il est ordonné par les
présentes de permettre aux Acadiens de devenir colons du gouvernement de Sa Majesté,
conformément aux conditions proposées par les dits lords du Commerce et des Colonies,
c'est-à-dire en exigeant d'eux le serment d'allégeance ; à cette fin, les lords commissaires
devront préparer la teneur d'une instruction qui sera transmise à cet effet au gouverneur
de la Nouvelle-Ecosse et, au préalable, soumise à Sa Majesté en Son Conseil pour y rece-
voir Sa Sanction royale.
W. BLAIR.
Représentation à Sa Majesté avec la teneur d'une instruction additionnelle pour au-
toriser le gouverneur de la Nouvelle-Ecosse à permettre aux Acadiens de devenir
colons de cette province.
A Sa Très- Excellente Majesté le roi.
Qu'il plaise à Votre Majesté. — Conformément à l'ordre de Votre Majesté en
Son Conseil, en date du 11 courant, nous avons préparé une instruction additionnelle, et
nous demandons humblement par la présente la permission de soumettre à Votre Majesté
en Son Conseil, cette instruction par laquelle le gouverneur de la Nouvelle-Ecosse est
requis de permettre aux Acadiens de demeurer dans la province comme colons, confor-
mément aux conditions et règlements proposés dans notre humble rapport à Votre Ma-
jesté en date du 19 juin 1764.
Le tout vous est très humblement soumis.
HILLSBOROUGH
GEO. RlCE
BAMBER GASCOYNE
J. DYSON.
Whitehall,
16 juillet 1764.
,,i \i IL0GI1 l'i U i/'// \ ii/' DOl i
DOC. DE LA SESSION No 18
/.fs /(>/■(/; du Cotnm&rci ■< Wilmot nn répon du /" u
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MoNNlM'IC. —
Nous ne pou von i mnei la responsalité do • i ■ ■ 1 • i • - 1 i l< Acorîien doivent n
dans la Nouvelle I i condition qu'ils préteni le ithmmii d'ail' uni
question trop importante pour nou à résoudre C'est pourquoi non
sa Majesté en môme temps que no comment l dou avoi
arguments induiront Se M ijesté i permettre aux Acadien de devenii en leui im
posant les restrictions n b nou espéron trous transmettre bientôt les insl
i ions de Ss Ma je il é à ce • u jet ,
v o ami dé vo
III LLSBOROUGB
QEO. RU i.
BAMBEB QA E
.1. \>\ SON
LETTRE DES ICADIEN8 DÉTENDS i HALIFAX.
Il \i,m\\, 30 juillet 1764.
Messieurs, — D'autant que la paix est faite Entre Les Couronne de france et d En
gleterre et ne savons point ce que l'on veut faire de nous, nous avons demandé notre
congé pour nous en aller au françois. I e Major Hamilton non-, n dit que le Roi de
france ne vouloit point de nous, que nous étions anglois. Nous lui avons demandé un
perrai pour cinq a Six Hommes pour aller en france afin <1" savoir ce «pie l'on veut fain
de nous, et Si nous aurons quelque protection de france. Nous espérons obtenir ce Congé
ou permi du Gouvernement.
Nous vous le fesona savoir a cette fin que nous nous unissions d'un Corps tant poul-
ies fraix que pour le Choix des Gens que nous Envoirons. Vous joignant a nous vous
voudrés bien envoyer des Gens sur lesquels vous voudrés bien vous Reposer en môme
teins pourrons repondre Etant autorisé de vous tous des dépences pour ce Sujet, dépêché
vos Raisons et intentions que nous espérons au plutôt.
Vous obligerez vos frères et amis Les Acadiens qui sont à Halifax.
Adressé
A tous Les accadiens François qui sont à Pigiguit et au Fort Comberlan à la pointe
Beau Séjour.
Gouvernement des Iles sous le Vent
Charles ïheodat Comte D'Estaing &c, Nommé et admis chevalier des ordres du Roy,
Lieutenant General de ses armées navales, Gouverrneur général Représentant La
Personne de Sa Majesté aux Isles sous le vent de l'Amérique tfe Mers adjacentes.
Faisons scavoir à tous les Acadiens résident à la Nouvelle Angleterre que tous
d'entre eux, hommes, femmes et enfants qui voudront passer aux Colonies françoises de
St-Dominique pourront s'adresser à sieur Jean Hanson, négotiant à la Nouvelle York
qui leur fournira tous les vivres nécessaires et les moyens de passer aux dittes colonies,
où ils seront bien reçus. Il leur sera concédé du Terrain, et ils seront entretenu par le
Roy pendant les premiers mois de leur séjour à ce qu'ils puissent gagner de quoi vivre
par eux même.
Au Cap François, Isle St-Dominique le 26 juin 1764.
Estaing
Par ordre
MARTIN.
274 M;< lll\ l> <\\ IDIE WEB
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
WUmoi au oomte <l' Halija
Il m.ii'ax. Noi \kli.i; Ecosse, 29 août L764,
Milord, J'ai apprû» dernièrement que pi osieut a familles acadiennea <|ui résident
dans l<' voisinage de Conao el formant une population de cent cinquante personnes, se
sont adressées aux magi itrats pour obtenir la permission d'aller s'établir à l'île St-Pierre :
que cette permissioo leur a été refusée, mais qu'elles rien sont pas moins parties immé-
diatement pour cet endroit.
La copie ci-incluse d'une circulaire qui a été distribuée i<-i au nom «lu gouverneur
ial des îles françaises sous le Vent, aux Indes Occidentales, apprendra a Votre
Seigneurie des méthodes dont on se sert pour arracher les gens des possessions de Sa
Majesté. -Je ne puis dire l'effet que cette circulaire produira sur eux .tant donné qu'un
grand nombre de ceux qui s'étaient rendus de Philadelphie au Cap François, y sont
morts dernièrement, et que la nouvelle de cette mortalité a profondément affecté ceux
qui demeurent ici. Je désire assurer Votre Seigneurie que je surveillerai strictement
leurs intrigues et leurs mouvements.
A' comte t£ Halifax aux lords commissaires du commerce et des colonies.
St-James, 11 septembre 1764.
Milord, — Conformément à l'ordre du roi, je transmets ci-incluses à Vos Seigneuries les
copies d'une lettre du gouverneur de la Nouvelle- Ecosse (a) et d'une pétition (b) (contenue
dans cette lettre) qui fut présentée denièrement au gouverneur au nom d'un grand nom-
bre d'Acadiens dans laquelle ils déclarent ne reconnaître d'autre souverain que le roi de
France et demandent en conséquence leur transport dans quelque parties des possessions
françaises. Je dois en même temps, conformément au bon plaisir de Sa Majesté, charger
vos Seigneuries d'examiner la dite pétition ainsi que la situation actuelle de la province
de la Nouvelle- Ecosse, de communiquer ensuite à Sa Majesté le résultat de votre examen
et d'indiquer les mesures que vous croirez nécessaire pour la paix et la sécurité de la
province : mesures rendues nécessaires par l'aveu notoire que les Acadiens viennent de
faire de leur attachement indestructible au service et aux intérêts de la France. Je
suis, milord, de vos Seigneuries, le plus humble et le plus obéissant serviteur.
DUNK HALIFAX.
Aux lords commissaires du commerce et des colonies.
Reçue le 12 septembre 1764.
Lue le 29 octobre 1765.
Wilmot aux lords du commerce et des colonies.
Nouvelle-Ecosse, Halifax, 5 novembre 1764.
Milords, — J'ai eu l'honneur de recevoir de Vos Seigneuries, les lettres du 15, du
10 et du 13 juillet concernant M. Robins et contenant le relevé des terres qui doivent
être concédées, les mesures adoptées par vos Seigneuries pour réglementer le commerce
avec les sauvages, les lettres destinées aux surintendants en même temps que les instruc-
tions du roi au sujet des Acadiens et des cens et rentes.
* * * * * * *
Très récemment, j'ai pris en considération au Conseil (c) les mesures à prendre à
l'égard des Acadiens, et, conformément aux instructions de Sa Majesté, il leur a été
assigné pour établissements, des endroits où il ne pourront en aucune façon avoir des
relations qui favoriseraient leurs pernicieux projets. Il a été préparé aussi une formule
de serment d'allégeance dans laquelle ce devoir est énoncé d'une manière très explicite
et sans la moindre équivoque ; mais chez cette population entêtée les impressions sont
(a) Lettre de Wilmot du 2 juin 1764.
(b) En date du 12 mai 1764, et signé de Belonie Roy et autres.
(c) Aux séances tenues les 28 septembre et 22 octobre.
01 \ i iLOQli i>i U Wll \ N/' DOi i Mb
DOC. Dl I A BE88ION No 18
profonde! et il cmt i m p<» iU<- «!»• !•• l'ain- disparaît iv proinptemonl I • ■ ' ;
rent dans la ville et aux environs on I |>éreraptoiremen1 refum de prêter h ermei
forment le projet de partir ] r le cap François, poui d< pi • i
ensuite à l'Illinoi el je ni informé qu'ils on! l'intention de formel m mon!
i œ dernier endi "il .
J'attends présentement le résulta! de leurs délibération in! qu'il on!
contre de grandeu « liiin-uii . . dans Icui pi ■••nn< m- tentât m- d<* mcttri) <•« projet
tion et qu'ils devron! en surmonter de plus grande ii les
moyens nécessairoH pour iiinriicr à mi<*ux comprendre leura propn
Seigneuries trouveron! oi indu ic une copie de In formule de tcrmenl qui leur i
proposée e! une li te des endroits qui on! étéchoi i poui l< ilir
Reçue lo 1 6 fé\ pier. i . ■
i tue i»' - '•' i >c! oore. |
Liité oontênut dans une letton de " iltnot aux torde du commercé et det colonû , tu
tint' i/n / novenibn 176 )■
Liste des terres assignées aux Â.cadiens français qui veulent établir dans la Non
voile Bcoase ; accompagnée de la formule de lermen! qui leur fut j » i * »j .■ ■ i endroits
ci dessous et dans les alentours.
A la l»aic Ste Marguerite . ... . . 10 familli
11 Chester 10
" Lunenburg 15
11 Dublin 10
" Liverpool 10
" Barrington 10
M Yarmouth 1"
M Annapolis 10
" Montague Town 10
" Cornwallis <»
" Horton 10
" Falmouth. . 10
" Newport 10
11 Halifax et ses alentours 30 "
165 familles.
990 personnes.
Chaque Acadien qui prêtera le serment recevra une étendue de terre équivalente à
celle assignée et concédée conformément aux instructions de Sa Majestée Royale, aux
soldats et aux marins ainsi qu'à leur famille, c'est-à-dire quarante acres à chaque chef
de famille et dix acres en sus à chaque personnes y compris les femmes et les enfants,
dont se compose chaque famille.
En outre, coûtes ces terres devront être éloignées du rivage de la mer et situées en
arrière des autres établissements, afin de prévenir autant que possible tout commerce
avec les îles St-Pierre et Miquelon.
SERMENT de fidélité proposé aux françois qui voudroient rester dans l'acadie.
De par Son Excellence Montague Wilmot, Ecuyer, Capitaine Général, Gouverneur
en chef et Vice Amiral de la Province de la Nouvelle-Ecosse et de ses dépendances,
Colonel du 80e Régiment, etc, etc, Commandant les troupes de Sa Majesté dans la dite
Province.
UNE PROCLAMATION
D'autant qu'il a plû au Roy de me signifier, que de sa bonne grâce et de son bon
plaisir, il veut bien permettre aux françois Acadiens de rester dans cette Province et je
s'y établir pourvu qu'ils prêtent un serment de fidélité et d'obéissance à son gouverne-
ment.
276 \i:<lll\ ES C'A NA DIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
1 1 est donc requis par ces présentes de tous les françois acadiena qui voudront
accepter les bénéfices et les avantages qui leur nonl si gracieusement offerts, qu'ils prê-
tent un serment de fidélité tant a la personne de Sa Majesté qu'à son Gouvernement
dans les termes BUN ans.
Je tait serment et promet solennellement et sincèrement devant Dieu,
que je serai fidelle, a Sa Majesté Britannique sacrée Le Koy Georges troisième, que de
tout mon pouvoir je le détendrai contre tous ses ennemis, et contre toutes conspirations
et trahisons, et contre tout attentat qui pourroit se faire contre sa personne, sa couronne
et sa dignité, et que je ferai tous mes efforts pour découvrir et informer Sa Majesté et
ses successeurs de toutes trahisons, conspirations ou attentats quelconques contre luy ou
contre eux, et toutes ces choses, je promets de tenir sincèrement et de bonne foy suivant
et dans le sens des paroles par moi prononcées, sans équivoque, restriction mentale ou
réserve quelconque, et je fais cette reconnoissance et promesse de tout mon cœur, sans
contrainte et en toute vérité sur la foi d'un chrétien.
Ainsi Dieu me soit en aide et la Sainte Evangile.
Et j'ai trouvé à propos de publier cette proclamation afin de faire connoître aux
dits françois Acadiens plus efficacement les conditions sur lesquelles ils peuvent rester
daiiB cette Province et s'y établir.
Donné à Halifax sous mon seing et le cachet de mes armes le septième jour de
Novembre 1764 et dans la cinquième année du règne de Sa Majesté.
Par Commandement de Son Excellence.
RICHARD BULKELEY Sec.
M. WILMOT
Vive le Roi !
Wilmot au comte d? Halifax.
Nouvelle-Ecosse, Halifax, 9 novembre 1764.
MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception des dépêches de Vos Seigneuries
du 1 1 août au sujet des actes de piraterie commis sur les Espagnols et concernant l'éta-
blissement du transport des lettres par la postes, l'impôt du timbre et le trafic de con-
trebande. J'ai reçu en même temps la lettre de Vos Seigneuries concernant les
Acadiens et je dois vous dire que je donnerai la plus sérieuse attention à toutes ces
questions afin de répondre à vos vues et d'obtenir les résultats que vous désirez.
Conformément à la volonté de Sa Majesté qui m'a été signifiée par votre lettre du
9 juin, et aux institutions de Sa Majesté, du 20 juin, permettant aux Acadiens de prêter
le serment d'allégeance et de s'établir dans cette province, j'ai communiqué le tout au
Conseil qui en conséquence a rédigé une formule de serment en termes aussi explicites
que possible et assigné pour leur établissement dans cette province les endroits les moins
propres à favoriser leurs projets pernicieux. Mais, Milord, ces gens ont été trop
longtemps égarés et attachés au roi de France et à leur religion pour renoncer bientôt
à l'un et l'autre, et lorsqu'il en est question, leur infatuation ne connaît plus de bornes.
Quelques prisonniers faits pendint la guerre et qui ont demeuré ici ont contribué beau-
coup à les entretenir dans ces sentiments, lesquels sentiments et l'invitation qu'ils ont
reçue du gouverneur des îles françaises sous-le-Vent ont été cause que tous ceux qui
demeurent dans cette ville et aux environs ont refusé péremptoirement de prêter le ser-
ment d'allégeance. D'après les renseignements les plus certains que j'ai pu obtenir à
l'égard de leurs projets, ils ont l'intention de s'en aller directement au Cap François pour
se rendre de là au Mississipi et de ce dernier endroit à l'Illinois où ils se proposent de
former un établissement. Ils ont avoué leur dessein d'aller au Cap François et m'ont de-
mandé des transports et des provisions pour ce voyage. J'ai repoussé comme elle le méri-
tait une demande aussi hardie, ce qui les a obligés d'avoir recours à leurs moyens per-
sonnels et de ne compter que sur eux-mêmes pour mettre leur projet à exécution. Cepen-
dant je les crois en état d'entreprendre ce voyage, car les salaires élevés qui leur ont été
payés pour les travaux qu'ils ont faits durant les quatre dernières années, leur ont per-
mis d'accumuler un montant considérable.
, / i/ OQll DJ 10 i/'// n LFJ 0 DOCJ VI N- I '/ï?
DOC. DE LA SESSION No 18
Il m est impoH il>l<- |>m: <-iii<niiiii d<- communiquer i \ otr< iri< lu d< 1er mi
Dation finale que prendront «• mai il ■ I tn probable que pluiieui d'entn
perdront la rie avant d'atteindre l'Illinois, i •> an rand oombi
partiii dernièrement <l<- quelque une de no oolonie du iud poui l<- < ip ri
morte durant le trajet liais je ne pui me tromper en affirmant à Voti que
lé départ d'une population au >j nombreu l< int< n i
prête à oontribiK-i a l.i <l. ,i rii.i lui «I.- «cite pn.\n, i.ui un effet taluts
habitants te mettraient à l'œuvre avec une rigueui r i • • n \ « -l 1 • • et le n«>»ii i »r <• de oolon
i ugmenterait spn leur dépai I
l , i i m m établi i 8t- Pierre ont presque terminé l'érection de t m. ai
<-i complété tout i t qui leui «• I neoe aire pour leurs pêcherie 1 1 ont actu<
trois cents chaloupes pour faire la pécne et sont muni dune quanti! dérable
Bah n [boitte] que nos bateaux de pêche de Terreneuve leur ont foui nia. Di> ou d
i\r ces bateaux onj été prii l'été dernier par les va du roi, qui malgré leui
lanoe n'ont pu empêcher les t rafiquants américains de t ran jporter de marchand
endroit et six de I ■ navires ont été vu dans le port 8t Pierre dernièrement.
S/m/c <i W'ihmil.
Monsibi Et, J'ai l'honneur de vous informer que depuis le dépari de ma I * - 1 1 j « - d hier,
les Français m'ont transmis leur décision finale «le ne ps i le erment qui leur a
été proposé. Ils paraissent craindre beaucoup la détresse dans laquelle |il<>rc_"-i
leur refus, surtout durant l'hiver, mai* ils comptent «pie VOUS auriez. pitié de leur situa
tion et j'ai permis à (\v\\\ d'entre eux de se rendre à Halifax pour implorer votre COm
passion.
,lc serais heureux de connaître si je devrai retenir ces gens, dans le cas on ils mani
testeraient l'intention de se transporter dans quelque autre endroit de cette provim
dans un autre pays. J'ai l'honneur d'être, monsieur, votre très humble et très obéissant
serviteur,
WILLIAM SHAW,
Officier commandant à Anyiapot 'i g Royal.
Awatolis Royal, 28 novembre 1764.
Wilmot aux lords du commerce.
Nouvelle-Ecosse,, Halifax, 17 Dec. 1701.
Milords. — Dans ma lettre du cinq novembre dernier, j'ai eu l'honneur de vous
communiquer d'autres renseignements à l'égard des dispositions manifestées par les
Acadiens après qu'il leur fut proposé de prêter le serment d'allégeance et de s'établir
dans cette province.
Depuis cette époque les propositions les plus raisonnables n'ont pu avoir raison de
leur affection pour la France et de leur aversion pour le gouvernement anglais ; et un
grand nombre ont résolu de quitter cette province Dernièrement ils ont nolisé des
navires a leurs frais personnels et depuis trois semaines, six cents personnes y compris
des femmes et des enfants sont parties pour les Indes Occidentales. D'après les derniers
renseignements que j'ai obtenues, ils ont le dessein de cultiver à cet endroit les terres
qui sont impropres à la canne à sucre. Bien qu'ils fussent au courant que le climat de
ce pays avait été fatal à un grand nombre de leurs compatriotes de la Géorgie et de la
Caroline, ils n'en persistèrent pas moins dans leur résolution. Il en est resté un nombre
beaucoups plus considérable dans différents endroits de la province qui ont l'intention
de partir pour le même endroit, dès que le printemps leur permettra d'entreprendre ce
voyage.
Leur départ, milords, va nous débarrasser d'une population qui a été la peste de la
province et la terreur de ses établissements. Ces gens se sont rendus coupables de
plusieurs méfaits ; ils ont par leur zèle et leur dévouement à servir les Français, comme
espions et comme partisans, par la persistance avec laquelle ils ont récemment refusé de
278 ARCHIVES CANADIEN*/ s
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
prêter le Berment d'allégeance et leur insolent aveu de ne reconnaître que le roi de
France, paralysé le puplement de cette province et enrayé le progrès de l'industrie.
( \-s considérations jointes au danger qui nous menacerait en cas de, guerre, par suite de
leur nombre, de leurs relations avec Les sauvages et de leur connaissance parfaite de la
topographie de cette province, ont décidé le Conseil à une séance à laquelle assistait
lord Oolvill, contre-amiral de Sa Majesté, de prendre la résolution de ne fias s'opposer à
leur départ. Il est certain, milords, que si nous avions pria des mesures pour les
empêcher de mettre leur projet à exécution, il< se seraient retirés dans les endroits situés
à l'est de cette province et de là se seraient transportés promptement et facilement à
St-Pierre et. Gkfiquelon avec l'aide des amis qu'ils ont dans ces îles. De la sorte, ils
devenaient une acquisition précieuse pour les Français qui y demeurent et auraient
rendu de grands services à ceux qui font la pèche, sans compter que leui voisinai:''
aurait été un danger pour cette province, tandis que leur départ pour les Indes Occi-
dentales les éloigne de nous et il est à présumer que le climat de ce pays qui est mortel
pour les natif- des contrées du nord les empêchera de rendre de grands services aux
Français de cette colonie.
Reçue le 25 mai l , _ . -
Lue le 29 octobre J
Halifax, 14 novembre 1764.
OBSERVATIONS ET REMARQUES AU SUJET DE L'ARPENTAGE DES
CÔTES DE LEST DE LA NOUVELLE-ECOSSE ET DES PARTIES
SITUÉES À L'OUEST DU CAP-BRETON, PAR ORDRE DE
SA MAJESTÉ ET CONFORMEMENT AUX INSTRUC-
TIONS DU 26 JUIN DERNIER.
Baie de Chédaboucïou.
* * 3c * * *
Quatorze familles acadiennes ont résidé à cet endroit, mais on y constate peu
d'améliorations, c'est à peine s'il y a cinq acres de terre défrichés. Ces gens ne s'occu-
paient que de faire la pêche durant l'été et de construire des vaisseaux pour Louisbourg
durant l'hiver.
******
Les terres sont aussi riches ici qu'à la Nouvelle-Ecosse et un canton de colons
industrieux y prospérerait bien vite.
ILE MADAME.
Cette île, située dans la baie de Chédabouctou, a cinq lieues de long, six milles de
large au sud-est et deux milles au nord-ouest. Il s'y trouve plusieurs baies et plusieurs
ports et elle contient à peu près vingt-cinq mille acres de terre.
* * -X- * * *
Le terrain est rocheux aux environs du Pe^it de Grat. Il existe ici un établisse-
ment français depuis plusieurs années ; les terres sont défrichées et il y a 400 acres de
terre à pâturage aux environs du port; cette étendue, qui n'est pas clôturée et qui ne
paraît pas l'avoir été jamais, sert de vaine pâture. Actuellement il y a ici 18 familles
acadiennes qui ont fait la pêche durant l'été ; elles ont pris environ trois mille quintaux
de poisson. Un brick de Guernesey est venu cette année prendre un chargement de
deux mille quintaux pour le marché européen. Environ deux milles à l'ouest du Petit
de Grat se trouve le havre de Narischak, appelé Port Sainte-Marie par les Français.
On trouve dans ce havre, qui a un mille et un quart de profondeur et un demi-mille de
largeur, tous les avantages voulus, la profondeur de l'eau est de 9 à 10 brasses et le fond
est vaseux ; une flotte de grands navires pourrait y jeter l'ancre en toute sûreté et y
trouverait abri contre tous les vents. L'île Pichot se trouve à l'entrée de ce port, dans
01 SE Ai OQJi i>i U \i>ii \. iVBO DOi t Ml. 279
DOC. DE LA SESSION No IH
lequel les goélettes qui font li pèche viennent mouiller il \'\ trou .• .|. l.m
i m- ; endroit i excellent pour lu pA< !
[1 y a ici actuellement 10 famille* acadienm • n > | <l< >\ • < \>m il<- m;n < ).
lifax pour faire lu pèche elle ont pri environ deu) mille qui
- I fil BRI Dl I .N i D1 < M' i.l:l i
Saint Pierre (a) était l'un des prinoipaux établi lements de I Ile du (
familles em iron résidaient • adroit
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CHA8 \l"i:i;i
.1 rpenU ur en <l" i .
LE PRÉSIDENT DU CONSEIL DE MARINE \ M DANGEAC El
BEAUDEDUIT, A VERSAILLES LE I IOUST 17
.r.n, M , rendu compte au Roy de tout ce que vous m av< i crit tant en commun
qu'en particulier au sujet des Aocadiens qui se sont réfugiés aux i !<• > 1 *!«-*-»
M iquelon.
Suivant, œ que vous avés marqué il paroit que ces habitac dan la ne de
traire à la domination Angloise onerchent tous les moyens de :
votre Gouvernement : Sa Majesté a été bien éloignée de blâmer les mouvement
compassion qui nous ont engagé à leur accorder des Becours de vivres lorsqlle ces familles
ont été débarquées, mais comme il n'est pas possible de les conserver dans nn p*yi qui
ne leur offre aucune espèce de ressource, Boit du côté des cultures, puisque la terre n en
est point susceptible, soit par la pêche parce que ces familles n'y sont pas propre
est indispensable de prendre définitivement un-parti pour faire ceas4 r les d< penses ©ont
dérables qu'elles occasionnent.
Sa Majesté m'a ordonné de vous dire en conséquence qu'Elle leur laisse la liber *
de retourner en Accadie ou de venir en France. S'ils viennent en France on leur pro-
curera des terres à cultiver et la subsistance en attendant la première récolte et «jue
quelle que soit la détermination que ces familles prendront lorsque vous leur aurés fait
part des intentions de Sa Majesté, ces familles ne doivent point espérer qu'on leur four-
nisse aucune espèce de ration à compter du mois de may de l'année prochaine. La plus-
part se contentent de vivre aux dépens du Gouvernement sans rien faire et ne servent,
comme M. le Duc de Choiseul vous l'a marqué au mois de décembre de l'année dernière,
qu'à consommer le bois de Miquelon, tandis qu'on a bien de la peine à se procurer celui
qui est nécessaire aux pécheurs, enfin elles sont à charge aux finances sans aucune espèce
d'utilité, au lieu que si elles viennent en France, elles pourront du moins travailler à
l'agriculture et Sa Majesté qui connoit leur zèle pour la Religion et leur attachement
pour sa personne les traitera avec la même bonté que les autres Accadiens qui sont en
France.
J'aurai le temps de recevoir votre réponse à cette dépèche pour en rendre compte à
Sa Majesté et pour que je puisse prendre des mesures relativement au parti que ces
familles prendront soit de repasser à l' Accadie ou de venir en France, il faut que vous
me marquiés :
1° Si vous avés à St Pierre et Miquelon comme je le présume un nombre suffisant
de bâtiments pour les ramener à l'Accadie avec les vivres nécessaires.
2° Quel est le nombre juste de ces habitans qui se détermineront à y retourner.
3° Le nombre de celles qui voudront venir en France afin que je puisse vous
envoyer des bâtiments en proportion pour les y embarquer avec les vivres pendant leur
traversée.
Je vous répète que le Roy ne veut absolument souffrir aux isles S1 Pierre et Mique-
lon que des pêcheurs ; il faut que vous l'expliquiés positivement à ces habitants, et Elle
{a) C'est le port Toulouze du temps de l'occupation de la place par les Français.
280 mu un ES 0 \\mhi:\ \i>
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
nous défend expressément de recevoir d'antres A.ccadiens, pour prévenir qu'il ne vous en
arive, Elle veut que voua Eassiés passer des a\is à l'Accadie pour avertir les habitants
qu'il ne trouveront aucune espèce de secours dans vos [sles ; «ju*^ Sa Majesté vous a def-
Eendu de leur donner les rations et que vous trouveriez obligé de les renvoyer par les
mêmes bâtiments qui les auraient transportés. J'attendrai avec impatience votre réponse
avec les détails que je vous demande.
Enfin, M , voua Baves mieux (jue personne que ces [sles n«i peuvent comporter que
30 ou 40 familles : c'est à ce nombre qu'il faut réduire celles qui les habitent, ce qui
excéderait les 40 familles ne sauroit y subsister qu'aux dépens du Roy, le pays n'en peut
pas faire vivre davantage du produit de la pêche qui est le seul moyen qu'elles ayent
pour y subsister. Je vous recommande de vous occuper sans perte de temps de l'exécu-
tion de cet arrangement et de m'envoyer la liste des familles qu'il conviendra de conser-
ver dans les deux isles avec le nombre de personnes qu'elles composeront et la liste de
celles qui seront dans les cas de repasser en France, il convient à tous égards de donner
la préférence aux anciens habitants de l'Isle Royale, toutes les fois cependant qu'ils seront
propres à la pèche.
No. 3. Franklin au comte de Shelburne.
Halifax, Nouvelle-Ecosse, 24 octobre 1767.
Milord. — J'ai l'honneur d'informer Votre Seigneurie que le 22 de ce mois une
petite goélette est arrivée de St Pierre et Miquelon avec un certain nombre d'Acadiens
munis d'un passeport en date du 31 août dernier. Ce passeport était signé du gou-
verneur et de l'intendant et leur accprdait la liberté d'aller où il leur plairait.
Ces Acadiens s'étaient enfui clandestinement de la province il y a deux ans ; ils
m'ont informé qu'une frégate du roi de trente six canons était arrivée de France aux
îles St Pierre et Miquelon le printemps dernier, et que la cour avait envoyé à M. d'An-
geac l'ordre de renvoyer tous les habitants qui demeuraient dans ces îles, à l'exception
de quarante familles. Le dénombiement de la population eut lieu, et il fut trouvé qu'en
sus de ce nombre il y avait alors une population de douze cents âmes exclusivement aca-
dienne. De ce nombre, deux cents préférèrent revenir dans cette province plutôt que
d'être transportés en France avec les autres qui devaient être embarqués sur trois trans-
ports et partir pour ce pays vers le vingt du mois dernier.
Quelques-uns de ces Acadiens sont aussi arrivés dans le voisinage de Canso où ils
ont prêté le serment d'allégeance dont la portée leur a été bien expliquée. Ceux qui
sont arrivés ici sont désireux de suivre cet exemple ; ils semblent déterminés à devenir
de bons sujets et disent que tous les autres sont dans les mêmes sentiments.
Quelques sauvages natifs de cette province sont aussi arrivés avec ces Acadiens et
m'ont appris que M. d'Angeac ne voulait pas les garder.
La frégate est partie de St Pierre pour la France vers le milieu du mois d'août.
J'ai cru qu'il était de mon devoir de communiquer ces faits à Votre Seigneurie.
J'ai l'honneur d'être avec le plus profond respect, de Votre Seigneurie, le plus humble
et le plus obéissant serviteur,
MICH1 FRANKLIN.
No. 4. Hilfoborough à Franklin.
Whitehall, 26 février 1768.
Monsieur, — Vos lettres marquées desN03 1-8, adressées au comte de Shelburne sont
arrivées à destination et ont été communiquées au roi.
Sa Majesté a été heureuse d'apprendre par votre lettre N° 3, que les Acadiens ont
enfin compris que leurs véritables intérêts consistent dans leur entière soumission à son
gouvernement et qu'ils ont exprimé le désir sincère d'en mériter les bienfaits. Sa Majesté
croit qu'il serait à propos d'encourager ces bonnes dispositions en leur démontrant qu'ils
peuvent compter sur tous les avantages qui ne sont pas incompatibles avec la sécurité
publique. En conséquence, ne manquez pas de leur promettre la protection et les faveurs
i,i \i 1/ OOIB DJ U i/'// Vt ii/' /"" ■' i// n /
DOC. DE LA SESSION No 18
dt Sa Majesté el de leur communiqué i 8 on de
nue possible de ["•' ' •' '| ' ■ ni 1 1 r l'Iltt'M
France.
N II. Franc klin au couitê •{■ Shelbun
Nouvelle- Eco i Halifax, 20 1
Mi lord, Le renvoi de plusieui i ramil de Si Pi(
leur résolution de devenir de bons uje( , détail que j'ai eu l'honneur d<
h Votre Seigneurie par ma lettre N S du 24 a tobre derni< r, ont produit une imj n
■i profonde Bur tous oeui qui demeurent dan Les limita ivernemenl qu<
le moment favorable d'exiger de tout, une déclaration complète de 1<
qu'ils avaient jusqu'ici refusé péremptoirement de prêter le erment d'ail»
majesté. En conséquence après avoir pria l'avis «lu Conseil, une proclamation dont vous
trouverei une copie ai incluse, a été publiée.
Cette proclamation a produit l'effet d< de la
part de tous 1rs Acadiens, demander des coi rre el la permi ion d( .
le lennent conformément à une lettre du comte d'Halifax, en date du '.'juin 1 7'» I et
instructions additionnelles de Sa Majesté en date du 20 juillet 1764, sur lesquelles j'étais
autorise a promet t ie quatre vingts acres de tei re pour chaque chef de famille et quai
acres en sus pour chaque autre personne dont se composait chaque famille, je me propose
de faire arpenter les terres que nous avons l'intention de leur concéder, I que la
saison le permettra mais comme je veux agir avec la plus grande prudence dans toutes
les circonstances sérieuses, j'ai consulté particulièrement M. le juge en chef Belcfo
sujet du mode de tenure à adopter. J'ai l'honneur de vous transmettre ci-jointe une
copie des vues qu'il a eu la bonté d'exprimer à ce su
Bien que je n'aie pas le moindre doute que les instructions additionnelles d< 9
Majesté, du 20 juillet 1764, m'autorisent entièrement de concéder des terres aux
diens, je prie cependant Vos Seigneuries de faire connaître a Sa Majesté les circons-
tances particulières dans lesquelles se trouvent ceux qui sont arrivés de St-Pierre et
Miquelon. En outre, ces Acadiens étant tou^ catholiques romains, je ti< onnaître
avant d'apposer le sceau à aucune concession, si c'est le plaisir de Sa Majesté que ces
terres soient concédées en propriété héréditaire.
De plus, considérant que la plupart de ces Acadiens sont très pauvres et que les terres
qui leur seront concédées sont en friche, que plusieurs d'entre eux ti2iment des fermes
appartenant à d'autres habitants et qu'on les a trouvées particulièrement utiles pour la
culture et l'amélioration dss terres marécageuses qu'il faut endiguer, et que les autres
colons ne sont pas aussi familiers avec ce genre de travaux, je demande qu'il me soit
permis de leur accorder dix années au lieu de trois pour améliorer leurs terres. Cette
faveur permettrait à ceux qui sont industrieux de se procurer des bestiaux et les autres
choses nécessaires et les tiendraient dispersés les uns des autres dans la partie la plus
centrale et la mieux établie de la province où ils se trouveraient bientôt noyés dans la
masse des habitants protestants. J'ai l'honneur detre avec le plus profond respect, de
Votre Seigneurie, le plus humble et le plus obéissant serviteur,
MICHL. FRA^XKLIX.
Proclamation sommant les Acadiens de prêter le serment d'allégeance.
Par l'honorable Michael Francklin, écr., lieutenant gouverneur et commandant en
chef de la province de la Nouvelle-Ecosse ou Acadieet de ses dépendances, etc., etc., etc.
PROCLAMATION.
Attendu qu'il est resté plusieurs Acadiens français dans cette province et qu'un
grand nombre y sont revenus dernièrement qui n'ont pas prêté le serment d'allégeance
et de fidélité au roi.
18—50 r-16
282 ' /// 1 / .> C i \ \hii:\ \ r.s
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
.hii cru, conformément k l'avis du Conseil de Sa Majesté, qu'il «-tait opportun de
publier cette proclamation par laquelle tous les Acadiens français qui n'ont pas encore
prôté le serment d'allégeance et de fidélité à Ss Bkfajesté sont sommés de le faire avant le
nier jour du mois de juin prochain ; et avis est par les présentes donné que toute
onne qui ne se sera pas conformée à cet ordre à la date fixée sera poursuivie et
comme la loi l<* prescrit.
Donnée sous mon seing et sceau, à Halifax, ce 5me jour de novembre 1767, dans la
huitième année du règne de Sa Maj<
MICHL. FRANCRLIN.
Opir gale) du juge Belcher concernant les concessions de terres av i Acadiens eiv leur
qualité de catholiques romains.
Aucun acte du parlement n'empêche les papistes de recevoir et de posséder dea
terres en Amérique et de jouir du droit de propriété au même degré que les autres
sujets. Les lois d'exclusion, particulièrement les décrets 11 et 12 Guil. III qui se rap-
portent principalement à la question, ne s'appliquent qu'à l'Angleterre, au pays de Galles
et à Berwick.
Une loi provinciale empêche les sujets britanniques de la Nouvelle-Ecosse de trans-
porter des terres aux catholiques romains, même lorsque ceux-ci sont reconnus comme
sujets.
Le droit de la couronne (qui en vérité ne peut être lié par une loi provinciale, si
celle-ci va jusqu'à frapper des sujets d'incapacité sans la permission expresse de 8a Ma-
jesté) est sauf.
Il est certain que la Couronne peut faire des concessions de terres aux Acadiens,
bien qu'ils soient papistes ; mais dans le cas actuel cette prérogative doit être accordée
par Sa Majesté sous sa signature, et ne doit pas être exercée en vertu d'une commission
octroyée au gouvernement.
Le transport de terre en Amérique à d'autres qu'à des sujets, est expressément
défendu par les décrets 7 et 8 Guil. III : sans l'autorisation cie Sa Majesté signifiée par
un décret du Conseil.
Nc 12. Hillsborough à Franchira.
Whitehall. 21 juin 1768.
Monsieur, — J'ai reçu et communiqué au roi avec les pièces adjointes vos lettres, nM
9, 10 et 11, écrites à lord Shelburne.
Par ma lettre du 26 février dernier, je vous ai déjà informé des sentiments bienvei-
llants de Sa Majesté à l'égard de ses sujets acadiens qui se soumettent au gouvernement de
Sa Majesté et donnent des preuves sincères de leur allégeance et de leur fidélité. Je
dois ajouter dans la présente lettre, que Sa Majesté approuve entièrement les mesures
que vous avez prises à l'égard de ceux qui ont exprimé le désir de se mettre sous la pro-
tection de Sa Majesté.
Conformément à l'opinion des autorités les plus compéten'es, les Statuts de la
Grande Bretagne qui excluent les papistes du privilège d'acquérir et de posséder des terres,
soit par achat ou par concession, ne s'appliquent pas aux colonies. Aussi, considérant
que les lois ne s'opposent pas à la concession de terres aux sujets acadiens et que la
nécessité et l'urgence de ces concessions ne peuvent être mises en doute, il semble n'exis-
ter aucun empêchement de mettre à exécution les instructions additionnelles du 20
juillet 1784, et c'est le plaisir de Sa Majesté, de concéder à Ses sujets acadiens qui se
conformeront à la sommation que vous leur aviez adressée au mois de novembre dernier,
des terres à titre de propriétés héréditaires dans la Nouvelle-Ecosse, dans la proportion
et aux conditions proposées par le Conseil.
fil \ I \l in.ll 1)1 ■ l' i lui \ ii/< U(H i 1/ / • /
DOC. DE LA SESSION No 18
N" l. / ' Vr» //./ // // i/ //// il,
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ORD, I .<• D courant j'ai eu l'honneui de rec< voii ave< l<
| de v,.- 1 e Soi {neurie lei uuméi o |
< \ m t ■ m m- nui 1 1 .m | m I ru. I [o i M i ■ ' • | ,n <|.
ont prête le serment l'assurance de faveui et de la protection d que l'inten
bion de Sa Majesté de le dédommage! de avantages duni il nui .t. |M leur
désobéissance Je croii que nous ] von compter sui leui n
plusieurs district il piS bent tOU le |OUn le < r u i< • n t «I <!<• que les rompt»- n-n
lujet m" seront parvenus, je me ferai un devoir d<- vou
\ 1."». l'm ii>kl i n n Hillêborough,
\<»i \ i 1 1 i Eîoo i Halifax, 20 juillet 1 7'
MlLORD, * * *
< 'es dëtachementa de\ ronl être la i pendant quelquea am erflu
ire remarquer à Votre Seigneurie que la population de toute la province ne compte
que quinze mille habitants de race blanche, y compris deux mille catholiques romain
que les établissements sont dispersés sur une étendue de deux cents milles carré I
pourquoi noua ne pourrons compter Bur le prompt secours d'une population aussi disp
si nous en a\ ons besoin.
Je croie en même temps dc\ oir demander à Vol re Seigneurie, d'informer Sa Ma
que je m'efforcerai de mettre la milice sur un aussi bon pied que me le permettra la
situation des habitants ; que j'ai fait tous mes efforts pour nous attirer les saui
évitant <le leur donner aucun motif de se plaindre, et que je continuerai d'agir ainsi à
leur égard : et que je me suis appliqué à convaincre les Acadiens de l'erreur qu'ils ont
commise jusqu'ici en restant si profondément attachés aux intérêts de la France. Je puis
dire que j'ai réussi au delà de mon attente, car à l'exception de quelques-uns, ils ont
tous prêté le serment d'allégeance au roi, serment dont la portée leur a été clairement
démontrée et ils ont tous déclaré qu'ils prendraient les armes avec empressement pour
défendre le gouvernement de Sa Majesté, aussi bien contre les habitants français que
contre les autres ennemis du roi.
Francklin à Hilhborough.
Nouvelle-Ecosse, Halifax, 20 juillet 1768.
Milorp, — Par ma lettre n° 13 que j'ai eu l'honneur d'écrire à Votre Seigneurie, je
vous ai transmis beaucoup de renseignements au sujet des sauvages de cette province,
mais j'ai omis intentionnellement de vous informer que lord William Campbell étant
persuadé que le gouvernement ne pouvait différer plus longtemps de remplir la promesse
qui leur a été faite de leur fournir un prêtre, lorsque la paix fut conclue avec eux la
première fois, a cru devoir écrire au général Carleton, gouverneur de Québec, pour lui en
demander un. Ce dernier a eu la bonté de s'assurer des services d'un jeune Canadien
du nom de Baillie [Bailly], expressément ordonné par l'évêque pour cette mission. Il
descend d'une famille respectable qui possède une propriété dans cette province. Ce
monsieur qui a prêté le serment d'allégeance à Sa Majesté, est venu à la rivière St Jean
à la fin de l'automne dernier et de là est arrivé dans cette ville depuis quelques jours,
pour recevoir les instructions relatives à sa conduite future.
Depuis son arrivée, j'ai pris tous les moyens pour connaître ses sentiments, je l'ai
placé sous la surveillance du révérend M. Breynton, homme très perspicace et recteur
de cette paroisse. Nous avons constaté qu'il a des idées libérales, sans le moindre esprit
de bigoterie et il semble bien convaincu qu'il est de son devoir de déployer toutes les
qualités d'un bon sujet. Il est résolu de se conformer à toutes les instructions qui lui
seront transmises et il a péremptoirement refusé les secours de son ministère aux quel-
ques Acadiens qui ont jusqu'ici refusé de prêter serment. En outre, considérant que ce
18— 50J
284 ÂRCHH /.> CA VADIENNE&
5-6 EDOUARD VU, A. \ 905
monsieur, par ces rapporta avec les sauvages peut rendre de grands services au gouver-
nement et contribuer a nous attirer L'affection des Acadiens qui ont promis 'le devenir
de bons sujets, il est à espérer que Sa Majesté, au moment ou la situation en Amérique
est loin d'être rassurante, approuvera ce que ie gouvernement vient de faire.
En vue de Dous 1»' rendre favorable j'ai cru nécessaire de lui promettre =£50. que je
me propose de tirer sur la somme votée par le parlement pour les dépenses imprévues de
cette province, et en outre, une magnifique récompense tous les ans, si le gouvernement
est satisfait de sa conduite. L'abbé Maillard a reçu jusqu'à sa mort £100 par année
pour ses services, et si Votre Seigneurie consenl à accorder ce montant à M. Baillie,
cette générosité l'induira à se dévouer pour le gouvernement.
C'est l'intention du gouvernement de ne le laisser accorder les secoui n minis-
tère qu'aux Acadiens et aux sauvages devenus sujets de Sa Majesté.
J'ai l'honneur d'être avec le plus profond respect, de Votre Seigneurie le plus hum-
ble et le plus obéissant serviteur,
MICHL. FRANCKLIN.
Au très honorable comte de Hillsborough,
l'un des principaux secrétaires d'Etat de
Sa Majesté, etc., etc.
N° 25. Campbell à Hillsborough.
Halifax, Nouvelle-Ecosse, 1er octobre 17G8.
MilorDj — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre n° 12, par laquelle vous
m'avez informé des dispositions favorables de Sa Majesté à l'égard des sujets acadiens
qui se sont généreusement soumis à leur situation et en ont accepté les devoirs, et m'avez
aussi transmis l'ordre de faire une enquête sur l'état et la condition de la ville de
Louisbourg, et des endroits environnants et de présenter un rapport.
Conformément à cette instruction, je me suis occupé, immédiatement après mon
arrivée, de faire une enquête aussi complète que possible, afin de fournir tous les rei
gnements dont il est fait mention dans la lettre de Votre Seigneurie.
J'ai l'honneur d'être avec le plus profond respect, de Votre Seigneurie, le plus hum-
ble et le plus obéissant serviteur,
WILLIAM CAMPBELL.
N° 23. Hillsborough à Campbell.
Whitehall, 12 octobre 1768.
Milord, — Depuis la lettre que j'ai adressée à Votre Seigneurie, le 12 du mois der-
nier, j'ai reçu du lieutenant-gouverneur Francklin les dépêches n08 11 à 19.
Entre autres sujets dont il est question dans ces lettres, je suis chargé de vous
faire parvenir les instructions de Sa Majesté à l'égard du choix de M. Baillie qui doit
exercer son ministère chez les sauvages, et du besoin de conserver un magistrat en chef
en fonctions à Louisbourg, car d'après M. Francklin, cette protection après le départ
des troupes est nécessaire pour prévenir la destruction des maisons du roi ; et vous dé-
viiez de temps en temps transmettre un rapport de la situation de cette place et
observer les agissements des Français de St Pierre et Miquelon.
Je suis heureux de vous informer que Sa Majesté approuve la nomination de l'abbé
Baillie et la continuation des services d'un magistrat et que des mesures seront prises à
l'égard des traitements recommandés par M. Francklin à ce sujet.
Sa Majesté croit que ces établissements, surtout celui de Louisbourg, seront très
utiles et je dois vous informer de sa part, que vous devrez "vous assurer des aptitudes et
de la compétence du magistrat nommé pour résider à cet endroit, et lui faire savoir
qu'il devra observer attentivement les démarches des Français de St Pierre et Miquelon,
et faire à ce sujet des rapports complets qui me seront transmis pour être soumis à Sa
Majesté. Sa Majesté désire que ces rapports contiennent les renseignements les plus
exacts concernant le nombre d'habitants de ces îles, le nombre de leurs vaisseaux, l'état
,,/ w \ii», ii lu . \< \hii \ ii/' DOOi '// \ / 888
DOC. DE LA SESSION No 18
.,,: | p. oherie», et urtoul forment au traité de Pai i
L'érigei de tortifleationi et d'introduire dan ■• plu d< • M"1
par oe traité. Ces rapport! devront autel dou informel i i
nement dei marchand! e aux ooloniei de S* Ms i I ju qu i quel i"""' ' ' ' ' ,:"
illicite, s'il a lieu, peut affecter le commerce et le manufacture du royaume
N' impbêll à HHUborough.
\ 1 1 1 \ i i m i i . 1 1 1 1 1 1 i 10 mai l H
Milord, J ai L'honneur d'accuser réception de la lettre o 23, d< S otn
du 12 octobre dernier, m'informent que 8s M ail approuva la nomination de M.
Bailly pour exercer Le ministère de prêtre parmi le auvage el la continuation des w
rioec dun magistrat à Louisbourg.
Je n'hésite pas à assurer Votre Seigneurie que le prêtre no ié pou on
ministère parmi les Bauvages aéra en po ition, par aa conduite et on influenoe, i
torrespondre aux graoieuses intentions de Sa DdajeHté en faisant disparaître habilemei
leurs mauvaises intentions et. en les instruisant de leurs devoii tin.
Quant à la stricte surveillance des îles St Pierre et Miquelon que le ma
Louisbourg sera tenu d'exercer et <|ui constituera le devoir essentiel
- \ous dire que cet te surveillance ue peut produire les résultats que nous avons en
vue concernant les renseignements à L'égard des habitants, de Leurs pêcheri
fortifications de ces îles, sans laide d'un petit vaisseau nolisé de temps en ten
effet : car il n'existe à proprement parler aucune loi régissant Les relations commerciales
entre ces îles et l'île du Cap Breton, et le magistrat de Louisbourg se trouverait dans
l'obligation de baser ses rapports sur les informations qu'il obtiendrait de ceux qui font
du commerce illicite et qui sont pour la plupart des ignorants, étant donné que cette
contrebande est pratiquée presque exclusivement par des Âcadiens et des saui >nt
les rapports ne peuvent être acceptés comme exacts.
En vue d'éviter de faux renseignements et de nous procurer les informations néces-
saires, j'ai cru, Miloid, qu'il était urgent de noliser une petite goélette et je me flatte
maintenant qu'en confiant cette tâche à des personnes judicieusement choisies et munies
d'instructions précises, nous obtiendrons des renseignements tellement utiles qu'ils com-
penseront suffisamment les dépenses encourues.
Tous les navires et petits vaisseaux de Sa Majesté, à l'exception d'un vaisseau de
vingt canons, se trouvant actuellement à Boston et ne devant pas revenir prochai-
nement, il m'a été impossible de me procurer un vaisseau de Sa Majesté.
J'espère que les mesures que j'ai cru devoir prendre pour répondre aux intentions
de Sa Majesté mériteront Sa gracieuse approbation.
J'ai l'honneur d'être avec le plus profond respect, de Votre Seigneurie
le plus humble et le plus obéissant serviteur,
WILLIAM CAMPBELL.
No. 48. Campbell à Hilhborough.
Milord, — Par ma lettre No 39, du 20 mars, j'ai informé Votre Seigneurie de la
nécessité de noliser une petite goélette afin d'obtenir des renseignements concernant la
situation actuelle des Français de St Pierre et Miquelon, conformément aux instructions
de Sa Majesté que vous m'avez transmises par votre lettre No 23, du 12 octobre.
J'ai retenu les services d'une goélette au prix de trente livres par mois, monnaie
courante, prête à prendre la mer à la prochaine occasion, afin de l'envoyer aussitôt que
possible aux îls St Pierre et Miquelon et d'apprendre si les sujets canadiens de Sa
Majesté ou ceux de cette province font le commerce avec les habitants de ces îles.
J'ai confié cette tâche, à M. Woodmass, citoyen de cette ville très au courant des
questions commerciales, et qui doué d'un jugument sûr et d'un grand discernement
286 ARCHH /-> ( i \ VDIE \ VES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
fera tous ses efforts pour suivre à la Lettre les instructions que je lui ai données. Votre
Seigneurie trouvera ci-incluse une copie de ces instructions et j'espère que Sa Majesté
les approuvera.
J'ai l'honneur d'être avec le plus profond respect, de Votre Seigneurie, le plus
humble et le plus obéissant serviteur.
WILLIAM CAMPBELL
Comte de Hillsborough.
No. 29. Hillsborough à Campbell.
Wiiitehall, 7 juin 1769.
Lord William Campbell.
Milokd, — J'ai reçu et transmis à Sa Majesté les lettres Nos. 39, 40, 41 et 42 de
Votre Seigneurie.
Bien que Sa Majesté approuve en général votre zèle à remplir les instructions que
je vous ai transmises par ma lettre No 23, cependant il est nécessaire de vous faire
remarquer qu'en examinant attentivement les directions contenues dans cette lettre, il
ne s'y trouve rien qui autorise Votre Seigneurie de noliser un vaisseau aux frais du
gouvernement pour obtenir des renseignements concernant la situation actuelle des îles
St Pierre et Miquelon, et je ne sais co:ument Votre Seigneurie pourra se faire rembour
ser les dépenses déjà encourues. La prudence induira sans doute Votre Seigneurie à
mettre fin immédiatement à ce3 dépenses en abandonnant à l'officier de Louisbourg le
soin de recueillir des renseignements en observant le cours régulier des événements.
Je suis &e.,
HILLSBOROUGH.
Lord Wm. Campbell à Hillsborough.
Nouvelle-Ecosse, Halifax, 5 juillet 1769.
Milord, — Je profite du départ d'un brigantin pour Whitehaven pour informer
Votre Seigneurie que le vaisseau que j'avais envoyé à St Pierre et Miquelon est revenu
hier et que les Français n'ont pas érigé de fortifications sur ces îles et qu'ils n'y ont pas
introduit plus de troupes que le nombre stipulé par le traité de Paris.
Le départ immédiat du navire ne me permet pas de vous transmettre les autres
renseignements que j'ai obtenus concernant le commerce et la situation des îles, mais je
me propose d'en préparer immédiatement un rapport que je vous expédierai à la prochaine
occasion.
Monsieur Dangeac, le gouverneur des îles, qui réside à St Pierre à dit à M.
Woodmass auquel j'avais confié cette mission, qu'il s'attendait à une semblable visite
cette année. J'ai l'honneur d'être avec le plus profond respect de Votre Seigneurie, le
plus humble et le plus obéissant serviteur,
WILLIAM CAMPBELL.
Lord William Campbell à Jos. Woodmass.
[17 mai 1769].
INSTRUCTIONS À SUIVRE AU SUJET DES RENSEIGNEMENTS CONCERNANT LES ILES ST PIERRE
ET MIQUELON.
1° Le nombre de maisons et d'habitants.
2° La topographie des townships.
3° S'il y a des magasins appartenant au roi, quel est leur contenu .'
4° S'il y a des troupes, quel en est le nombre, et à quels corps appartiennent-elles %
5° Si des travaux de fortification ont été exécutés, et ceux qui doivent l'être.
6° Le nombre de vaisseaux employés pour la pêche qui appartiennent à ces îles, leur
tonnage, et le nombre d'hommes qui les montent.
GENEALOGIE Di W ADIEU iVEi D0CUAIES1 Ml
DOC. DE LA SESSION No 18
7" s'il y a des lauvages, l'assurer soigneusement s quelle tribus ils
8° s'il y i <!<■. < lanaaieni eu <l<- 1 A- iadi< m , i quel ai trict sp] irtiennenl lli
9° Quelle quantité de poisson ohaque lie peut fournir annuellement à i ISurope
|ir S'il y a deH mu in- - «mi de -, fn-gah- . «lu roi, Ictn in .m -, l.-ui tonnage <-t !■
..minaudants, ;i\«'<- le 1 1< *Mi I >l < - ■ I I loliiliH • i et (!»• canon ., 6t0.
il' Le nom du gouTerneur «t de tous lai principaux officiel du
ai h ri que bous les autree renseignements qui pourraient « tr« • • t il*- -
WILLIAM I AMl'L.LLL
A Joseph \Vo«m1im .i
IVoodtnass à lord M illianx Campoelli
9 juillet 1769.
Mii.oko,— Conformément aui instructions que j'ai reçnee de Votn teurie, le
on/»* mai dernier, je me suis rendu aux îles Bt Pierre et Miquelon «t je roui tran met
ci inclus les renseignements que j'ai pu obtenir et mes observation concernant ces lies
11 se trouve sur l'île Miquelon cinquante à soixante familles < 1 « * i » t la plupart lont pai
de li Nouvelle Ecosse et quelques unes «lu Oap Breton.
Pour faire la péobe <|ui est leur unique ressource, elles avaient, cette année, cin
Huante ohaloupes et quatorze goélettes. Huit de ces goélettes ont été construites lluvei
dernier dans une partie de l'île appelée Langley, où se trouve dit on du b
traction pour plusieurs années. Cependant ce bois qui n'est pas de bonne qualité •
une grande distance de l'endroit où demeurent les familles : en outre, la mer détruit
tous les hivers les ohaffauds sur lesquels on fait Bêcher le poisson et la a té de les
reconstruire tous les ans est un grand inconvénient pour ee genre de pêche. Il \
année, dix chaffauds dans l'île.
11 y a, cette année, à Miquelon, un vaisseau de Bayonne, de 300 tonneaux et
des ohaloupes qui font la pèche appartiennent à ce vaisseau. C'est le seul gros vai^
de France qui se trouve à Miquelon actuellement, mais deux autres sont partis de cet
endroit le printemps dernier, avec un chargement de poisson frais pour Dieppe.
On m'a informé que la quantité de poisson séché exportée de cette île les années
dernières a été de sept à huit mille quintaux par année, mais cette année, avec huit
goélettes de plus, on croit pouvoir exporter douze mille quintaux.
On se sert en général pour construire les maisons de petits pieux de sapin que l'on
recouvre de planches et de bardeaux importés de la Nouvelle-Angleterre. Avant mon
arrivée, on déchargeait une goélette venue de cet endroit qui avait été vendue avec son
chargement de planches et de bardeaux, mais le capitaine et l'équipage de cette goélette
avaient trouvé le moyen de disparaître.
Les magasins sont tous petits et construits avec des pieux comme les maisons, sur
la partie rocheu-e de la baie. Un seul marchand français s'occupe sérieusement de faire
du commerce ; cependant, lors de ma visite il n'avait ni marchandises, ni provisions.
Le prix des vivres était de trente francs le quintal pour le biscuit de mer et de vingt-
sept francs et demi pour chaque cent livres de farine.
Les produits des Indes Occidentales se vendent à un prix beaucoup plus élevé que
dans toute autre partie des colonies anglaises. Le sucre ordinaire qui ne vaut guère
mieux que la mêlasse, se vend 7d la livre, le café, ls 6d la livre, et le rhum, trois
shillings et six pence le gallon.
Il n'y a pas d'animaux de boucherie ; je n'y ai vu que quelques vaches maigres,
quelques brebis et quelques agneaux qui mouraient de faim et qui avaient été amenés de
France, m'a-t-on dit, car ils n'ont jamais reçu ni bétail ni provisions des autres parties
de l'Amérique.
Dans l'île Miquelon, se trouvent une maison pour l'officier commandant en second,
une petite caserne pour une quinzaine de soldats (qui forment la garnison de cette place)
et un magasin de provisions pour cette garnison : mais je n'ai constaté aucun indice de
fortification ni de magasins militaires.
J'ai rencontré un grand nombre d'Acadiens que j'ai connus à Halifax et j'ai eu
l'occasion de les questionner au sujet de leur situation. En général, ils m'ont déclaré
288 ARC HJ\ /:> CANADIEN \i>
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
qu'ils étaient allés en France demander protection, mais que, par ordre du roi, ils avaient
été envoyés dans ces U68 à cause de leur expérience avec le genre de vie qu'on y mène.
Que pour tout encouragement, ils avaient reçu une ration de pain durant les trois
première* années, mais que privés de ce secours présentement, ils avaient beaucoup de
peine à vivre à cause de la cherté des vivres, etc.
Un grand nombre de ces gens me demandèrent de leur délivrer des passeports pour
retourner à la Nouvelle-Ecosse, et, sur mon refus, il me déclarèrent qu'ils étaient déter-
minés de s'y rendre à tout hasard, a la fin de l'année.
Quant aux relations commerciales qu'ils ont eues avec les habitants des côtes de la
Nouvelle-Ecosse, j'ai appris que deux chaloupes s'étaient rendues à l'île Madame, au
mois d'octobre dernier, que l'une y avait transporté de la toile à voile qu'elle avait
échangée contre un petit vaisseau, avec un Acadien qui demeure à cet endroit et que
l'autre y avait transporté un baril de rhum qu'elle avait vendu. On m'a informé aussi
qu'une chaloupe chargée de blé d'Inde, de raves et de patates était partie de la Nouvelle-
Ecosse pour se rendre à ces îles, mais qu'elle avait fait naufrage et s'était perdue dans
la baie St Pierre.
St Pierre étant le principal endroit, c'est la que demeure le gouverneur Dangeac
avec deux officieurs et trente hommes sous ses ordres, quand les cadres sont remplis ;
actuellement ce nombre n'est pas complet, car le gouverneur m'a dit qu'il avait perdu
sept ou huit hommes durant l'hiver dernier.
Un commissaire et son substitut sont chargés du soin des provisions.
Il y a un contrôleur des comptes du commissaire, un chirurgien et son assistant à
St Pierre et un chirurgien à Miquelon.
Il y a un prêtre pour chaque île.
Je n'y ai vu ni magasins militaires ni artillerie, excepté six canons de trois livres
placés dons un endroit élevé de la baie et montés sur des pièces de bois ; leurs affûts
sont à une certaine distance, près des magasins. Cependant, à l'endroit où ils se trou-
vent, ces canons commandent l'entrée du port et j'en fis la remarque à M. Dangeac qui
m'assura qu'ils ne devaient servir qu'à donner l'alarme par les temps brumeux et que
pour empêcher de croire qu'il avait l'intention de les employer pour une autre fin, il
n'avait pas voulu les faire monter sur leurs affûts.
On n'y trouve ni fortifications ni indication qu'on ait l'intention d'en ériger.
Le mouillage dans le port de St Pierre est beaucoup plus sûr qu'à Miquelon ;
aussi la plupart des vaisseaux qui viennent de France jettent l'ancre à St Pierre et le
commerce se fait surtout à cet endroit ; car à Miquelon il consiste exclusivement dans
les produits de pêche.
On trouve actuellement dans le port, quarante goélettes dont six ont été construites
durant l'hiver dernier à cet endroit de Miquelon appelé Langley, et quatre-vingts
bateaux pouvant porter 304 hommes chacun qui appartiennent presque tous aux vais-
seaux marchands qui viennent tous les ans de Bayonne, de la Rochelle et de Bordeaux
(il n'est venu aucun vaisseau de Bordeaux cette année.) Un grand nombre de person-
nes retournent en France chaque automne, de sorte qu'il y a moins de monde qu'à Mique-
lon durant l'hiver.
On compte cette année vingt chaffauds dans le port pour l'utilité des bateaux de
pêche ; ces constructions sont exposées aux mêmes accidents que celles de Miquelon
durant l'hiver, avec cette différence qu'il faut aller chercher à une distance beaucoup
plus grande le bois nécessaire à leur construction.
La plupart des gens qui demeurent à cet endroit étaient autrefois de Louisbourg.
Tous les vaisseaux de France viennent mouiller dans le port de St Pierre et pour
cette raison toutes les marchandises qu'il y a à vendre sont emmagasinées à cet endroit.
En conséquence, j'ai visité tous les magasins et dans les plus considérables même je n'ai
trouvé des marchandises qu'en petite quantité et de qualité inférieure ; et elles se
vendent tellement cher qu'il serait impossible de les écouler dans les colonies anglaises.
Il n'y a que le vin qui pourrait servir à un commerce illicite, mais j'ai constaté qu'il
n y avait pas un seul tonneau de bon vin dans la place et que le peu qui s'y trouvait
était un vin français de mauvaise qualité et de peu de valeur.
QEN1 1/ OQJE DJ U i/'// \ il/' /">< 1 i// zW
DOC. DE LA SESSION No 18
Le principal marchand de i endroit m a appi il qu il y
été obligé de renvoyer en PYanoe uue quantité cou idérube <l« n
qui n'avaient pas le qualité rcquine pour le commerce qu'il e proponait di
les colonies anglaise , comme au temp où Louisbourg appa I J ai
trouvé ioi < l«*u \ raisseaui de l'Ile Si Dominique, chargé de
dentale
L'entretien que j'ai eu avec les capitaine m'a donné la bude que 1< pi
leurs marchandises était tr. élevé et, que oeux-ci ne prenaient ps plu d< mille
quintaux de poisson de rebut pai année pour le [ndei Occid< poui lequel ils
m'ont dif payei !«• prix élevé de 16 par quintal.
Les maisons sont très petites et construites de ta même manière qu'à Mi
l'exception de celles du gouverneur et ^es autres officier* ainsi que le nrmga iris pour
lesquels on s'est servi <!»• charpente comme » la Nouvelle Eco elle
Angleterre.
J'ai rencontré dans le port !<• capitaine d'un >n eau «!«• la Nouvelle A r ,
avec son équipage. 11 m'a informé qu'il avait vendu on vaisseau avec >n chargement
depuis ilcu\ mois et qu'il attendait encore une occasion pour s'en retourne! ds
pays. Quant au commerce avec <■»•! endroit, je ne puis découvrir qu'il « fs
ment que par les vaisseaux de la Nouvelle- Angleterre qui y transportent du bc
construction. A ce sujet M. Dangeac m'a déolaré qu il serait heureux de leui
prohiber l'entrée «tes tlea parce que ops vaisseaux n'y apportent ni pain ni farine ni
autres provisions qui seraient plus utiles que du lois de construction.
Le prix du poisson est de vingt livres par quintal et on ma a sure que tout le
poisson, est envoyé directement en France ou le prix est plus élevé qu'en Espagne e
Portugal.
La quantité de poisson exporté annuellement des deux des est Ole quarante mille
quintaux, mais cette année, on s'attend à exporter cinquante mille quintaux. Ce chifire
indique Je commerce total de ces îles. Et pour le maintenir il en coûte de- sommes
considérables au gouvernement qui non seulement entretient des officiers à ces endroits
mais se trouve dans l'obligation, durant l'hiver, de fournir du pain aux habitante a un
prix moins élevé qu'il ne cjûte et de dépenser de cette manière des montants considé-
rables.
Bien que les Français de ces îles n'aient pas beaucoup de relations commerciales
avec notre province, néanmoins en poursuivant mon voyage, j'ai visité tous les ports, et,
près de Canso où se trouvent un grand nombre d'Acadiens, j'ai constaté que presque
tous portaient des vêtements confectionnés avec des marchandises françaises, et les
renseignements qui m'ont été fournis m'ont appris que ces vêtements provenaient de
l'île de Jersey et avaient été apportés par des gens venus de cet endroit pour faire la
pêche. Ces vêtements consistaient en vestons de laine et ces articles sont faciles à
distinguer de ceux provenant des manufactures anglaises. Et comme leur introduction
à cet endroit est de nature à léser le commerce de la Grande-Bretagne je crois humble-
ment devoir en informer Votre Seigneurie.
JAS. WOODMASS
Halifax, 9 juillet 1769.
N° 49. Lord Wm. Cahipbell à Hillsborough.
Halifax, 7 août 1769.
Milord, — J'ai appris à Votre Seigneurie, par ma lettre du 5 juin, que j'avais nolisé
une petite goélette le 1er avril et que j'avais engagé M. Woodmass pour se rendre immé-
diatement, sur ce vaisseau, aux îles St Pierre et Miquelon. Il s'est acquitté de cette
tâche avec beaucoup de diligence et de discernement, comme vous le constaterez par son
rapport du 9 juillet 1769 que j'ai l'honneur de vous inclure dans cette lettre et qui
méritera, je l'espère, l'approbation de Sa Majesté.
Je continuerai, milord, à surveiller attentivement ces îles et je m'occuperai sérieu-
sement des Acadiens mentionnés au 13ème paragraphe du rapport de M. Woodmass
290 \i:< H i\ /.> < i \ M m. \ \ / 6
5-6 EDOUARD VII. A. 1906
qui sont désireui (i«- quitter ces îles et de revenir dans cette province. La grande bonté
cl<»nt Sa Majesté a fait preuve envers les Acadiens et les sauyages BU leur donnant M.
lïailly pour directeur spirituel a déjà produit les meilleur! effets, et ce prêtre, par l'exer-
cice de son ministère, vtk contribuer pui>-a m ment à faire de ces gens des sujets loyaux
de Sa Majesté. ïl n'y a pas que la persuasion et Le temps, milord, capables de déraci-
ner les préjugés dont ils sont imbus par suite de leur éducation.
Les dépenses occasionnées par le voyage de M. Woodmass, y compris le nolisement
de la goélette, etc., s'élèvent à cent livres sterling ; j'espère que Votre Seigneurie trouvera
<c montant tics raisonnable et qu'Ëlle me donnera l'autorisation de le réclamer de M.
Cumberland, agent de la province. Votre Seigneurie aura la bonté de fixer le montant
que je devrai payer à M. Woodmass pour s'être acquitté de sa mission avec autant de
su< '< Bfl de diligence.
J'ai l'honneur d'être avec le plus profond respect, de Votre Seigneurie, le plus
humble et le plus obéissant serviteur,
WILLIAM CAMPBELL.
' inte de Hillsborough.
N° 33. Hillsborowjh à Campbell.
Whitehall, 9 décembre 17'
MlLORD, — Par ma lettre du 4 novembre je me suis exprimé entièrement au s
de votre détermination d'envoyer M. Woodmass, sur une goélette, à St Pierre et
Miquelon pour y recueillir des renseignements, aussi je n'ai qu'à vous informer que j'ai
reçu votre lettre n° 49 relative à ce sujet et votre lettre n° 50 contenant les lois adoptées
à la dernière session de l'Assemblée et les journaux du Conseil et de la Chambre ; le
dernier de ces journaux et ses pièces adjointes ont été, par ordre de Sa Majesté, transmis
au Conseil du Commerce.
Je suis, etc.,
HILLSBOROUGH.
Lord William Campbell.
N° 56. Lord William Campbell à Hillsborough,
Nouvelle-Ecosse, Halifax, 12 janvier 1770.
Milord, — J'ai l'honneur d'accuser réception de la lettre n° 32 de Votre Seigneurie,
par laquelle je suis informé entre autres choses que vous avez reçu mes lettres jusqu'au
n° 50 inclusivement.
Je suis peiné d'avoir si mal compris les instructions de Votre Seigneurie concer-
nant des renseignements à obtenir de St Pierre et Miquelon. Permettez-moi d'assu-
rer Votre Seigneurie que si la surveillance de ces îles n'eût pas été une question d'inté-
rêt national, que s'il eût été possible d'obtenir ces renseignements par d'autres moyens
et que si je n'eus pas considéré que cette somme peu considérable après tout, pouvait
être facilement prise sur le montant accordé annuellement par le parlement pour les
dépenses imprévues de la province, je n'aurais ni pris cette mesure ni encouru cette
dépense. * * *
No. 70. Lord William Campbell à Hillsborouyh.
Nouvelle-Ecosse, Halifax, 22 décembre 1770.
Milokd, — On m'a proposé dernièrement d'établir en permanence dans un endroit
propice, à proximité de cette ville un nombre considérable de sauvages. C'est un projet
dont il est question depuis longtemps et dont on a souvent désiré la réalisation, mais lé
manque de ressources en a empêché jusqu'ici l'exécution. Aujourd'hui, M. Bailly,
missionnaire de ces sauvages, non seulement en presse la réalisation, mais pour les
meilleures raisons se sert de son influence auprès des principaux et se propose d'établir
sa résidence au milieu de cet établissement.
i.i \i m OOIi DBi U 10/1 \ W'Ei OOi I Ul ^'4i
DOC. DE LA SESSION No 18
I 'ru- f.»i i ,is ,.muI»|. niMiilili- <m, : . • iii«*n t j
IOn I"- i ••" '" ■ ^ ilonl, <-t il • i i ii ■.■
i , lit- fin * 1 1 j ils |...iii rnii
lujet utile el pacifique La
pi» des iiviuii qu'il y a u retire] de emblabli
ipprouve ce projet, je ferai tou me eflfurl poui le taire adopta» ■■'
m ion.
ne rendrais pas juiticr . M [iuilly bi j'oubliai «!'• ■■• qu«- ••••-t un hoiniip-
empt de bigot i l'espril libéral, l'om pi !«• ■■ m«-n»ee,jed<
m. -ni i.,n «j. ■•>.••> i-iioi |ioui 'i'i.Miu'i lr [»i f- que lee ]
f i .iii ûenl lititil'-iiK-ii' < m- puni 'fH i-\ N-h <<>n\ qu il
est de leur devoir d'ob ouvernement bien qu
la même religion qu eux. Il a ult.n p«-nd.mt. l«
la rivière St-Jean et il l dû revenir dans cette allée il reçoit actuellei
que requiert ion étal Cel ne l'empêche dm cependant m mini I •
inili<u des siiuv.i il.- Iimii ;ij»jii»-ndre h |'ii«*r pour le roi • ' potxi le bonheui du
■m de Sa Majesté. En lenoe, permettes-moi de qu'il m
toute Paveurs que Vol >ira à propos d'accord**! à un liomn •
dévoué.
J'ai l'honneur d'ôl c le plus profond n gneurie, le plus
hun !•• plus <>i" it aanl m iteur,
William CAMPBELL.
s honorable comte Hillsborough, l'un des princip 3 ,;
HUUborough à CampbeU,
W'hii bhall, 1 I mai 1771.
Milord, — L'opportunité et L'utilité de formel' un établissement permanent pour •
sau\ :. ma un endroit à proximité de la ville d'Halifax, ne peuvent être mise
doute. C'est pourquoi, j'engage Votre Seigneurie à pousser le projet et a le mettre a
exécution sans obérer les finances de la province. Je serai heureux de profiter de la
première occasion pour encourager l'augmentation des émoluments de M. Bailly et de
faire tout ce qui est en mon pouvoir pour l'aider à remplir La tâche louable qui lui a
Bée.
J'ai l'honneur d'être,
HILLSBOROUGH.
Campbell au comte Hillsborough.
Nouvelle-Ecosse, Halifax, 29 août 1771.
Ml LORD, — Sachant que Votre Seigneurie approuve entièrement le projet de former
un établissement pour les sauvages, je prendrai les mesures pour le mettre à exécution
dès que M. Bailly sera de retour d'un voyage qu'il a entrepris de faire à travers la pro-
vince.
n qu'il soit probable que cette entreprise sera menée à bonne fin, sans encourir
de dépense, cependant si des circonstances imprévues nous obligeaient de débourser uu^
certaine somme, une somme raisonnable, ne dépassant pas £100 et qui sera judicieuse-
ment employée à la réalisation de ce projet, j'espère que Votre Seigneurie ne voudrait
pas pour une semblable considération renoncer à une entreprise qui peut avoir d'excel-
lents résuit
J'ai l'honneur d'être,
WILLIAM CAMPBELL.
Au très honorable comte Hillsborough.
292 ARCHn /> CAX IDIE S VE8 ,
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
N° i Francklin à UUlshurough.
NOUVBLLE-ECOSSB, Halifax, 26 juin 1772.
Milord,— Il est de mon devoir d'informer Votre Seigneurie que les vacances qui se
sont produites dan- le Conseil par la maladie et l'absence de quelques-uns des membres,
rendent très difficile l'administration des affaires publiques surtout celles qui requ ièrent
une assemblée générale à laquelle il faut la présence de cinq membres pour former un
quorum. Il n'y a que six membres du Conseil en ville actuellement, y compris M. Green
et l'on craint que ce dernier ne soit plus jamais capable de prendre part aux délibéra-
tions. Trois autres membres sonl âgés «le plus de soixante ans et infirmes \ eu sorte
que, si un seul membre tombait malade, non- serions dans l'impossibilité de convoquer
une assemblée générale du Conseil. Je dois donc prier Votre Seigneurie de faire con-
naître au roi la nécessité pressante de remplir les vacances causées par le décès de M.
Collier et le départ de M. Gorham pour Plaisance, Terre-Neuve, où il est allé remplir
depuis longtemps déjà la charge de lieutenant-gouverneur ce qui l'oblige de résider à cet
endroit
J'ai l'honneur d'être,
*■ * * * *
N° 90 Lord Campbell au comte Hillsborough.
Nouvelle-Ecosse, Halifax, l'r octobre 1 7 7 _ .
Ml LORD, — Je suis informé par les marchands de cette ville que depuis plus de deux
ans, il se fait un commerce illicite dans plusieurs ports des côtes du nord-est de cette
province, notamment depuis Canceau jusqu'à la baie des Chaleurs où les pêcheurs achètent
des marchandises de contrebande. Je crois humblement que des goélettes armées qui
stationneraient à ces endroits mettraient fin à cet état de chose, sans compter que leur
présence serait une protection et un encouragement pour la pêche qui est très considé-
rable dans ces parages.
J'ai cru qu'il était de mon devoir d'informer Votre Seigneurie de ces faits, afin
.qu'elle prenne les mesures qui lui paraîtront propres à enrayer ce genre de commerce.
J'ai l'espoir de pouvoir bientôt faire connaître à Votre Seigneurie la quantité de pois-
son pris et séché dans ces endroits, quantité si considérable que la pêche qui s'y fait ne
doit pas rapporter beaucoup moins qu'à Terre-Neuve.
J'ai l'honneur d'être,
WILLIAM CAMPBELL.
Au très-honorable
comte Hillsborough,
l'un des principaux secrétaires d'Etat de Sa Majesté.
Le comte de Dartmouth à lord William Campbell.
Xord William Campell.
(N° 2)
Milord, — J'ai été heureux de recevoir la lettre n° 89 de Votre Seigneurie, en date
du 22 septembre * * * * * *
Je suis peiné d'apprendre que l'établissement d'une importante pêcherie sur les côtes
du nord-est de la Nouvelle-Ecosse a donné lieu à du commerce de contrebande. Il sera
dimeile de prendre des mesures pour y mettre fin avant d'avoir obtenu des renseigne-
ments exacts à ce sujet. Je dois admettre cependant que cette question mérite notre
attention et je serai heureux de recevoir de Votre Seigneurie des renseignements supplé-
mentaires indiquant quels sont les articles introduits en contrebande et de quelle manière
on opère.
Je suis, etc.
DARTMOUTH,
0B!N1 1/ OOIi l'i ICA "ii ii/' D0( i Mi i
DOC. DE LA SESSION No
Lord II illiam Campbell "" c&niU Dartmouth
\oi \ i il i I K, I I \ m
Ce dooumenl m( le Diéme que eelui du il 1772J
Vil LORD, J'ai l'honneur d'accuser réception de la lettre n
I t.i i- laquelle vous me demandez de ron ei^nement au ujet de
(lr marohandi e introduite! en contn bande, iui • du noi
1 1 pon e, j ai i bonneui d Informel Vol n e que
mente que j'ai pu obtenir, oe oommi entre l< I » 'i111 h.-ibiti ■
Pierre si Miquelon et le population de If cote m"1 '•|,,",1 ■' ( '■■iM^-au p.
Chaleurs. Les sujets de 8î Maje I qui forment cette population
m n . ; A iip il- .1 m e( 'i' Européens auxquel l< I i I Piem et M
fournissent du vin, de l'eau de vie et d'i itre produ
reçoivent en échange dea fourrures et des pell< Je doi informel \ oti
quà l'époque "n j'ecrivaii à lord Elillsborough pour le mettre su courant de ce commei
illicite, je faisais le même rapport au comte Sandwich qui m'a donné l'a urao
rement que l'amiral Montage recevrait l'ordre de faire itationnei un
endroits pour enraj lommeroe illic *
/,< 7 • à Da rtmoiith.
H mu w, 2 1 mai 1 77 1.
Milord, Les dernières instructions concernant les ventes de terre dan
vince, n'indiquent pas' que les concessions de tem ne doivent
sonnes appartenant à telle ou telle religion. Les premiers gouvei
faire des cencessions de terre aux catholiques romains en général ; la permission de o
céder aux Acadiens nés de parents fidèles à la Couronne et qui avaient fait leur sou m
aion en prêtant le Berment d'allégeance, ne fut dbnn [u'au dernier gouverneur. Au
je ne Buis pas certain si c'est l'intention de Sa Majesté d'exclure les catholiques romains
du privilège d'acheter «les terres et je prie Vb1 9 gneqrie de Boumetl ion
à la considération de Sa Majesté afin qu'Elle me transmette les instructions qu'£
croira nécessaires en cette occurrence. Je crois devoir informer Voti neurie q
par les l«>is de cette province les papist.es sont exclus de l'acquisition de terres ou de pro-
priétés soit par acte, par testament, excepté ceux qui ont reçu de- —ions de
directement de la couronne. *
Rapport concernant Vétai et Jes conditions d'- la province de la Nouvelle-Ei
Maj'"sf': en 17? \.
13 et 14. Habitants.
Le nombre d'habitants, d'après les derniers calculs, serait d'environ 17,000 sans
compter les Acadiens français qui forment une population de 1,300. On fait actuelle-
ment le dénombrement exact de la population qui nous apprendra si les nombres
dessus doivent être diminués ou augmentés, mais il a paru important de ne pas attendre
que ce dénombrement soit terminé pour transmettre ce rapport. Le nombre de la race
noire n 'excède pas vingt.
John Binney à Legge
Canso, 27 juin 1774.
Monsieur, — Je profite de la première occasion depuis mon arrivée ici pour trans-
mettre mes respectueux hommages à Votre Excellence et vous informer de tout ce qui s'est
passé dans ce district de votre gouvernement, dont l'administration m'a été confiée.
Trois voiliers et deux grandes goélettes sont arrivés ici avec des équipages pour faire la
pêche à la morue et vingt familles acadiennes sont venues de la vieille France sur
quelques-uns de ces vaisseaux par Jersey. Les chefs de ces familles m'ont demandé la
permission de prêter le serment d'allégeance et de fidélité à Sa Majesté le roi George
III et m'ont exprimé le désir de s'établir dans ce district. Je demande à Votre Excel-
294 ARi lin Eê CA VADIENNE8
5-6 EDOUARD VII. A. 1906
lence de me faire connaître Sa volonté à leur égard : si je dois leur permettre de
s'établir ici ou s'ils doivent se fixer dans d'autres parties de votre gouvernement. Il y
b ici actuellement quarante chaloupes appartenant à des Acadiens français de cette
province, dont ils se servent pour faire la pê ?he a la morue. Il serait néeessaire de faire
stationner dans ce port un vaisseau armé de 8a Majesté, car nous avons allaite a un
certain nombre de gen^ très indociles, sans compter qu'un certain nombre de vaisseaux
viennent ici de toutes les parties du continent, que les capitaines commencent leur
déchargement et prennent à bord des marchandises contrairement à l'acte du commerce
et que je me trouve dans l'impossibilité de les faire arrêter. Je crains qu'il ne soit bien
difficile de faire la perception de l'excise et des droits sur les importations si le gouver-
nement ne me vient en aide. A Louisbourg où j'en ai fait l'essai, ils ont tous refusé de
payer, à l'exception de M. Cavenaugh et de deux autres. Je suis estropié d'une jambe
et j'ai été retenu à la maison depuis cinq semaines ; je me rendrai à Louisbourg dès que
je serai guéri et je prie Votre Excellence de transmettre aux magistrats civils l'ordre
de nu 'aider à percevoir l'excise et les droits sur les importations à cet endroit Je me
ferai un devoir de communiquer de temps en temps à Votre Excellence tous les incidents
de quelque importance qui se produiront dans cette partie de son gouvernement. Je
souhaite à Votre Excellence une saison agréable et heureuse.
Je suis très respectueusement de Voire Excellence le plus humble et le plus obéis-
sant serviteur,
JOHN BINNKV
Canso, 27 juin 1774.
A Son Excellence Francis Legge, écr.
Legge à Darimouth.
Nouvelle-Écossk, Halifax, 13 juillet 1774.
Milokd, — Je prie Votre Seigneurie de me transmettre des instructions au sujet
des terres du roi qui seront vendues à l'avenir dans cette province ; les catholiques
romains peuvent-ils en devenir les acquéreurs ?
Les terres confisquées sont-elles comprises parmi celles que les instructions de Sa
Majesté enjoignent de vendre ?
Suis-je autorisé d'accorder des permis provisoires (qui pourraient être résiliés en
tout temps) à certaines personnes qui font la pêche, de faire usage de lots à cet effet
comme la chose s'est pratiquée jusqu'aujourd'hui ?
Legge à Dartmouth.
Halifax, 20 août 1774.
Milokd, — M. Knight récemment arrivé d'Angleterre étant sur le point de partir
pour Boston, je profite de cette occasion pour vous adresser cette lettre.
Par la présente, je me propose particulièrement de mettre Votre Seigneurie au cou-
rant du commerce qui se fait entre Fîle du Cap-Breton et les endroits adjacents et les
îles voisines de St Pierre et Miquelon. La situation géographique de ces endroits et le
peu de distance qi i les sépare favorise ce genre de commerce et il n'y a pas d'officiers
pour l'empêcher, autres que ceux installés à Louisbourg et à Canso. En outre, il y a
plusieurs autres ports que celui de Louisbourg dans l'île du Cap-Breton et un si grand
nombre de vaisseaux anglais passent par le détroit de Canso pour se rendre à Québec ou
pour aller faire la pêche à L'île St-Jean et à la baie des Chaleurs, venant de toutes les
colonies de ce continent, que ce genre de commerce pourrait être beaucoup plus consi
dérable qu'il ne l'est présentement et les moyens d'introduire des marchandises françaises
dans nos colonies sont si multiples et si fréquents que malgré la plus active surveillance
il sera à peu près impossible d'entraver entièrement cette contrebande. J'ai fait tous mes
efforts pour y mettre fin, j'ai écrit à ce sujet au chef d'escadre Shuldham de Terreneuve
le 21 juin 1774 et vous trouverez ci-incluse une copie de cette lettre. J'ai aussi trans-
mis des ordres (voir 20 juin 1774) aux magistrats de Louisbourg leur défendant de per-
mettre sous aucun prétexte l'exploitation ou l'exportation de charbon de terre, car il
paraît que les Français de St-Pierre ont reçu des combustibles de cet endroit.
GfJ \ / 1/ OQIi Kl \< \hl I \ II/' l><" i 1/ / \ / M6
DOC. DE LA SESSION No 18
Afin de bien vous faire comprendre V rapport qui
aotueli de la partie est de cette province m . ,-w . ,\, lien Si Piei Hiqueloi
mettez-moi de ?oui informer que Ion de la oe Ion di
France, lea Français ont aollioit A.cad illei demi .
il. -s ci qu'ils en ont persuadé autant qu'il ont pu, en leur fourni ant
des vaisseaux pour faire la pèche De bêla encouragerm ni icn di I un \»>n nombre
à quitter cette province et à allei établir dan ee Ile I anirde
mutuelles entre eux, le Acadien formèrent un établi ement ui l'île Madam< et un
autre sur cette partie de I tle Bt Jean la plu rappro< hée de cette dernii re I ■■
de l'île Madame sont devenus m nombreux qu'ili emploient an moin
loupes pour faire la pèche j et tous lea ans ils sollicitent leura parents d'allei i
avec eux. M. Binney, percepteur au poH de Can o, m'informe par une lettre du 27
juin 1774, qu'au moins vingt Acadiena sont arrivi de Frana
familles, par Jersey, Il est facile <!<• comprendre jusqu'à quel point cet relation peuv<
être préjudiciables au commerce «I»' la Grande-Bretagne, en lavoriHant l'cntive de*
marchandises françaises (qui sont facilement Introduites, comme je l'ai déjà mentionne,
par les vaisseaux qui fréquentent opb porta et dont lea propi meurent
endroits). Après avoir reçu la lettre de M. Binney, j'ai écrit à l'amiral Graves pour
lui demander d'envoyer au moins une goélette armée pour supporter les offiev
empêcher autant que possible «•<• commerce illicite.
Je prends la liberté de faire observer à Votre Seigneurie que les Acadient jont
tous catholiques romains, qu'ils ne se mêlent paa aux nôtres, que les mari
Aeadions et Anglais sont à peu près inconnus. En outre bien qu'ils prêtent le serment
d'allégeance, et Be comportent comme des sujets de la Grande Bretagne en temps de paix,
ils sont de t'ait tellement attachés aux Français que si la guerre se déclarait nous ne pour-
rions compter sur eux ; de plus, considérant leurs relations avec les sau\ ont
choisi pour y faire leur résidence des endroits généralement éloignes des Anglais, il •
à craindre qu'en temps de guerre ils n'incitent les sauvages à commettre dea méfaits,
car ces derniers pourront avoir recours à eux pour se procurer des munitions et d< :
visions sans lesquelles cette petite peuplade ne saurait subsister sûrement.
J'ai cru qu'il était nécessaire de communiquer à Votre Seigneurie, mon opinion à
ce sujet, car je constate par la lettre du comte Hillsborough, n 12, en date du 21 juin
1768, qu'on lui a écrit à l'égard de ce peuple. Sa Majesté permet de recevoir les Aca-
diens qui se soumettront au gouvernement de Sa Majesté et qui donneront des preuves
de leur allégeance et de leur fidélité, et de leur concéder des terres sur lesquelles ils
^'établiront avec leurs familles. D'autre part, il m'est défendu par les dernières ins-
tructions que j'ai reçues de Sa Majesté de leur concéder des terres, et comme ces Aca-
diens devront trouver eux-mêmes un genre de travail qui leur permettra de pourvoir à
leur subsistance, et que naturellement ils se réfugieront dans les parties de la province
où il leur sera facile et avantageux de faire la pêche, il s'en suivra, comme je l'ai déjà
fait remarquer, qu'ils auront des relations avec les Français de St-Pierre et Miquelon.
J'ai cru devoir faire part à Votre Seigneurie des circonstances particulières dans
lesquelles je me trouve, afin que vous me transmettiez vos instructions à ce sujet.
FRANS. LEGGE.
Au très honorable
comte de Dartmouth.
Legge à Dartmouth.
Nouvelle-Ecosse, Halifax, 25 août 1774
Milord, — M. Bailly, le prêtre que le gouvernement a accordé aux sauvages dans
cette province, a obtenu la permission, au mois de mai 1772, d'aller à Québec pour des
raisons personnelles. Il n'est pas encore de retour et depuis son départ je n'ai reçu de
lui aucune nouvelle ; aussi vais je cesser de payer ses émoluments à son agent depuis le
commencement de cette année, en attendant les instructions de Votre Seigneurie. Je
dois ajouter que ce prêtre a eu une maladie grave et que nous avons appris dernièrement
qu'il était mort,
FRANS. LEGGE.
296 \i;< m\ ES OA VADIE S VE8
5-6 EDOUARD VII. A. 1906
Dartmouth à Legge.
WhïTEHALL, 7 septembre 177 t.
Monsiki Et, Depuis ma dernière lettre j'ai reçu vos nombreuses dépêches (n°* 8 à 16)
les ai transmises au roi.
J'ai reçu aussi de L'amiral Montagu le plan exact de toute la province, dont il a été
<iut^ti<>!i dans votre Lettre du 24 mai.
Je ne connais pas de loi concernant les colonies, par laquelle les papistes sont
exclus du privilège d'obtenir des concessions de terres delà Couronne; et l'exception
en leur faveur, dan- la loi provinciale qui les frappe d'inhabileté et d'incapacité, semble
admettre qu'il doit en être ainsi. Cependant il ne faudra pas perdre de vue que vous
devrez vous servir du pouvoir de faire des concessions de terre qu'avec la plus grande
discrétion ; de plus je suis chargé de vous transmettre l'ordre de Sa Majesté de ne faire
aucune concession de terre dans la province de la Nouvelle-Ecosse à aucune personne
pratiquant la religion de l'Église de Rome avant que le roi, après avoir pris connaissance
des renseignements que vous devrez transmettre dans chaque cas sur la condition et le
caractère de la personne à laquelle il sera proposé de faire une concession, n'ait fait con-
naître son bon plaisir.
Huant aux autres sujets dont il est question dans votre lettre du 13 juillet, il n'y a
pas de doute que les terres confisquées sont comprises parmi celles que les instructions
de Sa Majesté vous enjoignent de vendre, et que ces instructions ne vous empêchent pas
d'accorder temporairement des permis d'occuper certains endroits pour faire la pêche.
Dartmouth à Legge.
Whitehall, 5 octobre 1774.
Monsieur, —Jai reçu vos lettres nos 17 et 18 et je les ai communiquées au roi.
Sa Majesté est très satisfaite de l'attention que vous avez donnée aux relations
dangereuses et désavantageuses entre les établissements situé» à l'est de la province et
ceux des Français de St-Pierre et Miquelon, et elle approuve les mesures que vous avez
prises en vue de mettre les officiers de Canso et de Louisbourg sur leurs gardes et d'em-
pêcher l'exportation de charbon de l'île du Cap-Breton.
Vous avez donné des ordres très sages en cette occurrence et l'état actuel de votre
gouvernement ne vous permet pas de faire plus. Quant aux relations entre les ports
de l'île du Cap- Breton et les îles St-Pierre et Miquelon, pour y mettre fin, il faudra
que les commandants des flotilles que Sa Majesté a envoyés dans ces mers fassent
surveiller activement par des croiseurs, les endroits fréquentés.
L'augmentation des établissements acadiens à l'île Madame mérite bien notre
attention et cet état de choses ne doit pas être négligé. En conséquence, vous ferez
bien de me faire connaître à la prochaine occasion, l'état de cet île, le nombre d' Aca-
diens qui y sont établis, les améliorations qu'on y a faites, la nature de ces améliorations
et en vertu de quelle autorité elles ont été effectuées. Avant d'avoir obtenu ces rensei-
gnements, il m'est impossible de décider si nous devons permettre la formation de sem-
blables établissements dans cette île et les réserves et les conditions à faire si cette
permission est accordée.
La suppression des émoluments de M. Bailly était bien à propos dans les circons-
tances que vous nous avez fait connaître ; si vous apprenez sa mort de source certaine,
je dois vous informer que c'est l'intention de Sa Majesté de ne pas le remplacer, à moins
que les sauvages n'insistent ardemment pour lui faire nommer un successeur, confor-
mément à la stipulation du traité qui seule leur a valu une condescendance aussi extra-
ordinaire,
Je suis, etc.,
DARTMOUTH.
\ / I / in, Il IH I i I /»// \ II/' /"" i l/i VI VI
DOC. DE LA SLS->ION No 18
Il m. m \ \, 1 ' novembn I «
Milord, Je vien de reoevoii an rapport (en date du 17 octobre 17"
liant l'état des établi ementi de llle do Oap Breton et de ltl< Madame J
transnieti une oopie qui vou fournira dei ren oignenu i itnation i
nombre det habitante de ce endroits Votre Seiflneuri □
romain j forment une population desixoent quatre-vingt ix, «••■ qui <
[a population protestante «iul '"' dôpanH» pas troi cent v\\ nptei q
certain nombre de eee dernier! i ni pt établit d'une manièi r Ils
ne viennent à œi endroit» m1"' durant I j né pool faire la pécha Le jnge de paix i h
arvioe de la police civile éprouve souvent de grands «mlmcrn dan
semenl de ses devoirs, et l'application de loi , au sein d'une populace qui n
est pour lui nn.su jet de crainte continuelle. Parmi o a bien] ' munis
de permis pour occuper certains endroita ou 11 font la pêche L Vcadien fran
qui forment une population de cinq cent deux &m< >lî dans de endroits qu'il*
ont ohoisis sans la permission du gouvernement et la plupart e ont in balli a l'île
Madame et à 8t Pierre mr le coté ouest du Oap Breton. J'ai déjà informa Votn
un. Mine par ma lettre n° 17, qu'avec le tempe, la présence de oc Acadien frai
viendra une source d'embarras pour le commerce et autrement . aussi je me ferai un
devoir de oharger les magistrats de Canso et de Louisbourg de surveiller ment
leurs agissements et de me transmettre des renseignements de temps en temp
Je suis, etc ,
FRANS. LEOOE.
Legge à Dartmouth.
Halifax, l v novembre 1 77 1.
Milori), — Je me ferai un devoir de mettre en pratique les remarques que Votre
Seigneurie a cru devoir m 'adresser au sujet des concessions de terres aux catholiques
romains, je m'appliquerai en même temps à suivre strictement les instructions d<
Majesté, en vous transmettant des renseignements au sujet des circonstances particu-
lières de chaque demande et concernant la situation et le caractère de la personne qui
fera une demande de concession.
* * * * *
Archives d'État, Amérique et Indes Occidentales 1759. Vol. 89 " Public Record Office.''
RAPPORT DE LA MARCHE DES TROUPES LORS DE L'EXPÉDITION SUR
LE HAUT DE LA RIVIÈRE ST-JEAN ET À LA BAIE DE FUNDY,
SOUS LE COMMANDEMENT DU COLONEL MONCKToN.
(A.D.)1758. .
il septembre Apres avoir embarque les vivres et tait monter a bord les troupes com-
posées du 35e rég* du 2e bataillon R. A. R., et des compagnies de " Rangers "
des capitaines McCurdy et Brewer et d'une partie des compagnies des capi-
taines Goreham et Stark, nous partîmes du port d'Halifax sous l'escorte
du vaisseau de guerre SquirreL
13 septembre Le major Morris nous quitta le soir, pour aller au cap-de-Sable avec son
détachement composé de 300 hommes.
18 septembre Nous avons jeté l'ancre près de l'ile-aux-Perdrix située à l'entrée de
la rivière. Cobb et Rogers sont allés dans l'île où ils ont rencontré deux ou
trois p rsonnes.
lî» septembre Nous sommes allés dans le port où nous avons jeté l'ancre à 2 heures.
Nous fîmes ensuite entrer tous les transports et comme il était tard je remis
le débarquement au lendemain matin —J'ai envoyé Cobb à Chignectou pour
en ramener la compagnie de Rangers de Danks, avec des barges, et les quel-
ques prisonniers français qui avaient été pris le printemps dernier.
18—51 r-16
298
•/.'< HI\ ES < i \ \hll \ \/>
pt«iiibre
22 septembre
• ptembre
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Kr«' J ai donne le signal du débarquement à ^ heures environ, et immédia-
tement après, les bateaux chargés de 400 hommee accostèrent près du vieux
fort sans rencontrer d'opposition. La 2"" division étant débarquée j'ai
envoyé le major Scott en reconnaissance avec 300 hommes d'infanterie
légères et des rangers ; je l'ai fait suivre fie deux compagnies de grenadiers
afin de le secourir <*n cas de nécessité. Le major est revenu après s'être
rendu au-dessus des rapides où il a trouvé quelques pistes, mais pas le
moindre signe de chemin ou de sentier. Le bois est tics épais et la marche
difficile. Les troupes sont toutes débarquées et j'ai donné ordre de trans-
porter les tentes ; les deux régiments devront établir leur camp en arrière
du fort tandis que 1 infanterie légère et les rangers s'installeront un peu
au-dessus sur une élévation.
Nous transportons les vivres, etc., sur le rivage.
Le détachement chargé de l'artillerie débarque aujourd'hui et nous
sommes à installer les trois pièces de campagne sur le rivage. J'ai envoyé
Rogers à Annapolis.
Après avoir envoyé plusieurs détachements dans différentes directions,
il résulte des rapports qui ont été faits, qu'il n'est pas possible de nous
avancer par terre. En outre, nos vaisseaux étant trop gros pour entre-
prendre de franchir les chutes et l'étroit chenal, je me suis décidé de réparer
le vieux fort et d'y rester jusqu'à ce que nous ayons reçu les vaisseaux dont
nous avons besoin — j'ai écrit déjà aux officiers commandant au fort Cum-
berland et à Annapolis pour leur demander de nous envoyer immédiatement
des goélettes ou des sloops qui pourraient se trouver à ces endroits. — Après
avoir pris cette détermination nous avons commencé à réparer le fort.
Bien que l'endroit où nous sommes se trouve un peu commandé par
une élévation située en arrière, j'ai cru néanmoins devoir y fixer notre camp
parce que des travaux considérables y ont été exécutés. En outre, cet
endroit commande le port et nous permet de débarquer facilement notre
matériel, car nous sommes dans l'obligation de tout faire transporter par
nos hommes et nous aurons eu de grandes difficultés à surmonter si nous
étions installés loin du rivage. D'autre part, considérant que la saison est
avancée et que nous devrons remonter la rivière j'ai choisi cet endroit parce
qu'il nous permettait de nous y installer promptement. Quant à l'élévation
qui commande notre camp, il y faudrait des canons pour nous faire du mal
et l'ennemi ne pourrait en transporter à cet endroit qu'au prix de bien
grandes difficultés ; d'ailleurs, nous pourrons prévenir tout danger de, es
côté en y érigeant un peu plus tard des fortifications.
30 septembre Les travaux avancent — 600 hommes travaillent tous les jours — des
détachements sont fréquemment envoyés en exploration, mais jusqu'à pré-
sent il n'a été fait aucune découverte importante — Cobb est revenu du fort
Cumberland avec la compagnie de rangers du capitaine Danks, cinq barges
et neuf prisonniers français qui m'ont informé que si nous avions tenté
d'avancer par terre nous aurions rencontré de bien grandes difficultés et
que nos vaisseaux auraient couru de grands dangers si nous avions essayé
de franchir les chutes.
2 octobre Les travaux avancent toujours — les casernes des officiers sont dressées.
5 octobre ^es travaux se continuent. J'ai envoyé Cobb à Pisiquid avec des
vivres pour la garnison de cet endroit. J'ai envoyé chercher des vivres
à Annapolis de crainte que nous en manquions. J'ai donné ordre en même
temps d'y emprunter des munitions.
7 octobre Les travaux se continuent — J'ai envoyé le transport Isabella chercher
des vivres à Halifax.
8 octobre Le capitaine Willock, accompagné de plusieurs capitaines des trans-
ports, est allé sonder les rapides — Ils ont trouvé la profondeur de l'eau suffi-
sante— mais il n'est possible de tenter le passage que pendant l'espace d'une
UESl 1/ nt.n m [VA lu I \ WEi /"" ' i// \ /
DOC. DE LA SESSION No 18
bobr«
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bobru
tobre
•
.
23 octobre
24 octobre
1 • ibre
tobre
31 octobre
qî heure à ohequc ruai • >■ loi que lu m< i
rapides et du ohenal < • t 1 1 i foi t.
( fobb si i revenu de Pi iquid,
.l'ai envoyé Cobb portei une lettre tu majoi Morris qui
de ik»u\ ellei depui on d< pai I
Lei \ aisseau i ont 1 1 n enu d A onapol
Les travaux ai anoenf tou [oui L ette P
m- lettre du OiajOI M"iu il m'informe qu'apns av<»n
contrer les babi tant.1 purcr qu il n'a\ ait pu ■ <• jn - « m ■ i • \< %u
tents le capitaine Qoreham, à la tète d'un faible détachement
pris un petit \ illage et qu'il était emparé du prétn M Disenclav< I U
laves] et de 60 ■< 7<» personne , nommes, f< mmei 1 1 i nfant et que ps
prêtre il espérait mettre Is m. un mr d'autres,
Cobb est revenu ce soir tan avoir découvert le ms or Morrii J ai
renvoyé la goélette Pilot au major Morri ain i que le tran port Alexandn
// pour transporter les prisonnier! ici Un sloop est arriva chai
de cbar| ente.
J'ai envoyé le vaisseau Wadi avec le capitaine Miller à Bo I m pour
en rapporter des vivres -I/c capitaine Qraemede mon bataillon
pris de faire le voyage dans L'intérêt de sa santé.
Les travaux se continuent Ayant maintenant a ma disposition plu-
sieurs sloops et plusieurs goélettes, je les ai fait approvisionna u donné
ordre à Cobb et à Rogers de passer les rapides afin de protéger li
seaux qui pourraient peut-être essayer de les franchir. Ils se mirent
route — Cobb, qui était le premier, franchit le chenal, mais ne put franchir les
rapides parée que la marée était trop avancée et il se réfugia dans une petite
.use Quant à VUli/886 capitaine Rogers, il a donné sur un récif en fran-
chissant le chenal et a été entraîné par le courant, dans un crique, au-de-
de Cobb où il a coulé rapidement — et ce n'est qu'avec de grandes difficultés
que l'infanterie légère et l'équipage ont été sauvés — En apprenant cet acei-
d?nt, j'ai donné ordre à Cobb, qui ne se trouvait pas dans une situation
sûre, de redescendre, et plus tard nous avons constaté que s'il était
endroit, à l'eau basse il se serait brisé sur les récifs.
Je suis allé visiter L Ulysse — Le capitaine du vaisseau de guerre
(Squirrel) se propose d'essayer de le renflouer. Un vaisseau est arrivé avec
des bestiaux pour les troupes.
Le capitaine du vaisseau de guerre a fait d'inutiles efforts pour ren-
flouer L'Ulysse.
Le nombre d'hommes employés aux travaux est réduit à 300.
Tous les petits vaisseaux ont franchi les rapides — environ 1,200 hom-
mes de troupes sont embarqués — moi-même, je me rends ce soir à bord du
sloop York, capitaine Cobb— Je confie au capitaine Bellen le commande-
ment des troupes que je laisse en arrière. Comme le major Morris n'est pas
encore revenu et que L'Isabella n'est pas de retour avec les vivres, nous ne
pouvons approvisionner que pour deux semaines — les troupes qui vont rester
ici n'en auront guère pour aussi longtemps.
Nous avons fait voile ce matin, mais le vent étant contraire nous avons
fait peu de chemin. Le sloop qui transporte l'artillerie est en danger et se
trouve obligé de jeter l'ancre dans une baie située au-dessus des rapides.
J'ai reçu tard ce soir des lettres de Halifax ; ces lettres ont été apportées
par L'Isabella qui est de retour et a jeté l'ancre en bas de l'ile-aux-
Perdrix ; le vent contraire l'a empêchée d'entrer dans le port — Considérant
que la saison est déjà avancée, j'ai cru qu'il aurait été imprudent de retar-
der notre départ de trois ou quatre jours pour attendre les vivres
qu'elle devait apporter.
Nous avons mis à la voile — -nous avons traversé la grande baie et jeté
l'ancre à la hauteur d'une pointe appelée pôinte-aux-Tourtres à deux lieues
18—51*
300 \i:< il i\ i:s (\\ \im.\ \ i;>
5-6 EDOUARD V , •
environ au dessus de Nirapis où les Français possédaient autrefois un petit
fort — Les autres vaisseaux ont jeté l'ancre au dessous (Je Nirapis.
1er novembre Nous avons fait voile, mais le vent contraire nous a empêchés d'avan-
cer beaucoup; nous avons jeté l'ancre ce soir à la hauteur d'une lie appelée
l'île am Garces, les autres vaisseaux ne se sont pas rendus aussi loin — nous
avons débarqué sur l'ile que nous avons trouvée magnifique — Il y a du
chêne, du bouleau, du noyer, du hêtre : on n'y trouve pas de broussailles —
la rivière est large et la profondeur de l'eau suffisante.
2 ,.., , Nous avons fait voile de bonne heure —une goélette qui allait en avant
ayant atteint un endroit où l'eau était peu profonde et nos pilotes nou->
avant informés que le passage à cet endroit de la rivière était difficile à
cause des bancs de sable, nous nous rendîmes à la hauteur de la pointe-aux-
Chênes pour sonder — ayant découvert le chenal, nous levâmes l'ancre, nou>
mimes à la voile et nous allâmes mouiller le soir en bas d'une ile appelée
l'île Longue. La contrée que nous avons traversée aujourd'hui est unie
et couverte de bois ; nous avons rencontré quelques maisons qui ont appar-
tenu autrefois aux Robichaux ; jusqu'à cet endroit nous avons trouvé le
pays montagneu* et rocheux. Nous sommes allés sur File où nous avons
trouvé du noyer qui ressemble beaucoup à notre noyer anglais,
membre Nous avons mis à la voile au point du jour et ce soir nous avons mouillé
à la hauteur de l'entrée de la rivière Grimrose. Ce soir j'ai chargé le capi-
taine Danks, auquel j'ai confié un détachement et un guide, de s'emparer
d'un prisonnier.
4 novembre Le détachement est revenu sans avoir fait de prisonnier — il s'est rendu
jusqu'au village de Grimrose que les habitants avaient déserté dernièrement
— j'ai donné l'ordre du débarquement — avec environ 700 hommes rendus
sur 1^ rivage, nous marchâmes jusqu'à l'extrémité du village située à une
lieue de distance environ — nous avons constaté des traces indiquant que les
habitants étaient partis récemment et avaient emmené leurs bestiaux —
nous avons aussi trouvé à cet endroit la chaux qui avait été transportée sur
une goélette le printemps dernier — nos pilotes croient que cette chaux a été
transportée à terre à cet endroit, dans le dessein d'alléger la goélette et de
la cacher dans une anse ; car si la profondeur de l'eau l'avait permis, cette
chaux aurait certainement été transportée jusqu'à Sainte-Anne. Comme le
jour était avancé, j'ai donné ordre de brûler les maisons et les bâtiments au
nombre de 50 environ, de détruire en même temps une quantité considéra-
ble de grain et tout ce qui aurait pu être utile à ces habitants.
Après avoir tout brûlé et tout détruit, nous sommes revenus à nos vais-
seaux et nous sommes rembarques — le matin suivant, au moment du débar-
quement, nous avons vu quelques canots traverser l'embouchure de la rivière
Grimrose— -et près de l'endroit où nous avons débarqué, nous avons constaté
que des canots ont été construits dernièrement avec du bouleau — une quan-
tité considérable de terres sont défrichées et la contrée est belle — ce village
a été fondé par les habitants de Beauséjour qui furent chassés de cet en-
droit en 1755.
5 novembre. Nous avons mis à la voile vers [sic] et nous avons continué de
remonter la rivière — nous avons rencontré une île appelée ile Mettia
appelée ainsi par les Français — Ici nos pilotes ne veulent plus assumer la
responsabilité des vaisseaux parce qu'ils ne croient pas l'eau assez profonde
po.ur nous permettre d'aller plus loin — Une petite goélette que nous tenions
toujours en avant et sur laquelle se trouvait un homme qui avait été fait
prisonnier il y a deux ans et qu'on avait emmené pour remonter la rivière,
ayant pénétré dans le chenal de tribord, y trouva six pieds d'eau. Voyant
cela, le capitaine Cobb pénétra immédiatement dans l'autre chenal, mais
bientôt, son vaisseau et plusieus autres transports s'échoirent ; cependant
ces vaisseaux réussirent à se tirer de leurs fâcheuses positions parce qu'ils
s'étaient arrêtés sur un fond de sable. Le vent contraire nous obligea de
01 \ i i / 0QJ1 i" WA DU \ m/' /"" ! // \ / W
DOC. DE LA SESSION No 1H
lier an peu afin d'éviter h I *n< de abl<
environ quatre mille on ba du portu ;e qui tru >■> < l'i thme qui condu
ièr< ( : i mu 1 1 • \<i le "ii j'ai don n< tranitporl
1rs bateau m à terre poui ooupei du boi et j'a
en expédition rdre de tout d< traire oequ il rencontrerai!
. u \ >■ ici quelque ■ be I iau n que nou ■ ■ • on ' u<
poi '
I h- bonne heure ce mal in, j'ai en^ L)
avec leurs compagnies brûler quelque! mai on au de u de I em h k I
rivière Grimro <■ J ai envoyi en môme temp le capitaine McCurdy avee
compagnie à Jimsege, détruire le maison et le grain qu cuverait,
et tuer les bestiaux, oar nou en avions vu plu ieui ion pa droil
— Cet établissement avait été abandonné depuis quelque ani m la plu
part de ses habitante, à cause des inondations qui se prodi le prin
temps Lèvent étant toujours contraire et nos pilotes rei le conduire
leaux plus loin pour les raison u mentionné» que
nous n'avions des provisions que pour huit joui au plu . je p
iusser chemin. Cependant je décidai d'envoyer auparavant le capitaine
[logera qui t imandait L'Ulysse et le Beoond pilote du vaisseau de gi
SquirreU qui nous avaient accompagnés, sonder le chenal de bâbord que
nous avions raison de croire le seul endroit par où nous puissions ]
Ils rapportèrent qu'il s'y trouvait un banc qui s'étendait dé la pointe de l'île
Mettise jusqu'à la rive de bâbord et que sur cette étendue ils n'avaient
pas trouvé plus de six pieds d'eau— Le vent étant toujours contraire et
Lstatant que la moitié de nos provisions étaient épuisées : en outre, ayant
raison de craindre que la glace ne se formât parce que l'eau était froide et le
roulant était faible, je me suis décidé après avoir reçu le rapport ci-de
de retourner et de tout détruire en descendant — nous nous mimes en route
rendus a Jemsege nous jetâmes L'ancre visa vis l'endroit où McCùrdy
avait brûlé des maisons et nous tuâmes les bestiaux qu'il avait trouvés. Nous
unes l'ancre et nous descendîmes jusqu'à un endroit appelé Villeray sur
la rive oppose'e ; nous y passâmes la nuit et nous brûlâmes toutes les maisons.
Après avoir détruit les maisons, j'ai donné ordre aux capitaines I>anks et
Brewer de se rendre à l'isthme et de tuer tous les bestiaux qu'ils ren-
contreraient; ils revinrent tard le soir et m'informèrent qu'ils avaient r« n
contré trois ou quatre Français qui conduisaient environ quarante têt< - de
bétail ; que les hommes s'étaient enfui mais qu'ils avaient tué presque tous
les animaux et brûlé les maisons.
7 novembre. Nous avons fait voile avant l'aurore — J'ai envoyé un petit détachement
à terre brûler l'établissement de Robicheau. Le soir nous avions jeté l'ancre
un peu en bas de l'île-aux-Garces.
8 novembre. Nous avons fait voile de bonne heure — un vent violent soufflait du
nord-ouest — nous jetâmes l'ancre au-dessus des rapides à l'endroit où nous
embarquâmes en remontant la rivière — A midi, quelques-uns des autres
vaisseaux descendirent à leur tour. Le soir je me suis rendu au fort où j'ai
rencontré le capitaine Morris ; il était revenu depuis quelques jours, mais
des habitants du cap-de-Sable, il n'avait réussi à s'emparer que de 130 per-
ronnes, hommes, femmes et enfants. Le capitaine avait embarqué les pri-
sonniers à bord du transport que je lui avais envoyé et avait donné ordre de
les conduire à Halifax.
10 novembre. Les travaux se continuent — J'ai reçu par le Wade revenu de Boston, la
lettre du lieutenant colonel Robertson du 30 octobre.
11 novembre Le dernier des vaisseaux n'est revenu qu'aujourd'hui du haut de la
rivière — Comme il est probable que je serai retenu ici assez longtemps,
j'ai envoyé ce matin le major Scott avec l'infanterie légère et les rangers
à la rivière Pitcoudiak ; j'avais appris que la goélette corsaire se trouvait
à cet endroit avec une de ses prises — le major avait ordre de tout ramener
302
ARCHIVES ' \ \ MIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
et de s'emparer de tous Les habitants qu'il pourrait rejoindre — de brûler
toutes Les maisons, tous les bâtiments et de détruire les bestiaux et le grain —
et, au moment de son retour, d'envoyer le capitaine Danks et sa compagnie
au fort Cumberland.
Comme Le nombre d'officiers fait défaut dans mon bataillon, je me suis
trouvé dans la nécessité de distribuer comme suit le 3-7 régiment sur la
baie ; le major Morris avec trois compagnies doit rester dans le fort, le lieu-
tenant-colonel Fletcher avec cinq compagnies doit se rendre à Annapolis
Royal et deux compagnies doivent aller au fort Edward, à Pisiquid.
]". novembre Le capitaine Fletcher s'embarque avec deux compagnies pour Pisiquid.
Je l'ai chargé de transmettre à la compagnie 43'* l'ordre de se rendre sur un
transport au fort Cumberland — et un détachement du 3' bataillon l'ordre
de se rendre à Halifax.
17 novembre Le capitaine Adams arrive d'Halifax avec des vivres — Il m'a apporté Les
lettres du général Amherst du 9 et du 10.
Le transport Viscount Falmouth met à la voile pour Boston avec l'équi-
pement et le détachement du train d'artillerie, excepté un officier, un capi-
taine, un bomb irdier, deux canonniers et dix artilleurs laissés en garnison.
Le major Scott est revenu tard ce soir de Pitcoudiack ; il a amené la goé-
lette et le sloop, et trente prisonniers, hommes, femmes et enfants ; il a
trouvé la goélette et le slo^p dans deux anses à la source de la rivière. Les
différents partis envoyés en expédition par le major, rapportent qu'ils ont
détruit au-delà de 150 maisons et bâtiments, beaucoup de grain et abattu
un grand nombre d'animaux. Les maisons n'avaient été évacuées que der-
nièrement. Le lieutenant McCormack, de la compagnie du capitaine
McCurdy, et trois de ses hommes et deux hommes de l'infanterie légère
du 35', s'étant avancés trop loin furent pris par les prisonniers [Acadiens .
Le major a été informé que le capitaine du corsaire qui fut blessé au talon
le printemps dernier, lors de sa rencontre avec la compagnie de rangers du
capitaine Danks, se faisait soigner à Miramichi. Les prisonniers lui ont
appris aussi qu'il se trouvait au-delà de 200 sauvages à la rivière St-Jean
lorsque nous y arrivâmes, mais que leur chef ne leur permit pas de tirer e:
leur fit remonter la rivière — et qu'une fois rendus à leur établissement
appelé Oauckpack, situé à deux lieues au-dessus de Sainte- Anne, le Père
Germain, leur prêtre, craignant quelque coup de trahison de notre part,
les dirigea vers le Canada. Quelques prisonniers dont on s'était servi sur
la rivière Saint-Jean dirent au major que la rivière au-dessus de l'île
Métis n'était navigable que pour de très petits vaisseaux.
20 novembre Le transport Lord Blackeney met à la voile pour New York avec les
officiers du 35e et de mon bataillon qui sont chargés de faire du recrute-
ment. Les malades du 35e s'en vont à Annapolis. A l'exception de ceux
qui doivent transporter mon bataillon à Halifax, j'ai congédié les autres
transports et soldé les montants qui leur étaient dus conformément à leur
charte-partie — nous nous servirons de petits vaisseaux pour transporter les
troupes qui seront placées en garnison sur la baie. Toutes les troupes sont
embarquées — le 2e bataillon R.A.R. pour Halifax — le lieutenant-colonel
Fletcher avec cinq compagnies pour Annapolis — le major Morris reste ici
avec trois compagnies — et après avoir donné tous les ordres nécessaires je
me suis rendu ce soir à bord du Squirrel, vaisseau de guerre.
J'ai laissé les trois compagnies de rangers des capitaines McCurdy,
Stark et Danks pour couper du bois de chauffage pour la garnison — comme
les ordres du général Amherst comportent qu'aucune de ces compagnies ne
doit retourner sur le continent pour le moment j'ai donné ordre à celle du
capitaine McCurdy de se baraquer pour passer l'hiver ici, et aux deux
autres de revenir à Halifax sur les vaisseaux que je leur laissais, après
avoir complété la provision de bois — j'ai donné ordre au capitaine Goreham
d'embxrquer avec le reste de sa compagnie sur le sloop qui avait été pria —
OE VE VLOQIl m L( [DU \ IVEi DÛ< < Ml \ i Ml
DOC. DE LA SESSION No 18
it .in oapil • -i. I :• ■ ■ ■
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heure oc matin A dix heurts environ, no ri( roile poui Ha
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A Bon Excellon
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Journal «lu brigadit i i titrai Ekfom Ict
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(Copié d< ( il mers Paj de la bibliothèque de N.l
Etivii m 8 1 •' i v 1 1 novembre 17
# * # * «
Je regrette de ne pouvoir voua transmettre un compte rendu plui nt de
notre expédition sur le haut de cette rivière — Les retards inévitables que nous avons
subis et les obstables que nous avons rencontrés, nous ont empêchés de remonte] au
de vingt trois lieues — il nous aurait, fallu faire dix lieues «Je plus pour atteindre
Anne. Cependant d'après des renseignements exacts que j'ai obtenus, Ste-Anne i
qu'un village et il n'y a aucune trace de fort à cet endroit.
Nous avons brûlé un village [à Grimrose] et quelques maisons .'par-' tus avons
détruit tout ce qui aurait pu être de quelque utilité aux habitants — aussi je crois qu'ils
seront forcés de passer au Canada le printemps prochain. Une fois les rapides franchis
j'ai constaté que je n'avais jamais vu une plus belle rivière.
Nous venons de terminer ici un fort assez considérable, à l'endroit où était situé le
vieux fort français — ce fort nous sera d'une grande utilité à l'avenir, si nous avons quel-
que entreprise à poursuivre dans cette localité.
* Le major Morris passe l'hiver ici avec 300 hommes.
Amherst à William Pitt.
19 avril 1759.
Un rapport du major Morris, commandant au fort Frederick, rivière St-Jean, baie
de Fundy, m'informe que le capitaine McCurdy qui commandait une compagnie de
rangers à cet endroit, a été tué par la chute d'un arbre lors d'une expédition à la tête
d'un détachement d'éclaireurs ; que le lieutenant Hazzen, après cet accident, à remonté
la rivière St-Jean avec un détachement et que le 19 février il s'est rendu au-delà de Ste
Anne, qu'il a brûlé et détruit ce village, tué six personnes, fait six prisonniers et que
cinq personnes ont pris la fuite ; qu'ensuite le lieutenant est retourné au fort le 5 mars
avec ses prisonniers sans avoir perdu un seul homme ; que l'un des prisonniers nommé
Beauséjour était porteur d'une commission de major de milice pour la rivière St-Jean,
signée de monsieur de Galissonière en 1749 ; qui d'après certains renseignements la
plupart des habitants de cette rivière sont allés au Canada l'automne dernier, que la
population de cette localité avant l'arrivée des troupes anglaises se composait de
quarante familles ; que quatorze ou quinze familles avaient pour chefs des jeunes gens
qui s'étaient enfui d'Annapolis en 1755 et étaient allés s'établir à Grimrose qui a été
détruit par le brigadier général Monckton ; que le reste des habitants, maintenant que
le lieutenant Hazzen a brûlé au-delà de cent constructions, tué les bestiaux et ravagé
les propriétés, se trouvera dans l'impossibilité de rester dans cet endroit.
304 ARCHH /-> CANADIE VNE&
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Extrait du journal du i n John Burrbll (a) 1759-1760.
* * * * *
Le jeudi, 18 [octobre] trois Français B€ sont avancés avec un pavillon parlementai-
re. Ils nous ont informé <jue Québec était à nous et nous ont offert de se rendre à la
nation anglaise. Québec est tombé en notre pouvoir le 17 septembre. Le vendredi, le
colonel est allé à Annapolis ; un des Français la accompagné sur le petit senau. Le
jeudi, 23 octobre 1759, le colonel est revenu d* Annapolis. Le mercredi, 24, un détache-
ment, composé de deux capitaines, trois lieutenants, trois sergents, trois caporaux, 81
soldats, du colonel et du médecin alla au haut de le rivière St-Jean sur un vaisseau venu
d'Annapolis.
Le dimanche, 4 [novembre], il venta. * *
Le lieutenant Hutchin est revenu et nous apporte la nouvelle que les Français se
rendaient aussi rapidement qu'ils le pouvaient. Le lundi, 5, une famille des Français
est venue au fort * * *
Le mercredi, 7, le colonel et tout le détachement sont revenus avec trente familles
françaises y compris les femmes et les enfants. *
Le mardi, 13, environ une vingtaine de sauvages se sont rendus et ont eu leurs ra-
tions ; le prêtre lui-même s'est livré. * * *
Le dimanche, 27 [janvier 1760] notre colonel s'est embarqué pour Halifax avec une
partie des Français. Le lundi, 28, les femmes et les enfants ont été embarqués et le
mardi, 29, les vaisseaux sont partis. Le mercredi, 13 [février] notre capitaine Parker
avec un détachement est allé au tort Bobares. [Boishébert] *
Le mercredi, 12 [mars] le colonel est revenu de Halifax avec tous ceux qui l'y
avaient accompagné. Deux familles de Français sont venues de Québec.
ACADIENS DE P0B0MK0U ET DE LA RIVIÈRE St. JEAN.
Le 25 janvier 1760, le Président du Conseil de Marine, à Versailles, mande à M.
Deshayes qu'il a reçu sa lettre l'informant de l'arrivée à Cherbourg du paquebot anglais
La Marie, avec 147 Acadiens restant de 152 embarqués à Halifax. Il lui demande
d'envoyer une liste de ces nouveaux arrivés qui seront secourus comme les autres, et con-
sent à la dépense de 3,235 livres pour leur fournir des vêtements.
Le 12 août 1760, le Président du Conseil de Marine écrit à M. D'Albadie qu'il a
reçu sa lettre par laquelle il l'informe de l'arrivée à LaRochelle du paquebot anglais La
Marie Anne partie de Louisbourg le 12 juillet avec 110 prisonniers, parmi lesquels se
trouvaient 9 familles qui s'étaient réfugiées à l'Acadie après la prise de l'isle Royale, et
pour lesquelles M. Maillart, missionnaire, a capitulé avec les Anglais.
Le 16 du même mois, le même écrit au même qu'il a reçu les listes des habitants
qui s'étaient retirés dans les bois pour passer à Québec lorsque l'isle Royale a été prise
et qui sont venus en France sur les Parlementaires La Marie et Le Windsor.
Séance du Conseil, Halifax, 10 mars 1760.
Présents :
Son Excellence le gouverneur
Jno. Belcher
Jno. Collier
Chas. Morris ! r* .»
D. ,,, D ,, , > Conseillers
Rien d Bulkley (
Thos. Saul
Jos. Gerrish
Son Excellence communique au Conseil l'extrait d une lettre qu'il a reçue du général
Amherst par laquelle celui-ci déclare qu'il approuve les mesures prises pour enlever les
(a) Cet officier était sergent dans la compagnie du 'capitaine Moses Parker, des troupes du Mass a
chusetts. Cette compagnie fut en garnison à St-Jean, N.B., de 1759 à 1760.
(il \ I M 0(11 ti /'/ i \> \I'H \'t II/' I"" ' 1// \ />
DOC. DE LA SESSION No 18
babitao français de leun établi ementi de ta I
lence da les transporter en Europe comme pri onnier de
Sun Bxcellenoe informe le Conseil que de ren«oignemen1 n rland lui
ont apprit qu'il y avait prèi de dousi oenl huiui mi h r-emi,;.
endroit, el qu'en outre, oe habitant étant lur !•• mAme )>i<<l qui
Jean, il lerait peut être pn [érable • J«- se |in>euicr de
semble en Europe
Le Conseil trouve que cette mesur< i I opportune et menu* absolu meni
pour permettre aux personnes venuei du continent de s'ét inten
..il être exj aux incursion des habitant françai ; une foi le la
province, les oolono y vivront en parfaite lûreté car les «auvi ireux rie
vivre en i >«i î x et des I rait - ont déjà été conclui avec plu leurs tribu ,
- gné) JNO, DUPONT,
secrétaire «lu ( 'on
CHAS. LAWRENt I.
EXTF Mis DBfl àRCHH EÉ D1 M 181 H Ht O. >
Conformément aux ordres de le législature en date du 22 janvier 17">7, la
vante des habitants français de la Nouvelle Ecosse résidant dans le loin- de Braintn
.. été préparée par les conseillers le --r> avril 1 7 ~> 7 ; cette liste contient les noms <:•
habitants et des renseignements au Bujet de leur état <1<- santé, etc.
Nom-;.
li re famille :
Pierre Braux
Anne Braux [ Anne LeBlanc]
Joseph Braux [Veuf de EJizabeth Thibodeau]. ■ •
Joseph Braux, Jr
Amon Braux
Joseph S.-iml. Braux
Margaret Braux
2me famille :
Ammon Braux
Magdeleu Braux (Madeleine LeBlanc)
Mary Braux
John Braux
Joseph Braux
Magdelan Braux
Margaret Braux
3me famille :
Francis Leblond [LeBlanc]
Joan LeBlond [Jeanne Hébert]
James LeBlond [Jacques LeBlanc].
Catherine LeBlond [Landry]
Mary Magdalen LeBlond
John Baptist LeBlond
Beloni LeBlond
87 ans
77
:>i
18
17
15
19
40
36
11 ou 12
î)
7
5
'6
75
72
51
49
14
12
7
]£tat de panté.
< ';i|-:il»l<- ou il
pable de trai ailler
[nvali le
Invalide
[n valide
Invalide
•Sujette aux convulsion-
Sur le point d'accoucher
Faible
Invalide
do
Faible
do
Incapable
do
do
do
do
do
do
( lapable
Incapal
do
do
do
do
do
Incapable
do
Capable (en part.
(I n
< «apable
do
Incapable
Ire famille. — N'a que deux lits dont les couvertures sont usées. Ces gens n'ont ni
linge ni chemises ; les vieillards ont reçu les pauvres vêtements qu'ils portent du capi-
pitaine Thayer avec lequel ils ont vécu, tel que mentionné dans ce rapport.
2me famille. — N'a qu'un lit qui ne vaut pas mieux que celui de la famille précé-
dente ; tous les membres de cette famille sont pauvrement vêtus ; cependant avec l'aide
de M. Ramson avec lequel ils demeurent, ils ont pu se confectionner eux-mêmes des
vêtements, selon le témoignage de M. Ramson.
(a) Ces extraits sont reproduits pour établir la valeur des données généalogiques contenues dans les
archives du Massachusetts concernant les Acadiens déportés dans cette province en 1755.
(6) Braintree est à dix milles au sud de Boston.
306 ARCHIVI.s r.w.ADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
3me famille. — Possède un lit médiocre ; cette famille, par son travail, est parvenue
à se vêtir convenablement.
Signé «les conseillers. |
FAMILLE DE FRANÇOIS LEBLANC.
L'honorable comité nommé par la Législature de la province de la baie de Massachusetts
pour placer les habitants français de la Nouvelle-Ecosse, aux conseillers d'Oxford doit
pour 1 entretien et la pension de Francis LeBlanc, de sa femme et de ses sept enfants,
du 6 octobre 1750 au 1er mars 1757 y compris le logement, le bois de chauffage, etc.
£15, 6, 6 en monnaie ayant cours.
Une liste des vivres fournis à Francis Leblanc et à sa famille du 6 octobre 175»'»
au l"r mars 1757 par Duncan Campbell sur l'ordre des conseillers [puis vient une facture
énumérant tous les articles qui forment un montant de <£15, 8, 3.J
Les noms des membres de cette famille sont donnés ci-après.
François Leblanc et sa femme Marie, âgée d'environ 40 ans.
Trois fils et trois filles, savoir :
Joseph LeBlanc, fils aîné 17 ans.
François Leblanc, Jr. 9 ans.
Jean Baptiste 5 ans.
filles
Mary LeBlanc 1 1 ans.
Isabella LeBlanc 8 ans.
Margaret 4 ans.
Une fille est née depuis leur arrivée à Oxford il y a quinze mois ; elle n'a pas de
nom.
Les hommes sont employés aux travaux des champs. Les femmes sont employées
à filer. Les membres de cette famille ont été sérieusement malades durant l'hiver
dernier.
Oxford, 11 août 1757.
L'entretien et la nourriture de Francis LeBlanc, de sa femme et de ses sept enfants,
du 1er mai 1757 au 11 août de la même année, y compris le logement se montent à <£18,
13, 8, argent ayant cours.
Rapport concernant la famille de Francis LeBlanc, daté de Needham le
20 décembre 1857.
Un viellard âgé de près de 70 ans et sa femme ; un fils dans un misérable état de
santé depuis près d'une année ayant une femme et trois petits enfants. Le père et la
mère n'ont pu rien faire pour pourvoir à leur subsistance ; un autre fils a été malade
aussi pendant plusieurs mois et la santé d'une fille a été très mauvaise durant l'été
dernier.
Liste des membres de la famille de Francis Landry.
Francis Landry et sa femme, âgés d'environ 70 ans.
Enfants — Charles Landry 35 ans.
Germain 30 m
Ozet 26 m
Ipswick, 31 janvier 1757.
Liste des membres de la famille de Jean Landry.
John Landry et Margaret Landry, sa femme.
Enfants — Mary Landry 12 ans.
Margaret 10 m
Nanne 8 u
Ozet 6 ii
<,i \ i 1/ oan dei u i/'// \ ïvb( ooi i mi \ i 807
DOC. DE LA SESSION No 18
M.mIIiii I m,
l'YillH I 2 II
M John i p u lok ' 9 moi
/./ \U dé mêmbi ■ <!• l&famill ci Paul A i
Paul l>re;m et M.uv .!<» rph, su femme
Enfants Joseph l l uns.
John 12 m
Narine 8 h
Mui\ 8 M
John Baptiste
Elizabeth 2 m<
Rapport préparé conformément aux instructions do la Législai
et l'étal de santé des Français neutres envoyés au bourg de Waltnam, où li
nombre de 1 1 d'abord s'esl augmenté d an nouveau né depuis leur arrivi
Augusl Hebirt [Hébert] et m femme Anne Boudrot] âgé de 6 ue
de travailler
Peter Hébert, leur fila, B9 ans, capable de travailler si i femme Marie Joseph
CloatreJ incapable de travailler à un jeune
entant
Les oinq enfants de Peter Hébert et de sa femme : savoir, deux fils et trois fil
dont l'aîné n'a que 3 ans , . . •
Àntwin [Antoine] Hébert, fils d'Auguste et sa femme âgé de 26 ans, en boni
santé et capable «le t ravailler 1
Mary Hébert, fille d'Auguste et de sa femmeâgée de 23 ans, santé délicate 1
Margaret Hébert, fille d'Auguste etde sa femme, âgée de 21 ans, en bo
et capable de t ravailler 1
Margaret Joseph Hébert, fille d'Auguste et de sa femme, âgée de 19 ans, en bonne
santé et capable de travailler 1
John Hébert, petit fils d'Auguste et de sa, femme, sourd et muet, incapable de
travailler 1
Sam Wliite | Anselme Leblanc] dont le père nous est inconnu, est âgé de 27 ai
souffre de l'asthme et est incapable de travailler 1
15
SAMUEL LIVKlïMORE ] r .„
ISAAC STEARNS I ^on*?lllers
JONATHAN SANDERSON w ,f,e
DANIEL CHILD J Waltnam-
Les Acadiens de Vile Madame.
A Son Excellence Joseph Frédéric Wallet DesBarres, lieutenant-gouverneur et com-
mandant en chef de l'île du Cap-Breton de Sa Majesté et des territoires adja-
cents, etc., etc.
Nous, sujets Acadiens fidèles à Sa Majesté, habitants de l'île Madame qui fait partie
du gouvernement du Cap-Breton, prenons la liberté de vous exprimer publiquement notre
satisfaction d'apprendre que vous avez été chargé de l'administration de cette jeune
colonie. Nous entretenons l'espoir de jouir entièrement des privilèges réservés aux sujets
britanniques sous le gouvernement de Votre Excellence.
Nous avons choisi cet endroit pour y former un établissement et nous souhaitons y
jouir de cette tranquillité qui nous est si chère, depuis les grandes infortunes et les nom-
breux malheurs qui nous ont assaillis.
Nous espérons que les rapports que Votre Excellence fera à la mère patrie de nos
souffrances et de notre fidélité, nous mériteront la protection et l'encouragement dont
nous avons besoin pour le développement de notre industrie, pour rendre les services que
308
ihcnn /> t i \.i //. \.\ es
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
nous avons à cœur le rendre à l'Etal e< devenir un peuple prospère et heureux. Nous
avons raison de croire que notre conduite lors des dernières dissensions en Amérique
nous méritera quelque attention à l'avenir et que nous avons donné des preuves indis-
cutables de notre allégeance et de notre loyauté à Notre très gracieux Souverain et de
notre attachemenl au gouvernement britannique.
Nous n'ignorons pas que m&lgré toul votre zèle, Votre Excellence aura des diffii
, combattre pour assurer la prospérité et le peuplement de cette riche contrée, mais
nous Bornai ts convaincus que vous p tssédez toutes les aptitudes nécessaires pour vaincre
tous Les obstacles et mettre en pratique les mesure-- sages et bienveillantes que la mère-
patrie croit nécessaires pour affermir ^on pouvoir et protéger son commerce dans ce*„te
partie du royaume.
Permettez-nous d'adresser nos remerciements à Votre Excellence qui nous a trans-
mis par une lettre publique l'assurance que les terres- que nous possédons nous seraient
concédées aussitôt que les circonstances le permettront et votre intention d'honorer
notre et d>lissement de votre visite au cours de l'été prochain. Nous désirons en même
temps témoigner notre reconnaissance à Votre Excellence qui nous a permis d'ériger
une église pour l'exercice public de notre sainte religion et une école pour l'instruction
de nos enfants.
Nous prenons la liberté de faire remarquer à Votre Excellence que la pèche est
notre seul moyen de subsistance et que nous espérons que vous aurez la bonté de faire
exempter de toute taxe et de tout impôt nos chaloupes et les autres matériaux dont
nous avons besoin.
Nous avons l'honneur d'être, etc.
Signée de soixante et dix chefs de famille*.
R. Terrieaux.
8. Forrest.
P. Bauséjour.
C. Budro de L'Ardoise.
M. Porryere [Poirier].
A. Belfontaine.
R. LaBlanc.
J. Forgeron.
P. Forgeron.
J. Forgeron.
J. Forrest.
A. Landry.
S. Forrest, Junr.
S. Terrieaux.
A, Muniel [Morel].
V. Terrieux [Terriot],
M. Forrest.
C. Martel.
C. B. Micip [MiusJ.
J. Martel.
S. Brussare [Broussard].
A. Landry.
J. Budro [Boudrot].
Arichat, 8 mars 1786.
Endossée
J. Dugas. L. Benois.
E. Marchand. C. LaBlanc.
L. Marchand. J. Sanson.
P. Budro. J. Dugau [Dugas].
C. Porryere. Senr. [Poirier]. F. Prévost.
F. LaBlanc.
Jean A. Landrie.
Josh. A. Landrie.
H. Forrest.
F. Forrest.
J. C. Hibert [Hébert].
A. LaBlanc.
P. Porryere.
G. LaVache.
J. DeVoe [De veau].
P. Buik [Bourque].
J. Burk.
J. LaBay Landrie.
B. Girraware [Girouard].
J. Forugere [Fougère
M.Budaine [BabinouBoutin] C Fougère
J. Anrie [Henry]. C. DeVoe.
G. Charpentier.
J. Forgere.
P. Girraware.
J. LaBay Landrie, Junr.
A. L'A vannier.
M. Budro.
V. LaBlanc.
M. LaBlanc.
J. DeRoche.
A. DeRoche.
M. Sanson.
B. Martell.
S. Fougère.
J. Richard.
J. Fougère.
P. Babane [Pabin].
Le 8 mars 1786. — Adresse des Acadiens au gouverneur DesBarres.
Aux fidèles sujets acadiens de Sa Majesté des îles Richmond [île Madame] : —
Messieurs, — J'ai reçu votre adresse affectueuse C'est avec le plus grand plaisir
que je vous donne l'assurance que votre fidélité, votre loyauté et votre attachement à
Notre Très Gracieux Roi et au gouvernement britannique vous vaudra à l'avenir toute
i.i \ i i hOQli i»i WA OH \ [YEi /">' ' '// \ / M i
DOC. DE LA SESSION No 18
la protection el toul l'encouragement qu'il ion ai m pouvoii
\<»us aideront à devenir un peuple heureux el pro p< re
J'ai donné des inat motions auivant votre d< ir au uj<
pêche.
Je Miis avec la plu grande iinoé*rité\ votre ftdMe e( obéisaanl ai
.1. P, DE8BARRE
Sidney, 1 2 mars 1 786.
Endossée : La 12 mars 1786. Itépon e du ^ouvcninur n 1 ;i« 1 1 »- - -«•
/'- iition oomu 1 nant ls% co\ aux A ad
A l'honorable William Bkfaoarmiok, lieutenant goi u de l'Ile au Cap-B
de Sa Majesté, en Amérique.
La pétition «le Richard Gibbona, éor., juge <•»! chef et président du 1
Majesté de l'île du Oap Breton el de ses dépendances, expose humblement
Qu'un nombre considérable de Familles des inciens habitant fran ai delà
pelle-Ecosse résident actuellement dans la dite île du Cap-Breton où elle font la pi
e li\ rcut à d'autres 1 r*\ aux }>'»ui \ n re.
Que ces gens désirent rester dans la dite île et s'j rendre utiles pourvu qo'on leur
fasse des concession! «le terres c mime <»n l'a fait à leurs compatriotes, !'
Nouvelle Ecosse ; que oes concessions leur onl été refusées jusqu ■*- pr< ent <i une
clause des instructions (le Sa Majesté prescrivant que toute personne avant d'obtenir
concession de terre, devra au préalable non seulement prêter le .sonnent; d'allégeance
de fidélité mais faire et signer une déclaration contre la transubstantiation ; qu'il
incapables en leur qualité de catholiques romains de ligner une telle déclaration.
Que ces habitants, à moins qu'ils n'obtiennent des concessions d»- terres, vont |>
bablement s'en aller avec leurs familles dans d'autres endroits où il leur Bera permis d
quérir et de posséder des terres en prêtant le serment ordinaire, sans l'obligation de faire
et signer une déclaration contre la transubstantiation ; que votre gouvernement, |
leur départ, perdra un nombre considérable de bons colons.
Que votre pétitionnaire croit de son devoir de soumettre à Votre Home
telle modification des instructions de Sa Majesté qui vous permettrait de faire des con-
cessions de terres dans Votre Gouvernement aux personnes ci-dessus ou à d'autres loya
sujets appartenant à la même religion qui désireraient venir s'établir dans cette par
des possessions de Sa Majesté.
Le tout vous est humblement soumis
R. GIBBONS.
Sidney, 23 octobre 1787.
Milord, — J'espère que Votre Seigneurie me pardonnera la liberté que je prends des
lui apprendre que le Conseil de Sa Majesté désire ardemment que des mesures soient
prises pour dispenser à l'avenir, les personnes qui désireront obtenir des concessions de
terres dans ce gouvernement, de cette partie du serment incompatible avec les croyance-
des catholiques. Je veux parler du serment concernant la transubstantiation ; cette for-
malité est un obstacle qui empêche de faire des concessions à un grand nombre d'habi-
tants industrieux à Conway Harbour (a) et à d'autres endroits, et qui sont les seuls à
faire de la pêche sur l'île. J'ai écrit au gouverneur Pair pour lui demander de me faire
connaître la méthode qui avait été suivie dans son gouvernement, et j'ai l'intention de
suivre la même conduite en attendant que j'aie l'honneur de recevoir les instructions de
Sa Majesté, car je suis alarmé de la résolution que ces habitants industrieux ont prise
de quitter l'île si on leur refuse encore des concessions à cause de leurs croyances reli-
gieuses.
(") Aujourd'hui le havre d'Arichat, situé au -sud, sud-ouest de l'île Madame.
310 M:< m\ ES < 1 S i/>//.\ VI >
5-6 EDOUARD VII. A. 1906
Comme j'ai raison de croire que les concessions de terres doivent se faire sans retard
j'ai fait donner avis que le Conseil de Sa Majesté considérera toutes les demandes de
concession de terre, le lundi de chaque semaine jusqu'au mois de février 1788. J'ai aussi
demandé à l'arpenteur général des bois de 8a Majesté de nommer un substitut pour rem-
placer M. Rogera (qui a quitté l'île sans permission) afin (pie notre groupe de colons ne
soit en aucune façon privé de services dont il pourrait avoir besoin.
J'ai l'honneur d'être Milord,
de Votre Seigneurie, le plus humble
et le plus obéissant serviteur,
W. MACARMICK.
A une séance du Conseil, à Sidney, Cap-Breton, le samedi 27 octobre 1787.
Présents :
Son Honneur le lieutenant-gouverneur
Le juge en chef Gibbons, David Mathews,
William Smith, Thomas Uncle,
Le lieutenant.colonel Charles Graham, Abraham Cuyler.
L'honorable lieutenant-gouverneur informe le Conseil qu'un certain nombre de
sujets reconnus comme catholiques romains dont les uns sont de l'île du Cap-Rreton et
les autres des sujets-nés britanniques ont demandé des concessions de terres dans l'île du
Cap-Breton. Son Honneur exprime son -incertitude quant à son pouvoir de faire des con-
cessions de terres à des personnes appartenant à cette dénomination religieuse, sans les
obliger à se conformer entièrement à l'Acte du parlement qui s'oppose fortement à leur
.religion ; cependant plusieurs concessions de terres ont été faites à des catholiques ro-
mains dans cette île, durant l'administration du gouverneur DesBarres et avant de ne rien
décider, le lieutenant-gouverneur demande l'opinion du Conseil. Après avoir étudié la
question le Conseil par une résolution adoptée à l'unanimité propose à Son Honneur de
communiquer aux ministres de Sa Majesté dans ses dépêches, les circonstances particuliè-
res dans lesquelles se trouvent les catholiques romains qui demandent des terres, et la
nécessité de dispenser les personnes appartenant à leur religion de l'obligation de signer
la déclaration contre la transubstantiation, vu que la plupart des habitants de l'île sont
des catholiques romains qui sont presque seuls à faire de la pêche et qu'il en sera ainsi
pendantlongtemps. Le Conseil ayant trouvé dans une lettre de lord Sydney un passage
où il est dit que des ordres et des instructions concernant le gouvernement de cette île
seront expédiées par lord Dorchester ; puis ayant constaté que ni ordres ni instructions
de cette nature n'avaient été transmises par le lieutenant-gouverneur DesBarres (a) à Son
Honneur le lieutenant-gouverneur actuel, propose d'envoyer immédiatement à Québec
quelques hommes de l'équipage du Relief P acquêt avec des dépêches pour lord Dorchester
afin d'obtenir les ordres et les instructions que Son Excellence peut avoir à communiquer
au lieutenant-gouverneur de cette île. Le Conseil propose en outre à Son Honneur d'écri-
re, à la prochaine occasion, au lieutenant-gouverneur Parr à Halifax pour le solliciter de
faire connaître à Son Honneur quelle méthode a été suivie sous son gouvernement pour
faire des concessions de terres aux catholiques romains dans la Nouvelle-Ecosse et de lui
transmettre une copie des ordres et des instructions particulières en vertus desquels de
telles concessions ont été faites, avec tout autre renseignement à ce sujet.
(a) La dernière séance du Conseil de Sydney, à laquelle DesBarres a assisté est le lundi, 24 sept. 1787.
La séance suivante est du 13 oct. 1787, et c'est la première à laquelle assiste le colonel William Macar-
mick, successeur de DesBarres, qui ce jour mêm-î s'embarqua pour l'Angleterre.
Dans une lettre datée de Sydney, le 19 oct. 1787, Macarmick écrit à lord Sydney qu'il a fait voile de
Gravesend le 12 août et est arrivé à Conway Harbour, [havre d'Arichat] le 7 oct., et le 10 du même mois à
ydney.
0J \ / 1/ OQJi i>i U \i'H V< iVEi /"" i l/l • ,11
DOC. DE LA SESSION No 18
NOTES CONCERNANT LA DÉPORTATION DE tOADIEfl PU!
h \\s i.\ rie \ i > i rn>\ i;i LE 901 \ BNIB
Par m ii ii m M m iuu mi, I
Extrait (0 >
M ichel 0 B >n frèn l *iei pe O Bank et 12 aul rc onl m*rch<
depuis la Caroline da Sud, d'antre disant depuii la Sou elle-Orléam jn
l;i rivi» rc St Laurent i'l <!<• I:i se s<»n! i «-ik in ■ n ranof ju qu'à (,'uriilx-r lantJ
\uriit Leurs femmes, leurs familles e! leur terre natale l 0 Bu
aux environ! da M irarotohi.
* # # « * * * * *
Lee A.oadiem croient que les Anglais ont < unis Is plu grande de leui
.■11 rit usant à ceui qui oijl été déportée de Oumberlandel de* liine 1 1 lib
gier dans 1rs ooloniee «»ù ils auraient préfère* aller et bo ne ] -*-r iii«-i t ,-t itT |..i aux ï> mmi- »t
aui enfante d'un oertain nombre d'entre eux d'embarquer bui les navires 1
les époux et les pères de ces infortunés qui furent ensuite mis i bord de vt
s (luis d'autres colonies ; procédé qui a eu pour effet de démembrer un grand non
de familles <|ui n'onl pu enoore m réunir. Les habitants d Annapoli croient qu'il •
cruel <1«' ne pas leur permettre de disposer de leurs bestiaux et de U nra mobiliers avant
leur départ.
Lee renseignements concernant Annapolis et les Alinéa ont ét< obi de Otbo
Robichaux, fils de Louis Robichaux, autrefois d'Annapolis, et ceux concernant Cumber
land ont été fournis par plusieurs t'ainillcs du nom de Savoix, natives de Cumberland et
qui résident aujourd'hui à Miramichi. Les pères <!<• ces familles se sont évadés du fort
Cumberland, après la reddition de celui-ci en creusant un chemin souterrain.
En 1757, M. Beaubair [Boisbebert,] commandant français a Miramichi
que, envoya une chaloupe <iui les transporta à son camp avec leur famille et av;
d'autres proscrits que l'embarcation pouvait contenir. Mais à cet endroit une partie
des vivres destinée à la subsistance des troupes et des Acadiens ayant été trafiquée
les sauvages, il en résulta que plus de 500 Acadiens moururent à la pointe Beaubair
[Hoishébert] durant l'hiver de 1758.
(b) PIERRE BASTARACHE ET MARGUERITE FOR EST
Mariés à Port-Royal, le 19 janvier 1724.
LEURS ENFANTS :
Pierre, né le 21 novembre 1724, baptisé le 9 avril 1725, épousa, le 20 janvier .
Anne Gaudet, fille de Jean Gaudet et de Madeleine Brun. En 1751, Pierre émigra de
Port-Royal à Chinectou, où il fut fait prisonnier en 1755 et transporté à la Caroline du
Sud avec son frère Michel. Tous les deux revinrent de l'exil en 1756 et retrouvèrent
leurs femmes et leurs enfants qui s'étaient soustraits à la déportation. Pierre mourut à
Bouctouche, N.-B , le 24 mars 1796 ; ses deux fils s'étaient établis à cet endroit en 1784
et devinrent les ancêtres de tous les Bastarache du comté de Kent et des autres endroits.
Ce Pierre Bastarache est le Pierre O'Bask dont parle M. Fraser.
Jean- Baptiste, né le 17 avril 1726 et baptisé le lendemain, épousa Marie Joseph
Comeau, fille de François Comeau et de Marie Laure, de Petkoudiack. Il s'est soustrait
à la déportation et plusieurs années après il retourna à Annapolis avec sa famille où il
mourut, ne laissant qu'un fils et plusieurs filles qui s'établirent dans le township de
Clare. Son fils se maria et devint le père de nombreux enfants, mais comme il n'eut
pas d'enfant mâle, le nom de Bastarache est éteint aujourd'hui à la baie Sainte-Marie.
(a) Ces extraits sont reproduits du tome deuxième de la Collection des documenta inédits tels que
publiés en 1881), par Le Cannda-Frnnrais, page 94. Ils sont très incomplets.
(b) Né à Porc-Royal le 18 juillet 1702 où il fut baptisé deux mois plus tard, il décéda au dit lieu le 7
mai 1751. Il était fils de Jean Bastarache, ne en 1658, et de Huguette Vincent. Ce Jean, natif de France,
est la tige de tous les Bastarache acadiens. Il mourut le 5 septembre 1733, à Port-Royal, où il s'était
marié en 1680, et sa femme décéda le 28 octobre 1717. Les Bastarache avaient le surnom de Aubasque.
(e) Née à Port- Royal en 1702, de René Forest et de Françoise Dugas, elle y décéda le 27 mai 1747.
312 ARCHIVES t I \ IDIE VNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Annô, née Le 13 mats 17^^, baptisée le 28 avril de la même année, épousa, le 3
février 17">1, Jean- Baptiste Gaudet surnommé Varna*/, fils de Jean Gaadet et de Made-
leine Brun. Bile mournl & Rlemeramoouk, comté de Westmorland, N.-B., le 31 août
L814. Anne Gaudet, leur fille, épousa Charles Gaudet, bisaïeul de Placide Gaudet.
Ce Charles Gaudet mourut à Memeramcouk le 31 août 183G, et Anne, sa femme, décé-
da le 21 janvier 1840.
Anne Bastarache et son mari, Jean Baptiste Gaadet, ne furent pas déportés.
àfichel, né le 7 février 1730, baptisé Le s avril de la môme année, épousa, à Port-
Etoyal, le 12 juin 1753, Marguerite Gaudet, fille de Jean Gaudet et de Madeleine Brun.
Il émigra a Chincctou où il fut fait prisonnier et envoyé à la Caroline du Sud d'où il
revint en 175G. En 1784, il s'établit à Tracadie, comté de Gloucester, N.-B., où il
mourut le 15 janvier 1820. Tous ses descendants, qui sont très nombreux, portent
aujourd'hui le nom de Basque ou de Bask.
Marguerite née le 19 novembre 1731, baptisée le 22 du même mois.
Isabelle, née le 18 février 1734, baptisée le 18 avril de la même année.
Xathalie, née le 22 juin 1738, baptisée le lendemain, épousa, à Petkoudiak, le 17
février 1756, Justinien Comeau, fils de François et de Marie Madeleine Laure. Quel-
ques mois après, Justinien Comeau et son épouse s'en allèrent à Miramichi et de là à
Ristigouche. Vers 1763, ils se dirigèrent avec quelques autres familles acadiennes vers
Annapolis Royal, où i!s résidaient encore au mois de janvier 1770 d'après un rapport
du township d'Annapolis, du 5 janvier 1771, dans lequel il appert que Justin Como pos-
sédait 100 acres de terre couverte de bois, trois vaches, deux jeunes veaux, neuf mou-
tons, un cochon et que sa famille se composait de cinq enfants, trois garçons et deux
filles.
Jean Bastarache, son beau-frère, d'après le même rapport, avait une famille de six
enfants dont un garçon et cinq filles et possédait cent acres de terre couverts de bois,
deux bœufs, trois vaches, quatre veaux, huit moutons et 2 cochons.
Justinien Comeau quitta Annapolis pour s'en aller à St-Bernard et de là à Meteg-
han River où il mourut le 23 janvier 1895 à l'âge de 95 ou 96 ans, conformément à l'acte
de sépulture.
Son fils Joseph avait 12 ans lors de son établissement à la rivière Meteghan dans le
comté de Digby. Joseph épousa Perpétue Baoin de Eel Brook, comté de Yarmouth et
s'établit à la rivière Meteghan. Un des fils de Joseph Hilaire est le père de l'honorable
Anbroise H. Comeau, marchand à la rivière Meteghan et membre sans portefeuille du
Conseil exécutif du gouvernement de la Nouvelle-Ecosse, (a) M. l'abbé Désiré Comeau,
frère du précédent est curé de la paroisse de Hamilton (b)} Bermudes ; Et Justinien
Comeau un autre fils de Joseph et de Perpétue Babin, est le père de M. François G. J.
Comeau, d'Halifax où celui-ci est agent général pour la section des marchandises de la
Dominion Atlantic Railway.
Outre les six enfants susmentionnés de Pierre Bastarache et de Marguerite Forest,
ils eurent une fille nommée Ursule, qui naquit le 6 juin 1744 et fut baptisée le lendemain.
Je n'ai pu retracer cette dernière ni ses sœurs Marguerite et Isabella. Il est probable
que les deux dernières sont mariées à Petkoudiak avant l'expulsion et qme Ursule est
morte jeune.
Lettre de Pichon.
Monsieur, — Vous connoissés mon attachement pour la Grande Bretagne, j'ai fait
mes preuves a cet égard et Vous êtes plus en état que personne d'en sentir la solidité .
Les Services continuels "que Vous rendes à la Nation par l'attention avec laquelle vous
saississés toutes les occasions de lui être utile, m'engage à vous faire part d'une circons-
tance qui se présente actuellement, et qui dans des mains aussi habiles que les vôtres
peut devenir très importants pour peu que vous daigniés y jetter les yeux et la favoriser
de votre protection. Voici le fait, Monsieur, on ne craint pas de vous être à charge
quand on vous fournit des occasions de faire du bien.
(a) Il est aujourd'hui (1910) sénateur à Ottawa.
(h) Il est à présent (1010) curé de Ste-Anne du Ruisseau-à-1'Anguille, comté de Yarmouth.
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DOC. DE LA SESSION No 18
I ' h hou m m- de in.i oonn m .un. i M m i.i tin il Octobre deu
i-irni arrivé des environ de Bain( Malo et qu ' comme député de plu oinq oc
( iolons do 1a Nouvelle- I • ■ ■ C< arniei ont au iw de a me
ville du il , .ii tendent le re ultat de la i ion de leui I
que j'ai pu reoonnoitre <Iu but de leur de ein < omme il
il i sont ii' ■ • ai oo dei i I iblii emen hoi ' em où
Britannique firent le oonquôte de cette presqu'i le, leui at( >• lu n
,it concevoir le projet de dem tnder au i i aemenl la f i mer i
établir •ousln promesse qu'ils fonl de faire ermenl d'olx el de fidélité
Majesté, e( de • conduire ••n boni h loyaux ujel de
Outre la bonne foi di n , or laquelle je ne doute ps . Mon icur, quon
oompter, il esl à observer qui ne furent point de ceux qui a la Sollicitation <!•
prirent les armes pour <l< fendre le fort de rieau ejour, loi qu'il fut prie, el que n
plus à risquer d'être trompés par les Mi ion mûres François qui avoient eu la i de
Les rendre suspects au Gouvernement, œ bonne on
aussi branquile que celle qui fait le bonheur de Colonie \" endronl
contredit des Sujets très affectionnés et vraisemblablement trè util< ; Je <
et vous en sentirés, Monsieur, mieux que moi la raison. Nés et habitués à un
t'Àcadie, il eet BÛr qu'à cet égard, à la connoi [u il ont du pay et de 1 1 de
culture la plus propre à en féconder les productions, on pourroit tirer d'eu bon parti
pour instruire à ces divers égards les nouveaux (/nions que Le < Gouvernement y em
encourager leurs travaux par leur expérience et leur industrie relativement pins experte.
Je soumets ces observations à vos lumières, Monsieur, je joins ici I" placet au
Roi que j'ai consenti à dresser en faveur de ces gens dont j'ai connu la pins grande
partie. Si vous jugés à propos à approuver ce que j'ai l'honneur de VOUS exposer, je
crois qu'il en peut résulter un avantage réel pour les possessions de 8a Majesté Britan-
nique dans la Nouvelle Ecosse. Ils consentent d'aller où on jugera a propos de
envoyer, leur Patrie leur est chère. Je Souhaite que ce projet vous paroisse mériter
votre attention, J'aurai rempli alors mon but qui est depuis longtems d'être utile à une
Nation à laquelle je me suis consacré par attachement et pour qui, Vous le sçavés, j'ai
tout sacrifié.
J'ai l'honneur d'être respectueusement, Monsieur,
Votre très humble et très obéissant serviteur
THOM8 TYRRELL.
WOODSTOCK STREET,
Oxford Road le 22 janv 1768.
P.S. Les deux Acadiens pendant leur séjour icy et qui me fut à charge, se présen-
tèrent à Monsr Maclaine qui promit de leur délivrer ce qui leur est nécessaire pour
se rendre tous à la Nouvelle-Ecosse, Monsr Maclaine m'ayant fait dire de l'en faire
souvenir, je l'ai fait plusieurs fois et en ai reçu les mêmes promesses. Je lui avois donné
avec le placet au Roi la lettre dont je l'avois accompagné pour MyLord Shelburne.
Comme le Département des Colonies est devenu celui de My Lord Hilssbouroug, J'ai
cru, Monsieur, devoir m'adresser à Vous. Ces bonnes gens ont déjà pris des mesures et
fait des conventions avec quelques habitants de l'Isle de Gersey pour pouvoir partir en
Mars prochain et se réintégrer de bonne heure dans leur Patrie, il conviendroit donc
d'expédier au plutôt Ce qui leur est nécessaire à cet égard, il n'est pas moins nécessaire
qu'il n'en transpire rien.
Les deux Députés me dirent en partant qu'ils pourroient être plus de mille qui
désirent comme eux de retourner dans leur ancienne Patrie.
Endossée : Woodstock street.
Oxford Road, 22 janv. 1768
M. Tyrrell
à
M. Pownall
Reçue : 23 janvier
A— 2
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314 AROHIYBB CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
PLACn DM AOADIBNB DE St-MàLO au KOI d'Anglktekrk.
Sun;, Pierre Du«»n et Pierre Henri Amiens ('nions de la Nouvelle Ecosse et char-
!u j)OUVoir d'environ cinq œnfl d<- leur compatriotes, vivant actuellement aux enrô-
le 8 M il". 8e jettent très humblement aux pieds de Votre Majesté et la supplient
de vouloir laisser tomber sur eux quelqu'un» de ses regards consolateurs qui font le
bonheur de ••eux qui Voua sont soumis. Les Supplians osent exposer s Votre Maj<
tant en leur nom qu'en celui de leurs consorts, que trompés par Lee Missionnaires français
dans l'Acadie, ils eurent le malheur de devenir suspects au Gouvernemental >ritanique, et
que lors de la conquête de cette partie de la Nouvelle Ecosse par les Armes de Votre
Majesté, ils furent faite prisonniers de guerre, et transportée par la suite en France où
jusqu'à présent ils ont été à la solde du Roi très chrétien.
Depuis longtems, Sire, ils ne cessent de soupirer pour leur retour dans leur Patrie ;
ils se regardent comme sujets de Votre Majesté, et leur plus giande passion seroit de
vivre sous Ses Loix et de lui donner des preuves de leur inébranlable fidélité*.
Plaise à Votre Majesté, Sire, de favoriser d'anciens Colons qui n'aspirent qu'au
moment de se lier à son service par le Serment de fidélité et de dévouement qu'ils bru-
lent de lui faire : Daignés leur accorder cette grâce, Sire ; ils l'attendent de la bonté
d'un monarque qui fait la félicité de ses peuples ; Veuille Votre Majesté entendre leurs
supplications, ils n'attendent que ses ordres pour voler ou Elle jugera à propos de les
envoyer dans leur Patrie. Ils supplient aussi Votre Majesté, de joindre à cette faveur
précieuse celle des moyens de subsistance qui leur sont nécessaires jusqu'à leur rétablis-
sement dans leur pays : rendus alors à une terre qu'ils chérissent : non seulement ils ne
seront plus à charge, mais ils épuiseront tous ce qu'ils ont d'expérience et d'industrie
pour tâcher d'être utiles aux autres Colons Sujets de Votre Majesté, et pour concourir à
l'exécution de la Sagesse de ses vues pour le bonheur de ceux qui sont soumis à Ses Loix.
Les Supplians ne cesseront d'adresser au Ciel les vœux les plus ardens pour la prospérité
et la longueur de votre glorieux règne.
Endossé : Mémoire au roi. Joint à la lettre de M. Tyrrell à M. Pownal, du 22
janvier 1768.
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DOC. DE LA SESSION No 18
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ACADIENS A L'ILE SAINT JEAN, 21 JUILLET 1768.
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Femmes.
Garçons.
Filles.
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Vaisseaux.
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10
13
5
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1
10
26
10
17
2
13
17
5
20
1
12
71
25
57
5
45
2 chaloupes.
A la baie de Fortune
1 sloop et 2 cha-
loupes.
1 chaloupe.
A Malpec
2 goélette».
41
39
68
55
203
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316
ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
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DOC. DE LA SESSION No 18
APPENDICE K.
EXTRAITS DES A.RCHIVE8 PUBLIQ1 i:- Dl i 0TICU1
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Loi relative à une répartition équitable déê habitant le la Nouvelle l
■ i, pon lie colon ■
Attendu que le gouverm ur Lawrence a ei in oett< colonie un certain noml
de Français confiés maintenant à notre oharge, que d'autres doivenl arriver de jour en
jour ci que le nombre de cet déportés atteindra probablement le chiffre de quai
cents : —
Il est par conseillent, résolu et décrété qu'un comité rompe-! de I [esekiah Hunl ing
bon, de Gurdon Saltonstall, de Chrysbopher Avery e1 de Pygan Adams, ou <!•
oeui susnommés, soil constitué et chargé de recevoir les déportés et de les répartir ds
les DOUrgS ei dessous :
New London ..12 Norwick 19 Stonington Il
Qroton <s Treston . 6 Lyme
Saybrook 7 Killingsworth 4 Windham 8
Lebanon 12 Coventry 5 Mansfield 5
Poinïret 6 Killingly S Woodstock 6
Plainfield 4 ""Canterbury 5 Voluntown
Hartford 13 Windsor 13 Weathersfield 9
Middleton . 16 Glassenbury 4 Farmington 14
Tolland 3 Haddan 3 East Haddani
Colchester 7 Hebron 5 Bolton 3
- Symsbury 6 Suttield 5 Enfield 3
-Ashford 3 New Haven 19 Guilford 11
Branford 8 Milford 9 -Derby 4
Wallingford 12 -Durham 4 -Waterbury 6
Woodbury 9 Fairfield 17 Stratford Il
Norwalk 12 "Stanford 9 Greenwicli .....*. G
- Danbury 6 Newton 4
Et les conseillers de chacun de ces bourgs sont par les ^présentes autorisés et re-
quis d'accepter le nombre de déportés qui vient d'être fixé et qui leur enverra le comité
ou un nombre proportionnel au total de ces déportés dont le chiffre ci-dessus n'est qu'ap-
proximatif ; en outre, les conseillers devront s'entendre avec les autorités civiles de leur
bourg en vue de prendre soin, de diriger et de supporter ces gens conformément aux
lois de la colonie et comme s'ils étaient des habitants des dits bourgs. Si le comité
croit que certains déportés à cause de leur âge avancé ou d'infirmité, sont incapables de
faire le trajet ou ne peuvent être transportés de l'endroit où ils se trouvent actuelhment,
il devra pourvoir aux besoins et prendre soin des vieillards, des malades ou des infirmes
qui se trouveront dans une telle situation aux frais de la colonie.
Et afin d'empêcher ces Français de déserter cette colonie
Il est résolu et décrété: Qu'aucun d'eux ne pourra sortir du bourg ou il résidera
sans une permission écrite de l'autorité civile lui en accordant le privilège. Si quelque
déporté est rencontré dans un autre bourg que celui qui lui a été assigné sans une
permission écrite, il sera du devoir de l'autorité civile de l'endroit, où cette personne
sera rencontrée, de faire enfermer telle personne jusqu'à ce que Ion ait découvert le
bourg d'où elle est partie ; de l'y renvoyer ensuite en la remettant successivement
318 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
«l'un connétable à l'autre jusqu'à son retour a l'endroit où elle avait été placée, et les au-
torités devront par la ^uitr L'empêcher de partir sans une permission écrite. Le dit co
mité « st par les présentée requis d<" veiller à ce que lors de la répartition de ces gens, les
membres d'une même Camille ne Soienl pas sépares en les envoyant dans deux ou plusieurs
boui
Cette loi restera en vigueur jusqu'à ce que cette législature en ordonne la révocation.
Un nombre suffisant de copies de cette loi scia imprimé et un exemplaire sera trans-
mis à chacun des bourgs ci-dessus.
Février, 1756.
Résolu par la Chambre d'assemblée, que Le montant de dépenses et de frais occa-
sionnés par la répartition des Français neutres et leur entretien jusqu'à leur arrivée au
bourg qui leur a été assigné soit déposé sur la table du comité des comptes publics
qui est requis par les présentes de le vérifier et de donner ordre au trésorier de le payer.
Quant au mémoire d Elisha Stoddard et autres bourgs, les conseillers du bourg de
Woodbury ayant représenté à cette assemblée que deux familles de Français neutres
composées de trois personnes chacune, étaient arrivées récemment du Maryland dans le
dit bourg ; qu'ils avaient déjà reçu leur part des Français neutres envoyés dans cette
colonie par le gouverneur Lawrence et qu'ils attendaient les instructions de cette assem-
blée au sujet des deux familles nouvellement arrivées : Il est en conséquence résolu par
cette assemblée que par ordre des conseillers de Woodbury, l'une des dites familles soit
transportée immédiatement dans le bourg de Litchfield et l'autre dans le bourg de
New-Milford et que les conseillers de ces bourgs soient par les présentes enjoints
et requis de recevoir les dites familles françaises, de pourvoir à leur entretien, de s'en-
quérir de leur état de temps à autres, conformément aux intentions d'une loi décrétée
par la législature de cette colonie au sujet des Français envoyés ici par le gouverneur
Lawrence ; et que les dépenses occasionnées par le transport des dites familles françaises
du bourg de Woodbury dans les bourgs susmentionnés, soient chargées à cette colonie
APPENDICE L.
MINUTES DU CONSEIL.
Séance du Conseil tenue à la maison du président, Halifax, le jeudi 14 avril 1761
Présents :
L'honorable Jonn. Belcher
L'honorable John Collier Jos. Gerrick
Chas. Morris Alexr. Grant
Richard Bulkeley.
Le président ayant communiqué au Conseil une lettre de Son Excellence, le major
général Amherst, concernant la déportation des Acadiens français de la province, le
Conseil avise aux moyens à prendre pour placer les Acadiens qui restent dans la pro-
vince sans compromettre la sûreté des établissements. Doit-on leur donner des terres
en propre ou les disperser dans différents endroits ou townships ? Après avoir considéré
leur nombre, leur profond attachement pour la nation française, et d'après les
derniers renseignements, leur détermination à l'heure présente à tout entreprendre contre
les établissements de cette province, malgré les succès remportés par les armes de Sa
Majesté, le Conseil est d'avis qu'il serait très dangereux de leur accorder la possession
de terres en propre, ce qui leur permettrait, — et ils seraient toujours disposés à le faire,
— d'encourager et d'aider les sauvages à harasser et à inquiéter les nouveaux établis-
sements.
Qfj \ / ILOQIl m U i/'// \ m/' DOi /
DOC. DE LA SESSION No 18
Apres a voir oon lidéi é dan i quel i ta l»ip il fallait
m. m porter, le Con '-il décide qu il* ne doivent ps i tr< in tall< pn d< froul
ai dans l'intérieur de la colonie, parccque >lm I • <i u
voisinage «les sauvages qui habitent l< >n «lu nm i quel i entre
biennenl d'étroites relut, ions. Il im.ui a eraindre qu'il ne fou ri
mente à ceux-ci et ne les pou enl \ de tentative pei ni< «•«• qu<- l< lien*
ont fait en bout temps ol tout récemment encon
Après avoir oon idéi i dan quelle partie de la pi moins
dangereux de les placer, le < '« »n ieil déoide que les town bip qui doivent •
et par le suite oolonisés surlaoôte, entre Halifax et Annapoli (dont le noml
axé à douze) sont 1rs plu- avantageux poui l'in ballation en D
de oei townships dix <>u douze Familles pourraient étr« di émim'-e parmi l< »ujet*
anglais de Sa Majesté ; et ainsi éloignées <l<* toute tribu e, leui
pervers seront moins à craindre. Cent vin ol quarante Camille pourront de le
sorte être placées dans ces townships , mais le Conseil se trouve dani un grrand embarras
quant aux moyens de distribuer sans danger <lan <i autres endroit- (!<• I.i |)ro\ iim<-, les
nombreuaes familles acadiennes qui restent eni
Mn outre le Conseil oroit que le nombre de familles qui seront réparties dan
townships susmentionnée qui n'ont pas enoori auront besoin p
ou. trois ans de l'aide du gouvernement, c'est-à-dire jusqu'à ce que leurs terres afl
ment défrichées leur permettent de pourvoir s leurs bi
D'après les renseignements obtenus, le Conseil constate que le nombre de familles
aoadiennens dans la province est comme suit :
A Ristigouche, Miramichi, etc 2"_'0 Camille 1,300 âm<
AChignectou 60 " 240 "
A Halifax 90 " 445 "
(Signé) Jno. Du port,
rétaire du Conseil,
gné) -I. BELCHER.
Séance du Conseil, 18 août 1761
Le commandant en chef ayant transmis au Conseil plusieurs lettres de Chignectou,
mentionnant qu'un certain nombre d'Acadiens français qui résidaient encore sur la ! tar-
des Chaleurs, avaienc manifesté leur intention de ne pas se rendre et se proposaient de
dépouiller les nouveaux colons de leur bestiaux pour pourvoir à leur subs:stance, il est
jugé nécessaire d'ouvrir une route entre Halifax et les townships d'Onslow et de Truro
et de la continuer du dernier endroit jusqu'au fort Cumberland. Les troupes pouvant
par la suite se mettre en marche dans toutes les saisons, seront en mesure de protéger
les nouveaux établissements. Vu qu'un certain nombre de troupes sera requis pour
construire des logements et ouvrir cette route, il est proposé de demander au colonel
Forster, commandant des troupes de la province, un détachement de vingt-cinq hommes
pour exécuter ces travaux. Les dites lettres mentionnent de plus que le capitaine
McCleverty du vaisseau Norwich de Sa Majesté avait octroyé des passeports à plusieurs
Acadiens français leur permettant de parcourir la côte depuis Louisbourg jusqu'à Québec
et de se munir de certaines armes, le colonel est d'avis qu'une telle tolérance peut être
dangereuse et décide de s'adresser au colonel Forster pour obtenir l'armement de deux
vaisseaux qui seront envoyés à la recherche de ces Acadiens français avec instruction
de les arrêter dès qu'ils seront rencontrés.
(Signé) J. BELCHER.
(Signé) Jno. Duport,
secrétaire du Conseil.
Séance du Conseil, 10 septembre 1761
Le commandant en chef communique au Conseil l'extrait suivant d'une lettre du
général Amherst, inscrit dans les minutes et qui se lit comme suit :
320 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
" Je dois avouer que dans notre situation actuelle je ne vois aucun motif de crain-
dre que les Aca liens ou lea sauvages ne fassent «le mal à nos établissements ; cependant
je ne prétends pas que les Aoadiens doivent être laissés libres de s'établir au milieu de
nous, sans que des mesures à ce sujet -oient au préalable prises par la Législature qui
est L'autorité chargée d'agir en semblable occurrence, mesures que les intéressés approu-
veront ou rejetteront selon qu'ils le jugeront à propos, mais je crois qu'il n'est pas au
pouvoir des BaUVages OU des Acadiens de la Nouvelle Keos.se, quel que soit leur nombre,
d'enlever aux Anglais la possessions de leurs établissements si nous prenons les moyens
de les en empêcher.
"J'approuve de tout cœur votre intention de seconder M. Belcher qui se propose
d'aider les nouveaux colons et de réparer les digues élevées autour des marais, afindVm-
pécher l'inondation <\v* terres lors des grandes marées. J'espère que vos efforts seront
couronnés de succès."
Séance du Conseil, 28 novembre 1761.
Le capitaine McKenzie ayant assisté à cette séance et produit un compte rendu de
son administration dans le district de Chignectou, le Conseil adopte une motion de remer-
ciements au capitaine McKenzie en reconnaissance des services qu'il a rendus à la
province lorsqu'il exerçait le commandement au fort Cumberland, où par son activité,
son dévouement et sa prudence il parvint à réduire et à faire prisonniers au delà de
sept cents Acadiens français de la baie des Chaleurs qui avaient pris les armes contre le
gouvernement de Sa Majesté. Et le Conseil, voulant ajouter un autre témoignage de
sa reconnaissance envers le capitaine pour les services qu'il rendit en cette occurrence, à
Sa Majesté et à la province de la Nouvelle-Ecosse, charge le colonel Forster de trans-
mettre une copie de ces résolutions à Son Excellence le général Amherst.
(Signé) J. BELCHER.
(Signé) Jno. Du port,
secrétaire du Conseil.
Séance du Conseil, 21 septembre 1761.
Le commandant en chef ayant nommé, pour considérer le mémoire qui lui fut pré-
senté par M. Henry Green, préposé du troc à la rivière Saint Jean, un comité composé
de John Collier, Richard Bulkeley et Joseph Gerrish écrs., le rapport du dit comité
présenté ce jour, tel que donné ci après, est inscrit dans les minutes :
'* Halifax, 18 septembre 1761.
* * * * «
" Nous recommandons aussi d'avoir quelques égards pour le père Germain, prêtre à
Saint Jean, et de lui accorder une allocation pour les services qu'il rend en exerçant son
ministère au milieu des sauvages ; nous recommandons aussi d'accorder une allocation à
l'interprète du poste où se fait le troc."
* -* ■* # *
" Nous croyons que les familles acadiennes, composées de soixante personnes envi-
ron, arrivées récemment du Canada, et qui s'établissent de nouveau sur la rivière Saint-
Jean, devraient être transférées de cet endroit le plus tôt possible et que des mesures
devraient être prises pour décourager ceux qui auraient l'intention d'aller s'y établir.
* * * * * *
"JNO. COLLIER
"RICH. BULKELEY
"JOS. GERRISH."
Là-dessus, il est résolu etc.
d'accorder une allocation de <£50 par année au père Germain et à l'interprète du poste
où se fait le troc.
* ■ * * * * *
De s'adresser au colonel Forster pour faire transférer les familles acadiennes com-
posées de soixante personnes environ, arrivées récemment du Canada et qui s'établissent
actuellement sur la rivière Saint-Jean.
1,1 \ i [LOOIE DJ \< [DU \. 11/' D0( i Mi
DOC. DE LA SESSION No 18
Un autre rapport du mdme comité, oonoi rnanl le ri ièi uni I
au ( '"'i ieil le même jour
u Le romih- 1 1 • > 1 1 1 1 1 1 • - |..-i i •!•• ( 'Oiisril piMir irtudiei Le de construire un che
de Halifax au fort Baokville, oroil qu'il eel impo ible de brou or de joun
faire les travaux el qu'il faudra h Ire ei au colonel I di ' n pour oljtonir un
nombre de prisonnier Aoadien h rlalii
M Le comité oroil qu'il e I urgenl d'adopter el de met! ion le :
sible, aux frais du gouvernement, 1< projet, oumi pai li oapitaine Mcl
(l,i ni en ohef, de réparer, d'équiper et d'armer l< chaloupe qu il mentionna eiller
Lesoôtes il»' If baie \ erte et de Kistigouche, loumettn
des vaisseaux qui sont encore en leur p m.
"JNO, COLLIEB
"RIOHD, BULK BLE
"JOS GERRISH
>. ance «lu < onseil, '-'7 mars 1 76 1.
Le "oin cnicur demande au Conseil de considérer si la situation de la province
modifiée et si par suite il serait à propos aujourd'hui de mettre à exécution le projet, <i y
établir les Acadiens, ou si la sûreté et la paix de la colonie exigent leur expul ion coin
plète.
Apres avoir considéré cette question le Conseil répond qu'il n'est survenu aucun
changement dans l'état de la province de nature à changer l'opinion qu'il a déjà exprimée
plusieurs fois à ce sujet, mais qu'au contraire les dispositions que ces gens ont manifi
tées constamment ont convaincu davantage le Conseil que la sûreté de cette provii
dépend de l'expulsion totale des Acadiens français.
Séance du Conseil, 15 mai 1764.
Le gouverneur présente au Conseil une requête des Acadiens demandant leur trans-
port en France et exposant qu'ils n'ont jamais reconnu et ne reconnaîtront jamais d'autre
souverain que Je roi de France. Le Conseil recommande d'envoyer en prison les per-
sonnes qui ont contribué à la rédaction et à la présentation de cette requête, comme
coupables de trahison en cherchant à détourner les sujets de Sa Majesté de leurs devoirs
envers leur souverain.
Séance du Conseil, 28 septembre 1764.
Le gouverneur communique au. Conseil les instructions de Sa Majesté permettant
aux Acadiens français de devenir colons de cette province à condition de prêter le ser-
ment d'allégeance et une lettre du très honorable comte d'Halifax concernant la manière
de répartir ces gens dans les différents établissements. Les instructions et la lettre ci-
dessus sont référées à John Collier, Joseph Gerrish, Henry Newton, Michael Francklin
et Sébastian Zouberbuhler, écrs., qui forment le comité du Conseil.
Séance du Conseil, 22 octobre 1764.
Le comité nommé pour étudier les instructions supplémentaires de Sa Majesté au
sujet des Acadiens, présente son rapport qui est lu et inscrit dans les minutes comme
suit : " Que les membres du comité recommandent d'admettre comme colons les Acadiens
français auxquels le serment d'allégeance et de fidélité aura été entièrement et clairement
322 ARC il 1 1 ES CANA DIENVB8
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
expliqué et qui le prêteront sans i a Sa Majesté et de les répartir dans les propor-
tions suivantes dans Les townships ci -dessous et leurs environs, savoir :
Baie Ste Marguerite et alentours 10 familles
Chester et alentours 10
Lunenburg et alentours 10 m
I )ul)lin ». h 1 ~> h
Liverpool ti m 10
Yarmouth h '< 10
Barrington m m „ 10 »
Annapolis ri n 10 m
Montague, bourg et alentours 10
Cornwallis et alentours 10 h
Iïorton ii m 10 ii
Falmouth m n 10 m
Newport m n 10 m
Halifax n m 30 n
165 familles, 990 âmes.
" Le comité recommande de plus de concéder à tout Acadien qui prêtera le serment
qui lui sera proposé, la même étendue de terrain que les instructions de Sa Majesté
Royale enjoignent d'accorder aux soldats et aux marins, savoir ; cinquante au chef de
famille et dix acres en plus à chaque personne y compris les femmes et les enfants qui
composent cette famille.
11 Et conformément aux instructions de Sa Majesté, le comité recommande de leur
concéder des terres éloignées de la côte et situées en arrière des établissements, afin
d'empêcher qu'ils aient des relations avec les îles St Pierre et Miquelon."
Au Conseil, 28 septembre 1765.
Lecture d'un mémoire de M. John Anderson, surintendant des sauvages à la rivière
St-Jean, exposant que ceux-ci ont de nouveau demandé un prêtre pour administrer les
sacrements de mariage et de baptême parmi eux et qu'ils prétendent avoir besoin d'un
missionnaire d< puis longtemps. Là dessus il est résolu d'informer les sauvages de cet
endroit qu'il sera permis à un prêtre, muni de bonnes recommandations du gouvernement
du Canada, d'exercer son ministère au milieu d'eux.
Séance du Conseil, 30 mars 1767.
Il est résolu de faire prêter le serment d'allégeance aux Acadiens de la rivière
St-Jean qui en ont exprimé le désir.
Séance du Conseil, 29 août 1767.
Le gouverneur présente au Conseil une pétition d'un certain nombre d' Acadiens
(formant onze familles) arrivés à la rivière St-Jean et qui ont manifesté le désir de
s'établir à cet endroit.
Des renseignements ayant établi que les terres étaient déjà concédées sur cette
rivière, il leur est permis d'y demeurer jusqu'à ce qu'un endroit convenable leur soit
assigné.
Au Conseil, 5 octobre 1767.
Dix-huit familles, qui demeurent au cap-de-Sable, ayant demandé des terres pour s'y
établir, il est proposé de leur en assigner dans le voisinage de Barrington et de Yarmouth
à condition qu'elles prêtent le serment d'allégeance au gouvernement.
Au Conseil, 31 octobre 1767.
Le lieutenant-gouverneur informe le Conseil que plusieurs Acadiens étaient revenus
dernièrement de l'île St-Pienre à l'île Madame et que de là ils s'étaient répandus vers
l'est de ce port.
0J \ /■ ILOOIE m \< i/'// \ iw 0 D0( / Ml
DOC. DE LA SESSION No 18
llr.i résolu de publier une proclamation enjoignant - idien do pi
le termenl d'allégeance au roi avant lepremiei jour de juin prochain ul de quoi
ils seronl poun uii il et puni comme la l<»i le pr< 01 ii
A i. • libre ! ,
Deux Ar.i.ii.ns, Michel Bourg et Rem Terriot, ayant pn au nom
de vingt-deus A.oadiens, pour obtenir de terres, il <*m1 i- «»lu ci,- i,
quagne (Cocagne) endroit voisin de Jediak (Go<
s.'.i n.<- du Conseil, Halifax, 23 décembre Kr>7.
Prêtante :
L'HONOB \ I : I . I : I.IK" I IN \M <■"' Wl;\li R
L'honorable Jonat h. Belcher
John ( ollier ( lharle i Moins j
Kicli'd Bulkeley Henrj Newton Conseillei ,
Jonath, Binney ••«> epb ( lorham I
\jc Lieutenant gouverneur informe 1<- Conseil que plu lui Aoadien n idant dam
le oomté d'Annapolis et dans le township de Windsor ont exprimé leur intention de
devenir de bons sujets, leur détermination «le prêter l<- serment d'ail» au roi et
qu'ils demandent des terres pour s'établir.
Le Conseil propose de leur concéder «les terres dans la proportion de quati
acres pour chaque chef de famille et de quarante acres en plus pour chaque femme et
chaque enfant, sur présentation d'un certificat attestant (ju'ils ont prêté le serment d al-
légeance.
Atnherst à Belcher.
New-York, lô avril 1701.
Monsieur, — Je dois accuser réception de votre lettre du 19 mars et du duplicata
de celle du 11 du même mois ; j'ai déjà eu l'occasion de répondre à cette dernière.
Permettez-moi de différer d'opinion avec ceux qui vous représentent que les troupes
qui vont être laissées dans la province seront à peine suffisantes pour la protection des
établissements éloignés. Il n'en reste plus qu'il n'en faut dans les circonstances actuelles,
car il ne faut pas perdre de vue que le danger que le gouverneur avait raison de craindre
l'année dernière n'existe plus. Les quelques insoumis de Ristigouche qui n'ont pas
voulu, doit-on, se soumettre aux articles de la capitulation ne peuvent rien faire, même
s'ils s'obstinent à persister dans leur erreur. Soyez sûr qu'ils ouvriront bientôt les yeux
et seront heureux de nous voir accepter leur soumission.
Belcher aux lords du Commerce.
Halifax, 14 avril 1761.
Milords, — Le nombre d'Acadiens restés dans cette province, surtout dans les
endroits éloignés, mérite à mon sens notre sérieuse attention et peut devenir un danger
pour la sécurité de nos nouveaux établissements, car il y a actuellement deux cent
quatre-vingts familles formant une population de 1,540 personnes dans le district du
nord-est qui, avec les sauvages des environs, n'ont pas encore fait leur soumission. Loin
de là, ces gens préparent et arment des vaisseaux pour courir sus aux vaisseaux de
commerce. Malgré les succès des armes de Sa Majesté, j'ai cru qu'il était de mon devoir
de m'entendre avec le Conseil quant à la ligne de conduite à suivre en cette occurrence
et j'ai aujourd'hui l'honneur de communiquer à Vos Seigneuries l'opinion du Conseil
concernant l'urgence de prendre des mesures à l'égard des Acadiens qui sont restés
dans la province et de soumettre humblement la situation présente à la considération
de Vos Seigneuries.
J'ai l'honneur d'être, de Vos Seigneuries,
le plus obéissant ec le plus dévoué serviteur,
(Signé) JONATHAN BELCHER.
Les très-honorables lords Commissaires du Commerce
et des Colonies.
324 ARCHIVES OA VADIENN1
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Béleher au général Amherst,
Halifax, 15 avril 17*11
Monsieur, — Je ne doute pas que le colonel Forster ait profité de la présente occa-
sion pom- transmettre à Votre Excellence les renseignements qu'il a reçus au sujet des
desseins hostilles des nombreux Acadiens de Ristigouche el des environs qui équipent
actuellement des vaisseaux pour exercer le métier de piraterie contre les sujets d<
Majesté et pour vous informer en même temps (pie lord Colville prend les mesures les
plus énergiques pour entraver leurs plans.
it un devoir impérieux pour moi de représenter à Votre Excellence mes craintes
au sujet des établissements qui doivent être formés durant l'été dans le district de Clrig-
nectou ; il est notoire, «m'en tout temps, les Acadiens se sont montrés disposés à com-
mettre tous les attentats contre les établissements actuels de cette province et je crois
qu'ils ont profité des circonstances actuelles pour affirmer une fois de plus leurs dispo-
sitions malveillantes et leur opiniâtre entêtement. Et nonobstant la conquête du Canada
et l'humanité et la douceur dont on s'est servi envers ceux qui ont fait leur soumission,
ils ne se sont pas seulement contentés d'empêcher les sauvages de leur voisinage de faire
la paix, mais ils forment aujourd'hui de pernicieux projets qu'on ne peut imputer à la
nécessité de se procurer des vivres, car ils savent qu'en faisant leur soumission ils obtien-
dront les secours dont ils pourraient avoir besoin. Permettez-moi de faire remarquer aussi
à Votre Excellence qu'aucun Acadien n'a volontairement fait sa soumission, mais que la
nécessité et la terreur uniquement, les ont poussés à se rendre. Ceux du village de Ste-
Anne sur la rivière St-Jean, qui forment un groupe de quarante personnes en fournissent
la preuve, car ayant réussi à se procurer leur subsistance par l'intermédiaire des sauvages
ils n'ont pas encore manifesté l'intention de se rendre et des renseignements de bonne
source m'ont appris dernièrement qu'ils ont vainement fait des tentatives malveillantes.
Outre les motifs que je viens d'énumérer à Votre Excellence il existe encore une
raison sérieuse de craindre quelques attentats de la part de cette population. En effet,
parmi les nombreux Acadiens de Ristigouche il y en a qui possédaient autrefois quelques-
unes des terres du district de Chignectou et qui par suite de certaines suggestions des
prêtres et des Français ont conservé l'espoir de les recouvrer. Il est au moins probable
qu'au début ces gens mettront des obstacles à la formation des établissements à cet en-
droit ; et, dans de semblables circonstances, deux ou trois pertes de vie produiraient une
terreur qui non seulement chasserait les colons de deux ou trois townships mais pourrait
paralyser les établissements dans d'autres endroits. Le défunt gouverneur était si bien
convaincu de la nécessité d'assurer la sécurité des nouveaux colons qu'il différa la forma-
tion de ces établissements jusqu'à l'époque où le danger aurait disparu.
J'ai informé le ministère de tout ce qui concerne les Acadiens et comme cette ques-
tion concerne dans une large mesure la partie du service de Sa Majesté qui m'incombe,
je sollicite de vous, monsieur, l'aide dont j'ai besoin .pour congurer le danger qui nous
menace, et connaissant votre zèle pour le bien public et surtout pour la prospérité de
cette province, je m'adresse à vous avec la plus entière confiance. J'ai l'honneur d'être
avec le plus profond respect, de Votre Excellence, le plus obéissant et le plus, dévoué
serviteur
(Signé) JONATHAN BELCHER,
A Son Excellence
le major général Amherst.
Belcher aux lords du Commerce.
Halifax, 17 avril 1761.
Milards, — Le Conseil de Sa Majesté a cru qu'en considération des dangers qui
menaçaient les établissements qui doivent être formés à Chignectou durant Tété, il était
nécessaire d'informer Son Excellence le major général Amherst des intentions et de la
conduite, à l'heure présente, des Acadiens de Ristigouche et de Miramichi qui n'ont pas
fait leur soumission à Sa Majesté. Conformément à la décision du Conseil j'ai de nou-
veau écrit au général pour lui demander de reconsidérer son opinion au sujet des mesu-
01 \i ILOQIE Dl ■ i'' i/'// VB IVBO DOi
DOC. DE LA SESSION No 18
i prendra en » ne de pretégei 1a provina ontr< i
rd de ujel de Sa Majcsi i m <-rt h- |. 1 1 1 <• • j >< • •
oontienl an exposé oomplet di dont l'exactitude m d( n
mente aura et que j'ai d< motif que \<
cet i c pr< >\ i nec ox ige que dos mesure aoietib pi
('( voua en brar met i re une c< >pie qui fournil i • Vo
ment noce aire ci moei na nt lea i le* oira imporl ant
bent dana l'adminiatration de affaire du gouvernement.
Je me permettrai, mil l'ajouter une autre observation, [1 résult rnicr
artiole de la oapitulation de Montréal, qui fui n •>■ lequel M. de Vaudreuil de-
mandait que t"'i lea A.oadiena pri onniera eu la Nouvelle Angleten
dana leur paya, que le gouverneur du Canad n 1er l<
en rapatriant oea Acadien dan la Nouvelle-Eco e, en dépit de la reddition du Canada
lui-môme. Je me permeta d'ajouter que le Acadien queM.de VTaudi
appelait prisonniers de la Nouvelle Angleii-rn- n .t\.u. nt p.is c j « • i î « • . i <>uv» ;»< in<nt i auto
rite de Sa Majesté que oeux de Etiatigouoh • et de Miramichi. Je aoum< t humblement
a Vos Seigneuries la décision à prendre à l'égard <!<• ce dernii i ; doil on, dan le
constance* astuellea, ka garder dana la province ou le expul er entièrement ' J'ail
iii'ur d'être avec le plus profond respect, milorda,
JONATHAN BELOHEH
Lb général M X rray au lietUenant-gouverneur Belcher.
Qukih.i , l'O décembre 1761.
Monsieur. — Après en avoir reyu l'instruction du général Amberat, j'ai envoyé il y
a quelque temps une personne (a) à Ristigouche pour faire le dénombrement d
diens de cet endroit et de ceux dispersés dans les autres parties de cette région.
Le rapport qui m'a été remis m'apprend que leur nombre est beaucoup moil
dérable que je ne le croyais et que plusieurs d'entre eux ont quitté cet endroit pour aller
à Beauséjour et à Louisbourg, attiré*1, dit-on, par les encouragements et les proni>
qu'ils ont reçus de ces endroits.
Je dois faire remarquer que leur changement de localité est diamétralement opposé
aux vues du général Amherst et à ses ordres qui sont de les transporter ici, en vue de
les établir quelque part dais le Haut-Canada, à moins que leur translation n'occasionne
des dépenses trop considérables au gouvernement. Je suis chargé de vous demander si
vous vous proposez de les établir dans la Nouvelle-Ecosse et de me transmettre votre
réponse par la voie des lacs, car si telle est votre intention je renoncerais à l'idée de les
faire transporter ici Tannée prochaine aussitôt que la saison le permettra, la saison ac-
tuelle étant trop avancée pour entreprendre leur translation à l'heure présente. Vous
pouvez mieux que nous prévoir les conséquences que pourrait avoir leur établissement
au milieu de vous. En vérité cette solution ne me paraît pas très avantageuse, car ces
endroits rappelleront aux généiations futures les malheurs que la génération actuelle a
subis et ces douloureux souvenirs briseront peut être pour toujours l'affection qu'elles
pourraient avoir pour le gouvernement, si juste, et si équitable qu'il puisse être. Je suis
avej respect, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,
JA. MURRAY.
A Jonathan Belcher, écR.,
lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Ecosse.
(Pour copie fidèle)
H. T. CRAMAHÉ, secrétaire.
(a) Pierre Du Calvet.
326 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Belehi /• à M urray.
Halifax, 25 mars 1762.
MONSIEUR,— La lettre de Votre Excellence adressée au lieutenant-gouverneur de
cette province n'est arrivée à destination que le 10 courant. Je l'ai immédiatement
communiquée au Conseil qui partage entièrement votre opinion à l'égard des Acadiens.
Nous croyons fermement qu'il De serait pas prudent de conserver les Acadiens en
qualité de colons dans cette province pour les motifs que vous avez judicieusement men-
tionnés et (ju'il sera plus avantageux sous tous rapports pour le service de 8a Majesté
de les établir dans quelques localités lointaines du Canada si toutefois il leur est permis
de rester en Amérique. Ceux d'entre eux qui sont ici, y ont été amenés avec l'appro-
bation de Son Excellence sir Jeffrey Amherst. Ils ont fait leur soumission et attendent
la décision que Son Excellence ou Sa Majesté prendra à leur égard.
J'ai l'honneur d'être, monsieur,
de Votre Excellence le plus humble serviteur,
JONATHAN BELCHER.
A Son Excellence le gouverneur Murray.
Le gouverneur Murray au comte d Egremont.
Québec, 7 juin 1762.
Milord, — * *
Depuis que j'ai commencé à écrire cette lettre j'ai reçu la réponse du lieutenant-
gouverneur Belcher à ma lettre du 20 septembre. Vous trouverez ci-jointes une copie
de cette dernière et la réponse elle-même ; mais celle-ci m'étant parvenue très tard et le
nombre restreint de petits navires que r_ous avons sur le fleuve étant indispensables pour
transporter les vivres que nous attendons d'Europe de jour en jour, je crains qu'il ne soit
pas possible de faire transporter tous les Acadiens, cette année.
En véiité il ne me parait pas désirable de laisser des Acadiens ou des Canadiens
s'établir sur le golfe St-Laurent, car si quelques îles devaient être cédées à la France
lors de la conclusion de la paix, pour y faire sécher le poisson, il serait possible à celle-ci
de faire constamment un commerce illicite qui serait très préjudiciable à celui de la
Grande-Bretagne.
J. A. MURRAY.
Belcher aux lords commissaires du commerce et des colonies.
Halifax, 11 janvier 1762.
MlLORDS, » * * * *
Je dois surtout faire part à Vos Seigneuries de la sagacité du capitaine Rode-
rick McKenzie, des Montagnards de Montgomery, commandant au fort Cumberland, qui
a rendu des services signalés à la province. Après m'a voir fait entendre que le contin-
gent d' Acadiens de Ristigouche et de Miramichi (dont j'ai eu l'honneur de vous faire
connaître la désobé'ssance et les mauvais desseins) pourraient être soumis, deux petits
vaisseaux furent immédiatement équipés et le capitaine avec une partie des troupes,
partit vers la fin d'octobre pour le rendez-vous de ces Acadiens où il réussit à sur-
prendre sept cent quatre-vingts personnes y compris les femmes et les enfants. Il en
amena trois cent trente cinq, la saison avancée ne lui permettant pas d'en transporter
un plus grand nombre. Les autres firent leur soumission et promirent de se rendre dès
qu'ils seraient sommés de le faire. Le succès de l'expédition, milords, à laquelle ne
prirent part que cinquante hommes de nos troupes est dû à l'activité et aux manœuvres
secrètes du capitaine McKenzie, car si les Acadiens avaient eu vent de ses desseins, ils
se seraient réfugiés dans les bois et l'entreprise aurait complètement échouée. Confor-
mément aux ordres de Vos Seigneuries m'enjoignant de communiquer les faits de ce
genre au secrétaire d'Etat de Sa Majesté, je transmets en même temps que la présente
au très honorable comte d'Egremont un compte-rendu de cette expédition. Je lui fais
connaître aussi le grand nombre d' Acadiens qui se trouvent^ actuellement prisonniers
ai \r iwaii m i' \i>n \ 11/' uoci \n \ /
327
DOC. DE LA SESSION No 18
<lc guerre dam la provinoe el je lui fai remarquer humblement que leur conduite
qu'à 06 jour, démontre qu'il erail dangereux de leur permettre d< r< ir habit
de cette provinoe* Lé uccès de oette expédition nui i-n.-nt n'-Miltat • j«.ur i-
nouveaux établissement itués dans le voi ina^i- «le <-t •• ) i • <i t (m •
troubler <'t ra va,stQv h leur aim*.
PRISONNIERS Â.CADIENS Al' PORT EDOl ARD l L7<
L76S KT 1764.
A la date «lu •» octobre 1761, le nombre de pbi onviih u ldibni entn h
fort Edouard était de 82, et le 12 juin (762, de 91.
Le nombre de ramilles \< ldibnnbs an fort Edouard, le 5 octobre 1761
28lJ et le 1 1 octobre 1762 de 217.
Le hombbe de prisonniers aoadienb entretenue au fort Edouard, du 13 juin 1763
au 18 mars 176 1, a été de 343.
Les détails à ce sujet se trouvent dans le compte rendu officiel ,-i après, par lequel
il est certifié que durant les intervalles mentionnés, tels nombre d'Acadiens, indiqué
sur le tableau, <>nt été «Mit retenus au fort Ivlouanl
Année L763.
Du 1.) juin au l'ô juin
.. 26 juin au 3 juillet . . .
m 4 juillet au 24 juillet . ...
n 25 juillet au '31 juillet
m 1er août au 28 août ......
.t 21) août au 25 septembre. .
n 26 septembre au 23 octobre.
1 >u 24 octobre au 30 octobre
n 21 octobre au 4 décembre. . . .
n 5 décembre au 12 décembre.
n 13 décembre au 25 décembre.
Année 1764.
Du 26 décembre au 22 janvier.
h 23 janvier au 20 février. . .
•t 20 février au 18 mars
Mil' 8.
335
368
376
391
380
371
371
390
360
230
311
284
288
Jour*.
14
7
21
7
28
28
28
7
36
7
14
28
28
28
1,690
2,506
2,632
10,948
10,640
10,388
49,469
2,5!»7
13,650
2,520
3,220
8,708
7,952
8,064
96,180
Fort Edouard, 19 mars 1764.
(Signé) IS. DESCHAMPS.
(a) A Pisignit aujourd'hui Windsor, N.-E
328 • 1 1'( 'Hn ES 0ANAD1 ENNE8
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
APPENDICE M.
NOTES si'K LA FAMILLE DUGAS. (a)
ST MÉLOIR— 1762.
Des 5 Paquebots.
Jean Baptiste Dugast, 43 ans, [né 1719 à Cobéguid].
Anne Bourg 39 ans, sa femme.
Olivier Dugast, 12 (sie) ans, leur fils.
Jean Baptiste, 20 ans, idem (h).
Marin Dugast, 15 ans, idem.
Perpétue, 9 ans, leur fille.
Françoise née en 1761. idem + morte le 2 x bre 1762.
Grégoire Blanchard, 18 ans, fils d'Anne Bourg d'un 1er lit.
Marie Toussay, 43 ans, veuve Bunel.
Marie Cécile Bunel 9 ans, sa fille.
ST MÉLOIR— 1763.
Des 5 Paquebots.
Jean Bte Dugast, 44 ans, de l'Acadie
Anne Bourg — 40 ans sa femme
Olivier duGast 13 (sic) ans, leur fils.
Jean Bte Dugast, 21 ans. Idem. Marié à Marie Brault. Cy-après à f l 154 23e
famille — A l'hopal. Le 25 juin 1764. Sorty le 21 juillet suivant.
Marin Dugast, 16 ans. Idem.
Perpétue Dugast 10 ans, leur fille.
Marie Dugast, 14 ans, Idem.
+ Françoise Dugast, 2 ans. Idem — Morte le 2 x bre 1762.
Grégoire Blanchard, 19 ans, fils d'Anne Bourg ci-dessus d'un 1er lit.
Marie Toussay, de I'Isle Royale — 44 ans, veuve Busnel dre à St-Servan
Marie Cécile Busnel dud. 10 ans sa fille, dre à St-Servan
ST MÉLOIR— 1764.
Des 5 Paquebots.
Jean Bte Dugast, 45 ans, de l'Acadie
Anne Bourg — 4i ans sa femme dud.
Olivier Dugast — 22 ans, leur fils, dud.
Jean Bte Dugast 21 ans, Idem. dud. marié à Marie Brault, ci-après £* 158, à St.
Suliac.
Joseph-Firmin Dugast, né à St-Suliac, le 31 x bre 1764.
Marin Dugast 17 ans, Idem. dud.
Perpétue Dugast, 1 1 ans, fille de Jean Baptiste de l'Acadie.
Marie Dugast, 15 ans, Idem. dud.
(a) Ces notes généalogiques sont tirées du " Rolle général des habitans des lies Royale et St-Jean"
pour les années 1762 à 1773, à St-Malo et paroisses avoisinantes.
[b) Marié en 1763, à Marie Breau, native de la Rivière-aux-Canards, fille de Séraphin Breau et de
Brigitte Martin, il immigra en 1774, en la province de Québec, et s'établit avec sa famille à St- Jacques de
l'Achigan où il décéda le 21) juillet 1805.
QENEAL00I1 DJ \' \i>ii \ ii/' D0CUHEN1 MB
DOC. DE LA SESSION No 18
MmiIiiimm Dagast, né 17 maji 1784, leur fil
\iiur l tugasl , M- ••■ Led. jour leur fille.
< Grégoire Blanch i ■ < 1 10 ans, fil i d Ai.n. : d un p Li
st mi i.i.ii; 1,
I >, .1 '.i.jiii-Ii.iI
J6U l»l«' Dugast, 16 ans de I' A<a< lie.
A ti ih - I toUTg I '-' ans, sa !<•
oii\ ier l tagast, 23 ans, leurs lils.
Marin I >Uga8t , I s ans, Idem.
Perpétue l tagast, 1 2 an , leur lilli-.
Marie l tugast, 1 8 ans, [dem
Mat luirin I tugast ) , -.. ,
. . o enfanta lumeaux, nés en I î '» i.
Anne DUgaSl I
Grégoire Blanchard, 21 ans, nu d Anne Bourg de L'autre part.
Jean Bt€ Dugast, 22 ans, de l'A'-adie, <l" a Si .M. loir.
Marie Urault, 20 ans, sa femme.
Joseph Kinnin Dugast, ué <-n I7»>1, leur lils.
BT MÉLOIB -1766.
Des 6 Paquebo
Jean-Bte Dugast, 1 7 ans de l'Acadie.
Anne Bourg, !•"> ans, sa femme.
Olivier Dugast, 24 ans, leur fils.
Marin " 19 ans, idem, marié à Françoise Boudrot.
Perpétue " 13 ans, leur fille
Marie " 17 ans, idem.
Mathuiïn " 2 ans, leur fils.
Anne " - ans, leur fille.
Grégoire Blanchard, 22 ans, fils d'Anne Bourg.
Jean-Bte Dugast, 23 ans de l'Acadie, à l'hôpital le 26 7,,n 17(50, sorty le 24 xbre,
dre à S1 Servan.
Marie Brault, 21 ans, sa femme, idem.
Joseph Firmin Dugast, 2 ans, leur fils.
Pierre Cirille " né 19 9brp 1766, idem.
ST-MÉLOIR— 1767.
Des 5 Paquebots.
Jean-Bte Dugast, 48 ans, de l'Acadie.
Anne Bourg, 44 ans, sa femme.
Olivier Dugast, 25 ans, leur fils, le 13 avril à Terre-Neuve sur le Sage débarqué à
Belle-Isle le 23 8bre.
Marin Dugast, 20 ans, dre à S1 Servan avec sa famille.
Françoise Boudrot, 28 ans, sa femme.
Joseph Augustin Dugast, né le 20 aoust 1767.
Grégoire Cloccinet, 11 ans, fils de Françoise Boudrot d'un 1er lit.
Jeanne Cloccinet, 7 ans, sa fille d'un 1er lit.
Perpétue Dugast, 14 ans, fille de Jean-Bte.
Marie " 18 ans, idem.
Mathurin ) . 0
» > jumeaux, ô ans.
Grégoire Blanchard, 23 ans, fille d'Anne Bourg, à l'hop. le 10 juillet 1767, sorty le
15 aoust.
18—53 r16
330 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Charles Dugast, [né 1724,] 43 ans, de l'Acadie.
Aime Naquin, 32 ans, sa femme.
Marie Anne Qautrot) <i ans, fille d'Anne Naqain, d'un l,r lit.
Rose Marie Qautrot, 5 ans idem.
ST-MÉLOIR— 1768.
Des 5 Paquebots.
Jean-Bte Dugast, 48 ans, de l'Acadie.
Anne Bourg, 4") ans, sa femme.
Olivier Dugast, 26 ans, leur fils, le 25 avril à Terre Neuve sur la Charmante
Suzanne, capitaine Folain, revenu le 30 8brf 17»iv.
Perpétue Dugast, 15 ans, leur fille.
.Marie Dugast, 19 ans, idem.
Mathurin Dugast, 4 ans, idem.
Pierre Dugast, 4 ans, idem.
Grégoire Blanchard, 24 ans, fils d'Anne Bourg, d'un 1er mariage.
ST-MÉLOIR— 1769.
Des 5 Paquebots.
Jean-Bte Dugast, 49 ans, de l'Acadie.
Anne Bourg, 46 ans, sa femme.
Olivier Dugast, 27 ans, leur fils, le 22 avril à Terre Neuve sur le Dauphin, passé
sur l'Apoline, resté à Guernesey, revenu à S1 Malo le 24 xbre 1769.
Perpétue Dugast, 16 ans, leur fille.
Marie Dugast, 20 ans, idem.
Mathurin Dugast ) K
. -r-v ,n > 5 ans, mmeaux.
Anne Dugast J ' J
Grégoire Blanchard, 25 ans, fils d'Anne Bourg d'un 1er mariage.
Charles Dugast, 45 ans, de l'Acadie.
Anne Naquin, 34 ans, sa femme.
Marie Anne Gautrot, 8 ans, fille d'Anne Naquin d'un 1er mariage.
Rose Marie Gautrot, 7 ans, idem.
Jean Bte Dugast, 26 ans, de l'Acadie.
Marie Brault, 24 ans, sa femme.
Joseph Firmin Dugast, 5 ans, leur fils.
Pierre Cirille Dugast, 3 ans, idem, + mort le 5 8bre 1769.
Marie Josephe Dugast, née en 1768, leur fille.
A ST-MÉLOIR— 1770.
Jean-Bte Dugast, 50 ans, de l'Acadie.
Anne Bourg, 47 ans, sa femme.
Olivier Dugast, 28 ans, leur fils, le 13 avril à Terre Neuve sur le Neptune, retour
sur le Fidelle, le 16 8bre 1770.
Perpétue Dugast, 17 ans, leur fille.
Marie Dugast, 21 ans, idem.
Mathurin Dugast, 6 ans, leur fils.
Anne Dugast, idem, jumeaux.
Grégoire Blanchard, 26 ans, fils d'Anne Bourg d'un 1er mariage.
Charles Dugast, 46 ans, de l'Acadie.
Anne Naquin, 35 ans, sa femme.
Marie Anne Gautrot, 9 ans, fille d'Anne Naquin d'un 1er mariage.
Rose Marie Gautrot, 8 ans, idem.
Jean Bte Dugast, 27 ans, de l'Acadie dre à la Gouenière.
Marie Brault, 25 ans, sa femme.
Joseph-Firmin Dugast, 6 ans, leur fils.
Marie-Josephe Dugast, 2 ans, leur fille.
Anne- Julienne Dugast, née le 28 8bre 1770.
01 \ i 1/ OOIE DES .1'' i/'// \- t i EO DOi I
DOC. DE LA SESSION No 18
ST. MELOIfl 177 1
l )«• S Paquebot
Jean l ite I >uga ' . 51 an , de I A.oadie
A âne l k>urg, 48 b " , i femme
Olivier Dugast, 29 ans, leur fils, le 13 c1 1771, permi de ombai intei
• m l'Ecluse.
Perpétue Dugast, 18 ans, leur fille.
Marie Dugast, 22 uns, leur iill<-.
M.ii hurin I dugast, ) m
, . , : M mis, umeaux.
Aime Dugast j
Victor Dugast, 26 ans, de I \« a. l n-, venu <i«- Bre I A eomptei du I
1771, permis de s'embarquer à Nantes sur l'Ecluse.
Qrégoire Branphard, 27 ans, fils d'Anne Bourg d'un i mai Charles
Dugast.
Charles Dugast, 46 ans, de L'Acadie.
Aime Naquin, 36 ans, s.i tcminc
Marie Anne Gautrot, LO ans, sa fille d'un 1 ' niant:
Rose Marie Gautrot, 9 ans, idem.
ST. MELOIR 1772.
201'
Jean Bte Dugast, 51 ans, de L'Acadie,
Anne Bourg, 1(.) ans, sa femme.
Olivier Dugast, 24 ans, leur fils, le 13 xbre 1771, permis de s'embarquer à Nan'
sur l'Ecluse, Congédié à Brest, le 3 7bre 1772, de retour à St. Malo le 6 7hrf 1772 ; le
1 x'1" 1772, expédié pour aller s'embarquer à Lorient sur le Beaumont.
Perpétue Dugast, 19 ans, leur fille.
Marie Dugast, 23 ans, idem.
Mathurin Dugast I 0
. -r^ i ; o ans, i umeaux.
Anne Dugast I J
Victor Dugast, 26 ans, [né 1746], leur tils, venu de Brest le 13 x,,re 1771 permis de
s'embarquer à Nantes sur l'Ecluse; le 20 juillet 1772 permis de s'embarquer à Nantes.
Grégoire Blanchard, 28 ans, fils d'Anne Bourg, d'un 1er mariage.
ST-MELOIR— 1773.
201e.
6s. Jean-Bte Dugast
6s. Anne Bourg
5s. Perpétue Dugast [ payé le 3 août 1773.
5s. Marie Dugast f idem le 16 9bre 1773.
3s. Mathurin Dugast
3s. Anne Dugast
5s. Victor Dugast, absent à la mer.
K ^ / • r>i uj) payé à luy-même le 30 juillet 1773.
5s. Grégoire Blanchard } ^ ^ le ^ £bre m3
A ST-SERVAN- 1767.
Jean-Bte Dugast, 24 ans, de l'Acadie.
Marie Brault, 22 ans, sa femme, à l'hôpital le 19 janvier 1768, sortie le 9 février.
Joseph Firmin Dugast, 3 ans, leur fils.
Pierre Cyrille Dugast, né en 1766, idem.
18— 53J
332 Ah'din i:s OA \.\mi.\ \i. -
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
A ST-SERVAN— 1768.
.Jean-Bte Dugast, 25 ans, de l'Acadie, ''" à S1 Mdoir.
Marie Brault, 23 ans, sa femme, à l'hôpital le 19 janvier 1708, sortie le 9 février.
Joseph Firmin Dugast, 4 ans, leur fils.
Pierre Cirille Dugast, 2 ans, idem.
Marie Josephe Dugast, née 7 x br,: 1768, leur fille.
LA GOUENIÈRE— 1771.
Jean-Bte Dugast, 28 ans, de l'Acadie.
Marie Brault, 26 ans, sa femme, drf à Château Malo en S1 Servan.
Joseph Firmin Dugast, 7 ans, leur fils.
Marie Josephe Dugast, 3 ans, leur fille.
Anne Julienne Dugast, née le 28 8bre 1770.
A ST-SERVAN— 1772.
191fl
Jean-Bte Dugast, 29 ans, de l'Acadie, dre à Château Malo.
Marie Brault, 27 ans, sa femme.
Joseph Firmin Dugast, 8 ans, leur fils.
Marie Josephe Dugast, 4 ans, leur fille.
Anne Julienne Dugast, 1 an J, idem.
Pierre Cirille Dugast, né 8 may 1772.
A ST-SERVAN— 1773.
191e
6s. Jean Bte Dugast
0 ' T , t-,. . t. y payé à Frse Boudrot, le 3 aoust 1773.
3s. Joseph firmin Dugast r J
3s. Marie Joseph Dugast
t S^ga5t | w à *- *«*. le 13 9"re 1773-
A ST-SERVAN— 1768.
Marin Dugast, 21 ans, de l'Acadie, à l'hôpital le 5 aoust 1768, sorty le 12 dud.
Françoise Boudrot, 29 ans, sa femme.
Joseph Augustin Boudrot [sic], né en 1767, leur fils.
Grégoire Cloccinet, 12 ans, fils de Françoise Boudrot d'un 1er mariage.
Jeanne Cloccinet, 8 ans, fille, idem.
ST-SERVAN— 1769.
Marin Dugast, 22 ans de l'Acadie.
Françoise Boudrot, 30 ans.
Joseph Augustin Dugast, 2 ans, leur fils.
Jean Bte Dugast, né le 18 may 1769.
Grégoire Cloccinet, 13 ans, d'un 1er lit.
Jeanne Cloccinet, 9 " "
ST-SERVAN— 1770.
Marin Dugast, 23 ans, de l'Acadie, le 21 8brelevé pour Brest, a reçu 10e de conduite
revenu en février 1771.
Françoise Boudrot, 31 ans, sa femme.
i.i m [LoaiE i>i i' i/>// \ ii/' ooa i// \ / M
DOC. DE LA SESSION No 18
.)().^'|ill A HL',11 t III I >ll;' i li l'iii h!
.Ii'.lll l'.lr | )u^usl , 11"' I 8 lu I I I r
( Grégoire e( Jeanne ( Hoocinel
l-l.liv.w
109
Mai ni I Mil1 m , 'li- I A'-.idir.
Françoise Boudrot , 33 au , i femme.
Joseph Aii-ust m Dugast , leur lil , morl l<- 171
.Iran Bte Duga i. 3 ans, idem, i moH le 3 S 1772.
Olivier Marc Dugast, né 30 avril UT7 I mort le 12 9 177
(( Grégoire el Jeanne ( 'loocin<
STSi;i;\AN I77l\
187"
Jean Suc, 6 i an-, de L'Acadie.
Etfarie Joseph Sébert, 63 ans, m Femme.
Pierre Sire, 28 ans, leur fils.
Félioité Sire, 19 ans, leur fille, mariée à Jean i'>i<-. Etobicheau, 1<- l t nier 17
Joseph Sire, 29 ans, leur lils, marié à Catherine Gauthier a compter 'lu 1 1 x 1772,
Pan) Quessy, 1(> ans, fils de Margte Sire.
STSERVAN— 1772.
169'
Pierre Marin LeBlanc, 28 ans, de l'Acadie.
Margte. LeBlanc, 23 ans, sa femme.
Margte Blanche LeBlanc, 2 ans, leur fille.
Anne Julie LeBlanc, née 11 7bro 1772.
SI COULOMB -1762.
Des 5 Paquebots.
Paul Dugast — 51 ans [né 1711].
Hélène Blanchaid, 43 ans, (2e femme).
Simon Dugast, 14 ans, fils d'un 1er lit [avec Anne Marie Hébert].
Marie, 15 ans, fille, idem
Elizabeth, 9 ans, fille idem
Marie Auzite, née en 1761, fille du 2e lit.
Pierre Aucoin, 20 ans, fils d'Hélène Blanchard de son 1er lit.
Joseph Aucoin, 19 ans M
Fabien " 13 "
Hélène " 13 " fille
ST SULIAC-1762.
Du Tamerlan.
Pierre Dugast, [né 1709] 53 ans, veuf d'Elizabeth Bourg.
Margueiite Josephe, 24 ans, sa fille, mariée à Charles Blanchard.
Elizabeth Dugast 22 ans, sa fille
Agnès — 20 " "
Prosper 10 " son fils.
Rémy 6 " " +mort 19 mars 1763.
334 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
A ST si'LIAC— 1762.
>i'< Dugas, [né4 L 724] 38 ans, fils de Joseph.
Joseph Dugast, 18 ans [20 né 171 1-1742], frère de Charles.
Anastasie Henry, 21 ans, sa femme
Joseph Dugast, leur fils né 1 I mai 17G2.
Anne 13 ans, [née 1749], sa sœur.
Alexis Dugast — 35 ans, [né 1727].
Marguerite Moise, 37 ans, sa femme -f morte 11 mai 17G2.
Anne Joseph Dugast, leur fille, 13 ans.
Maiir llose, née 11 mai 17G2, idem.
Arabroise Dugast 10 ans, [né 1752, fils d'Ambroise, né en 1729 et de Marguerite
Henry].
Pierre Dugast, 29 ans, [né 1733 fils de Joseph].
Anne Joseph Henry 30 ans, sa femme.
Joseph Dugast, leur fils, né 17 avril 1762.
ST SULIAC— 1762.
Basile Henry. 21 ans.
Eulalie Dugast, sa femme 24 ans.
Alexis Henry, leur fils, né en 1760.
Cécile Henry, leur fille, née en 1761, x morte 28 sept. 1762.
PLOUER— 1762.
Des 5 Paquebots.
Pierre Dugast, 34 ans, [né 1728 fils de Claude].
Marguerite Daigue 38 ans, sa femme.
Anne Ozite Dugast, 9 ans, leur fille.
Margte Blanche 7 m idem.
Anne Marie née en 1761, idem.
Amand Dugast, 15 anc, né 1747 frère de Pierre.
ST ENOGAT
Anne Marie Benoist, 57 ans, [née 1705] Veuve de Charles Dugast.
3. Jean Bte Dugast. 25 ans, son fils [né 1737].
1. Anne Dugast, 29 ans, [née 1733] sa sœur, mariée à Olivier Boudrot.
2. Marie Madeleine 27 ans idem, [née 1735].
Marie Joseph
22
h h [née
1740].
Victoire
13
h h
r1751].
Pierre Ignace
19
h leur frère,
né 1743].
Pierre
17
m h [17451
Antoine
15
[1747].
r
'67.
Venus des Isles de St Pierre et Miquelon sur la goélette la Créole à compter du
18 9bre 1767.
I09c,ue
à 6s. Joseph Dugas, 54 ans, natif de l'isle Royale, fils de feu Joseph, négociant et navi-
gateur.
à 6s. Louise Arseneau, 53 ans, sa femme.
à 5s. Joseph Dugas, 19 ans, leur fils, charpentier et navigateur.
à 5s. Marie Dugas, 16 ans, leur filla.
T 1 >7cme
Abraham Dugas, 39 ans, natif de Louisbourg, fils de feu Joseph, navigateur, a
à 6 s. a laissé sa femme, 5 enfants et l'orphelin à Miquelon.
<;i \i. ILOQIB DJ U i/'// Vi i i i ' DOOl ITJ i
DOC. DE LA SESSION No 18
176
109
Joseph I >uga it, mil il" de l'Iale Royale, fils de feu Jottoph, n<
>i ans. Passes à 81 Pierre et Miquelon le 16 mai
et payé de la iub i I anoe jusqu< l ooropi < Le dit jou
i 6 Louise Arseneau, 53 an , i femme, de l'Âoadie.
Joseph Dugast, (9 ans, leur fils, de 1 loadie, Miquelon sur le <
Marie I tugast, I ,; an , Il ur fille.
Abraham Dugast, 39 ans, Datif de Louisboui de fou Josepl [ateur, a
laissé sa femme, 5 enfants et l'orphelin à M iquelon Pierre et Miquelon lur la
goélette la Créole I»' 18 mari 1768 «'t. paye de ss lubsistanee ju ques «•» oompri
dit jour.
r.\ 1769.
Venue de Boulogne tut U Brigantin />• Hasard, M Jean Palette,
101
Charles Dugast, 32 ans, de l'Aoadie dre à Plouer.
Margte Oranger — 30 ans, sa femme, à l'hôpitalle 2 juin 1709, sortie le 23 du dit.
Marie Joseph Dugast, 7 ans, leur fils.
Jean Charles Dugast, 4 ans, idem.
Pierre-Olivier Dugast, 3 ans, idem.
Joseph-Simon, né 5 janvier 1769.
Amand Dugast, 21 ans, frère de Charles, le 23 9,,re 17G7 sur la Charmante, de
retour le 4 février 1769.
ST-SULIAC— 1771.
Joseph Dugast, 27 ans, de l'Acadie.
Anastasie Bariot, 30 ans, sa femme.
Joseph Dugast, 9 ans, son fils.
Marie Dugast, 7 ans, sa fille.
Cécile Anne Dugast, 6 ans, idem.
Elizabeth Eulalie Dugast, 3 ans, idem.
François Dugast, né 2 avril 1771.
Alexis Dugast, 44 ans, de l'Acadie veuf de Margte Moyse.
Marie Rose Dugast, 9 ans, sa fille.
Ambroise Dugast, 19 ans, fils de feu Ambroise
Pierre Dugast, 38 ans, de l'Acadie.
Cécile Moïse, 47 ans, sa femme.
Joseph Dugast, 9 ans, leur fils.
PLOUER— 1771.
Pierre Dugast, 43 ans, de l'Acadie.
Margte Daigue, 47 ans, sa femme.
Anne Ozite Dugast, 18 ans, leur fille.
Margte Blanche, 16 ans, idem.
Anne Marie, 11 ans, idem.
Marie Victoire, 7 ans, idem.
336 ARCHIVES < I \ IDIENNES
ST ENOGAT, 1771
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Marie Benoist, veuve de Charles Dugast, 60 ans, de l'Acadie.
Marie Joseph Dugas, 31 ans, sa fille.
Victoire Dugast, 22 ans, ra lille.
Pierre Ignace Dugast, 28 ans, son fils.
Pierre Dugas, 26 ans, idem.
Antoine Dugas, 24 ans, idem.
Jean-Bte Dugas 3 I ans.
Marie Groasin, 32 ans, sa femme.
Anne Marie Dugast, .'> ans, leur fille.
Victoire Marie Dugast, née 11 juillet 1770.
Jean Grégoire Dugast, né 8 mars 1772, leur fils.
FAMILLES ACADIENNES SORTIES DES PRISONS D'ANGLETERRE ET
RAPATRIÉES EN FRANCE EN 1763.
Année 1763.
Provenant de la fregatte du Roy La Dorothée commandée par le S. La venant arrivée
a St. Malo Le 21 May 1763 et nourris a bord de lade fregatte Jusqueset Compris Le 23
dud. mois à l'Exception des malades qui ont été débarquées Le 21 et mis à l'hôpital.
A compter du 24 May 1763.
23e famille.
Michel Bourg, (a) de L'acadie, 46 ans dre a St. Suliac avec sa famille.
Brigite Martin (b) 48 ans, sa femme
Mathurin Bourg 19 ans. leur fils
Charles Bourg 13 ans. fils de Michel
Pierre Bourg 11 ans. Idem
Magdelaine Bourg 17 ans, leur fille, mariée à Joseph Gravois.
Victoire Bourg 16 ans, Idem. drc a St. Suliac
Marie Bourg 2 [sic pour 12] Idem. Idem
Jean Bapt0 Brault 20 ans, fils de Brigite Martin de l'autre part d'un pcr Lit. Idem.
Marie Brault 18 ans. Idem, mariée à Jean Bapte duGast.
Magdelaine Brault 17 ans. Idem
Joseph Gravois 24 ans, neveu de la dte Martin. Marié à Magdeleine Bourg cy-dessus.
Année 1764.
23e famille.
Michel Bourg de l'Acadie 47 ans, dre à St. Suliac avec sa famille.
Brigite Martin 49 ans, sa femme.
Mathurin Bourg 20 ans, leur fils.
Charles Bourg 14 ans, Idem.
Pierre Bourg 12 ans, Idem —
Victoire Bourg, 17 ans, Idem.
Marie Bourg 3 [sic pour 13] ans, Idem.
Jean Baptiste Brault, 21 ans, fils de Brigite Martin, ci-dessus d'un per Lit.
Marie Brault, 19 ans, fils de Brigite Martin, d'un ltr lit mariée à Jean Bapte Dugast
ci-devant à fo. 57.
Magdelaine Brault, 18 ans. Idem
Joseph Gravois 25 ans. Neveu de la de Martin de l'autre part dre a St. Servan.
Magdelaine Bourg. 18 ans, sa femme dre a St. Servan.
Angélique Marguerite Gravois, née 16e May 1764.
(a) Marié en lres noces avec Anne Hébert.
(h) Mariée en lres noces avec Séraphin Breau.
i,i \ / i / 0011 DJ i' \i>i i Vi il/' /"" i
DOC. DE LA SESSION No 18
\m i 171
Michel Bourg 48 an de I Aoadi< d I Bl Suli i I ille.
I (rigil te M.n i m .">o anH, m femme
Mat liui'in Bourg 21 ans, leur lils.
( 'haï le, I k>Urg I •' ans. Idem
Pierre Bourg 1 3 ans. [dem
Viotoire Bourg là ans, leur iill<'
\ 1 .- 1 1 - 1 < • Bourg i [sio pour 141 ans, Aile de Michel
Jean I • ; 1 1 > ' Brault, 22 ans, lil.s de Brigite Martin dun p I.
Sdagdelaine Brault, 20 ans, lill<' [dem.
Joseph Gravois 26 ans, neveu de la/lite Martin, d1 à St Servao
Magdelaine Bourg 19 an . a Femme <l" [dem
Angélique Marg* Gravois, leur fille, née en 1764.
A s vi i 1 766.
Michel Bourg, 49 ans, de l'Acadie d" à 8i Servan avec t famille.
Brigite Martin .*> i ans, sa femme
Mathurin Bourg 22 ans, leui lils.
( 'harles " 1 6 ans, idem.
Pierre " I 1 ans, idem.
Victoire " !'.> ans, leur fille, à l'hôpital le 27 Février 1767, sortie le 5 avril.
Marie " 15 ans, leur fille, à l'hôpital le 4 juillet 1766, sortie le '■'> aoust.
Jean lïte Brault. '23 ans, lils de Brigitte Martin d'un l'r lit.
Magdelaine Brault. 21 ans, fille de Brigite Martin d'un l'r lit.
Joseph (îravois, 27 ans, neveu de la dite Martin d"' à St. Servan avec sa famille, à
l'hôpital le 2 juillet 17GG, sortie le 17 aoust.
Magdelaine Bourg, 20 ans, sa femme
Angélique Marguerite Gravois, 2 ans, leur fille.
Marie Félicité " née 21 avril 1766, idem.
Année 1767.
23° famille.
Michel Bourg, 50 ans de l'Acadie, dro à St Servan
Brigite Martin, 52 ans, sa femme.
Mathurin Bourg, 23 ans, leur fils, le 22 7bre permis d'aller étudier la philosophie à
Paris.
Charles Bourg, 17 ans, leurs fils.
Pierre Bourg, 15 ans idem, le 27 mars 1767, en remplacement sur la Marie Magde-
laine Me Mathurin Chevalier au pl Cabotage
Victoire Bourg, 20 ans, fille de Michel, à l'hôpital le 27 fév. 1767, sortie le 5 avril.
Marie Bourg, 16 ans, leur fille.
Jean Bte Brault, 24 ans, fils de Brigitte Martin d'un 1er m mage, le 22 7bre permis
d'aller étudier la philosophie.
Magde Brault, 22 ans, fille idem.
Joseph Gravois, 28 ans, neveu de la dite Martin, dre à St Servan avec sa famille,
passé en Angleterre, sa subsistance jusques et compris le 24 Février 1767 à payer à Mlh'
Groulier cousine de l'abbé Gilbert.
Magdelaine Bourg, 21 ans, sa femme, passée en Angleterre le 24 février 1767.
Angélique Marguerite Gravois, 3 ans, leur fille.
Marie Eélicité " née en 1766.
338 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Anni.k 1768.
28 famille.
.Michel Bourg, 5 ! ans, de l'Acadie <l à St. Bervan.
Brigite Martin 53 ans, sa femme.
M B tu lin Bourg -I ans, leur fils, étudie pour être prestr.-.
Charles Bourg, 18 ans, leur fila.
Pierre Bourg, 1G ans, idem.
Victoire Bourg, 21 ans, leur lille.
Marie Bourg, 17 ans, idem.
.Jean Bte Brault, 25 ans, idem, fils de Brigite Martin, étudie pour être prestre.
Mag* Brault, .5 ans, sa fille.
Année 17G9.
23- famille.
Michel Bourg, 52 ans, de l'Acadie, dre à S* Servan.
Brigite Martin, 54 ans, sa femme.
Mathurin Bourg, 25 ans, leur fils, étudie pour être prestre.
Charles Bourg, 19 ans, leur fils.
Pierre Bourg, 17 ans, idem.
Victoria Bourg, 22 ans, sa fille, à l'hôpital le l,r xbre 17G9, sortie le 28 janvier 1770.
Marie Bourg, 18 ans, idem.
Jean-Bte Brault, 26 ans, fils de Brigite Martin, étudie pour être prestre.
Magdelaine Brault, 24 ans, si fille.
Année 1770.
23e famille.
Michel Bourg, 53 ans, de l'Acadie, dre à S1 Servan.
Brigite Martin, 55 ans, sa femme.
Mathurin Bourg, 26 aais, leur fils, étudie pour être prestre.
Charles Bourg, 20 ans, leur fils, à l'hôpital le 7 mars 1770, sorty le 25 du dit, à
l'hôpital le 3 avril 1770 sorty le 22 du dit.
Pierre Bourg, 18 ans, idem, le 31 aoust en remplacement sur la barque la Ste-Anne
de l'Isle Dieu, Me Jean Diet P. C.
Victoire Bourg, 23 ans, leur fille, à l'hôpital le 1er xbre 1769, sortie le 28 janvier
1770.
Marie Bourg, 19 ans, idem, mariée à Joseph Richard le 22 janvier 1771.
Jean-Bte Brault, 27 ans, fils de Brigite Martin, étudie pour être prestre.
Magdel6 Brault, 25 ans, fille idem.
Année 1771.
23e famille.
Michel Bourg, 54 ans, de l'Acadie, le 3 juillet à Chatelaudrain ; à l'hôpital le 9
7bre 1771, sorty le 19 du dit (mois).
Brigite Martin, 56 ans, sa femme, dre à S1 Servan.
Mathurin Bourg, 27 ans, leur fils, étudie pour être prestre.
Charles Bourg, 21 ans, idem.
Pierre Bourg, 18 ans, idem, le 31 aoust 1770, en remplacement au Petit Cabotage
sur la barque la Ste-Anne de l'Isle Dieu, revenu le 12 juin 1771 ; à l'hôpital le 7 8bre
1771, sorty le 19 9bre ; le 3 janvier 1772 à Cadix sur la Duchesse de Duras.
Victoire Bourg, 24 ans, leur fille, à l'hôpital 13 7bre 1771, sortie le 24 8bre 1771.
Joseph Richard, 30 ans, de l'Acadie.
Marie Bourg, 20 ans, mariée le 22 janvier 1771 à Joseph Richard, à l'hôpital le 11
may 1771, sortie le 6 juin 1771.
QBm iLOGIE i>i WADIEÙ iVEi DOi I ' M
DOC. DE LA SESSION No 18
.Iran Joseph Riohai I, né le 80 1771, leur I
Jean Bte Brault, 2Î an . Alt de l'.u [itc m krtin él idic poui ôtre pi
Magdrl' I '.raiill , 26 I D fil l'I'in.
Si Si.k\ \n Asm i 1 - |
II,
M [ehel Bo i an (, de l'Acadie
8s. Brigite Mait in > , an .1 femme
6s, .Maihuiin Bourg, 28 ad Al de Michel, étudie poui i''1 tre, an i
déclaré qu'il était au 1 îanada.
. Charles Boui in . leur fila, !<■ 20 mai p J poui aller à i A
suivant- la déolaration <lc m sœur \ iotoire:
' . Pierre Bourg, L9 ans, idem, !«• S janviei 177 i la l>m-l nu
le 'i <»< t. L772,
5s. Victniic Bourg, 26 ans, leur fille, demeure avec Joseph Richard,
fia Jean \l>i^ Brault, 29 ans, fili de Brigitte Martin, étudie poui
beaupère a déclaré qu'il était au Canada.
B& Ma^ Brault. -Vans, fille, idem.
1 1 s-
fis. Joseph Richard, 31 ans, «1»' l'Acadie
fis. Mario Bourg, 21 ans, sa femme
3s. .)" Joseph Richard, né le 30 8b" 1771.
Si Si;i;\ a\ AnnÉK 1 7 7.5-
117^
Gs. Michel Bourg— 1 paye le 28 juillet 1773
Gs. Brigitte Martin ) idem le 8 9brc.
5s. Pierre Bourg — 1 payé à Marie Bourg, le 27 juillet 1773
5s. Victoire Bourg. j idem à elle-même, le 9 9brc.
5s. Magd"e Brault payé à Michel Bourg, le 28 juillet 1773.
118e
Gs. Joseph Richard ) , , 0*. . .,, , Kr-Q
n „ T D } paye le 27 millet 1 / 1 o,
Gs. Marie Bourg j ^ J â
3s. Jn-Joseph Richard ] idem— 9 9bre 1773
3s. Pierre Michel Richard, pa}ré à sa mère le 9 nov. 1773
Archevêché de Québec,
Québec, le 16 juillet 1902.
Monsieur Placide Gaudet,
Ottawa.
Monsieur, — Je suis heureux de pouvoir vous transmettre le document ci-inclus, en
réponse à votre lettre du 13 du courant.
Ce document confirme vos assertions au sujet de l'abbé Bro.
Nos archives font aussi mention de l'ordination de M. l'abbé J. Mathurin Bourg, à
Montréal, le 9 septembre 1772.
Veuillez agréer, cher monsieur, avec mes hommages respectueux, l'assurance de mon
entier dévouement.
J'ai l'honneur d'être,
Votre humble serviteur,
EUG. C. LAFLAMME, Ptre,
Asst- Secrétaire.
340 m;<ii i\ ES 0 I VADIENNBB
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
JoANNES-OLIVARIUS BRIAND,
I ><-i et Apostolicae ttedis gratia Episoopus Quebecensis, univer-i- pi aesentes litteras
inspecturis Balutem et benefictionem in Dno.
Notuin t'aciiims quod anno 1772 die 9brifl 15° in fcsto Stae-Gertrudis, Dominica
23a post lVnt ecosten, illust .■rissimus et Reverendissimus Ludovicus-Philippus Mariau-
oheau Desgly, Episcopus Dorylensis et Coadjutor Quebecensifl, missam in pontificalibus
célébrons in ecolesia Seminarii nostri Quebecensis, Dilectos ; necnon
Joannem Bro Diaconum Acadiensem ad sacrum presbyteratus ordinem, extra tempora,
neque scrvatis interstitiis super quibus cum praedictis juxta facultalcm Nobis a Sta
le concessam dispensavimus, de nostra licentia promovit.
QujEBECI, die et anno supradictis.
(8ign.) t J. ÔL. EPUS QUEBECENSIS.
La présente eopie est conforme à l'original conservé dans les archives de l'Arche-
\ tché de Québec. En foi de quoi
EUG. C. LAFLAMME, Ptre,
Archevêché de Québec, le 16 juillet 190-\ Asst.-Secrétaire.
(Traduction.)
Nous Jean-Olivier Briand, par la grâce de Dieu et du Siège Apostolique Evêque
de Québec, à tous ceux qui verront les présentes lettres salut et bénédiction en Notre-
Seigneur.
Nous faisons savoir que, le 15e jour de novembre 1772 en la fête de Sainte
Gertrude, le 23e dimanche après la Pentecôte, l'Illustrissime et Révérendissime Louis-
Philippe Mariaucheau Desgly, Evêque de Dorylée et coadjuteur de Québec, à la messe
pontificale célébrée dans l'église de notre Séminaire de Québec, a promu, avec notre
permission nos chers. . . . ainsi que Jean Bro diacre, de l'Acadie, à l'ordre sacré de la
prêtrise avec les dispenses extra tempora et des interstices accordées en vertu des pou-
voirs que le Saint Siège nous a concédés.
Québec, aux mêmes jour et an que ci-dessus.
(Sign.) f J. 01. Evêque de Québec.
Archevêché de Québec,
Québec, le 21 juillet 1902.
Monsieur Placide Gaudet,
Ottawa.
Monsieur, — En réponse à votre honorée du 17 du courant, je me fais un plaisir de
vous adresser le document ci-inclus.
Je vois dans nos archives que les abbés Jean Bro k Jos. Mathurin Bourg, ont été
promus au- Diaconat le même jour, 29 juin 1772, fête des SS. Apôtres Pierre à Paul,
dans l'Eglise du Séminaire de Québec.
Veuillez agréer, Monsieur, avec mes hommages, l'assurance de mon entier dé
vouement.
J'ai l'honneur d'être,
Votre humble serviteur,
EUG. C, LAFLAMME, Ptre,
Asst.-Secrétaire.
JOANNES-OLIVARIUS BRIAND
miseratione divina et Stae Sedis Apostolicae Epus Quebecen ...
Universis praesentes litteras inspecturis salutem et benedictionem in Domino.
Notum facimus quod anno Dni millesimo septingentesimo septuagesimo secundo,
die décima nona septeinbris, Sabbato quatuor temporum, missam in pontificalibus celé-
i,i \i [L00I1 DI U Wli \. ii/' DOi i \n \ i 341
DOC. DE LA SESSION No 18
brante lo BOOlesia nosocomii a Sto • )<> cph in civil île in u ianopolil ! I »
. . . . ; eodem <Ih- Dileotoi aosti nnom liapti tam Vital. -m Poujet, diaconutc
iiiiii'in.ii<i|nilii;uiiiiii, et Joseph Hat ni i ii ii ik Bourg, clificoiniiii firiulini itiitapi
non autena i po teriore, intei bitiis, super quibu di m Nobi
a Sla Sri le eoneessam, .i-l sacrum pu- liyteratii onlin»in i<l<>i
duximui promovendo , ac in Ddo nt<- et oanonioe promovimu
+ .1. < >l. Kpu Qui 1m
Pour vraie copie OOnformfl à I original <<.n .-i.. «lin les an i
de Québec. En foi de quoi
El G C i. \i i.am \ll. I"
A i;< m \ i < m. di Qi ébec, le 21 juillet 1902.
( Timhirt ,,
Nous Jean Olivier P.riainl, par la gfâce de I >ifu et du saint '!"♦•,
c\ èque de Québec,
à tous ceux que Les présentes lettres verront salut «'t. bénédiction en Jésu Obri
Nous attestons que, l'an du Seigneur 177-, le 19 septembre, amedi des Quatre
Temps, à la messe pontificale célébrée .i 1 hôpital Saint Joseph <1<- Is ville de M
nous avons promu, les trouvant aptes, capables et dignes, à l'ordre a< ré de le pf I
nos ohers fils Jean Baptiste Noël Poujet, diacre <l»* Montréal, et Joseph Ifatburln
Bourg, diacre de l'Aeadie, avec oltser\anee pour le premier, non pour le second dei mt.r -
tices, desquels nous avons dispensé, selon la faculté à nous concédée par le SaintSiège.
(Signé) t J. 01. Evêque de Québec.
Archevêché de Québec.
Québec, le 30 juillet 1902.
Monsieur Placide Gaudet,
Ottawa.
Monsieur, — J'ai l'honneur de vous accuser réception de votre dernière, en <late du
23 juillet.
J'ai fait quelques recherches au sujet des abbés Bro et Bourg et tout ce que j'ai pu
trouver, le voici : —
" Les abbés Jean Bro et Jos. Mathurin Bourg, acolytes acadiens, ont été promus
au Sous-Diaconat dans l'église du Séminaire de Québec, le 13 juin 1772. L'Evéque
Consécrateur était Mgr J. Oliv. Briant."
J'ai parcouru nos registres quelques années en arrière de la date ci-haut mentionnée
et il n'y est point question des abbés Bro et Bourg. Seraient-ils venus au pays, après
avoir été promus aux Ordres Mineurs en France 1 Le silence du registre semblerait
l'indiquer.
Veuillez me croire, monsieur,
Votre humble serviteur,
EUG. C. LAFLAMME, Ptre,
Asst.-Secrét.
L'abbc' Jos. Math. Bourg à VEvêque de Québec.
8 octobre 1773 et 8 novembre 1773.
Monseigneur, — Souffrez que je prenne la liberté d'écrire une seconde fois à votre
Grandeur. C'est au sujet d'un Acadien nommé Arseneault, demeurant à Cocagne. Cet
Acadien a, comme Votre Grandeur a du en être instruite par Monsieur Bailly, plusieurs
ornements d'église, une partie appartenant à Monsieur Monach, [Manach] une autre à
Monsieur Le Loutre. Il a de son côté, une donation en forme, de Monsieur Manach
342 A lie lin ES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
dont je vous envoie la copie, mais quand à Monsieur Le Loutre, il n'a aucune lettre qui
prouve que le dit .Monsieur Le Loutre lui Casse présent de ces effets.
Voici ce qui en est : .Monsieur Manach a dit plusieurs fois a cet Aadien, que Mon-
sieur Le Loutre loi avait fait présent de tout ce qui pouvait lui appartenir. Comme
Monsieur lî.-iilly m'avait parlé de ces ornements avant mon départ de Québec, je n'ai pas
manqué d'en parler au dit Monsieur Arsenault. Il m'a dit n'avoir pas encore touché à
ers ornements, et qu'il était prêt à se conformer en tout aux ordres de Sa Grandeur.
Ainsi, c'est À elle à décider si les ornemente lui appartiennent ou s'il est obligé de les
remettre entre les mains de quelque prêtre sans rien exgiger pour ces ornements. Mon-
sieur Béquet, prêtre; de l'île Miquelon, les lui a demandé, mais le dit Acadien ayant pro-
duit ses papiers, Monsieur Béquet lui dit qu'il n'avait rien à dire contre cette donation.
Encore une fois, votre Grandeur en décidera.
Voici la copie de la lettre de Monsieur Manach, il y a encore deux autres sembla-
bles à celle-ci.
"Je soussigné, prêtre-missionnaire de l'Acadie, embarqué abord du navire \ Fourcy '
[FoweyJ, donne entièrement et sans réserve quelconque à François Arsenault, pour lui
et sa famille, tout ce qui m'appartient, tant concernant mon ménage, que bestiaux et
argenterie, que tout ce qui m'appartient aussi concernant l'église, siuf et excepté la
sommes que j'ai touché ici de Monsieur Franclin par le crédit à Monsieur Maillard dont
il sera rendu compte au dit Monsieur Maillard que [sic pour par] le dit Monsieur
Arsenault."
Tout ceci est de ma pleine et libre volonté.
Le 11 avril 1771 [sic pour 1761].
Monarch. [sic pour Manach].
Voilà la copie exacte de la lettre de Monsieur Manach. Je prie Votre Grandeur
de me faire savoir ses volontés sur ce sujet ; il est prêt à agir conformément aux ordres
de Votre Grandeur.
Monseignur, — J'ai parcouru tous les différends endroits où il y a des Acadiens,
compris toute la Baie des Chaleurs jusqu'à Memramcouk, Pédécoudiac et Ménaudy, je
suis actuellement de retour de [sic pour à] Cocagne. J'espère me rendre sous peu à la
Baie des Chaleurs, malgré les travaux et fatigues que j'ai eu à supporter dans ces diffé-
rents voyages. J'ai toujours eu le bonneur de jouir d'une parfaite santé. Je prie Dieu
que la présente trouve Votre Grandeur jouissant de ce même avantage. Je suis avec
tout le respect possible et l'attachement le plus sincère,
Monseigneur,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
JOSEPH MATHURIN BOURG,
Missionnaire de la Baie des Chaleurs.
\ De Cocagne. ]
\ le 8 8bre, )■
1773 j
Copie de la Réponse. (Précis) <£ &
Grande joie et consolation pour tous les travaux .... Remerciements pour huîtres.
Approuvé ce qu'il fera de concert avec Mr. McDonald. Confirmations de pouvoirs
dont Mr. Bailly lui a donné notice, pour tous les endroits dont je l'avais chargé, jusqu'à
nouvel ordre .... Le Sr Manach a agi contre les canons en léguant à un laïc les orne-
ments et vases sacrés. Ainsi Arseneault ne peut les garder en sûreté de conscience ;
vous ne pouvez l'admettre qu'il ne les vous ait rendus. Vous les renverrez ensuite au
séminaire qui s'engagera avec obligation de les remettre lorsque l'évêque en aura besoin
pour ses Acadiens.
(Québec, le 8 novembre 1773).
ci \r ILOGIE m U [DU \ ii/' DOi ! '// \ i
DOC. DE LA SESSION No 18
Extrait den registres dt Votn Dam d Q
Le 11 juillet 1774, nous vicaire de Québec ou i^né u on
de L'église qui manquaient au baptême de Marie -i" eph l. ther, donné pai
le sieur Michel Bourg, àOersai, liil'- de Jean Bapti te \)\
épouse, Le parrain a été Me ire J » eph Maturin Bourg, de Mo
de Québec en la baye des Chaleui , et ts marraine Dselle I . thei i ■• ■ I II <<<■ qui om iig
avec noue ainsi • | m plu ieur paren <'t /unis, le père : i ï * onl
.). M. BOURG VI G i: L BOl HD 101
PIERRE BOURO, J0ANNB8 M ARIA BOURDAOE
BENJAMIN BOURDAOES LOI [8 BEAI MON! |
Séance du Conseil .ni ohàteau Bt Louis dann la ville de Québec, l<- Lundi, 13 mai 177 1
PréêètUê :
L'honorable II. T. Cramahé, écr., Lieutenant-gouverneur.
Thomas I Ninn
( tolin I >i uiunioiid
John Collins
Bdward Barrison
John ( arden
Le lieutenant-gouverneur fait part au Conseil qu'il a été averti que quelque
milles aoadiennes, formant un total de quatre-vingt-une personnes, étaient arrivées de
France par Jersey à la baie des Chaleurs, avec l'intention de s'établir dans cette provil
et qu'elles avaient demandé à prêter le serment d'allégeance ; que M. Charles Robin, l'un
des propriétaires des deux vaisseaux qui avaient transporté les émigrés Acadiens, avait
été requis par M. Smith sous-percepteur des douanes à Bonaventure, à la demande de M.
Vanfelson, juge de paix à cet endroit, de fournir une caution de £500 sterling, confor
mément aux instructions du gouvernement au sujet de ces colons avant qu'il ne lui fut
permis de les débarquer.
Le Conseil est d'avis que ni M. Smith ni M. Vanfelson n'avaient le droit d'em-
pêcher les Acadiens de débarquer et que par conséquent, la caution fournie par M. Robin
à M. Smith doit être cancellée ; en outre, que les Acadiens arrivés récemment à la
baie des Chaleurs et tous ceux qui y arriveront par la suite, pourront s'établir à cet
endroit ou dans toute autre partie de la province, à condition qu'à partir de l'âge de 16
ans inclusivement ils prêtent le serment de fidélité à Sa Majesté ; et que M. Smith
soit commissionné pour le leur faire prêter.
Extrait du registre des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse de S1 Laurent
pour l'année mil sept cent quatre vingt dix sept.
Le vingt et un avril mil sept cent quatre vingt dix sept, par nous Vicaire général
a été inhumé dans le sanctuaire de l'Eglise de cette paroisse le corps de Messire Joseph
Mathurin Bourg, curé de cette paroisse décédé hier matin âgé de cinquante trois ans
deux mois et onze jours, muni des Sacrements de l'Eglise. Etaient présents Messires
Lemaire, Rivière, Houdet, Périnault, Desgaretz, Orfroy, Prévôt, et Chenet, tous prêtres
qui ont signé avec nous.
ROUX Vie. Gén.
Prévôt ptre, Lemaire ptre
Périmault ptre Ep. Chenet Ptre
Rivière P. S1 S. C. Houdet Ptre
Dagarets ptre Orfroy prêtre.
344 !//' 7//i /> 'i \ \im:\ \
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Nous Prit ri. Curé Soussigné certifions le présent extrait mortuaire être en tout
conforme à l'original coiimt\ •'• dans les archives de cette paroisse.
Fait à S' Laurent ce dix huitième jour du mois de mars mil huit cent quatre
vingt dix.
P. BEAUDET, Ptre, 0.8.0.
BXTBAI1 DE sum i w M DE l/Ai:i:i' JEAB RRO.
Le quatorze janvier mil huit cent vingt quatre, Noun, Prêtre soussigné, avons
inhumé dans l'église de cette paroisse, le corps de Messire Jean Bro, ancien et premier
curé de St-Jacques décédé avant-hier, âgé de quatre-vingts.
Présents :
(Signé) A. Arsenault, Ptre
J. R. Morier, Ptre
J. R. Paré, Ptre
11 Raizenne, Ptre.
APPENDICE N.
De la Galissonnière et Bigot au ministre.
A Québec, le 3 7,,re 1748 (a).
Monseigneur, — Nous avons vu par la lettre que vous avés ecritte à Mr de la Galis-
sonière le 3 juin que Louisbourg nous sera rendu, et que les habitants qui y étoient
établis ont la liberté des a présent d'y aller reprendre leurs établissements, et comme il
est nécessaire de prendre d'avance des précautions pour y faire faire du bois pour
chauffer la garnison qui s'y rendra l'année prochaine, Mr de la Galissonière envoit à la
bras d'or dans l'isle royale 25 a 30 soldats des troupes de cette colonie avec deux
officiers pour y en couper, il mande au gouvernement anglois qu'il n'envoit ce déta-
chement que pour contenir les sauvages et qu'il fera du bois pour la garnison françoise
lors de l'évacuation. M. Bigot leurs a fait donner des vivres pour jusqu'à la fin de juin,
il en a usé ainsi a l'égard des habitans de l'accadie et de l'isle royalle qui étoient ici et
que nous renvoyons chés eux ; ces derniers doivent pareillement faire du bois pour la
garnison.
Mr de la Galissonière a envoyé un détachement de 25 hommes des troupes de l'isle
royalle a iisle S1 Jean pour y hyverner jusqu'à l'évacuation, Mr Bigot a fait tenir par le
battiment qui les-porte aux habitans de cette isle des vivres pour leurs subsistances
leur récolte ayant entièrement manqué. Mr Benoist qui commande ce dernier déta-
chement a ordre de faire son possible pour attirer dans cette isle des accadiens et de
promettre de l'aide de la part du roy a tous ceux qui voudront s'y établir et y emmener
des bestiaux, il a écrit en même tems aux missionnaires de l'accadie de contribuer en
tout ce qu'ils pourront a la renaissance de cette colonie, nous vous informons Monsei-
gneur de bonne heure que la récolte a été ici très médiocre et qu'on ne peut pas se
nater de tirer de l'année prochaine du Canada aucun secours de vivres pour louisbourg.
Comme il est indispensable d'envoyer ici des nouvelles levées pour recruter celles de
Canada dont les compagnies seroient a peine a 18h. on reformoit tout ce qui doit l'être
ou epar gneroit beaucoup en laissant ici 300 hommes de recrues qui ont été faites pour
lisle royalle que vous remplaceriés a moins de frais en les envoyant en droiture a louis-
fa,) A l'automne de 1747, le chef d'escadre Knowles fut remplacé au commandement de la garnison
anglaise de Louisbourg, par le colonel P. T. Hopson, le même qni, en 1752, devint gouverneur de la
Nouvelle-Ecosse.
#,/ \ / 1/ 0011 i>i U \i>ii \ ii/' /"" I afi '• I
DOC. DE LA SESSION No 18
bourg, il ieri bon mon i igneur que von i la bonfc d< n< u dom
,n. de bonne heure, août omnx m profond r peol M buna
M.- ,i in obéi 'Mit orviteui
I. \ GAI 'l l:l.
BIGOl
PROCÈS VERBAL DE L \ REPRISE DE ?< » i. h •"■ DE L : 3LE i.< . . m.i.
ET DE SES DÉPEND INCI • 1740.
Aujourd'hui vinai troi ieme du moii de juillet mil ni quarante
Charlea De herbier, Chevalier de l'ordre militaire do Saint l .••
commi le Sa &faje U Trèa Chrétienne, pour la repri e de ion de il
Royalle et autres qui en dépendent', et c pendant pour Sa d
I si es et dépendance , avons reçu de Vf on ieu'i Perigrine Hiomaa Hopaoi i olonel
d'infanterie oy-devant Commandant pour Sa Maji U Britannique à M • Royalle, la
ville et les fortiffii de Loui bourg, lea battei oralement ton!
[aléa qui en dépendent, dont nous avona pria, et prenons poa oh ion, au nom d I i
j es té Très Chrétienne, auquel effet noua avons ce jourd'l illon da
principaux endroits de cette isle, batteri i la ville de L
laquelle noua Bommea entréf à la tête des troupes que Sa Maj< nir
garnison, et dont noua avona reçu lea clefs «le Monsieur 8. Eiopson, qui
les troupes de Sa Majesté Britauniqne j conformément
nous le troisième juillet de la présente année, et au prélimin
L » tau nu»' guerre de la Buooesa on d'Autriche qui tenait l'Europe en feu depuis 17 M touchait a aa fin.
L. a préliminaires de la paix avaiem été signée à Aii la Chapelle, le 30 avril l'
Le 3 juin 1748, le comte de Maurepae écrivait de Versailles à de la GalissonièreetHooqu
qu'en conséquence des articles préliminaires de la paix, Ai* la Chapelle 1< 0 il, le roi avait pu
blié une ordonnance portant Buspension d'armes par b rre et par mer. Le ministre leur manda
des ordres aux officiers faisant campagne dans les colonie- anglaises de Buspendre leurs opérations. I! i
apprenait que par ces préliminaires ae paix, l'Isle Royale serait restitué* France, mais il ignorait
cette restitution pourrait s'effectuer cette année. [1 ne pourrait, en tout • question de fairi
i Louisbourg des troupes du Canada avant l'année suivante. H ajoutait en terminant qui titu-
tion se faisait cette année, le mi se contenterait d'envoyer de France un détachement de troupes pom
prendre possession de la colonie et d'y passer l'hiver
Une autre lettre du même, de la même date, à de la Gai . dit que les habitants qui étaient
établis à L'Isle Royale auront la liberté d'y aller reprendre Leurs établissements, mais il serait b irer
qu'on pût en attirer d'autres, particulièrement les Acadiens, soit à l'Isle Royale - lit a Llsle St-Jean.
circonstance-, ajoute-il, paraissent très favorables quant a ces derniers. 11 lui donne curte blanche de
prendre, sans autres ordres, les mesures qui lui paraitront les plus convenables à, cet égard.
One autre lettre, de la même date, et du même, à de la Galissonière et Hocquart, leur mande qu'en
raison de la suspension d'armes, la frégate Le Zépkir. qui devait escorter les bâtiments affrétés pour l'Isle
Royale, partira seule pour le Canada pour y porter les ordres du roi au sujet de la suspension d'arme
transporta r M. Bigot qui va remplacer M. Hocquart en qualité d'intendant de la Nouvelle-France.
Ar Z, , kir arriva à Québec le 1er septembre 1748, et, le 3 du même mois, de la Galissonière et Bigot
écrivirent en commun au ministre.
La paix d'Aix-la-Chapelle, signée le 1S octobre 1748, restituaità la France l'Isle Royale et ses déj>en-
dances, comme il en avait été convenu lors de la signature des préliminaires au mois d'avril précédent.
Il ne restait plus que d'aller en reprendre possession, et, à ce sujet, voici en substance ce qu'écrivait, le
28 février 1749, le comte de Maurepas, à de la Galissonière et Bigot, à Québec :
Les arrangements pour la reprise de l'Isle Royale sont arrêtés, et dans le cours du mois de mars MM.
1 tesherbiers et Prévost dont le premier est nommé commandant et l'autre ordonnateur, partiront pour
Louisbourg, avec une partie des habitants qui étaient passés en France lorsque les Anglais s'emparèrent
de la place en 1745.
Il a fait armer pour cette expédition Le Tiare, commandé par le chevalier d'Urtubie, Le St-Esprit, par
le S* Dolabarath, tt quatre autres navires affrétés pour transporter une nombreuse recrue que le roi a l'in-
tention d'ajouter à la garnison de l'Isle Royale.
Tous les officiers et soldats de l'ancienne garnison qui se trouvent en Canada, devront repasser à
Louisbourg dans le cours du mois de juin, et les anciens habitants de cette Isle qui se sont retirés en
Canada pourront en faire autant s'ils le désirent.
M . Bigot devra s'embarquer sur La Diane qu'on arme actuellement à Rochefort à destination de Québec.
L'expédition qui s'apprête à partir pour Louisbourg sera suivie incessamment de deux autres.
Une autre lettre du même, et de la même date, à Bigot, lui mande que, sur sa proposition, M. Prévost
a été nommé commissaire-ordonnateur à l'Isle Ro}'ale.
Le roi a agréé qu'il aille lui-même à Louisbourg pour remettre les différentes parties du service dans
l'ordre et appliquer les règles requises a cette fin. Il prendra ses dispositions tant pour y passer sur L<<
Diane et pour ne pas laisser trop longtemps en souffrance son service au Canada.
Il est bon de noter ici que Bigot fut commissaire-ordonnateur à l'Isle-Royale de 1739 à 1745, et; que
Prévost avait déjà séjourné dix ans à Louisbourg de 1735 à 1745, en qualité d'écrivain principal.
Le vaisseau du roi Le Tigre mouilla dans le port de Louisbourg le 29 juin à midi, et la reprise de pos-
session de l'Isle Royale et de ses dépendances eut lieu le 23 juillet 1749.
18—54 u-lG
346 ARCB1 VBA i AN A Dit A * I. G
5-6 EDOUARD VII. A. 1906
part et d'autre, le dixième juillet pour procéder à la présente évacuatian et reprise de
possession, lesquelles pi ront jointe! M présent avec les procès-verbaux conformes,
que nous ferons dresser par l'Ingénieur en chef, et par le commandant de l'artillerie de
cette îsle 1 ÎSl ;^ de DXMU et de Monsieur Prévost commissaire de la Marine, ordonnateur
en cette Isle et autres en dépendants, pour constater en ce jour l'état des fortifications
et de l'artillerie, en foy de quoy nous avons sîgnéfl l<' présent pour certiffier et attester
l'exécution des ordres respectifs du Roy Très Chrétien, et de Sa Majesté Britannique à
Monsieur Desherbiers et à Monsieur Hopson, pour la prise de possession et l'évacuation
de l'Isle Royalle et dépendances conformément et selon l'article neuf du traité de paix
conclu à Aix la Chapelle le dix-huit octobre dernier.
Fait à Louisbourg les jours et an cy-dessus.
Signé
DESHERBIERS, HOPSON rc PKBVOST.
Pour copie certifiée conforme aux originaux doubles restés entre les mains
de Monsieur Desherbiers et de Mr Hopson, et aux expéditions adressées tant
en commun par Mr Desherbiers et moy, que par chacun de nous en particulier
a Mgr Rouillé, Ministre de la Marine, avec les procès verbaux de l'Etat des
fortifications et de l'artillerie, par nos dépêches du mois de juillet 1749.
PREVOST.
L'abbé Le Loutre au ministre.
Louisbourg, le 29 juillet 1749.
Monseigneur, — Comme je suis chargé des Sauvages Micmacs de l'Acadie, et que le
Comte de Maurepas m'avait ordonné de l'informer de la situation de ce pays, je prends
la liberté de faire un détail à Votre Grandeur de ce qui s'}7 passe : il y a un mois que les
anglois sont arrivés à Chibouctou avec 22 vaisseaux de transport tant navires que bri-
gantins et desquels il y en a de 24 pièces de canon ; il y a 600 familles dans ces vaisseaux :
à leur arrivée le général que l'on nomme Cornwallis a fait passer un courrier a Monsieur
Mascarène Gouverneur du Port Royal pour l'en informer, le général \ donné ordre aux
députés des Mines de se transporter sous huit jours à Chibouctou avec 200 bœ fs défense
aux habitans de l'Acadie de faire passer bœufs ou moutons à Louisbourg sous peine de
punition corporelle et de confiscation de leurs biens.
Le général va faire travailler incessamment au portage de Chibouctou aux Mines, il
doit y faire travailler les habitans de l'Acadie jusqu'à ce qu'il y ait un chemin à y faire
passer les charettes, leurs vaisseaux ne font présentement qu'aller de Chibouctou a
Baston pour le transport des vivres et autres choses nécessaires pour leur établissement.
Les anglois ont deux corsaires en croisière depuis le cap de Sable jusques par le
travers de Chibouctou pour empescher les Bastonnais et les bastiments de l'Acadie
d'aller à Louisbourg ils ont deux autres corsaires destinés pour la Baye Verte et qui
doivent prendre les bœufs et moutons qu'ils pourront trouver à Beaubassin, ils payent
partout bien gros, sèment et n'épargnent point l'argent. Les anglois qui étoient à
Louisbourg vont à Chibouctou, ces messieurs comptent avoir 2,000 soldats pour mettre
les habitans à couvert des incursions des Sauvages.
Les anglois font tout ce qu'ils peuvent pour gagner les Sauvages de l'Acadie ; ils
chargent de présens tous ceux qu'ils peuvent rencontrer, ils voudroient les avoir pour
amis, tandis qu'ils se bâtissent et se fortifient, les anglois doivent faire hiverner une
partie de leurs troupes dans les Mines pour contenir les habitans françois et éloigner les
Sauvages, et une fois établis aux Mines et à Chibouctou ils doivent passer à Beaubassin
et faire un fort à la Baie Verte.
Voilà, Monseigneur, le dessein des anglois et la situation de l'Acadie les habitans
françois sont dans une consternation générale, ils se voient à la veille de se voir anglois
pour la vie et pour la religion ou de quitter et d'abandonner leur patrie, les anglois
ont chassé Monsieur de la Goudalie des Mines, ils ne veulent pas souffrir Monsieur
Brossart (a) envoyé de Québec à Beaubassin.
(a) L'abbé François-Xavier-Nicoias-Marie Brassard, né le 2 décembre 1721 et ordonna le 19 décembre
1744. Il fut le 4e curé de la paroisse de Saint-Augustin, P.Q., où il décéda le 26 juillet 1 76.r. ; il desservait
cette paroisse depuis 17 ans 4 mois et 10 jours.
QBNBALOQIB DBi iOÂDIBNi iVBi DOOVMBVTl 347
DOC. DE LA SESSION No 18
Monsieur do M iniiit* np.i .• m Ii.m..- j < »m •• intiiiiiii. , il
Monsieur l>< enclave* au Port Royal, Mon khi ( 'humn-ulx i r >\ \\>>u
Girard à Cobeguith, loi anglois font, uhhc/ «iii.ii«Ii<- iju'ïIm non veulent pe "* et
une foii bien établie ili trouveront quelque prétexte poui ohei • T" .'»
lentement ,
Votre Grandeur me permettra de lui n-pn .iiu-i .( Utrecbt
les angloii doivent lai <i lei locadiens pai iblc mir leur* I * ï « - 1 <• M. m- ■ •
do lu Religion ( 'm bolique et en i od léquenoe souffrir dea inisnionnaire poui
.r.i\ \u Monsieur Deeherbiei . MM Bigot et Prevo I oui m'ont promi
•eoours pour ooneer ver les Hauvug(*H dan» la religion et la naélit< qu'il
MTajesté, je vaii partir en conséquence poui l'Aoadie, je feraj mon po lible poui
bler met Sauvages et oomme on ne peut oppose) ouvert» im-nt .m- entreprises de
angloia, je pense qu'on ne peut mieux hure que l'exciter ontinut i
faire la guerre aux angloia mon deasein est d'<
angloia qu'ils ne souffriront pas que l'on Casse de nouveaux établis ement dan i \'
qu ils prétendent qu'elle doit rester où elle étoit avant la guerre, «pie i I«t
■latent dans leur dessein les Sauvages ne eront jamais en paii an et décls
i eront une guerre éternelle.
Mes Sauvages en conséquence vont envoyer des députes cbei tiom
pour tes convier de s'unir avec eux afin de s'opposer aux entreprise 'I' angloi et de
les empêcher de former leurs établissemens.
Voilà, Monseigneur, le parti que je raia prendre pour le bien de l'Bt le la
Religion, et je ferav mon possible d<> faire paroître aux anglois que oe dessein rient dei
Sauvages et que je n'y suis pour rien, j'auraysoin d'informer Votre Grandeur plus parti
culièrement par le dépari de V Intrépide^ comme je seray dans l'Acadieje c'éparg
rien pour me mettre au fait des démarches des anglois.
J'ay l'honneur d'être avec un profond respect, Monseigneur,
Notre très humble et très obéissant serviteur,
J. L. LELOUTRE.
Comme -Monsieur Maillard n'est pas encore à Louisbourg et qu'il est parmi a -
Sauvages, il ne pourra écrire à Votre Grandeur par la frégatte, et s'acquittera de soi
devoir au départ des autres vaisseaux.
Bigot au ministre.
A Louisboukg, 30 juillet 1749.
Monseigneur, — Le Sieur Gautier, acadien et qui est bon françois arrive de 1 Ao
cadie, il m'a confirmé l'établissement des Anglois à Chibouctou, il prétendt qu'il y a déjà
près de trois mille personnes rendues tant hommes, femmes et enfants, et qu'on y atten-
doit les troupes qui sortent d'ici. Le gouvernement anglois a deffendu depuis quelques
jours la sortie des bestiaux de l'Acadie, ce qui fera grand tort à Louisbourg.
J'espère cependant que les Accadiens qui sont attachés à la France nous en porte-
ront, et je passerai un marché avec quelques Anglois pour porter ici des vaches afin de
les distribuer dans les anciennes ménageries, et s'il peut même fournir une certaine
quantité, j'en prendrai pour métré sur l'Ile S^Jean.
J'aie l'honneur d'être avec un profond respect, Monseigneur,
Votre très humble, &c,
BIGOT, (a)
(a) Bigot arriva ,à Louisbourg, sur La Diane, vers le même temps que Desherbiers, et en repartit le 21
août suivant pour retourner à Québec.
Une lettre du roi, en date du 11 avril 1749, lui ordonnait de passer à l'ile-Royale dans le but d'orga-
niser et de mettre en marche de concert avec Desherbiers, les divers services de la colonie, après quoi il
devait repasser à Québec.
On a de lui plusieurs lettres écrites de Louisbourg au ministre de la Marine par lesquelles il lui rend
compte de la mission dont il avait été chargée.
18—54*
348 ARCHIVES CANADIEN*/:*
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Dexherbiers et Prévost au ministre.
A Loi [8BOUBG, 15 aoust 17 1'.'
MoNsi.h.M.i m, -\'ous avés été informé par nos lettres particulières de rétablis-
sement que les Anglois font à Chibonctou.
Six ou sept chefs de familles accadiennes voisines de ce port sont venus nous en
avertir et nous demander dea terrains dans l'isle royalle voulants s'y retirer ; nous avons
suivis les intentions du Koy en leurs promettant toute - >rte de secours tant pour leur
subsistance que pour leur établissement, nos promesses leurs ont fait d'autant plus de
plaisir qu'ils ne 8'attendoient pas à être bî bien reçus, ils ont été chercher leurs femmes
et leurs enfants, et ils nous ont assurés qu'ils seroient suivis par d'autres familles de
la côte de l'Est.
Nous avons envoyés deux batteaux avec des vivres les chercher à Tatemegouclie et
à Remchic OÙ ils passeront par terre de la côte de l'Est avec leurs bestiaux. Ces sept
familles font cent persones, et ils ont demandés de s'établir à la baye des Espagnols.
Nous avons déjà placés à l'Indienne et à Morgaine, trois ou quatre autres familles
arrivées depuis peu avec leur bétail.
Mais afin qie le gouvernement anglois ne se doute point de cette manœuvre les
équipages de ces batteaux sont accadiens, et ils paraissent naviguer pour leur compte et
ils n'ont aucun ordre par écrit de notre part. Ils ne feront qu'aller et venir pendant le
reste de la navigation. L'abbé LeLoutre un des missionnaires des sauvages de
l'Accadie y passe sur un de ces bastimens, Monsieur Desherbiers l'a chargé de leurs
distribuer les présents ordinaires, et Monsieur Bigot luy a doné une augmentation en
étoffe, couvertes, poudre et balles au cas qu'ils voulussent inquietter les Anglois dans
leur établissement à Chibouctou. Ce missionnaire doit les y engager, il avertira aussi
les Accadiens des traittements que le Roy fait à ceux qui se sont retirés à l'isle royalle
et à l'isle S1- Jean et il- espère en attirer quantité.
La rivière des habitants qui est dans l'isle royalle et située près du port Toulouze
sera très propre pour les recevoir, la terre y est bonne et il y a quantité de foin, plu-
sieurs ont déjà fait demander à y aller demeurer. La baye des Espagnols, la rivière de
Miré, le fonds de la Brasd'or seront dans le même cas, il sera de la dernière conséquence
d'engager touts ceux qui s'y retireront de ne s'ocuper qu'à la culture des terres et aux
prairies et de les détourner de la pêche.
Sept ou huit familles accadiennes se sont retirées de Beaubassin au port Lajoie,
isle St-Jean, le printems dernier faisant en tout cinquante ou soixante persones, on leurs
fait délivrer des vivres ; il s'est présenté d'abord quelques difficultés pour les placer, la
rivière du port Lajoie et celle de Brouillan se trouvant concédées, la première à deux
ou trois familles qui n'ont défrichés qu'aux environs de leur maison et la seconde à
Messieurs Duchambon et Pensens officiers.
Mais comme il s'agit de doner des emplacemens à ces Accadiens dont on puisse
tirer du secours et de penser sérieusement à faire habiter la dite isle, nous avons ordonés
à Mr Bonaventure que Mr Desherbiers y a envoyé commandant et à Monsieur De-
goutins subdélégué de l'Intendant du Canada, de leurs concéder les terrains qui ne
seront point ocupés ou qu'en partie par les anciens concessionnaires, et que si ces der-
niers y font quelque opposition, ils représenteront leurs titres auxquels on aura égard
s'ils sont bien fondés, en obligeant ces nouveaux habitans de payer les cens et rentes
suivant ce que le Roy en ordonera.
Ils pouroient être réglés sur le même pié que ceux que l'on paye en Canada, qui
sont un sols par arpent de superficie ; un | minot de blé ou 20s par chaque arpent de
front, mais nous doutons fort que persone ait des titres qui puissent exiger des cens et
rentes, ils ne consistent à ce que nous pensons, qu'en de simples permissions d'établir.
Monsieur Roma a un terrain immense aux Trois-Rivières, dans la dite isle de huit
ou dix lieues de front sur autant de profondeur, dont il n'y a que les environs de la
maison où il loge qui soient défrichés ; il ne conviendroit pas qu'en considération de
cette concession on ne put y mètre des Accadiens, nous avons ordoné d'y en envoyer s'il
s'en présentoit qui voulussent s'y établir.
0BN1 1/ OGIR Dl U \i>n \- ii/' /"" /
DOC. DE LA SESSION No 18
Non .1 \ i m pi & é dans la rivière Brouil « • i ■
Aooadien , qu i e sont di tingui dans la dernière guerre ot oui on! abandon i
biens par raport à la l 'i b m i n »n ï"i ' ■' fait
donéa tout ce qu'il* ont demand< tant pour leur battiment de mei el d< terre q
pour leur ubsiataneo, cl ils s.-i <>ni . . i < I • dan ce qu'il pouronl rendre
Voua | •• m \ é i i ' i o ] i . VI m i : ii-iii , que ao il nôt i
attiré* li i,< tdien mis que le Gouvernement angloi pûl ondemenl
que o'eat par nôtre canal el non oontinueron de même chacun de notre
Il e i foi ' • ouhait ter qu on élè> e quanl il ê de i>
Royal le, cela doil être le principal objet dei habitan On ne poura pen ai de
années d'en tirer du Canada, qui a de la peine à en fournir poui m ommation, el il
bien à oraindre qu'on n'en pui •• tirer pat la uittc de la Nouvelle An
i \.-, adie par le me ai e que le A mjloi ni pi endre pou
N.mis vous prions <!<• vouloir bien donner l'année prochaine une déci ion ur le
terrains des deux isles qui auronl cy-devant été concédé et non habib
on aura placé de Vccadien
Monsieur Desherbier a envoyi Mon ieur Bonaventure, premier capitaine de cette
garnison, commander à l'Isle St Jean, en attendant que le I toy y ait nomé un lieutenant
de Roy, qui y Boit attaché, il esl n< e qu'il y en ait, un, puisque l intention de
Majesté, est <l Vi iblir solidement cette Laie.
Nous nous prions de vouloir bien accorder à ce capitaine une gratiffi tation de cinq
cents livres, elle a été accordée à Monsieur Duhaget lorsqu'il y commanda, pendant
l'absence du lieutenant de Roy, el Monsieur Bigol l'a fait employei sur l'état du R
pour mémoire.
Nous avons l'honeur d'être avec un profond respect, Monseigneur,
Vos très humbles et très obéissai
DESHERBIERS . PROVOST
Bigot "a niinist:
A LouiSBOuao, 9 août 1749.
Monseigneur, —La frégatte du Roy " La Dianne " arriva ici le 0 de ce mois <1<
Québec, cl'e vient me chercher pmr my raporter, je ne peux partir que vers le 20 ou
de ce mois pour m'y rendre, quelque instance que me fasse Monsieur de la Jonquière»
d'accélérer mon départ, cette frégatte la trouve mouillé au Bicq, dans la rivière où il
étoit depuis le -0 juillet, je le compte rendu à Québec depuis plusieurs jours.
On travaille à force à mètre les magasins en ordre Monsieur Dolobarats dédiai
les effets, qu'ont été embarqués sur Y Intrépide, il ne va pas aussi vite qu'il voudroit-
le garde magasin ne pouvant en recevoir journellement qu'une petite partie pour éviter
la confusion, et je crois que ce vaisseau ne sera en état de partir pour France, que dan-
les huit premiers jours de septembre.
Je suis occupé à concilier un chacun dans la prise de possession de leurs terreins
qui se trouvent bouleversés pour la plupart pour les bornes les anglois les ayant mêlés.
On n'a jamais eu tant besoin d'arpenteur dans la Colonie qu'à présent, il ne s'y présente
personne capable d'excercer ces fonctions. Aussitôt mon arrivée à Québec j'en ferai
chercher un et je l'enverrai cette année si cela se peut.
Plusieurs habitants de l'Acadie ofrent à venir s'établir à l'isle royale ou à l'Isle St.
Jean, je leur fais procurer par desssus main toute sorte de facilité ; ils en mennerons
leurs bestiaux, il y a deux bâtiments partis pour aller en chercher et pour avoir de quoy
faire subsister pendant l'hyver ce bétail ; j'ai prié Mr Desherbiers de faire des détache-
ments de soldats pour aller couper les foins nécessaires.
Je vais faire au premier jour l'achat de vivres qui sont nécessaires pour compléter
la subsistance des habitans pendant un an, ils sont déjà 2000 sans compter les Accadiens
qui sont venus et qui viendront.
L'Isle St-Jean est encore afligée cette année de sauterelles qui ont ravage leur
récolte qui a voit la plus belle aparence du monde : il y a huit ou dix familles accadienne^
350 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
rendues dès ce printems dam la ditte isle, elles me demandent des vivres ainsi que les
habitants mourants de faim j'y envois un batteau chargé de faiine qui arrive dans l'ins-
tant de Québec, j'en attends encore un autre que j'y ferai passer, au moyen de quoi ils
seront fournis jusqu'à l'été prochain les missionnaires se serviront de ces vivres pour
leurs sauvages, s'ils s<»nt dans le dessein de s'oposer à l'établissement de Chibouctou.
Je suis avec un profond respect, Monseigneur,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
BIGOT.
Bigot au ministre.
A LouiflBOUHG, 20 aoust 1749.
• Monseigneur, — J'ay l'honneur de répondre à la lettre que Monsieur le comte de
M au repas m'a écrite le 1 1 avril par laquelle il me prescrivoit ce que je devois faire pen-
dant mon séjour à Louisbourg.
Je me suis fait rendre compte de tous les envoys en vivres que l'on a fait de France
et de Canada.
Et comptant sur 1,200 hommes de garnison et 2,000 habitans qui sont jusques à
présent à la ration, j'ay vu qu'il nous manquoit pour pouvoir les faire subsister pendant
un an près de 2,000 quintaux de farine et 1,400 quintaux de bœuf salé ou îard.
J'ay trouvé ce dernier article chez les fournisseurs anglois et je l'ay fait achepter,
il nous la vendu assés cher, le quintal de bœuf à 35 livres et 45 livres celuy de lard ; il
la tenu à ce prix parce qu'il avoit à nôtre défaut sa vente assurée à Chibouctou.
Je n'ay pu encore faire sufisament d'achapt de farine, n'en ayant achapté que 700
quintaux de fleur et de 189 quintaux de biscuit sur le pied de 18 livres le quintal, la
farine et de 20 livres le biscuit. Monsieur Prévost a ordre de prendre celle qui se pré-
sentera jusques à 6 mille quintaux à compte de laquelle quantité, j'ay fait un marché
avec un anglois pour nous en fournir 4 mille quintx cet automne et le printemps pro
çhain mais il n'a cependant pas voulu s'y engager affirmativement et il doit faire scavoir
incessament à ce Commissaire de Baston où il a esté ce qu'il poura faire. Je rencontre
beaucoup plus de difficulté à tirer des vivres de la Nouvelle-Angleterre que je n'en avois
avant la guerre : Ceux qui nous en fournissoient et qui sont icy ne veulent plus s'en
charger par les pertes qu'ils ont faites, leurs retours ayant esté confisqués plusieurs fois.
Il y a d'ailleurs de nouvelles deffenses, à cause de l'établisement de Chibouctou, de
nous porter des vivres.
Il faudrait avoir icy pour plus d'un an de farine, je compte y en faire l'année pro-
chaine des envoys considérables de Québec ayant esté informé que la récolte avoit une
belle apparence. J'auray l'honneur de vous en instruire aussi tost mon arrivée dans
cette ville. J'ay fait achepter en outre 300 quintaux de bœuf salé pour les Accadiens
retirés et qui se retireront cà l'Isle St-Jean, et les missionnaires doi\ ent s'en servir aussi
pour les sauvages s'ils se donnent des mouvemens à L'Accadie.
Cette isle ne laissera pas de nous consommer des farines, le blé ayant esté ravage
par les sauterelles quelque temps après estre sorti de terre et cette consommation extra-
ordinaire avec celle qui sera occasionnée par les sauvages, par les habitans qui doivent
venir de France et les Accadiens qui doivent se retirer à l'Isle royale, m'ont engagés à
recommander à Mr Prévost de tirer s'il pou voit les dits 6 mille quintaux de farine de
l'étranger.
Les Acadiens qui avoient coutume de nous porter des bœufs avant la guerre en
avoient fait passer ce printemps au port Toulouze, près de cent cinquante qu'ils ont con-
duit icy aussitost après l'évacuation. Un particulier a entrepris la fourniture de la bou-
cherie jusqu'à Noël et un chacun y paye la viande ;
J'ay eu l'honneur de vous rendre compte le 15 de ce mois en commun avec Mon
sieur Desherbiers de ce que nous avons fait à l'égard des Acadiens qui veulent se retirer
à l'Isle roj^ale et à l'Isle St-Jean.
GENEALOGIE Dl WÂDIEH LFJH DOCUMMWTê 361
DOC. DE LA SESSION No 18
Voilà Monseigneur, tout les oomptes que je p< " ITionneui àt
mon dépari meprivanl de bien deH opération que j'aurui pu fain
mais Monsieur rrOVOtl y Suppléera <-i jn nu p.r nul- qu il <n Acquittera DÛ D
Je compte partir demain lur " le Diane pour rHunnu-i a <v»u«i»< «
Je m
BIOOl
Btgoi " " m i a i Ui ■
a (h i m < le $0 eptembre 1 7 1
Monsiignii i:, -i ai mande a M. Prévost de faire payer an Sieui Qautier, babi
de l'Aoadie les oinq oenl i franoa de gratification extraordinaire qui '>nt employé «ur
ivt.it (lu Roj de oette oolonie. si roua roules, Mon eigneur, La lui oontinuei on en
partie oe fera à Louiabourg où il faudra qu'il la touche Noua rou u une
lettre oommune de vouloir- bien lui en accordai une ordinaire
J'ai procure* a ce particulier pendant le léjour que j'ai tai( al il»- Ro
facilitée dont il a eu besoin pour ton établissement k l'Ile Saint Jean J'ai eu l'honneur
de vous <>n rendre compte. Il a fait ce qu il a pu par écrit pour engager de A-
a se retirer dans cea lies, mais si 1rs Angloia exéoutent ce qu'ila ont projeté d'oblig
lea Aoadiena à prendre lea armea contre Lea aauvagea et à défendre leur terre coi I
tous oeux qui entreront chez eux, il en lortira beaucoup. L'abbé Leloutre nou minde
que ai le gouverneur angloia lea oblige à prêter nn nouveau serment, ila prendront les
armea a*\ eo lea sauvages.
Lea M icmaca font oourir le collier chea nos sau\ agea domiciliée pour ai oir de aecoura
et s'opposer à l'établissement de Chibouotou. Ils en ont présenté an à M. de Lajon
quière pour lui demander dos troupes. Il les a refusées disant (pic nous étions en pa
avec L'Angleterre, mais je leur ferai donner des préaents et j'envoie dans le bâtiment
où passe M. le Chevalier de la Corne qui commande le détachement que Mr de la Jon
quière envoyé à Chedaique, des étoffes et fusils et autres munitions tant pour eux que
pour les Accadiens qui voudroient prendre lea armes avec eux et le tout n'est envoyé que
sous prétexte de traiter avec les sauvages leurs pelleteries.
Je suis avec un très profond respect, Monseigneur, votre très humble et trèa obéis
sant serviteur,
BIGOT.
Bigot au ministn .
Québec, le 29 septembre 1749.
MONSEIGNEUR, — M. LeLoutre, missionnaire à l'Aoadie, nous a envoyé un Courier
pour nous apprendre que le gouverneur de Chibouctou voulut obliger les Acadiens à
prêter un nouveau serment de fidélité au Roy d'Angleterre par lequel ils s'engageraient
de défendre leurs biens et leurs terres contre tout étranger qui entreroit sur l'Acadie et
qu'ils se joindraient aussi à eux contre les sauvages, supposé qu'ils les inquiétassent.
Ces Acadiens se sont assemblés à Beaubassin et ont résolu de ne point prêter ce
serment, s'en tenant à celui qu'ils avoient prêté ci-devant et qu'ils veulent bien renou-
veler, M. LeLoutre nous assure qu'ils quitteront plutôt l'Acadie que de s'y soumettre
et qu'ils se retireront sur nos terres.
Je donne en conséquence au Chevalier de la Corne (a) qui va commander à Pecou-
diak, Memeramcoucq et Chipoudy qui sont trois rivières, où il y a de belles terres, des
étoffes et autres effets nécessaires pour engager les Acadiens à se retirer de son côté.
Ce missionnaire ajoute que les sauvages vont faire courir le collier chez leurs voisins
pour avoir du secours et s'opposer à l'établissement de Chibouctou. Que s'ils sont forcés
et qu'ils soient les plus faibles ils se retireront du côté de nos postes, qui sont les dite?
trois rivières.
(a) De la Corne partit de Québec le 14 oct. 1749.
352 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
M. de Lajonquière a l'honneur de vous instruire au long de ce qui s'est passé à ce
sujet, et a l égard des limites entre la Nouvelle-France et l'Acadie qu'il est absolument
aëcessaire de fixer. M. le Comte de la Galissonière a pris tous les éclaircissements qu'il
a pu sur ces limit-
.J'ai L'honneur d'être avec un très profond respect, Monseigneur,
Votre fcrès humble et très obéissant serviteur,
BIGOT.
La Jont/uière et Bigot ait ministre.
A Québec, le 1er oct. 1719.
MONSEIGNEUR, — Nous avons l'honneur de répondre à votre lettre du 30 avril
dernier.
Les détachements que Mr de la Galissonnière avoit envoyés hiverner à l'Ile Boyale
y ont fait une grande quantité de bois, ce qui estoit bien nécessaire pour le chauffage
des officiers et des troupes, mais on ne pourra en profiter qu'en partie, n'y ayant point
suffisamment à Louisbourg de bâtiments pour l'y porter et on a esté obligé d'avoir
recours au charbon de terre pour les casernes. M. Bigot a eu l'honneur de vou
informer.
Il vous a pareillement instruit que quantité de familles accadiennes se proposoient
de s'établir à l'Ile Royale et à l'Ile Saint-Jean c'est ce gouvernement qui doit le plus
les y engager ; nous ferons de notre côté tout ce qui dépendra de nous à cet égard. M.
de la Jonquière a eu l'honneur de vous informer des ordres qu'il a donnés à M" de la
Corne et Boishebert pour engager ceux qui ne sont pas à portée de l'Ile Royale et de
l'île St-Jean de se retirer en deçà de nos limites du côté de pecoudiak, rnemeramcoue
et chedaïque où les terres sont bonnes pour y faire quantité d'établissements et pour y
élever des bestiaux qui pourroient servir à la subsistance de Louisbourg.
******
Bigot au ministre.
A Québec, le 11 octobre 1749.
Monseigneur, — Nous venons de recevoir dans l'instant des lettres de M. Bona-
venture, Commandant à l'isle Saint-Jean, par la goélette qu'on y avoit envoyée à la fin
d'aoust porter des vivres et quelques effets pour les habitants qui n'en avoient plus. Il
nous marque que les sauterelles ont entièrement ravagé la récolte ; qu'il n'y a point de
blé dans l'île pour faire la semence prochaine ni assez de farine pour fournir à la subsis-
tance des habitants et de ceux qui s'y sont réfugiés de Faccadie ; que le Sr Gautier en
arrivoit et l'a voit assuré que quantité de familles accadiennes se préparoient à passer cet
automne à l'île Saint-Jean, à cause du nouveau serment que les Anglois exigent d'elles :
que M. le loutre lui demande d'ailleurs des vivres pour les sauvages qui se mettent en
mouvement ; qu'il lui en a envoyé avec des étoffes, mais qu'il ne lui feroit plus nul envoi
ne voulant pas s'exposer à mourir de faim et à se dénuer de tout ; qu'il neus prie de lui
envoyer, aussitôt la lettre reçue des farines et des effets afin de le mettre en état de
fournir à la subsistance des habitants, de ceux de l'accadie et même des sauvages.
Nous renvoyons sur le champ la même goélette chargée de trois cents quarts de
farine ou environ de sept à huit cents niinots de blé pour la semence prochaine parce
qu'il nous mande qu'il est nécessaire d'avoir du blé pour semer dans les terres hautes dès
le petit printemps, et que eelui qu'd recevra en Juin sera employé pour les terres basses.
Cette île Saint- Jean coûte beaucoup au Roy depuis l'année dernière, on y a envoyé
des vivres et des effets en quantité. J'ai ordonné de les faire payer aux habitants qui
seroient à leur aise.
J'y enverrai encore, dès le petit printemps huit à neuf cents minots de blé pour
semence, avec des farines pour leur subsistance pour l'été, comptant que leur récolte leur
suffira pour l'hiver suivant.
J'aurai l'honneur de vous adresser par les derniers navires l'état de ces envois et je
ferai tirer des lettres de change pour en rembourser la colonie.
0j \/ \l ,„,ll hl \, \hll \ M / ' D0( I 1// '. /
DOC. DE LA SESSION No 18
Je suis, ;i\rr un h- profon I fl |" I t, r 1 1 • »r i .-i neil tn liunr "l»li
géant sr\ iteur.
I ; I < . • i i
lioiêlu bnrt à M <l> la Oaliëëon
\ i;« oupa< (Rn ti rr Eh J i m), le
.1 ai iivii le deux de ce mois la lettre que *ou m'avea fait l'honneur de m
le Père ( lermain.
J'aurai l'honneur de vou marquer par celle-ci <e <|m s\ <• «l.-|. .
dans "ii po
.le commencerai d'abord par lea nouvelle! qui me ion! en premiei I i
Bdaubaaain. Le nommé Melançon habitant deœl endroit, àqui j'i
m 'écrire supposé qu il se pa &1 quelque ohose de nouveau de >lonii n
l'ordre de M. Cjornwallis, gouverneur en ohef de I Acadie, r< idenl à Chibou
.1 ai l'honneur de vous en envoyer la copie que *oui trou i joint*
Monsieur, qu'il est ordonné aux Acadiens de prêtei lerment de fidélité au Itoy d \
terre et de ne point sortir d? leur pays pour aller commercer m pa eporl ce q
très mal pour les Bauvages revenus du Canada qui pour la plupart retiroient leu
de cri endroit. De plus, il leur est défendu de ne point couper d'arbres que
terres; leur dessein est de mettre dea habitante angloi ur celle qui
établies. Il seroit à souhaiter, Monsieur,] i cette colonie que la guerre eut «n-
mencer ; nous Berions peut être plus heureux à en faire la conquête que nou i
cette guerre dernière. Ce sont là, Monsieur, les nouvelles qui mi
de l'Aoadie.
Le 8 décembre (a), Monsieur, des Bauvages que j'avois mis en vedetto
rivière vinrent me rapporter qu'il y avoit trois vaisseaux anglois dans le h ; |u'à la
manœuvre qu'ils faisoient, il n'y avoit point à douter qu'ils ne voulussent établir. I
Bauvages revenus du Canada que j'avois pour lors à mon poste vinrent me dire qu'ils
vouloient v aller et s'opposer à leur entreprise, voyant bien qu'il m'en coûteroit bea
coup s'il falloit qu'ils vinssent à m'y accompagner. Pour ra'assurer de la nouvel!,
rien qui ne fut à propos, je pris le parti d'y envoyer mon sergent avec deux autres sau-
vages qui revinrent le lendemain et amenèrent, avec eux un habitant chargé de la lettre
du commandant anglois par lequel il m'invitoit à venir à Menacouehe afin de décider du
tout.
Je suis parti le onze de ce mois et suis arrivé le deuxième jour de mon départ à
Menacouehe sur les quatre heures du soir. Je campai à la vue des bâtiments
me présenter de là, pavillon déployé, au bord de !a mer. La chaloupe vint aussitôt à
terre avec deux officiers.
Gomme je manquerai peut être, Monsieur, à vous marquer exactement comme tout
s est passé et ce dont nous sommes convenus, je vous envoie, Monsieur, la lettre de M.
Cornwallis et ma réponse aux propositions du capitaine Rous. J'espère, Monsieur, que
vous ne trouverez pas mauvaise la conduite que j'ai tenue en lui faisant montrer a
ordres et ne lui montrant point les miennes. La proposition à laquelle j'ai fait adhérer
le capitaine Rous qui est de rester dans la rivière Saint-Jean jusqu'au printemps pro-
chain, ne nous donne que du dessus dans cette affaire cy. L'entretien particulier que
j'ai eu avec le Sv' How adjoint à cette députation n'a pas laissé que de bien m'éclairer
des prétensions qu'ils disent avoir sur la rivière Saint Jean. Une de leurs meilleures
raisons est la commission de M1' de Subercase signée de la Cour qui le fait gouverneur de
TAcadie, c'est-à-dire depuis l'isle verte, qui est devers Canso renfermant toute la cote
maritime en dehors et en dedans de la baie françoise jusqu'au Squinibiquy. Il seroit
bon, Monsieur, de prendre des précautions de ce côté là.
Le R. P. Germain, Monsieur, qui a servi d'interprète aux sauvages vous marque
l'accord qu'ils ont fait avec les Anglois. La députation qu'ils ont à Chibouctou ne peut
aller à conséquence doutant que ce ne sont point les chefs qui y sont allés.
(a) Evidemment une erreur. —C'est le 8 de ce mois qu'il faut lire.
354 ARCHIVES OA VADIENNBS
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
J'ai fait distribuer le présent marqué sur l'état aux sauvages de cette rivière. Les
maladies qu'ont essuyés ceux revenus du Canada les ont fait séjourner quelques temps
à mon poste. Je n'ai pu faire autrement que de leur donner un peu de vivres pour se
rendre jusqu'à leurs villages où je pense qu'ils auront bien de la peine.
J'ai l'honneur d'être avec un très profond respect,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
Signé : " BOISHEBERT.
Lettre du sieur Rotut capitaine aw/lais, écrite au sieur Boishébert de la rivière St.
Jean le 31 juillet 1749.
Monsieur, — J'ay ordre du Roy mon maître de faire recherche et d'examiner les
différents ports, havres et rivières de la province de Sa Majesté la nouvelle Ecosse et
suis présentement icy pour cet effet ; étant informé que vous êtes dans cette rivière
avec un détachement du Roy de france, je serois bien aise de sçavoir par quelle autorité
et à quel dessein vous menez une pareille procédure. Cela me feroit d'autant plus de
plaisir sy je pouvois avoir l'honneur d'une conférence avec vous, tête à tête, pour vous
convaincre du droit du Roy mon maître.
Je seray ravi du plaisir de voir quelques uns des principaux des Sauvages, pour les
informer de la paix et de la bonne union qui subsiste entre les deux couronnes, aussi
bien que pour conférer avec eux.
En attendant l'honneur que j'espère de vous voir, je suis très parfaitement, Mon-
sieur, votre très humbre et très obéissant serviteur,
JOHN ROV-
Lettre de Boishébert à Cornwalli*.
Menacouche, le 12 aoust 1749.
Monsieur, — J'ay vu Tordre par lequel il est ordonné au Sieur Rous capitaine d'un
de vos vaisseaux du Roy de me faire désister des entreprises supposé que j'en ai fait
quelques unes au bas de la rivière St-Jean, comme il paroît inutile de troubler ce qui
paroît si bien affermi entre nos couronnes en enlevant une petite difficulté qui peut être
est déjà décidée je n'en ay fait aucune.
Je n'ay donc ordre de mon général, Monsieur le Marquis de la Galissonière, de me
tenir sur ces costes cy, de n'y point bâtir, mais de n'y point souffrir que l'on y bâtisse,
afin de nous en conserver la possession comme il sera bientôt décidé par nos deux cou-
ronnes.
J'ai l'honf eur d'être, etc.
BOISHÉBERT.
COLONIES.
29 aoust 1749.
Lu au Roy.
Les nouvelles qu'on vient de recevoir de l'Acadie par les lettres qui sont arrivées de
Loùisbourg, annoncent l'exécution des projets qui ont fait tant de bruit en Angleterre
pour de nouveaux etablissemens dans cette première colonie.
On apprend en effet qu'il y étoit déjà arrivé environ 600 familles qui ont été débar-
quées à la Baye de Chibouctou ; que leurs premiers etablissemens doivent être placés le
long de la côte depuis cette baye jusqu'à celle de La Hève ; qu'on doit les étendre dans
la profondeur des terres jusqu'aux Mines, et de là jusqu'à la Baye verte ; qu'à cet effet
on alloit commencer par ouvrir un chemin dans les bois depuis Chibouctou jusqu'aux
Mines ; et que le Gouvernement Britannique doit entretenir dans cette Colonie une
garnison de 2,000 hommes dont l'un des deux Regimens qui étoient à Loùisbourg fait
partie.
,,i w IL0GI1 DJ 10 LD/J I 11/' D(H ! Vi I I 8H
DOC. DE LA SESSION No 18
061 détails l'aooordenl avec leti « i • po ition qui ont • ■'• faib eu ingleton
remont ,i 06i projets dont l'exéoution ne pourrait avoir que «i- < uii
pour nous.
1 Los famille» angloises *e multiplient ami a I A«-ad mi une garni on
oonsiderable, les snoiens habitant qui avoionl toujour oonssrve4 lo do >»• et l'esp<
de rentrer rous la domiuation de la franco, neront obligea de ren l'un et à 1 lutrc
et do m soumettre lérieusement et pour toujour s la domination angloi • et
n'aura plus effectivement loi mêmes facilites qu'on au roi I eties jusqu'à pre en( poui
prendre œ pays là iur les Anglois.
l'" Cette Colonie deviendra formidable pour oelle deCanads • i Royale,
particulièrement pour la dernière. <>utn- Ims forceH qu'elle pourra trouver dai
pladOj dèfl qUO les ports de ChÎDOUCtOU «'t de la Hève seront liicn établis, l<-
de guerre anglois y trouveront en temps de guerre de gran les faciliti tant pour le <•"
t reprises contre l'îsle Royale et le Canada, que pour leurs <roi i«*r<
Enfin l'îsle Royale sern privée des bccouth qu'elle tiroit de l'Acadie poui
banos ; et c'est, un inconvénient qui s'y fait déjà lentir, les Anglois avant fait i
Aoadiens des deffenses très sévères de fournir pour cette tsle ni I»- ni auti
ohOSes, et avant pris des mesures pour 1rs en empêcher.
Telles sont en gênerai les fâcheuses oonsc< pic m*» «pu résulteront nécessairement de
ces projets si les Anglois peuvent parvenir s les exécuter. Dans l'impossibilité <>n I
est ds s y opposer ou\ ert ement, | >uis<ju'ils sont en droit de faire ;i l'Acadis tell établis
semens qu'Us jugeront à propos, tant qu'ils n'en passeront, pas les limites, il n<
qu'à y apporter autant d'obstacles indirects qu'il sera possible sans se compromettre,
a prendre des mesures pour se mettre à l'abri des entreprises que les Anglois peuvent
envisager dans le succès de ces etablissemens.
Le seul moyen qu'on puisse mettre en usage pour y faire naître des obstacl<
de faire sentir aux Sauvages de l'Aoadie et des environs combien il est intéressant pour
eux-mêmes d'empêcher que les Anglois ne s'y fortiffient, de le iger à s'y opposer ou-
vertement, et d'exciter les anciens habitans à soutenir ces sauvages dans leurs opposi-
tions autant qu'ils pourront le faire sans s'exposer eux-mêmes. Les Missionnaires des
uns et des autres ont des ordres et sont disposés à se conduire selon ces vues. Mais il
est à craindre que malgré l'attachement que ces sauvages et les habitans ont toujours
conserve pour la franco, et malgré l'aliénation où ils ont toujours été contre les Angloi-.
ceux-cy ne parviennent ou à les gagner avec des presens qu'ils prodigueront aux Sau-
vages, ou à les intimider et les réduire par la supériorité des forces. Peut-être même se
porteront-ils à expulser les Missionnaires au préjudice d'un des articles du Traitté
d'Utrecht quoiqu'il ait été toujours exécuté à cet égard. C'est sur quoi l'on aura plu>
d'eclaircissemens à la tin de l'année par le retour des vaisseaux de l'îsle Royale et de
Canada.
Quoiqu'il en soit, le plus sûr parti qu'il y ait à prendre, c'est de mettre le plus
promptement qu'il sera possible, ces deux Colonies en bon état de deffense et à l'abri des
entreprises qui peuvent être projettées contre elles. Independament des arrangemens
qui sont proposés pour cela dans un autre Mémoire il y a des dispositions particulières à
faire par raport à l'Ile Royale : c'est d'établir solidement l'îsle St-Jean qui en dépend,
et qui pourra lui être d'un très grand secours, particulièrement pour sa subsistance en
temps de paix et en temps de guerre. L'on a donné des ordres d'y attirer autant de
familles accadiennes qu'il sera possible, et de profiter pour cela du degout et du mécon-
tentement que ne peuvent manquer de causer parmi elles les opérations des Anglois à
l'Acadie ; et l'on proposera incessament, d'autres expediens pour cet établissement de
l'îsle St-Jean. Mais les circonstances de ce qui se passe à l'Acadie doivent faire sentir
de plus en plus la nécessité qu'il y a de ne pas perdre de temps pour la consommation
de tous les arrangemens généraux et particuliers, surtout de celui qui regarde l'augmen-
tation de Trouppes pour toutes les Colonies ; Car la Loùisianne et les Isles du vent et
sous le vent seroient encore bien plus exposées si le Canada et l'îsle Royale n'etoient
pas en sûreté.
316 ARCHn /> (\\ IDI1 \ w >
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Les opérations qui B€ ioni k l Acad e font encore oonnoître combien on a eu raison
dd demander que les limite- - n oient fixées, et combien il est important de parvenir à
>• i eglement
Non signe.
Déclaration de gu> m <l Micmacs an gouverneur tf Halifax,
SEIGNEUR, -L'Endroit ou tues, l'endroit ou tu te loge, l'endroit ou tu fais une
Fortification, l'endroit ou tu veux Présentement t'établir, l'endroit dont tu yeux absolu-
ment te rendre le Maître, Cet endroit m'appartient.— Je suis sorti de cette Terre (comme
une Heine) moi Sauvage Je suis né la (de père en Fils).
Cet ESndroii est ma Terre, de le Jure, ("est Dieu qui m'adonne cette Terre pour être
mon Pais a Perpétuité.
Je te découvre d'abord ce que mon Cœur pense vers toi, car il ne se peut que les
Ouvrages que tu fais a Chebouctouk ne me donnent fortement matière a réfléchir. Mon
Roi et ton Roi ont fait entre eux la distribution des Terres. C'est ce qui fait que pré-
sentement ils sont en Paix ; Mais pour moi Je ne puis faire alliance ni paix avec Toi.
.Montre/, moi ou moi sauvage pourrois me retirer, Tu me chasse, Toi, montrez moi donc
ou tu veux que Je me réfugie.
Tu t'es Emparé de presque toute cette Terre, de sorte que Je n'ai pour toute ressource
que Chebouctouk. Cependant tu m'envie encore ce Morceau, et même tu veux m'en
Coasser. C'est ce que me fait connoître que tu m'engage Toi même a ne cesser de vous
faire la guerre, et a ne Jamais faire alliance ensemble.
Tu es Glorieux de ton grand Nombre, pour moi qui suis en très petit Nombre, Je ne
puis mieux faire que de me Confier au Dieu qui connoit ce dont il s'agit.
Un Vermisseau Rampant scait se deffendre, quand il sent qu'on l'attaque, assuré-
ment, moi Sauvage vaux un peu plus qu'un vermisseau a plus forte Raison dois-je savoir
nie bien deffendre quand on m'attaque. Je vais t'aller voir incessamment, oui certes,
bientôt Je te verrai et J'espère que ce que J'entendrai de toi, me remettra un peu le
Cœur.
Je te Salue.
Tous les Sauvages de l'Isle Royale et de Nalh-ick ou neich au port Toulouse, 6 jours
avant la S1 Michel.
Cornwallis à Desherbiers.
Chebouctou, 21 septembre 1749, V. S.
Monsieur, — J'eus l'honneur de celle de Y. E. de l'llme d'Aoust. Je vous [suis] très
obligé pour le soin que vous aviez [avez eu] de ces Anglais pris par les sauvages — Par un
Vaisseau qui arriva l'autre jour, M. Maillard m'envoye une copie de la lettre que V. E.
écrit aux Sauvages de l'Isle Royale. J'y reconnois votre caractère, Je suis charmé qu'a
la fin Les Gouverneurs des Colonies des deux Nations et leurs Habitans peuvent se fier
les uns aux autres. Jl semble que quelqu'uns ont cru qu'il fut permis même pendant la
paix d'exciter les Sauvages alliés d'une Nation a faire tout le mal qu'ils pourroient a
l'autre. Pour moi il m'a toujours paru étrange qu'entre les Particuliers rien nVst si
infâme que de louer un Assassin pour venger un Affront, ou tuer un Rival, mais qu'entre
deux Nations on pourroit souffrir la Coutume barbare de exciter ces Sauvages a leur
Guerre Assassine.
Monsieur, — A mon Arrivée dans cette Province les Sauvages de l'Accadie venoient
ici tous les Jours. Je les trouvai tranquilles et charmés de revoir la Paix. Il ne se
lassoient point de m'assurer de leur Amitié aux Anglois — 'e ma part ils furent bien reçus
et assurés de tout sorte de protection. Ils dévoient s'assembler cette automne pour
reconnoitre S. M. Britannique à recevoir les presens qu'elle leur envoyé — Pour ceux de
L'Isle Royale Je n'eus point de leurs Nouvelles, Je n'ai rien à faire avec eux — et Je suis
persuadé que les Sauvages n'ont ni assez d'Esprit ni assez de bêtise pour se mêler de leur
chef de3 Affairs qui ne les regardent en aucune façon. D'où vient donc Monsieur que
depuis l'Evacuation de Louisbourg tout est si changé? Vous savez ce qui est arrivé a
Canso — Vous Aurez entendu ce qu'ils viennent entreprendre a Chinectou, Monsieur Je
<,i \ 1 ILOOIB 01 ... L( i/'// \ LW I DOOl >// \ I
DOC. DE LA SESSION No 18
oroirois vous dire la plus grande Injure de vou an >nnei lai n u J
la Raison «lu mondfe] de présumer que quelqu'un qui
autrui
J'ai été informé qu'un I rançoi -• | renu de Loui bourg «S h pu
oaisqu'un oertain rretre noi Leutre ie pour L Loutre e • depui quelque tera
aveoleiSauvfl qu'il étoit à Obineotou quand ils attaquèrent le \
oomme cette homme est renu de Franoe dani la Ohabanm il dépend d<
nemenl
\ oua me permettrei de w>u ■ demandei il est entré dan oetl Pro im
permission ou contre \ > un In -s. V.w tuui r.-i .l< vuu prie d tppellei el de I
examiner sa Conduite Les Prêtre doivent aavoir qu'il leur est défendu d'entrei
oette Province sans avoir obtenu ma permi ion. V*ou pouver conter que ceux qui
viendront de votre part teront bien reoeua et proteg< , tna n ilution étant di
aux Sujets François de S. M Brit. aui i bien qu'aux leur
Religion mais pour oeux qui présumeront officier dan <■• Provin < • i"'
Benté une lettre de la part de V E. ou de M. Jonquiere, -1 ecuter qui
ogardent Je fairai bout mon po Bible pour que o as qui doivent diriger l< I
oienoes des autres Boient eux mêmes honnêtes bommea Le Mi iona n titent
qu'ils ont oonverti ies Sauvages de ces Tais, si o'est être Chrétien que de commettre
boutes sortes dé Crimes de Vols et d'A tas inats il vaudroit mieux qu
toujours Sauvages Payons. Un Sauvage honnête bomme vaux dix mille Chretiena
Fourbes.
Mons' depuis que Je scais que lea Sauvages Be s.. ut, retirés a S1 Pierre dai
Royale avec le vaisseau Anglois qu'ils prirent a Can ; mon devoir de von
demander la restitution. Et Je ne doute nullement que, V, E. ne me le faira renv<
au plutôt, Au moins si qui que ce suit, alloit mener un Voisseau François dana un Port
de la Nouvelle Ecosse, Je croirais mon Gouvernement bien foible ou bien l.i Je ne
vous le renvoyois sur le Champ, & même je me croirais obligé de punir ceux qui l'avoient
pris en Corsaires, ou de vous les livrer pour être punis a votre, Gré. A L'égard des
menaces de vo9 Sauvages, vous voyez que Je ne les soupçonne pas sans l'entervention de
quelques François Malintentionnés et Grâces au Dieu nous Sommes à l'Abri de toutes
leurs Entreprises.
Je suis avec le plus sincère Estime, etc.
Desherbiers à Cornivallis.
A Louisbourg. le 15 octobre 1749.
Monsieur, — J'ay receu la Lettre que votre Excellence ma fait l'honneur de m 'écrire
Le 21 Septembre, par Les mains de Mr Scot. . . . Vous me rendes Justice Monsieur En
me croyant incapable d'exciter les Sauvages a commettre aucun Acte d'hostilitée de
quelque nature qu'ils puissent estre Et je suis charmé que vous ayés vu La Lettre que
J'ai Ecritte aux Sauvages pour les remercier des prisoniers que je vous ay renvoyé S'ils
avoient amenés Le Batteau dans le Port de cette Isle ou il y a Garnison Je l'aurois
renvoyé avec les Prisoniers et leur en aurois Payé la rançon comme je leur ay fait payer
celle des prisoniers. Mais J'ay toujours ignoré ou ils ont menés ce bâtiment, Et je suis
informé par le commandant du Port Thoulouze et par Mr Labé Maillard que le batteau
n'a point été conduit a S1 Pierre et qu'ils ne savent point ou il est.
Si les Sauvages etoient Sujets du Pvoy (comme vous le croyez) il n'est pas douteux
que je Les aurois obligés a rendre le batteau. Mais votre Excellence ne doit pas ignorer
qu'ils ne sont que sur le pied d'Alliés dans toutes nos Colonies etquenous n'exigeons rien
d'eux par autorité. Il est vray que Mr l'Abbé le Loutre a passé de ffrance icy Sur le
Vaisseau le Chabanne et que le Missionaire a été rejoindre les Sauvages de sa Mission
a l'Accadie je ne scay Monsieur si ce Missionaire n'étant emploies que pour les Sauvages
Seulement, a cru estre obligé de ce présenter devant vous, C'est le Roy de ffrance qui
la envoyé a sa Mission, mais je suis très sur que Sa Majesté ne luy a donné aucun ordre
de faire ce dont vous l'accusés.
358 ARC H H ES CANADIEN A \ >
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Si ce Missionaire fait quelque chose contre les Règles de votre Gouvernement et
qu'il ait outre passé les fonctions de son Ministère, ce n'est ni directement ni indirecte-
ment par mes ordres, ainsi je ne suis ny comptable ny responsable de ses Actions.
Je ne puis luy donner ordre de revenir icy n'étant point employé d?ms l'Etandue de
mon Gouvernement, étant dans les parties du Gouvernement gênerai de la nouvelle
France.
A l'égard du François que V. E. me mande avoir passé d'icy à l'Accadie et aux
Mines, J'ignore qu'il est et ce qu'il peut y avoir été faire. Je prie votre E. qu'en Cas
que vous trouviés quelque François dans votre province qui excite des troubles de le faire
arrester, Et je vous promets d'en faire bonne Justice, s'il est habitant de mon Gouverne-
ment, et s'il est de quelqu'autre Province de le faire conduire Sûrement à son Comman-
dant pour qu'il soit puni a toute rigueur suivant l'exigence du cas.
Je vois avec horreur et Indignation les Cruautés et les trahisons des Sauvages, mais
cette nation malgré les Principes de Religion qu'on tache de leur inspirer conserve
toujour sa première férocité il seroit à souhaiter qu'on put les Corriger, mais par le
raport que m'a fait Leur Missionaire cela me paroit impossible, il est triste à des Gens
d'honneur d'estre exposé à la Surprice de ces Gens là.
Je prie votre E. d'estre persuadé que je n'ay ni n'auray de ma vie aucune part a
leurs Actions et que je fairay tout mon possible pour conserver la bonne .intelligence et
l'union qui doit être entre les deux Nations.
J 'aprens ce soir par une lettre du Commandant du port Thoulouze qu'un de vos
Batteaus de Guerre est toujour mouillé dans nos havres entre les deux passages, ce
commandant a Envoyé un officier à son bord pour luy demander S'il a besoin de quelque
chose et savoir les Raisons qui l'oblige à se tenir ainsi à l'écart.
Je prie votre E. de vouloir bien ordonner à vos Vaisseaux de s'adresser directe-
ment a moy Lorsqu'ils feront quelque Séjour dans quelque port de cette isle, et s'ils ont
besoin de secours, Je leur feray donner ce qui leur sera nécessaire.
Si je puis découvrir ou est le Batteau que les Sauvages ont pris, Je tacheray de le
retirer de leur mains pour vous le renvoyer, mais je ne puis les y contraindre par la
fforce.
Je suis avec toute la considération et l'estime possible Monsieur
Votre très humbre et très obéissant Serviteur,
DESHERBIERS.
L'abbé LeLoutre au ministre.
Beaubassin, 4 {a) octobre 1749.
Monseigneur, — J'ay [eu] l'honneur d'écrire de Louisbourg à Votre Grandeur pour
l'informer des entreprises desanglois sur l'Acadie, trois semaines après l'évacuation, j'en
suis parti pour me rendre à l'Acadie et j'ay vu par moy même que l'Anglois n'épargnoit
rien pour venir about de son dessein. J'ay eu l'attention d'informer Monsieur Desher-
biers gouverneur de l'Isle Royale de toutes ses démarches et je luy ay communiqué toutes
les ordonnances du Général Cornwallis et je pense qu'il vous les aura fait passer ; à mon
arrivée à l'Acadie j'ay fait passer trois de mes sauvages jusqu'à Québec pour informer
Monsieur de la Jonquière nouvellement arrivé de la triste scituation des Acadiens, et
je viens d'apprendre par des lettres qu'il a pris la résolution de continuer le plan de
Monsieur de la Gallissonnière, et de soutenir le projet qu'il avoit commencé faisant
prendre possession de la rivière St-Jean par l'un de ses officiers avec ordre d'y faire un
fort, de faire un corps de milice des habitans qui y sont establis, deffence faites à ces dits
habitans de reconnoître d'autre maître que le Roy de France pour soutenir cette entreprise,
Monsieur de la Jonquière a fait partir deux bastiments de Québec pour Cocagne qui est le
port de mer le plus proche du Cap Tourmentain, [nous] attendons tous les jours ces
battiments, et suivant les lettres que nous en avons reçu, ils ne doivent pas tarder.
Monsieur le Chevalier de la Corne est à la tête d'un détachement coneidérable, il a
ordre d'établir le port de Cocagne et d'y faire un fort, de conserver la rivière S^Jean, de
(a) Sic pour 14.
0J \/ ILOGIE i>i ■ U LD/J n. IFJIf DOCUMl \ 359
DOC. DE LA SESSION No 18
prendre p<>8H<'K8ion (1<'H t'oinautrei rivière Cbippoudy, Petkoodiai el tfemei
i trouvent sur la même coste, <l<- faire on corps de milice det habitan qui ont i tabli
dans oee ditei rivière*, d<- leur faire défense de r.«i,n h<h 1 1 .• (l'autre maitre que le l :
Prauœ et d'employer touteH hch forcoN tant du <'6t< d< ■> ii an çoi> qm- d< • >.m\
ie maintenir dans cette pi in»- de posuc ion ci mj»<»u < r i. anglois s'i ennenfc
Monsieur <!<' la ( lallissonnière c|ui panne en Knmce informera \ otre Qrand( ai de la
situation de ces Rivières et de la oôte depul le Cap Tourmentin jusqu'à Qasp
le commencement du fleuve B( Laurent el de l'avantage el de I utilité qu d en reviendra
a l'état pour cette prise de possession.
Cette démarche des puissances du Oanads console el anime tellement I< Ai idien
au'ils ont pris la résolution de députer l'un d'entre eux <•• nommer Mon icui José]
Vigneau pour voui Informer, Monseigneur, de leur tri te ituation ti implorei ITio
n"ur de Votre protection, el je prends la liberté d'expo ei n V otre Grandeur nue I
trouvera plus de mille familles aoadiennes pour établir l< rivières el le côte dont on
vient de prendre possession, elles sont toutes piétés à 1 1 soumettre à l'obvia ance
Majesté Très Chrétienne et à se sacrifier pour soutenir ls gloire et l'intérêt de l'étal
mais comme il se trouve quelques difficultés, vous m.- permettrez, Mon
les exposer.
Les Acadiens François de nation onl tombé par les malheun de ls guem n le
gouvernement de Monsieur de Suberoase bous la domination de la Grande Br< en
171.* l'Aoadie ayant <;té cédée aux anglois par ls traitté d'Utrecht et ds les
plus amples, les anglois prétendent avoir toute l'étendue de l'Aoadie portée dam la
commission de Monsieur de Suberoase gouverneur de Port Royal et prétendent qu<-
cette étendue va jusqu'au Cap Desrosiers qui est à l'entrée du fleuve Si Laurent.
Le Général Cornwallis envoyé de la part du Roy d'Angleterre pour l'établissement
de Chibouctou prétend que les Acadiens ne peuvent plus sortir de l'Aoadie, <|ue tous
ceux qui en sortent sont et doivent être r< gardés comme déserteurs et puni- comme b
en conséquence le général a fait défence aux Acadiens de sortir sous de graves peines,
il fait passer dans les Mines 7 à S00 hommes et il fait travailler à construire un fort
pour contenir et soumettre l'habitant à sa volonté, et il y a continuellement deux basti-
ments armes dans l'entrée des Mines pour empescher les habitans d'en sortir avec leui^
petites voitures, la raison de ce général est que par le traitté d'Utrecht les Acadi-
a voient un an pour délibérer et choisir de demeurer ou sortir de l'Acadie avec leurs
effets mobiliers, que les Acadiens ayant choisi d'y demeurer, il ne doit plus être dans le
pouvoir d'en sortir, vu que depuis 1714 ils sont devenus les véritables sujets du Roy
d'Angleterre.
Il est vray, Monseigneur, que l'Acadie a été cédée à l' Anglois dans toute son éten-
due et dans les termes les plus amples, mais avec cette close que les deux couronnes
nommeraient des expers pour placer les bornes de l'Acadie et la séparer des terres du
Canada, ce qui n'a pas encore esté fait jusqu'à présent, les puissances du Canada pré-
tendent que l'Acadie n'est qu'une péninsule, une presqu'isle, et qu'en donnant aux
Anglois cette péninsule on leur donnera toute l'étendue de l'Acadie, et qu'aussy il faut
leur donner depuis le Cap Tourmentain ou la Baye Verte où est le portage d'une grande
lieue qui fait et constitue l'Acadie péninsule, toute la partie du Sud en traversant la
Baye Françoise suivant la coste de l'Est jusqu'à l'Isle de Campceau exclusivement, re
nant par le passage de Fronsac jusqu'au Cap Tourmentain ou à la Baye Verte.
Voilà ce que nous appelons l'Acadie et voilà ce que les puissances de Québec veu-
lent donner à l' Anglois et rien d'avantage, et en conséquence ces messieurs ont fait
prendre possession de toute la côte depuis le Cap Tourmentin jusqu'à Gaspé avec la
partie du nord de la Baye Françoise où se trouve la rivière St-Jean et les trois autres
rivières, je pense que Votre Grandeur soutiendra ce que ces messieurs ont fait et par ce
moyen les Acadiens trouveront des terres à cultiver.
Quant à la défense faite par le Général Cornwallis aux Acadiens, je pense qu'elle
ne doit avoir lieu, et Votre Grandeur me permettra de luy exposer comme les Acadiens
se sont comportés depuis la paix d'Utrecht.
Les experts n'ayant point esté nommés pour placer les bornes de l'Acadie et la
séparer des terres du Canada, et les Anglois leur faisant entendre qu'ils avoient jusqu'au
36'J ' JLRCHn /> CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Cap Desrosiers, les habitana D€ Bâchant où aller pour cultiver des terres franeoises
demeurèrent dans L'Acadie oomme une populace matinée refusant de prester le serment
de fidélité au Roy de la Grande Bretagne, faisant la guerre avec les Sauvages aux
Angloia el ((«fendant aussy leurs terres et leur religion jusqu'à l'année 1727 dans laquelle
ils firent un traité particulier avec Monsieur Philip (a) général de cette province et envoyé
de la part du Roy d'Angleterre, par lequel les dits Acadiens promettent d'être fidèles
an Roy George li ei luy obéir, et en vertu de ce Berment le général Philip leur accorde
au nom du Royson maître la jouissance paisible de leurs biens, le libre et public exercice
de leur religion avec la liberté d'avoir des prêtres catholiques et romains pour les ins-
truire, l'exemption de porter les armes contre qui que ce soit, la liberté de se retirer
ailleurs quand bon leur semblera, et qu'ils seront déchargés de fidélité dès qu'ils ne
out plus sur les terres de la Grande Bretagne.
Vous me permettrez, Monseigneur, de vous faire remarquer que le Roy George a
approuvé ce que son général avoit fait pour la tranquilité de sa province, et qu'en consé-
quence les Acadiens ont joui jusqu'à présent de ces privilèges, que même pendant cette
dernière guerre, Monsieur Mascarène gouverneur d'Annapolis Royale a laissé les Aca-
diens tranquilles, et ne leur a jamais parlé de prendre les armes pour la défense de la
province, qu'il les a toujours exhorté à garder le traitté qu'ils avoient fait avec le Général
Philip et leur a promis de les faire jouir aussi longtemps qu'ils seroient fidèles, des pré-
rogatives que le général leur avoit promis au nom du Roy son maître.
Les Acadiens prétendent en vertu de ce traitté être en droit de sortir de l'Acadie
avec leurs effets mobiliers, et en conséquence ils ont représenté au Général Cornwallis
pour répondre à ses ordres une requeste signée de plus de mille personnes, par laquelle
ils refusent de prêter un nouveau serment et de prendre les arme; contre les françois et
les Sauvages pour la défense de cette province, et protestent tous qu'ils sont prêts à
sortir de leur patrie plustôt que de se soumettre à ses ordres.
Mais comme une populasse ne peut rien contre une puissance qui à la force en
mains, les Acadiens réclament, Monseigneur, votre protection et prennent la liberté
d'implorer votre secours ; ils espèrent que votre Grandeur voudra bien s'intéresser pour
eux auprès du Roy leur premier maître, et c'est dans cette vue qu'ils ont député Mon-
sieur Vignau qui aura l'honneur de vous présenter une requeste de leur part, et comme
la justice parle pour eux et que la France est la ressource des malheureux, j'espère,
Monseigneur, que vous voudrez bien prendre sous votre protection ce peuple abandonné
et que vous obtiendrez de Sa Majesté et la liberté de sortir de l'Acadie et les moyens
de s'établir sur les terres françoises et de transporter leurs effets soit dans la rivière
St-Jean soit dans les autres terres dont les puissances du Canada viennent de prendre
possession.
'Les Acadiens soutiendront aux dépens de leur vie cette prise de possession, travail-
leront avec courage à cultiver les terres, feront fleurir le commerce, fourniront l'Isle
Royale de rafraichissemens de toute espèce, et en cas de guerre on trouvera plus de
mille hommes portant les armes soit pour la défense de Louisbourg, soit pour reprendre
l'Acadie, et dans ces circonstances on verra les Acadiens marcher contre l'Anglois et se
battre en braves contre l'ennemi de l'état.
Monsieur Desherbiers m'a demandé un état de ma mission, des noms des villages
qui en dépendent et le nombre des Sauvages qui la composent, je luy ay envoie exacte-
ment, vous verrez, Monseigneur, que j'ay perdu beaucoup de Sauvages, que j'ay beaucoup
de veuves et d'orphelins depuis cette guerre, j'en compte cependant cent quatre-vingt
en état de porter les armes, je les ay trouvés dans une extrême pauvreté ; mes Sauvages
étant de l'Acadie qui a esté le théâtre de la guerre, n'ont pu s'occuper au jardinage ni
pour leur chasse ordinaire.
Ils ont esté de tous les partis et ont suivi tous les détachements j'ay obtenu de
Monsieur Bigot que j'ay vu à Louisbomgdes présens extraordinaires pour recompenser
leur fidélité, je les leur ay distribués à mon arrivé à l'Acadie, et j'ay eu cette consolation
de les entendre promettre une fidélité inviolable au Ptoy de France leur père. Je les ay
trouvé bien zélés pour la religion catholique ; je les ay vu mépriser les présens du géné-
ral Cornwallis ils continuent à faire la guerre aux anglois, ils sont présentement à Chi-
(a) C'est avec Wroth, l'envoyé d'Armstrong, et non avec Philippe, que ce traité fut fait en 1727.
QBNË ILOQIB DJ U WI1 Vi iVl 0 DOOi VB* \ 361
DOC. DE LA SESSION No 18
bouotou <*t iont bien déterminés à aider l<- Aeadien . -|u il •. r<- u«i. m < -.ii,n,<- i< m jr. > .
à sortir (le 1 Anidm et Hiiuvcr leurs !><■ .1 i.i u \ el l>.i
Si les anglois continuent de establir dans l'Ai-iulii-,
rnes Sauvages, je pense que nous nous retireron à il le Royale, js uis oblig< dab
donné des cette année mi iiiiHsion de ( 'lii^Mil)iMinkii(l\, i< - 1 1 • ' i ■ - 1 * » « »i » p«
Je suis obligé d'aller de côté si d'antre, le sngloi on( juré dis perte •' Il r
n'attraper s'en est lait de ms pei tonne, j hiverneray, cependant, < i i
longtemps qus ma préseï m de quelqu utilité pour le bien •!<• l'état et de I on,
je serai à Beeubassia ■ port< des officiers de Québec, je pourray communiqué!
eux, ri j'observeray les démarches des anglois pour en informai M i De berbii
si les puissances «lu ( lanada
Jai l'honneur d'être avec un |>r<>t'<>nd re pa t. de Votre Grandeur,
Votre t rè - bumble el I res ob I
.1. L LELOl i RE pt* d
Requête des Aoadiens au Roy de France.
Sun:, Les Atooadiens francois el catholiques implorent Is puissante protection de
Votre Majesté.
La presqu'isle qu'ils habitent a été cédée à 1s couronne d'Angleterre par le ti
d'Utrecht, confirmé dit on par celuy d'Aix la Chapelle Par ce premier traité Us doi-
vent jouir du libre exercice de leur religion en cas qu'ils restent dans cette pre et
ils ont la liberté pendant un an d'en sortir avec tous leurs effets mobiliers, loin de n
traindre ces conditions, 1> gouvernement anglois a para leur en accorder d'encore plus
favorables, non seulement en exigeant d'eus aucun serment ny aucun engagement peu
dant les doute années qui ont suivi la paix d'Utrecni mais encore plus par les claui
que ce Gouvernement a mis luy mémo en 1727 au serment qu'il a demandé.
Ces clauses ne se peuvent séparer du serment les habitans en les acceptans, et le
Gouverneur en les leur accordant au nom du Roy Georges Second n'ont rien t'ait que ce
qui étoit une suitte naturelle du traité d'Utrecht et qui ne soit conforme aux loix de la
Grande Bretagne ou les actes proposés par le peuple acquièrent lorsqu'elles sont approu-
vés par l'authorité Royalle une force que le Roy même ne peut pas leur ôter.
Le Sieur Cornwalis, nouveau Gouverneur de l'Accadie prétend cependant obliger
tous les habitans à un nouveau serment sans condietions et leur annonce par la même
ordonnance une conduitte toute contraire à celle de ses prédécesseurs et c'est à quoy les
Buplians luy ont déclarés qu'Us ne pou voient se soumettre.
1 Sur l'article de la religion il paroit que le Gouverneur anglois, voulant se char-
ger de leur fournir des prêtres et ne voulant pas même que ces nouveaux Missionnaires
reconnoissent l'authorité de Monseigneur l'Eve?que de québec ne cherchent qu'à les leur
ôter entièrement.
2° Par l'obligation qu'on veut leur imposer de faire la guerre et par les autres décla-
rations qu'il a faites il paraît qu'il veut les forcer à prendre les armes contre les sauva-
ges, ce qui non seulement est contre toute justice puisque les sauvages ont toujours bien
vécu avec eux, mais que c'est audessus de leurs forces.
3° En déclarant que l'année accordée aux habitans de l'Accadie pour se retirer
avec leurs effets mobiliers est expiré en 1714, il paroit un dessein forcé de ruiner ces
habitans qu'on a endormis depuis ce tems là par la tranquillité ou on les a laissés jusqu'en
1727 et par les conditions apposés au serment qu'on leur a fait prêter depuis.
A ces causes les dits habitans suplient Sa Majesté de vouloir bien non seulement
par sa bonté paternelle pour le nom francois et son attachement pour la religion, mais
par le droit qu'elle a de faire exécuter le traité d'Utrecht, engager le Roy de la Grande
Bretagne à révoquer les nouvelles ordonnances du Sieur Cornwalis et maintenir les dits
habitans dans le libre exercice de la religion catholique et ce en conséquence de ce droit
d'avoir des Missionnaires francois envoyés par Monseigneur l'Evêque de québec et qui
prendraient comme cy devant la permission du Gouverneur anglois pour exercer leur
ministère.
2° Les dispenser de l'obligation de prendre les armes.
18—55 r-16
362 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
3° Comme ils ne peuvent douter que l'intention du nouveau Gouvernement anglois
ne soit de les gêner en leur consienee et que plusieurs d'entre eux ont déjà été proscrits
sans aucune forme de justice, ils demandent que l'année pour se retirer avec leurs effets
mobiliers ne commence que du jour de la publication du traité nouveau qui interviendra
ou de l'ordonnance qu'ils es] < r» rit que Sa Majesté Britannique donnera à cet égard.
Enfin ne pouvant savoir quel effet auront Leun représentai ions, ila mettent toute leur
confiance dans la charité du Roy et ils luy demandent de vouloir bien donner ses ordres
pour qu'il leur soit accordé des concessions sur les terres de France voisines de l'Accadie
avec les mêmes grâces que Sa Majesté a accordé aux habitans de l'Isle Royale.
Les suppliants ont joints a la présente requette lea pièces en soutien, Bçavoir : la pre-
mière ordonnance de Monsieur de Cornwalis du .', * Juillet 1749.
La requette des suppliants audit Sieur de Cornwallis datée du huit Septembre 17 19,
numére un et deux.
La deuxième ordonnance du Sieur Cornwalis du T2^ Aoust 1749 ; la réponse à cette
requette du /'7 Septembre 1749.
Je soussigné commandant à Louis bourg, certifie que le présent acte m'a été remis
par un habitant de l'Acadie chargé des pouvoirs de la plus grande partie des habitans de
cette Province, à Louisbourg le douze Octobre 1749.
. ' DESHERBIERS
Requête des Acadien* à Cornwallis.
A Son Excellence le Sieur Edouard Cornwalis, Capitaine Général et Gouverneur en
Chef de la Nouvelle Ecosse ou Akadie.
Représentent très humblement les habitans de l'Acadie.
Après avoir mûrement examiné les demandes qui nous ont été faites par Votre
Excellence, et après avoir délibéré par assemblée tous, nous prenons la liberté d'exposer
à Votre Excellence qu'il nous est impossible de prêter le nouveau serment que vou<
exigés de nous à cause des suites fâcheuses qu'il pourroit nous attirer de la part des
sauvages et comme étant contraire au premier serment que nous avons prêté à Sa Majesté
le Roy Georges Second et annulant les prérogatives qui nous avoient été accordés de sa
part en vertu du dit serment, et comme Votre Excellence pourroit en ignorer le contenu
nous avons l'honneur de vous en présenter une copie.
Copie du serment de fidélité.
Je promets et je jure sincèrement que je seray fidèle et obéiray véritablement à Sa
Majesté le Roy Georges Second. Dieu me soit en aide.
Je Robert Wroth, En Seigne Adjudant de Sa Majesté le Roy Georges Second pro-
mets et accorde au nom du Roy mon maître et de l'Honnorable Lawrence Armst rong.
Ecuier son Lieutenant Gouverneur, le commandant en chef de cette Province aux habi-
tans de Chiguitou et villages dépendans qui auront signé le serment de fidélité au Roy
Georges Second, les articles cy dessous qu'ils m'ont demandés, sçavoir :
1° Qu'ils seront exempts de prendre les armes contre qui que ce soit tandis qu'ils
seront sous la domination du Roy d'Angleterre.
2° Qu'ils seront libres de se retirer où bon leur semblera et qu'ils seront déchargés
du seing qu'ils auront faits aussy tôt qu'ils seront hors la domination du Roy de la
Grande Bretagne.
3° Qu'ils auront leur pleine et entière liberté de leur religion, et d'avoir des prêtres
catholiques, apostoliques et romains.
Fait et donné à Messagoueche, Chignitou, en la première année du reigne de Sa
Majesté le Roy Georges Second, ce vingtième Octobre 1727.
(Signé) ROBERT WROTH.
Nous avons l'honneur de prier Votre Excellence de faire attention que c'est au Roy
Georges Second que nous avons prêté le dit serment et que c'est de sa part et en son
nom qu'on nous a accordez les dites prérogatives.
<,i \i IL0QI1 Dï w i/'// \. il/' i><>< i mi \ i MS
DOC. DE LA SESSION No 18
Noui pentoni <|u<- Sa Maje i- e I trop ju te e( trop i [iiitable poui i
un nouveau serment et août privai de graoî qu'il nous u .niée*, v m* <ju«- n-
luy avons étés toujouri fldel ef que oou d
Que ij Votre I i lenoe nouobttant ao trt humble repn 01 iuloif oo
forcer de prêter le serment « § 1 1 *« - 1 1 « - exige de uou . non avon ton ■•' d on
mune résolu de ne jamais prêter de nouveaux serment et d'<
que nous Hoininrs ions pi >rtii du |..n h quitter notre patrie plut de mous y
soumet i re.
Ki dans le cas <|u«- Votre Excellence veuille absolument nou cha
a nous retirer ailleurs nous la supplioo tr< humblement
an pour sortir et emporte r nos eflets moluliuires, conformément au traité d'1 I
entre les deux couronnes dont nous preqon La liberté de fou donner co]
( 'Kmpitré i /'. (o }
Et comme cette dernière paix renvoi! tout a la paix d'Uirecbl etqw
doivent rester dans le même état qu'elles étoient avant la guerre, nous pensons que no
sommes en droit de jouir des privilèges qu'elle nous accorde et qu'en con équence Vol
Bxoellenoe nous accordera L'espace d'un an pour nous retirei et transporte! no où
bon nous plana.
Que si Votre Excellence se laisse fléchir à no tn humbles prier*
blement nos justes demandes et nous accorde les mêmes pn é le
Roy Georges Second nous a déjà accordée nous sommes tous prêts à renouveller le m< me
serment et nous vous promettons une fidélité inviolable
Nous avons l'honneur d'être avec un profond respect et une soumission parlai
De Votre Excellence,
Vos très humbles et très obéissants serviteurs,
LES HABITA N< DE I/AKAMK
Je certifie La copie de la présente requette conforme à celle qui m'a été envoyée de
l'Acadie, à Louisbourg le douze Octobre 1749.
DESHERBIEZ
Réponse de S. E. le Gouverneur aux Députés.
Le 5 7bre 1749.
Messieurs, — Nous avons raison d'être bien étonné de votre conduite. Voicy la
troisième fois que vous êtes venus icy de vos départements et vous ne faites que repéter
les mên?es choses sans le moindre changement. Aujourd'huy vous nous présentés une
lettre signée de mille personnes où vous déclarés ouvertement que vous ne voulez être
sujets de Sa Majesté Britannique qu'à telles et telles conditions.
À ce qui paroit, vous vous croyez indépendant de tout gouvernement et vous
voudrez traiter avec le Roy sur ce pied là, mais vous devez sçavoir que depuis la fin de
l'an stipulé dans le traité d'Utrecht pour l'évacuation du pais ceux qui ont choisi de
rester dans la province devinrent d'abord sujets du Roy de la Grande Bretagne le traité
les déclare tels. Le Roy de France déclare dans le traité que tous les françois qui reste-
roient dans ces provinces seroient sujets de Sa Majesté Britannique.
Aussy seroit-il contraire au sens commun de suposer quedemeurans dans la province
et y possédans des terres et des maisons vous ne seriez pas suJ3ts au Souverain de cette
Province.
Ainsy, Messieurs, vous vous trompés si vous croyez d'être en liberté de choisir si
vous voulez être sujets du Roy ou non. Depuis l'année 1714 cela n'a plus dépendu de
vous, dès ce moment vous devîntes sujets aux loix de la Grande Bretagne, et précisé-
ment sur le même pied que les autres sujets catoliques de Sa Majesté.
(a) sic pour article 14e. L'article en question qui n est pas reproduit ici, se trouve dans les Mémoires
des Commissaires, tome II, pp. 128-129.
18— 55 J
364 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Etant donc indubitablement sujets de Sa Majesté Britannique, vous deviez avoir
prête serment de fidélité à Votre Roy, le moment qu'on l'a exigé.
Voila, Messieurs, où VOUS avez toujours manqué à votre devoir ; vous avouez que
vous avez toujours refusé de prêter ce serment sans une réserve sous entendue. Vous
me dites que Monsieur le Général Philippe vous a accordé la réserve que vous demandiez
et je vous dis, Messieurs, que le général qui vous accorda de telles réserves, n'a point
fait son devoir, je vous dis plus, que ce serment n'a jamais rien diminué de vos obliga-
tions d'agir toujours et en toutes circonstances comme un sujet doit agir selon les loix
de Dieu et de votre Roy.
Messieurs, vous vous laissés mener par des gens dont l'intérêt est de vous faire
égarer. On vous a fait imaginer qu'il n'y a que votre serment qui vous lie aux Anglois,
on vous trompe ; ce n'est pas le serment qu'un Roy fait prêter à ses sujets qui les rend
sujets, le serment suppose qu'on l'est déjà, le serment est un gage ou lien des plus sacrés
de la fidélité de ceux qui le prêtent.
Ce n'est que par pitié de votre scituation et de votre inexpérience dans les affaires
du gouvernement qu'on descend à raisonner avec vous, autrement, Messieurs, il ne s'agit
point de raisonner, il s'agit de commander et d'être obéi.
Sa Majesté elle-même dans sa déclaration imprimée vous assure vos possessions et
votre religion Songez un peu à ce que vous avez fait de votre part. Vous me parlez
beaucoup de vos services rendus au Gouvernement, depuis mon arrivée dans la province
quelles preuves m'avez vous donnez de votre zèle et de votre attachement à votre Roy ?
Je serois charmé de pouvoir dire à Sa Majesté que vous vous comportiés en bons
sujets et que vous aviés fait tout ce qui dépendoit de vous pour assister cette colonie.
Au Heu de vos consultations fréquentes ensemble, au lieu de messages au Gouver-
nement f rançois, au lieu de vos lettres signées de mille personnes, si vous m'aviez envoyez
une centaine d'hommes pour travailler au service de Sa Majesté vous auriez mieux fait
et vous y auriez trouvé votre compte.
Voilà, Messieurs, plus de trente quatre ans passés, depuis que vous êtes sujets delà
Grande Bretagne et que vous avés jouis en entier de vos possessions et de votre religien.
Faites-nous voir à présent que vous êtes reconnoissants et prests à servir votre Roy
quand vos services sont demandés.
A votre retour, vous trouvères des troupes de Sa Majesté aux Mines, je les ai
envoyez pour votre protection, quand j'aurai de leur nouvelle que j'entende que vous les
avez aidé et assistés autant que vous pouviez, je les ai ordonné de payer leurs provisions
et ceux qui travaillent pour eux en argent comptant ou de vous donner des certificats
que d'abord vu je paierez sur le champ.
Faites en sortes que je voye icy en dix jours cinquante de vos habitans que j'em-
ploierai à assister les pauvres, à bâtir leur maison pour les mettre à l'abry du mauvais
teras, ils seront payés en argent comptant et nouris des provisions du Roy.
Je certifie la présente réponce conforme aux copies qu'on m'a envoyées de l'Acadie
k Louisbourg le 12 Octobre 1749.
DESHERBIERS.
Requette des habitans du Port Royal à Monsieur de la Jonquière.
Acadie, xbre 1749.
Monseigneur, — Ce n'est absolument parlant ny la contrainte, ny l'ancienneté qui
nous force à recourir à vous, c'est l'amour qui nous fait agir, l'amour de notre religion
dont l'exercice n'est pas assez libre, l'amour de notre patrie contre laquelle on voudroit
nous faire déclarer, en nous faisant prêter un serment qui nous oblige à prendre les
armes pour deffendre cette province de tous les ennemis de son souverain, et quoy que
nous croions bien que le lien du serment ne seroit pas assez fort pour nous empêcher de
laisser tomber nos armes de foiblesse plutost que de les tirer contre nos compatriottes ;
cependant la seulle pensée de ce serment nous trouble et nous a enfin fait prendre la
résolution de nous approcher des f rançois, puisque le Seigneur n'a pas permis qu'ils
vinssent avec nous ; on sait, Monseigneur, quelles ont toujours été nos dispositions,
quelques attachés que nous ayons paru aux intérêts des Anglois en conséquance de notre
serment.
QBNBAL0QI1 DBA WÂDIBNB AVBi DOGUMBVTM 3<».r>
DOC. DE LA SESSION No 18
On Mbit combien de tempi nou evon tenuii ntd< non
à leur domination, tout petit nombre que non, tommes, on n's qu'à lire llii
l'ère Charlevoix, OU seuil OOmbidO ii'>u, avon I- i l< .m- in l.iii' ■••• •' ii ■ m'- aux
violences qu'oïl rions .1 fuit pour non iniv pn t. i le semient < ' « j u«- non n< le hmes
qu'après que Monsieur le Gouverneur de Louisbourg nous eût 'lit qu'il falloil tâchei ds
laOOOmoder avec ces Me. khi <i encore n'en roulant jamui • -i.i.-u'li •• | •• «iiien'.
quelques menacée el peinee Qu'on noue fil qu'après quon n'en eût éparé l'obligation de
prendre lee armes contre nos oheri franooi . on ne reuf plu l'en ép • ourd'h
ainsi nous voulons nous en aller.
Nous espérons, Monseigneur, que le Roy nous aiders e( favori ers notn
ainsv nous roua prions très intimement de vouloir nous pi... m. i de i >.* 1 1 m<-ri • • vivres
pour pouvoir nous retirer dans quelque Rivière do bas <l" fleuve Saint Laurent <\^>- roue
jagerei commode pour des laboureurs et pour des pécheur . '>u il y ail du foin aflu d
pouvoir vivre oom me bons catholiques et lideU et obéis ant de notre Roj de
Pranœ.
Nous souhait itérions Bdonseigneur, sçavoir quand <>n pourrai! nous envoyei d
Uàtiinens, il seroit d'une nécessité pour nous d'être arriv. ., tomSOU QOU d(
pour noue mettre en état de passer l'hiver, et même pouvoir avoir des bâtimen
transporter les planches de nos maisons, cela nous seroit d un grand avantage n'ayant
pu avoir permission de faire aucun battimenf ; on nous fait de grandes oftre . mail si le
Roy de Franoe reut nous recevoir nous aimons mieux nous retirer, mais pourrion
croire que nous ne serions point les bienvenus ohéz nos compatriottes puisque dei d<
teurs v sont bienvenus quoy qu'on ait pas grande assurance de leur fidélité.
Nous espérons, Monseigneur que VOUS ferez exacte attention a toute- UO '.uni
blés supplications et que vous voudrez bien nous protéger dans un besoin si pressant, et
nous de notre côté nous exciterons le plus qu'il nous sera possible à prier le Seigneur
pour la conservation de votre digne personne. ACADIK, x'" 1749.
N" Cette Requête singée par 125 personnes.
.1 M. de la Jonquière Gouverneur Général du Canada.
Monseigneur,— C'est de la part des pauvres habitans de cette Rivière que je
prends la liberté de vous écrire avec le plus profond respect pour réclamer votre charité
et votre bonté, au millieu des allarmes que nous ont données certaines personnes que
vous n'entreprendriés rien sans ordre du Roy de France et que vous ne pouviez pas loger
tant de monde, et que deviendrons-nous désormais si nous n'avons pas ce refuge, ayant
entièrement rompu avec le Gouvernement anglois, et qui sans doute nous traiterait bien
plus rigoureusement s'il voyait que ce n'étoit qu'à la force que nous nous soumettions à
ce qu'il exigeroit de nous.
Nous croyons, Monseigneur, que jamais le Roy de France ne trouvera mauvais que
vous donniez le couvert et un peu de pain à ses bons sujet qui sont dans la dernière
misère et ont recours à vous parce qu'ils ne veulent point avoir d'autre Roy.
Nous savons, Monseigneur, que peut-être quelques-uns pourroient nous reprocher que
nous avons bien voulu nous mettre dans cet embarras en ne voulant pas nous joindre
aux partis qui sont venus icy, mais nous vous prions de faire attention :
Premièrement : Que nous étions liés d'un serment.
Deuxièmement : Que nous nous exposions par là à toute la fureur des Bastoiinoi?,
enragés contre nous, et qui ne demandoient que jour pour fondre sur nous.
Troisièmement : C'est que nous ne pouvions voir aucune sûreté, tandis que nous ne
voyons point de vaisseaux dans le bassin et en effet, où en serions-nous à présent, mais
ce n'étoit pas que nous ne souhaitions bien de voir icy les françois, et c'est un crève
cœur pour nous de voir tant de démarches que l'on faisoit pour ce pays réussir si mal.
Au reste, Monseigneur, nous croyons que le Seigneur veut que nous nous en allions,,
car outre que tout le monde si est déterminé dès lors d'une commune voix, c'est ce
qu'homme vivant n'avoit encore vu, quelque tems après la mer s'est si fort enflée dans-
le tems de la grande marée, qu'elle a mise en ruine presque tous nos marais et par con-
séquant ne pouvant être semés de trois ans, et nous n'avons point icy des terres hautes
bonnes à semer, ainsy il nous faut partir nécessairement au printems.
366 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
C'est pourquoy nous vous suplions d'avoir pitié de nous, nous prions le Seigneur
pour la conservation de votre digne personne, surtout moy qui ay l'honneur d'être avec
Je plus profond respect Monseigneur.
Votre très humble et très obéissant serviteur,
Signé : CHARLES PRÉJAN,
faisant fonctions de notaire.
La Galissonière au ministre.
A Québec, le 26 juin 1749.
Monseigneur, — Les anglois ayant fait dès l'automne dernière, du côté de l'Acadie
principalement quelques mouvements prématurés et ayant du côté des lacs tenu aux
sauvages beaucoup de discours ttndant à les engager à la révolte, j'ai cru devoir prendre
quelques mesures pour suspendre au moins jusqu'à de nouveaux ordres l'effet de leur
mauvaise volonté. En conséquence, j'ai envoyé d'une part le Sr de Boishebert au bout
[bas] de la rivière St-Jean avec un petit détachement pour rassurer les habitants contre
les menaces du Sr Gorham, officier anglois envoyé par M. Mascarène pour faire renouveler
à ces habitants un serment de fidélité qu'ils n'ont jamais du prêter. J'ai écrit en même
temps à M. Mascarène, je joins ici ma lettre et sa réponse.
Du côté des lacs, j'ai envoyé le Sr de Celoron avec un détachement de deux cents
françois et de trente sauvages, il a ordre d'aller dans la Belle Rivière ou rivière Oyo et
de la descendre en partie tant pour chasser les Hurons qui ont assassiné des françois et
ramener quelques autres sauvages qui se sont écartés de leur devoir que pour éloigner
les anglois qui viennent trafiquer dans ces cantons où ils se proposoient d'établir cette
année un poste. * * * * *
LA GALISSONIÈRE.
La Galissonière au ministre.
A Québec, le 25 juillet 1749,
Monseigneur, — Vous aurez appris par ma dépêche du 26 juin et par les pièces qui
y étoient jointes les mouvements que les Anglois, avant même qu'ils eussent la conclusion
de la paix avoient commencé à se donner nonseulement envers les Acadiens mais envers
des habitants françois placés sur des terrains qui sont indubitablement du Canada. Vous
avez cru aussi l'envoy que j'ai fait à la rivière de Saint-Jean du Sr de Boishebert et d'un
détachement et la lettre que j'ai écrite à M. Mascarène, gouverneur de Fort Royal. Cette
lettre et le détachement ont produit en partie l'effectque j'en'attendois en faisant rendre
le jeune Abénakis, enlevé par le Sr Gorham ce qui a contenté les Abénakis et nous les a
attachés de plus^eE plus. Mais il paroit par la réponse de M. Shirley que les Anglois
ont dessein de soutenir leurs injustes prétentions et que par conséquent si on veut éviter
une rupture ouverte en ce pays-ci on doit prendre des mesures en Europe pour arrêter
leurs entreprises.
La rivière Saint-Jean n'est pas le seul poste qu'ils voudroient envahir, ils prétendent
toute la côte depuis cette rivière jusqu'à Beaubassin, depuis Canceaux jusqu'à Gaspey et
toute la profondeur des terres, ce qui non seulement leur donneroit contre tous les traités,
plusieurs postes dans le golfe Saint-Laurent, mais encore les endroits souverains de tous
le pays occupé par les Abénakis catholiques et sujets du roy, nation qui n'a jamais
reconnu ni du reconnoître leur domination et qui est la plus fidèle que nous ayons en
Canada. Si nous abandonnions à l'Angleterre ce terrain qui comprend plus de cent
quatre vingt lieues de côtes, c'est-à dire presqu'autant qu'il y en a de Bayonne à Dunkerque,
il faut renoncer à toute communication par terre de Canada avec l'Acadie et l'isle Royale
■et à tout moien de secourir l'une et reprendre l'autre. Il faut ôter à presque tous les
Acadiens toute espérance de refuge sur les terres françoises la plupart n'étant pas à
portée de l'isle Saint-Jean dont d'ailleurs les terres ne sont pas trop attirantes.
GENE ILOGIE tu . U IDIl \ iVBi DOOl »// \ I
DOC. DE LA SESSION No 18
Par oel abandon on mettra !■■ A ■ • • 1 1- m m d< - poir, ' ^ mron( ,
nulle r.ii:i»n <lr 1rs un n i;'d , ih v détruiront ,i i.iii .1 1 m la n ligioD i ' i friront
de m ission na 1 1 < enfin il empêcheront la communication de I \
dont, lu lubaii tance dépendra absolument <l •
Toute ■< ; \ lies se m.i ni l'es! m t <|.|i clairement taill dan lllll'ttn '!• M
qUO par les proeédill es laite a Anna poli Royale, pal leui
à Beaubaaiin et aux Min< , par les levées qu'ili root en Europe pou i peupler, d
leur Nouvelle Booaae, enfin pai toute leur conduite
Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'ils oui formi ambitieux projet i cite
une grande carte que j'ay vue ei à laquelle ils ont donné poui titn l'empire anglois
(/aux VAmérique avec les conquêtes sur las Espagnols et
Ils \ étendent leur Nouvelle EBoo e ju qu'au fleuve Saint Laurent dont le bord du
Sud Leur appartiendra presque jusqu'à Québec i on en rapportoit à cette carte.
Elle n'est pai aujourd'hui leur seul tîlra et lia font beaucoup de fond sur celle qui
se trouve dans l'histoire du Canada du Révérend Père Charl quelle on a
copié par inadvertance une partie de cette carte angloi e Je ne dois \><i* diasimuler un
titre beaucoup plus apparent mais que je connoii que par les citations de l<
c'est u n-* concession faite par Louis Treize dam laquelle on a joint ;i I \
entes depuis la Nouvelle-Angleterre, o'eat-à-dire depuis Rinikiki jusqu'à G maie
il est manifeste que 1»^ plénipotentiaires d Utrecht n'ont eu nulle connoiasance de i
pièce, car ils u'auroient pas déclaré aussi positivement qu ils ont tait que le golfe Saint
Laurent nous appartenait en entier. Cette pièce obscure n'a pas pu donner au oonti
nent le nom d'Acadie connu de tout le monde pour une presqu'île et VAcadi*
set anciennes limites est la presqu'île bornée par sou isthme.
Après ces préliminaires et pendant la longue paix qui a suivi le traité d l trecht ils
ont essayé d'établir de fait leur domination qui n'étoit qu'idéale. Ils ont escroqué de
quelques sauvages par pression ou par menaces des reconnoîssanoes contraires a la
fidélité qu'ils doivent au Roy ; ils en ont fait autant des habitants de la rivière Saint
Jean qui étoient demi-sauvages eux-mêmes et ne connoissant d'autres françois que ceux
de la presqu'ile de l'Acadie cédée par le traité d'Utrecht ont cru devoir suivre leur sort.
• le ne sçais s'ils n'ont pas obtenu aussi les mêmes soumissions des habitants de Chipoudy,
Peekoudiac et Memeramcouc ou du moins de quelques-uns d'eux. Ces pauvres habi-
tants sont presque tous sortis de familles acadiennes, ils ont été presque entièrement
abandonnés du Canada et de la France depuis la paix d'Utrecht et les Anglois leur ont
fait entendre qu'ayant obéis ci-devant au gouverneur françois de Port Royal, ils dé-
voient la même obéissance au gouverneur anglois. Tous ces habitants qui sont en assez
grand nombre n'en sont pas moins françois et placés sur terre de france edmme il est
assez facile de s'en convaincre en jetant les yeux sur le traité d'Utrecht et sur toutes
les cartes antérieures à ce fastueux empire anglois et même sur les livres de géographie
où l'Acadie est, ce me semble, toujours qualifiée de presqu'isle ; il en est ainsi dans
toutes les cartes imprimées dans leur pilote anglois quoiqu'elles soient très nouvelles et
qu'elles leur donnent les unes plus, les autres moins de notre terrain mais aucune que
j'aie vu n'a encore poussé la fraude jusqu'à étendre le nom d'Acadie en dehors de la
presqu'isle.
Plus on étudiera cette matière, plus on verra que par le traité d'Utrecht," en cédant
aux anglois l'acadie suivant ses anciennes bornes on n'a rien cédé du continent du
Canada et que les anciennes bornes de la Nouvelle France et de la Nouvelle Angleterre
qui ont été posées d'un commun accord au Kinibeki en 1700, et n'ont point été
ébranlées. Ainsi, bien loin que Mr de Boishébert soit sur leur terrain à Medoctet et à
Menacouche ce sont eux qui pendant la dernière paix ont bâti sur le notre le fort Saint-
Georges près de Kinibeki et Chouaguen sur le lac Ontario et nous sommes en droit d'en
demander la restitution.
Je ne dis rien sur leur récrimination contre le fort Saint-Frédéric, elle n'a pas le
moindre fondement étant connu de tout le monde non seulement que ce lac a été décou-
vert par le Sr Champlain avant qu'aucun anglois ou flamand en eut approché, mais
encore que nous avons conquis sur les Iroquois tout ce canton et jusqu'au village des
Anniers inclusivement, et que depuis plus de cinquante ans on a regardé de part et
368 ARCHIVES OAyADIENNBB
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
d'autre, par une convention tacite, la hauteur des terres en cet endroit comme la borne
entre les françois et les anglois ce que ces derniers ont du trouver alors avantageux,
puisqu'en vertu de nos expéditions contre les villages Iroquois nous pouvions pousser
beaucoup plus loin nos prétentions. Aussi quelque nuisible qu'ils aient prévu que leur
serait le fort St Frédéric, ils n'ont fait que je sache aucun acte contre son établissement*
au lieu que M. le Mls de Vaudreuil s'est toujours plaint du fort Saint-Georges et
que M. le Marquis de Beauharnois a protesté contre celui de Chouaguen.
Tl seroit bien à souhaiter qu'on ne s'en fut pas tenu là, surtout à l'égard de ce der-
nier. Il n'y a nulle apparence que l'Angleterre eût voulu soutenir ce poste, l'usurpation
étoit trop manifeste mais enfin il ruine et ruinera de plus en plus cette colonie ci non
seulement parce qu'il lui enlève une grande partie des pelleteries mais par l'esprit de
révolte qu'on y inspire aux sauvages au milieu même de la paix.
Ce que je dis ici sur Chouaguen n'est pas si étranger à mon sujet qu'on le croiroit
d'abord. Quoique nos raisons pour revendiquer ce poste et celui du fort Saint Georges
près de Kinibeki soient très bien fondées en justice on ne peut guère se flatter de les
faire goûter en Angleterre, mais peut-être qu'en mettant notre droit dans toute son
évidence et en relâchant une partie on pourroit obtenir l'autre, c'est à-dire qu'en con-
sentant que le fort Saint Georges restât aux anglois ils pouroient peut être nous rendre
Chouaguen.
Et il est à remarquer :
Pmo Que tous les établissements maritimes tiennent toujours plus à cœur aux
anglois que les autres.
Sd0 Que Chouaguen ne dépend pas à proprement parler de ia Nouvelle
Angleterre proprement dite (autrement Massachussett) mais de New York ou plustot
d'Orange qui est celui de leurs établissements à l'Amérique à qui ils s'intéressent le
moins parce qu'il est habité principalement habité par des flamands que les Anglois
méprisent et haïssent. On pourroit entamer cette négociation en se plaignant en Angle-
terre du ton aigre dont m'écrivent Mrs Shirley et Clinton. On peut juger par mes let-
tres que j'ai envoyées avec les leurs si je me le suis attiré, car quoique j'ai cru devoir
m'opposer avec fermeté à leurs entreprises, il me semble que je l'ai fait en termes assez
mesurés.
Aussi ai-je lieu d'espérer qu'à l'arrivée de ma première lettre l'affaire des prison-
niers avec M. Clinton aura été décidée car elle me paroit extrêmement claire en elle-
même et peu intéressante pour les couronnes. Il n'en est pas tout à fait ainsi de celle
que j'ai traitée dans cette lettre-ci à laquelle je joins :
Pm0 la réponse de M. Shirley gouverneur de Massachussett à la lettre j'avais
écrite le quinze janvier dix-sept cent quarante-neuf avec la traduction françoise.
2° L'ordonnance en anglois et en françois du Conseil d'Annapolis Royal contre
le Sieur Brassard, prêtre.
3° La requête présentée à M. l'Evêque de Québec par les habitants de Piziguit.
4° La lettre du Sieur Brassard à M. l'Evêque de Québec.
5° Un extrait d'un mémoire du feu S1' de la Mothe Cadillac sur les limites de
l'Acadie.
6° Un mémoire du R. P. Germain, jésuite, où il donne une idée très juste des habi-
tations situées dans le continent de Canada et sur lesquelles les Anglois forment des
prétentions.
J'observerai sur ce mémoire qu'il est fort aisé d'empêcher les anglois d'envahir ces
terrains. Il ne peuvent aller à la plupart qu'en traversant des bois ou le long des riviè-
res fort étroites et tant que nous serons maîtres des Abenakis et que les habitants seront
sûrs d'être secourus ou seulement avoués par la France, les Anglois ne s'exposeront pas
à les aller attaquer chez eux.
J'observerai aussi que si on prend ce party il faut avoir attention à envoyer de
Louisbourg des marchandises propres à la consommation des habitants et à la traite
avec les sauvages.
Quelque longue que soit cette lettre il faut que j'y ajoute que deux raisons princi-
pales m'ont engager à défendre aux Abenakis aucune soumission envers le gouverne-
ment anglois.
01 VBALOOIB DBB AOÂDIl v.s- ITMO DOOl HWl M
DOC. DE LA SESSION No 18
La première, que <•«• gouvernement li reul regarde! oomm< d< et» <
ii jetl « 1 1 ■ K<»y.
La deuxième o'e « que M Clinton n'e jamal roulu souffrit qui le Aon • >
ioi faire dee eoumi dons pour ravoir leun prieonnien Je n'ai oependai
tendu que lei annieri reoonnu iienl le ro? pour leur ouverain, quoique nou
prétendre avec plui de droit que loi AngloiH n'en mil m le Aln-nakis.
An reste je ne suit pas le premier oummandant on gou< i i
qtti met sois opposé depuis le traité* d Ut reelil aux pivtenl ion il
Saint Jean et je le puis prouver pur bien <!<• titre m u ji nui contenu <1<
jointe «l'uni- lettre de .M. l<* marquis <!<• Vaudreuil à M Dumm<
Je ne diffère de lui qu'en Une olioso à quoy il me paroi I es ,<-nt ici d<- i .m • att< ntio
que par des ménagements qui lui étoient prescrits «'t. dont le rai on ne lubti
aujourd'hui à oe que je orols, il n'attaquoit les usurpation angloi e que com
sur les terres abenakises, au lieu que jai oru devoir les attaquer oomm<
terrain François, La première de ces tournures si on continuait I eu tendroit
rendre équivoque notre droit qui me paroit Inoontei table, ou du moins le fer» it di
• le la nation abenakise.
Je orois donc qu'on doit persister dans Is mienne -ans abandonner I autre 1 1 qu<
lea oiroonstanees ne permettent pas d'en tirer avantagea présent ou interrompre du
moins par la la prescription en attendant quelque occurrence plu
en avertissant que je ne suis pas suffisamment instruit, n'ayant actuellement pi
point de livres et très peu de titres.
J'ai l'honneur d'être avec un très profond respect, Monseigneur, votre très humble
et très obéissant serviteur.
LA GALISSOS I I I
MÉMOIRE TOUCHANT LA SITUATION DU LA RIVIÈRE ST.JKAN El DES
ENVIRONS DE L'ACADIE, DRESSÉ EN 1749.
1. La rivière St-Jean descend dans la Baye françoise, son entrée se trouve vis a \is
de la rivière du Port- Royal aiant environ neuf lieues d'une terre à l'autre et douze lie
du havre de la rivière St-Jean au fort du Port Royal.
2. Depuis la rivière St-Jean c'est un continent l'espace de trente lieues qui va du
côté de Beaubassin, après ces trente lieues on trouve un endroit appelle Chipoudy
il y a quarante à quarante-deux habitans françois et de quoy en mettre encore autant
a peu près entre ce lieu dit Chipoudy, et un grand cap vis à vis où l'on faisoit la garde
dans le tems du détachement à Beaubassin, il y a une rivière large d'une demie lieiie
qui à deux lieues dans les terres va former deux autres rivières dont l'une est nommée
Petkoudiak et l'autre Memeramcouk.
3. Ces deux dernières rivières Petkoudiak et Memeramcouck contiennent chacune
quarante deux ou quarante trois habitans capables d'en tenir encore autant surtout
Memeramcouck qui tire plus vers Beaubassin.
4. Du cap vis à vis de Chipoudy il y a une espèce de baye ou bassin qu'on appelle
Beaubassin, depuis ce cap en suivant tousjours ce continent de la rivière St-Jean. sépare
cependant par cette rivière qui forme Petkoudiak et Memeramcouck a deux lieues dans
les terres et qui est large d'environ une demie lieiie, comme j'ai dit cy-dessus de ce cap
dis-je, en suivant toujours le continent de la rivière St-Jean il y a deux bonnes lieues à
arriver à l'endroit appelle Beaubassin, Chygnitou ou Messagouesse où est l'église et où il
y a des françois établis depuis longtems. De cet endroit il y a une petite rivière par
où on monte à la baye Verte jusqu'à une lieiie et demy de portage qu'il faut faire ensuit-
te pour arriver à la baye Verte quand on va par terre on compte de Chygnitou à la baye-
Verte quatre (a) lieues.
5. Selon l'idée commune et les anciennes cartes c'est la terre ferme et continente
de ce cap à aller jusqu'au bois qui se trouve dans le fond de Chygnitou appelle Tinta-
mare que doivent se mettre les limites de l'Acadie, c'est ce qu'en a regardé comme tel
(a) Dans une autre copie de ce document qui est dans le vol. F. 113 B, aux Archives du Canada, on y
lit au folio 336, au lieu de quatre lieues, ce qui suit : " 5 lieues suivant le P. la Corne.*'
370 ARCHIVES CANADIENM G
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
puisqu'ailleurs il n'y avoit pas d'habitans dans le tems du tiaitté d'Utretcht, et c'est où
se trouve une preequ'i&le D'ayant tout au plus que quatre lieues d'une mer à l'autre et
même qu'une lieue et demie si on monte par la petite rivière du portage de la baye
verte.
G. Depuis le commencement de ce bois dans le fond de Chygnitou appelle présente-
ment Tint amarre où il y a quinze ou vingt habitans en traversant à l'autre coté du
golfe on trouveroit ce qu'on appelle le cap Tourmentin qui est trois (a) lieues
plus vers Gaspé que n'est la baye verte. Ce cap Tourmentin a certainement
vis à-vis de luy l'Isle St Jean, et je crois qu'il correspond à peu près au Port LaJoy>>,
il seroit difficile de mettre plus loin les bornes de ce qu'on a app 'lié ci devant Acadie,
les anglois disent cependant qu'en leur cédant le Port Royal on leur a cédé ce qui en
dépendoit et que la rivière Saint-Jean en aiant dépendu autrefois, ils ont par consé-
quent cette rivière et tout le continent de là jusqu'à Chygnitou, voilà le plus fort de
leurs discours que j'ay ouï.
7. Si on veut prendre les limites de l'Acadie autrement que selon cette terre ferme
du bassin de Chygnitou suivant depuis le cap jusqu'au fond du bois au delà de l'endroit
appelle aujourd'huy Tintamarre, qui sont les dernières habitations françoises sur le con-
tinent depuis ce cap en tirant vers la mer du golfe, il faut tirer la chose extrêmement
de loin et chercher bien des chicanes, quiconque verra la situation de l'endroit ne
pourra en disconvenir, au lieu que tout naturellement et suivant le sens ordinaire des
choses les limites se trouveront sans peine en les prenant du fond du bassin en suivant
l'allignement du cap à se rendre à la mer du golfe.
8. Pour faire un fort de la rivière St-Jean, il faudroit le placer après le détroit que
jamais les Anglois ne passeroient quand ils seroient six cents s'il y avoit seulement
soixante ou quatre-vingts hommes à leur opposer. Ce détroit environ une lieue et demie
de longueur au dessus de l'entrée de la rivière à la mer.
9. Pour établir Petkoudiak et Memeramcouck on pourroit envoyer trente ou qua-
rante hommes vers la fin de 7bre par Chedaïque environ trente quatre lieues plus bas
que la mis'ion du P. de la Corne de là étant averti à la rivière St-Jean on envoieroit les
attendre pour les faire passer le portage, il faudroit que ce bâtiment se retira à l'Isle
St-Jean ou à Louisbourg, on pourroit même envoyer un officier convenir sur le lieu avec
un envoie du Gouverneur du Port Royal et en cas qu'on ne s'accomoda pas prendre
tousjours possession jusqu'à ce que la chose fut décidée par les Couronnes. Ce seroit le
moien de s'assurer la rivière St-Jean sans risque, car probablement en leur disputant les
rivières, l'anglois n'aura pas envie de prétendre considérablement plus loin, puisqu'ils
ont bâti le fort St-Georges au delà de Kinibiki, nous pourrons bien bâtir au delà de
l'Acadie.
Terres du côté du golfe de Canada.
1. Il y a la baye verte assés connue qui répond au bassin de Chignitou entre lequel
bassin et la mer de la baye verte il y a environ quatre lieues de terre.
2. Tirant vers Gaspé, il y a le cap Tourmentin a trois lieues (b) de la baye verte ou
deux, je ne me souviens pas au juste. Plus loin que le cap Tourmentin, toujours vers
Gaspée, il y a une rivière nommée Ched lique environ (c) trois à quatre lieues du cap
Tourmentin, puis Cocagne deux lieues plus loin où haveroient les batimens, goélettes
envoyées à l'Acadie du tems des détachemens. Le Sieur Gosselin y a havre deux fois
d'où il envoioit prendre langue à Beaubassin pour se rendre en sûreté à la baye verte.
3. Quinze ou vingt lieiies plus loin que Cocagne il y a Richybouctou où autrefois il
y avoit un petit village sauvage dont la pluspart sont morts, et de là à douze lieues est la
mission du Père de la Corne, Récollet.
4. De cette rivière appellée Chedaïque on peut par un portage de quatre lieues aux
environs se rendre aux habitations françoises de Petkoudiak et de Mememramcouck ce
5
portage à ce qu'on assure communément est très beau et très facile tous grands bois
(a) Au folio 337, du vol. F. 113 B, au lieu de trois il y a : " six lieues suivant le P. Lacorne. "
(b) Dans l'autre copie de ce document, après le " Cap Tourmentin " on y lit : "suivant le P. la
Corne trois lieues ".
(c) Après "environ '" on trouve dans l'autre copie : " 17 lieues suivant le Père la Corne '*.
i,i \ / VLOQIi /'/ L( !/'// n il/' D0< / 371
DOC. DE LA SESSION No 18
francs san ■; mollasse ; la t:« >m in u 1 1 ii-;it ion d< • n I i-ndroil de Ctiedai<JU6 A I '■ ' lk BUT
tout scrvipw! ;i ju.M'iin i i il \ li.ihit.ans (Ici i.-ir l'.u.r il li' . i un
fort oui Beroit la I ireroil ni lénieni - ique il |U0
<l;uis Petkoudiak et Stfemeramoou h on pourroii ti iote bœui
quatorze à quinte oeol minol de bled un taire tort au ; lu lard, kc , le babi
tans Boni pour la pluepaii bien établii e( il en rieodroh quantité d<- Min« blir
<l m i le françoi v i '"it .
5 L'avantage qu'il y aurolt à avoir ce i ine par là on commui
tion hiver el été par terre, «•! en en de in ,,m on pourroii dan déoembrc
(reliée de Louisbourg pour faire tenir à Qui iu i bien d< Q
les fflaoee surtout si on evoit un canot au pa ige de I an< eau* et utiendi
l'un l'autre. Louisbourg, l'Isle Bt-Jean, Chedaïque, Petkoudiak, la rivièn St-Jean, le
Canada, tout oela pourrait ourir en t « .m tems et malgré l'Angle
(». Jusqu'aujourd'huy mois de juilllet 17 J '. » l'Angl
dans les rivières de Chipoudy, Petkoudiak ni Bfemeramoouck, il est vrai cependant
que oee habitans se regardent dépendants de l'Angloi i mm
mais si on oonvenoit comme il y a grande apparence, que oc rivièn ne li plus
de l'Acadie que la rivière St-Jean, les habitans se rangeraient d'abord du côté de la
France avec plaisir, au moins à en juger par ce que j'en connoii je
[Ici finit au folio 243, du raL ootë F, 160, le document qui précède. Mail dan
copie de cette même pièce, au folio 342 du rai, cote4 P. 1 13 B., on y lit ce qui mit:]
(1.) Au sujet de ce que les gouverneura angloia «lisent, que les habitants de la
rivière Bt-Jean leur ont prêté serment <!<• fidélité, ils ont fait cela de leur cb
des Bauvagea aussi jama:a l'Angloia n'a t-il envoyé aucun ordre aux babit la
rivière St-Jean qui devant et aprè ; leur serment ont demande et reçu les concessions de
leurs terres du substitué de Monsieur de Vaudreùil.
(2.) La rivière St-Jean tient au continent du Canada et est sur la côte de la
\ «lie-Angleterre, plutos que vers l'Acadie puisqu'il y a entre le Port royal et la rivi
une distance de mer de 9 à 12 lieues et ce seroit faire un grand circuit de placer la
rivière St-Jean dans l'Acadie ainsi que les anglois l'aven t regardé connut' le milieu de
la Nouvelle-Ecosse ou pas ; il est presque sur que selon la situation du terrain cela
n'est pas.
(3.) Je crois incontestable que la Baye verte ou certainement le cap Tourmentin
a trois lieues, six suivant le P. LaCorne, plus vers Gaspé que la Baie verte se trouv.-
dans le golfe ainsy l'Acadie doit encore finir de ce côté là à la Baye verte et même
il fau droit tacher de borner les anglois vers Canceau sans les laisser monter plus vers
Gaspée.
(4.) Je crois que plusieurs Accadiens s'iroient établir à la rivière de la mission du
P. LaCorne et à Chedaique qui est l'endroit du coté du golfe par où on auroit le mieux
communication avec les habitans de la rivière de Petkoudiak et de la rivière Saint-Jean
et de là avec Québec.
[Non signé, sans lieu, ni date, mais évidemment fait en 1749 par le Père Germain,
jésuite.]
La Galissonière au ministre.
A Québec, le 4 juillet 1749.
Monseigneur. — * * * *
En conséquence de celle du 28 du même mois (a) je me dispose a passer à Louis-
bourg dans le Léopard pour y exécuter les ordres que je dois recevoir par ce vaisseau.
J'ai fait partir pour cette place tous les officiers qui en composoient la garnison à
la reserve du S. du Chambon de Vergor à qui j'ai accordé la permission de rester ici
pour y terminer quelques affaires.
J'y ai aussi renvoyé tous les soldats à la réserve de quelques uns que M. Daillebout
m'a indiqués comme ayant été complices delà sédition de 1745. Jai crû bien faire
(a) Lettre du ministre à la Galissonière, 28 janvier 1749.
372 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
d'oter de cette garnison ce mauvais brain et je les ai incorporés dans les troupes d'ici ou
ils ne sont pas à beaucoup prè* si dangereux et où étant connus des officiers majors et
sans appui de leurs camarades ils n'oseront branler ou du moins ne le feront pas impuné-
ment. Outre ceux la, il y en a un très petit nombre que je n'ai pu refuser aux familles
dans Lesquelles ils s'étoient établis OU que j'ai <ru devoir garder pour d'autres raisons
qui m'ont paru bonnes et qui seraient trop longues à détailler ici, mais que vous verrez
par les apostilles que je joindrai à l'état que je compte vous envoyer ci-après.
Je suis, avec un très profond respect, Monseigneur, votre humble et trèi obéissant
serviteur
LA GAL1SSOMKKK.
De la Jonquière au ministre.
A Québec le 9 septembre 1749.
M-ON8EIGNBUR, — Je reprends le fil des affaires avec les Anglois au point où les ont
laissées les dernières lettres de M. de la Galissonière ; elles sont très instructives et
je ne sçaurois rien ajouter de mieux.
Il a voit donné ses ordres le vingt et un juillet [1749] au S. de Boishebert, com-
mandant à la rivière St-Jean, d'envoier défendre aux habitants de toute la côte de la
baye françoise située en dehors de la presqu'isle de l'acadie et par conséquent dépendant
du gouvernement de Canada de ne point reconnoître celuy des anglois.
Je ne sçais si le S1" Boishebert aura pu le faire, car avant qu'il eut reçu cette lettre,
il étoit venu au bas de la rivière St-Jean trois vaisseaux de guerre anglois commandés
par le capitaine Rous envoie par M. Cornwallis, gouverneur de l'acadie et destinés uni-
quement à faire valoir leur injuste prétention. Vous verrez, Monseigneur, par les pièces
cy-jointes ce qui s'est passé entre le commandant de ces vaisseaux et le Srdc Boishebert.
Je demande à cet officier de ne plus entrer en pareilles conférences, mais comme
il paroit que les anglois ne s'en tiendront pas là et qu'il nous est surtout important de
nous assurer des habitants de Pekoudiak, Chipoudy et Memeramcoucq voisins de l'is-
thme qui nous sépare d'avec l'acadie. J'ai pris le parti d'augmenter jusqu'à trente
hommes le détachement que j'avais destiné pour ce quartier, il sera demandé par le S'
chevalier de la Corne dont on connoit les talents et la bravoure ; il connoit parfaite-
ment le pays, il y est aimé des françois et des sauvages, craint des anglois et estime
de tous. Il aura sous luy le Sr Desligneris autre officier très capable. Je luy donnerai
ordre de se placer de façon à n'être pas facilement attaqué et de maintenir autant que les
petites forces qu'il aura le pourront permettre l'autorité du Roy sur les habitants et en
cas que les anglois voulussent s'y établir de les sommer de ne pas le faire et de s'y
opposer par la force des armes s'ils vouloient aller contre.
Cela ne sera pas tout-à-fait sans difficulté quoique la plupart des dits habitants
soient françois d'inclination comme ils le sont par leur langue et le terrain qu'ils occupent,
mais il y a si longtemps qu'ils se regardent comme aux anglois ayant été abandonnés
au point que c'est d'eux que la plupart tiennent leurs concessions et qu'ils leur ont prêté
serment de fidélité.
Cette affaire est d'une très grande conséquence et il importe qu'elle soit bientôt
décidée par les deux couronnes, car cette partie étant la clef de ce pays-cy du côté de
l'x\cadie, il est essentiel de nous la conserver, de la bien fortifier et d'y tenir une bonne
garnison pour arrêter les entreprises des anglois, conserver nos françois, ceux qui pour-
ront y venir de l'Acadie et protéger toutes les nations sauvages qui nous sont fidèles.
Ces postes sont d'ailleurs d'un très grand secours à l'isie-royale qui ne peut tirer des
vivres que de là et je crois qu'il conviendroit qu'ils fussent gardés par des troupes de
Louisbourg, le gouverneur de cette place étant plus à portée d'y faire passer ses ordres
et de pourvoir à sos besoins.
Je suis, avec un très profond respect, Monseigueur, votre très humble et très obéi-
sant serviteur,
LA JONQUIÈRE.
GENEALOGIE DES A.OÂDIENI iVEi DOOl IfJ w
OOC. DE LA SESSION No 1H
Lu Jonqtà " i • h ii nu h i tti •
\ Qi i i:m , le '' l eptetnbn \\ I
Monsbiostiub, J'aj L'honneui de vous envoyei oi-jolnl I* carte au*
de la baya françoise, par laquelle vou qun i<- imni-^ «i«- i \< uii»- u • -il'-
France doivent être naturellement à lu hauteur d" . inn-, min- l.-i i-
rivière (a) qui tombe dam le Beaubaesin . ot, pur eonNéquent, I- po tes que je
faire occuper du ooté de Tintamare, Memeramoouoq, Petkekoudiak e( Chipoudj non
appartiennent indubitablement jusqu'à \» rivière 8t I b) pai le limitai qui
durent être réglée* en dil Mot ClMits; le-, .iihh'ihm-s limites de ee rontiiniil .l..n-i,t ,-,
la rivière Kinibiki qui est vingt lieuse plui loin en allant du «",' de Bo ton
Je suie avec un très profond respect, Monseigneur, votre trè humble et tr« obéi
lant set \ iteur.
LA JONQ1 i ERE
I j\ Jbnou "ri' h n m i n i -t r-
\ Qt i n, . le l 17 19.
Monseigneur, Depuis la lettre que j'ai eu l'honneur de vou écrire le 9 eptembre
dernier, j'ai fait toutes les recherchée qui ont été en mon possible pour tacher de d<
\ rir quelques pièces qui puissent établir le peu de fondement des prétention des Anglois,
sur les terres de la Nouvelle-France. Je n'ai trouvé que trois mémoire dont M. le
marquis de la Galissonière a pris des copies pour vous en rendre compte.
Ces mémoires indiquent plusieurs pièces justificatives dont lapluspart m'ont paru
assez Indifférentes à La question, puisqu'il ne B'agit que de régler les véritables limil
L'Acadie à la Nouvelle-France. D'ailleurs, M. de la Galissonière s parfaitement bien
traité cette matière par sa lettre du 26 juillet dernier et a pris tous les éclaircissements
qu'il a pu tirer de la Colonie, pour pouvoir conférer avec vous sur cette affaire. Tout ce
que j'ai pu faire de mieux ça été de faire faire les deux cartes ci-jointes des limite
l'Acadie, du Canada, de la Nouvelle-Angleterre, suivant lesquelles il est plus aisé de voir
que les Anglois n'ont pas droit d'étendre leurs possessions sur les terres en contestation.
Cette discussion exige une attention des plus particulières et je ne saurois assez vous
exprimer combien il importe à la colonie qu'elle soit bientôt décidée, à cause des tenta-
tives que les anglois font et qu'ils ne cesseront de faire pour s'agrandir sur les terres
qui de tous temps nous ont appartenu ; leur conduite en est une preuve et vous verrez,
Monseigneur, par le compte que je vais vous rendre des nouvelles que j'ai eues du S de
Boishebert, du R. P. Germain et de M. l'abbé LeLoutre combien je dois prendre des
mesures pour nous maintenir dans nos possessions et empêcher que les anglois y forment
aucun établissement.
Les anglois continuent de molester les habitants françois de l'Acadie et veulent
les contraindre à quitter leur religion et se déclarer fidèles sujets du Roy de la grande-
Bretagne.
Ces pauvres habitants qui n'ont jusqu'à présent reçu aucun secours de nous se
voyant comme abandonnés et hors d'état de se soustraire aux persécutions des anglois
ont pris le parti de présenter une requête à M. de Cornwallis, Gouverneur de la Nou-
velle-Ecosse, le 1er aoust par laquelle ils demandent qu'il leur soit accordé des prêtres et
l'exercice libre et public de leur religion ; ils conservent même leur attachement pour la
France jusqu'au point qu'ils demandent aussi qu'ils ne soient pas obligés de porter les
armes en cas de guerre quand même la province seroit attaquée. Sur cette requête le
Sr de Cornwallis a rendu une ordonnance le dix du dit mois portant : Primo : que
pourvu que les dits habitants continuent d'être fidèles sujets du Roy de Grande Breta-
gne, il leur accordera des prêtres et l'exercice public de leur religion, bien entendu
qu'aucun prêtre n'officiera sans sa permission et avant avoir prêté serment de fidélité au
Roy de la Grande Bretagne. Secundo. Que les dits habitants ne seront point exempts
(a) la rivière Mesagouetche.
(b) dans l'état du Maine.
374 ARCHIVES OANADIBNNB&
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
de défendre em mêmes leurs habitations leurs terres et le gouvernement. 3° Qu'ils
ermenl de fidélité au Roy de la Grande Bretagne avant le vingt six de ce
mois et que pour cet effet il enverra «les officiera Bur les établissements franoois savoir à
la rivière d'Annapolis, à la Grande pré et a chinictou.
Il est facile d< concevoir rembarras ou ont été les dits habitants en recevant cette
ordonnance. Le S: de Boishebert qui m'en a informe par sa lettre du treize septembre
me marque < j u i l s ne sauraient être plus consternés, qu'ils désirent de trouver asile chez
nous à Petkekoudiac, Memeramcouqc et Chipoudy et qu'ils sont très-disposes à s'y
réfugier.
Je lui ai t'ait répondre le 29 Septembre qu'il devoit non seulement recevoir les dits
habitants mais même les inviter à venir s'établir dans les terres de son poste ou en des
sus du portage de la baye verte et leur donner tout secours et assistance quand ils y
seroient. Je lui marque aussi d'en user de même avec les Mikmak s'ils sont obligés de
quitter l'Aoadie, mais je lui recommande d'agir avec toute la circonspection possible
pour ne pas nous compromettre avec les anglois.
La lettre que le R. P. Germain m'a écrite est dans les mêmes termes, celle de M.
1 abbé le L»utre me paroit si intéressante que j'ai 1 honneur de vous en envoyer copie.
M. Bigot auquel cet abbé a écrit pour le même sujet, vous en rendra compte.
Les trois sauvages qui m'ont porté ces dépêches m'ont parlé relativement à ce que
M. l'abbé le Loutre marque dans sa lettre, je n'ai eu garde de leur donner aucun conseil
là dessus et je me suis borné à leur promettre que je ne les abandonnerois point. Aussi
ai-je pourvu à tout, soit pour les armes, munitions de guerre et de bouche, soit pour les
autres choses nécessaires.
Il seroit à souhater que ces sauvages rassemblés pussent parvenir à traverser les
anglois dans leurs entreprises même dans celle de Chibouctou. Ils sont dans cette réso-
lution et s'ils peuvent mettre à exécution ce qu'ils ont projeté il est assuré qu'ils seront
fort incommodes aux anglois et que les vexations qu'ils exerceront sur eux leur feront
un très-grand obstacle. Ces sauvages doivent agir seuls, il n'y aura ni soldat, ni habi-
tant, tout se fera de leur pur mouvement et sans qu'il paraisse que j'en aie connaissance.
Cela est très essentiel, aussi ai-je écrit au Sr de Boishebert d'observer beaucoup de
prudence dans ses démarches et de les faire très secrètement pour que les Anglois ne
puissent pas s'apercevoir que nous pourvoyons aux besoins des dits sauvages.
Ce seront les missionnaires qui feront toutes les négociations et qui dirigeront les
pas des dits sauvages. Ils sont en très-bonnes mains. Le R. P. Germain et M. l'abbé
LeLoutre étant forts au fait d'en tirer tout le parti possible et le plus avantageux pour
nos intérêts, ils ménageront leur intrigue de façon à n'y pas paroître.
Ils se concerteront dans tous les cas avec les Srs de la Corne et de Boishebert et
entretiendront une correspondance exacte.
Tout ceci prouve l'utilité du détachement que j'envoie. Le Sr de la Corne partira
incessamment, tout étant prêt.
Si tout réussit comme je l'espère, il s'en suivra premièrement quo nous nous main-
tiendrons dans nos terres et que les anglois ne pourront y faire aucun établissement
avant que les limites aient été réglées par les deux couronnes.
En second lieu, que nous soulagerons et retirerons insensiblement des mains des
anglois les françois de l'acadie.
Enfin que les sauvages s'opposant de toutes leurs forces aux entreprises des Anglois
et les vexant de plus en plus cela pourra les desencourager et les porter à renoncer aux
prétentions qu'ils ont mal à propos sur les terres de sa majesté, qu'ils n'ont imaginées
que pour se mettre à portée de nous nuire.
Je sens, Monseigneur, toute la délicatesse de cette négociation, soyez persuadé que
je la conduirai avec tant de précautions que les ançlois ne pourront pas dire que mes
ordres y ont eu part.
Je suis, avec un très-profond respect, Monseigneur, votre très humble et très obéis-
sant serviteur,
La JONQUIÈRE.
01 VI ILOGIl DJ i< [DU \ ii/' DOi i 171
DOC. DE LA SESSION No 1H
.1/ 1/ >/< In Jonquière et Bigot un min
\ Qi i i il i . I. il
Mon BBiONi i i;, Monsieur de Bon na vent ure vient de no u informai «pu- i< ■ ■ ;mii
ont entièrement ravagé 1< récolte del'IsloSaint-J^an cenui l'obi < nabi
leur ub i I an< e, qu il n h point uh i <l. t irine |
1( \l i i. •mi.) ire a <l<- l'Âcadie luy «-n ont envoyé chercha
qu'ils luy oui demandé pour faire vivre et habillei le en mouvement
dans oette pro> inoo,
Il ajoute que ta lituation est d'autant plu cachou e que fl de
l'Acoadie luy a assuré «pu- quantité de famille .h <-.mIi. mu- .- 1 ] l • • i • -
Jeen, ne voulant point faire le nouveau lerment <pi<' le An-
quel ils voudraient les engager à prendre le arme contn
tous étrangers qui entreroient dam l'Acadie.
Ce Commandant nous demande de luy envi ir le champ d< [uelques
marchandises pour les Missionnaires, isni quoy les habitao eroient dan
mourir do faim, Monsieur Bigot fait en conséquence expédier un bâtiment qu
chargé, il i l'honneur d<- vous <'n rendre compte en détail,
Nous sommes avec le plus profond re pi et M eur,
Vos t rèa humbles et t rèa obéi
LAJONQUIÈRE,
BIGOT.
Le Clr dé LaCorne au ministre.
A MeMEEAMKOUC, le 31 mars 17*
MONSEIGNEUR, — J'ay rendu compte à M. Le Mls De la Jonquière de mou arri\
ESjaidaïk le 19 9bre Dernier où je me suis rendu 36 jours après mon départ de C^uebee,
contrarié par les vents. Aussitôt mon arrivée j'ay Eté dans Les trois rivierea de
Chipoudy, Memeramkouc et Petitkouliac où j'ay fait prêter serment de fidélité aux
habitans ce qu'ils ont faits avec grand plaisir, espérant que sa Majesté ne Les abandon-
nera point, ensuitte j'ay formé trois Compagnies, dont une dans chaque rivière et leur
ay remis Les Commissions dont M. Le Mis de la Jonquière m'avoit chargé. Je Luy en
ay envoyer Les Roi les.
Nous Sommes sur le point Monseigneur d'avoir difficultés avec Les anglois qui
doivent envoyer icy des forces considérables, Suivant Le raport qui m'en a Eté fait. Je
rassemble toutes mes forces en françois et sauvages pour m'opposer à Leurs Entreprises
Suivant Les ordres que j'en ay, en attendant que Les Couronnes ayent décidé des
Limites.
Un détachement anglois arrivé à Copeguit a Enlevé M. Girard curé avec quatre
députés de La ditte paroisse qu'il a conduit à Chibouctou. L'officier du Détachement a
voulu desarmer Les habitans ce qu'ils ont refusé : quelques jours après deux envoyez
exprès Sont venus me demander azile, ce que je Leur ay promis supposé qu'ils pussent se
rendre à mon poste ce qui Leur est à présent bien difficile.
Les Sauvages de ces cantons cy harcellent de temps en temps Les anglois, ce qui
paroit Les inquietter Beaucoup je ne Les y ay pas incité, et ils avoient commencé avant
mon arrivée je n'y entre que pour Leur donner azile comme à nos alliez.
J'ay rendu compte à M. Le Gouverneur deLouisbourg suivant Les ordres de M. Le
M "" de La Jonquière et Luy ay demandé 200 hommes de troupe de renfort ayant trois
postes à garder.
Je suis avec un très profond respect Monseigneur
Votre très humble et très obéissant Serviteur.
Le Ch" De LaCORNE.
376 ARCHIVES ' l \ IDIENNE8
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
La Jonguière à Comwallis.
Québec, le 2 avril 1750.
MLoNSIEUB, — 1*1 lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrira le 1er décembre
dernier (a) me parvient hier soir seulement, je ne scay à quoy attribuer ce retardement,
le courrier qu'on m'a dépéché aiant fait toute la diligence possible.
Vous me marquez en propres termes, qu'en vérité, il est difficile qu'un homme tel
qu«' moi ait pu approuver la lettre de M. de la Galissonière.
Je vous réponds qu'il est également difficile de concevoir qu'un homme tel que vous
ait pu penser que je ne sentirois pas le poids et le fondement des bonnes raisons dont
cette lettre est remplie. Je vois bien que vous voulez en ignorer la justice et vous
croyez qu'en me témoignant votre surprise, \n, serois assez facile de vous en croire, en
quoy vous vous trompez.
Vous êtes extrêmement surpris, me dites- vous, que j'aie envoyé des détachements à
Peteoudiac, Memeramcouc et Chipoudy, et que vous pensez que j'aurois eu soin de
donner mes ordres pour que les troupes n'arrivèrent point dans ces postes.
En vérité, je suis moy-même plus que surpris de vous voir penser de mé.ne, et je ne
puis croire que vous ayez dit sérieusement que je ferois retirer mes troupes. Je ne
fais rien que je n'y sois fondé de droit, et ma fidélité pour le Roi, mon maitre, devoit
eoua prévenir que quand un homme tel que moy entreprenoit quelque chose, il étoit en
état dans la résolution de le soutenir. Faite attention que le Roy de France est le premier
- ur de tout ce continent, et que nous avons fait les premiers établissements dans
cette partie de la Nouvelle-France depuis Kibioiki jusqu'au fond de la baye françoise,
d'où il faut conclure que la rivière St-Jean et les poste3 que je fais occuper, qui sont en
deçà du portage de la baye Verte de Beaubassin, qui est l'endroit de le péninsule de
l'Acadie, nous doit appartenir indubitablement, attendu que le Roy de France n'a cédé
au Roy d'Angleterre que l'Acadie par le traité de Paix de 1713.
Vous nommez mal à propos ce continent la Nouvelle-Ecosse, J'en suis chargé pal-
mes lettres patentes (ainsi que tous mes prédécesseurs l'ont été), comme faisant partie de
la Nouvelle-France, et je suis par là autorisé à ne pas céder un pouce de terrain, jusqu'à
ce que le Roy, mon maitre, m'en aye ordonné autrement.
C'est dans ces vues que je vous ai fait part de la décision des deux couronnes. Par ma
lettre du 25 octobre dernier, j'ai rendu compte au Roy, mon maitre, de ce que j'avois
ordonné aux officiers que j'ai envoyés commander dans les dits postes, de ne point souf-
frir que qui que ce soit s'y établit, et de s'y opposer par la force des armes après avoir
signifié à ceux qui voudroient les troubler ce que je viens vous marquer, sans néanmoins
leur avoir ordonné de faire aucune fortification jusqu'à ce que les commissaires qui
doivent avoir été nommés aient réglé les véritables limites de l'Acadie à la Nouvelle
France ; ces limites n'ont jamais été réglées, puisque vous convenez vous-même qu'on a
nommé des commissaires pour cet effet, et sur quoi je suis fondé à envoyer des troupes
pour garder les dits postes jusqu'à la décision des deux couronnes.
J'espère que vous ferez vos reflexions sur ce que je vous marque, ne doutant pas que
vous n'aiez rendu compte au Roi, votre maitre, de tout ce qui se passe, et comme vous
me dites qu'en attendant ses ordres, vous ferez ce qui est de votre devoir, je vous pré-
viens que je ne manquerai pas non plus de faire le mien.
Je viens d'apprendre que le Sieur Goram avoit arrêté M. l'abbé Girard, curé de
CoPequit, j'ignore les raisons pourquoy on la fait mais comme c'est un sujet du Roy, mon
maitre, je vous prie de le renvoyer incessamment dans sa patrie.
LA JONQUIÈRE.
Le ministre à la Jonquière.
Il septembre 1750.
J'ai rendu compte au Roy de votre correspondance avec M. Cornwallis gouverneur
de l'Acadie ; ii est certain que la dernière lettre que ce gouverneur vous a écrite le 5
(a) Cette lettre est datée d'Halifax, le 1er novembre 1749, vieux style, ce qui correspond aul2nov.,
selon le calendrier réformé.
01 M ILOQIl l'i U i/'// S il/' DOi i ■ 377
DOC. DE LA SESSION No 18
mai 1750 ' ' l'or! imli irnh I I <>n ti«- «loi! j
.1. approuver de la oour 'I Vnglot< i il faut oonvenir au i que > i
a laquelle la ienne ervail «le répon <■ é\ lit en généra] d'un Lyl<* un |»<u i r«»ji
\ iinriii .i oellefi qu'il \ ou u qu'alor , (6)
I .(• i e inquiet el entrepi enan! d< M (
doit Paire craindre qu'il ne tente ds nouvelle i ntn pri e pour enlever de
de la rivière Bain! Jean el celui de Pecoudy. (o)
/ ,-/,- r,i/ 1, )■</'■ In Corné au ieur d( I
M I Ml I; VM S('j)tc|l»l>r«- I 7
Monsieur, J'ai reçu votre 1< -t 1 1 . ■ qui m'est arri aiouit Bile i
envoyée |'ar Pe relie qui OOininundn m for! Toulon < . .)<
voua envoyer dee Canadien . maie, outre <jue plu habitant
obligé d'en envoyer à W de Bailleul qui en demande. V
L'eunemi. Lee À.ngloia on! toujours dessein de venir toi, m
en nombre Snivan! le rapport <l<^ 9 n 1 «.ut Déput qui arrivent
de Chibouotou e! <!<' Port Royal, île n'onl pas hui! bâtimen
<l ii i les empêche de nen entreprendre A la vérité, ils ont 'lit qu'ils avaien! tr<>i^ mille
hommes j mais o'est, je crois, pour en imposer aux Sauvage . M Cornwallis ajoute qu'il
i-.ait six oents Sauvages à Beaubassin avec des Françoi pou
mais qu'il saurait les réduire ; que l'Ile St. Jean n'ava t pour un moi de vivre et que
moi-môme j'en manquerais avant trois mois. Par tout cela, ou voit que l'Anglais don-
nerait toute chose au monde pour avoir des nouvelles d'ici L'important pour m
de nous bien garder «'t de ne pas le craindre.
.J'ai l'honneur d'être, monsieur, votre, etc.,
LE CHEVALIKK DE la CORNE
Le Chevalier de la Corne au Sieur de Lery.
1 1 septembre 17
Monsieur, — Il nous faut préparer à recevoir l'ennemi, (a) Suivant le rapport de
nos courriers qui ont vu plus de quatorze bâtiments stationner aux Mines, les Anglais
doivent profiter du premier bon vent pour nous arriver. Ils n'ont, il est vrai, que six
cents hommes de Chibouctou, mais ils se proposent de prendre deux cents Acadiens et
de les forcer à marcher devant eux. Afin de faire paraître leur flotte plus considérable,
ils vont construire à Port Royal sept ou huit esquifs. Les Sauvages m'ont prévenu que
le Major Lawrence doit m'envoyer son second et que, sous prétexte de parlementer, il
doit me faire enlever, ainsi que Mr de Ligneris. Ces Sauvages veulent le saisir et le
faire hiverner, disent-ils, dans leurs cabanes, tout près des Hébert, chez lesquels ils ont
l'intention de s'établir. Les choses étant ainsi faites réunir toutes les familles en un
lieu sûr, ainsi que leurs bestiaux ; engagez les hommes les plus déterminés à rester et à
mettre le feu à leurs maisons et à leurs granges, de manière que quand l'ennemi arrivera,
il ne trouve plus que des ruines. J'envoie dire aux habitants de profiter du premier
vent favorable pour se rendre ici. Il en viendra beaucoup de Chipoudy. Tous les gens
du Père Germain sont résolus à se bien défendre. Que Mr Le Loutre rassemble, de
son côté, le plus de Sauvages qu'il pourra. Envoyez des vivres à Oueskak, farines,
lards et bœufs ; mais ne faites passer que la charge d'un esquif. Gardez les prisonniers
(a) Je n'ai pu me procurer cette lettre.
(b) Pouchot dans ses mémoires, écrit : " M. de la Jonquière, homme de mer, était plus franc, mai-s il
' se piquait aisément, disait des injures à son adversaire et en vint jusqu'à des défis "
(c) Chipoudy.
(a) La flotte anglaise parut dans les eaux du Beaubassin le 13 septembre 1750. Elle était composée de
17 voiles.
Voir à ce sujet le Journal de ce qui s'est passé à Chicnitou et autres parties des frontières de l Acadie.
depuis le 15 septembre 1750 jusqu'au 28 juillet 1751, par La Vallière, capitaine, page 388.
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anglais, comme je le fais ici. L'ennemi ne manquera pas de mouiller à Oueskak ; sur-
veillez-le, et s'il veut parler, expliquez-vous le plus brièvement possible.
Il n'est allé à la rivière St-Jean que pour surprendre Boishébert et s'emparer de sa
personne. Avec ces précautions, tout ira bien. J'ai l'honneur d'être, monsieur, etc.
LE CHEVALIER DE LA CORNE.
Bigot au ministre.
< Québec, 20 aoust 1750.
Monseigneur, * * *
M. de Bonnaventure Commandant à L'Isle St-Jean m'écrit du 22 Juillet que les
Accadiens se ref ugioient dans cette Isle avec grande précipitation, qu'ils y amènent même
leurs bestiaux, il y a cinq ou six batimens qui ne sont occupés qu'à ces transports,
dont ceux que j'avois envoyé ce printemps pour porter des Vivres à Chedaik sont du
nombre, cet officier me demande du secours pour faire vivre ce monde Et il m'observe
qu'ils sont tous nuds, une partie ayant été obligée de s'échapper les armes à la main.
Aussitost sa Lettre reçue j'ai fait partir deux Batimens chargés d'environ 2,400
quintaux de farine et Biscuit et de couvertes et Etoffes pour distribuer à ce peuple, dont
on tirera le meilleur parti qu'on pourra pour Le payement Et je Luy marque de me faire
sçavoir par le retour de ces Batimens Sa situation, pour me mettre à même de Luy
envoyer de nouveaux secours dans L'arrière Saison, suposé qu'il en eût besoin.
Comme Tous ces Accadiens ne se retirent Sur nos Terres que sur Les promesses
que nous Leur avons fait faire de Les Soutenir Les premières années, nous ne pouvons
nous dispenser de tenir nôtre parole et Sa Majesté sera bien dédommagée des dépenses
qu'ils Luy occasionneront par L'avantage qu'elle Trouvera en peuplant cette Isle et Les
frontières du Canada du costé de L'acadie.
J'ay eu attention de prévenir M. Prévost, ordonnateur à Louisbourg des secours
que je faisois passer à la dite Isle, afin qu'il n'y eût point de doubles employs.
Je fais tenir pareillement à Chédaïk tout ce qui est nécessaire, tant pour la Gar-
nison que M. Le Marquis de Lajonquiè~e y a mis des Troupes du Canada et de l'Isle
Royale qui y doivent hiverner, que pour les Sauvages que nous y entretenons et pour
Les accadiens qui s'y réfugient, j'auray L'honneur de vous rendre un compte exact et
détaillé de toutes ces dépenses cet automne.
* * * * *
Je suis avec un profond respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant
serviteur,
BIGOT.
Bigot au ministre.
Québec le 25 7bre 1750.
Monseigneur, — J'avois eu l'honneur de vous informer par ma Lettre du 20 aoust
dernier qu'on avoit pris à Chédaïk pour le transport des Accadiens à l'Isle St-Jean une
partie des batimens que j'y avois Envoyé chargés de Vivres. Le Batteau Le Loudon,
capitaine Jalain, En est un et M. de LaCorne qui commande dans ce poste me marque
que les Anglois s'En sont Emparé vers la fin d'aoust, En allant de la Baye Verte au
Port Lajoye, où M. LeLoutre missionnaire l'Envoyoit porter quatre déserteurs anglois
et quelques femmes Accadienes avec leurs Enfants et de là il devoit revenir icy porter
ses Lettres et celles de M. Bonaventure Commandant au dit Poste ; Que le dit Jalain
n'avoit pas eu la présence d'Esprit de jetter ses papiers ni Lettres à la mer qui consis-
toient en la facture déchargée des vivres et munitions remis de ma part à ce mission-
naire et En plusieurs Lettres qu'il Ecrivoit icy et Entre autres une à moy par laquelle
il m'Exposoit son Estât. M. de la Corne n'a point heureusement Ecrit.
L'Anglois a pris ces papiers et je suis persuadé qu'ils seront Envoyés à la
Cour d'Angleterre.
J'ay l'honneur de vous adresser Cy-joint Copie de cette facture, afin de pouvoir la
confronter avec celle qu'on pourroit présenter. J'avois eu la précaution de mettre en
01 w ILOQIl DJ \c i/>//. \. 1 i i < doOI Ml \ i 3'/9
DOC. DE LA SESSION No 18
Titre qu' Elle Es toit pour les preeeo di ! i que <l<- tout
temps i .« l>'<>v leur En fait Annuellement el il ne peuvent
ignorant le montant des pi ordinaire El 8a M. d'ailleui o de
MON gniCe.M
reooi
Je ne scey à quoy pensoit oe mi p. nu m'- de m'Eorire par mer, J<
loommandé de n'En rien Paire el de profitoi <!•• ••uini.i r j u j on! fréquei I
même fait aoooi >der pour cet BSflel on chemin depuii Le Lai i de reini qouate |u q
la Rivière du Loup, de aorte qu'on vienl ic) de Chedaïk dan dii {oui el En buil
la Rivière St Jean.
Comme nous avons Enoor un Bâtiment ohargë de V*i Caire partir pour Che-
d.uk, !\i. de La Jonquière s ordonne* à ia frégatte «lu Itoj La Diane de I 1 E
Elle part au premier jour el Elle ira de la à Loiii bourg.
Nous avons armé en guerre un Brigantin <le 130 Tonnea Commandé pai M
Vergor, Capitaine, ou il y a •'!') Soldais pour Escorter une goélette ol le Vivn \
la Rivière St-Jean, sur le Compte que nous s rendu M de Boi bebert qui r Commande,
qu'il En manqueroil oel hyver malgré l'Envoyqueje luy En avoî fail le printempi par
un Brigantin de 120 Tonneaux. Il nous marque aussi que de Batimens Angloî
en guerre bloquoient L'Entrée de La Rivière, qu'il v En avoit môme eu un qui l enu
Enlever dans le port. le dit Brigantin, mais qu'il l avoit joint el que comme il montoil à
Bord d'un ooaté, les Anglois descendoient de l'autre \ qu'il avoil même le ordres du Capi
baine anglois qui avoil fail cette opération, à qui il n'avoil pas voulu Lee rendre, par
Lesquels il luy Est Enjoint de prendre ou de couler bas tous batimens François qui ion
droient Entrer dans cette Rivière. M' de La Jonquière vous rendi doute corni
de oe qui B'est passé à ce sujet.
'Tous ces Envoys de Vivres et armement de batimens Coûtent des sommes immenses
et il n'y a jamais eu autant de dépenses faite pendant la guerre qu'il y en aura cette
année, suivant ce que je peux prévoir.
Je ne peux avoir l'honneur de Vous rendre aucun compte pour le présent, j'ay e
malade fort Longtemps et je peux à peine travailler, Mais j'Espère y satisfaire par les
derniers Navires.
Je suis avec un profond respect, Monseigneur, etc.
De la Jonquière et Bigot au ministre.
A Québec, le 5 8bre 1750.
Monseigneur, — Nous avons l'honneur de répondre à votre Lettre du 23 may dernier
Nous voyons que Sa Majesté souhaitte que l'Isle St-Jean et l'Isle Royale se peuplent
autant qu'il sera possible d'accadiens, il seroit de la dernière conséquence de pouvoir
réussir et ce qu'on put défricher promptement les terres de la première Tsle afin que par
la suitte Elle fut en état de procurer des vivres à L'Isle Royale.
Nous avons fait Jusqu'à présent tout ce qui a dépendu de nous pour insinuer à ces
habitans de se retirer sur nos terres : il y en a passé 6 ou 700 sur l'Isle St-Jean à ce que
nous mande M. Bonnaventure, Et il y en passe tous les jours, mais pas avec autant de
vivacité que s'il n'y avoit pas eu de batimens Anglois pour les en empescher.
Nous y avons envoyé des farines suffiament pour les faire subsister, des pioches, des
haches, clous, socs de charrue et quelques effets pour les vêtir, la plus grande partie étoit
nus, s'étant échapés comme ils avoient pu à L'ouverture de la navigation L'année pro-
chaine, nous y renverrons d'autre farine et légumes pour leur subsi^tence.
M. Bigot n'ayant point trouvé cet automne de batimens pour leur faire tenir des
pois faute de pratique, il les a fait passer à Louisboug pour qu'ils leur fussent envoyés
nous Souhaitons fort qu'ils les reçoivent sans quoy ils ser oient réduits au pain sec, hormis
qu'on ne leur envoyé de l'Isle Royale des Salaisons.
M. Duvivier est en effet fort aimé des Acadiens et ils seront charmés de l'avoir pour
Commandant et M. Bigot qui connoit la parenté qu'il a à L'Acadie et qui est fort étendue
pense qu'il a assez de pouvoir sur son Esprit pour les faire passer tous dans son Comman-
dement.
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5-6 EDOUARD VII, A. 1906
La gratification de 400 livresque vous avez eu la bonté de procurer au Sieur Gautier
fera aussi un bon effel .
Le accadiena qui se sont retires dans cette Ule, y ont passés trop dénués de tout
pour avoir pensé à faire la pesehe la môme année et encore moins avec nos batimens qui
n'estoienl occupés qu'à aller et venir.
Le parti Monseigneur, que voua ave/ pris d'y interdire la pesehe est le meilleur
pour faire réussir la culture des terres, tout habitant qui devient pescheur ne peut se
déterminer d'y travailler. La culture ne rend pas des produits si apparents, mais ils
sont plus Solides.
M. Bigot qui connoit Le terrein de cette Tsle compte qu'elle sera un jour bien utile
a L Islc I loyale, la terre y étant bonne, il ne s'agit que d'y attirer des habitans et de les
avder, nous y contribuerons en tout ce qui dépendra de nous et nous ne perdrons pas de
vue cet objet qui est de grande Conséquence.
Nous avons l'honneur d'estre, (te.
M. Biyot au ministre
A Québec, Le 18 8bre 1750.
Monseigneur, — J'ay vu, par la Lettre que vous m'avés fait l'honneur de m'Ecrire
le Sept juin, que le Roy est dans la disposition de favoriser autant qu'il sera possible les
Cultures des terres dans l'Isle Royale Et St-Jean et d'y recevoir tous les accadiens qui
voudront S'y retirer, en leur procurant les secours qui leur seront nécessaires.
J'avois prevû, Monseigneur, son intention à ce sujet dés l'année dernière pendant
mon séjour à Loiiisbourg ; Lorsque j'y arrivay j'apris que les Sauvages de L'accadie
avoient Esté recevoir des présents à Chibouctou et qu'ils Estoient amis des Anglois ; Nous
convinmes Mr LeLoutre et moy qu'il faloit, à quelque prix que ce fut, rompre cette
alliance, Et je pris sur moy de luy promettre armes, munitions, vivres Et Etoffes de
Québec ; j'avois même Eu la précaution d'Emporter avec moy Environ 200 aunes [sic],
dans l'Idée ou j'Estois que les Anglois auroient débauché nos Sauvages et qu'il faudroit
les faire revenir à Nous et je le luy donnay.
Je priai aussi ce Missionnaire de promettre aux Accadiens leur nourriture pour
trois ans, s'ils vouloient se retirer sur nos terres et que je ne les Laisserois pas manquer.
Il s'acquitta au mieux de tout ce qu'il s'Estoit proprisé de faire et à mon retour
icy, je luy Envoyay des Secours L'automne. Les Sauvages Estant en guerre avec l'An-
glois ont aussi contribué à la transplantation des accadiens sur les terres françoises, Ils
En ont même forcé à rompre toute Liaison avec luy.
Il est sûr sans que ce missiounaire qui a fait croire aux accadiens ce qu'il a voulu
et qui leur a promis beaucoup, ils seroient très tranquiles et que les Anglois seroient de
même à Chibouctou Et très amis des Sauvages, qui se seroient adonnés à Eux si nous les
Eussions abandonnés.
Je continùeray de mon costé à contribuer en tout ce qui dépendra de moy à leur
sortie de L'accadie.
Je suis bien sensible à la grâce que vous avés faite à M. du Chambon Vergor de
luy procurer une Compagnie à L'isle Royale, mais vous me faites l'honneur de me
marquer qu'il ne peut avoir son changement pour le Can-da, qu'autant qu'il s'y presen-
teroit un Capitaine qui voudroit passer à Loiiisbourg. Comme je vois cependant, Mon-
seigneur, que vôtre intention seroit de mélanger les officiers des troupes de françois et de
Canadiens, du moins M. de la Galissonière me dit à son départ qu'il vous le proposeroit.
vous pourries, Monseigneur, accorder à M. Vergor une Compagnie icy de celles qui
vaquent, je ne le verray jamais servir dans cette colonie que par cette voye, car il ne
se présentera point d'officier de Canada pour passer à Loiiisbourg dans le même grade ;
ce seroit une satisfaction pour moy bien grande, ayant vécu avec Luy depuis que je sers
dans les Colonies et je vous suplie Monseigneur de vouloir bien me Tac order. Cet
officier est à la mer, sans quoy il auroit l'honneur de vous demander cette grâce.
M. de Lery m'a remis cette année les Toisés que je luy ai demandé.
J'ay l'honneur d'Estre avec un profond respect
Votre très humble et très obéissant serviteur,
BIGOT.
Ql \ I 1/ OOIE 01 U \i>i i \ il/' in, il \i i \ i
DOC. DE LA SESSION No 18
,,,.;.■■' i ,
Monseigneur, Je répond à la Lettre que vou h l'honneur de m'i
I.- |i ' .1 mu dei niei
M . «le Bonns \ ent ure C< >mm mdant à ITmIi i
retour du Bâtiment qui lujavoil apporté L/ann< s demi i . tri
de farine et du bled pour Semence, qu'il mourroienl de I d< \j
aussi tost sa Lettre reçue de vivres, ce que je fi u r le champ, I !
averti par Luy qu il j refugioil quantité de famille
tendoH point et qu'il Leur falloit des rivri lié de Batinx
qui leur en onl porté, avec des Btofes pour habillemen , Tanl pour Ica h
pour !'"; acadien qui se refugioient boul sud , i ce qi lommandanl me mandi
qui gèle roient cet byver si |«- n'y pourvoi J turay l'honneur de
les derniers Navires un Estai aprécié de ces ESnvoys qui doivent |
de l'Isle Royale, mais je ne croi pa ■ pouvoir vous en Envoyei i. déchai
recevras cette année que celles des dépen es faite pour cet! il ' '
Royale en 1 7 11».
.le n'ai fait aucun de ces Sortes d'Envoys que je u iy ordonné au garde maga m 'lu
port La Joye d'En Enregistrer exactement la Livraison, pour e tn i en E I f
le payement des habitans de L'Isle, aussitost qu'il Seroit possible, Je l'ay néantmoii
prévenu que Les aoadiens dévoient recevoir La Ration gratis au moins cTeu
sestant retirés que bous ces conditions, ils ne pouroient pas subsister autrem
Quant aux Envoya faits à I ^l Rivière Si Jean et à Chedaïk, comme i1 do
suportés par La Colonie, Je ne vous en En verray point de décharges, ni pour cette ann
ni pour 1749, mais seulement dos tëtats apréciés qui vous feront connoître Le montant
de ces dépenses qui Sont Enormes et que je ne fais que par i té pour ne pas !-
prendre ces Terrains aux Anglois.
Le Roy y nourit et Entretient pour ainsy dire tous les Sauvages de ces cantons
qui gardent ces postes et si Les Anglois ne fussent pas Informés qu'ils y sont, ils auraient
tenté d'en chasser Les françpis et ils y auraient réussi n'y étant qu'en très petit nombre.
M. de La Corne a d'ailleurs gardé des Batimens pour Transporter les acadien
qui coûtera Et celuy que j'avois envoyé à M. Boishebert à la Rivière St-Jean ce prin-
temps chargés de vivres y a été pareillement retenu par cet officier pour y Transporter
des familles de Beaubassin, mais La veille qu'il devoit sortir pour les aller chercher, un
Vaisseau de 60 Canons parût devant cette Rivière avec un Batteau armé, ce dernier y
entra et Le Capitaine présenta à M. Boishebert ses ordres qui portoient de couler 1
les Batimens françpis qui y entreraient et de prendre ceux qui en sortiraient. Ce der-
nier officier renvoya L'anglois avec promesse de Luy faire tenir Lorsqu'il seroit au Large
Ses ordres qu'il avoit gardé ; Lorsqu'il fut rendu à son Bord, il Luy cria que S'il ne les
Lui renvoyoit pas sur Le champ, il alloit amariner Le bâtiment françois qui étoit dans
La Rivière et qui étoit celuy que je Luy avois Expédié ce printemps. Il le fit En effet ;
M. Boishebert en ayant été averti fut Le reprendre et comme il entrait d'un coté à
Bord, Les anglois Sortoient de L'autre, mais Néantmoins L'anglois garda à son Bord six
matelots françois qu'il avoit fait passer en amarinant notre Brigantin, J'ignore jusqu'à
présent ce qu'il en a fait, il ne Les avoit pas rendu au départ du Courier que M. Boishe-
bert nous a depesché Le 15 aoust dernier.
Les ordres que cet officier anglois avoit de prendre nos batimens nous ont déter-
miné à armer un Brigantin de 130 à 140 Tonneaux de 10 Canons, et 70 hommes d'Equi-
page dont 32 soldats, pour convoyer une goélette chargée de vivres que M Boishebert
Et Le P. Germain nous ont demandé par Le même Courier pour passer L'hy ver ;
C'est Encore une augmentation de dépense bien considérable et qui est cependant Indis-
pensable, Je suis persuadé que cette Colonie coûtera plus au Roy, jusqu'à ce que Le
règlement des Limites soit arresté, que Les acadiens soient Etablis sur nos Terres et
que les Sauvages des pays d'enhaut soient revenus à Leur devoir, qu'elle n'a fait pendant
La guerre. Les dépenses sont immenses et hormis d'abandonner Tout aux Anglois, Je
ne prévois pas que cela puisse estre autrement.
382 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Ayant vu que Les Envoys qui sont faits à Chedaik et à la Rivière St-Jean estoient
considérables, .J'ay envoyé ce printemps dans ces denz postes un garde magasin, à qui
j'ai donné «les Instructions qui portent de ne rien délivrer sans un ordre par Ecrit du
Commandant, mais qu'ils pourraient vendre toutes fois avec sa permission, Et J'ay
réglé le prix de chaque nature d'Effets. J'ay recommandé à ces Mr" beaucoup d'écono-
mie, elle est bien difficile avec des Sauvages qui sont Insatiables ; il faut en outre nou-
rir et habiller Leurs familles, parce qu'on les empesche d'aller en chasse.
On me demandoit dans ces deux postes avec Instance des Lards, J'y ay fait passer
ceux que vous avez eu La bonté d'envoyer par Le Tourneur pour Les Troupes, ils sont
venus fort à propos, n'y en ayant point dans La Colonie, ceux destinés pour Les postes
d'en haut doivent y avoir déjà été envoyés. Les Troupes en garnison dans Les trois
villes mangeront du bœuf frais jusqu'au printemps et pour Lors Le fournisseur ne
manquera pas de Salaison.
J'ay fait refaire le chemin qui va de La Rivière du Loup au Lac Témiskouata,
d'où L'en descend au poste de M. Boishebert ; J'Etablis L'année dernière deux gardiens
avec un petit magasin de vivres où Les Couriers qui nous viennent de Chedaik et de
la Rivière St Jean en prennent Lorsqu'ils vont et viennent ; nous avons des nouvelles
sous 8 jours de ce dernier poste, et en 10 ou 12 du premier.
Ce chemin avoit été fait du temps de la guerre, mais les bois qui avoient repoussés
et quelques fossés comblés commençoient à le rendre impraticable, cette réparation a
coûté 6, ou 700 livres.
♦ J'ay l'honneur d'estre avec un profond respect Monseigneur
Votre très humble et très obéissant serviteur,
BIGOT.
Bigot au ministre.
Québec 1er 9bre 1750.
Monseigneur, — Comme je ne veux point Vous Laisser ignorer Les dépenses que Les
Postes de La Rivière St-Jean et de Chedaïque ont occasionnés la présente année, j'ay
L'honneur de Vous adresser un Etat aprécié des Vivres, munitions et Effets qui y ont été
envoyés Tant pour La garnison qui est considérable que pour Les habitans et les sauva-
ges, ils sont pourvus jusqu'à L'Eté prochain, Vous verrez, Monseigneur, que cet Etat
monte en munitions et Vivres à 297,389 livres 19 sols.
Je compte que Le Roy y a nouri près de 2,000 personnes tant en troupes que
familles acadiennes et familles sauvages qui ne font rien d'abord que Le chef est employé,
il a fallu d'ailleurs munir ces sauvages de leur nécessaire ayant été continuellement
en guerre.
Comme cette dépense est passée dans la Colonie, elle a fait un objet assez considé-
rable pour que les Dépenses générales paraissent estre plus fortes mais je compte que
cette partie diminuera des trois quarts L'année prochaine, attendu que ces postes seront
établis et les magasins bâtis et que L'ordre y sera mieux observé et qu'y tenant un plus
grand nombre de troupes, celuy des Sauvages diminuera et par conséquent Leurs familles
qui mangent et consomment continuellement quand elles Sont à la charge du Roy.
J'ay l'honneur d'estre, &c.
Cornwallis aux lords du Commerce.
Halifax, 30 avril 1750.
Milords, — Conformément à l'avis du Conseil, je vous envoie cette lettre aujourd'hui
par un estafette. C'est avec un grand regret que j'abandonne le sloop bien armé et bien
monté qui devait faire voile aujourd'hui même pour la baie Verte.
Vos Seigneuries se convainqueront de l'urgence d'envoyer un estafette en apprenant
que La Corne et le Loutre sont à la tête de 2,500 hommes à Chignectou, que le major
Lawrence s'est vu dans l'obligation de rembarquer avec son détachement le jour même
de son arrivée à cet endroit et que tous les habitants de la rivière-aux-Canards, des
01 \ i 1/ OGJB DJ i' \i>n SB 11/' DOOl »//. \ \ ''K\
DOC. DE LA SESSION No 18
Minet, «l<> Pisiquid <-t de Oobequid que [/* Corne* I le Loutre ont •'-(*« ni pu lu j»n-H
peotive d'un ddi isaore général, ir le point de quitta r la provina
retenir plus longtemps le sloop qui d«»ii imn j .< . 1 1 . i . . -, .|.j,..in m< u <!••
demandera Vos Seigneurie de prendre connai unr»- dr mu li-t.tn
le duc de !'.<•< 1 1'« >n I, H du 0 ■ in|-l •• i « inlu que lui B I I I ' i I □ D " de
oette province, et dans lequel te trouve au i mon opinion p< i onnelle.
.l 'espère que V os Seigneuries donneronl tion leui tion imméd
Si nous reoevons un nombre Butfisanl de troupes je me fai fort de mettre bientôt Is j po
vince dans un état aussi prospère qu'elle ne l en dépit de la détermination que
prendront les habitant ; françai de 6 retirer ou de re fcer m u n un renfort efl
nous ne poui oni rien faire.
( 'munie <•( qui oe passe actuellement ooncerne également tout*
le vais envoyer un compte rendu des manetuvre de Françai i le la baie
du SuTassachusetts et du Ne* BEampshire. Je prie Vo Seigneuries de leur faire pai
l'on lie de bous assister et de faire cause commune aveonou dan i tuation actuelle.
Sans vos instructions à oet effet, nous ne pourron rien obtenir de leur i
Je sui i <fec
(8igné) EDWARD CORNWALL1
Aux lords «lu < bmmerce.
Joint à lu lettré de Cornwallis aux lords du Commero* du 10 juillet 1760,
Nonvelle-Eoosse Kkcit DE LA KfABOHM DU DÉTACHEMENT COMMANDE PAB LB MAJOB LAW
1760. BENCE, A. PRES son BNTRÉB dans LB BASSIN DB CHIGNBCTOU.
Vendredi^ ~0 avril 1750 — Sur la nuit tombante par un temps clair et beau, nous
jetâmes L'ancre immédiatement après avoir franchi l'entrée du bassin de Chigneotou. La
marée montante ayant cessé dès que nous fûmes mouillés, je délibérai avec le capitaine
Rous quant aux moyens de nous renseigner sur l'endroit où nous devions aller, la force de
l'ennemi et les dispositions des habitants. Nous n'avions pu obtenir aux Mines aucun
renseignement à ce sujet, excepté les paroles de Charles Leblanc que nous avions forcé
de monter à bord avec un autre habitant de cet endroit, paroles qu'il proféra, dans son
mécontentement et sa colère de se voir entraîné malgré lui, et qui n'étaient pas de
nature à nous encourager, En vue cFobtenir des informations plus précises, nous déci-
dâmes d'envoyer trois bateaux bien montés et bien armés à un village situé du côté sud
du bassin, croyant qu'il y avait moins de danger de rencontrer de l'opposition à cet
endroit. Le[s] capitainefs] Clapham [et] Cobb, avec un pilote français et 30 des meil-
leurs hommes de Goreham et de Cobb, reçurent Tordre de s'embarquer dans les bateaux,
de se diriger en toute diligence vers le village désigné et d'en ramener 3 ou 4 habitante,
s'il était possible. Le détachement partit vers la onzième heure, mais un changement
s'était produit dans l'atmosphère depuis le moment de notre mouillage et les bateaux
rencontrèrent un si çros temps que l'un d'eux fut presque rempli ; les deux autres
furent bien près de se perdre, aussi et tous revinrent sans avoir atteint le village. Le
samedi, 21, nous levâmes l'ancre à la marée du matin et nous nous avançâmes de trois
lieues dans le bassin, mais nous fûmes obligés de mouiller encore une fois, car le temps
était horriblement pluvieux et mauvais. Dans l'après-midi, j'ai envoyé le capitaine
Bartelo en reconnaissance sur le vaisseau de Cobb ; j'ai fait embarquer avec lui Landry
le délégué des Mines, auquel j'ai confié une lettre conciliante que je l'ai chargé d'aller
délivrer aux délégués sur le rivage. Je lui appris avant son départ que pour m'assurer
de sa bonne foi j'avais donné instruction au capitaine Hanfield de garder sa femme et
ses enfants comme otages ; que cette lettre renfermait ma volonté et mes intentions à
l'égard des habitants ; que j'espérais qu'après l'avoir reçue, les délégués conformément à
leur devoir, se rendraient à bord du vaisseau de Sa Majesté, YAlhany, pour y recevoir
mes instructions et que lui-même devait revenir à bord immédiatement après avoir
remis cette lettre, s'il était possible. Yers les onze heures du soir, Cobb revint avec son
vaisseau après avoir transporté Landry à terre sur un canot dont il s'était muni pour
384 M:< lll\ ES CAS ADIEUX \
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
cela. Cobb ne Le revit pas ensuite et m'informa que les maisons que nous avions remar-
quéefl dans la partie basse de la ville brûlaient depuis onze heure- do matin et qu'elles
avaient été toutes réduites en cendres, à L'exception de quelques-unes situées dans un
certain endroit que le capitaine Bartelo croit avoir irgnées par l'ennemi dans le
y installer et de b'j défendre. Oes renseignements me firent croire que les
habitants étaient mécontents et que s'ils ne se sentaient ps forts pour s'opposer à
notre débarquement^ ils étaient détermina retirer dans les bois et à faire tout le
mal possible pendant L'absence de Cobb. Olapham, Goreham et le détachement qui
avaient déjà tenté d'atteindre le village devaient partir une seconde foi- en reconnais-
sance, mais le temps au lieu d<- s'améliorer était devenu plus mauvais et le projet fut
jugé impraticable ; d'autre part Le délégué Landry étant détenu, il eut été impossible de
rencontrer les délègues de l'endroit et d'obtenir aucun renseignement concernant
l'ennemi. Après avoir renoncé à cette tentative il fut décidé de mettre tous les vais-
seaux (excepté YAlbauy qui ne pouvait sans danger avancer davantage) sous voile a la
marée du matin, de s'approcher de la place autant que possible et de débarquer les
troupe s.
Par conséquent, le dimanche, 22, le temps étant beaucoup plus favorable, nous
levâmes l'ancre avec l'intention de débarquer les troupes du côté des marais situés au
nord du village, afin d'éviter les ennuis que nous aurions eu à subir en débarquant le
soir précédent. Ces digues sont situées sur le côté opposé de la rivière et s'éten-
dent vers la baie Verte. Nous atteignîmes l'endroit désigné avec de grandes difficultés
au moment de la marée haute et en moins d'une heure et demie les dernières troupes
étaient rendues sur le rivage sans avoir rencontré la moindre opposition. Au moment
où les troupes prenaient leur position, la pluie commença de nouveau à tomber. Nous
aperçûmes en même temps deux paysans qui agitèrent plusieurs fois un grand drapeau
blanc qu'ils plantèrent ensuite sur une digue élevée à une distance d'environ un quart
de mille de notre gauche. Je crois que c'était un pavillon parlementaire ; je chargeai le
capitaine Scot d'aller s'enquérir et d'informer ces personnes que je n'entamerais aucun
pourparler avec qui que ce soit avant que les délégués ne se rendissent auprès de moi
conformément à mes ordres de la veille. Le capitaine revint et m'informa que les deux
hommes (qui étaient des habitants) avaient reçu ordre de planter le pavillon à cet en-
droit pour marquer la frontière des territoires du roi de France ; qu'ils n'avaient pas
reçu de lettre de moi et qu'un officier de M. de la Corne était en route, chargé d'un
message pour moi. A l'arivée de l'officier, j'envoyai une seconde fois le capitaine Scott
auquel je donnai ordre dédire au messager du commandant français que Son Excellence
le gouverneur de cette province enjoignait à M. de la Corne de se retirer immédiatement
des territoires de Sa Majesté, sinon, que les ordres qu'il avait reçus de M. de la Jon-
quières ou d'autres ne m'empêcheraient pas de le traiter comme un incendiaire public.
L'officier répondit au nom de M. de la Corne qu'il souhaitait que j'attendisse un peu et
que le commandant français lui-même se proposait de me rencontrer si je le lui permet-
tais, et de me montrer ses ordres. Dans l'intervalle, je remarquai que la digue susmen-
tionnée était couverte de sauvages jusqu'à la mer, qu'à l'une de ces extrémités se trou-
vait un bois épais et à l'autre une rivière. J'eus l'intention de faire tirer sur cette digue
dans le dessein d'atteindre le pavillon mais après avoir considéré ce qui aurait pu en
résulter et avoir demandé l'avis du capitaine Bartelo, il fut convenu que cette tentative
eut été téméraire dans les circonstances et qu'elle eut pu avoir des résultats désastreux,
qu'il était plus prudent de rester tranquilles jusqu'à mon entrevue avec de la Corne, et
dans l'intervalle, de reconnaître la rivière qui coulait à notre droite et que nous étions
obligés de franchir pour sortir de l'endroit où nous étions. A ce moment, je découvris
que nous étions entourés de. tout côté par des ennemis nombreux disposés de manière à
profiter de tous les avantages du terrain contre des adversaires qui n'en avaient pas la
moindre notion.
C'est alors que j'envoyai Cobb avec un détachement. Bien qu'il ne pût nous don-
ner des notions utiles sur l'endroit, celui-ci était considéré comme le plus familier avec
cette région :
Il devait examiner la rivière et trouver l'endroit le plus favorable pour la traverser,
afin d'atteindre le village de Chignectou qui à ce moment était désert et réduit en
Ql \r ILOGIE DEB \< \i>n \. i i / ' DOi ! l/i '• /
DOC. DE LA SESSION No 18
oendrei . i I sxoepl ion d une doai tins de mai on qui
du village t'»"1 le re I s él a il con um< j coin pi i
A ion retour Cobb m'apprit qu'on ne pouvait travei ui la
on embouchure . je donnai 01 dre aui bateau ■ d<
di iui\ re et au i < roupe de \ i endi e en longeant le i
A oe n uni , \l de la Corne m'< nvoya un parlementaire me dire i\\\ il une
entrevue J allai le renoontrer en cou d< • ipitaim Kart lo i \ d
.ni i\ èe i»- lui adre lai toutes le que i ion i que je ci u
, pérant obtenir quelques renseignement l'unnTimni • •■ t'* ><
et aei intentions, Entre .min- qu< bion , je lui demandai de qui il i Ire
de pénét rer but les tei ritoirei d<- Ba Ma )i té et
dentl I i me répondit qu'il était envoyé par M de la Jonquière pour prendre po e ion
de Ohipoudy, de la rivière St-Jean, de tfemeramcouk, de l' la
contrée située sur le baut de la rivière qui coulait à notre droite, comme appartenant
roi de Pranoe et qu'il avait reçu instruction de défendre el de»
partie du pays, jusqu'à ce que la question des frontièn entr ix cour
réglée par des commissaires nommés à cette fin. Je lui demandai où étaient les babi
tantsl 11 me répondit qu'ils étaient dispersés sur leurs territoir» 0 ient
déléguées 1 Qu'il n'j en avait pas. Qui avait inoendié Beaubaasin, qu'il admit appartenir
au roi d'Angleterre? Les sauvages, dit-il, qui réclamaient cet endroit comme leur
propriété. Qui les avait conseillés? Il L'ignorait entièrement. (>n était I able le
Loutre, Lequel en sa. qualité de prêtre dis- je, s'est, livré a dej intrigues inffti lel-
Les (La Corne) comme militaire doit prendre part Je demandai à voi 11
parut tout d'abord enclin k me les montrer, mais il finit par refuser complètement Bi
ses réponses péremptoires furent données «le façon à me convaincre que e projets
étaient bien arrêtés et qu'il avait rassemblé dans cette partie <!<' \a contn ton
suffisantes pour s'y maintenir même contre des ennemis beaucoup plus puissants que
nous, U m'avoua aussi sans scrupule qu'il avait un nomlue considérable de Canadiens
avec lui, comme une lettre de Mascarène nous l'avait appris.
En somme, le commandant français avait judicieusement pris ses posi ions et fait
preine d'un grand jugement En effet, avec la digue susmentionnée à sa droite, une
élévation boisée en arrière et un bois à sa gauche, il commandait tellement tout Le •
de la rivière qui servait de démarcation entre le terrain qu'il réclamait et Beauba--in
qu'il nous concédait, que je craignis qu'il nous fût impossible de lui disputer cette partie
de la contrée.
Avant mon départ, je rappelai à son attention une partie du message que je lui
avais transmis déjeà par le capitaine Scott, mais convaincu de ses forces supérieures et de
ses avantages il parut dédaigner mes représentation et désirer qu'on en vint aux prises.
Il me demanda même ce qu'il devait attendre de moi 1 Je lui répondis que j'étais
venu pour protéger les sujets de Sa Majesté, chasser de la province les sauvages, nos
ennemis et tous nos autres ennemis, quels qu'ils fussent. Après l'avoir quitté, je
commençai les préparatifs pour traverser la rivière et prendre pied à l'endroit qu'il lui
plût d'appeler notre terrain, car il eut été imprudent sinon impraticable de tenter un
effort contre la digue située sur notre gauche, sans compter qu'une grosse pluie commen-
çait à tomber et que le temps devenait aussi mauvais que je ne l'avais vu.
Dès que nous nous mîmes en mouvement, l'ennemi mit le feu aux maisons qui
avaient été épargnées. La destruction des dernières maisons et le temps affreux qu'il
faisait en ce moment, me firent considérer si nous devions traverser la rivière et quel
profit nous en aurions retiré. Je conclus que nous ne pouvions en retirer aucun
avantage ; qu'au contraire, ce mouvement serait extrêmement harassant et fatiguant
pour les troupes, que nos vaisseaux laissés à sec seraient tombés au pouvoir de l'ennemi,
que nous nous serions exposés à nous faire couper toute communication avec nos vais-
seaux par des forces infiniment supérieures et que dans de semblables circonstances le
détachement aurait été totalement anéanti. Je me suis servi à dessein, en parlant des
forces de l'ennemi de l'expression infiniment supérieures pareeque j'avais la conviction,
après avoir constaté que la contrée avait été incendiée (celle qu'on avait admis nous
appartenir) qu'on avait emmené tous les bestiaux et que M. de la Corne affichait un air
336 M;< lli\ /> CANADIEN VE8
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
de supériorité, j'avais La conviction, dis-je, que les habitants juscju'au dernier s'étaient
révoltés et réunis au commandant français. Après avoir considéré le nombre de villages
et de maisons et les comptes rendus de Winit, de Miller, de Clapham et autres, je
présumai que le nombre de ces habitants ne devait pas être au-dessous de mille, sans
compter les sauvages qui pouvaient être rassemblés à quinze jours d'avis, et tenu compte
des troupes régulières de la Corne, des Canadiens et des habitants révoltés de toutes les
parties de la province, qui, après avoir commis de semblables aetes de désespoir, ne
devaienl reculer devant rien, je me déterminai en face de ces difficultés et après avoir
consulte' quelques-uns des officiers, de donner ordre aux troupes de rembarquer, au
moins pour la nuit.
Une fois retourné à bord, je considérai sérieusement la position et les avantages de
l'ennemi, nos propres forces et les chances d'opérer un débarquement le lendemain matin.
Nous ne pouvions nous retirer nulle pirt parce que tout avah été ravagé et nous serait-
il resté un endroit pour nous installer que le fait de prendre position sur un coté de la
rivière et de laisser l'ennemi sur l'autre, eut été dans les circonstances un aveu tacite de
la justesse de ses réclamations. Quant à le chasser de sa position (la seule chose à faire)
il aurait fallu, selon l'avis de tous les officiers, une force beaucoup supérieure à celle dont
nous disposions, car les habitants que nous avions l'espoir de gagner à notre cause,
s'étaient révoltés et les communications qu'il nous aurait fallu entretenir entre la baie
Verte et Beaubassin étaient devenues impossibles. Je me vis donc forcé de conclure
que nous avions été frustrés des avantages et des profits que nous attendions de notre
expédition par un ennemi qui avait pour lui la supériorité du nombre, de la force et de
la situation, et qu'un engagement dans de telles circonstances n'eut pas manqué d'être
décisif et même fatal.
A ce moment, il me parut évident qu'en restant davantage à cet endroit, je ne
ferais qu'encourager et augmenter l'insolence de l'ennemi et qu'il ne me restait plus qu'à
tenter de le harceler à Chipoudie ou à Memeramcouk, s'il était possible. Après m'être
arrêter à ce dernier projet, nous descendîmes le bassin sur les transports et, la même
nuit, nous rejoignîmes YAlbany à minuit. Le lendemain matin, je fis part de mon pro-
jet au capitaine Rous et à la plupart des officiers qui ne l'approuvèrent pas ; au con-
traire, ils pensèrent que dans l'intérêt du service de Sa Majesté nous devions retourner
aux Mines en toute diligence, de crainte que quelques sérieuses déprédations ne fussent
commises dans cette partie de la province, basant leur appréhension sur le peu de succès
de notre expédition à Chignectou et sur les dispositions malveillantes que les habitants
avaient manifestées à notre égard lorsque nous partîmes de cet endroit. Nous décidâ-
mes donc de rebrousser chemin directement et, après un rude voyage, nous arrivâmes
aux Mines, le 26 avril 1750.
(Signé) CH. LAWRENCE.
Le chevalier de la Corne à Monsieur Desherbiers, gouverneur de Vile Royale.
Memeramkouc ....... 1750
Le premier may les feux des signaux ont paru à trois heures (?) du soir ; deux
heures après on a vu dans la baie sept bâtimens anglois qui ont été mouillez à Oueskak,
havre nommé le Grand Maringouin, où ils ont passé la nuit. Il y avoit une garde vis-
à-vis les bâtimens de vingt hommes pour les observer, et une autre de six hommes à
une lieue en deçà. Je rassemblai mon monde des deux rivières (a) à Memeramkouc où
j'avois mon camp. Monsieur de Bayeuil que j'avois mis commandant à Oueskak m'en-
voya un exprès m'avertir que les sept bâtimens étoient mouillés au Maringouin, sans
avair fait des mouvemens dans la nuit. Je fis. partir cinquante Sauvages qui furent à
Oueskak avec le père de la Corne, (6) et j'y arrivai à la pointe du jour avec les François
et les Sauvages qui me restoient.
A huit heures un bateau portant flamme se détacha des autres pour aller à Beau-
bassin où est l'église, il y mouilla et sa chaloupe avec une petite pirogue où il mit un
(a) Petitcoudiac et Chipoudy.
{b) Religieux récollet, missionnnaire des micmacs à Miramichi, et frère du chevalier de la Corne.
01 m: ILOGIB DJ • LO LD/J VS I I / 0 DO01 IfJ '- \ 869
DOC. DE LA SESSION No 18
Aoadien des Mines pour porter une lettre en forme rl'oi
pouf se rendre à bord du bâtiment du Roj nomni I Alba\
L'homme arrivé i terre trouva les Micmacu qui brûloienl li ma I M lu
ohapelle Sic A.nne II • is lai tirent du dit en de le lettre et le gard< r< ni la n
avec eux ; le londemaio matin, l'ont envoy< pai di ilonsieui II.
.t liuii i heures bî t bâtiment furent mouilles un peu plu bs qu< lies i ta in où toul
en feu, mis par les Sau âges de Mon ieur LeLout ; , ■. ., |,
à terre leurs troupes à la pointe à Beauséjour, ur i ty de la rivière qu poi
tage de ls Baie N ert< , au ûtôl le capitaine de la côte de Is dite point
leur parler avec uu pavillon blanc, et leur dit qu'il avoit ordre de ne le ps lai ei mettre
b terre, par le commandant françoi qui i roi! pri po i ion de i adroit su nom de
Majesté Très ( 'hrét ienne.
L'Angloia demanda à parler au commandant . Monsieui de Bayeuil qui
alors fut leur parler \ ils continuèrent à demander le commandant
tant «'t m'y transportai avec Monsieur de Ligneris où étant k demi chemin, Moi
Scott capitaine vint parler .:i Monsieur de Ligneris qui demanda son commandant.
Oe monsieur lui répondit qu'il ne sçavoit pas b il i iendroit parce qu 11 étoit colonel.
Monsieur de Ligneris lui réplique que s'il ne venoit pas j'allois m'en retourner et suii
mes ordres. Oc Monsieur fut parler à son commandant qui vint avec un capitaine
un ingénieur François. Il me «lit qu'il étoit bien surpris de voir un pareille incendie et
de nous voir sur les terres du Roy sou maître, qu'il avoit ordre de Son Excellence lion
sieur de Cornwallis de médire de me retirer; que c'étoit aller contre le droit des ge
et contre la bonne foy de venir sur leurs terres et d'engager les Sauvage a leur faire la
guerre, et taire révolter les Acadiens contre le K<>y.
Je leur repondis quej'étois sur les terres du Roy mon mestre, et que j'avois ordre <l-
mon général, Monsieur le Marquis de la Jonquière de m'y maintenir à la Corée des ara
s'ils vouloient y faire des descentes, et que j'allois exécuter mes ordres s'ils ne se reti-
re ient sur le champ, qu'au surplus Monsieur de Cornwallis étoit informé du sujet d<- mon
voyage par une lettre que Monsieur le Général lui avoit adressée l'automne passée à la-
quelle il avoit répondu, que si les Sauvages ont mis le feu à Beau bassin ce n'étoit pas
par mon ordre et qu'il avoit tort d'avoir cette pensée, ainsy que celle de croire que
j'avois fait révolter les Acadiens.
Nous nous laissâmes et à l'instant ce commandant fit le signal à sa troupe de se
rembarquer, ce qui fut exécuté à l'instant.
Pendant notre pourparler les bâtimens s'échouèrent vis-à-vis les troupes qui étoient
à terre, et lorsque la mer fut haute la nuit, les bâtimens furent mouiller au Grand
Maringouin où étoit le Seneau. Ce bâtiment étoit de 200 tonneaux de 18 pièces de
canons ; et les autres en avoient aussi, ils partirent tous pour les Mines où ils sont
actuellement. J'ai appris par un exprès que j'ay envoyé aux Mines porter votre lettre,
Monsieur, à Monsieur Cornwallis, que le même détachement qui étoit venu à Beaubassin
étoit à Pigiguit où ils faisoient un fort, et qu'il y avoit actuellement dans la baie des
bâtimens qui croisoient et qui envoy oient leurs chaloupes à terre pour prendre du
monde ; qu'à Cobeguit ils avoient pris trois hommes, et deux autres à l'entrée des Mines,
qui y faisoient la garde par ordre de monsieur Le Loutre, et quils avoient arrêté plu-
sieurs habitans qui se sauvoient des Mines avec leurs effets ; que même ils avoient fait
feu sur les derniers. Ils tiennent ces habitans dans leur fort.
Monsieur Cornwallis attendoit quatre mille hommes de Baston au petit printemps
qu'il avoit demandé l'année dernière avec plusieurs bâtimens ; mais ils ont refusé et
même fait révolte à ce sujet.
Les troupes qu'ils ont amenées à Beaubassin ont refusé d'embarquer (a) aux Mines,
disant qu'il ne vouloient pas se faire lever la chevelure par les Sauvages. L'on pense
que les officiers n'en pensoient pas moins ; cela a paru être par leur échaffburée.
LE Chev. De LaCORNE.
(a) Ce doit être "de débarquer."
388 ARt un E& CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
JOUIINAL de ce qui s'est passé à Chicnitou ei autres parties des frontières de l'Acadie
depuis le L5 septembre 1 750 jusqu'au 28 juillet 1751.
tredeMon- Relation faite par Le Sieur de la Valière, capitaine des troupes de
lieur le comte L'Isle Royale qui était présent à tout ce qui B'esl passé sur les
l!' .'; •v"""" frontières de l'Acadie entre les françois et les anglois sur laquelle
•lu 26 octobre , . , » G l
L751, I ai tiré le mémoire que j ai fait concernant cette petite guerre.
Le douze Septembre L750 au matin, les anglois ont paru dans la Baye de Beau-
bassin au nombre de dix sept voiles, tant brigantins, que bateaux et goélettes. Ils se
sont rapprochés Le treize de Weskak où ils ont mouillé, le quatorze ils n'ont point fait de
mouvement, le quinze une partie a levé l'ancre et est allée à Beaubassin où les Anglois
ont tenté la descente, à laquelle les sauvages au nombre de soixante et les Acadiens au
nombre de trente s'opposèrent, et firent longtemps feu derrière un retranchement que
Monsieur L'abbé Le Loutre avoit fait faire, qui régnoit depuis la rivière des Planches
jusques à la Rivière de Mezagoùesch, les Anglois détachèrent une petite goélette pour
entrer dans la Rivière de Planches et prendre en flanc les sauvages et acadiens qui
étoient retranchés, son feu leur fît abbandonner la levée ayant été très vif 'pendant quel-
que temps.
Une autre goélette qui étoit entrée dans la Rivière de Mezagouech pour le même
dessein fût fort maltraittée par le feu des sauvages et accadiens, et avoir amené ne pou-
vant plus faire aucune manœvre.
Les Sauvages et accadiens incommodés du feu de l'autre furent obligés de l'abban-
donner et prirent la fuite, les Anglois voyant cette manœuvre donnèrent le signal pour
la descente qui se fit tout de suite en très bon ordre, les Sauvages et Accadiens ne tirant
que très foiblement, malgré les Pères Germain et Lalerne [sic pour La Corne], Mission-
naires qui les encourageoient, et qui eurent beaucoup de peine à se sauver la déroute
étant venue généralle, les Anglois marchèrent droit au cimetière qui étoit entouré d'un
mur de trois à quatre pieds d'hauteur et d'environ un pied d'épaisseur où ils se logèrent
tout de suitte les sauvages et accadiens en petit nombre tirèrent toujours quelques
coups de fusil mais hors de portée.
Pendant ce tems là, Monsieur le Chevalier de La Corne au mouvement que les An-
glois avoient fait pour s'approcher de JBeaubassin, s etoit porté avec une partie de ses
troupes et accadiens sur la pointe à Beauséjour et avoient laissé Monsieur de la Vallière
à Weskak avec son détachement et deux cent accadiens.
Les troupes en accadiens qui étoient avec Monsieur de La Corne étoient au nombre
d'eviron deux cents, les Anglois détachèrent du senaut et des bâtiinens qui étoient restés
mouillés devant Weskak, deux barges armées de vingt hommes chacunes avec un pavil-
lon sur le devant pour venir s'emparer des pirogues qui étoient dans la Rivière de Wes-
kak prestes à transporter du secours à la pointe à Beauséjour si on le demandoit.
Monsieur de la Valière fit partir de son détachement quarante hommes avec deux
ofiieiers pour s'y opposer, lorsque les Anglois s'aperçurent de cette manœuvre, ils brûlè-
rent deux amorces de fusil pour nous engager sans doute à tirer, mais lorsqu'ils virent
qu'on ne tiroit point, ils tirèrent deux coups de fusil à balle, on répondit par une
décharge qui leur tua leur patron de chaloupe et blessa quelques hommes ce qui leur fit
prendre le party de se retirer à leurs bâtimens, ils tirèrent quelques coups de fusil en s'en
retournant auxquels on répondit sur le même ton.
Le même jour Monsieur de la Corne envoya ordre à Monsieur de la Vallière de se
transporter avec tout son monde à la pointe à Beauséjour à la réserve de trente hommes
et un officier qu'il laissa dans le poste. ^û.
A son arrivée, il rendit compte à Monsieur de la Corne de ce qui s'étoit passé pour
l'engager à s'opposer à l'établissement que les Anglois formoient ayant commencé à
nous déclarer une guerre en tirant sur nos troupes, mais Monsieur de la Corne ne fût
point de cet avis.
Les Anglois depuis ce jour ont vivement travaillé à faire un fort, quelques jours
après le Sieur Bertetol, commandant une compagnie franche de soixante hommes, s'étant
avancé dans le bois pour faire la découverte à son ordinaire et ayant passé la rivière de
Mezagouetch et être venu sur nos terres comme il avoit déjà fait souvent, fut rencontré
01 \i IL0QI1 m L( \im \ VVRi i><» ! "
DOC. DE LA SESSION No 18
par un party de sauva iu nombre de trente cinq qui firent
un oombat oppini&tre, tuèrent le Capitaine, blc 6renl ol firent prUonn
. |,i hommes, tu< rent le rc te < il r< i i ■ • du I . i ■ ni .nuit - 1 d • i inq ou il bomn
(pli se sau\< rrnt dans Lui ir! i an-lnne-ii ! , il y ■•ul doil dont m n
mourut quelque tem apn •!<■ i l»l«- m <■ l« i lloii ni tout*
nuii' tirer ur leur camp, tuoient toujoui quelqu un el amenoi< ni don
Lee A ngloi • onl mal travaillé avec vigueur à l< m for! q
de lei recevoir ven le commencement d'octobre.
Le vingl trois Septembre les famit I< de IMumiir . Wi Icok, m in, les
Hébert, Menoudy, dont le babitans étoienl déjà à la pointu i I
et pa tèi enl Bur nol re terrain, les cadien mireni l<
son inges qui et nt pleines de bled el de foui de
ette, et oblige de nourrir tout familles aux dépen du H perdu même
une grande partye de leurs be tiaux dans cette oecs ion et le n adant I
n'ayant point eu de tel pour saller ce qu'il avoient pu réchapper, les oho i ont conti
nué dans |(> môme état ,
Lorsque les Anglois furent t'ait leur établi sèment dan le fort, le Capitaine I
détacha dans une pirogue armé de vingt hommes et fût pendant la nuit à Chipoudy ou
il enleva un habitant dans sa maison «pu étoit sur le bord de la mer, et l'ammens
Beaubassin <>ù il fut interrogé par monsieur llow sur notre ituation et
n'ayant pu rien tirer de luy, il le lit mettre aui forts ou il a re té pendant cinq ou six
jours, après quoy il sei contenta J<- le faire lier seulement) Le dit habitant trouva le
moyen un mois et demi après de s'évader et de revenir.
Monsieur le Chevalier (le la (orne partit de la pointe a I Va u .jour le huit OctODl
et fût relevé par monsieur de Saint Ours des ('haillon
Vers le quinze Octobre les sauvagee qui s'étoient aperçus et qui étoient informés
que Monsieur Hovv Commissaire des troupes angloises, venoient souvent se promener sur
le bord de la rivière, où il avoit déjà eu plusieurs conférences avec les officiers et m
sionnaires, parler aux hahitans, et tâcher de les engager à revenir à eux en leur faisant
beaucoup de promesses, furent avec des accadiens B'embusquer pendant la nuit derrii
une levée qui règne le long de la Rivière, et sur les huit heures du matin Etienne
Bâtard Sauvage dit Père la Corne fût avec un pavillon sur le bord de la Rivière ou les
Sauvages et Accadiens étoient embusqués.
Monsieur How vint aussy avec un Pavillon vis à vis de l'autre bord de la Pi\
le sauvage après avoir fait quelques questions à Monsieur How jetta son pavillon et
donna le signal à ses gens qui firent feu tout de suitte sur Monsieur How et le blessè-
rent mortellement.
Monsieur Lawrence qui s'aperçut de cela, détacha de son fort pour retirer Monsieur
How, les sauvages et Accadiens firent toujours feu, et après quelques coups de fusil
donnés de part et d'autre on l'enleva et l'on le porta au fort Lawrence ou il n'a vécu que
cinq ou six jours.
Les Sauvages et Accadiens ont toujours continué d'harceller les Anglois à peu près
dans le même tems les Anglois ayant passé au nombre d'environ cent sur nos terres vis-
à vis l'isle la Vallière, Monsieur de Saint Ours ignorant leur dessein marcha à eux avec
ses troupes, les Anglois à son approche repassèrent la rivière et se replièrent sur leur
fort, sans avoir non plus que nous tiré un coup de fusil.
Le fort Lawrence fit pondant ce tems le feu sur nous de son artillerie mais sans
effet, ayant une levée devant nous qui nous couvroit.
Le jour de la Toussaint les sauvages et Accadiens au nombre d'environ une quin-
zaine furent pendant la nuit aborder une goélette qui étoit sortie le même jour du
ruisseau de Galop et qui étoit échouée à l'embouchure de la Rivière de Mezagouesch sur
notre bord ; après avoir tué un ou deux matelots, fait prisonnier le capitaine et le reste
de l'équipage, avoir enlevé ce qu'ils trouvèrent à bord, mirent le feu et la firent consumer.
Ils trouvèrent dans cette goélette un Accadien des Mines qu'ils avoient pris de force
pour les piloter, Monsieur Le Loutre l'a gardé jusques dans l'hiver qu'il a euvoyé cher-
cher sa famille qui est actuellement sur nos terres.
390 ARCHIVE* CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Vers le quinze novembre, le capitaine Cox, comman lant un battcau armé de trente
soldats de la Compagnie de Gorom et de sii canons <|ui croisoil depuis le Cap Enragé
jusqu'à Iïeaubassin aperçut une chaloupe qui BOrtoitde l I Rivière Petkoutiak commandée
par Biichau d Amboise faisant route pour la Rivière Saint Jean, luy donna chasse toute
la journée et la força sur les quatre; heures du soir d'échouer a pleines voiles sur le Cap
des Demoiselles sur la côte de Chipoudy, il tira beaucoup du canon sur elle des qu'il la
vit échouée, fit descendre vingl hommes qui furent à la chaloupe, poursuivirent cinq
hommes qu'il y avoit et qui l'avoient abandonnée et se retiraient en faisant feu sur eux.
Ils prirent dans cette chaloupe la grande voile, un lit de plume, quelque peu de lard
et des poids et apportèrent son ancre au large à la longueur de son câble.
Le Sieur de Baurant, officier des troupes de Louisbourg, qui étoit commandant de
ce poste et qui étoit à deux lieues de là ayant été averty b'v porta avec environ trente
liens et s embusqua à portée de la chaloupe où il passa la nuit avec son monde, après
avoir fait rapporter l'ancre à terre et fait décharger en partie la chaloupe afin qu'elle
pût flotter.
Le capitaine Cox s'etant aperçu qu'il étoit arrivé du monde par les cris sauvages
que les Accadiens faisoient, fit tirer beaucoup du canon* pendant la nuit qui ne fit aucun
effet, le jour étant venu, les Anglois ayant découvert le Sieur de Baurans et son monde,
continuèrent à faire un feu très vif de leur artillerie, mais qui fût toujours sans t ffet
étant sur la pente d'un ruisseau qui luy servoit de retranchement.
Vers les quatre heures du soir aprè avoir tenté de mettre du monde à terre dans
deux piroques armées d'environ douze à quinze hommes chacune, et ayant été repousses
par trois fois, ne voyant point d'apparence de réussir, le capitaine Cox fit lever l'encre
et abandonna la chaloupe, n'ayant pu se rendre à sa destination, le capitaine Cox ayant
toujours dans cette partie croisé sa cargaison qui consistoit en vingt banques bled ou
farine et un quart de lard, a été prise pour le compte du Roy et distribuée par ordre à
Monsieur de Saint Ours à une partie des habitans qui n'ayant pu faire leur moisson
dans son tems ayant été employés aux gardes, tant de Chipoudy que de la pointe à
Beauséjour avoient tout perdu et étoient réduits à périr si on ne leur avoit point donné
du secours d'autant que Monsieur de la Corne leur avoit promis au nom du Roy qu'ils
seroient dédomagés de teutes les pertes qu'ils feroient ce qui n'a été exécuté que très
foiblement.
Il y a toujours eu depuis le mois de May, cinq Postes dans cette partie, sçavoir :
au cap Enragé deux hommes pour mettre le feu au bûcher qui servoient de signaux si
tôt qu'ils verroient des bâtimens pour rassembler tout le monde, deux à la Potrie, deux
à Haha, deux à l'Embuscade ou pointe de Chipoudy, deux au cap des Demoiselles pour
le même objet, tous ces signaux se communiquoient les uns les autres et avertissoient le
camp.
Ils ont subsisté jusqu'au quinze Septembre que les Anglois ont fait leur établisse-
ment, on a indépendamment de ces postes toujours entretenu un corps de garde de dix
hommes jusqu'à la fin de Décembre toutes ces gardes étoient nourries aux frais du Roy.
Depuis la descente des Anglois à Beaubassin, indépendament des troupes qui étoient
à la pointe à Beauséjour, il y avoit quinze hommes de Chipoudy, quinze de Petkoutiak,
quinze de Memeramekouk, le lac, la coupe, tintamarre, et la près des Bourgs et les
Réfugiés fournissoient environ une cinquantaine d'hommes, tant à la pointe à Beausé-
jour qu'à point à Buot ou il y avoit une garde de trente hommes, tout ce monde se réle-
voit tous les huit jours et étoient nourris aux vivres du Roy.
A la fin de Novembre, Monsieur de Saint-Ours ayant assemblé les habitans pour
leur demander de faire les logemens pour l'hyvernement des troupes qui étoient dans des
granges, fournir du bois et de l'eau qui se trouvoient fort loin, ils répondirent que la
chose n'étoit point praticable, n'ayant plus dans cette partie que très peu de bœufs et
même hors d'état de pouvoir charroyer, faute de fourage qu'ils n'avoient pas pu faire,
et la saison trop avancée pour lever les écorces et couvrir les maisons, là dessus Monsieur
de Saint Ours prit le party de laisser un officier à la pointe à Beauséjour avec une garde
de vingt accadiens qui dévoient se relever tous les huit jours et d'aller hyverner au Lac
distant d'une lieue et demie où il a fait faire des barra.ques couvertes de foin pour être à
portée du bois et de l'eau.
>,i \ i [LOOIE m i' \i>i i \- m/' D0( /
DOC. DE LA SESSION No 18
l ! ,i établi un poste au pont à Buol , c'est-à-dire à la
de la Rivière de Mozagouesch, dam le haut à uo quart de lieue de on oamp w \
étoit conjpo ■«'■ de dix homme , oommandi par M< - ieui ' !at«
à l'Eguillette qui e relevoient bou les quinze joui depu a de la poin
Beauséjour qui e I faite vei le oomroencemcni <l«- l>< '-■■•■min ■
Les Sauvages se sont oabannés derrière nou el alloienl h
1er les Anglois qui les on! poursuivi! plu leui foi âvement el nomroén
mois de ï<\ i- i i • i- ; 1rs sawva^r.s ri arra< I n-ii :, ayant .!»'• a leur ordinaire I, | |en
Anglois qui faisoient du l><»is, Monsieur Lawrence détacha d< irontro
hommes qui poursuivent les sauvages et accadiens au nombre d'environ o
ponté Buot passèrent la rivière et émirent en batall
Monsieur de Saint Ours ayant été averti l'y transports ur le cl
pes et tous les Aocadient qu'il pût rassembler, de que les tirent, i
seront la Rivière et se retirèrent à leur fort, Mon ieur de Saint Oui ei y% les
Sauvages et accadiens les baroelloient toujour et leur tuoient toujour du mon
Vers le quinze Février un batteau venant de Ba ton, fai ant routte pour B
sin fût poussé par nu coup de vent sur la côte de We '
Dès que I»' capitaine >• î t qu'il n'avoit point <l<- rei ource, il fût s □ mond<
jetter entre les bras de Monsieur de Bailleul, officier de Canada qui étoit commandant à
Weskak, qui Biir la nouvelle qu'il eût par Monsieur de Léry, l'aîné, et Mon ieur de
Langy, officiers de Canada qui y avoient été envoyés par Monsieur de Saint Ours que
les sauvages venoient, les fît cacher dans le moulin de w , d'oà ils on
portés k la Pré des lîourgs.
Dès que les sauvages furent arrivés ils furent à bord du batteau qui estoit cl
de rhum, sucre, caffé, vin de Madère, planches, madriers et autres provisions, pillèrent
le tout, et ce fût pendant deux jours un désordre parfait, malgré ce que pût faire Mon
sieur Le Loutre et trois officiers de Canada qu'il y avoit.
Après que les accadiens et sauvages eurent mis à terre après le pillage, ce qu'il y
avoit, on fît mettre le feu par les sauvages. Monsieur de Saint Ours renvoya deux ou
trois jours après le capitaine et son Equipage au fort Lawrence, après les avoir sauvés
des mains des sauvages qui dans la boisson les demandoient hautement et vouloient Le*
tuer, Monsieur de Lawrence écrivit à cette occasion là une lettre de remerciments à
Monsieur de Saint Ours fort polie.
Pendant le cours de l'hyver Monsieur de Saint Ours ayant eu de Monsieur de la
Jonquière ordre de faire faire un fort à la pointe à Beauséjour et l'autre à la Rivière des
Gasparaux, et de les faire faire gratis, fit assembler en conséquence les habitans pour
faire faire tout de suitte les pieux qui étoient nécessaires.
Les habitans promirent de faire pour leur part les pieux et les transporter sur les
lieux, ce qui ont exécuté, le reste de l'ouvrage devoit être fait par les troupes et Cana-
diens, les habitans ne dévoient y entrer pour rien, Monsieur de Saint Ours ayant même
ordre précis de ne point les employer à cause de leurs travaux au commencement d'avril.
Monsieur de Montesson, officier de Canada arriva avec un détachement de cens cana-
diens et cens Sauvages, les canadiens furent placés à la butte à Roger, et à la pointe à
Beauséjour sous les ordres de Messieurs Denis la Ronde et Langy officiers de Canada.
Les sauvages ont cabanné au Lac, le garde des Accadiens qui étoient à la pointe à
Beauséjour et celle qui étoit au pont à Buot furent congédiés et remplacés par des
Canadiens.
Après l'arrivée des sauvages de Canada il se fit un party composé de Micmacs,
Amalécites, Canibas sauvages de Canada, accadiens et canadiens matachés et déguisés
au nombre de trois cent cinquante avec un Missionaire qui furent s'embarquer [s'embus-
quer] auprès du fort Lawrence et qui firent tout ce qu'ils purent pour engager les Anglois à
une sortie, leur tuèrent deux hommes à la porte de leur fort, tirèrent longtems sur les fenê-
tres du commandant qui fût obligé de faire fermer les contrevents de ses fenêtres pour
se mettre à l'abry, personne ne sortit hors du fort pendant deux fois vingt quatre heures
que dura cette manœuvre pendant laquelle nous éiions en bataille au pont à Buot pour
donner du secours aux Sauvages s'ils étoient repoussés jusques sur nos terres, les sauva-
ges ayant manqué leur coup se retirèrent et continuèrent toujours leur petite guerre.
392 ARCHn ES CANADIEN VES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Peu de tempe après Monsieur de Saini Ours se transporta à la pointe à Beauséjour
avec toutes ses troupes et y établit son camp. A Bon arrivée l'on commanda des soldats
et Canadiens pour t ravailler au fort de la pointe à Beauséjour, qui ont travaillé pendant
quelque tems, mais très mollement, et qui onl enfin représenté que n'ayant point ny eau
de vie, ny bas, ny souliers, presque nus et mauvaise nourriture il leur étoit impossible
de travailler.
Sur cela, Monsieur de Saint Ours voyant la nécessité de faire le fort et la diligence
qu'il fallait y apporter prit la résolution de payer et de faire travailler vivement, ayant
d'ailleurs reçu sa pièces d'artillerie, sçavoir : deux de six et quatre de huit, et ne pouvant
s'empêcher de la mettra en suret. .
Vers le commencement du mois de May, les sauvages et accadiens désespérant de
pouvoir rien faire sur les Anglois au fort Lawrence, firent un party d'environ cent trente
avec trois ou quatre accadiens pour leur servir de guide, et furent à Chibouctou ou
Halifax où ils tuèrent une trentaine de personnes et amenèrent environ une dizaine de
prisonniers, le coup fait ils revinrent à la pointe.
Vers la fin de Juin les Sauvages de Canada ennuyés de rester ont commencé à def-
ffiler pour s'en retourner en Canada, et en chemin faisant ont tué les moutons, cochons,
jusques aux veaux des habitans, partout où ils ont passé et même à la pointe à Beausé-
jour sans qu'on ait pu les empêcher, ce qui a fait un tort considérable aux habitans.
Le onze Juin, un détachement de troupes angloises au nombre d'environ trois cens
sortit du fort Lawrence avant le jour et passa par le derrière pour nous cacher sa marche ,
à la pointe du jour il se trouva à la vu du pont à Buot. *
Le Sieur de Saint Blin, cadet qui commandoit dans ce poste fit avertir sur le champ
Monsieur de Saint Ours, et ayant vu que les Anglois avoient passé la Rivière et avoient
môme tiré des coups de fusil, fît faire feu de sa mousqueterie et de deux pierriers qu'il
avoit et tua trois ou quatre hommes, ce qui fît retirer les Anglois qui s'aperçurent que
tout le monde se rassembloit.
Monsieur de Saint Ours qui à la nouvelle qu'il avoit eu que les Anglois étoient à
ce poste, étoit party avec toutes ses troupes pour luy donner du secours, apprit en che-
min leur retraitte et resta à la butte à Roger, les Sauvages et quelquesXanadiens passè-
rent la Rivière et poursuivirent vivement les Anglois de ce côté là, tandis que sur notre
bord nous les côtoyâmes en faisant un feu continuel jusqu'à la porte de leur fort.
Monsieur Delangy officier de Canada reçut une balle dans la cuisse, les soldats
conadiens et accadiens qui étoient partis à la débandade, tirèrent longtemps sur les
bâtimens qui firent .un feu très vif de leur artillerie, mais sans effet, tout ce monde étant
retranché derrière une levée tout le monde rentra vers midy, il n'y eût personne de tué
de notre côté.
Les Sauvages canadiens et accadiens1 même ont toujours inquiété les bâtimens qui
portoient des provisions au fort, à l'abry d'une levée qui règne tout le long de la Rivière
et ont tué à peu près dans le même tems le second d'un bâtiment avec deux matelots ;
peu de tems après les Anglois firent passer du monde la nuit qui enleva six bœufs des
habitans qui étoient dans le marais.
Le lendemain Beausoleil accadien et deux sauvages passèrent sur leur bord pendant
la nuit et enlevèrent quatre vingts moutons et une pirogue, deux ou trois accadiens d'un
autre coté enlevèrent aussy sur leur terrain, sept ou huit chevaux qui y avoient passé.
Quelques jours après le capitaine du navire qui est mouillé vis à vis de Weskak
envoya une pirogue armée pour prendre un canot qui étoit dans la rivière, Monsieur de
Saint Ours averty de cette manœuvre détacha le Sieur de Beaurans officier des troupes
de Louisbourg avec vingt hommes mais qui arriva trop tard, les Anglois ayant déjà le
canot à leur bord.
Les Anglois dès qu'ils l'apperçurent tirèrent sur luy deux coups de canon qui ne
blessèrent personne, ils en tirèrent cinq sur notre fort, deux jours après en représailles
de ce que les sauvages et accadiens avoient tiré sur une chaloupe qui entroit dans Meza-
gouesh, leurs boulets tombèrent fort loin de notre fort qui leur répondit de sept coups
qui firent cesser leur feu, nos boulets allant jusqu'à eux.
Vers le commencement de Juillet une goélette venant de Baston, faisant route pour
Beaubassin fut poussé par un coup de vent sur notre côte, à la portée du canon de notre
Ql w 1/ OQli Dï [C \hll \. il/' OOi i \n \ i
DOC. DE LA SESSION No 18
fort ci vis à vis <lu h.lv ira .ui:'l"i tnouilli
(i. mi.- avec de \ ladien i I ( lanadien , il embu qu< renl
jusque ; .i marée liu'.si- <|ii il - nt i. i i-ul 'I m
Mon ieur de Bainl ( 'in i \ envoya M<- s khi ■ < de I .• i \ ai m «l \l<»nt«-HHOn ofli
( '.Mi.ldapoUr | ri il il (le i mini . i|.'. .iii\.r;r |<- r.ipl lui M< • H mal II I.
l'y transport* aussi bout ce qu'ils parent tain le retirer le <
aura firent ensuitte défonoer tout ce qu'ils purent d'eaa de rie, rhana
»l liqueurs, lors <pie I»-, ,.iu\ . i-'<, I-.MI i-li' n i' lii'ii i un M' pilli
bâtiment on v ■ mi ■ le feu, on i rové de I incendie d< be qui ont
• i pour cabanner.
Le même jour, dam le terni <|n<- le Sauvage* étoient apr< Mon ieur Hun
Lutrell, commandant ■ Beaubassin, écrivit k Mon ieur d Oui puur le ;
vouloir bien donner du eoouri au oapitaine et matelots du bâtiment échoui
(cncs et de Elire en sorte de sauver le bâtiment qu'il luy auroit toute l'obligation
ible.
Deux jours après, Monsieur de Saint Ours luj renvoya le capitaine et ion Equi]
n'ayant pu les renvoyer ] > 1 u l « » t , les laUVagee qui n'avoient point dessoûlé les demandant
hautement, Monsieur LeLoutrepaya leur rançon ainsy qu'il ■ toujours été* pratiqué ponr
les prisonniers et chevelures.
Monsieur Hungreford n'a point <lu tout parlé dans tes lettres de la réception de
ce Capitaine il a seulement fait remercier Monsieur de Saint Ours par i'
rans qui t'ùt Le oonduire jusque sur leurs terres.
Monsieur de Saint Ours vers' le quinze Juillet voyant l'impossibilité qu'il y avoit
de faire lubsister les sauvages, les familles réfugiées et ses troupes n'ayant point de
vivres et le pays étant entièrement ruiné, prît la résolution de congédier les saui
Micmacs jusqu'à la Saint Michel qui étoient les seuls qui restoient et qui étoient en
grand nombre, leurs femmes et leurs enfants étant avec eux.
Le lendemain du départ des sauvages, six soldats de troupes de Canada passèrent
ehés les Anglois et leurs apprirent leur départ. Le même jour le sieur de Baurans fût
envoyé par Monsieur de Saint Ours pour apporter une lettre à Monsieur Lutrel par la-
quelle il demandoit raison de ce que les matelots ou soldats du navire mouillé devant
Weskak étoient venus sur notre terre poursuivre des habitans qui alloient à la pointe
à Beauséjour.
Monsieur Lutrell fit dire au Sieur de Baurans qu'il répondroit le lendemain, la nuit
il fit passer la rivière et sur nos terres à un détachement de ses troupes, soutenu de
deux pièces de campagne qui restèrent sur le bord de la rivière de leur côté qui abatit
une partie d'une levée qui règne le long de la rivière et d'où les Sauvages et accadiens
retranchés a voient toujours inquiété les bâtimens qui leur portoient des provisions et
qui s'échouoient à mer basse dans le ruisseau de Galop.
Le Sieur de Baurans ayant été le lendemain pour chercher la réponse de Monsieur
Lutrell il luy fît dire par un officier que la réponse n'étoit pas prête qu'elle le seroit
dans deux ou trois jours il rendit compte à Monsieur du Saint Ours de sa mission et en
même tems de l'ouvrage que les Anglois avoient fait sur nos terres.
La nuit du 26 au 27 qui étoit le lendemain, Monsieur Lutrell fit encore passer
environ cent hommes sur un ponton vis à vis leur bâtiment mouillé dans le ruisseau de
Galop sous le canon du fort et soutenu de deux pièces de campagne pour achever de
démolir la levée, le matin on s'apperçut de leur manœuvre y travaillant eucore au
grand jour.
Monsieur de Saint Ours fit battre la généralle et envoya dans les côtes avertir les
habitans de se rendre tout de suite au fort. Les Anglois s'étant apperçus de cette ma-
nœuvre, repassèrent la rivière et reprirent le chemin du fort.
Monsieur de Saint Ours leur a écrit pour leur demander raison de tous ces actes
d'hostilité, la démolition de cette levée est extrêmement préjudiciable aux habitans,
leurs maraits étant actuellement innondés par ce moyen là,
18—57 R-16
394 ,1 lt< Ul\ ES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Après le départ des Bauvagea Micmacs, il y en a eu deux de la Mission du Père La
Corne qui avoient resté et qui furent avec un Pavillon parler aux Anglois que dès qu'ils
les eurent aperças leur envoyèrent un canot pour passer la ri\i<re.
[la les reçurent fort bien, leur firent des présens, cherchèrent tous les moyens de
faire la paix avec eux- Monsieur de la Vallière représenta à Monsieur de Saint Ours
qu'il seroit à propos pour l<* bien du service de faire arrêter ces gens et de les envoyer
en Canada ou à l'Tsle Royale, mais il ne le jugea pas à propos.
Ils ont continué d'y aller trois ou quatre fois depuis, c'est le même sauvage qui fut
avec un pavillon qui fit tuer Monsieur How, ils sont partis du camp le 27.
Le même jour le fort de la pointe •. Beauséjour n'étoit point encore perfectionné. Le
corps de cazernes étoit à demi-couvert, de même qu'un corps de garde, la poudrière
n'étoit point encore en état de recevoir la poudre, il n'y avoit que trois plateformes
finies, les autres s'étant éboulées et presque hors d'état de servir, les pieux du fort
n'étant point assujettis par aucune terrasse n'y en dehors n'y en dedans ont été tous
» branles par les pluyes et les gros vents qu'il a fait, on y travailloit, mais molement.
Le fort de Gasparaux n'est point perfectionné non plus.
Il y avoit à la pointe à Beauséjour tant de troupes de Canada que de Louisbourg
environ soixante dix ou quatre vingts Canadiens.
A la butte à Roger il y en a trente.
Au Pont à Buot, il y en a vingt.
A Westkak, dix.
A la Baye Verte il y a douze soldats de Canada.
Aux Gasparaux, il y en a dix.
Il y a dans les côtes environ cinq cent cinquante Accadiens portant les armes,
sans compter une partie de réfugiés et ceux qui arrivent tous les jours.
Le total des troupe3 ou Canadiens est de deux cent vingt deux hommes sans com-
prendre les officiers.
Bigot au ministre.
A Québec le 6 9bre 1750.
Monseigneur,— Mr Le cher de la Corne cy devant Commandant à Chedaïk et que
M. de S1 Ours Capitaine de cette garnison a été relever, arriva hier au soir, il nous a
apporté pour nouvelles que Les françois, aussitôt que les anglois eurent pris possession
de Beaubassin, travaillèrent à se retirer du côté de Chedaïk et qu'ils firent en consé-
quence passer leur bestiaux par les bois.
Les anglois avertis de leur Evasion furent au nombre de fiO les attendre dans des
passages, mais 30 Sauvages qui en furent informés les attaquèrent et les chassèrent après
en avoir tué 17 et pris 10.
Toutes les familles de Beaubassin sont sur nos Terres, mais dénuées de toutes sortes
de Vêtemens n'ayant pu rien Emporter par les bois, Et je suis bien charmé d'y avoir
envoyé provisions de Vivres.
M. Le cher de la Corne m'a dit que la plus grande partie des effets que j'avois fait
passer à Chedaïk avoient été consommés par Les Sauvages, et que ces acadiens soufri-
roient beaucoup pendant L'hyver, n'Estant pas possible qu'on puisse leur procurer en
Entier leurs besoins en Etofes. ils sont au nombre d'Environ 1,500. Tant hommes femmes
qu'Enfants, et une partie compte se retirer à Québec L'année prochaine et nous demander
des terres : Si les Limites étoient par lors réglées, ils conviendroit mieux qu'ils restas-
sent où ils sont, ce seroit mon avis, étant de conséquence d'avoir le Voisinage de L'acadie
bien peuplé et bien défriché, Tant pour donner du secours en Vivres à L'Isle Royale,
que pour tomber en tems de guerre sur L'acadie.
J'ay l'honneur, àc.
De la Jonquière au ministre.
A Québec, le 6 9bre 1750,
Monseigneur, — J'ay eu l'honneur de vous marquer par ma lettre du 3 du mois
dernier que nous faisions partir le navire le Joseph de Nantes pour transporter à Ejedaïk
i,i \i IL0QI1 /'/ • U i/'// V« ii/' /"" ! '■'/ '- / M
DOC. DE LA SESSION No 18
un détachement de 230 hommes, avec l<< \i (. ..un.- h munitioi nous
u'avou i pu m vie ni arrangement par la nui m- i .i i on qui n<»'i om{><?<
la fregatte la Diane, les Pilotte pratiqui nou .
également exposé à cou ri i dru ^rand ri:,i|ii<'M i-l, <|ii il m ut point f«»il «lu ht
oonduire à l>"n port| tirant trop d'Eau, ce 'i"i nom a contraint d'abandonner e* pi
et à faire partir deux petits bâtiments ur lesquels uou ts les
vivres h munitions de guerre aveo un détachement le ' borome dont I otti< u >
cadets à l'Eguillette et 57 loldat et 18 Canadien su moyen de quoy «-t. <l<- 500 hommes
acoadiens qui sont sur nos terres à la vérité peu gnerriei Le Sieui D< chaillon i
Ours sera pourvu et faire on possible pour op] entrepi is. l»>^
le petit printems prochain, nous serons en état de luy envoyer utn augmentation plus
oonsidérable de 1 1 oupes.
Le s. ( 'h" «le i.-i ( '«.i ae vient d'arriver dan le moment aveo le fi IX ligneris, i
m'ont rendu compte «in'ils ayoient remis le poste au «lit S. de leur
départ tout paraissoit fort tranquille. Il j a eu néanmoins deux petit
mes précédentes. L'une d'un party de 15 Sam I de 15 accadii
Anglois qui Avoient été placés dans un poste pour s'opposer "i pa bge de Accadienn
sur nos terres, ils les ont attaqué, en <>nt tué 17 <-t, fait 10 prisonnier < I l'antre par an
party de quelques Sauvages qui se sont rendus maîtres d'une chaloupe et ont tué cinq
Anglois < { u i la m< noient.
('«•s deux affaires ne peuvent <iu<- tain un bon effet et je i oint en peii
les Sauvages n'avoient tous décampes pour aller faire leur chasse. J e père que les
que leurs missionnaires se donneront ne contribueront pas i»<mi à les faire revenir, ce qui
est essentiel, n'aïant point discontinué de leur écrire en conséquent quils
ne pussent point réussir suivant les nouvelles que j'auray cet hivert et les compte
me seront rendus, Je me determineray ày envoyer un party de nos Sauvages domicilies.
Le S. de S1 Ours me marque par sa lettre du 10 8bre qu'il y a grande apparence
que les Ânglois hiverneront à Beaubassin, qu'ils y ont baty un fort et qu'il y a 600
hommes.
A L'Egard du poste de la rivière St-Jean le S. de Boishebert qui y commande m'a
envoyé la prétendue Commission du Capitaine Anglois qui s'étoit emparé d'un de nos
Brigantins, ce qui n'est rien moins que ce qu'il me faisoit espérer, l'Anglois le trompa
et au lieu de luy remettre ses ordres il luy laissa une commission de 1747 qui luy avoit
été donnée pour remplir une Compagnie à Louisbourg.
Je compte, Monseigneur, apprendre par les premiers vaisseaux qui viendront
l'année prochaine, la décision de nos limittes, sans quoy nous ne serons point tranquiles
et on sera exposé à faire des dépenses très considérables.
Au surplus, Monseigneur, j'ay l'honneur de vous rendre compte que les Abénakis
de Nanansouack qui avoient refusé de se joindre aux Abénakis de St-françois qui ont
fait coup sur des habitations Angloises, ont pris le party de se retirer icy, appréhendant
les anglois.
Ils sont venus au nombre de 22 et tout le village doit arriver dans peu, Ils m'ont
demandé à S'établir à la Beausse à dix lieues d'icy, ce que je leur ay accordé, et comme
c'est une bonne acquisition à tous égards, nous leur donnerons quelques secours pour les
mettre en état de cultiver des terres.
Je suis avec, &c, <fcc,
LA JONQUIÈRE.
Mémoire joint à la lettre de M. le Marquis de Puyzieulx du 15 septembre 1750. Le
même jour il a esté remis au cte d'albermarle, ambassade d'Angleterre.
On a fait deux observations essentielles dans la réponse au Mémoire remis à
Compiegne par Mr. le Cte d'albermarle à Mr. le Mi3 de Puyzieulx sur les plaintes portées
par Mr Cornwallis gouverneur de l'acadie.
1° Qu'il n'estoit pas juste quant aux violences que ce Gouverneur imputoit aux
Officiers francois, de s'en raporter à sa seule exposition ; que Sa Mle se feroit rendre
18— 57J
396 ARCHIVES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
compte de ce qui s'estoit passé, et que si les faits dont il se plaignoit étaient fondés, Sa
Mtt in- balanceroif pas a en faire justice.
2° Sur l'objet principal relatif aux limites, < ju** Sa M" alloit renouveller les ordres
les pins positifs au Mu de la Jonquière pour < ju« - tout se passart (sic) de la part des
françois de son Gouvernement de la manière la plus conforme à la bonne correspon-
dance des ux denations et aux intentions de Sa M'1 pour son affermissement dans la con-
fiance que Sa M" Brit* voudroit bien donner de- ordres réciproques aux gouverneurs
de ses colonies, de se conduire sur les mesms principes. e.
( ta ne peut pas encore avoir reçu la vérification que Sa Mte a ordonnée; Mais par
des lettres qu'on vient de recevoir du M1" de la Jonquière et de Mr desHerbiers Com-
mandant, de l'Isle lloyale, on se trouve en estât de mettre le Ministère Brit" à portée de
juger luy mesme combien les deux observations qu'on vient de rapeller estoient fondées.
Dès le mois de mars Mr Cornwallis se prépara à un armement considérable pour
lequel il envoya mesme à Boston pour demander un secours de milices de cette Colonie.
Sur la fin du mois d'Avril il fit en effet embarquer sur plusieurs Batimens con-
voyés par la frégate Y Albanie de 18 canons, des Troupes avec quelques pièces de Cam-
pagne sous les ordres du major Laurence, pour aller attaquer le Ch" de la Corne Capi-
taine des Troupes de Canada dans les postes qu'il occupoit dans le Continent, s'emparer
de ces postes, et forcer les habitans françois et les Sauvages à se soumettre aux condi-
tions qu'il luy plairoit de leur imposer.
L'apareil de cet armement et les menaces dont il avoit esté précédé de la part du
gouverneur Cornwallis qui n'avoit pas fait mistere de son projet, avoient irrité les Sau-
vages et allarraé les habitans mesmes de quelques endroits de l'Acadie, desjà effrayés des
innovations et des propositions de ce Gouverneur ; En Sorte que les bâtiments étant
allés mouiller dans une Zaone de la Baye françoise appellée le Grand Maringouin, et l'un
d'eux s'étant détaché du costé de Beaubassin, les habitans de cet endroit prirent le parti
de l'abandonner et les Sauvages y mirent tout de suite le feu. Ce fait se passa le
deux May.
Le mesme jour le Major Laurence fit débarquer les troupes angloises à la pointe de
Beauséjour sur le continent ; Le Capitnc de la coste alla leur parler avec un pavillon
blanc, leur représenta que ces teires appartenoient à la france, et qu'il avoit ordre de ne
les y point souffrir.
Les Anglois demandèrent alors à parler au Commandant françois ; Le Chever de la
Corne qui sur les avis qu'il avoit reçus de leur marche s'estoit rendu de ce costé là,
demanda luy mesme à conférer avec le Commandant Anglois ; Après quelques pourpar-
lers entre des Officiers subalternes, le Major Laurence consentit à la conférence, et le
Chevalier de là Corne fit la moitié du chemin pour le joindre.
Le Commandant Anglois dit au Chever de la Corne, qu'il estoit bien surpris de
l'incendie de Beaubassin, et de trouver les françois sur les Terres Angloises ; Qu'il avoit
ordre du Genal Cornwallis de luy dire de se retirer, et que c'estoit aller contre le droit
des gens et contre la bonne foy, de venir sur ces terres et d'engager les Sauvages à faire
la guerre aux Anglois.
Le Commandant françois repondit au Major Laurence, qu'il ne devoit pas estre
surpris de le trouver dans les postes qu'il occupoit, puisque Mr de la Jonquière en avoit
instruit M. Cornwallis, Que c'estoit sans aucun fondement qu'il luy reprochoit les mou-
vements des Acadiens auxquels il n'avoit pas plus de part qu'à l'incendie de Beaubassin
dont les Sauvages estoient seuls les auteurs ; Qu'au surplus il avoit ordre de ne souffrir
aucune descente sur cette coste appartenante à la france, et de repousser la force par la
force.
Le^ deux Commandants se séparèrent là dessus et tout de suite le Major Laurence
fit signal à sa Troupe de se rembarquer, ce qui fut exécuté.
Tel est le détail exact de ce qui s'est passé dans l'aventure à l'occasion de laquelle
Mr Cornwallis a jugé à propos de commencer le per à porter ses plaintes ; Il S'ac-
corde avec ce qu'il en a dit luy mesme pour la marche de ses Troupes ; mais il en resuite
que les françois ne sont point entrés dans la Péninsule de l'Acadie, ainsi qu'on l'avoit
avancé ; Qu'ils n'ont eu aucune part aux excès des Sauvages et aux mouvements des
01 \ i ■ 1/ OQIB DBS 10 i/'// Vi il/' DOOl i// \ /•
DOC. DE LA SESSION No 18
Acadiens j que M ' de Cornwallis doit Les attribuer uniquement k le conduite qu'il a <
avec les uni e( les autres, e( que g '•■ I très inju bem qu'il reui
Ce qu'on avanoe sur la conduite de oe gouverneur n'eut poin! I. r
puisqu'on y en a fail de ■ mlui ion publique .
Les disposition el l'objet de l'armernenl de M < • ■ • t *' - < J .i r .
Qazette do lioston, dans la nouvelle Mci io] «>n il a • •■••■
d'hosl Hité de sa pari •
On a fait imprimer à Londres, le 26 aou I dernier de lettn d'Halifax, nui
tiennent non ueulem' un détail de tous les préparatifs, de cette expédition ; ra
les oiroonstanoes d'une avanture qui l'avoîl précédé dan l'interieui de la
entre des Troupes A ngloises et des 8auvage
Selon le témoignage même de oes lettres le I ; m (
une guerre ouverte el deolarée oontre contre les hab er
nement, et mesme contre les françois qui ont ujel du Roy.
Le bruil estoit gênerai dans ce mesmes Pays la, que le me neui de
encore faire d'autres entreprises ; ESl nue lettre qu'il s écrite au M de la Jonqui<
le 6 ni.iv vieux stile, de laquelle on joint icy copie, ne permet pa de doutei d< di po i
tions peu pacifiques où il estoit.
Le Uoy a Lieu d'attendre de la justice «l»- 8a Ma l'.ric qu'elle voudra bien donner
des ordres que M1 Cornwallis observe une conduite plus modérée et plus conforn
intentions des deux cours pour l'affermissemenl de la paix et qu'elle ne permettra |
qu'il se livre à des voyee de fait si contraires aux stipulations des Traita d I ,r (ht,
d'Ais la-Chapelle, et à l'esprit de la Commission < i u i est établie k Pai
Le Roy répète ioy que si ses officiers faisoient des entreprises de cette i tant
qu'ils n'y seront pas contraints pour repousser la force par la force, Sa .Ma' ne balan
mit pas d'en faire une punition exemplaire; Elle leur a fait expliquer et renouveller
intentions à cet égard de manière qu'ils n'y conviendront pas ; On peut mesme assurer
que dans leurs correspondances avec les Officiers de Sa M,c Britannique ils ne se livre-
ront jamais à des déclamations qui ne seroirnt pas mesme avouées dans la guerre la plus
vive ; On laisse à Sa M ite Brit' à juger du stile de la lettre de Mr Cornwallis à Mr de la
Jonquiere, dattée d'Halifax le 5 may vieux stile.
On finira par observer que le Mls de la Jonquiere, à la réception des ordres du Roy
qui furent échangés l'hiver dernier avec ceux du Roy de la Grde Bret° pour l'échange
des prisonniers, a fait remettre sur le champ tous ceux qui estoient en son pouvoir
à un officier Anglois du Gouvernement de la nouvelle Yorck et donné les ordres les
plus précis dans tout son Gouvernement de procurer toutes les facilités possibles aux
Anglois pour le rachapt des prisonniers qui se trou voient chez les Nations Sauvages ; Il
n'a pas mesme attendu pour ces opérations les seuretés qu'il auroit esté en droit d'exiger
des Gouverneurs Anglois, et le mesme Ministère Britannique peut juger par là des dispo-
sitions particulières du Gouverneur françois, et des ordres qui luy ont esté donnés pour
tout ce qui a raport à l'union des deux nations ; On espère que les Gouverneurs Anglois
en auront usé avec la mesme bonne foy et la mesme exactitude pour le renvoy des pri-
sonniers françois, et l'on ne doute pas qu'à tout événement la Cour d'Angleterre ne se
porte à leur en renouveller l'ordre pour prévenir toutes plaintes à cet égard.
Le marquis de la Jonquiere au gouverneur Cornwallis.
A Québec, le 23 9bre 1750.
Monsieur, — Je n'ay pas c;u devoir faire parvenir jusqu'à vôtre Excellence le ressen-
timent que je ne puis qu'avoir de l'insulte que vous avez fait faire cette année en diffé-
rentes occasions au pavillon du Roy mon maître, parce que j'ay d'abord pensé que vous
n'y aviez aucune part et que du moment que vous en seriez informé, vous vous empres-
seriez non seulement de me renvoyer le batteau françois Le Loudo?i, avec les gens de
son équipage, de même que les six matelots du Brigantin le S t- Jean- Baptiste, mais
encore de m'offrir telle satisfaction que j'exigerois pour un pareil acte d'hostilité et pour
tous les autres que vous avez fait commettre cependant je vois que non contems de
rester dans un profond silence à cet égard, vous avez eu la témérité de faire combattre
398 \i;< lll\ ES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
]«■ Brigantia le Sa Majesté tree chrétienne le St- François, commandé par le Sr de
Vergor capitaine dea troupes détachées d<- la marine, de le faire prendre et de le détenir
prisonnier près de voua avec boq équipage, sans m'en donner le moindre avis et comme
votre procédé est à tous égards contraire et aux traittés de paix et à la bonne intelli-
gence qui doit régner parmy les sujets de nos Gouvernement, Je vous somme de me
déclarer pourquoy, comment et <'n vertu de quoy vous ave/ t'ait prendre le dit batteau
le Loudon et le dit Brigantin le St Françoiê.
a l'égard du S1 de Vergor, dv^ dits bâtiments et de leurs Equipages, Je n'ay aucune
demande à vou3 faire et il me suffira d'en rendre compte au Roy mon maître. Votre
Excellence doii savoir ce qu'elle a à faire pour Réparer une pareille entreprise et pré-
venir les suittes auxquelles elle pourrait donner lieu.
Vou^ aurez vu, Monsieur, par toutes les lettres que j'ay eu l'honneur, de vous écrire
que je n'ay mis des troupes sur les terres du Roy mon maître que pour m'y maintenir
et nous sommes en quelque façon convenus que les choses de part et d'autre resteraient
dans leur premier état Jusqu'à la décision des commissaires nommés par les deux couron-
nes pour régler nos limittes, mais bien loing d'attendre cette décision vous avez etably
et fortifié Beaubassin, vous y avez mis un' détachement de troupes et placé plusieurs
pièces de Canon, Vous n'avez pas même dissimulé que vous avez prémédité des nouvelles
entreprises sur les terres du Roy de france, c'est pourquoy Je vous somme aussi de me
déclarer quelles sont vos vues à cet égard.
Au surplus, il m'est revenu Monsieur, que vous menacez de faire razer tous les
villages où sont les pavillons franco; s, et que vous voulez faire des établissements sur les
terres du Roy mon maître, ce qui m'oblige de vous sommer également de me déclarer si
vous avez des ordres à ce sujet.
Je fais ces trois sommations à Votre Excellence au nom du Roy mon maître, Je
suis fondé à vous les faire par les traittés de paix faits entre Leurs Majestés les Rois de
france et d'Angleterre, et vous ne pouvez me [sic pour vousl dispenser de me déclarer
nettement si vous avez des ordres exprès du Roy votre maître pour enfreindre et même
anéantir ces traittés, et pour que j'en sois bientôt informé, je me hatte d'écrire à Votre
Excellence.
Je vous prie Monsieur de vouloir bien m'honorer d'une réponse positive pour que
je scache à quoy m'en tenir et dans le cas que vous ne me fassiez pas la ditte réponse, Je
vous signifie que votre silence Joint à tous vos actes d'hostilité, me mettront dans la
dure nécessité d'user de représailles sans aucun ménagement.
J'ay l'honneur, etc.
LAJÛNQUIÈRE.
MÉMOIRE SUR LES COLONIES DE LA FRANCE DANS L'AMÉRIQUE
SEPTENTRIONALE.
Décembre 1750. N° 1. Ce mémoire est tel qu'il avoit été rédigé par M. M. Silhouette
et de la Galissionière, mais M. le Maréchal de Noiailles ayant trouvé
qu'on etendoit trop les inconveniens on la Réduit comme dans la copie n° 2.
[Voici l'article qui a trait à l'Acadie].
Article 5 e
Des etablissemens des françois dans le Golfe Saint Laurent, de l'Isle R-oyale et de
l'Acadie.
On ne dira qu'un mot sur les Etablissemens que la france possède tant sur la coste
dite de Labrador, que dans le Golfe Saint Laurent pour la pèche du Loup marin. Ces
etablissemens sont utiles pour le commerce en tems de paix, mais ils donnent peu
d'avantages sur les ennemis en tems de guerre.
La perte de l'acadie a obligé d'avoir une attention très particulière pour l'Isle
Royale, ou l'on a bâti et fortifié Louisbourg. L'acadie faisoit autrefois partie du Canada,
et c'est sans doute une des pertes des plus importantes que l'on ait faite à la paix
i,i m ILOQIB ni U \i>n \ 11/' /"" I >// '■ / M
DOC. DE LA SESSION No 18
■ I I : i ivdii . L'établi mu ut de Loui boui • par ou l'on a cherché i la rej
qu'il étoit possible, n'oit qu'un foible dédommagent!
1 1 est uiii\ er ellement rooonnti p , •*'
mi m- peut trop !<• répéter, que li au oommen< i menl de ' prochaine l '
m- plein I |>.i . l'Aoadie, I \« tadie prendra ou fera Loinl>ei Loui I
< >n uni doit pa cependant oonolure, comme il parott que pi l'ont
fait dans la dernière guerre que la con srvation du i
celle de Louisbourg. On a éprouvé que le Canada pouvoit i outenir tan i lace;
mail il n'en est pa moins vray, qu'elle lui est d'une tn grande utilité en tem
l,i simple vue de la po ition de Lou di peu • ■ d'entrei dan aucn détail ■•*.
oet égard ; mais il e I évidemment utile h la nouvelle i ii .noin a
L'anoienne aoil en berna de guerre, wil en tenu de i i
Lee ports de l'isle Eloyale surtout celui <le Loui bon re la
plus favorable pour lervir de relâche aui eaux qui reviennent <\ _" d«- long
court, ainsi que pour donner retraite aui armateur , et lea mettre s portée de ruiner le
oommerce des ennemies, puisque en ortant de ce port on e trouve pr< r le ]
de tous les Navires riches du monde.
Enfin c'est après l'Aoadie la situation Is plus avantagea e pour la pech mche
de commerce aussi utile pour l'argent qu'elle épargne au Royaume et qu'elle y fait
entrer, que par le grand jan -in l>re de matelots qu'elle occupe, qu'elle < quelle endurcit
au travail, sans les exposer à des maladies ai mortelles, que n'ont point
les riches Colonies du Tropique.
L'importance de ces objets doit engager à faire plus d'attention que jam
moyens «l'assurer la conservation de l'isle lîoyale et d'arrêter lesprogl Ânglois du
cote de l'Aoadie, en sorte que les établissements qu'ils y font ne nuisent au Canada
Louisbourg que le moins qu'il sera possible.
Il n'est rien de plus essentiel pour la conservation de l'isle royale, que de lui con
servei lea moyens de communiquer avec le Canada, et de ne rien épargner pour faire
des établissement de vivres et surtout de bestiaux, tant dans l'isle Royale même quoi
qu'ils ne puissent être ni considérables ni sulîisans, que dans l'isle Saint-Jean qui en
est plus susceptible, et dans la partie du Canada qui avoisine la Baye de Saint-Laurent.
Il y a une partie de l'année où l'on ne peut communiquer de Louisbourg au Canada
par le fleuve Saint Laurent ; Et qu'il n'y a de route praticable que par la rivière Saint-
Jean.
C'est une des principales considérations qui rend intéressante la conservation de
cette partie du Canada que les Anglois voudroient s'approprier sous le nom d'Acadie.
Le terroir par lui même en est peu fertile, on ne pourroit pas même y faire subsister des
detachemens considérables d'ici à quelque tems, mais la Rivière Saint Jean qui tra-
verse ce pays est la seule voye par laquelle on puisse communiquer durant six mois de
l'année de Louisburg à Québec ; c'est la seule par où puissent pénétrer de foibles partis
qui répandus dans les bois et soutenus parles Sauvages sont souvent capables de décon-
certer les projets des Anglois et de leur en rendre l'exécution dificile et meurtrière. S'ils
étoient maitres de cette communication, on perdroit en même tems le secours des Sau-
vages, Louisbourg se trouveroit livré trop souvent et trop longtems à ses propres forces,
pour ne point succomber aux premières entreprises des ennemis, Et les environs de Que-
bec se trouveroient exposés à leurs courses par la facilité qu'ils auroient de s'y porter en
remontant la rivière Saint-Jean dont les Sources avoisinent les établissements qui sont
sur le bord du fleuve St-Laurent. Tant et de si puissantes raisons font sentir toute la
nécessité de veiller à la conservation de cette partie du Canada.
Il en resuite qu'on ne peut aporter trop d'attention à la manière dont on réglera
les Limites de l'Acadie : Dans la vigueur des Traités, et suivant les anciennes descrip-
tions de cette Province ; La cession faite aux Anglois se termine au Port royal avec
sa banlieue, et à la partie des cotes qui s'étend depuis l'extrémité de la Baye françoise
jusqu'au cap Canceau. Ils ne doivent rien posséder sur la Baye de Saint-Laurent, ni
du coté de l'Isthme, ni du côté appelle les Mines, dont les habitans sont françois et
Catholiques. Si cependant pour le bien de la paix, on se determinoit à leur céder la
partie de la Péninsule qui ne leur appartient pas, il paroit qu'on ne devroit le faire
400 ARC En ES CANADIEN \l >
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
qu'en considération de quelques avantages, et qu'on nt pouroit le faire avec sûreté qu'en
y apposant quelques conditions, sans lesquelles i] vaudrait peut être mieux rester avec les
prétentions réciproques, el dans la resolution de les maintenir par la force au casque
Lnglois l'employassent pour «'tendit' leurs possessions au delà de ce qui leur appar-
tient légitimement.
Les conditions auxquelles l'on présume que la france pouvoit céder la partie de la
Péninsule qui lui appartient, sont:
1° Que les Anglois ne pouvoient faire aucun fort, aucun établissement Sédentaire,
ni aucune culture, dans l'isle de Canceaux qui resteroit neutre ; ni le long de la coste
de la Péninsule depuis le cap Canceaux jusqu'à la Baye verte ; que cette coste resteroit
aux Sauvages ; que l'Isthme ne seroit point fortifié de part ni d'autre à trois ou quatre
lieues de distance, Et que le passage en resteroit libre aux françois pour aller d'une mer
à l'autre ; que les Anglois ne pouroient passer le détroit de Canceaux, ni naviguer dans
le Golfe ; Et pour ne leur point donner lieu de Se plaindre qu'on exigeroit des condi-
tions exhorbitantes, On pouroit stipuler que la france de son costé ne feroit aucun fort
à trois lieues de la coste des Etchemins et de la Baye française, et qu'elle ne formeroit
aucun établissement de pèche dans cette partie de la mer.
2° Qu'il seroit permis à tous les habitans françois de sortir de la domination
Angloise avec leurs effets et leurs bestiaux, et que pour cet effet il leur seroit accordé le
terme de 18 mois, à compter du jour qu'ils auroient commencé à jouir de cette permis-
sion.
3° Que les Limites de la nouvelle Angleterre demeuroient fixées à la Rivière de
Kinibequi ou à telle autre dont on conviendroit et qui seroit au moins à vingt lieues de
distance de la rivière Saint Jean tirant vers baston ; qu'au surplus les Abénakis seroient
maintenus dans la possession de leurs villages'de Narantsouak et Panaouamské, et con-
tinuèrent à jouir de la protection de la france.
4° Qu'à l'avenir les eaux pendantes serviroient de bornes réciproques aux deux
Nations dans l'étendue des frontières entre la nouvelle Angre et les autres Colonies qui
régnent le long de la même coste jusques et y compris la Géorgie d'une part, et de l'au-
tre le Canada et la Louisiane, ce qui entraineroit de la part des Anglois l'abandon du
fort de Chouaguen, sans quoi il sera impossible d'entretenir une paix solide entre les
deux Colonies, et c'est ce qui doit faire sentir combien cette dernière condition est essen-
tielle. L'importance en sera developée de plus en plus dan? l'article suivant.
MÉMOIRE REMIS À L'AMBASSADEUR D'ANGLETERRE, À PARIS,
EN 1751.
Les papiers publiés ont annoncé depuis quelques mois diverses entreprises de la
part des Anglois contre les bâtiments françois dans le golfe Saint Laurent et sur les
côtes de la Nouvelle-France. Mais ces nouvelles paroissent si contraires au droit des
gens et aux dispositions amiables dont la Cour Britannique a donné tant de marques
depuis l'heureux rétablissement de la paix que l'on étoit fort éloigné d'y ajouter foi. Et
ce n'est qu'avec une extrême surprise qu'on vient d'apprendre par les lettres de Canada
et de l'isle Royale, que les vaisseaux anglois en usent dans ces mers là comme ils pour-
roient le faire dans une guerre ouverte.
Ces vaisseaux se sont répandus durant tout l'été dernier [1750] jusque dans le fond
du golfe Saint-Laurent, arrêtant et insultant tous les bateaux françois qu'ils rencontroient
Ils ont tenté d'enlever un brigantin qui étoit mouillé à la rivière St-Jean où il avoit été
envoyé par l'Intendant de Canada pour porter des provisions aux détachements des
troupes du Roy qui sont dans ces quartiers là, et n'ayant pu y parvenir un capitaine
anglois a pris quelques matelots du brigantin que M. Cornwallis gouverneur de l'A-
cadie a renvoyés à l'isle Royale. Mais, sans entrer dans le détail de toutes les irrigu-
larités et de toutes les violences de la part des vaisseaux anglois, on se borne ici à deux
faits qui ne sauroient manquer d'exciter l'indignation de Sa Majesté britannique contre
tous ceux de ses officiers et de ses sujets qui y ont participé. Le premier est la prise faite
par deux senauts anglois armés en guerre du bateau françois le Loudon, capitaine
Jacques Jalain.
1,1 \ i \i 0011 "I 10 iDIl VS iVBi DOOl i// \ /. ICI
DOC. DE LA SESSION No 18
Ce bateau avoit ét< envoyé pai L'Intendant «lu • i <'ln-d,ui.
Saint-Laurent pour y portei de provi ion aux trou pu du l< h. m nn'-m< de
iiiiimi! ions, marchandises el vivre poui le pr< qm« i M
I ii i^r de faire faire uu\ d'une mi i »u ti.m oi ' I [nie
pour à | ( 'hedaïk où oc b i tl foi! pemi i on ( monl qu il I
Un .in m. .i i d'Aousi i 750 ent re le ootc de i tan [1 lot en
conduit à I Ihibouotou où il fui confl que.
Le deuxième est encore le pri e d un brigantin fi •■ du
Roy de la Grande Bretagne main prise d<»ni l< - <-n < <»n i .m< •
ia M.i|r-,ir Britannique bien pluH aggravante < j m- <■< -Iles <l<- h pr«-mi<
Le marquis de la Jonquière ayant été Informé de la conduite d< Lngloi doi
avoit inutilement porté dee plaintes à M. Oornwalli >ulant I secours
nécessaires aux détaohementa de troupes qui lontdn ooté de Is i prit
le parti, au mois de Septembre dernier de faire armer à Québec le brigantin le Saint
Françoi* pour escorter une goélette sur laquelle l'intentant avoitfait chai oui
II donna au sieur de Vergor Capitaine des troupes le commandement de ce bi
armé de dix petits canons et d'un équipage de boixante bommes v oompr trente soi
Dans L'instruction qu'il donne au Capitaine VTergor il Lui défendit positivement de rien
entreprendre contre les bâtiments anglais qu'il pourroit rencontrer, et daneleoaeoù il
en renoontreroît quelqu'un qui voulut s'opposer à son | il lui ordonns de ne tirei
sur Un qu'après que L'Anglois auroii commencé si menu après ravoir averti au il comman
doit un bâtiment du Roy de FVancet armé pour aller porter dt
Le 16 d'octobre 11 7A01 le Brigantin et la goélette se trouvant à deux lieues à l'<
des îles îles Loups Marins, au cap de Sable, Le capitaine Vergor eut connoissano
onse heures du malin d'une frégate angloise qui vint par son travers et arriva tout d'un
coup vent arrière sur lui, mettant toutes voiles dehors. Une demi-heure après la n
tira un coup de canon à halle dans l'arrière de son brigantin et mit son pavillon. Le Capi
taine Vergor fit mettre sur le champ sa flamme et son pavillon et les assura d un coup
de canon continuant toujours sa route. La frégate continua aussi la chasse et l'ayant
atteint une demi heure après à la portée d'un canon de six, elle lui en tira un second
coup et mit aussi sa flamme. Peu de temps après, elle lui tira un troisième coup de
canon dont le boulet traversa la moitié de son petit hunier. Il fit alors ses préparatifs
pour le combat en cas de nouvelle insulte et la frégate s'étant encore approchée lui tira
quatre coups de canons à boulet sur ses voiles.
Conformément aux ordres qu'il avoit du marquis de la Jonquière, il fit crier en
françois au Commandant de la frégate q\iil étoit bâtiment du Roy de France et qu'il alloit
porter des vivres et munitions aux troupes de sa Majesté. Ce commandant lui ayant
fait répondre d'amener ou qu'il le couleroit bas, il lui fit encore repeter le même avertis-
sement en anglois, mais pour toute réponse, la frégate lui envoya toute sa volée de
canons dont il eut deux nommes tués. Se voyant ainsi forcé à se défendre, il arriva
sur la frégate et lui envoya sa volée de canons et de mousqueterie. Le combat dura
près de cinq heures mais le brigantin se trouva enfin si maltraité dans son grand mât
qui fût coupé, dans ses voiles et dans toutes ses manœuvres que le capitaine Vergor fut
obligé de se rendre après avoir eu plusieurs hommes tués ou blessés. Sa chaloupe avant
aussi été mise hors d'état de servir le capitaine anglois lui envoya la sienne pour le faire
passer à son bord où le Capitaine Vergor reconnut que cette frégate étoit Y Albanie
armée de quatorze canons, vingt huit pierriers et cent vingt hommes d'équipage et com-
mandée par le capitaine Rous. Ce capitaine fit aussi passer à son bord l'équipage et
les soldats du brigantin où il ne laissa que les blessés et fit route tout de suite pour
Chibouctou menant le brigantin à la remorque.
Ce ne fut que le dix-neuf du même mois d'octobre qu'ils arrivèrent à Chibouctou.
Le lendemain M. Cornwallis envoya chercher à bord de la frégate le Capitaine Vergor
qui fut d'abord dans une chambre de la maison du gouverneur où il fut enfermé. Une
demi-heure après, M. Cornwallis fut le trouver dans cette chambre qu'il fit encore
fermer à clef et lui dit d'abord qu'il étoit bien fâché de ce qui étoit arrivé et que le
(a) Le Loudon repartit de Gédaik le 1G août pour le Port LaJoye. C'est en revenant de l'Isle St-Jean
qu'il fut pris, d'après d'autres documents.
402 m:< lll\ ES CANADIENNES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
capitaine Roua avoil perdu beaucoup de monde. Il répondit qu'il étoit lui-même
très t'âdit- de l'aventure et qu'elle ne devoil être attribuée qu'au capitaine Rous dont
il lui rapporta la conduite. M. Comwallia répliqua que si les choses B'étoient passées
comme il 1»' disoit le capitaine Etoua avoit tort et qu'au surplus il tiendroit son conseil
le lendemain pour en décider. Ce conseil fut effectivement tenu. Le capitaine Rous,
son second et quelques gens de son équipage y furent appelés. On y fit ensuite entrer
le capitaine Vergor qui déclara Lee faita tels qu'on vient de les détailler. Le capitaine
Kous ne put s'empêcher de convenir qu'il avoit commencé le premier à tirer un coup
de canon à boulet dans le hunier du brigantin. Sur cela le gouverneur se leva et
ayant fait entrer dans la chambre du Conseil les officiers du brigantin qu'on avoit fait
venir d'avance dans une chambre contigue on leur demanda qui est-ce qui avoit tiré le
premiercoup ? Et ils répondirent tous que c'étoit le capitaine Rous qui avoit tiré deux
volées. On leur lut tout de suite la déclaration du capitaine Vergor et tous l'attes-
tèrent véritable dans toutes ses circonstances. Cependant le Conseil ne décida rien ni
dans cette séance, ni dans cinq ou six autres qui furent tenues depuis. Mais deux ou
trois jours après la première, M. Cornvvallis demanda au Capitaine Vergor ce qu'il lui
falloit pour mettre le brigandin en état de reprendre la mer lui offrant de le lui faire
fournir. Il lui représenta qu'il ne pou voit pas se passer d'un grand mat et de quatre pièces
de cordages. Le gouverneur lui promit tout, fit en effet couper un grand mât qui fut
tiré des bois par l'équipage du Brigandin et dit au Capitaine Vergor de travailler à faire
raccomoder les voiles, les haubans et les autres choses qui lui étoient nécessaires. Ce
capitaine alloit prendre des mesures pour cela, lorsque, tout d'un coup, l'affaire fut portée
par le capitaine Rous à l'amirauté où le brigantin fut confisqué. Par une lettre que M.
de Cornwallis a écrite à Mr Desherbiers, Commandant à l'Isle Royale en lui renvoyant
le S* Vergor et l'équipage du Brigantin avec les armes des soldats qui en faîsoient partie,
il dit que l'amirauté a prononcé cette confiscation pour avoir fait un commerce illicite
dans la province de sa Majesté Britannique. Ce sont les termes dont il se sert. On croit
devoir se dispenser ici de toute discussion sur un motif de cette espèce. Il s'agit d'un
Bâtiment armé pour le service du Roy, commandé par un officier de sa Majesté attaqué
et combattu comme en pleine guerre. Les principes connus de la conduite de sa
Majesté Britannique rendent inutiles les reflexions que présente une entreprise si opposé
à toute sorte de lois et il n'est sans doute pas nécessaire d'insister à cet égard.
Mais le Roy ne peut s'empêcher de demander expressément 1° la restitution du
brigantin le Saint- François, du bateau le Loudon et des effets qui se sont trouvés sur
l'un et sur l'autre. 2° Une punition exemplaire tant contre le Capitaine Rous et les
Commandants des deux bâtiments qui se sont emparés des bateaux que contre tous les
autres officiers qui ont participé aux deux prises et contre les officiers de l'Amirauté de
Chibouctou. 3° des ordres de sa Majesté Britannique à tous les officiers de ses vaisseaux
et de ses colonies qui leur fassent si bien connoître sa volonté pour le maintien de la
paix qu'ils n'osent plus rien entreprendre qui puisse l'altérer. 4° Ses défenses particu-
lières à ses Vaisseaux de fréquenter sans nécessité le golfe Saint-Laurent et surtout d'y
interrompre en aucune façon la migration des François.
De la Jonquière au ministre.
A Québec, le 1er mai 1751.
Monseigneur,- -J'ay l'honneur de vous rendre compte de tout ce qui s'est passé
dans nos postes établis sur les frontières de l'acadie depuis les lettres que j'ay eu Celuy
de vous écrire par les derniers navires.
J'ay d'abord pris le party, de concert avec M. Bigot de faire établir trois magazins,
un à la rivière du Loup, l'autre à Themisouata et le troisième au dessus du portage du
Themisouata ; nous y avons fait faire un chemin et nous y faisons construire des bat-
teaux plats, de manière qu'en hivert nous avons fait transporter sur les glaces par des
traînes, les besoins les plus pressants de la rivière St. -Jean et en été nous pourrons faire
faire ce transport par des charretes et par des batteaux plats ; ces établissements nous
sont utiles et indispensables, pour que ce poste ne manque de rien, en supposant que les
anglois continuent d'arrêter les battiments que nous y envoyons.
Ql \ / VLOQli m U i/'// \. il/' i><" UMEW1
DOC. DE LA SESSION No 18
Oomme !»•■. angloi o ont ventée qu'il iroïenl établi] ù lu I .Iran «
donné ordre au >s- de Boi heberl qui v oommende de rétablir l'anciei
Menaooohe (a) qui est an bi de la rivi Pain? m» logrmrni pom i<
hommea de garniaon, de moine quo les ma^aziri ueei tin I .•• i ou
e1 J'ay reoom mandé brea exprei ément au dit 8, de \'«>i heberl de le Eain I 'il
en rouir rien au Roy, ou du moine bien peu, al poui oel effel d'j I
soldais et lei milicien - i anadien > par 001
J'ay fait part au dit S. de Boithebert de toutes 1< réflexion qui j'ai mit le
retabiitàement deoe Port, le plus essmiiriir, , ci. < | u il y ait «l<- i<-aa ai quoy il i
pae encore rendu un oompte bien positif, mai j'ay lieu de penseï qu'il n'en manqtu
Le béra ea <!«• os Port ont 24 à 26 pieda de baut en deboi et 12 en dedao
qui le met en état de résister .i une vire attaque, le canon ne pou1 un
impression sur ces térasses, Je dois y Paire plaçai quatre oanoni de 6 L poui oanonet
les vaisseaux qui pourront l'ai baquer n ;m pis aller le Commandant n'auroil qu'a lai si
faire grand t'ru à L'ennemy et se tenir prel A Paire une avec tonte i ti >'îl
Yuult.it Paire une descente.
Co fort est à tous égards nécessaire et je ne puis me dispen ei de le rétablir, i
que si nous abandonnions le bas <!•• le rivière, lesanglcda en prendraient poi a Vy
établiroient,
J'ay fait partir le 12 février dernier sur 1rs glaoea un détachement de cinquante
Canadiens pour augmenter la garnison <!<• cr poste.
Lo S. do Gaspé Lieutenant d'Infanterie que j'ay destiné pour aller réle S. de
Boishebert et sa garnison consistant à 20 soldats doit partir au commencement de ce
mois sur un bâtiment destiné pour Ejedaick d'où il se rendra avec sa troupe en canot
par les lettres à la rivière St Jean dont il prendra le commandement. Je luy ay donné
les mémos ordres qu'au dit S. de Boishebert.
Je ne dois pas moins Monseigneur, appréhender que les anglois n'attaquent le S. de
St-Ours, ils sont fort à portée de le faire avec les forces qu'ils ont à Beaubassin et on
prétend même qu'il doit leur venir un régiment d'infanterie de Chibouctou.
J'ay donc donné ordre au dit 8. de St-Ours, par une lettre du 8 9hre [1750] de
faire faire un fort de pieux à la pointe de Beausejour avec des cazernes un logement
pour les officiers et un magazin pour les vivres il doit établir ce fort le plus avantageu-
sement et le plus prés des habitations françaises qu'il se pourra.
Je luy ay aussi donné ordre d'établir un autre fort à la Baye verte et d'y mettre un
petit détachement pour empêcher les anglois de s'établir de ce coté là et avoir l'entrée
de la rivière des Gasparaux libre.
Je dois luy envoyer 12 canons dont quatre de 8 L, quatre de 6, et quatre de 4, qu'il
placera dans ces deux forts.
Le S. de Lery, fils, dirigera tous ces ouvrages auxquels les soldats et les canadiens
doivent également travailler par corvées, afin qu'il en coûte peu au Roy.
Le dit S. de Lery doit avoir l'honneur de vous envoyer, par la voye de Louisbourg,
Les mémoires et cartes que je l'ay chargé de faire pour donner une idée aussi parfaitte,
qu'il sera possible, de la situation et des avantages de nos postes ; Je luy ay recommendé
d'y comprendre la Baye verte, de faire ses cartes bien justes et bien instructives.
A l'Egard du poste de Ejedaick le S. de St-Ours y laissera un officier et quelques
soldats pour la garde des magazins.
Il mettra une petite garde au pont Buot et dans tous les autres endroits qu'il
jugera nécessaires pour evitter toute surprise.
dans la belle saison il s'établira avec toute sa troupe à la pointe de Beausejour,
afin d'empêcher les anglois de s'établir sur no3 terres, en deçà du portage de la Baye verte.
J'ay renforcé sa garnison de 150 canadiens et 100 Sauvages de St. françois de
Bekankourt, du Lac des deux montagnes et du Sault S1 Louis que j'ay fait partir
sous le commandement du S. de Montesson Enseigne d'infanterie, en même tems que
le détachement de la rivière S1 Jean.
(a) La véritable orthographe de Menacoche est Mcnagouèche.
404 ARCHH EB C INADIE MES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
ont d'un très grand secours au clic S. de S' Ours, ceux qu'il
avoil menaçoient de le laisser : je n'ay pas eu peu de peine a parvenir à luy en procurer
une centaine dam le cours de, l'hivert des mi>M<wi> des RR. W. Germain, La Corne et
de M. L'abbé LeLoutre nos domiciliés leur tairont reprendre courage et il faut espérer
qu'ils en attireront de toutes part-.
Du reste le dit S. de S1 Ours mira faire L'exercice les dimanches et les fêtes aux
accadiens qui sont incorporés dans les milices, risittera leurs armes et les tiendra prêts
a les prendre à la première alerte pour se deffendre, si le cas le requiert.
Les familles accadiennes qui se sont retirées sur nos terres, sont actuellement au
nombre de £88 personnes suivant le compte que m'en a rendu M. L'abbé Le Loutre ; il
doit nous en venir- encore beaucoup et pour qu'on ne puisse pas imputer aux fran<;ois
leur évasion ils se servirent de leurs charrois pour leur rétraitte.
Ce missionnaire m'aïant informé que le nommé Jacob Maurice [Jacques Vigneau]
vouloit se rendre indépendant et avoit refusé de prêter serment de fidélité au Roy, J'ay
rendu une ordonnance par laquelle J'ay déclaré que tous ceux qui, huit jours après sa
publication, n'auront pas prêté ce serment, et ne seront roint incorporés dans les com-
pagnies de milices, seront avérés rebeles, et comme tels chassés des terres dont ils sont
en possession. Cy joint copie de la ditte ordonnance.
<t>uantaux entrépises des Anglois elles sont à peu prés les mêmes dans l'intérieur de
nos frontières.
Le S. de Boishebert m'a rendu compte par sa lettre du 22 8bre [1750] qu'un
navire, un Senault, un batteau et cinq grands esquifs anglois se présentèrent à l'entrée
du havre de la rivière S1 Jean, que les trois bâtiments s'y tinrent et envoyèrent les
cinq esquifs armés de 40 hommes à dessein de faire une descente ; qu'ils furent dans le
havre et s'arrêtèrent sur une pointe pour examiner un lieu propre à leur débarquement,
que les gens qu'il avoit mis en vedette firent feu sur eux, reçurent plusieurs coups de
fusil et les obligèrent de se retirer, il ne s'est pas passé autre chose de remarquable dans
ce poste.
Dans celuy du S. de St-Ours, il y a eu bien des petits echafourés.
Le 22 8bre les anglois firent passer 80 hommes sur nos terres pour faire entrer leurs
bâtiments dans la rivière de Beaubassin en les tirant à la cordelle, ils a voient fait des-
cendre des canons de campagne ; les sauvages les obligèrent de se rétirer, les anglois
tirèrent sur les françois deux coups de canon à mitraille et trois coups de boulets de
Beaubassin, Sans que le S. de St-Ours pût leur riposter. Sa mousquerie ne pouvant
les atteindre.
Le 3 9bre un batteau anglois fut à Chipoudy et donna chasse à un de nos esquifs
chargé de vivres pour la rivière S1 Jean, cet esquif se jetta à la côte, les Anglois envoyè-
rent deux chaloupes dans son bord qu'ils pillèrent, ils vouloïent amener cet esquif avec
eux et ils y seroïent parvenus si dans la nuit les habitants de Chipoudy n'avoïent été
deffendre cet esquif, et obliger les Anglois de L'abandonner.
Les Sauvages ont pris nôtre revanche.
du moment que les anglois furent arrivés à Beaubassin, ils brûlèrent plusieurs
habitations.
Ils ont tué le s. How par trahison ainsi que j'ay eu l'honneur de vous en «erdre
compte en répondant aux plaintes de M. de Cornwallis ; les Anglois ont fait une i^ande
perte, le dit S. How étoit conseiller, Commissaire, trésorier, en un mot tout rouloit sur
luy. C'etoit un très habile homme et quoyqu'il fut l'auteur de toutes les usurpations, on
ne peut s'empêcher de plaindre le sort tragique qu'il a suby par son imprudence.
La nuit de la Toussaint ils brûlèrent une goélette angloise qui s'étoit échouée de
nôtre coté et prirent cinq anglois.
Ils ont fait huit autres prisonniers et harcèlent souvent les Anglois.
Un batteau anglois s'etant échoué à Oueskak, les Sauvages y accoururent, Ils
s'ennivrerent et on fut obligé de jetter plusieurs quarts d'Eau de vie à la mer, ils pillè-
rent ou dissipèrent tout, on sauva environ sept à huit cents planches qui seront très
utiles pour nos deux forts, ces Sauvages ont prétendu qu'elles leur appartenoient et
vouloient en être paies. J'ay donné ordre au S. de St-Ours de s'en rendre maître et
au pis aller de faire donner quelques bagatelles à ces sauvages. Le S. de Bailleul sauva
GENE ILOQIR DJ LO ID/J » I I I ' i>(>rl VJ '• ÉH
DOC. DE LA SESSION No 18
la vie au Capitaine et à oinq mal loi d< en le delivi >. ■ d«- <•.-.
■sitiiv len ren \ oïsnt
Enfin le 10 fevriei ci lu ■ < i ont i ehevelun1 n cinq »tr»^l<»i | un
l iris* »ii n 1er, les anglois ortironl de ieui i"i I au nombre de 300 homi
Sauvages jusqu'au pont Buot, comuae i ni m do terri
aveo sa troupe el les Angloi te retireront d'abord i u'il fut dan la l«-
leur dire.
1 1 est certain que oe que «n « nui n- |. <-omp<-n ■ • an n
oe qu'ils oui fait contre riouN icrion t < • f i à dent de y n
mais noue avoni à noui plaindre su lujef du batteau le Loudon cl du brigantin
| li- Si François] qu il nou oui pri et qu'ils ont fait rendre.
Je ne in i ps • .-i\ ««n de \<i\ r plus lure pour .iMiir ' ion, que de donner ordre
a Ed. Pesherbiers d'user de représailles et pour cet efl'H de du pn-mier batim<
anglois qui ira à Louisbourg, pour nou dédomager de la pri e du batteau.
Oelle du Brigantin m'i d à luy renouveller mon ordre et de luy ordonner de
plus, d'arrêter deux autres bâtiments pour le remplacer par la lettre que je luj
29 9bre | 175Ô], par l'acadie.
[1 m'a marqué en réponse qu'il voui avoil rendu compte «lu pn ordre que je
luy avois donné et qu'il se conformeroil à ce que voui luy pre cririez I Je
luy marque qu'il pourra attendre jusqu'à ros premier nouvelles pou >ir il d
user de représailles et que si rous luy en donniez l'ordre il ite pour le batteau et
pour le Brigantin.
Il ne m'est guère possible d'user de représailles dans le po tes que nper
aussi dois je mettre tout en œuvre pour faire nuire aux anglois dan >n .
J'ay donné ordre au S. de StrOurs de faire courir continuellement dei
la Baye verte pour nous en conserver le passage.
de faire piller par les Sauvages tous les bâtiments anglois qui pourront s'ecb
sur nos terres et de les excéder.
de faire chasser par les sauvages les anglois qui seront obligés de venir sur nos
terres tirer à la Corderelle leurs bâtiments qui vont a Beaubassin.
C'est une bien petite vengeance et je pense que les sauvages s'y porteront très
volontiers, puisqu'ils voyent que les anglois arrêtent nos bâtiments.
Et pour que ces Sauvages agissent avec beaucoup de courage, quelques accadiens
habilles et inattachés comme les sauvages pourront se joindre à eux pour faire coup sur
les anglois.
Je ne puis evitter de consentir à ce que ces sauvages fairont, puisque nous avons les
bras liés et que nous ne pouvons rien faire par nous mêmes, au surplus Je ne crois pas
qu'il y ait de l'inconvénient de laisser mêler les accadiens parmy les Sauvages, parce que
s'ils sont pris, nous dirons qu'ils ont agy de leur pur mouvement et d'ailleurs cela ne
contribuera pas peu a nous attirer les familles accadiennes sur nos terres.
Il n'y a pas le moindre lieu de douter, Monseigneur, que les anglois tiendront des
bâtiments de guerre à la Baye verte et dans tous les autres parages pour arrêter les
bâtiments qui iront pour nos postes. Jay envoyé à M. Desherbiers l'ordre dont coppie est
cy jointe, pour qu'il le remette aux Capitaines des vaisseaux ou fregattes du Roy
qui arriveront en prime [sic] à Louisbourg afin qu'ils en partent et aillent mouiller à la
Baye verte jusqu'au passage et retour de nos bâtiments, à l'effet de les protéger et em-
pêcher les anglois de leur faire La moindre insulte : Je leur ordonne de combattre les
vaisseaux angiois, Supposé qu'ils veuillent s'opposer à leur passage.
L'Execution de cet ordre est d'une conséquence infinie pour nous et il est à souhaiter
que quelque vaisseau ou frégatte de france, puisse arriver assez tôt à la Baye verte pour
assurer le passage et retour de nos bâtiments ; car il est constant que si les anglois con-
tinuoient a les prendre, nos détachements manquant de tout, seroientdans la dure nécessité
de déguerpir des terres dont ils sont en possession et de les abandonner aux anglois.
A L'égard des plaintes que M. de Cornwallis, j'espère que vous approuverez ma
réponse, il est essentiel que vous portiez une plainte à la Cour d'Angleterre et deman-
diez la satisfaction qui nous est due, vous pouvez soutenir tout ce que Jay avancé dans
406 ARCHn E& < i\ .1 />//.. \ VES
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
• réponse, Je n'y uy employé, que la vérité, an Lieu que les anglois n'employent que
le mensonge.
Je n'ay point fuit réponse à la lettre de M. Cornwallis et il me sutlit de luy avoir
fait avofier par ecril qu'il a autorisé L'arrestation de dos bâtiments.
Je vous Buplie, Monseigneur, d'être bien persuadé que je ménageray toutes choses
de fa<;<m à rie pus me compromettre et que je ne relacheray pus un pouce du terrein qui
appartienl au Roy. Tl seroit tems que les limittes fussent réglées et que nous sçussions
positivement à quoy en tenir, soit pour mettre fin à toutes les hostilités, soit pour evitter
les dépenses immenses qu'elles occasionnent.
Je suis, avec un très profond respect, Monseigneur,
Votre très humble et très obéissant serviteur
LAJONQUIÈRE,
ORDRE DE LA JONQUIERE AU SIEUR DE LERY.
Il est ordonné au Sieur de Lery, Lieutenant d'Infanterie, de faire construire un
fort en pierre à la Pointe de Beauséjour, et un autre à la rivière Gaspareaux, en se
conformant aux ordres que nous avons donnés à ce sujet à Mr d'Eschaillons, capitaine
d'Infanterie.
Fait à Québec, le 12 avril 1751.
LA JONQUIERE.
■
La Jonquière au ministre.
A Québec, le 3 novembre 1751.
Monseigneur, — Les Anglois se sont bien fortifiés, ils ne discontinuent pas leurs
travaux ce qui m'autorise de plein droit à faire faire sur les frontières, dans les quartiers
où M. de La Galissonière et moy avons établi des postes, les fortifications qui peuvent
être nécessaires pour en assurer la défense.
Si le général Cornwallis se plaint, je répondray qu'après la fortification qu'il a faite
à Beaubassin, sans doute contre les intentions du Roy son maître, puisqu'il est certain
que cet endroit n'est pas compris dans la cession faite par le traité d'Utrecht, ou que du
moins il est contentieux, j'aurois cru manquer à la fidélité que je dois à Sa Majesté si je
n'avois pas pris sur moy de travailler aussi à mettre en sûreté les postes françois de même
que les habitants.
Les Anglois se donnant beaucoup de mouvement du côté des nations du pays d'en
haut, et le général Cornwallis du côté de l'Acadie, ce sont des preuves sensibles qu'ils
n'ont point usé des ménagements que la Cour Britannique dit leur avoir prescrit. La
prise du batteau françois Le Loudon et du Brigantin du roi Le Saint-François sont des
insultes que Sa Majesté ne doit pas laisser impunies.
Je ne négligeray rien pour la conservation des postes établis sur les frontières de
l'Acadie. Je ne doute point que M. de Cornwallis n'ait formé quelques projets contre
ces postes durant l'hiver dernier, et tout m'a persuadé qu'il n'auroit point hésité à les
mettre en exécution si j'eusse été moins en surveillant. Il est fâcheux que le travail
des Commissaires assemblés à Paris pour le règlement des limites ne soit point aussi
avancé qu'il seroit à désirer qu'il fût. Il importe que vous donniez vos ordres pour
améliorer ce règlement, en attendant je prendray toutes les mesures pour contenir les
Anglais et donneray confiance aux Acadiens et aux sauvages. A quelque extrémité
que se portent les Anglois je ne leur céderay pas un pouce de terrain, et je maintiendray
sur nos terres par la force des armes les détachements que j'y ay mis.
La JONQUIÈRE (a).
(a) Quatre mois plus tard le marquis de La Jonquière décédait à Québec, le 17 mars 1752, âgé de 67 ans.
(,i \ l VLOQU m i' i/>//. V- '. i / ' /"" / 407
DOC. DE LA SESSION No 18
.1/ </• Longuûuxly yo au m ■ !
Ql , i ,
\|..\ BIONIOB, Quoyque l'Iale St- Jean dépend* directement d ment de
Loùiabourgi el que je ne ...i que Commandant do ( la mort de Mon i«ur l«^
Marquis de LaJonquière, aéanmoina j'aj l'honneur, Mon
que oc généra] a eu celuj de roue rendre eu ujct de la dite l le.
M,. h ieur de Bonnaventure a rendu compte i feu Mon ieui d< LaJonquière que
l'I si»- Royale luy avoil fourni touH les vivrr n<
lu riande \ mais qu'il v i ^randriiu'iit l'inbarra ■ |<>m li.urnii du bN'd
babitana don! la grande partie n'en ont pa an grain poui i m i i ai
Bommea pas en étal de luy <-n procurer di oc païi oy et il i qu'il ail
faire semer tous lea babitani en obligeant ceux qui peuvent en avoir j>Iuh «|u«; 1<mu n< < •<•
iv à en oéder à ceux qui n'en ont pa du bout.
Monsieur l'abbé Girard que M. I Evoque de Québec destina l'automne d<
l'Iale Bt-Jean a écrit a feu Monsieur de la Jonquière qu il 'j " udra ce printem il doit
1 i 1 iv aot uellement arrh é.
Ce missionnaire informe ce général <|u«' s<>n départ fera peut être le i
impressions Bur l'esprit de ♦••r) babitana qu'il laisse à Cobeguit, Tagamigouche et ESmpehic
[sic pour Elemsluc) <juc ceux d<> Cobeguit, oui témoigné vouloir se soumetti anglois
et ont pour cet effet écrit à Chibouotou à son inaceu que en eut U truit il n'aurait
jhui les en détourner attendu qu'il s prêté aéraient de fidélité aux Angloia <-t donn<
parole d'honneur à Halifax de ne paa sortir de la province sans permission.
La délicatesse de ce missionnaire me paraissant très mal placée, je n'ay peu me
dispenser de luy écrire sans prétendre m 'ériger en casuiste qu'il aurait peu en toute
aureté de conscience faire usage de son authorité but les babitana de Cobeguit pour lea
détourner des Anglois.
En effet les Anglois n'ont peu avoir de raison légitime pour exiger le serment de 08
prêtre et quoyqu'il L'eût prêté il est constant que rien ne l'oblige à le tenir, qu'au con-
traire il est né Prançaia et par conséquent sujet du Roy que d'aillleurs son état exige
qu'il employé son zèle à augmenter le nombre des fidèles et à plus forte raison à conser-
ver ceux dont il est le pasteur.
Ce missionnaire informe aussi feu Monsieur de la Jonquière que Monsieur deCorn-
walis a permis aux babitana de la Rivière aux Canards d'avoir un prêtre et que Mon-
sieur le Comte de Raymond leur en a promis un, il est certain, Monseigneur, que ne
pouvant faire passer quant à présent ces habitans sur les terres du Roy nous devons
du moins concourir à les maintenir dans leurs sentiments de religion, dans leur fidélité
à Sa Majesté, et leur faire insinuer qu'ils ne doivent pas manquer l'occasion de se reti-
rer sur nos terres.
Je suis avec un très profond respect,
Monseigneur,
Votre très humble et très obéissant serviteur
LONGUEUIL.
Lettre du ministre à MTS de la Jonquière et Bigot.
2 juillet 1751.
Je reponds à votre lettre du 5 octobre concernant la transmigration des Acadiens
tant à l'Isle Royale qu'à l'Isle St Jean.
Suivant le détail que Mrs Desherbiers et Prévost m'ont fait sur cela, il paroit qu'il
n'y a pas beaucoup de ces familles qui soient passées à l'Isle Royale, mais qu'il y en
a voit déjà un assez grand nombre à l'Isle St-Jean. Cette dernière isle peut aussi leur
fournir des ressources du côté des cultures ; et je sais combien l'établissement en est
important, même pour l'Isle Royale. C'est par cette raison que je vous ai recommadé,
ainsi qu'à Mrs Desherbiers et Prévost, d'y contribuer en tout ce qui peut dépendre de
vous ; et les mêmes ordres ont été donnés à M. le Cte de Raymont successeur de M.
Desherbiers.
408 . 1 B< Il 1 1 BB CANADI1\ \ 1. 8
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Il m'étoit revenu, comme vous me l'avez marqué, que le Sr Du Vivier étoit plus
pmpre qu'un autre à attirer des Aocadiens à l'Isle St. Jean, surtout par les liaisons
particulières qu'il avoit depuis longtema avec plusieurs familles de l'Acadie ; et c'est par
cette considération que je luy avois procuré Le Commandement de cette Isle avec un
traitement fort avantageux pour luy. Mais vous avez peut être appris déjà qu'il n'a
point suivi cette destination et qu'il ne doit plus t'tre question de luy. Sur les témoi-
gnages avantageux qui me sont revenus du Sr De Bonnaventure qui y commande par
provision depuis deux ans, j'ay proposé à 8a Majesté vie l'y établir Commandant en
qualité de Major, et Sa Majesté a approuvé c^tte proposition. J'ay envoyé à cet officier
les mômes instructions qui doivent être données au Sr Du Vivier, tant par rapport à la
conduite qu'il doit tenir pour ne pas se compromettre avec les anglois dans la transmi-
gration des Acadiens, que sur ce qu'il a à faire pour l'établissement de ces nouveaux
habitanSj qui doit être fixé au défrichement des terres sans aucune entreprise de
pesche.
Le Roy trouvera bon que M. Bigot continue d'envoyer dans cette Colonie les
secours qui luy seront demandés ; .Mais Sa Majesté espère que dorénavant ils ne seront
pas aussi considérables qu'ils l'ont été depuis deux ans. Je me suis expliqué sur cela
avec Mrs Rayemond et Prévost, et j'ay lieu de croire qu'ils seront attentifs à y faire les
retranchements successifs que les circonstances pourroient permettre, vous devez y
contribuer de votre part en tout ce qui dépend de vous. Ce n'est qu'avec beaucoup de
peine que j'ay pu pourvoir jusqu'à présent à ces sortes de dépenses. Si elles duroient
encore, il ne seroit pas possible d'y faire face longtems ; et malgré l'extrême envie qu'a
le Roy de favoriser les transmigrations, et de s'assurer des avantages qui en peuvent
résulter, Sa Majesté se trouveroit forcée de les abandonner. Il faut espérer qu'Elle ne
sera pas obligée d'en venir là.
Vaudreuil au ministre.
A Montréal le 24 Juillet 1755.
Monseigneur, — J'ay eus l'honneur de vous rendre compte le 5 de ce mois conjoin-
tement avec M. Duquesne, et par ma Lettre particulière du 10 du même mois que les
Anglois s'étoient rendus maîtres du fort de la pointe de Beauséjour.
J'appris hier au soir par un courier que M. de Boishebert m'a expédié du fort de
la Rivière St-Jean que le 27 du mois dernier les Anglois ont paru devant son fort, que
les Acadiens, et les Sauvages étant encore effrayé de la prise de Beauséjour ne se sont
point opposé à leur débarquement, que bloqué depuis un mois, et les secours qui lui
venoient de Louisbourg étant pris, ainsi que l'artillerie, ne pouvant faire qu'une capitu-
lation onéreuse, attendu que les Anglois sçavoient sa situation, il s'est déterminé à faire
sauter son fort, n'ayant point de moien plus seur pour éviter que les habitans de ce poste
fussent sous la domination angloise qu'il s'est retiré dans le détroit de cette rivière où il
a établi un camp volant. Qu'il pense que trois vaisseaux de la flotte qui sont partis ont
été à Port Royal pour chercher des ouvrier pour rétablir le fort.
M. de Boishebert me prévient qu'il n'est pas possible de rien entreprendre cette
année dans la partie de l'Acadie, et que pour réussir il faut nécessairement des vaisseaux
de forces.
J'ay fait partir au même moment un courier. J'ordonne à M. de Boishebert de
conférer avec le P. Germain sur le parti qu'il convient de prendre, que si les Sauvages
sont toujours dévoués aux françois, et qu'il soit nécessaire pour les y maintenir de rester
avec eux, il peut m'adresser un état signé de lui du P. Germain des vivres et autres
besoins nécessaires tans pour les françois que pour les Sauvages, pour passer l'hivert et
que je lui ferai envoyer.
Je lui recommande ainsi qu'au P. Germain de ne point s'exposer à rester avec les
Sauvages pour peu qu'ils prévoient avoir des risques à courir de leur part, et en ce cas
de revenir à Québec.
1,1 \ / i LOQll /><' i ' i /'// i / ' /"/' ! I 409
DOC. DE LA SESSION No 18
.l 'aurai l'honneur, M ueur, d
des mouvemen i que mon soie et loi conj
pour l'Acadie.
.1. in tn prof >n< : 1 1 pool Moi ir,
\ otrc tn huinbl
liii/ot au min !
A Qt ii.i o, li
MONBBIONI i R,
Vous aurez, Mon eigneur, reçu la Capitulation du t
M «le \ ergor m'a dit quil y estoit porté que lei Angloia ne ; rien a
qui s'estoient ran l'autorité du lo>\ . Cependant les
les font embarquer pour lei tran ferei ailleurs. M. de Boi
missionnaire nous demandent dei vtvn poudre, balles et plomb poui d
familles qui te sont réfugiées dan pour nV u<- pas pi i < < •» .; jus-
qu'il va les chercher à Is teste de quelques soldat qu'il a dans la R < il
s'est retiré et qu'il emmènera aussi une centaine d< il me prie de lui en
drs secours dsns la Baye des ( 'haleurs dans un port «pi il m'indique et qu'il les ira prs
tire; Je fais charger sur un bâtiment ce qu'il me demande, afin qu'il soit
de la réponse de M. de Vaudreuil ••» qui jai depesché un courrier —
Voila un surcroit de dépense à laquelle je n< m'attendoi ps M. de Boishe
me marque qu'il y a mille .-mies dans 1.- bois et qui y moureroient li <U
pas. .le ne seais pas enooT le parti «i'"4 M- de Vaudreuil prendra pour reprend] >rt,
je fais faire toujours par provision des milliers de raquettes pour les diflR
tions de l'hyrer qu'il poura y avoir à faire et je compte qu'il y en aura plusie
.1 ai l'honneur, etc.,
BIGOT.
ManiJèsU d< Boishébert aux Acadi
Nous Officier Commandant pour le Roy à la Rivière St-Jean, et de toute L'A<
Françoise, et ses dépendances.
Comme l'intérêt sordide plus que tout autre motif, engage les Accadiens a s'exp
à un danger visible d'être pris par des Anglois, et que nous avons des exemples récentes
des risques qu'on courrut quelques mauvais sujets, qui sont peut être pris.
A cette cause défendons à tous Accadiens, sous quelque prétexte que ce puisse t'-tre,
de sortir de leurs habitations, ou endroits qu'ils habitent, sans mon agrément.
Promettons cinquante livres de gratification à quiconque nous déclarera à l'avenir
ces malfaiteurs, et admonestrons ces derniers de trois cents livres à prendre sur les meu-
bles et immeubles, et les envoyrons à Québec, comme sujets rebelles et préjudiciables au
bien public.
Ordonnons à tous Capitaines de faire publier dans leurs rivières et dépendances le
présent.
Auquel avons fait apposer le cachet de nos armes pour que personne n'en prétende
cause d'ignorance ; fait triple à mou camp le 20me Décembre 1755.
BOISHÉBERT.
N. B. — Pour mes armes, trois canards regardants.
A Belair vers Cocagne ce 10 Mars 1756.
Copie d'une lettre écrite par Monsieur l'Abbé le Guerne Missionnaire des sauvages à
l'Acadie, à Monsieur Prévost, Ordonnateur à l'Isle Royale et dont la pareille a été
aussi adressée à Monsieur le Chevalier de Drucour, Gouverneur.
Monsieur, — Le zèle que j'ai toujours eu pour les Accadiens dont je suis Mission-
naire depuis quatre ans, m'engage à vous écrire en leur faveur.
18—58
410 Al<( ill\ l > ( 1 S ADIEU VI -
5-6 EDOUARD VII. A. 1906
Je vous crois amplement informé de ce qui sest passé dans cette malheureuse
contrée depuis le siège de Beauséjour jusqu'à l'entrée de l'hyver. Je m v suis trouvé
dans cet interval le seul prestre et presque toujours le seul fran^oiv
.! 'avois pria des arrangemens avec L Anglois en faveur de mes habitans sans déroger
à ce que la patrie exigeoil de ruoy, et j'ai découvert le piège qu'il me tendoit et j'ai syu
grâces ;i Dieu me retirer à temps.
Me voyant le seul témoin de ce qui se passoit OU au moins le seul capable d'en
donner connoissance, j'en ay dressé quelques mémoires que j'ay crû a propos d'envoyer
en France et en Canada Je supprime icy la plupart de ces détails qui ne vous présen-
teraient rien de nouveau sans rien citer de ce qui s'est pas--, antérieurement qu'autant
(jue la liaison des faits le demandera naturellement.
Je vous marquerai simplement et eu abrégé ce qui s'est passé parmy non- depuis le
commencement de cet hiver, vous verres par là, les embarras que nous traversons, les
dangers que nous courons, les besoins qui nous pressent, et sil n'est pas en votre pouvoir
d'user de compassion et de bonté à notre égard.
A la fin de l'automne Monsieur de Boishébert fit exécuter l'ordre de Monsieur le
Général qui prescrivoit aux Accadiens de se retirer dans les bois, vis à vis de leurs habi-
tations (Monsieur de Niverville fit aussy dans ce temps là six prisonniers sur les An-
glôis.)
Dès lors il n'y avoit dans l'Accadie françoise qu'environ deux cent cinquante
familles placées dans la Rivière de Chipoudy, Petcoudiac et Meineramcouk, cette der-
nière étoit la plus exposée n'étant éloignée que de sept lieues de Beauséjour ; mais
l'habitant reculé d'une demie lieue dans le bois si trouvoit en sûreté, le peu de grains
qu'il avoit cueilly joint à ses bestiaux, lui promettoit une subsistance suffisante pour
l'hiverner et le conduire à l'embarquement, heureux encore s'il avait gardé la retraite
mais l'intérest, l'indocilité, l'inexpériance et la fausse sécurité ont toujours été fatale aux
Accadiens.
On s'imagina bientôt que l'Anglois étoit incapable de voyager dans la rigueur de
l'hiver, j'essayai en vain de les désabuser, on reparut dans les déserts, plusieurs» même i-e
relogèrent dans leurs maisons.
L'Anglois toujours inquiet s'il ne se formoit pas quelques projets contre luy envoya
à Memeramcouq trente hommes à la découverte qui prirent trois des nôtres la veille des
Rois Ce fût le plus grand de nos maux, notre principale force consistoit dans l'ignorance
ou étoit l'ennemi sur notre situation.
Dans ce tems là même Monsieur de Boishébert marchoit à la tête d'un party de
deux cent cinquante hommes, tant Sauvages qu' Accadiens pour frapper à la Baye Verte
et aux environs de Beauséjour, mais dès lors il augura mal du succès de son expédition,
il jugea même qu'il la falloit différer au moins de quinze jours.
Mais voici le plus fatal de nos malheurs, nous cares-ions un serpent qui nous a pres-
que tués.
Un certain Daniel, Suisse de Nation, soy disant habitant et déserteur de Ghibouctou
se tenoit parmi nous depuis quatre ans, il avoit été domestique de Monsieur Manach et
de quelques uns de nos Commandans, il servoit d'espion à Monsieur le Loutre contre l'An-
glois, il étoit cet hy ver l'homme de confiance du Père Germain, on le chargeoit même de
quelques commissions concernant les affaires du Roy.
(a) Un capitaine Anglois que nous avons prisonnier à la Rivière Saint-Jean a dé-
claré que ce Dan:el a e^té trois fois aux Anglois dans le conrs de l'esté passé. Pour le
coup nous croyons n'avoir plus de traîtres, parmy nous et nous espérons que l'Anglois
ne sera plus si à portée de nous molester, (a)
Ce malheureux sur quelques légers mécontentemens passa chez les Anglois vers le
quinze de Janvier ; on ne sçau roi t exprimer tout le mal qu'il nous a causé, il a de l'esprit,
écrit assés bien, parle avec facilité, s'informe de tout et raisonne en politique.
Ce malheureux a rapporté à Monsieur le Commendant de Beauséjour la situation
et les dessins des habitans qui aux Mines, au Port Royal, et dans ces quartiers se sont
échappés aux Anglois, les projets des françois pour emmener ces pauvres fuyards, où ils
doivent s'embarquer, en un mot, comme ils sçavoit tout il a tout mis au jour et a ajouté
mille impostures.
,,i \ i 1/ 0011 i" U i/'// \ iVEi i"" i Mi •• 411
DOC. DE LA SESSION No 18
En arrivant au fort il trouva M Bool dan d< \ le long
côt€ surprendre le oamp de Mon ieui de Boi héberl i ne fit-il pa p
L'en oou rage i ' mai heureusement poui .m. .nu, -s <ju il <l<.i ■■ point
m lervirent qu'à persuader Monsieur Soot do l'impo ibilit< ou il <
«■ut reprise par terre
Il a «Ht, enoore bien à | • i < > f •• » poui nou . qu ici un officiel tout llii
une quantité de Sau> Ce malheureux détermina encore M<
piroque pour allei s ai il de Père (iiermuiii ri «I»- lu \'.\<>. ■■.*■ « j u i d<
maisons su haul de Petooudiak à quinse lieue de I ■■ maii la
glaoea ou plut. m la Providence fll échouer ce projet. Je ne 6niroi |
suivre oe traître dan toute s démarchée indignes.
Je tiens ses détails de Pierre Sure! qui n i ■ mrnrni «le IIchu • joui i
mit l'anglois à portée a nous faire bien «I" mal, nous travaillons « < i ■
danl a nous en garant ir en donnant une nouvelle I u affaire . mou avons chai
notre oamp el les babitans leurs retraite nous nous tem leui i i
t bout oe que nous pouvons faire. Mai je revien à Mon icur de Boishétx
Il se remit en compagne vers le vingt Janvier, il ignorait aloi la d
Daniel, il avoit tout à espérer «le la U>nne volond -. . • \>v* •
lui annonçaient dea occasions favorables, ma*s il rie pensoil le Daniel instrui
alors les Anglois pour te surpendre,
Ce malheureux savoit à peu près où il devoit camper, l'angloii profita de
noiasanoes, sortit le vingt oinq «lu même mois avec deux cent trente homm
tonilter avant le jour sur une maison Bcituée dans les bois, à une demie heure du camp
de Monsieur de Boishébert.
(//) Monsieur Seot, eominandoit lui-même ce perty, il se croyoii iûr de proi
Monsieur de Boishébert et <lr s'en faire pilottej à Co Ogne | a).
Il comptoit l'y surprendre, mais n'y ayant trouvé personne et craignant d
plus avant, il reprit le chemin de Beauséjour après avoir allumé le feu dans cette maîaon.
Monsieur de Boishébert «;toit à l'abri de la surprise, il avoit pluaû irâet
avancées qui l'avertirent des approches de l'ennemy comme il partoit luy même
jour pour aller se gabioner sur le chemin de Beauséjour, et partit à la pointe du
par des routes détournées et tomba avec ses plus braves sur l'arrière garde de L'ennei
il en auroit fait un grand carnage si tous ses gens l'avoient suivi, une grande partie
effrayée par le nombre des ennemis et craignant d'ailleurs d'être investi n'osa sortir du
bois ; on engagea cependant l'action qui dura une demie-heure, l'anglois voyant son
arrière garde trop foible, fit replier l'avant garde pour la soutenir et se mit en devoir de
nous investir.
Monsieur de Boishébert ne voyant à ses côtés qu'un petit nombre de braves et par
conséquent se trouvant dans l'impossibilité de résister avec une force infiniment supé-
rieure se retira prudemment de manière que l'ennemi jugea qu'il usoit de feinte et n'osa
le poursuivre.
L'Anglois eût quelques blessés et perdit deux hommes dont un étoit fort considéré
de ses gens, tous les nôtres se retirèrent sains et saufs.
Entre tems vingt sauvages envoyés par Monsieur de Boishébert à la Baye Verte,
y brûlèrent deux bâtimens, firent sept chevelures et un prisonni* r qui a déclaré qu'on y
travailloit fortement à faire des raquettes, et qu'il étoit arrivé à Chibouctou des habil-
lemens pour trois Régimens qui doivent venir ce printems d'Angleterre à l'Accadie.
Pendant son séjour dans ces quartiers, Monsieur de Boishébert a travaillé conjoin-
tement avec le Père Germain à la subsistance des familles les p]us nécessiteuses et de
quatre à cinq cents familles sauvages qu'il arrêtoit icy pour les parties. Les fonds qu'il
avoit reçu cet automne de Canada ne pouvoient y suffire, il a fallu achetter plus de six
cents bêtes à cornes, dépense qui a excédé plus de quatre vingt mille livres en trois mois
et demy qu'il a été à Cocagne il comptoit y faire un plus long séjour, de nouveaux inci-
dens l'ont rappelé incessamment à la Rivière Saint-Jean.
Le huit janvier il y est arrivé un petit navire chargé de trente deux familles du
Port Royal qui fesoient nombre de deux cent vingt cinq personnes, on les emmenoit à
18-58J
412 '///i/> ( I \ IDIE y VE8
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Baston niais s'étant écarte d'un gros bâtiment qui les convoyoit ils se rendirent, maîtres
du navires où il n'y avoil que huit personnes d'Equipage et arrivèrent heureusement à la
Rivière Saint Jean où ils scavoient trouver un refuge.
Cette prise fut suivie de près dune autre dont nous regrettons encore le mauvais
usage, dix sauvais surprirent «le nuit une grosse godette dans le havre de l'Etang.
(a) Les sauvages en ont débarqué les meilleurs effets, et ont conduit le Bâtiment à
La Rivière Saint-Jean, mais il n'y restoit plus qu'une petite quantité de lard et de
rhum (a).
Cette prise étoit riche elle contenoit des effets, des provisions pour les officiers du
Port Royal avec quelques lettres de conséquence et des Gazettes.
(h) La dernière gazette étoit du dix huit Décembre, elle rapportait que Monsieur
de Rigault gouverneur des Trois Rivière a esté tué dans la première bordée dans l'affaire
où nous avons perdu deux vaisseaux et que Monsieur le Baron Dyesco que nous avons
crû mort est dans la Nouvelle York et qu'on espère qu'il guérira de ses blessures. Il
est encore mention dans les Gazettes que la Hollande veut garder la neutralité et que
la reine de Hongrie veut interposer sa médiation (6).
Mais faute d'un bon interprète on n'a pu les comprendre suffisamment, on a com-
pris cependant que les Anglois ont été défaits vers le fort Saint Frédéric et qu'ils pro-
jettent d'établir à la Rivière Saint Jean à l'entrée du printemps comme un poste impor-
tant, en quoy ils me paroissent bien connoître leurs intérests.
Cette Rivière en effet donne une entrée facile dans le Canada, les met à portée de
chasser au loin toutes les nations sauvages, leur assure la possession entière de toute
l'Accadie et de la côte de Pentagouet, une pleine liberté dans la baye françoise avec
beaucoup de havres commodes en toute saison et faciles à deffendre, sans parler d'ail-
leurs que cette Rivière fournit du champ à une province bien établie ou la bonté de la
terre jointe à la pesche rapporteront au delà du nécessaire.
Rien ne les a convaincus de l'importance de ce poste que la conduite de Monsieur
de Boishébert lequel avec une poignée de gens s'y est soutenu cet esté, et par les petites
sorties qu'il en a fait, les a harcelles au point de les mettre au désespoir comme je
rapprends de Pierre Suret.
Le neuf Février un bâtiment anglois mouilla sous pavillon françois dans le havre
de la Rivière Saint Jean et ayant apperçu deux bâtimens qui passoient par hazard il
envoya quatre déserteurs françois à terre qui feignirent qu'ils étoient suivis de plusieurs
navires françois, qu'ils venoient tous de Louisbourg pour prévenir l'Angloi9 qu'on savoit
dans le dessein de s'établir bientôt à la Rivière Saint Jean et qu'ils cherchoient un
praticien de l'endroit pour mouiller dans le fonds du havre.
Des gens plus rusés auroient apperçu le danger qu'il y avoit à s'engager. Un de nos
malheureux Accadiens donna directement dans le piège tout visible qu'il étoit. A peine
fut il à bord que l'anglois mit son pavillon et l'assura d'un coup de canon.
Les familles du Port Royal dont j'ai déjà fait mention estoient cabanées au voisi-
nage (on les a fait passer dernièrement au haut de la rivière) et ayant accouru au bruit,
ils s'apperçurent que l'Anglois s'approchoit pour enlever le Bâtiment où ils s'étoient
sauvés ; sans perdre de temps ils en débarquèrent quelques pierriers, et les ayant placés
avantageusement et apporté toutes les armes qu'ils pou voient avoir d'ailleurs, ils firent
un tel feu sur l'Anglois qu'il fût contraint de se sauver comme il étoit venu. Ce Bâti-
ment venoit en apparence du Port Royal pour chercher des nouvelles.
Tous ces evénemens demandoient la présence de Monsieur de Boishébert, il est donc
parti de Cocagne le quinze Février, laissant à sa place Monsieur Grandpré de Niverville
son second avec un nombre de Sauvages pour continuer à harceller l'ennemy et pour
favoriser l'évasion des habitans.
Comme j'ai fait évader les familles qui l'automne dernier ont passé de ces quartiers
là sur l'Isle Saint Jean, et que sur l'apparence des affaires, je -suis dans les mêmes senti-
mens à l'égard de ceux qui nous restent encore, il m'a prié de continuer mes soins sur
ce sujet de concert avec M. de Niverville.
Nous travaillons donc présentement à faire sauver ces pauvres Accadiens qui n'ont
point voulu se rendre à l'anglois ; le nombre à la vérité en est peu considérable et encore
sont ils dispersés et dans des situations les plus fâcheuses, mais enfin ils sont françois,
ils nous coûtent chers ils sont chrétiens, et coûtent beaucoup à Jésus-Christ.
qi \ / i / ooji /'/ n i /»// n » i / ' /"" i vi \
DOC. DE LA SESSION No 18
Voilà dei mot p m m .
Subir, au Porl Royal, aux Mine et enfin dam n
et ( 'hipoudy.
Des oourrien venu lu Port Royal . Sa de i»
qu'il n est point de t rahi cm dont l'An^loi n«-
I emmener, soif pour tond rétentions.
On a supposé une lettre de Mon ieui La Loutre i M
«i ie Le premier de . .• Missionn ill<- <l ai
(•ruts ( Canadiens.
On i vu plus d'une foii de prétendu! officieri Pranooii qui
d'une armée ou (lune Motte. Il a paru plusienr couriern particuli
o'étoient dee flottée, des fçégates partlei pour s'op] l'enlèv<
o'ét oient «les espérances les plus tlateu i
On n'enlcvoit, (lirait ou U>> familles que pour le empêcher de porter 1- •- arn
le françois, suivant des ordres donl Monsieur Booquaii étoil port ir, «-t que la paix
ramèneroil un chacun sur son ancienne habitation.
Nous sçùnics de ces oourrien qu'il ne i'eef sauvé du Porl Royal q
familles dont la majeure p.ntic s. m retirée dans les \x, Sabla,
l'autre se tient au bois aux environs du lieu. Les gens du Oap Sable o'onl pas en
été inquiétés, ils se sont oonfinés dani les bois et ont avec eux Monsieur Deeenc
»\ devant Missionnaire du Port Royal.
Je n'ai pu SÇavoir s'ils avoient le dessein de se retirer Wl nous, je | il volon-
tiers qu'ils veulent attendre dans les bois quelle sera l'issue de la guerre, lit « » r i t en
chercher les nouvelles chés les fugitifs du Port Hoyal, ceux cy les ont envoyés chercher
chés nous comme je l'ai dit et veulent tout mettre en œuvre pour se rendre a n
Nous leur avons promis toute l'assistance qui dépendra de nous.
(a) Messieurs Daudin, Chauvreux et Lemaire ont été arrêtés vers la my Juillet, con-
duits à Chibouctou et mis dans des vaisseaux séparément : c'est tout ce qu'ont en scait.
Vers la fin de l'automne il ne restoit plus aux Mines que quatre vingts familles (il
y en avoit aux Mines avant ces troubles environ un millier d'habitans) et j'apprends
tout récemment qu'il n'en reste plus que dix ou onze qui sont cachées dans les bois
et qui demandent du secours pour se sauver.
Dans nos rivières de Memeramcouc, Petcoudiac et Chipoudy, il reste comme je l'ai
dit environ deux cent cinquante familles, de ce nombre sont soixante femmes dont les
maris ont été emmenés en Angleterre [sic pour Nouvelle- Angleterre]. Pour bien faire
connoître la situation de ces familles, il faut, ce me semble, reprendre les choses d'un
peu plus haut.
Dès que les affaires commencèrent à se brouiller dans ce pays, je jugeai qu'on
n'avoit rien de mieux à faire que de se jetter entre les bras des françois, dès lors, à la
vérité, la plupart des habitans s'étoient rendus aux forts anglois y étoient détenus, et je
n'avois pu m'opposer à cette démarche en effet en regardant l'anglois comme son maître
on se croyait en seureté sous la foy de la capitulation, on se croyoit obligé à l'obéissance.
Messieurs de Vergor et le Loutre avoient dit en partant qu'il étoit de l'intérest de
l'habitant d'être bien soumis, l'Anglois cachoit son dessein, paraissoit même travailler à
perfectionner les établissemens.
L'ordre vint de se rendre au fort pour prendre disait on, des arrangemens concer-
nant les terres, dans de telles circonstances je ne pouvois.leur conseiller la désobéissance
sans me charger de tous les malheurs qui sont arrivés.
Si en effet, j'eus conseillé alors de refuser l'obéissance, la majeure partie des habi-
tans persuadée qu'elle retrouveroit l'ancienne tranquilité sous le règne de l'anglois, et
attentive uniquement à une aveugle interest pour leur terre, ne m'auroit jamais écouté
et la rébellion des autres auroit fourni à l'Anglois un prétexte spécieux et unique pour
enlever tous ceux que les promesses, la violence et quelqu'autre voye auroit mis sous sa
main.
Je ne pouvois manquer alors d'être regardé comme l'auteur des malheurs de
l'Accadie, l'habitant peu capable de démesler les vrais ressorts qui font agir l'Anglois
n'auroient pu penser autrement et partout il m'auroit rendu responsable de ses désastres.
414 éLBi HFPE8 CANADIEN w S
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Ajout»/ ,i toutes ces raisons que restant le seul prestre dans ces quartiers, au point
île vue ou les choses se montraient la religion, la charité, l'intereet même de la France
exigeoient d<* moy tontes 1 * m -sur -s possibles pour m'y maintenir, et que pour cet effet
avois été <<l>!iur,; de promettre Amplement à l'Anglois de ne point toucher aux affaires
d'Etat, et que voyant d'ailleurs que l'Accadien, soit pour faire sa cour, soit par impru-
dence, informoit au fort de tout ce qui se passoit, je ne ponvois ouvrir la bouche contre
l'Anglois sans m 'exposer à des grosses affaires < pi i auroienl tourné autant au préjudice
. habitant qu'à ma perte.
Ces raisons ^<>nt presque sullisantes pour justirrier ma conduitte dan9 cette conjec-
ture difficile et pour n" point juger rigoureusement les habitans qui se rendirent au fort
Anglois.
Je reviens maintenant à ceux qui se trouvèrent en liberté envers lesquels j'ay agy
autrement. f^m
Dès que je vis les autres arrêtés au fort, je vis bien que les ménagemens vis à vis
l'Anglois étoient déplaces et que je ne pouvois mieux faire que de sauver pour la religion
et pour la France le reste de mon troupeau.
Le commandant anglois par ses promesses séduisantes, des offres captieuses et par
des présens même que je n'osai refuser pour la première fois, avoit crû me mettre dans
ses interests ; se croyant donc assuré de moy, il me manda qu'il souhaitoit me voir
incessamment, il me connoissoit mal.
La première qualité d'un Missionnaire s'il est digne de son nom c'est d'être honnête,
homme, et le premier devoir d'un honnête homme c'est une fidélité inviolable à la patrie.
Je me gardai donc bien des embûches qu'il me tendoit et je lui répondis poliment
et en substance que je ne me défiois point de son Excellence, mais que j'appréhendois
qu'il ne reçut de son Général des ordres peu favorables aux Missionnaires, qu'il seroit
obligé d'exécuter contre moy même, et puisqu'on lui commandoit d'embarquer les habi-
tans que le seul parti qui me restoit étoit de me retirer, que je resterai encore au pais
sous son bon plaisir s'il recevoit un contre-ordre pour les habitans.
A une autre lettre où il me pressoit encore de bannir toute défiance et de me rendre
au fort, je lui répondis que je me souvenois que Monsieur Maillard avoit été embarqué
malgré une assurance positive d'un Gouverneur anglois, et que j'estimois mieux me retirer
que de m'exposer en aucune manière.
On peut bien penser qu'en ce temps là et depuis je me suis gardé sérieusement pres-
que toujours dans les bois d'où je sors quand il est nécessaire pour rendre quelque service
aux habitans, sans m'arrêter en lieu risquable, et je me flatte avec la grâce du Seigneur
que l'ennemi n'aura point de prise sur moy.
Dans cette position je conseillai très fort et mille fois aux habitans qui se trou-
vèrent hors du fort de ne point s'y rendre. Je donnai le même conseil à toutes les
femmes qui recevoient des ordres fréquemment pour s'aller embarquer. Je leur repré-
sentai qu'en se rendant à l'anglois elles s'ôtoient toute espérance de retour et se met-
toient dans le cas de perdre la religion avec toute leur postérité, qu'il falloit s'acheminer
vers les françois que la patrie leur tendoit le bras, qu'avec un peu de courage et de
fatigue on pouvoit en approcher, que j'agirai de toutes mes forces ponr leur procurer de
l'assistance, que la vue de leur misère toucheroit nos compatriotes et qu'en ce cas on
revoindiqueroit leurs maris en quelques endroits qu'on les transportât, qu'autrement,
elles s'exposoient à tous les malheurs ensemble.
Ces raisons que la suite des événements n'a justifié que trop ne furent guère
évitées que dans mon ancienne mission qui comprenoit les Rivières de Chipoudy, Pet-
coudiac, Memerancouq, Tintamard avec ses dépendances et j'ay eu la consolation de
voir que jusqu'aujourd'huy aucune femme ne s'y est embarquée, excepté quatre ou cinq
qui ont été surprises et enlevées de force à Chipoudy.
Dans le reste du pais, je veux dire aux environs de Beauséjour cy devant desservis
par Messieurs La Loutre et Vizien et où depuis quelques années les gens paroissoient plus
fiers, plus factieux, et moins respectueux à l'égard des prêtres, je ne trouvai qu'un petit
nombre qui voulût defférer à mes conseils.
La plupart de ces malheureuses femmes séduites par les fausses nouvelles, intimidées
par des craintes spécieuses, emportées par un attachement excessif pour des maris qu'elles
,,i \ i 1/ 0011 Dk U i/'// * iVKi DOt UÈiBl 110
DOC. DE LA SESSION No 18
.-ut parmi i lion de • oii trop ouvent , foi nu
leur M i i ( i n . 1 1 r • - .i .i toute i on il l< rai ion i u onnal
par dése poil i lan i lea li taux a ng • i de cent qu
I )n a \ il il m n lo plu • ' ■• ;
Femmes ii«. ni point voulu embarquai ellei l**u i tiiu-s <t U
1)118 p( IUI' I"' seul ni' >t it ' l
( »M «-ut dit que li ' ai on "■ ndoit poui leur d( i leui d<
mte, que n'auroient-ellea paa fait aloi pourji réparai je l'a : ;
le m. il u.' m mili i ut plu de rera< de
Le commencement de oel te affaire m i i • i •■ • i le dix d'Aoust
quèrenl rare la Saint Michel, et enfin vers le dîj octobre on le • nmeoi
al environ cent quarante autrei habitons qu'on a t,ou \
: [on i à la ( îarol ine.
Ceux qui te sont embarqi Por( Royal at aux Mine onl •'• po
par lea mêméa motifs . ils sont cependant pi epen lant on peut l>i
le pauvrea habitana d'ailleurs qui rit trouvés au »n d'un ami
traitre et orual) l'étant trouvé m Mi ionnaire qui pût le ronseillei et dans un éloi
gnement qui rendoit leur évasion bien difficile.
[la ont présentement tout la loisir pour regretter lea offres que M l. L
leur avoit si souvent réitérées s'ils vouloient i ver. ( >n les a pis
Baston où ils ont le chagrin de voir jusqu'à leurs plus tendras entai
vice des particuliers de rein- ville.
Tandis qu'une partie des Â.coadiens estoit dans la route d'Angleterre, ri< pour
Nouvelle-Angleterre] un autre se rapprochoit des f rançois, les Cob endirent
sur l'Isle Saint .Iran comme vous le sçavi
Je fis passer aussy environ cinq cents amee de l'environ de Beauséjour et de Tinta
uiar sur la même [aie sous le bon plaisir de Monsieur de Villejouin dont je ne scaurois
assez louer la politesse la bonté et la charité pour ces pauvres fugitifs.
Je passe rapidement sur ces faits qui vous sont connus pour ne point abuser <U-
votre patience par une longueur outrée. Je me proposois d'être moins étendu, mais les
faits sont tellement liés ensemble et se présentent s'y naturellement les uns après les
autres que je n'ai pu tout à fait leur refuser l'entrée dans une relation où ils ont tous
un égal droit de paraître, mais enfin il faut reprendre les derniers détails sur notre situa-
tion actuelle.
On compte icy comme je l'ay déjà marqué plus d'une fois deux cent cinquante
familles dont la situation est fort à plaindre.
La résolution où est l'anglois de ne plus souffrir d'Accadiens dans ces cantons, les
menaces réitérées qu'il fait d'ammener tous ceux qu'il pourra atteindre, la grande diffi-
culté ou est le Canada déjà assez occupé d'ailleurs de leur fournir des troupes et des
vivres, l'incertitude du succès en cas de guerre par rapport aux secours qu'on attend de
France, la grande dizette et l'extrême misère dont on est menacé et qu'on éprouve même
déjà en partie, toutes ces raisons jointes à un infinité d'autres dont le détail seroit trop
long démontrent clairement à tous ceux qui refléchissent la nécessité de travailler où ils
sont, sans plus tarder, suivant les intentions ou moins provisionnelles de Monsieur le
Général.
On devait tous dans le printemps s'approcher du bord de la mer pour passer en
Canada, mais deux raisons p irticulières nous ont engagé à prévenir cette saison et à
presser de se rendre sur les glaces incessamment aux lieux de l'embarquement.
La première c'est que dans le printemps les portages sont impraticables et qu'en
différant de les passer plus tard on s'expose à être pris de l'Anglois ou à manquer de voi-
tures s'il faut absolument se retirer.
La deuxième c'est que tandis que les Accadiens sont en voisinage de leurs habita-
tions et de leurs maisons, ils ont toujours quelque prétexte pour sortir du bois (il y en a
qui espèrent insensément de pouvoir semer ce printemps les choses comme elles sont).
Sur ces entrefaites l'Anglois vient, en prend quelques uns et les emmène.
Et le plus grand mal n'est pas qu'on emmène quelqu'un, mais que l'ennemi apprenne
par là la triste situation de nos affaires. L'anglois est venu trois fois cet hiver à Même-
416 '< H1TE& < A \.\hll.\ SI -
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
ouq, la pre : >i> il .surprit trois hommes, la deuxième trois autres, La troisième
fois, s Y-tant fait pilloter par un de ceux qu'ils nous avoit pris cy devant, il s'avança de
nuit dans le bois jusqu'à un endroit ou plus de vingt familles avoient cabane mais par
bonheur, la crainte avoit poussé C6fl pauvres gens plus avant^dans la forest cinq ou six
jours auparavant; ainsy l Anglo's ne trouva que les vieilles cabanes et ne peut exécuter
ses ordres cruelles.
Pierre Suret a rapporté que le Commandant de ce parti avait ordre de se saisir de
tous les Accadiens dans cet endroit, de faire mourir incontinent tous ceux qui s'y trouve-
roient en état de porter les armes, de leur lever la chevelure, d'emmener tout le reste
apr<s avoir laisse au bout d'un piquet une lettre à Monsieur de Boishébert à peu près
dans ce stile :
" Vous avez commencé nous continuons sur le même ton jusqu'à ce que vous vous
" retiriés de ces cantons avec vos Sauvages. On dit chez vous aux Sauvages qu'autant
" d'anglois qu'ils tueront, que ce sera autant d'échelons pour aller en Paradis, nous ajou-
'.* terons que c'en sera deux pour nos gens par autant d'Accadiens qu'ils détruiront."
(a) Cet homme nous a die que c'est le traître Daniel qui a suggéré cet avis aux An-
glois comme le seul moyen de faire retirer Monsieur de Boishébert qui les désole avec
ses Sauvages et pour empêcher les Accadiens de frapper sur eux.
Le malheureux Daniel a dit aussy aux Anglois que les Sauvages étant allés trou-
vés Monsieur Manach pour parlementer sur la guerre, ce Missionnaire leur parla ainsy.
11 Est-ce à moy qu'il faut venir faire des parlemens, n'y a-t-il pas un officier du
" Roy, mais allés autant d'Anglois qne vous tuérés, ce sera autant d'échelons pour mon-
" ter au Paradis." (a)
Il paroît par ce que je viens de marquer qu'il n'y a plus de seûreté aux Rivières
pour les Accadiens et que leur meilleur parti c'est de profiter des glaces pour se rendre
au bord de la mer, où ils seront bien plus seûrement par rapport à l'ennemy et à portée
de tout, soit pour rembarquer s'il le faut absolument, soit pour avoir les vivres qu'il
faudra leur apporter si on veut les conserver sur ces côtes, et qu'ils ne pourroient avoir
sans s'exposer en venant les chercher icy des Rivières, sans parler que nous avons plu-
sieurs familles absolument incapables de transporter des vivres pour des portages de sept,
dix et même de vingt lieues, telles sont sans contredit les femmes dont on a enlevé les
maris et qui pour la plupart n'ont que de jeunes enfans incapables de leur porter aucune
assistance.
Je leur ay souvent proposé ces raisons, je me suis rendu au bord de la mer pour
leur chercher un azile, et depuis un mois je ne cesse de les appeler, mais malheureuse-
ment on ne se dépesche guère.
L'Accadien est d'une irrésolution qui a de quoy surprendre en général, on ne vou-
droit pas être pris pour quoi que ce soit au monde, on estimeroit plutôt être mené
jusqu'à Michel Machina.
D'un autre côté il faut se résoudre à un grand sacrifice, si on va au Canada, il faut
dire à Dieu à son pays, à son habitation, à sa maison, abandonner les animaux et tant
d'autres objets pour lesquels on a attachement demezuré, il est dur d'y penser seule-
ment, on s'imagine avec quelque raison d'ailleurs, qu'il faudra essuyer bien de la misère
avant de s'embarquer pendant la traversée, en Canada même (nos habitans iroient
plus volontiers sur l'Isle Saint Jean ou à la Rivière Saint Jean mais ils craignent
la famine dans ce dernier endroit et l'Anglois dans l'autre) on se figure avec quelque
espèce de trouble qu'une fois en Canada on ne reviendra plus, c'est l'exil.
Telle est la façon de penser de ces bonnes gens qui n'ont jamais encore sorti de leur
païs, à les entendre on est misérable partout ailleurs, on ny mange de viande que le
quart de saoul. L'accadie, disent-ils, jusqu'à ces dernières années étoit un Paradis sur
terre.
On pense encore que nous aurons la paix incontinent ou que l'Accadie sera peut-
être reprise par une flotte françoise dans le cours de l'été prochain ou dans deux ans
au plus, qu'on pourroit se cacher seûrement en attendant et vivre de ses bestiaux (ce
qui n'est qu'à la portée d'un petit nombre) on voudroit encore attendre des nouvelles du
Canada, on s'assemble, on délibère, on demande l'avis d'un Missionnaire ou d'un officier
et puis on fait à sa teste, l'un se cache bien, l'autre mal caché le découvre : est-il pris
.,/ m ILOQU Di S h i/'// SU il/' D(H i »// \ 117
DOC. DE LA SESSION No 18
quelqu'un I On 1 rernble, on \ sut • en all<
une fa m • e I ranquilité, on vil dan d< • péi nées ilat<
Telle i- 1 l.i « « • r i < 1 1 1 1 1 • - di • «■«• peuple que I • ncc* rond mal heu
■oit, j'espère que toutoi loin r< llexion t de lu
mer ai ani Ii ftn printemp
Non- avoui icy actuellement environ oixan te famille VI<
autre Rivière imiteront pie.
Mais le toul n ei I pa de e i endi mer, il faut
et \ oilà nu des point - lei plui embai ri
qu'une très petite partie de la moisson.
Cest ce qui a réduit une grande partie «lu monde a \ uni
quement, et <•<• sera la seule nourriture des trois quarl
menœment de May ; on peut donc, dires vous, vivre simplement de \iand<- <t ces h. du
tans n'en doivent pas manquer dans un j.ii h »vi ru i d anini.-i
.F«- réponds à cet te objection :
Premièrement : on \it simplement de viande maie malheureusement ; il faudroil un
tempérament sauvage pour v tenir, aussy avons nous une e p< « e de maladie épydémique
causée en apparence par des indigestions, accompagnée de migraine, de point
suivie d'une forte dissenterie. Cette maladie est Longm buellement
plusieurs personnes.
Deuxièmement On subsisteroit quoique bien mal avec la via
bonne, mais désormais on ne peut espérer de pareille qu'au retour de l . •
Oet automne les animaux étoient en état, on en a tait des provision* de viandes
bonnes à la vérité mais en trop petite quantité : on n'a pu faire que très peu de l'ouvrage
et encore dans l'arrière Baison : ueur petite quantité jointe a la mauvaise qualité ne
sçauroit entretenir les animaux, ils sont maigres et foiblee au point [ne plusieurs ne
peuvent marcher jusqu'au bord de la mer.
Voilà cependant sur quoy il faut vivre jusqu'à ce que la Providance nous envoyé
des vivres d'ailleurs. Jugés, Monsieur de notre scituation, en vérité ces viandes sont si
chétives que les sauvages les rebutent tout carnaciers qu ils puissent être. On ne
plus que donner à une quantité de ces nations qu'on a gardé icy pour aller au besoin sur
ï'ennemy.
Troisièmement : Enfin la maigreur des animaux surtout sans autres vivres en
augmente la consommation ordinaire du double et au delà. (Quelle dépense d'ailleurs
pour entretenir des sauvages 1 II faut l'avoir entrepris pour le comprendre; ajout
tout cela qu'il y a des pauvres gens qui n'a voient que très peu d'animaux, d'autres en
ont perdu, d'autres ont eu le chagrin de voir enlever leurs bestiaux par les Anglois.
J'ose donc assurer que s'il ne nous vient pas du secours en deçà de l'été, que la
famine fera voir icy le plus cruel des spectacles. Monsieur Bigot me mande qu'il en-
verra icy des vivres le plutost qu'il pourra, Monsieur le Général me le marque aussy,
mais les glaces et les précautions nécessaires dans la position des affaires rendront ces
secours trop tardifs, nous sommes déjà dans une grande mizère.
C'est pourquoy je prends la liberté de m adresser à vous pour obtenir des secours à
l'ouverture même de la navigation Nous avons besoin de tout, farines, lard, pois, graisse,
poudre, plomb Royal surtout, des balles aussy et des postes, un peu de vin, de mélasse,
d'eau de vie, pour les malades, il y a plus de trois mois que nous n'avons plus aucune
sorte de boisson, hameçon, toiles, lignes, couvertes avec un peu de tabac pour nos pauvres
gens qui pâtissent beaucoup dans une situation comme la nôtre ou la livre se vend jus-
qu'à dix et vingt livres ; avec les secours que vous pourries nous envoyer nous serions à
même d'attendre les envois du Canada,
Je vous ai déjà marqué que nous sommes dans ces quartiers environ deux cent
cinquante familles, vous jugerés par là aisément de la quantité de l'envoy dont nous
avons besoin en attendant un plus abondant.
Je m'apperçois que ce Mémoire est bien étendu, il me reste cependant à détailler
quelques nouvelles qui pourront paroître de quelque conséquence regardant quelques
desseins que l' Anglois laisse entrevoir pour ce printemps.
418 IR( il i\ E8 CANADIEN \ /. -
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Je le tiens de Pierre Suret dont j'ai déjà t'ait mention. Cet homme étoit cy devant
Capitaine de Milice a IVteoudiae, il a de l'esprit, raisonne fort bien est entendu dans les
affaires et a été souvent employé par nos Messieurs officiers dans des conjonctures déli-
cates. L'Anglois l'avoit gardé cel hiver au fort comme un homme d'esprit bien au fait
du païs et qui pouvoit Leur être utile. Sa conversation agréable luv a donné un accès
facile auprès de .Monsieur Scot qui b'od croyant assuré lui parloit assés ouvertement, il
sçait la langue angloise et entroit par là en conversation avec tout le monde qui -
accoutumé insensiblement à n'avoir plus de réserve vis à vis de luv.
Il B'est échapé de Beauséjour le vingt six du mois passé, quatre jours après il est
venu nous joindre, et nous a rapporté ce qui suit :
(a) Il faut se souvenir en général (jue Messieurs les Anglois sont fort dans le goût
de 9 en taire à croire, (a).
Monsieur Scot continue de commander à Beauséjour. J'ai lieu de penser qu'il est
connu à Loaisb >urg ; j'aurois pu sans cola détailler icy le3 différents traits que j'ai
d ;m vslt's dans son caractère
De cet officier je dirai simplement en passant, qu'on le regarde avec quelque raison
comme l'auteur de la plupart des desseins qui concernent l'Accadie.
Il n'y a dms les trois forts de Beauséjour de Mezigoueche et de Gasparaux qu'en-
iron cinq cent nommas tout compris la milice et la troupe réglée. On les#a distribués
assez également pour la garde de ces trois Places.
La plus considérable sortie que l'Anglois aye pu faire cet hiver en réunisant les
forces de Beauséjour et de Mesigoueche n'étoit que de deux cent trente huit hosmmes.
Monsieur Scot a ordre de faire partir bientôt un certain nombre de ses Miliciens
pour aller renforcer la garnison Chibouctou.
Cet officier a dit qu'à l'ouverture du printemps il viendra douze cents hommes dans
ces quartiers pour donner entièrement la chasse aux nations Sauvages et se saisir des
Accadiens qui s'y tiennent cachés, qu'il y aura de bon printemps pour cet effet des Cor-
saires vers Gedaic et vers les embouchures de la Rivière Saint Jean par où on sçait que
les Accadiens des Mines et du Port Royal doivent se sauver.
(a) Nous comptons faire la garde pour nous deffendre ou fuir en cas de besoin. Ce
dernier parti ne nous sera pas autrement difficile par le moyen des canots et l'avantage
des lieux.
Il seroit à souhaiter aussy que quelqu'une de nos frégates croisât quelque temps sur
les costes pour assurer nos convois et couvrir le départ des habitans s'il faut se retirer
Mais, dans ce cas il faudroit convenir d'un signal pour la reconnoître. (a).
On ne veut plus souffrir d'Accadiens dans ces contrées, on nous menace surtout des
Montagnards d'Ecosse dont on attend quinze cents pour l'Accadie et des Sauvages an-
glois de ces derniers on n'a qu'une disaine actuellement à Beauséjour.
Les Anglois entendent fort indifféremment parler des Accadiens qui se sauveront
cet automne chez le françois et affectent même de n'en rien dire.
On dit que nos gens se plaisent à la Caroline (ce que j'ai de la peine à croire) qu'on
se trouve bien d'eux, qu'on a fait une quête pour eux dans la colonie, qu'on leur a four-
ny des planches et des doux pour se loger et marqué des habitations qu'on leur a cepen-
dant limité un certain district d'où ils ne peuvent sortir sous peine d'estre tués par le
premier Sauvage ou anglois qui les rencontreroient hors les bornes assignées.
On dit que la maladie s'est mis dans un des Bâtimens chargé de nos Accadiens et
qu'il en est mort une quantité considérable.
Au départ de Pierre Suret on paroissoit ignorer à Beauséjour l'aventure des deux
Bâtimens que nous avons pris vers la Rivière Saint Jean et les derniers avantages que
nous ont procuré les sauvages dans les pais d'en haut.
On soupçonne qu'un autre Bâtiment chargé d'habitans du Port Royal s'est encore
sauvé ; on a eu le même soupçon sur un Bâtiment chargé de familles du haut de la Baye.
Monsieur Scot a avoué à Suret que quand on a enfermé les habitans dans les forts
qu'on vouloit essayer avant toutes choses de les faire signer purement et simplement
pour l'Anglois et qu'on ne s'est entièrement déterminé à les emmener que quand on a
vu clairement que l'habitant n'y vouloit rien entendre.
w ILOOIE 01 ■ \< \i>n \ ii/' OOi i
DOC. DE LA SESSION No 18
L'habitant pensoit lageinent que dan le ca d< un
plus beau ohamp DOU1 le emmener et «-h di p •. . i i • i i n. que la n
jamais rappeler de i ien en leur fa i eui
Monsieur Scol 1e promet beaui et merveille h on ordinaire II dit que
ooup du Ciel lea Anglois vont conquérir in< ment l de l'Amériqui
brionale, qu'ils ont trente eaux de Ligne (il bivem d< ctou)
deux gros mortiers avec quarante mille hommes poui ervii dan
et par mer I été prochain, que tels sont, l<-s ordre de leur ' ■ ■ w i i
Celuy qui commandera par terre descendra par le haut du Canad qu'à <p.
en brûlant et ravageant tout sur on pa âge, tandi que le • ■ n- i il de l.i Hotte apn
avoir pris Louisbourg en fera autant en montant la Rivi<
Leur dessein par la 68 1 d'obliger les peupl- • j"nn les
a lia mer el les réduire ain rendre | >r< >m pi l n ient .
Ce dessein seroit fort bon si on les laissoit Paire [1 avance contre toute appan
que les Anglois ont pour eux cinq têtes couronnées, que l'Espagne era une part
neutralité; que la franco est dénuée de forces maritimes : que le Etoy de franc*
point de sentiment s'il ne tin- point vengeance de ce qu'on lui a fait dan l'affaire de
Beauséjour j 11 avoue cependant que les François ont i I qu'ils r plus
à oraindre * | u** quand ils le paraissent moins.
Ces Messieurs prétendent enoore qu'ils nous on' pris de veù seaux marchands qui
retournoient en france l'automne passé. Je ne soais si oe ne lont pas des vaisseaux de
la ( Compagnie des I odes.
Ils avouent qu'on travaille à la paix, et disent qu'il y aura grande guerre ou grande
paix.
Fasse le ciel «pie ce soit une paix constante et durable, digne de la bonne foi que
nOUS axons eue pour un ennemi qui à notre égard s'est comporte, j'ose le dire, en vrai
forban.
Monsieur de Boishébert fait partir vingt deux Sauvages canibas des plus braves
qui vont faire un coup vers Beauséjour.
Monsieur le Général nie manda dernièrement que son intention est qu'on ne donne
aucun repos à l'ennemi, qu'on le harcèle, qu'on le déconcerte à toutes forces.
Il mande à Monsieur de Boishébert de faire passer les Accadiens sur l'Isle Saint
Jean ou à la Rivière Saint Jean, mais je pense que cet ordre n'est que provisoire et on
voit assez clairement même parce qu'il me fait l'honneur de m'écrire qu'il attend l'ordre
de la Cour pour disposer des Accadiens, sans vouloir rien statuer de son chef sur l'éva-
vacuation de ce pais.
(a) On nous dit que Monsieur le Général a gardé un profond silence sur les dernier*
pacquets que vous lui avez envoyé qu'il n'en a rien transpiré absolument, ce quia surpris
le public ; on a cependant vu les mouvemens se multiplier et Ton [sic pour la] con-
jecture est bien éloignée de vouloir abandonner l'Accadie. (a)
Monseigneur Lévesque me marque que Monsieur le Général ne veut point prendre
sur luy de faire passer les Accadiens en Canada quoiqu'il en soit, j'appelle toujours
mes habitans au bord de la mer ils y seront plus sûrement et seront à portée de tout.
Comme j'ai eu l'honneur de vous l'écrire plus haut, Monsieur de Boishébert vient
de faire passer en Canada les Equipages des deux bâtimens pris à la Rivière Saint
Jean, il y fait passer aussi six prisonniers que Monsieur de Niverville avoit fait cet
automne.
Cette dernière prise a été faite en exécution des premiers ordres que Monsieur de
Yaudreuil a donné dans l'Accadie et sur laquelle il a donné des marques d'une satis-
faction bien sensible à Monsieur de Niverville.
Je vous prie, Monsieur, d'excuser la longueur de cette relation. J'ai appréhendé
en voulant trop abréger de retrancher quelque fait utile ou même important.
Dans ces sortes d'écrits, il me semble que le parti que j'ai suivi est le moins sujet
à inconvénient.
420 RCHIV1 IDIEXXE&
5-6 EDOUARD VII. A. 1906
Je voua rappli* eoevoir cett( le mémoire comme une assuri
(!<• la haute • lu profond res] • ••<■ la<ju-
J'ai l'houneui Monsieur,
Vol humble e1 serviteur,
Signé: LE GUERNE,
Prêtre Missionna ire.
Pour copie conforme à L'original
Signé : Illisiblement.
5-6 EDOUARD VII
DOCUMENT DE LA SESSION No 18
[NDEX [NDIQ1 \\l l.\ PROVENANT I. DEH PIECES PI l'.I.H
DANS LA GÉNÉALOGIE DEH l Wlll.l.l - \« VDI1 \\l -
w IC |mm I M!.\
\ bdienM d< Pobomki m el ilo larn iéi e Si Joan, i
i An.iU • de ] idouai l Richard, rtappni
1 • m . ,, vol I p 308 • t i- 310) \ir J p 804.
Adam ., \ brahain, i Win li »w . Vnn ipo H il, H
déc i , . .. (Ji .in h. il de \\ in al »w.) App i
A h pas* 1 1< i Vcfti ii. ii . !• l'iU) Modai eph
Fredi ri( U W allet Des! trichai
1780 (Si rie M 110 p I"" Vpp -1
Amherst i w illiam Pitt, 19 %\ rîl 1759. i Prove
Miiiin 1 1 1 1 1 1 • 1 1 1 • ■■■ i \ pp, .1 . p, 803.
Anihersl a llelcher, N'eu \..ik. I > avril 1781, l
rie M. S06lf, p. 62.) \pp. L
Apthorp A Son et Hancock, armateurs, aux oapi
baines des trana|>orts, deatinéa .i déporter lea
liei r H août, 22 ao I août
.. (Journal de \\ inslo* , | Ipp. B. p
articles oonoernant les faveur* occordéea aux ha
bitanta de 111e .si Jean, Louiabourg, '•• juin L746.
rie M 896 ' p. 172). App, 0. p. LOI.
Baptême el décès de Marguerite Robichaux, (Re«
gistre de Desohambault.) App. I. p, 271
Beloher aux lorda du Commerce. Halifax, n avril
L761. (Série M. 163 p, L89.J App. L p. 823.
Belcherà Araherst. Halifax, 16 avril L761. (Série
M. 153 p. L95, el M. 39611' p. 85.) App. L. p.
324.
Beloher aux lords du Commerce. Halifax, 17 avril
1761. (Série M. 153 p, 209.) App. L. p. ."24.
Beloher a Murray. Halifax, 25 mars 1762. (Série
Q1 p. 39.) App. L. p. 326.
Beloher aux lords du Commerce «'t d.-s colonies.
Halifax. U janvier 1762. (Série M. 455 p. 109.)
App. L, p. 326.
Bigot au ministre. Louisbourg, 30 juillet 1749.
rie F. 160, p. 156.) App. X. p. 347.
Bigot au ministre. Louisbourg, !» août 1749. (Série
F. 160, p. 157.) App. N. p. 349.
Bigot an ministre. Louisbourg, 20 août 1749. (Série
' F. L60, p. 173.) App. N. p. 350. _
>t au ministre. Québec, 30 sept. 174'.). (Série F.
93, p. 272.) App. N. p. 351.
Bigot au ministre. Québec, 29 sept. 1749. (Série F.)
Vpp. N. p. 351.
Bigot au ministre, Québec, 11 oct. 1749. (Série F.
98, p. 313.) App. N. p. 352.
Bigot au ministre. Québec, 20 août 1750. (Série F.
96, p. 4) App. N, p. 37S.
Bigot au ministre. Québec, 25 sept. 1750. (Série F.
96, p. 8) App. N, p. 378,
Bigot au ministre. Québec. 18 oct. 1750. (Série F.
96, p. 34) App. N, p. 380.
Bigot au ministre. Québec, 22 oct. 1750. (Série F.
96, p. 47) App. N, p. 381.
Bigot au ministre. Québec, 1er nov. 1750. (Série
V. 96, p. 95) App. X, p. 3*2.
Bigot au ministre. Québec, 6 nov. 1750. (Série F.
96, p. 99) App. N, p. 394.
Bigot au ministre. Québec, 5 sept. 1755. (Série F.
202, p. 131) App. X, p, 409.
Boishébert à de la Galisonnière. Ecoupac, 26 août
1749. (Série F. 93, p. 156) App. X, p. 353.
Boishébert à Cornwallis, Menacouche, 16 août 1749.
(Série M. 3953-\ p. 234) App. N. p. 354. (Il faut
lire 16 au lieu de 12 août.)
Campbell à Hillsborough. Halifax, 1er oct. 1768.
(Série M. 471 p. 158) App. J, p. 284.
,11 m
ipp. •'. y
I f al il i
M 178 p
pbell a W
el Mi.p ">1 173 ■
p. 2
pliell a H ilUborough H
; 208) App. .1, p. 2
I [ilUborough H i
iS. m. M 178 ; 280) App. .1.
I I ilUborough. Ha
• M 182 p. « Ipp. -I. !■
< lampbell a 1 1 ilUborough. 1 1
M |82 p !'•■ \:
Cainpbell à H ilUborough Rama it 1771.
pp. .1, p. 291.
Campbell A HiUsborough. Halifax, U Î72
ri< M 184 p 101) App. .1, p 29
< ahipi.. ; uouth. i kvril i r
(Série M. 185 p. 85) App. J, p. 2
Certificat des abbés de la Gouladie <-t de Soin
ville, •■'•
\ bdiena des Minée, par Phillips, l<
1730. App. 1'.. p. si.
Certificat de Joseph Guilbaut, 18 mars 17
(Sérte F. 105, p. 1M.) App. H, p. 254.
Circulaire de Lawrence auxgou
tin. -ut. Halifax, 11 août 1755, J mol de
W inslow.) App. 1'., p. 71.
Circulaire 'in comte D'Kstaing aux Acod
portés en la Nouvelle-Angleterre pour les en-
gager à passer aux colonies françaises 'le 111e
St-Dominique, aux [les sous le vent. 26 juin
17<i4. (Série M, 463, p. 64.) App. J, p. 273.
Conseil <!»• guerre tenu a Louisbourg, 7 juin 1 T 4*3.
rie M. 395» p. 169.) Api». Ç, p. 10
Copie 'lu serment de fidélité prête par les Aca-
diens en 1727. (Série F, 87tor p. 2<>3.) App.
N. ]>. 3< 12.
Cornwallis aux Acadiens, première déclaration
de, Chebouctou 14 juillet 1749. (Série F, 93
p. 152 .) App. C, p. 109.
Cornwallis aux Acadiens, seconde déclaration
Cheboucton, 1er août 1749. (Série F, »7tv:r
p. 192.) App. C, p. 110.
Cornwallis aux lords du Commerce et des Colo-
nies, Chebouctou, 11 sept. 1749. (Série M,
395» p. 44.) App. C, p. 110.
Cornwallis à Desnerbiers. Chebouctou, 21 sept.
1749, v. s. (Série M, 395» p. 63.) App. N,
p. 356.
Cornwallis aux lords du Commerce. Halifax,
30 avril 1750. (Série M, 395'^ p. 286.)
Cotterell à Hopson. Au bureau du Secrétaire,
1er octobre 1753. (Série M, 442, p. 137.) App.
C, p. 114.
Dartaiouth à Campbell. Whitehall, 9 déc. 1772.
(Série M, 484, p. 128.) App. J, p. 292.
Dartmouth à Legge. Whitehall, 7 sept. 1774
(Série M, 487, p. 248.) App. J, p. 296.
Dartmouth à Legge. Whitehall, 5 oct. 1774.
(Série M, 487, p. 276.) App. J, p. 296.
Décès de Michel Robichaux. (Registre de Des-
chambault). App. I, p. 271.
422
INDEX
I >• claration <1<- guerre «1< - Idicmaoi au gouverneur
d'Halifax. Port Toulouse, 6 jours avant la
St. Michel, 1749. (Si ri< M. 395 p. 80). App.
N. p. 366.
Déclaration de Shirley aux Acadiens, 1717. (8k
M. 395 "p. 88). App. 0, p. 104.
Dénombrement des Acadiens à l"il«' St-Jean, 1- *-'l
juillet 1768. (Série M. 171, p. 48). App. J,
. 1 5
Dernière lettre écrite par le rieur Perrault aux
l cadiens de Miquelon, Le 16 sept 1 7 • '► 4 .
v. 123A p. 21 1). App. <;. p. 215.
I >< m Acadiens de 8t Maio veulent aller à Boston,
ceux de Nantes a la Louisiane. (Série F. 123 A
p. 286.) App. G, p. 221.
Deschamps à Winslow. il' sept. 1756.
(Journal de Winslow) App. I». |>. 30
Desherbiers et Prévost au ministre. Louisbourg,
15 aofit 1749. (Série F. 160 p. 10.) App.N. p.
348.
Desherbiera à Cornwallis. Louisbourg, 15oct. 1749.
rie M. 395" p. 79) App. N, p. 357.
Extrait <le mariage entre Louis Robichau et Jeanne
Bourgeois. (Série M. 70 p. 78) App. I, p. 261.
extrait de baptême de Louis Elobichau (Registre
de Port-Royal. (Série M. 69, p. 34) App. [,261.
Extrait <!<• baptême de Marguerite Robichau. (Re-
gistre de Port-Royal. (Série M. 70, p. 158)App. I.
p. 262.
Extrait de baptême de Frédéric Robichau. (Re-
gistre de Port-Royal. (S. irie M. 70, p. LS6.)App. T,
p. 262.
Extrait de baptême de Edouard Robichau. (Re-
gistre de Port-Royal. (Série M. 70, p. 267) App. I,
p. 262.
Extrait de baptême de Jacques Robichau. (Re-
gistre de Port-Royal. (Série M. 70, p. 327) App. I.
p. 262.
Ex trait de baptême de Marie Esther Robichau.
(Registre de Port-Royal. (Série M. 70, p. 379)
App. I, p. 262.
Extrait de baptême de Odo Robichau. (Registre de
Port-Royal. (Série M. 71, p. 26.) App. I, p. 263.
Extrait de baptême de Monique Robichau. (Re-
gistre de Port-Royal. (Série M. 71, p. 61.) App.
I, p. 263.
Extrait de baptême de Florent Robichau. (Registre
de Port-Royal, série M. 71, p. 107) App. I, p. 263.
Extrait de baptême de Firmond Robichau. (Re-
gistre de Port-Royal. (Série M. 71, p. 163) App. I,
p. 263.
Ext ait de baptême de Vénérande Robichau. (Re-
gistre de Port- Royal. (Série M. 71, p. 262) App. I,
p. 263.
Extrait de sépulture de Vénérande Robichau. (Re-
gistre de Notre-Dame de Québec) App. T, p. 263.
Extrait de mariage entre Olivier LeBlanc et Mo-
nique Robichau. (Registre de Notre-Dame de
Québec) App. I, p. 264.
Extrait de mariage entre Jean- Baptiste Dumont et
Marie Robichau. (Registre de Notre-Dame de
Québec) App. I, p. 264.
Extrait de sépulture de Louis Robichau. (Registre
de Notre-Dame de Québec) App. I, p. 264.
Extrait de sépulture de Jeanne Bourgeois. (Regis-
tre de Notre-Dame de Québec. ) App. I, p. 264.
Extraits de baptême de Louis-Edouard et de Marie-
Madeleine LeBlanc. (Registre de Notre-Dame
de Québec. ) App. I, p. 264.
Extrait de sépulture de Marie-Louise Thibodeau.
(Registre de Burnt Church, Miramichi.) App.
I, p. 265.
Extrait de sépulture de Otho Robichaud. (Regis-
tre de Burnt Church, Miramichi.) App. L p.
265.
Extrait du mariage entre Louis Robichaud et Marie
Anastasie Poirier. (Registre de Caraquet.)
App. T, p. 265.
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Extrait de mariagi entre Jean-Baptiste Thib>deau
et [sabelle Landry. (Registre de Notre-Dame
de Québec i App. I, p, 269.
Extrait de mariage entre Thimoté Bourgeois et
Elisabeth Ouimète. (Registre de la Pointe-aux-
Trembles, Montréal.) App. I, p. 27".
Extrait de mariage « -i 1 1 1-*- Anselme Babin et Mai
LeBlanc. (Registre de Notre-Dame de Québec.)
App. I. p. 27ft
Extrait <)<• mariage «-ntr.- Michel Elobichau et Mar-
guerite Landry. Registre de Deschambault. )
App. I. p. 271.
Extrait- de mariage entre I it<- Robichaux et liane
Landry et Charles Babin et Etfarguerite-Rache]
Robichaux. de Deschambault.) App.
I, p. 271.
Extrait de baptême de Main- Joseph Esther Dugas,
le 11 juillet 1774. (Registre de Notre-Dame de
Québec) App. M, p. 343.
Extrait de sépulture de l'abbé Joseph Mathurin
Bourg, h1 21 avril 17!*7. (Registre de Saint-
Laurent, près de Montréal.) App. M. p. 343.
Extrait de sépulture de L'abbé Jean Bro, le 14 jan-
vier 1824. (Registre <!<• Saint-Jacques de l'A-
chigan, P. Q.) App. M. p. 344.
Extrait du journal du sergent John Burrell, 17
1760. App. .), p. 804.
Etat de l'île du Cap-Breton, le 1»» octobre 1774.
(Série M, 487, p. 286.) App. «T, p. 816.
Extraits des Archives de la baie du Massachusetts.
(Pour provenance voir explications à l'appendice
E.) App. E, p. 139.
Extraits du journal de Winslow pour les 9, 10, 11,
13, 16 et 18 août 1755. App. B, pages 66 et 67.
Extraits du journal de Winslow pour les 4, 6, 7, M,
9 et 10 octobre 1755. (Journal de Winslow).
App. B, pages 85 et 86.
Extrait du journal de Winslow pour le 12 octobre
1755. (Journal de Winslow.) App. B, p. 88.
Familles acadiennes sorties des prisons d'Angleter-
re et rapatriées en France en 1763. (Série F,
232-242.) App. M, p. 336.
Familles acadiennes qui sont maintenant, aux îles
St-Pierre et Miquelon suivant le recensement
d'icelles, fait le 15 mai 1767. (Série M, 793 1.
App. G, p. 231.
Famille de François LeBlanc, déportée à la baie
du Massachusetts, (Tirée des Archives du
Massachusetts). App. I, p. 306.
Formule du seiment proposé aux Acadiens en
1764. (Série M, 463, p 107). App. I, p. 275.
Fragment du contrat de mariage entre Otho
Robichaux et Marie Louise Thibodeau. Mira-
michi, 1789. (Documents de la famille Robi-
chaud, à Nigaouec). App. I, p. 267.
Francy à Mistral. A Cherbourg, 13 mars 17<>7.
(Série F, 123 A p. 245). App. G, p. 197.
Francklin au comte de Shelburne. Halifax, 24
octobre 1767. (Série M, 468, p. 139). App. J,
p. 280.
Francklin à Shelburne. Halifax, 20 février 1768.
(Série M, 469, p. 125). App. J, p. 281.
Francklin à Hillsborough. Halifax, 21 mai 1768.
(Série M, 470 p. 59). App. J, p. 283.
Francklin à Hillsborough. Halifax, 20 juillet
1768. (Série M, 471 p. 23). App. J, p. 283.
Francklin à Hillsborough. Halifax, 20 juillet
1768. (Série M, 471, p. 31). App. J, p. 283.
Francklin à Hillsborough. Halifax, 26 juin 1772.
(Série M, 484, p. 49). App. J, p. 292.
Guet-apens de Monckton pour s'emparer des habi-
tants français du district de Beauséjour, 1755.
(Journal de Winslow). App. B, p. 6(5.
Handfield à Winslow. Annapolis Royal, 31 août
1755, (Journal de Winslow). App. B, p. 73.
Handfield à Winslow. Annapolis Royal, 8 oct.
1755. (Journal de Winslow). App. B, p. 87.
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DOC. DE LA SESSION No 18
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1708. {£ .,. M n.'i |. 18 \|.|> J
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(Série M. 183, i • Kp\t J, p !91
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(Série M M8, p I >) Ipp < ' p m.
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Notre I >.uii. de Québec) Ipp, I . p 20 i
Instructions d< Lawrena au capitaine Mnri
Halifax, 0 aoûl I' < < (Joui cal i le W in >1< m i
\pp. B, p. ';7.
tractions de | ,.iw i .ti. «■ i \\ m low. I [alifax, 1 1
(Joui ii. il de W m ili »w) \ pi' B, '•',
Instruction <lu roi « Cornwallis, 29 avril L749.
12 p, 1) \|'i' C. i'. 108.
Journal tenu par de Boishébert sur les différents
événements qui se sonl passéi en Vcadie depuis
la prise du port de Beauséjour. (Série F. L2o \.
I>. 175) A pp. H, i». 236
Journal <l« œ oui s "est passé à Chignictou et autres
frontières <l«' l'Aoadie depuis le 16 sept. 17"»"
jusqu'au 28 juillet 17M. (Série F. s7'" p. 222)
App. N, p. 888.
Knowles A Newcastle. Louisbourg, s juillet 17m,
(Série M.89690 p. 181) App. G, p. 102,
Knowles à Newcastle Louisbourg, 18 sept. 1 7 K».
(Série M. S9696 p. 29) App. 0, p. 99.
Knowles à Newcastle. Louisbourg, 20 janv, 1717.
(Série M. 395»8 p. 1) App. C, p, 103,
L'abbé Jos. Math. Bourg à l'évôqui de Québec.
Cocagne, s oct. 1773. (Série M. 793) A r p. M.
p. 341.
L'abbé Eug. C. Laflamme à Placide Gaudet. Qué-
bec, 16 Juillet 1902. (Série M. 793) App. M.
P. 339.
L'abbé Eng, 0. Laflamme à Placide Gaudet. Qué-
bec, 21 juillet 1902 (Série M. 7113) App. M.
P. 340.
L'abbé Eug. G. Laflamme à Placide Gaudet. Qué-
bec, 30 juillet 1902. (Série M. 793) App. M.
t P. 341.
L'abbé LeGuerne à Prévost, ordonnateur à l'île
Royale. Belair vers Cocagne, 10 mars 1756.
(Série F. S7'" p. 358) App. X, p. 409.
L'abbé LeLoutreau ministre,. Louisbourg, 29 juillet
1749. (Collection de documents relatifs à la
Nouvelle- Fiance, vol. III p. 437)pAp. N, p. 346.
L'abbé Le Loutre au ministre. Beaubasein, 14 oct.
1749. (Collection de documents relatifs à la
Nouvelle-France, vol. III p. 456) app. N, p 358.
LaGorne au ministre. Memeramkouk, 31 mars
1750. Série F. 96, p. 134) App. N. p. 375.
LaCorne a Desherbiers. Memeramkouk . . . 1750.
(Collection de documents relatifs à la Nouvelle-
France, vol. III p. 499) App. N, p. 386.
LaCorne à deLéry. Memeramkouk, 5 sept. 1750.
(Nos gloires nationales, vol. II, p. 108.) App.
N, p. 377.
LaCorne à deLéry. 11 sept. 1750. (Nos gloires
Nationales, vol. Il, p. 109.) App. N, p. 377.
La Galissonière et Bigot au ministre. Québec. 3
sept. 1748. (Série F, 90-91, p. 6.) App. N. p.
344.
La Galissonière au ministre. Québec, 26 juin 1749.
(Série F, 93, p. 139.) App. N, p. 366.
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p. 202.) App, N. p. 106
Lav« rence à Vlonck ton. I [alifs • . 31 juilli
(Aikins Sélections from tbe public docui
..t the lv..\ in 88.) App.
B, p. 64.
La* Monckton. Halifa
(Aikins Sélections from the public docui
of the Province of Nova Sootia, p. 209.) App.
B, p. 65.
Lawrence à VVinalow. Halifax, il août 17
(Journal de Winslow). App. B, p 72.
Lawrence à Winslow, Halifax. 11 sept. 17"<
liai de Winslow. I App. B. |
Lawrence à Murray, Halifax, 30 sept. 175ô. Jour-
nal de Winslow.) App. B. p. si.
Lawrence à Winslow. Halifax, 30 sept, 17".'. .i
nal de Winslow. i App. B. p
Lawr.net' à Winslow, Halifax, 1er oct. 17"»5. (Jour-
nal de Winslow. ) App. B. p,
Lawrence à Winslow, Halifax, 27 oct. 1755. (Jour-
nal de Winslow.) App. B. p. Jil.
Legge à Dartmouth, Halifax, 24 niai 1774.
M. 486, p. 104.) App. J. p. 293.
Legge à Dartmouth, Halifax, 13 juillet 1774. S
M. 486, p. 186.) App. J. p. 291
Legge à Dartmouth, Halifax, 20 août 1774.
M. 486. p. 198.) App. J. p. 294.
Legge à Dartmouth, Halifax, 25 août 1774. (Série
M. 486, p. 206.) App. . T. p. 295.
Legge à Dartmouth, Whitehall, 12nov. 1774. (S<
M. 487, p. 280.) App. J. p. 297.
Legge à Dartmouth, Halifax, 18 nov. 1774. (S
M. 487, p. 315.) App. J. p. 297.
Lettre des Acadiens détenus prisonniers à Hal
à ceux de Pigiguit et du fort Cumberland. 17»'»4
(Série M. 463, p. 57.) App. J. p. 273.
Lettre de l'abbé Bailly à Louis Robichaux. Halifax,
17 juillet 1771. (Documents de la famiile Robi-
chaud, à Nigaouec. ) App. L. p. 268.
Lettre de Jonathan Binney à Legge, Canso, 27 juin
1774. (Série M. 486, p.' 145. ) App. J. p. 293.
Lettre de Boishébert au Père Germain. 2î f év. 1760.
(Série F. 105, p. 120.) App. H. p. 256.
Lettre de Boishébert à l'abbe Manach, 21 fév. 17
(Série F. 105, p. 124.) App. H. p. 254.
Lettre au marquis de Castries, 1 4 mars 1784, rela-
tive aux Acadiens retirés à St-Malo qui veulent
passer à Boston. (F. 123 A., p. 362.) App. G.
p. 229.
424
lXDliX
■ du oomte de Vergenn< il de
. le :<1 mars 1784, au lujet de la permis-
-, ioo irdëe sus \< adiej i □ France de
la Louisiane. (Série F. 128 A., p. 361.)
App. <■. p. :
Lettre adressée • M. le comte de Vergenues, Vei
■aillei I avril 1784. au sujet des Acadiei
cm France qui roulent passer à la Louisiane
rie I'. Il'- a., p. S !-. G o, 228.
I.. mi.- du Sieur 'lu Désert à S. A. s. M . h- oomte de
1;l Marche an sujet de l'émigral ion de 80 familles
acadiennes en Corse, (Série F. 1 23 A., p. 298.)
App, <;. i>. 322.
Lettre de •'. Dugai a l'abbé Manacb, 27 f<
L760. (Série F, LOS, p. L56.) App. H, p. 262.
Lettn deJ. Fraser k Otho Robichaux. Ile a Bois
hébert, Miramichi, 22 sept. 1788. (Documenta
de la famille Robichand, a Nigaouec.) App. I,
p. 266.
Lettre du Père Germain à VaudreuiL 26 février
1760. iSérie i\ 105, p. 105.) App. H, p. 256.
Lettre du Père Germain à vaudreuil. 10 mars
1760. (Série F. 106, p. 109.) App. H, p. 257.
Letl redu oomte d'Halifax aux lords eonmnssairesdu
commerce et des colonies. St-James, 11 sept.
1764. (Série M, 163, \>. 67.) App. J, p. 274.
Lettre de l'abbé Maillard à Edward How. Delà
rivière de l'Orignal, 3 nov. 1740. (Série M,
395", ).. I"'.).) App. C, p. 103.
Lettre de l'abbé Maillard à Alexandre LeBlanc.
27 nov. 1759. (Série F. 105, p. 145.) App. H,
p. 247.
Lettre de l'abbé Maillard à Alexandre LeBlanc. 31
déc 1759. (Série F, 105, p. 130.) App. H. p.
240.
Lettre de l'abbé Maillard à Louis Robichaux. Ha-
lifax, 17 sept. 1701. (Documents de la famille
Robichaud, à Nigaouec.) App. I. p. 207.
Lettre de l'abbé Manach à Bourdon. 27 janvier
1700. (Série F, 105, p. 136.) App. H. p. 250.
Lettre de l'abbé Manach à J. Dugas. 3 mars 1760.
(Série F, 105, p. 127.) App. H, p. 253.
Lettre de l'abbé Manach à, Vaudreuil. 10 mars
17<i0. (Série F, 105, p. 111.) App. H, p. 255.
Lettre de Joseph Maurice à Jean Castillon (avant
le G mai 1700.) (Série F, 105, p. 150.) App.
H, p. 254.
Lettre de Arthur Nicholson à Otho Robichaux.
Miramichi, 23 août 1791. (Documents de la
famille Robichaud, à Nigaouec.) App. I, p. 207.
Lettre du sieur Perrault aux Acadiens de Mique-
lon, le 1er sept. 1764. (Série F, 123 A, p. 223.)
App. G, p. 218.
Lettre de Thomas Pichon-Tvrell a Pownall. Ox-
ford Road, 22 janvier 1768. (Série M, 409, p.
94.) App. J. p. 312.
Lettre de Henry Schomberg à l'abbé Maillard, 26
octobre 1759. (Série F, 105, p. 152.) App. H,
p. 246.
Lettre de Henry Schomberg à Alexandre LeBlanc.
23 nov. 1759. (Série F. 105, p. 131.) App. H,
p. 247.
Lettre de Vaudreuil au ministre. Montréal, 24
juillet 1755. (Série F, 202, p. 109.) App. N,
p. 408.
Lettre de Vaudreuil au ministre, relative aux Aca-
diens. Montréal, 18 octobre 1755. Série F,
100, p. 101.) App. H, p. 237.
Lettre de Vaudreuil au ministre relative aux Aca-
diens du district de Beauséjour. Montréal, 30
oct. 1755. (Série F, 100 p. 157). App. H, p. 239.
Lettre de Vaudreuil au ministre relative aux Aca-
diens. Montréal, 1er juin 1756. (Série F, 101,
p. 19). App. H, p. 239.
Lettre de Vaudreuil au ministre, extrait d'une.
Montréal, 15 juin 1756. (Série F, 101, p. 40).
App. H, p. 241.
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Lettn le Vaudreuil au ministre, extrait d'une.
Montréal, G août 1756. Séi 1 ', 101, p. 73).
App. H. p. 241.
tre de Vaudreuil au ministre. Montréal, 7
■ L756. (Série F, 101, p. 83). App. H, p. 243.
I. • de Vaudreuil au ministre. Montréal, 3
n. a. 1764 F. 101, p. 1 15.) App. H,
p. 245.
Lettre de Vaudreuil au ministre. Montréal, H
avril 1 7 ~. 7 . (Série F. 102, p. 8). App. H, p. 24f>.
Lettre de Vaudreuil au ministre. Montréal, 19
avril 17 rie F. 102, p. 28). App. H,
p. 246.
Lettre de Ed. Winslow a Otho Robichaux.
dericton, 15 fév. 17NH. (Documents de la
famille Robichaud, à Nigaouec). App. I, p. 266.
Lettre de Ed. Winslow a Otho Robichaux.
(Documents de la famille Robichaud, a Ni-
gaouec). App. I. p. 266.
I. ite des habitants français de îa Nbuvi lie I
résidant dans h- bourg de Braintree, pré|
par les conseillera h- 25 avril 17"»7. (Tirée des
Archives du Massachusetts). App. I, p. 305.
Listes (\>'> membres des familles de François et
Jean Landry, en 1757. (Tirées des Ai
du Massachusetts.) App. 1, p. 306.
Liste des membres de la famille de Paul Breau,
en 1757. ( Tiré*- des Archives du Ma>sachusetts.)
App. I, p. 307.
Liste des Français qui désirent passer en Franc»-,
jointe à la lettre du 24 août 1763. (Série M,
470, p. 43.").) App. F, p. 103.
Liste des terres assignées aux Acadiens français
qui veulent s'établir dans la Nouvelle-Ecosse,
1764. (Série M, 403, p. 105.) App. I, p. 2
Liste de diverses personnes provenant du Canada,
repssés au port de Calais par la voie d'Angle-
terre et arrivées en lieu le 14 oct. 1765 sur le
ffarwick venant de Douvres. (Série M. 703.)
App. G, p. 230.
Liste des familles acadiennes de Beauséjour qui
- >nt réfugiées à Miquelon et autres embar-
quées par ordre de M. le Gouverneur et les nô-
tres, sur le brigantin Les Deux àmit pour être
remises à terre au premier port de France, aux
ordres de Monseigneur le Duc de Choiseul.
(Série M, 793.) App. G, p. 231.
Le ministre à la Jonquière. Versailles, 11 sept.
1750. (Le chef d'escadre, M'" de la Jonquière,
p. 196.) App. X, p. 370.
Le ministre à la Jonquière et Bigot. Versailles,
2 juillet 1751. (Série F, 202 p. 25). App. N,
p. 407.
Le président du Conseil de marine a M™ Dang^ac
et Beaudeduit. A Versailles, 1er août 1766.
(Série F, 192 p. 222.) App. J, p. 279.
Les lords du Commerce à Phillips. Whitehall,
20 mai 1730. (Série M, 39517 p. 37. ) App. D.
p. 125.
Les lords commissaires a Newcastle. Whitehall,
23 avril 1746. (Série M. 395-° p. 74) App. C,
p. 99.
Les lords du commerce à Cornwallis, Whitehalls. 16
février 1751 (Série M. 395 ;;4 p. 51) App C, p. 112.
Les lords du commerce à Hopson. Whitehall, 28
mars 1753. (Série M. 440 p. 100)App. C, p. 113.
Les lords du commerce à Hopson. Whitehall, 9
juillet 1753. (Série M. 442, p. 32)App. C, p. 113.
Les lords du commerce à Lawrence. Whitehall.
4 avril 1754. (Série M. 443 p. 82) App. C, p. 116.
Les lords du commerce à Wilmot. Whitehall, 13
juillet 1764. (Série M. 463, p. 27)App. J. p. 273.
Les habitants de Pekoutiac au colonel Frye, com-
mandant au fort Cumberland, 16 fév. 1760.
(Série F. 105 p. 160) App. H. p. 251.
IND1 f
DOC. DE LA SESSION No 1H
Loi l elal iva i uns répartition . .|ini.ii,i. d(
tant i 1 1 .ni' ii i (li li Nouvnlli
«Lui i l.i c >l< mie du ' lonn» utioul ■) an • i i . A]
i \ i il ii m -m ci >li ii h ii li i ilu < '■ >ii H. . i h ni , vol, l" p
162) \|.|.. K |, :;i,
Longueuil au miniatn •.»•!• •
m- !•' de ii 258) Vpp N, p i".
La roi d'Angleterre m I i tl< m (
iii'i'i >i ilf i •< i mil lii .n d< de\ enii
n iloni i la Nouvelle- 1 \ > ' I<' Si
• i. ■-. 1 1 pull' 1 1704 • m. \l MIS p 18) \|'p
• i p 271,
M .illlli-.il- »|n l'."|.,|,, ln-1 I .111 \ \i l'I H II , -.'<l. |, , | .
iKn'i\ 1 1 1 -lui n il Journal, vol I, p 88) App n
p 108,
\l.uiiii te du Bourdon aux habitant* d* ls liay< di
« Kiinai et de Kichibouctou. Il fttoriei '
(Série F. 106, u 133) App. il. p 260
M.urhi- de venté faite en favi ur de monsieui Vuteau
Rohichaux, iiar Pierre Loubèn 28 mai 1781.
( Deoumentû de la fainille Fiobii hati kouec)
App. I. p, 267.
Mariage <li- Marguerite Lnndrj veuve de Michel
riobichaux, -w oc El ienne l ell< t ier. I«' .
de L'Aaaomption, p. 2) \pp. I. p. 271.
Maeoarène a Newcastle. \miip..r l; .ni
17»:.. (Série M. 896 p 18) Ipp, (;. p
Maacarène h Shirley. Printemps de 1746. (S<
M 890 n. Il) app, 0, p. 96.
Maacarène a Newcastle. Annapolii Royal. 2S |an
vier 171''. 7. (SérieM. 896 p. 22)App. C, p. LOS
M;n( Sarmick au se< rétaire d'Etat. Sydney, 23 oct.
1787. (SérieM. U0< p. 124) App. J, App. 309.
Mémoire relatif k la fondation aHalifax et à la
situation dea Aoodiena. 29 août 17 19, (Série
F. 94 p. 22) App. N. p. 854.
Mi -n loin- touohant la situation de la rivière St Jean
et dea environs de L'Aeadie, dreeséen 17 19 par
le Père Germain. (Série F. LIS*1 p. 334 «'t F.
160 p. 286) App. N. p. 869.
Mémoire en réponse aux plaintes portées par Corn-
wallis. L760. (SérieF. 96, p. 213) App. N, p. 895.
Mémoire but les Colonies de la France dans l Amé-
rique septentrionale. Dec. 1750. (Série F. 96,
p L75, «'t p. L89.J App. N. p. 398.
Mémoire remis à l'ambassadeur d'Angleterre, à
Paris, en 1751. (Série F. 93, p. 210. J App. N.
P. 400,
Mémoire sur les Acadiens, Londres, février 1703.
(Série M. 193.) App. G. p. 209.
Mémoire du 16 avril 1703, concernant les Acadiens.
rie F. 123 A., p. 210.) App. G. p. 215.
Mémoire sur les Acadiens en France, 23 mars 1774.
- rie F. 123 A . p. 2SO.) App. G. p. 220.
Mémoire au sujet de l'émigration de 80 familles aca-
diennes en Corse. (Série F. 123 A., p. 289.)
App. G. p. 222.
Mémoire pour établir les Acadiens vers Blaye. (Sé-
rie F. 123 A., p. 324.) App. G. p. 223.
Mémoire au sujet des pensions accordées aux Aca-
diens réfugiés en France, 1784. (SérieF. 123 A.,
p 365.) App. G. p. 229
Mesures prises, le 30 août 1755, par Winslow avec
Murray pour s'emparer des habitants français du
district des Mines. Arrivée des premiers navi-
res pour déporter les Acadiens. (Journal de
Winslow.) App. B. p. 73.
Mistral au duc de Praslin. A Paris, 21 mars 1767.
(Série F. 123 A., p. 247.) App. G. p. 198.
Monckton à Winslow. Camp du fort Cumberland,
6 août 1755. (Journal de Winslow. ) App. B.
p. 66.
Monckton à Winslow. Fort Cumberland, 7 oct.
1755. (Journal de Winslow.) App. B. p. 87.
Monckton à Delancey, Rivière St. Jean, 14 nov.
1758. (Provenance indiquée ) App. J. p. 303.
Murray à, Winslow. Fort Edouard, 31 août 1755.
(Journal de Winslow.) App. B. p. 74.
18-
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1 | App. Il
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(Série \l 195 : 109 | App C, p U
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Whitehall, 30 mai 174'
\pp- < I, p L04.
Nombre de catholi< '>aae le
1er ianvier L767 App.
• i. p 818
Nombre de constructions, <'U:., brûlées en 175:'», j«;ir
le lieutenant-colonel Winslow dans les diatnctx
dea Min (Journal de Winslow.) App.
B, p. 93.
Nomenclature dea enfai d'Otho Robichaud
«•t de Marie Louiae Thibodeau. (1 liver*
\ pp. I . p. 21
Nomenclature dea enfanta iaauade l
cbeel de Marguerite par l'auteur d
travail. App. .1, p. SI 1.
la famille Dugaa. Pi : d liquée
au bas de La page. ! App. M. p. 3
Notes sur le projet de M. Tressas pour établir un
certain nombre d 'Acadiens dans le coml
Bitche, en Lorraine. (Série M, 793.) App. G,
p. 209.
Notes concernant la déportation des Acadien
sées dans la tradition ec le souvenir, par M.
Fraser, de Miramichi, 1815. (Série M, 65L p.
331.) App. J, p. 311.
Observations et remarques au sujet de l'arpentage
des côtes de l'est de la Nouvelle- Ecosse et des
parties situées à l'ouest du Cap-Breton par ordre
de Sa Majesté conformément aux instructions
du 20 juin 1704. Halifax, 14 nov. 1704.
M, 463, p. 131.) App. J, p. 278.
Oliver à Mauduit. Boston, 24 août 1763. (Série
M, 476, p. 431. ) App. F, p. 191.
Opinion légale du juge en chef Belcher concernant
les concessions de terres aux Acadiens en qualité
de catholiques romains. 1768. (Série M, 469,
p. 131.) App. J, p. 282.
Ordination à la prêtrise de l'abbé Joseph Mathu-
rin Bourg, le 19 sept. 1772. (Série M, 793.)
App. M, p. 341.
Ordination à la prêtrise de l'abbé Jean Bro, le 15
nov. 1772. (Série M, 793.) App. M, p. 340.
Ordre de la Jonquière à de Léry pour la construc-
tion du fort Beauséjour, Québec, 12 avril 175L
(Nos gloires nationales, vol. II p. III.) App. N.
p. 406.
Ordres du jour au camp du fort Cumberland (Beau-
séjour) 2 août 1755. (Extrait? du journal de
Winslow.) App. B. p. 65.
Ordres du jour. Camp du fort Cumberland, 7 août
1755. (Journal de Winslow.) App. B. p. 66.
59
426
INDEX
Ordres du jour. Camp du I ' oberland, Il
août I7.v>. (Journal de Winalow.) App. B. 67.
Ordres «!<■ Winslow aux oapitainei des oavirea.
(Journal de Wïnslo* I App. B. p
Ordre-, d'appareiller transmis par Winsl
ines des vaisseaux, (Journal de Winalow.)
App. b. p. ôa
oa à Winslow. Lee Mines, L8déo. L756. (Jour-
m;i1 de Winslow. * App. B. i>. 94.
• od .1 Winslow. Grand Pr< i . 20 d< c. L766. (Jour-
nu] de Winslow. ) App. B. p. 95.
Pepperell à Newosstle. Louisbourg, 4 nov. I7l">.
rie M. •;'.'.". . p. 208,) App. C. p, 97.
Pepperell à Newcastle, Louisbourg, 1 nov. 17T'
'-. p. 97.
Pétition de Louis Robicheauau gouverneur Shii :
Cambridge, 10 sept 1766. (Série M. 177. p.
1 15.) App. I. p.
I '. : ii ion «ii- Gibbons concernant les —ions de
terres aux Acadiens de 111e Madame, et la décla-
ration contre ta transubstantion <'n 17S7. (Série
M. 410*, p. s:,., App. .1. p. 309.
Phillips. Son arrivée a Canso, 1 7-'.». App. I >. 123.
Phil!ip> a Newcaatle. Canso, 2 oct. 1729. (Série
M. 3951S, ].. 122.) App. I). p. 123.
Phillips à Newcastle, Annapolis Royal, 25noV. 1729.
(Série M. 3951' . p. 141.) App. ï). p. 123.
Phillips aux loi ls du Commerce. Annapolis Royal,
8janviei 17:ï'>. (Série M. 395ir, p. 3.) App. D.
p. 124.
Phillips a Newcastle. Canso, 2 sept. 1730. (Série
M. 395n p. 52.) App. 1). p. 121.
Phillips aux lords du Commerce. Annapolis 1 i'>yal,
26 nov. 1730 (Série M. 39517 p. 157.' App. D.
P. 125.
Phillips à Popple. Annapolis Roval, 2(5 nov. 1730.
is. rie M. 3H517, p. 153.) App* D. p. 127.
Placet envoyé au duc de Praslin par le duc de Ni-
vernois, le 10 janvier 1707. (Série F. 123 A., p.
242. ) App. G. p. 200.
Placet des Acadiens de St-Malo au roi d'Angleterre.
Janvier 1708. (Série M. 469, p. 99) App. J, p.
314.
Placet envoyé au maréchal de Castries, présenté
par les députés Acadiens du département de St-
Malo, le 19 février 1784. (Série F.' 123 A. p. 367)
App. G, p. 227.
Plaidoyer de Belcher, le 28 juillet 1755, pour expul-
ser les Acadiens. Série M. 446. p. 38) App. C,
p. 120.
Popple à Phillips. Whitehall, 20 mai 1730. (Série
M. 39517 p. 35) App. D, p. 126.
Pownall à Hopson. Whitehall, 28 mars 1754. (Série
M. 443, p. 37) app. C, p. 115.
Prebble à Winslow. Camp Cumberland, 10 oct.
1755. (Journal de Winslow) App. "B, p. 87.
Précis de la réponse de l'évêque de Québec à l'abbé
Bourg. Québec, 8 nov. 1773. (Série M. 793)
App. M, p. 342.
Pré j an, Charles, à de la Jonquière. 1749. (Série F.
87ttr p. 218) App. N, p. 365.
Prisonniers acadiens au fort Edouard (Windsor) en
1761, 1762, 1763 et 1764 (Archives du Canada, P.
255-6, p. 30) App. L, p. 327.
Procès-verbal de la reprise de possession de l'île
Royale et de ses dépendances en 1749. (F. 160
p. 146) App. N, p. 345.
Proclamation de Winslow). Grand-Prée, 5 sept.
1755. (Journal de Winslow.) App. B, p. 76.
Proclamation aux Acadiens delà Nouvelle-Ecosse,
avec la formule du serment qu'ils doivent prêter.
Halifax, 7 nov. 1764. (Série F. 123 A p. 189)
App. J. p. 275.
Proclamation sommant les Acadiens de prêter le
serment d'allégeance. Halifax, 5 novembre 1767.
(Série M. 469, p. 129) App. J. p. 282.
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
l'ro • ilissemenl des familles acadiennefl pour
concilier les offres de M. le marquis d< Pi
nitt ntions du minisb rie 1'. L28
Ip. 812 ^.pp. G. <!.• p. '-'"•"> a p. L"
Rapport de la ma relu- des t roupes loi > d.- l'expédi-
tion sur le haut de la rn ière Si Jean «'t à la baie
de l'iimlv. bous le commandement du colonel
bfonckton. (La provenano idiquée) App.
.1. p. 297.
Rapport concernant l'état et 1"- condition- de la
province de la Nouvelle-Ecosse du Sa Ma
. n 177» Habita] u M. m;, p. 23) App.
.1. p. -J"
□sèment nominatif <\,-> familles établies a i'A
lie, 1671. 17'.'. N, p. 2i App. A p. 57.
I; ;t de la marche du détachement commandé
pai le major Lawrence, après son entrée dans le
bassin d.- Cbignecton. 1760. (Série M. S
p. 250) App. N. p. 388.
K> m- des Acadiens de la ri\ ière Annapolis de fi
arpentez leui 1731. (Série M. 3961 p
l!»7i App. I), p. 133.
Réponse de Cornwallis aux députés de l'Acadie,
eptembre 1749. (Série F. B9*»p 208) App.
X. p. 363.
•on se f ail ir Perrault.
De Miquelon, le 16 sept. 1764. (Série F. 123 A.,
p. 219.) App. G. p. 217.
Réponse de DesBarres à l'adresse d»-s Acadiens.
Sydney, 12 mars 1786. (SérieM. 410- i». 106.)
App. J. p. 308.
Représentation à Sa Majesté Georges III avec la
teneur d'une instruction additionnelle pour auto-
riser le gouverneur de la Nouvelle i per-
mettre aux Acadiens de devenir colons d<- cttt.-
province. Whitehall, 16 juillet 1764. (SérieM.
463, p. 36.) App. J. i>. 272.
Requête des Acadiens à Phillips par laquelle ils de-
mandent de prêter le Bel ment d'allégeance. An-
napolis Royale, 1729. (Série M. 395' I, p. 9.)
App. D. p. 129.
Requête de l'abbé de Breelay à Phillips, 23 décem-
bre 1729. (Série M. 3951,;, p. 167.) App. D. p.
127.
Requête des Acadiens au roi de France, 1749. (Sé-
rie F. 87tor, p. 196.) App. X. p. 361.
Requête des Acadiens à Cornwallis, 1749. (Série
F. 87terv p. 202.) App. N. p. 362.
Requête des habitants de Port Royal à de la Jon-
quière. Acadie, décembre 1759. (Série F. ST^1-.
p. 214.) App. X. p. 364.
Requête des Acadiens à Lawrence. Aux Miees,
24 juin 1755. (Série M. 296s, p. 166.) App. C.
p. 118.
Requête des Acadiens à Lawrence. Aux Mines,
10 juin 1755. (Série M. 396*, p. 159.) App. C.
p. 117.
Requête des députés de la rivière d'Annapolis
Royale à Mascaiène, le 21 juin 1745. (Série M.
39525, p. 29.) App. I. p. 260.
Requête des habitants des Mine<s et de la rivière aux
Canards à Lawrence, juillet 1755. (Série M.
396*, p. 202.) App. C. p. llî).
Requête des Acadiens à Lawrence. Pisiquit, 22
juillet 1755. (Série M. 396% p. 200.) App. C.
p. 119.
Requête des Acadiens de la rivière Annapolis à
Lawrence, juillet 1755. (Série M. 3968 p. 194.)
App. C. p. 118.
Requêtes à Winslow par les Acadiens de la Grand-
Prée, le 11 sept. 1755, où ceux-ci lui transmet-
tent les pièces établissant les garanties accordées,
en avril 1730, par Phillips lorsqu'ils prêtèrent le
serment de fidélité. (Journal de Winslow.) App.
B. pp. 80 et 81.
Requête des habitants de Richibouctou au comman-
dant du fort Cumberland. après le 6 fév. 1760.
(Série F. 105, p. 158.) App. H. p. 251.
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427
DOC. DE LA SESSION No 18
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M 396 p. 2 V.pp. B, p
ce «lu ( '"ii ■•" il tenue i\ Halifax, le lo n
L760
Sr.llnv
(M. 89610 p. if.i \pp. •' r 804,
Séance du Conseil, Halifax, il avril 1.761, <s
M 3961' p n.. | Vpp, I-. p 8
Séanoe lu Conseil, Halifax, L8 août L761. (8<
M. 39610 i>. 261] A|.|.. L, p. 319.
Séance Au Conseil, Halifax, 10 sept. 1761
M S9610 p, 268) App. L, 319.
Séance du ( 'onseil, 1 ttuifax, L8 sept. 1761
M. 89610 p. 264) App. L, p. 320.
Séanoe du Conseil, Halifax, 21 sept. L761. (Séri
M. 39610 |». 263) App. L. p. 320.
Séance du Conseil* Halifax, 28 nov, L76L (Série M.
89610 p. 294] App, L. p, 320.
Séanoe du ( 'onseil tenue a Halifax, le 1 8 août 1763, au
Bujet de la correspondance relative au rapatrie
ment en France des Acadiens déportés dans Les
colonies anglaises. t.M. 3961S i>. 190) App. F. <!<■
p. 1!».") a D. 197.
Séance du Conseil, Halifax, 27 mars 1764. (Série
M. 39613 p. 3) App. L, p. 821,
Séanoe «lu Conseil, Halifax, 16 mai 1764. (Série
M. 39613 p. 46) App. L, p. 321.
Séance du Conseil, Halifax, 28 Bept. 1764. (Série
M. 396ia p. 94) \pp. L, p. 321.
Séanoe du Conseil, Halifax, 26 oct. 1764, (Série
M. 39618p. 98) App. L, p. 321.
Séance du Conseil, Halifax, 28 sept. 1766. (Série
M. 896" p. 50) App. L, p. 322.
Séance du Conseil, Halifax, 30 mars 1767. (Série
M. 3961* p. 116) App. L, p. 322.
Séance du Conseil, Halifax, 29 août 1767. (Série
t M. 396" p. 154) App. L, p. 322.
Séance du Conseil, Halifax, 5 oct. 1767, (Série M.
390Yi p 162) App. L, p. 322.
Séance du Conseil, Halifax 31 oct. 1767. (Série M.
396 "p. 163) App. L, p. 322.
Séance du Conseil, Halifax, 13 nov. 1767. (Série
M, 396", p. 170.) App. L, p. 323.
Séance du Conseil, Halifax, 23 déc. 1767. (Série
M, 396i-i, p. 177>) App> L> p> 323.
Séance du Conseil au Château Saint-Louis, dans la
ville de Québec, 13 mai 1774. (Série E, vol. C,
p. 144, verso.) App. M, p. 343.
Séance du Conseil tenue à Sydney, C.-B., le 27 oct.
1787. (Série M, 411», p. 132.) App. J, p, 310.
Scènes déchirantes du 10 sept. 1755, lors du pre-
mier embarquement à bord des transports, ra-
contées par Winslow. (Journal de Winslow.)
App. B, p. 78.
Serment d'allégeance prêté et signé par les Aca-
diens de la rivière Annapolis en décembre 1729.
(Série M, 39517, p. 15.) App. D, p. 131.
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\\ noua V wroa itle. Loi
App. C, i-
\\ an. n .1 N. ■Hi';i-! le. Louise n<i\ . l ,
(S.ne M. 396», p. 223.) App. C, p. '-'7.
WaiTMi et Peppereil i N"< Louisbourg, 18
i. i- L7« 6. (S rie M. • ■'.• ■ '. p. L A]
P. 98.
Waii. n a Townsend. Louisbourg, 16 mai 1 7 1 '>.
99
Warrenà Knowles. Louisbourg, 2 juin 17*
rie M. :•.'•»•"-". p L14.) App. C, p. 1"".
Wilmot au comte d'Halifax. Hali H 1764.
rie M, 163, p. 61.) App. J, p. 274.
Wilmot aux lords du commerce • olonief.
Halifax, 5 nov. 1761. (Série M. 163, p. L00.)
App. J, p. 274.
Wilmot au comte d'Halifax. Halifax, 9 nov. 1764.
(Série M. 463 p. 118.) App. J. p. 276.
Wilniot aux lords du commerce. Halifax, 17 déc.
1764. (Série M. 463, p. 170. ï App. J. p. 277.
Winslow à Lawrence. Fort Edouard, 18 août 1755.
(Journal de Winslow.) App. B. p. 68.
Winslow à Shirley. Au camp de la Grand-Prée,
22 août 1755. (Journal de Winslow.) App. B.
p. 69.
Winslow à Coffin. Au camp de la Grand-Prée, 22
août 1755. (Journal de Winslow.) App. B. p.
69.
Winslow à Lawrence, Grand-Prée, 30 août 1755.
(Journal de Winslow.) App. B. p. 73.
Winslow à Murray. Grand-Prée, 1er sept. 1755.
(Journal de Winslow.) App. B. p. 74.
Winslow à Murray. Grand-Prée, 5 sept. 1755.
(Journal de Winslow.) App. B. p. 77.
Winslow à Murray. Grand-Prée, 7 sept. 1755.
(Journal de Winslow.) App. B, p. 78.
Winslow à Murray. Grand-Prée, 11 sept. 1755.
(Journal de Winslow.) App. B. p. 80.
Winslow à Lawrence. Camp de la Grand-Prée, le
17 sept. 1755. (Journal de Winslow.) App. B.
p. 82.
Winslow à Joshua Winslow. Camp de la Grand-
Prée, 19 sept. 1755. (Journal de Winslow.) App.
B, p. 83.
Winslow à Saul. Camp de la Grand-Prée, 20 sept.
1755. (Journal de Winslow. ) App. B, p. 83.
Winslow, Joshua, au' colonel Winslow. Fort Law-
rence, 23 sept. 1755. (Journal de Winslow. ) App.
B, p. 83.
591
indj;\
Winslow a .Monckton. Camp de la (irand-Prée,
29 Mpt. 170."». (.fouinai di- Winslow.) A pp. B,
83.
Winslow a Lawrence. Camp de la Grand-Prée, 29
sept. 1755. (JoamaJ de Winslow.) App. B,
p. s».
Winslow à Lawrence. Grand-Prée, 10 oct. 1705.
(Journal de Winslow.) App. B, p. 87.
Winslow .i Apthorp, fils, et Hancock. Camp de la
Qrand-Pree, lï» oct. 1756. (Journal de Winslow.)
App. B, p. 90.
Winslow à Shirley. Camp de la Grand-Pn
oct. 1755. (Journal de W inslow.) App. B, p.
90.
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Winslow à \pthorp et Hancock. 22 oct. 1755.
(Journal de Winslow.) App. B, p. 91.
Winslow à Lawrence. Fort Edouard, 27 oct. 1755.
(.Journal de Winslow.) App. B, p. 91.
Winslow à Lawrence. Fort Edouard, 31 oct. 1755.
(Journal de Winslow.) App. B, p. 92.
Winslow à Nathan Adam». Grand-Prée, 3 bot.
1755. (Journal de Winslow.) App. B, p. 92.
a Monckton. Camp delà Grand-Prée,
1755. (.fouinai de Winslow.) App. B,
Winslow
3 nov.
p. 93.
Winslow à Shirley. Halifax, lï) dec 1755.
nal de Winslow.) App. B, p. 94.
(Jour-
r> (> I [KillAHD VII
DOCUMI NT DE LA SESSION No 1H
1006
i n i >i ;x
< I kx \<:\t a L
) KS
DOITMNTX RELATIFS A LA GÉNÉALOGIE DES FAMILLES
ACAMENNES.
\cailn ms. Prétendent avoir été l< i d< \p\it*
droit . 117 J pétiti< -us :i Phillips demandant de
i>i -ici Bermenl d alli geanoo, i '"> LSI ; de la rivié
i . \ mi:i|Hi!i . 1 1 i n . ni de lui. arpente) leurs
terres, Lo8 134; ayant prête le Bermenl d'allé
i noe, LS l 138 ; n déj m >rter aux ca de la
Forteresse n Boston, l 17 ; offre de les transporter
à Saint Domingue. lls; demandent un p
porl pour se rendre a Si Domingue, I 18 I 19 ; rap
port des ad nu m t rat t mus de la taxe des pauvres
(Mass | concernant les, l !!• ; exposMnl leui di
tresse au gouverneur de la baie de Massaohu
setts, 160; de Boston, sollicitent des secours,
152; demandent d'être transportés au Canada,
1")| 156; On arrête de les secourir, L56; extraits
de La Ga ttU de Québec indiquant le nombre
de ceux envoyés au Canada, 157; s'établissant
au Canada, L57; implorent de l'assistance, L61;
ordre d< les surveiller étroitement à cause de la
reddition du fort William Henry, L72 ; rapport
du comité de la Chambre des Représentants
(baie de Massachusetts) touchant la fourniture
d'aliments, etc., aux Français neutres, L88;
liste des, désirant passer en France, 193-195 ;
liste des, à qui le roi de France accordera des
pensions, 195; déportés en Angleterre et se di-
rigeant maintenant vers la France, 1%.
Ai-adiens Rôle des, de l'Amérique du Nord, qui
exercèrent (tes fonctions militaires et actuelle-
ment domiciliés à Cherbourg, 198; familles no-
bles demandant à être transportés aux îles St-
Pierre et Miquelon, 200; liste des, à Cherbourg
eu 1707, 200-203 ; à Cherbourg ne peuvent pro-
duire de preuve touchant leur origine, 203 ; rôle
des, infirmes et grabataires résidant à Cher-
bourg, 204 : projet d'établissement des, en Fran-
ce, 205; état gênerai des, en France, 207 ; mé-
tiers qu'ils exercent, 208 ; état des dépenses né-
cessaires pour la formation d'un établissement
de 10, 208 ; projet de Tressa n de les établir en
Lorraine, 200 ; nombre d', en Angleterre, 4 mars
1763, 200 ; mémoire relatif à 1,500 déportés à la
Virginie et, plus tard, en Angleterre, 200 ; mé-
moire concernant 1,200 déportés au Maryland,
209 ; mission secrète de M. de la Rochette, 210 ;
mémoire concernant les, déportés à la Caroline,
210 ; un transport à destination de la Pennsyl-
vanie sombre, 210 ; la mort décime ceux dépor-
tés en Angleterre, 210; détenus dans divers
ports anglais, surtout à Liverpool, 210 ; détenus
à Liverpool adressent une pétition au duc de
Nivernois, 210; à Liverpeol, mission de la Ro-
chette, 210-211 ; sermons d'un certain prêtre
écossais, 211.
Acadiens. Nombre à Southampton, mission de
la Rochette, 211 ; nombre à Bristol, mission de
la Rochette, 211 ; divers projets pour les établir,
212-213 ; état des, en Angleterre, en France et
dans les colonies anglaises de l'Amérique, 215 ;
\. .'h. m Su, t. .
en l i
laint Domingue. ■> la Mai tiniqui ,
Saint Pii
nt Malo et d< M ident d<
Belle l-le, 215 ; 150 famille il»li«s en
Tourain» , 215; lettn de Pern I i ■ Mi
quelon, ; ' • une
en I7'i^, 215 217 de Pei
rault, 1768,217; de Saint Malo qui d<
rendit i Bost n L784, 221
la Louisiane, 17 s les
établir dan la Corse, \ • projet de les
établira Blaye, 228; implorent leur renvoi A
Boston, 1784, 227; demandent de passoi A la
Louisiane, 1784, 228; obtiennent peine
d'aller à I'. «ton, 178 L, 229 ; pen»i< »n
280; recensement des Llea s. ont Pierre et Mi-
quelon.1767, 231 286; des Des Saint Piem
Miquelon partis pour la France sur /. /
Ami», L765, 281 : embarqués sur un vaii
s'en rendent maîtres et le ramènent à la rivière
Saint-Jean, 240 ; envoient des léputés h l
hébertetà Vaudreuil, 242-243; déportés à l'île
Saint-Jean, souffrenl beaucoup, 243-244. Peu
vent devenir colons dans la Nouvelle I
arrêté' du conseil impérial, 271 ; rapport des
lords du commerce, reoummendant de leur per-
mettre de s'établir dans la Nouvelle-Ecosse, 273 ;
à Halifax, lettre à ceux de Pigiguit et de Fort
Cumberland relative aux députés à envoyer en
France, 273 ; instructions additionnelles leur
permettant de se fixer dans la Nouvelle-Ecosse,
273; de la Nouvelle- Angleterre autorisés à pas-
ser dans lee colonies françaises, 273 ; réfugiés
aux îles Saint-Pierre et Miquelon, lettre du pré-
sident du conseil de marine à MM, Dangeac et
Beaudéduit, 270 ; revenus des îles Saint-Pierre
et Miquelon et qui ont prêté le serment, 279 ;
arrivés à Cherbourg et à LaRochelle, 304 ; de la
rivière Saint-Jean à déporter en Europe comme
prisonniers de guerre, 304 ; adresse au gouver-
neur Des Barres, 307 ; mémoire ayant trait aux
terres, par R. Gibbons, 309 ; de Saint-Malo,
supplique pour permission de s'établir en Aca-
die, 314.
Acadiens. Arrêtés en conseil concernant l'expul-
sion des, 318 ; de la baie des Chaleurs, refusent
de se rendre, 319 ; qui s'établissent actuellement
sur la rivière Saint -Jean devraient être expul-
sés, 320 ; établissement dans la Nouvelle-Ecosse
et serment d'allégeance, 321 ; le conseil encore
en faveur de l'expulsion entière de la Nouvelle-
Ecosse, 321 ; arrêté en conseil ordonnant l'em-
prisonnement des, qui rédigèrent un mémoire,
321 ; arrêté en conseil concernant les, qui veu-
lent s'établir sur la rivière Saint-Jean, 322 ; re-
quis de prêter le serinent d'allégeance avant le
1er juin 1767, 322 ; a être placés près de Bar-
430
INDES.
ii m- du Ut ■
rington >-t de ïarmouth, 322; obtiennent dea
t. m igné, 323 ; d'Annapolie etde Wind-
rroui des concessions, 328 ; de Ristigou-
ohe équipeul des corsaires, 324; conduit*
de Riatigouche et de Miramichi, 325 : de Riati-
gouche el de Miramichi faits prisonniers par 1»-
oapitaine McKenzie, 326 : s'établissent an Ca
naaa, 326; prisonnû I Edouard en 1761-
64, 827; familles retirées des prisons d'Angle-
terre et rapatriées en France. I7<d 1773,386; qui
teront le serment de fidélité pourront s'éta-
blir dans la Nouvelle Ecosse, 343; requête au
roi de France, plaintes contre les Anglais, requiè-
rent desconcessi ms dans quelque provint e fran-
beàCoi Qwallis, refusent de prê-
ter Le nouveau serment, -"ol'.
Acte pour secourir Les habitants de La N.-E. dé-
portés au Massachusetts, L40; Bupplémentant
Pacte pour secourir les habitants de la X. E.,
143; pour délier toute ville ou tout district de
L'obligation de secourir Les habitants de la
N.-E., 111 ; à l'effet de défendre aux ex-habi-
tants de la N.-E. de voyager de ville en ville,
l lu ; rotatif aux ci-devant habitants de La X.- E.
déportéfl ici par ordre du gouvernement, de
celle-ci, 147; pour répartir et bien diriger Les
Français déportés de La N.-E., au Conneeticut,
317. '
Adams, capitaine, ordonné de se rendre à la pointe
a Boudreau, 92 ; n'a pu répondre plus tôt au
colonel Winslow, ayant été occupé à embarquer
Les Fiançai -.
Amherat, général, au sujet de l'expédition Monck-
ton en haut de la Saint-Jean, 303 ; il reste
ez de troupes à la X.-E. pour protéger les
établissements, 323.
Anglais faits prisonniers par les sauvages à Canso,
111; prisonniers envoyés à Québec, 240; en
Acadie, force des, 240; établis à Chibouctou,
mémoire français touchant les, 354-355.
Annapolis, les députés d', refusent le serment, (î4 ;
députés d', ordre de les emprisonner, 64.
Autrement, Joseph d', sollicite d'être transporté à
Medfield, 178.
Armes, fournies aux Français et aux Sauvages par
les Français du Canada, 112.
Armée, services pendant le siège de Louisbourg,
'.'7.
Arpentage des communes, 100 ; sur les côtes orien-
tales de la Nouvelle-Ecosse, et parties occiden-
tales de l'Ile du Cap-Breton, 278.
Arsenault, François, ornements d'église en sa pos-
session, 342.
Assemblée des habitants français pour entendre les
ordres du Roi, 73.
Aucoin, Jeanne. Recensement 1671, 60.
Aucoin, Michelle. Recensement 1671, 60.
Babin, Anselme, extrait de mariage, 270.
Babin, Antoine. Recensement 1671, 58.
Babin, Chs, extrait de mariage, 271.
Bagard, Catherine. Recensement 1671, 59.
Baie Verte, établissement à y former, 106.
Bailly, abbé, pénitence imposée à des pei sonnes
mariées contre les lois, 269 ; nommé missionnaire
des sauvages de la N.-E., 283.
Baiolet, Barbe. Recensement 1671, 61. "X * \
Bastarache, Pierre, liste de ses enfants, etc.,,*Lk
Bau, Perrine. Recensement 1671, 58.
Bayou, Rose. Recensement 1671, 61.
Beauséjour, provisions à, pour l'entretien des habi-
tants français, 65.
Belcher, juge en chef, opinion sur la concession de
terres aux Acadiens en tant que catholiques
romains, 282 ; Acadiens du district nord-est,
qui ne se sont pas soumis équipent des vais-
seaux, 323.
Belliveau, Anthoine. Recensement 1671, 61.
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Belou, Jacques. Recensement 1671, 60.
Bennawy, Bday et autres, demandent leur trans-
port au Canada, roir aussi '' Benoit", 190.
Benoit, Edouard. Voir aussi "Bennaway" et
"Benway '.
Benoit, John. Supplie que l'on rassemble sa fa-
mille, 186.
Benway, Claude. Demandedene pa ren-
\ oye ft ( 'ambridge, 1 '»■">.
Bernard, IV-. louchant le> misères dea Français à
Boston, 1 17 ; dépêche concernant les Ae.uîiens,
rapport du comité du Conseil, 161 : insiste pour
la prise eu considération par le Conseil a 'une
pétition acadienne, L63; le gouv. Murray oon-
L56.
Bertrand. Clément. Receniement L671, 61.
Bigot, l'intendant. Lettres au ministre, Louis-
bourg sera restitué à la France, provisions el
soldats expédiés a l'Ile Royale, 341 ; établi
nient à Chibouctou, exportation du bétail dé-
fendue en Aeadie. 347 ; acadiens offrent d'habi-
ter lile Royale, achètera provisions ile S. Jean,
349; a acheté vivres, qui manquent en<
Acadiens. 350; nou nnent requis des
Acadiens de la N.-E., 'le les persuader
de pusser du eût!- français, Indiens s'opposent à
l'établissement des Anglais à Chibouctou, 351 :
gratification au sieur Gautier; son établisse-
ment a l'île Saint-. Jean ; Acadiens s'y rendront
pour se fixer; sauvages tentent d'empêcher les
Anglais de s'établir à Chibouctou, 351 : récoltes
de l'île Saint-Jean ra acadiens vont s'y
fixer, vivres nécee a enverra un peu, 351;
Acadiens réfugiés à l'île Saint-Jean ont besoin
le secours, a farine, etc., 378 ; i ateau
capturé, Anglais saisissent correspondance de
Le Loutre, envoie vivres a Boishébert, 380 ;
encouragement à culture dans l'île Saint-Jean,
secours seront aceprdés aux Acadiens, présents
offerts aux sauvages d'île Royale, remercie pour
compagnie à DuChambon Vergor, etc., 381 ;
vivres expédiés à l'île et à la rivière Saint-Jean,
et à Cheôaïk ; La Corne a gardé bâtiments pour
transporter Acadiens à lile Saint-Jean, chemin
de la Rivière du Loup au lac Témiseouata, 381-
382; dépenses occasionnées par postes de la
rivière Saint-Jean et de Chediù'k, 382 : arrivée
de La Corne, nouvelles de l'Acadie, 304 ; com-
ment les Anglais traitent les Acadiens, etc.. 409.
Binney, John, au gouv. Legge. Acadiens venus à
Canso pour s'y établir, commerce de contre-
bande, vaisseau devrait stationner ici, percep-
tion des droits d'accise importants, 293.
Blanchard, Anne, veuve de défunt François Guérin.
Recensement 1671, 58.
Blanchard, Jehan. Recensement 1671,
Blanchard, Martin, Recensement 1671, 60.
Blanchard, Magdeieine. Recensement 1671, 62.
i Boishébert, M. de. Extrait du journal sur les dif-
férents événements survenus en Acadie depuis
la prise du fort de Beauséjour, 236 ; demeurera
à la rivière Saint-Jean, 237 ; bataille de Petkou-
diac, 238 ; combat avec Anglais près de Cocagne,
239 ; ordres de Vaudreuil, 240 ; son poste sauf,
disette de vivres, Acadiens envoyés île Saint-
Jean, déportés retournent à rivière Saint-Jean,
242 ; lettre à Cornwallis, touchant sou séjour
sur la rivière Saint- Jean, 251 ; lettre à La Galis-
sonnière, Acadiens contraints à prêter serment
d'allégeance au roi d'Angleterre, prétentions
des Anglais sur rivière Saint-Jean, mission du
cap. Rous, entente des sauvages avec Anglais,
353 ; reproche à l'abbé Manach sa soumission
aux Anglais, 254 ; envoie nouvelles au P. Ger-
main, conduite des abbés Manach et Maillard,
256 ; manifeste aux Acadiens, défendant de
quitter leurs habitations, 409.
Boudreault, Pierre, implore des secours, 168.
INDE \
in
DOC. DE LA SESSION No 18
Boudrot, J< ' 1 1 1 1 • K't , m , m. ni i h, i mi
! '>,, m li, it, \l .11 M' i ii it Itrcun Mîinml II
B Irol , M ii lu I. K' < ' n i m. ut h., :
Bour, Bernard K m. ni 107 i
B< 'm . J< h m Reoen i u • n( h-, i I
Boun (B i I '■■ Lntho m lt«« n • un ni
n,, i. no
Boun M 1 1 • I «' n m ni 1(171, 61
BoUI T' i mil ItuOI n .ni' ni 167 i . 01.
B don, i< u . aux li.ii'ii « m i . .'. i I luinei
ii du Kiohiboui ton, reproohi I leur
• ,m
Bourg, l'i unooi lioc< i ni i
Hum g, Fo Nlfttluii m, ordonna prêtre, 841 :
i • I . • 1 1 'n |>n i ion (1 \ i . n. mil
exl rail de «'«pull un»,
Bourgei >i . < 'li.i 1 1. ! . eut 1071, 01
Boi Claude, demande d< ■ ■ nu 101
n . li , .1 UO< 'i ■ K '•• ii M m. ni 1071
it de mariagi 201
26 i
I'. m; i icte de m 270.
■ nt.it i< .n .i Philippe) concer
nanl aea <l. n
..l 'lin. ii ion, •'•il : exl rail de tépull ure,
844.
Brode | Breau |. Rem l> oen i nenl 1671, 59.
Vin. enl i. L, Gl
Brun, Andrée. R< cen »emen1 1671
Bi un, l 'i ançoise. Recensement 167 1 .
Brun, M i fdeleine. Reoen i m. ni L67 1 . 59.
Brun, Vincent. Recensement L671,
Burrell, Bergent John. Extrail de Bon journal,
1759 60, 304.
Caissie, voir aussi " K riessy " " Kuessy " " ( la
et " Quessy ".
Campbell, lord Win., enquête sur l'état de Louis-
bourg et desen\ irons Bera poursuivie, 284 ; nomi-
nation de M. Bailly, approuvée : goélette nolisée
pour savoir ce qui se passeà Miquelon, 285; Fran-
çais n'ont pas construit de fortifications à St-
rierre et Miquelon et ont juste le nombre de trou-
pes stipulé par le traité de Paris, 286; instructions
a Jos. woodmass a »ncei nant Bon \ oyage aux lies
St Pierroel Miquelon, 286 ; transmet rapport de
Woodmass à Hillsborough, Acadiens consen-
tent à revenir des îles Saint- Pierre et M iquelon,
289; dépenses de la mission Woodmass, 290;
Etablissement Bauvage près d'Halifax, éloges de
M. Bailly, L'iM ; commerce illicite dans la par-
tie X.-lv de la province, pêcheries considéra
blés : 292 ; Renseignements relatifs à la contre-
bande, 293.
Cap-Breton. Recensement 1774, 316,
Cap Neigre. Sommaire du recensement, 1071, 57.
Capitulation de Louisbourg, V.. Louisbourg,
Capture des déserteurs français, 8t>.
Carteel, Peter, jugement pour meurtre, 112.
Catholiques romains : dans la Nouvelle-Ecosse en
1707 ; sur l'île Saint-Jean, 315 ; encouragement
donne à l'égard de leur éducation dans les écoles
protestantes, 108.
Cens (Quit.rents), On ne doit demander que ce qui
est dû, 113.
Chebrat, Jeanne. Recensement 1071, 61.
Chemin à construire entre Halifax et Fort Sack-
ville, 321.
Chui-ch, Cap. Thomas. Ordres reçus concernant
déportation des Français au Maryland, 88.
Claude, Jehan. Recensement 1071, 60.
Clermont. Paul, demande remise d'une convention
passée avec Ray Thomas, 171 ; rapport du con-
seil, 173.
Collison, Nicolle. Recensement 1671, 58.
Colons qu'on doit envoyer aux nouvelles communes,
106; aux Mines: Se comportent très honnête-
ment, 111.
Commeaux, Estienne. Recensement 1671, 61.
< loiniiu .1 I
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i .'u ier. R
lie inainti nanl l l
I >.u t m .ut li .i ( lampbell, ri
gtx->ii. ni
:i\ ec lies 8a int-J M iquelon ; den
rapport sur Acadien
traitement de Bailly, 295; A l.'i-v
mande prudence dans ;
aux ( «atnoliques, 296.
Délégués des habitants, leurs d. bention ■ Salii
prière de les renvoyer chez eux, 119.
Des 1 gou\ ., i
dieu-, 308 309.
I »• schampe, luit en subsl letuc
documents français à lui transn
mémoire '\<'> habitants neutre»
1 leshei ministre, Acadii
rant s'établira 111e Royale : Le I.- ut i
les sauvages : missionnaires
Desherbiers a Cornwallis : Prisonniers angl - ran-
çonnés; n'est pas responsable des act< de Le
Loutre, ni de ceux d< s Indiens qu'il ne peut
contrôler, 357.
Dobbs, l'h.m. Arthur, gouverneur généra] de la
Caroline du N., lettre de Lawrence, 71.
Doucet, Germain. Recensement 1671,
Doucet, Marguerite. Recensement 1671, 62.
Doucet, Pierre. Recensement 1671, 60.
Doucett. Voir aussi "Dowsett " et " Ducee."
Dowsett, Marguerite, sollicite d'être envoyée à
Newberry, 104.
Doucee, Peter. Permission de demeurer dans le
comté de York, 162. Voir aussi "Doucett,"
"Dowsett," etc.
Dugas. Notes sur famille, 328-334.
Dugas, Joseph, implore des secours, 176 ; lettre à
l'abbé Manach ayant trait aux conditions pour
la soumission, 252.
Dugas, Marie Joseph Esther, extrait de baptême,
343.
Dugast, Abraham. Recensement 1671, 62.
Dugast, Anne. Recensement 1671, 61.
Dugast, Marie. Recensement 1671, 62.
Dumont, J.-Bte, extrait de mariage, 264.
Dupont [Dupuis], Michel. Recensement 1071. 58.
Duvivier, arrivée à Anna polis accompagné du nou-
veau gouverneur, 95.
Eglises, leur nombre dans les établissements fran-
çais ; on ne doit les ériger sans eu avoir obtenu
permission, 108.
Ellie, Madellène. Recensement 1671, 62.
Entremont, d'. Voir aussi "Antremont."
INDEX
Estaing, comte d'. Acadieni de Nouvelle Angle-
terre invités à émigrer aux ooloniei francs
278.
Expédition sur le liant <!<■ la rivière Saint-Jean
dans baie de Fundy, rapport des opération*
des troupes oommandéea par Monckton, 297.
ETorest, Michel de. Recensement 1671, 58.
Fort Oumberiand, oampemenl de, billet de Monob
ton à Winslow, 66.
Fort Edouard arrivée de Winslow à, 6b.
Français Neutres. Voir "Acadiens," "Français-
neutres" "Habitants français,'1 admis dans
l'Etat de Massachusetts, 139; rapport du Co
mité sur L'étal des . dans le transport à Bos
ton. 189; dans le comté de Middlesex, Mass.
Voir aussi : Acadiens, Neutres, Habitants, 260.
Français de Pimquid, des Mines, de La rivière aux
Canards, mémoires touchant serment d'allé-
f[eance,63; on devra tenir Becrète décision de
eur déportation: trouver quelque Btratagème
pour B'emparer d'eux, décision de les déporter
dans diverses colonies, de noliser vaisseaux à
cette tin, et de les enlever de la province,
64 ; décision du Conseil, bétail et céréales
confisques au profit de La couronne ; le bétail
sera épargné, les villages détruits, 07 ; les
empêcher de s'échapper, ne pourront ap-
porter que leur argent et leur mobilier, leurs
bestiaux déclarés confisqués pour Sa Ma-
jesté, faits prisonniers au Fort Cumberland
par Monckton. ne pas révéler leur destination,
enjoints de couper foin et céréales à Piziquid,
on leur enlèvera leurs armes à feu, leur fera
croire qu'ils ne seront pas déjx>rtés, 68; leur
empêcher de savoir nouvelles con semant Brad-
dock, harangueurs pris sur le fait seront empri-
sonnés, leurs familles et voisins les nourriront
pendant incarcération, Lawrence ordonne à
Murray et à Winslow de rendre dent pour dent
aux sauvages et autres s'ils molestent troupes
royales, 08 ; instructions à Winslow concer-
nant déportation habitants des Mines, ne re-
viendront pas dans province ni ne renforce-
ront Français du Canada, 09-70 ; refusent
de prêter serment d'allégeance, grâce à ceux
qui prêteront ce serment ; trouvés en armes
au fort Beauséjour seront forcés de se sou-
mettre ou expulsés, 71 ; faudra provision
d'eau suffisante pour voyage, mobilier inu-
tile ne sera pas embarqué, Winslow ne fera
aucun cas de leurs réclamations, 72-73 ; faudra
les déporter sans retard, expulsion de Grand
Pré, des Mines, de rivière aux Canards, d'Hab-
bertong (Habitant) et Gaspereau, rassemblés
pour recevoir ordres du roi, 73 ; semblent satis-
faits de sommation faite par Winslow à leur
égard, permission d'apporter argent et mobilier,
terres et bétail confisqués par la couronne, 78 ;
n'essaient pas de s'échapper, quelques-uns ma-
lades, 78 ; inimitié entre eux et soldats occasion-
nera mort de quelques-uns, insubordination
sera punie, 78; pétition à Phillips demandant
d'accorder à ceux qui prêtèrent serment libre
exercice de leur religion, etc., serment de fidé-
lité à Georges II, différence dans serments
prêtés par eux, 80 ; pétition à Winslow priant
de protéger sujets loyaux, informés que terres,
habitations et bétail déclarés acquis à Couronne,
quelques-uns demeureront comme otage, tous
arrêtés sauf quelques vieillards et infirmes, 81 ;
en mettre sur bateaux autaut qu'ils en peuvent
recevoir familles ne seront pas divisées, ne
croient pas à sincérité de Winslow, jeunes gens
déserteurs, leur capture, 85-80 ; s'évadent du
fort Lawrence, emmènent leur bétail sans en
être empêchés, 87 ; déserteurs en liberté, 88 ;
quelques-uns se sont sauvés dans bois, autre à
Grand Pré seront déportés aussitôt que possible,
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Français Suite.
93; leur dé^ortement pendant que l'ennemi était
dans la province, 96; conséquences désastreuses
(pii résulteraient de leur séjour en N.K., leur
expulsion d'ile Saint-. Jean, situation a Louis-
l»ourg, 07 ; on ne -aurait avoir confiance en eux,
98; de Louisbourg seront transportés en France,
emprisonnés pour avoir correspondu avec enne-
mi, 96-99 ; ceux qui se sont conformés aux ordres
royaux conserveront leurs terres. 101; liberté de
ter sur terres dorant bon plaisir royal, 102;
fidèles à serment d'allégeance ne >.• lallieront
pas à année française, payés pour provisions
consommées par soldat-, soldats s'accordent
bien, 103; déclarations de Shirley concernant
confiscation de- terres, 104-106; nombre en état
de porter armes, leur nombre en province, de-
vront causer aucun dommage avant déportation,
obéissance aux lois première condition pour
obtention, d'indu] ence, griefs contre leur
déloyauté, leur expulsion de province, 108;
terres ooncédées a ceux qui embrasseront pro-
testantisme, commerce avec sauvages, étendue
de terres qu'ils cultivent, liberté de conscience
dans les mariages mixtes. 108-109 ; propriétaires
fonciers confirmés dans leur possession -ils
embrassent protestantisme, seront pas tracassés,
s'ils prêtent serment d'allégeance, 10!) ; auront
prêtre de leur religion, aucun tort exercé contre
ceux qui jureront fidélité, impossible de les
exempter du serment, 110 : arrives avec réponse
définitive, 111 ; quitteront province plutôt que
de prêter serment, excitent sauvages contre
Anglais, 111 ; dispositions réfractères de cer-
tains ; du Canada devront être chassés d'établis-
sement, très utiles à province, 112; attendre
temps propice pour faire prêter serment, 111-
113; formule de serment qu'on leur fit prêter,
115 ; remettent armes à Handfield, sollicitent
indulgence si leur requête heurtait sentiments
du gouverneur, délégation envoyée à Halifax,
118 ; demandent délivrance des otages, 119 ;
leur séjour dans ou expulsion de province, con-
sidérés comme rebelles, retard dans expulsion
cause embarras, leur conduite depuis traité
d'Utrecht, certains refusent de prêter serment
s'allièrent aux sauvages pour détruire pêcherie
anglaise, aidèrent Du vivier à surprendre la gar-
nison, entretinrent Canadiens et armés contre
gouvernement ; de province se joignent aux
troupes françaises pour attaquer anglais, 120 ;
cruauté envers prisonniers anglais, dangereux
pour province de leur faire piêter serment, 121 ;
nombre en divers districts, détournent Colons,
nulle possibilité de les expulser après rappel des
troupes, 122 ; comité s'enquerra de leur état à
bord des transports à Boston, 138 ; rembourse-
ment pour entretien de ceux dirigés sur le
Massachusetts, 140 ; comité chargé de subsis-
tance des, 142 ; résolution soumettant au comité
examen des comptes pour leur entretien (Mass),
145 ; pétition au gouverneur de baie de Massa-
chusetts touchant séparation d'avec leurs en-
fants, 146 ; de baie de Massachusetts, rapport
du comité sur pétitions, 146 ; habitant Massa-
chusetts, 1757, 305.
Francklin, Michael. Au comte de Shelburne :
Acadiens revenus des îles Saint-Pierre et Mi-
quelon et assermentés, 280 ; bons résultats
de sa proclamation aux Acadiens, terres à con-
céder, 281 ; ta Hillsborough : troupes requises,
mettra milice sur excellent pied, donnera satis-
faction aux sauvages, Acadiens prêtent ser-
ment, 283; nomination de Bailly comme mis-
sionnaire des sauvages de la Nouvelle-Ecosse,
283-284 ; nécessité de remplir vacances au con-
seil, 292.
ISIH I
Ml
DOC. DE LA SESSION No 18
Frajer, (de M ii . 1 1 1 1 1 1 h i , 1815) Nota 'i. mémoire
. i <i .i|>i> 1a tradition ur l'«i pul ion d<
diena. 8] l.
Fraeer, j, \<>iim Robiohaux, habitant d< Mi
m 1 1 1 < I ■ il .ni "i ;• i m ■ i <l- I l lliiiii.ui M, '.Mili.
( laudi i . Auiii. Km 'H m i1'. i , 61
( iaii'l' I, I ». ni I ; ■ < • ii «in. ni p., i
< taudel , Y « ançoi ■• lt< o< n i m< ni 187 l, 61
( taudel , .1- h. m. i;. ' . M ■ m- ni H'., I
< laudel , Marie, veuve 1 tiemx Héberl i;. . - n •
lllelit II., 1 ,
» taudet, Mai le. H m< al L67 I
< iaul u i hait p] lin i iu\ M ni' I l'.u II RU
rajp . 9 ■
« i.iul i.'i . Mail in. . R< r. il .. •nu ni I'., I
( lautrot, Prançoi . !>*• cen i m< ni 16' I . 59.
i ;.iui i. il Marguei ite Rooen lemenl 107 l . ''I
Qautrot, Marie, femme de Olaude Ternau. Re
(••u .ni. ni I * • . I
< laul roi . Mai ie, f< mm< de M iohel Dupui K<
OU . in. ni 107 1
Germain, K. P., agira d'aocord avec Boishébert,
lel t r> a Vaudreuil ; lui ent en i tout< s
nouvelle! qu'il apprendra, habitante 'I' Mira
mi. lu u. m déporl ' ' Beat i' "i
t i ibbona, R, Pétition ooncernanl Lea oonueesioni
de terres aux Acadiens du < !ap Breton, 309
Girouard, Françoi , Recensement L671, 60.
Girouard, Jaoot), Recensement 1671,61.
Girouard, Magdelaine. Reoensemenl 1671,62.
Girouard, Marie. Recensement 1671,60.
Gougeon, Anthoine. Recensement 1071, 01.
Grand Pré. Arrivée de Winslow et de eon contin-
gent à, i»s -, palissades qu'on <l<>it placer de Té
glise a a cour de l'église, 69 ; vieillards chargés
par Winslow d'enlever lea objets sacres de l'é-
glise, 69.
Grange, Laurent. Recensement 1671, 60.
Green. Nommé à la charge des provisions, '.ii>.
Griddley. Fera partie du comité nommé pour ex-
aminer la condition (\i^ Français sur ces trans-
porte à Boston, IMS.
Goélette anglaise, saisie par les sauvages, 239.
Gnérin, François. Recensemrnt 1671, 58.
Guerre, déclaration de, par les Micmacs contre les
Anglais, 366.
Guilbeau, Joseph, certifie (pie l'abbé Manach a
intercepté une lettre, 159. "^^T Cj
Guilltbeaue. Pierre. Recensement 1071, G0.
Guion, André. Recensement 1071, 61.
Habitants français. Voir aussi "Acadiens",
" Français ", " Neutres " de la Nouvelle-Ecosse
demandant du secours, 102 ; de l'Ile Royale, de
l'Acadie, et du Canada demandant maintien de
leur famille en France, 220 ; du Canada, à Ca-
lais en 1705, 230 ; de Pekoutiac, au Col. Frye :
conditions de la paix, 251 ; de Richibouctou au
Col. Frye : l'Abbé Manach ne les représente
pas", ils le répudient, 251 ; de la rivière d'Anna-
polis Royal, à Mascarene : demandent sa pro-
tection, 200 ; de Port Royal : pétition à La
Jonquière : ont toujours refusé de prêter le
serment d'allégeance au roi d'Angleterre : sont
attachés à la France ; désirent quitter le pays ;
demandent l'assistance, 305.
Halifax, le Comte de : au sujet des Acadiens qui
refusent de reconnaître le Roi d'Angleterro
comme souverain, et qui désirent d'émigrer,
274.
Hall, fait partie du comité chargé de pourvoir aux
besoins des habitants français, 141.
Handfield, le major : demandant du renfort du
col. Winslow, pour le transport des habitants
français, 73 ; informe Winslow d'un malade
parmi ceux qu'il lui a envoyés, 87 ; un détache-
ment lui sera envoyé par Winskw, 91.
Hébert, Anthoine. Recensement 10< 1, 58.
Il ii demandant 104,
170
||i I;. ■ ■ u ■ un i.t 10,
u • I »
mi I • , .
1 1 il! i
mi •'• iji tl<
tilde ;i pi-.|
diei npi.i II A i
tion d< M Baillj
, .t d'un • "
maison i du ro 581
m. ut d une
tion i de M i'pn !• .n d- \\
de la S* >\x\ elle l
i r. niiv,
I [opson, gouv., difficulté de
tant n n'-nt d'à:
[12 ; c »ngé obtenu, 118 ; rei i
□emenl de la Nom elle l
III; infoi me le Conseil du I
m. n •- de 1' bonne conduite d< 114.
I I • • • 1 1 1 1 < i • . établissemenl
120.
Ile l;. . . d. p. ndani de
leur réel itul ion a la I
[natruotioni au lieut, col. Winslow, • du
t ranspoi b de ha * M ine
I nal i ucl i' .u- f >.\ •]' , conditions mir l<
A.cadiei eronl 821.
Joffriau, raoqui i. Recenéemenl 1071. 60.
Journal du colonel Winslow au ïujet de !
tation des habitants français de l'Acadii
77; expédition a la rivière Saint-Jean, sona la
direction du colonel Monckton, 297.
Cnowlea, nommé gouverneur du Cap-Breton, 9
informe Newcastle de l'arrivée du CafUtrbury
et du Norwick à Loui&bourg, 101.
Krieeay | Kuessy] Roger. Reoenaement 1671, 56s.
Labatte, Jehan. Recensement 1071. 60.
Labrador. Jean, demande p fcia pour
Québec, 1M ; demande du teooura, 17Ô.
La Corne, le chev. de, fait rapport au ministre de
son armée à Memeramkouc, a atwembli
hommes et les sauvages pour résister à une atta-
que des Anglais, 375 ; enverra des Canadiens
au Sr. de Lery. Les Anglais ne se trouvent
pas assez forts pour faire une attaque, 377 ; se
prépare à repousser les Anglais. Lui donne
des instructions à cet effet, 377 ; lettre à Dee-
herbiera ; vaisseaux dv l'expédition anglaise
mouilles au Grand Maringouin ; conférence entre
les commandants français et anglais, retour de
l'ennemi aux Mines, 387.
Laflamme, l'abbé Eug. C, transmet des documenta
à P. Gaudet.
La Galissionière, M. de, au ministre, Louisbourg
doit être rendu à la France, envoie des soldats
et des provisions à l'Ile Royale, 344 ; a envoyé
Boishébert à la rivière Saint-Jean pour s'oppo-
ser au projet des Anglais qui demandent aux
Acadiens de prêter le serment d'allégeance, pré-
tentions anglaises sur la rivièe Saint- Jean et sur
le littoral jusqu'à Beaubassin, et de Canceau à
Gaspé, etc., limites de la Nouvelle-Ecosse, etc.,
300 ; se rend à Louisbourg, et y a envoyé des
troupes, 371 ; mémoire sur les colonies de la
France en Amérique Septentrionale, 398.
La Goudalie, l'abbé de, certifie que Phillips avait
promis aux habitants français de les exempter
de prendre les armes contre les Français, 81.
La Hève, projet d'établissement à, 100.
La Jonquière au ministre : mission de Boishébert
à la rivière St-Jean, rencontre avec le capt.
Rous, discussion au sujet du dit territoire, 372 ;
lui transmet une carte de la Baie Françoise,
434
INDEX
La Jonquière au mini il re Si
indiquant lea Limites de l'Acadie, .;7.'î : mé-
moiret rar les limites de la Nouvelle France,
requSfe d< Acadiens A f ' »i rm allia, m rép
Lation eq Loadie, 378 j s Cornwallis, au
sujel de La La < lali . lei déta
ohementi eu — ion
-ur Lee Limitée, etc., ;>7u' : lettre du ministre
la correspondance avec Cornwallis, .'<7o : trou
• t gai oisons envi i l hedalk, arrive.- de
l 'orne e1 Ligneris, nouvelles d'Acadie, 894 :
à Cornwallis, Lui demande la raison de
d'hostilité, 397 : chemin de rivière-du Loup
au p le Témiscouata, sur L'établissement
d'un forl s La rivière 31 Jean, y a envoyé Les
Canadiens, construction «l'un fort a la Pointe
de B b à la Baio \> i te, ot que font
les Anglais et Les sauvages, lui' M»7 : instruc-
tion au Sr. de Léry de construire un fort en
pierre à la l'ointe (in Beauséjour, l"7 ; les An-
glais se fortifient encore sur les limites de l'A-
cadie, il a du faire comme eux, 406; Bigot au
ministre, bois coupé a l'Ile Royale, colons Aca-
diens a Llle Royale et l'Ile Saint-Jean, 352 ;
destruction de la récolte à l'Ile Saint .Jean, les
Acadiens qui y vont auront besoin d'assistance,
373; établissement d'Acadiens à l'Ile Saint-
Jean, nécessité pressante, leur a transmis de
L'assistance, recommande Duvivier pour y être
nommé commandant, etc., 379 ; lettre du minis-
tre, établissement d' Acadiens à l'Ile Royale et
l'Ile Saint-Jean, M. de Bonaventure nommé
commandant à l'Ile Saint-Jean, Bi^ot conti-
nuera d'aider les colons en cet endroit, 407.
Lalloue, Armand, sieur de Rivedu. Recensement
1071, 02.
Lambelot, Huguette. Recensement 1071, 01.
Lambert, Radegonde. Recensement 1071, 58.
Landry, Anthoinette. Recensement 1071, 00.
Landry, Isabelle, extrait de mariage, 209.
Landry, Marguerite. Premier extrait de mariage,
secondes noces, 271.
Landry, Marie, femme de Germain Doucet, recen-
sement 1071, 00.
Landry, Marie, femme de Laurent Grange. Re-
censement 1071, 00.
Landry, Marie, femme de Tite Robicheaux, extrait
de mariage, 271.
Landry, Perrinne. Recensement 1071, 00.
Landry, René, l'ainé. Recensement 1071, 01,
Lanoue, Pierre Recensement 1071, 02.
La Pochette, M. de, transport des français neutres
en France, 195.
La Valière, Sr de. Journal de ce que s'est passé
à Chicnitou et ailleurs sur les frontières d'Aca-
die depuis le 15 septembre 1750 au 28 juillet
1751, 385.
Lawrence, ordonne à Monckion de s'emparer des
habitants pour les dépoi'ter,04 ; lettre à Arthur
Dobbs, gouverneur en chef de la Caroline du
Nord, 71 ; lettre à Winslow au sujet du trans-
port des habitants français, 72 ; informe le col.
du succès des mesures prises contre les habitants
français, 80 ; informe Winslow d'un change-
ment arrivé dans le transport des habitants
français ; l'instruit de se dépêcher à déporter
les gens ; l'informe qu'il a donné instructions
pour l'envoi de transports aux Mines et à l'izi-
quid, 85 ; donne instruction à Winslow d'envo-
yer un détachement au major Handfield, 91 ;
sera nommé gouverneur de la Nouvelle-Ecosse,
110 ; nommé gouverneur de la Nouvelle-Ecosse,
110 ; dédommagement pour l'envoi des Français
à l'Etat de Massachusetts, 140 ; récit de la mar-
che d'un détachement sous sa direction, 1750,
383.
Leblanc, François et Charles, demandant assistance
pécuniaire, 102.
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
LeBlano, Daniel Recensement, 1071, oi.
LeBlanc. François, requête poui être transporté à
Neednam avec sa famille, L62; demande soula-
gement, ls7: tes obligations au médecin seront
|.a\
Leblanc, Françoise. Recensement 1671,60.
Leblanc, Jacques, demande du secours. 170; sup-
iriie que son fils lui soil rendu, 177.
»lai Edouard, extrait de baptême, 264.
LeBlanc, M a ne. femme de J.-Bte Dumont, extrait
de mariage, 2';4 ; femme d'Anselme Babin, ex-
trait de mariage, 270.
LeBlanc, .Marie Madeleine, extrait de baptême,
264
LeBlanc, Olivier, extrait de mariage, 264.
LeBlanc, René, on peut > "y tier, en raison de sa
bonne conduite, 7 3.
Leblanc Voir aUSSÎ : " Wliit-
Lefebvre, Marie-Anne. Recensement 1071,01.
Lefrand, genevief ve. Recensement 1071
Legge à Dartmouth, droit des catholiques ro-
mains de devenir possesseurs de terre dans la
ivelle-Eoosse, 293 ; désire être instruit au
sujet de l'octroi de terres : commerce de contre-
bande avec St. Pierre et Miquelon ; les Aca-
diens là et à l'Ile Madame, leurs dispositions,
294; concessions de terres aux catholiques ro-
mains, 294 ; absence de M. l'.ailly, son salaire,
295 ; fait rapport sur les, Acadiens établis à l'Ile
Madame, 297.
LeGuerne, l'abbé, à M. Prévost. Assiste les Aca-
diens à se transporter à l'Ile Saint-Jean, traite-
ment des Acadiens par les Anglais, 400-407 ;
explique sa conduite, 407 ; affaires de sa mission,
408 ; les Acadiens n'ont pas l'intention de se
transporter au Canada, nouvelles apportées par
Pierre Suret, qui s'est sauvé de Beauséjour, on
dit que les Acadiens déportés à la Caroline sont
satisfaits, 409 ; au sujet d'un nommé Daniel, es-
pion, et l'attaque des Anglais sur Boishébert,
410 ; au sujet des sauvages et les Acadiens de
l'Acadie française, 410.
Leicester, conseillers de. Pétition au sujet du
maintien de James Morris et sa famille, 168.
LeJeune, Catherine. Recensement 1071, 59.
LeJeune, Edmée. Recensement 1071, 59.
LeLoutre, l'abbé, on le dit être à la tête des sauva-
ges qui ont l'intention d'attaquer l'établissement
de Chibouctou, 111 ; lettres au ministre, son
arrivée, les Anglais à Chibouctou formeront un
établissement, ils tâchent de gagner les sauva-
ges de l'Acadie, les missionnaires renvoyés, les
sauvages empêcheront les Anglais de former des
établissements, 340-347 ; (au ministre) desseins
des Anglais, en a averti Desherbiers, LaJon-
quière poursuivera le plan de la Galissonière de
s'emparer de la rivière Saint-Jean, y a envoyé
LaCorne, revue de la condition des Acadiens
depuis la cession à l'Angleterre, exposition de
leurs griefs, a distribué des cadeaux aux sauva-
ges, etc., 358.
Léry, Sr. de. Instructions de La Jonquière de
faire construire un fort en pierre à Beauséjour,
400.
Logis, doivent être trouvés pour les habitants fran-
çais demeurant à la baie Massachusetts, 178.
Longueuil, M. de. Fait rapport au ministre de
l'état des affaires de l'île Saint-Jean, 407.
Louisbourg. Procès- verbaux du conseil de guerre
à, 100 ; articles de capitulation de. à mettre à
exécution le plus tôt possible, 101 ; desseins des
Anglais contre, précautions à prendre, 243-244 ;
six mille Français et sauvages destinés à saisir
le fort, état faible de la garnison à cause des
mortalités fréquentes, danger de sa prise par les
Français, nécessité d'assistance, 97 .
/ \ /// V
DOC. DE LA SESSION No 18
\i;uii u il. r.ii lin , | ' ■ ■ •■> ll( >ll M
• lit i|u il . ■ i \ enu i • • I i il.-i !■• du duo d'Ain il In,
implore lu i l< m< n< • ■!•
\, r II. n , 103 , | I I in ullOll • l-l'
IfM i lition I I ■ uulrn
I ,i u m. . i i.hi ii , l'învi i • d<
nu u i riobii li u, i . . 1 1 . | .i - .m .■ qu'il
' . iiH'iil imitUi 'H'
qui m. mil, mi , m u n i i I i Nouvel
en l . 1 1 ' • 1 1 . ■ 1 1 1 r i i • i '
M .- 1 1 1 . i • li. l'.iiii.i , au ai liourdon \ I
i, . i on li trait» bi< n. l'invil . ,|,
tin ni.. " iii ; i .1 • • ■ | .ii I Im I ■ ■■' 'ii
.lu, 1 1 1 1 ,| il, . f. iiulil ii m
: m n | n d< Vaudrouil K plique 1a
oumi ion d< Vcudii
Marie, Inné I . ■ ■ iimi menl 1071
Martin, Andrée. K
Martin, liarnab I ;• en ni U171, 61
Martin, Mai Kern ei n! 1671, Ul
[Martin]. Marie lt<
Martin, Mathieu Kocon temenl ! I
M ar t i n , P ierre i ' en 1 1 67 1
Mari in, l'i.i ir, le jeune. K nenl 107 1 . 61.
Maaoarene. Kail rapport a Newcaatleque let Lrou
• s ont failli prendn p
de 11 1 1\ iôre 'I" l'( Iriginal, 103 : augim ni
de Balai re, informe Newcastle que les nouvellea
répandue! de l'arrivé» prochaine d'une grande
force de la Nouvelle-Angleterre n'avaienl au
oune fondai ion, LOS.
Massachusetts, Habitants fra demeurant,
17."»7. S06
Maurice, Joseph, à Jean Castellan. A reçu sa lettre,
vu que l'abbé Manach ne l'a pas interceptée, 254.
Maui 10e. V oii aussi " Vigm au " ''t " Morris.
Miomacs, les sauvages. Oui fait un attentai con-
tre la colonie, 1 1 1 : déclaration de guerre au
gouverneur de Halif
Mieuse : voir aussi " Mieux, Mius, Min
Mieuse, Laurent, demandant que ses griefs soient
entendus, 172.
■Mieux | Mius], Pilhipe, Bieur d'Entremont. tlecen
sèment 1671, 62.
Melançon, Belloni, demandant permission de rester
à Weymouth, 166.
Melançon, Charles. Recensement 1671, 04.
Melançon, Pierre. Recensement 1671, 64.
Mémoire sur la situation de la rivière St-Jean, et
les environs de l'Acadie : dressé en 1749, non-
Bigné, sans date, 369.
.Mémoire sur les colonies de la France dans l'Amé-
rique Septentrionale, 400.
Mémoire sur les colonies françaises dans l'Améri-
que Septentrionale : remis à l'ambassadeur
d'Angleterre, à Paris, en 1751, 398.
Mercié, Marie. Recensement 1071, 58.
Meuse, voir aussi " Mius ".
Meuse, Charles Aimant : prière : Rapport du
Conseil, 172 ; priant qu'une convention passée
entre lui et Roy Thomas lui soit donnée, 171.
Meuse, Charles, demandant soulagement, 183.
Meuse, François, demandant à être transporté à
Salem, 180-181.
Michelle, Joseph, demande du secours au gouver-
neur, 168-159.
Milton, conseillers de, transportation des habitants
français, 179.
Mines, Les, instructions à Winslow d'établir ses
quartiers autour de l'église, 08 ; établissement
qu'on propose d'y faire, 100 ; nombre de cons-
tructions, etc., brûlées par Winslow, 93.
Mius, voir aussi " Mieuse, Mieux, Miuse ''.
Mius, Jean, priant d'être transporté à Methuen,
185 ; demandant du secours, 184.
Miuse, François, priant d'être transporté à Sa-
lem, 171.
Monckton, fait part à Winslow comme il est diffi-
■ ili
(lit n, n t lu •
I
I
du Cap Un •
Moi ■
tran
ool, \\ i
• |.
ord i
II. il : |
de ■ ,
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Murray, !<• gouv. J
le :ii-ii i
colons, ' i
d'Amhi
; au comte d'J
les < lanadii a
blir <lan- i, golfe 81 Laurent,
\|, < larmick, W. a. lord Sydi
t re la trai ni iation empôchi
de recet oir d
McKenzie, le capt., remi rcimi nta du I k>nseil |H>ur
iu Fort < hunberland, 320.
\ dham, conseillera de, Au sujet d<
nçaia qu'i n y a i nv< >j éa,
\i'\n:isi le àSnirley, les nouvelles qu'on devait ch
les habitante français de leurs p-
n'ont aucune fondation, loi ; félicitations -ur !••
Bucoès des armes britannique L ourg,
95.
Nicholson, Art., à Otho Robichaux, impôt prél
but chaque habitant du district ne Ni guack
pour la construction d'une prison,
Nicollasj Ëllisabet. Recensement 1671, 62.
Noinville, M de, certifie que Phillips aurait pro-
mifl aux habitants français de 1 ir de
porter les armes contre ] ais, 8L
Xouvelle-Kcosse, la, rapport sur l'état actuel de la
province, 1774, 293.
Oliver, Andrew, dépenses du maintien des français
neutres, 191.
Ordre en Conseil (Impérial), permettant aux Aca-
diens de s'établir dans la Nouvelle-Ecosse, 271 ;
Cap Breton, recommandant que les Catholiques
romains qui recevront des terres soient dispen-
sés du serment de transubstantiation, 310 ; Nou-
velle-Ecosse, au sujet de la transportation d>-~<
Acadiens, 318.
Ordres de marche donnés aux maîtres de vaisseaux,
88.
Osgood, le cap. a prêté serment de discrétion, 73 ;
fait part à Winslow qu'il a embarqué les habi-
tants français laissés a Grand Pré, 94 ; fait part
au col. Winslow que tous les habitants français
dont il a charge ont été transportés, 95.
Otis, sera du comité chargé d'examiner l'état des
Français sur les transports à Boston, 138.
Ouestuorouest, Anne. Recensement 1071. 61.
Pâté, Bernard, A., documents copiés par, 138.
Ouinète, Elizabeth, extrait de mariage, 270.
Pèlerin, François. Recensement 1071, 59.
Pèlerine, Pierre. Demande du secours. 187. Voir
aussi " Pelle rin ".
436
INDEX
Pellerin. Voir aussi "Pèlerin 'et "Pèlerine".
Pelletier, Rtianne, mariage, -71.
Pelletret, Jeanne. Recensement 1671*61.
Peltret, Henriette. Recensement L671, 60.
Pentagouet, lommaire du recensement de 1671, 57.
PepperelL nommé baronet, 96; de l'armée
au siège de Louiaboui .
Perrière*] Ire renoontre celle de
Warren au < San <!«■ Stable, 1*7.
!'• -!.:, Marie. Recensement de 1671, 61.
Petitpas, Claude. Recensement 1671,
Phillips, Bon arrivée à Canso : fait pari k S( *voastl<
d- -on arrivé) i tanapolia Royale, 123; fait
l>art ;m Conseil «lu Commerce des moyens qu'il
prendra pour la Boum ssi >n ■ es Acadiens : féli-
cité sur son bon gouvernement, 123; fait p
Newcastlede l'état des affaires dans la province,
124; objections faites aux termes <i;. serment
d'allégeance : fait part au Conseil 'lu Coran
<lc la soumission «les habitants français, 126.
Pichon, envoie mémoire de* Acadiens !<■ st. Malo,
liriaiit d'être permis de B'établir en A.cadie, 312.
Pitre, Jehan Recensement 1671, 61.
PiziquicL embarcation de quatre compagnies «lu
bataillon de Winslow, pour, <'>7.
Pobomkou, sommaire du recensement de 1671, 57.
Poirié, Jehan. Recensement ir>71. 61.
Poirier, Marie. Recensement 1671, 68.
Poirier, Marie- Anastaaie, extrait de mariage, 2G5.
Poirié, Michel. Recensement 1671, 61.
Popple, >ugure.-tions à l'égard du serment d'allé-
geance, 126.
Port Royal, sommaire du recensement de 1671, 57.
Poupet, J. Bte. Noël, ordonné prêtre, 341.
Poulet, Guillaume. Recensement 1071, 62.
Prebbe, Jedidiah, fait part à Winslow de son
inquiétude d'embarquer les habitant- français au
fort Cumberland, 87.
Prêtres, seront envoyés à Halifax, 68; doivent ob-
tenir la permission du commendant en chef
j)onr pouvoir exercer leurs fonctions, leur nom-
bre, 108.
Prisonniers, échange de, 243.
Proclamation, qui défend l'exportation du blé,
bétail et provisions, de s'emparer de terres incul-
tes sans la permission du gouverneur, 108 ; qui
demande aux Acadiens de prêter serment, et les
permettre de s'établir dans la Nouvelle-Ecosse,
275-276.
Provisions à diviser parmi les habitants français, 78.
Puyzieulx, Marquis de, mémoire inclus dans sa
lettre du 15 sept., 1750, 395.
Québec, évêque de, visites épiscopales prohibées
dans l'Acadie, 108 ; lettre à l'abbé Bourg, ayant
trait aux ornements d'église en possession d'Ar-
senault, 341.
Ramsay, M. de, se retire avec les troupes à Chi-
gnictou, 103.
Randin, sommaire du recensement de 1671, 57.
Recensement de l'Acadie, 1671, 57.
Richard, Michel. Recensement 1671, 62.
Rimbault, René. Recensement 1671, 62.
Robichaux, Edouard, extrait de baptême, 262.
Robichaut, Etienne. Recensement 1671, 61.
Robicheau, Firmond, extrait de baptême et d'in-
humation, 263.
Robicheau, Florent, extrait de baptême, 263.
Robichaux, Frédéric, extrait de baptême, 262.
Robichaux, Jacques, extrait de baptême, 262.
Robichau, Louis, extrait de mariage, 261 ; extrait
d'inhumation, 264 ; extrait de baptême, extrait
de mariage, 261 ; prie d'être transferré de Cam-
bridge à Boston, 260.
Robichaux, Marguerite, extrait de baptême, 262 ;
dates ie naissance et de décès, 271.
Robichaux, Marguerite Rachel, extrait de ma-
riage, 271 .
Robichault, Marie Esther, extrait de baptême, 262.
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Robiohaux, Michel, dates de naissance et de décès ;
extiait de mariage, 271.
Hobichaud, Odo, extrait de baptême, 267 ; ma-
riage, extrait de baptême, 263 ; titre de \.
en faveur de, 2<i7 ; extrait de mariage, extrait
d'inhumation, 265; extrait de mariage, 264.
Robichaux, Tite, extrait de mariage, 271.
Robicheau, Vénérande, extraits de baptême et
d'inhumation, 268,
l«' 'lion, le Dr. Sommation à lui livrée par le col.
Winslow, 7'>.
Roua, le capt. lean a Boishébert. Veut savoir par
quelle autorité il est sur la rivière St Jean, 351.
K saell, Jaroea. Fera parti d'un comité cnai
du maintien d'habitant- français, 140.
ie (l'une chaloupe aux Mines, par les sauvagi
95.
Salé, Marie. Etecensemenl L671, 60.
Saul. Georges. Informe Winslow qu'il a approvi-
sionne t rois des transport
ragea. La prospérité de la province dépend de
leur fidélité, 111; détestation des Anglais, leur
font la guerre, etc., rendent maîtres
d'une goélette anglaise, 2:59; ont tué 20 habi-
tants a Mirliqueche. 5 a Port Royal, plusieurs
à la Baie Verte. Pictou, etc., 241-243; grande
consommation de provisions, 243 ; sur la rivière
Saint-Jean, demandent un prêtre, 322.
Savoie. Voir " Sçavois ".
Savoy. Voir "Sçavois".
Sçavois. Maintenant écrit "Savoie" et "Savoy.'
Sçavois, François. Recensement 1671, 50.
Sçavois. Françoise. Recensement 1671, 69.
Schomberg, Henry, à l'abbé Maillard. Lui annon-
ce la cession de (Québec, et demande aux Aca-
diens de se soumettre, 246-247 ; au capt. Alexan-
dre Leblanc. Lui demande de' rendre les vais-
us pris aux Anglais, etc., 247.
Serment d'allégeance. Clause à être insérée, 114 ;
traduit en français, 114-115 ; copie du, 362 ; pro-
l>osé pour les Acadiens, 27;~> : a <-tre administré
sur la rivière St-Jean, 322.
Shaw, Guillaume. Les Acadiens refusent de prê-
ter le serment, 277.
Silhouette et la Galissonnière. Mémoire sur les
colonies de la France septentrionale, 398.
St-Jean, l'Ile. Activité des Acadiens, mauvaise
récolte, besoin d'assistance, 245-246.
St-Jean, la rivière. Situation à, 240; Boishé-
bert ne craint plus pour son poste, 242.
St-Pierre dans l'Isle du Cap-Breton. Sommaire
du recensement de 1671, 57.
Terres, qu'on doit accorder aux colons pour les
encouraerer, 107 ; proclamation qui défend la
prise de ]>ossession de terres incultes sans per-
mission du gouverneur, 107 : assignées aux
Acadiens, 275 ; donation aux Acadiens ; avis
du Juge en Chef Belcher à ce sujet, 282 ; con-
fisquées, à être vendues, 296.
Terriau, Bonaventure. Recensement 1671, 60.
Terriau, Catherine. Recensement 1671, 60.
Terriau, Claude. Recensement 1671, 58.
Terriau, Germain. Recensement 1671, 58.
Terriau, Jeanne. Recensement 1671, 59.
Terriau, Jehan. Recensement 1671, 58.
The Dote (vaisseau), parti avec les habitants
français de Grand Prée, 94.
The Dunnîng (vaisseau), arrivé de Boston, pour le
transport des habitants français, 73.
The Elisabeth (vaisseau), ordres donnés au capt.
Nathanial Milbury par le gouverneur Law-
rence, pour la déportation des habitants fran-
çais, 75.
The Oooding (vaisseau), arrivé de Boston, pour la
déportation des habitants français, 73.
The Indeavour (vaisseau), ordres donnés à Jean
Stone capt., de déporter les habitants français.
74.
l\hl X
DOC. DE LA SESSION No 18
Tht lndu$ti \) I
< iooilllir, 1 .l|.|l.llll« , l-.lll l.l •!• l--.ff.lll-.lt (il |
habitant
The LrnfHird (val mciiii), i.nlir tloimt ,111 capt
Thoma < 'lundi, pat i. rouverneui Lawn i>- •
pour la d< |" -i t. ii i' mi '!• ii. ii .m .mi 1 1 .h
/'in Mary (vaisseau), ordre donm pai l< gou
n. ni ! ,.i\n renoe un capitaine Vndn Duni
DOUI l:i <l< |x>i lui i>>n i|i- 1 luiliil.tiil i. ! i .ni' h ,71.
Tht .Xtfi/iim (vaisseau), ordrt doniu ■ pai li
,. m l .:iw i . h - .m capitaine •'' mal tian I )s
vih, pour la 'li'i» 'i tii ion 'li'. li.iint.iiii h.ui
Théi iault, ton- " Ti 1 1 1 m
TKê SvhUIou (vain eau), parti avec le habit
h .m. .h de Grand ri i i . 9 1
Thibeaudeau, l '\> ri • Receii emeni I ••, i .
Thibodeau, •' , Bte R cl rail de mariafp , w
Thibodeau, Mari» Louise, Extra.il de mariage:
$xt rail il iiiliuni.it i< .ii. eoii .m i i " Tibt «o "
" Thibeaudeau ". et
Thomas, David. Déposition au sujet des griefi
de Joseph Michel, i
Tibodo, 1 tammi -ml. Demandanl soulagement,
rapport «lu comité, L80.
Tildon, Caleb. Déposition au sujet de* BjrieW
Joseph Michell, L59.
Trahan, Guilleaume. Recensement 1871, 59.
Trahan, Jean. Demande soulagement, 161.
Trahan, Jeanne, rleoensemenl 1671,57.
Trahan, Pierre. Demande soulagement, L61 I
Traité d'Aix la ( Shapelle, le, ."- 16,
Transportation des habitants du district des
Mines: instructions à Winslow,
Vaisseaux, envoyée reprendre les prisonniers an
glais, lll ; attaqués sur' la rivière St-Jean i>ar
les Anglais ; chassés : un vaisseau anglais brù-
lé ; construction à la Baie Verte, '240; à la
Ki\ ière Gasparos, 241.
Vaudreuil au ministre. Prise du Fort Beauséjour:
Fort à la rivière St-Jean brûlé par Boishébert :
zèle des Acadiens et sauvages ; combat à IVtkou-
diac, assistance envoyée à Boishébert, qui doit
rester à la rivière St-Jean, 337-238; rapport de
Boishébert sur l'Acadie; mauvais traitement
des femmes par les Anglais, 239 ; nouvelles
d'Acadie; prise d'une goélette anglaise par les
sauvages, combat de Boishébert près Cocagne;
vaisseau anglais brûlé : Acadiens mis à bord
d'un vaisseau, s'en sont emparés et l'ont ramené
à la rivière St-Jean. Moyens pris par Boishé-
bert pour assembler tous les Acadiens à la ri-
vière St-Jean, prisonniers envoyés à Québec,
force des Anglais en Acadie : aidera Boishébert
de se maintenir à la rivière St-Jean, 239-240;
attend des nouvelles d'Acadie; a donné ses
ordres à Boishébert, 240 ; nouvelles de la rivière
St-Jean ; vaisseau anglais brûlé, ce que font les
sauvages, Boishébert ne craint plus pour son
poste. Acadiens envoyés à l'Ile St-Jean. Habi-
tants des Mines, etc. sont dans les bois ; les
aidera, a reçu des députés Acadiens, 241 ; des-
seins des Anglais sur Louisbourg ; précautions à
prendre, 242-243 ; ce que fait Villejoin à l'Ile
St-Jean: activité des Acadiens, force des An-
glais à Halifax ; mauvaise récolte sur l'Ile ; a
aidé Louisbourg ; besoin d'assistance, 245-246 ;
détachement envoyé pour intercepter la malle
anglaise entre Halifax et Port Royal, Boishé-
bert se prépare à aller aider Louisbourg en cas
d'attaque, 246 ; prise du Fort Beauséjour ; Bois-
hébert a fait sauter le Fort à la rivière St-Jean,
408.
Vigneau, voir aussi "Maurice" et "Morris''.
Vigneau, Catherine. Recensement 1671, 59.
Villejoin, M
• lui I "Ht l'Ill
l'Ai
lll.- Si .1
Vin. - m, Pii i ri I.- S]
M, h- -m
i
m m du Cap l'.i ' t. .ii
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qui ■ i - .nt <|. i . |.i . rid
- I .- • |( .|ili< I- goil '. • l le
<lll < ";i|. l'.O '
dil i K min les àqui il lai
I
TowiiM'txl appr<
hi.ukI- I *. : t i . i i - de Voung comme pilote, I1»"
\\ Int. [il ii -n di
I .
W hitehi ad Ktabli - • nient qu'on pi
Wilmi
-II- Il .! >' I '
Aoadii : i lujel d
. - , | , i , . , , ,
276 ; au < lonaei] «in ( lomiu • • l » tiondes
\- i : • a • n\ «t i le sei ment et rétabli
L'77
Winslow, Le coL, embarqué A Chinegtou |m<im le
l< -i t I M- rUard, a\ >■>■ soldat - ; a pi
di- l'ancien terrain de Wm. Coran au
instruit par Lawrence de prendre quai
M inea, ■">'» ; tel fere de a sujet cL
transportât ion di 72; exécuter
ordres du gouverneur Lan r<
capt. Murray, lui faisant part qu'il 1-
afin de conclure tout ce qui regarde la transpor-
tation des habitants Français, 71; ordre donné
aux habitants de Grand Pré, .Mm-- R
Cannard, etc., d< bler pour entend]
instructions; a pris conseil avec le capt. Mur-
ray au sujet de la transportation ih-s habitants
français, 75 : a livré la sommation au Di R
dion, exécutable de suite ; conseil avec les capi-
taines sur la sommation a donner aux habita
a reçu du gouverneur Lawrence les instructions
du Roi pour sommer les habitants fran
indulgence accordée aux habitants fran
leur annonce qu'ils seront déportés : fera' son
devoir malgré la peine que cela lui coût
verra que les habitants français ne soient
molestés en emportant leur argent et leurs meu-
bles, 7<> : a 500 prisonniers ; succès du cap-. A.
Muiray en aaississant les hommes; enverra 20
hommes de ses prisonniers pour apprendre aux
femmes la détention des hommes ; enverra des
transports au capt. A. Murray dès qu'ils arri-
veront ; a fait une distribution de pain aux
habitants français ; lettre au capt. A. Murray,
lui disant que les habitants français sont bien
disposés ; a permis aux meuniers de faire leur
besogne : fait rapport de maladie parmi les
habitants français, 78 ; est inquiet à l'égard de
sa barge, 78 ; annonce au capt. Murray qu'il a
embarqué 230 habitants français, 80 ; annonce
aux habitants français que leurs terrains, habi-
tations, etc., sont confisqués à la Couronne; à
Lawrence, qu'il est content des moyens qu'il à
pris et les approuve, 81 ; 'a reçu du col. Monck-
tonune barge pour transportation, plus de vais-
seaux pour transporter les habitants trançais ;
est content que ses procédés ont reçu l'approba-
tion de Lawrence, 84 ; annonce au col. Monck-
ton qu'il lui manque sérieusement de provi
sions ; M. Saul devrait être envoyé avec des
provisions ; dit à Josb.ua Winslow qu'il est
chargé d'environ 2,000 personnes ; ne comprend
438
INDEX
• m- Le coi. Smt, .
pourquoi il ne reçoit pas des pro visions, H3 ;
tractions aux capitaines <!•■> Bloupei Three
Fri, i.iun, et Bançi r de prendre des pro-
visions delà iloupe&hotf; les transports qu'on
lui envoie d'Annapolis partiront dans quelques
jours, 88 ; dit au gouverneur Shirley que le man-
que de transports retarde ['embarquement des
i8, 90 ; embarque les neutres à plus que deux
la tonne, attend l'an pour la
déportation des habitants françai • de < Irand Pré
el Gaspareau; instruit leoapt. X. Adainsdese
mettreavec L< sus ordres «lu major Haud-
field, !>l ; étal de bâtis» a brûlées par ses ordres,
'.»:;: a envoyé des renforts au major Handfield :
5-6 EDOUARD VII, A. 1906
Winslow le col —Suite.
annonce au gouverneur que la déportation des
habitants français se fait bien, 94.
Winslow, ES», fait parvenir dens lettres adressée
Otho Robohaus à ses soins. 2GG ; recommande
le majoi Marris William Bailes comme député
pour son comté, 266.
Wood, Aaron, rapport du Comité sur le maintien
des Acadiens, 166.
Woodmass à Lord Wm. Campbell, rapport sui
mission à St-Pierre Miquelon, 287.
Wroth, Robt, promesses aux Acadiens qui signe-
raient le serment d'allégeance, 362.
S oung, J. Baptiste, recommandé comme pi].
100.
La. RA.bLLothe.quz
Université d'Ottawa
Echéance
Tho. LlblaALj
Uni vers ity of Ottawa
Date Due
0EC05198S
*****
0 6 MARS 1990
2 1 MARS te
12 DEC. 19 38
MAY 2 6 1999
23 AOUT 19 M
30 AOUT
U J UL.U
22 DEC. fan
1993
cs ôc, .A3G3 nOb
390
03 0
0 1 09 \ S S 1 b